Reprise de 2 articles, je manque de temps, partant une semaine en Crète demain pour un peu de repos bien mérité (la modération sera donc très lente).

Cependant, je lance simplement deux règles simples, qui devraient être inscrites dans le Droit international pour régler une fois pour toutes le sort des fonds vautours :

1. Un État ne rembourse jamais le titulaire d’une obligation publique pour plus cher que 100 % (ou même 130 %, si on veut un peu de liquidité en cas de problèmes) du prix qu’a été achetée l’obligation.

2. La loi régissant une obligation publique est toujours celle du pays émetteur – aucun autre État n’a donc de compétence pour en condamner un autre.

Les États-Unis disjonctent de plus en plus :

  • après Guantanamo, on a vu la vision des USA de la torture et de la détention sans jugement et sans avocat ;
  • après Snowden, on a vu une volonté totalitaire d’espionner le monde entier, façon 1984 ;
  • après Snowden, le message était donc “N’utilisez plus de matériels ni de services informatiques américains” ;
  • après l’Ukraine, on a vu la volonté de refaire la guerre froide pour des choses sans grand intérêt ;
  • après l’Ukraine, le message était : “N’utilisez surtout plus les services et plateformes financières américaines type Mastercard ou Swift” ;
  • après l’amende BNP (même méritée), le message était : “N’utilisez surtout plus le dollar” ;
  • après l’Argentine, le message est : “N’utilisez surtout plus le droit américain pour vos émissions de dette”…

To be continued…

 

Pourquoi des fonds vautours ont-ils gagné face à l’Argentine ?

Reprise d’un article de La Croix

La Cour suprême des États-Unis a refusé de se saisir d’un ultime recours de l’Argentine sur sa dette.

La haute Cour confirme ainsi la décision d’une cour d’appel de New York qui, en août 2013, avait condamné l’Argentine à rembourser ses créances aux fonds spéculatifs – dits « vautours » – NML Capital et Aurelius Management. La présidente argentine Cristina Kirchner a assuré que le pays n’allait « pas se déclarer en défaut de paiement ».

Par Michel Aglietta, conseiller scientifique au CEPII :

« Cette décision est navrante. Elle est le résultat d’une campagne de lobbying menée à Washington avec des moyens considérables par ces fonds vautours. C’est la victoire de la vision anglo-saxonne de la justice, fondée sur le droit coutumier. Ce droit donne plus d’importance aux intérêts privés qu’aux intérêts collectifs. Les spéculateurs ont ainsi gain de cause face au peuple argentin. Dans cette vision, le droit de la propriété privée doit l’emporter sur tout autre intérêt économique.

« C’est l’argent qui fait de l’argent qui a gagné face à l’argent qui a une utilité économique et sociale »

Revenons sur l’histoire récente de la dette argentine. En 2002, face à l’écroulement du pays, ses créanciers ont accepté des rabais, des rééchelonnements, histoire de ne pas perdre la totalité de leur mise. C’est dans ce climat que des hedge funds – ces fonds vautours – ont racheté des titres de la dette argentine, dont la majorité des investisseurs voulait se débarrasser. Ils les ont rachetés à bas prix. Ils ont ensuite dépensé leur énergie à exiger un paiement du pays. Ils ont donc eu gain de cause. C’est l’argent qui fait de l’argent qui a gagné face à l’argent qui a une utilité économique et sociale.

On pouvait espérer que la crise financière de 2008 avait modifié les comportements. Ce n’est pas le cas. Les spéculateurs purs et durs ont gagné sur les investisseurs à long terme. C’est regrettable d’un point de vue moral. C’est également regrettable sur le plan financier. Depuis la crise de 2008, les banques centrales soutiennent l’activité en injectant massivement des liquidités. L’économie réelle a besoin que ces liquidités se fixent sur le long terme dans des investissements qui relancent la croissance, qui luttent contre le changement climatique.

« La croissance actuelle se fait sur la base de la spéculation »

Or, les détenteurs de ces liquidités préfèrent spéculer. Ils se portent, par exemple, sur les pays émergents, avant d’en sortir à la moindre annonce d’un possible relèvement des taux d’intérêt aux États-Unis, ce qui leur assurerait une meilleure rémunération. Voilà, pourquoi les pays développés courent après une croissance solide. La croissance actuelle se fait sur la base de la spéculation. C’est le cas en Grande-Bretagne où elle s’explique par une nouvelle flambée immobilière. Dans ce contexte, ce n’était pas le moment d’envoyer le type de signal que vient de donner la Cour Suprême ! »

Recueilli par Pierre Cochez

L’Argentine souhaite rembourser sa dette mais refuse de payer les fonds vautours

Article de La Tribune

L’Argentine rejette le jugement américain qui l’oblige à rembourser sa dette aux fonds vautours, qui pourrait l’exposer à hauteur de 15 milliards de dollars. Mais elle insiste aussi sur sa volonté de rembourser ses créanciers “coopératifs”.

L’Argentine veut honorer ses dettes, mais se refuse à appliquer sous sa forme actuelle un jugement américain la contraignant à payer plus d’un milliard de dollars à deux fonds spéculatifs, ce qui pourrait provoquer à terme un nouveau défaut de paiement.

15 milliards de dollars potentiels à rembourser

Le gouvernement de la présidente de centre-gauche Cristina Kirchner a en effet annoncé mardi qu’elle entendait négocier avec Thomas Griesa, le juge qui a prononcé l’arrêt de la Cour d’appel de New York, confirmé lundi par la Cour suprême des Etats-Unis.

Nous allons envoyer nos avocats pour parler avec le juge Griesa“, a déclaré le ministre argentin de l’Economie Axel Kicillof. Car, “si le jugement s’applique, l’Argentine se verrait obligée de payer aux fonds vautours non pas 1 milliard de dollars mais 15 milliards, et cela conduirait l’Argentine au défaut de paiement. Mais soyez tranquilles, nous n’arriverons pas à ce stade“, a-t-il ajouté.

Certes, le jugement condamne l’Argentine à ne verser que 1,4 milliard de dollars à NML Capital et à Aurelius Management. Mais ce jugement a créé un précédent, et les autres fonds qui ont refusé les restructurations de la dette argentine pourraient exiger le même traitement. Comme le dit Axel Kicillof, Buenos Aires pourrait alors avoir à verser quelque 15 milliards de dollars.

Or, un remboursement aussi important serait impossible à l’heure où la banque centrale d’Argentine ne dispose que de 28,5 milliards de réserves en dollars, sur fond de déficit énergétique et d’amorce de récession économique.

“Mettre au tapis la restructuration de la dette argentine”

Depuis la faillite de 2001, Buenos Aires rembourse progressivement sa dette envers 93% des créanciers privés qui ont consenti en 2005 et 2010 une remise de dette d’environ 70%. Mais les 7% restant, des fonds spéculatifs, ont refusé cet accord et activé l’option judiciaire pour réclamer 100% de la valeur nominale de bons qu’ils avaient achetés à bas prix.

“Ils veulent mettre au tapis la restructuration de la dette argentine (…) Une clause dans les bons et dans la législation argentine dit que nous ne pouvons pas faire une meilleure offre à un autre créancier”, a mis en avant le ministre argentin.

“Si une sentence nous dit ‘suicidez-vous’, on ne peut pas l’accepter”, a lancé le ministre, un proche de Mme Kirchner.

Il a ensuite souligné que les deux fonds spéculatifs victorieux de leur combat judiciaire contre l’Argentine n’avaient jamais prêté d’argent à l’Argentine. “Ils ont racheté des titres pour 48,7 millions de dollars et un juge des Etats-Unis leur dit qu’il doivent encaisser 832 millions“, dénonce-t-il.

Buenos Aires n’emprunte plus sur les marchés de capitaux

Surfant depuis 2002 sur d’importants revenus tirés des exportations agricoles dopées par la flambée du prix des matières premières, l’Argentine a soldé sa dette avec le FMI en 2006 et conclu le mois dernier un accord avec le Club de Paris.

Depuis 2001, Buenos Aires a renoncé à lever des fonds sur les marchés internationaux de capitaux. Lundi soir, la présidente de centre gauche s’est adressée aux 41 millions d’Argentins, et s’est élevée contre les fonds vautours coupables selon elle d'”extorsion“. Mais elle a réaffirmé sa volonté de rembourser les créanciers “coopératifs“. Pour gagner du temps, elle peut notamment demander à la Cour suprême des Etats-Unis une révision du jugement.

S&P dégrade, le FMI s’inquiète

L’agence de notation financière Standard and Poor’s a abaissé mardi de deux crans la note de la dette de l’Argentine, soulignant que le jugement américain “augmente les risques” d’un défaut de paiement argentin.

S&P établit toutefois une stricte délimitation: selon elle, l’Argentine ne sera considérée en défaut que dans la seule hypothèse où elle ne parviendrait pas à payer ses créanciers coopératifs. Le non-remboursement des deux fonds “vautours” ne suffira en revanche pas à lui attribuer ce statut redouté par les pays et les investisseurs, précise l’agence.

Selon les experts, le litige autour de la dette argentine pourrait menacer les futures restructurations de dette publique en incitant les créanciers à refuser tout compromis avec les États. Mardi, le FMI s’est notamment dit “inquiet de potentielles implications plus vastes pour l’ensemble du système“, estimant que le jugement pourrait menacer dans le monde les futures restructurations de dette publique.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

70 réponses à Le scandale des fonds vautours face à l’Argentine…

  1. Kiergaard Le 19 juin 2014 à 17h21
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    Voilà ce que disait à ce sujet (dans le cas de la Grèce) l’ancien banquier Rainer Voss, dans un documentaire diffusé avant-hier sur Arte :
    “En Grèce, il fallait empêcher à tout prix, à tout prix, une faillite de l’état, c’était la priorité, les emprunts grecs peuvent être régis selon deux systèmes bien distincts : le droit international, en général en anglais, ou le droit grec. La différence est la suivante : selon la législation grecque, l’état peut décréter que sur les 10 000 euros que vous avez prêté, vous n’en récupérerez que 4 000, c’est déjà arrivé. Selon le droit anglais, les créanciers doivent se réunir en assemblée pour décider si une transaction est autorisée ou pas. Autrement dit, si je suis un fonds d’investissement et que sur un emprunt de 100 millions j’en rachète 75 millions, je dispose d’une majorité qualifiée, je peux dire aux grecs, où vous nous donner l’argent, où on vous laisse couler et automatiquement vous serez en faillite. C’est comme ça qu’ils opèrent, ils essayent vraiment de vous pousser à bout, ils tentent par tous les moyens de vous imposer leur droit, jusqu’à ce que vous disiez, se trimbaler une sangsue à cause de ces 20 millions de merde. Alors vous payez et ils ont gagné. C’est la méthode qui a été employée pour les emprunts grecs, Il y a eu des rachats d’emprunts selon le droit international, il suffit de consulter une liste (…). Maintenant le droit grec vous oubliez, il y a peut être 50-70-100% des contrats conclus en droit anglais, ensuite vous regardez combien d’argent vous avez et comment les autres sont positionnés. Admettons que la proportion soit de 30% et pas de 100, et que sur un emprunt de 100 millions, vous vouliez en racheter 75 millions pour obtenir 75% des droits de vote, vous n’avez qu’à racheter 75% des 30 millions, autrement dit vous payez vos droits de vote 23 millions sur un emprunt de 100 millions, vous êtes gagnant, vous payez 23 millions pour obliger l’état à rembourser 100 millions, ça vaut le coup. (…) Voilà comment on procède, c’était une entreprise tout à fait courante, il n’y a pas qu’une entreprise qui l’a fait”.

    Concernant le cas de l’Argentine, un article très synthétique était paru sur le site Convention-s (il y a tout juste un an)
    http://convention-s.fr/decryptages/la-dette-argentine-la-clause-pari-passu-et-la-gestion-des-d%C3%A9fauts-souverains/
    idem sur le blog de Paul Jorion (un article de François Leclerc)
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=56795


  2. Alainjrdva Le 19 juin 2014 à 17h42
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    Ok , ..L’Argentine rembourse dès demain sa dette à raison de 10 € par mois et signe une reconnaissance de dette pour dans ..disons 50 ans …L’intention de rembourser est noble et donc on lui fout la paix d’ici – là … que de nouvelles lois soient votées dans le sens de rendre le système …vivable.. ou qu’une autre forme d’économie renaisse des cendres de ce système pourri…


    • PatateMystere Le 20 juin 2014 à 09h41
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      Bien vu. Ce serait un sacré cou p à faire. “On rembourse tout d’accord, ça va prendre à peu près 1500 ans mais on rembourse 😀 “


  3. ril Le 19 juin 2014 à 17h45
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    Le gouvernement argentin veut revenir sur les marchés financiers internationaux; dès lors il faut trouver des solutions pour solder le passé. Les fonds vautour sont certainement des procéduriers qui cherchent à profiter de la situation; d’un autre côté, si le gouvernement argentin avait cherché à négocier avec eux, plutôt que de décider systématiquement d’aller devant les tribunaux, il se trouverait aujourd’hui sans doute dans une situation plus favorable.

    http://blog.francetvinfo.fr/classe-eco/2014/06/18/largentine-et-les-fonds-vautour.html


    • atanguy Le 19 juin 2014 à 20h16
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      “Les fonds vautour sont certainement des procéduriers”
      Certainement! Certainement des ordures profitant de la misére du peuple Argentin.


    • step Le 23 juin 2014 à 10h16
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      les fonds vautours ne négocient pas à moins de ce qu’ils pensent pouvoir gagner au tribunal, ce ne sont pas vraiment des philanthropes. La seul négociation favorable pour le pays, c’est le mot de Cambronne façon “on y reviendra pas”. Par contre effectivement impossible d’y revenir. Il y a une différence fondamentale qu’il serait souhaitable de rappeler à ces fonds, c’est que dans 2 siècles, il est probable que l’argentine existera encore…


  4. Nanker Le 19 juin 2014 à 18h15
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    Il y a un coup à jouer…

    Moi je serais Poutine je m’envolerais pour Buenos Aires et je signerais avec Kirchner un accord bilatéral d’échange économique tous azimuts mais HORS zone dollar… Le même (en plus petit) que celui qu’il a signé avec Pékin il y a peu.

    Obama veut jouer au c..? Qu’on riposte en l’asticotant sur son talon d’Achille : le Dollar, monnaie ubiquitaire et pourtant si proche de l’effondrement.

    Au fait à la BNP ils attendent quoi? Une 2ème salve de 10 milliards?


    • Jay SWD Le 19 juin 2014 à 18h38
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      @Nanker,tu ne crois pas si bien dire,c’est en cours!!
      Vu récemment sur Dedefensa.org,la transformation imminente des BRICS en BARICS ou BRICSA,au choix……Voilà la chose:

      http://www.dedefensa.org/article-les_brics_vers_les_bricsa_ou_les_barics_etc_16_05_2014.html

      Les candidats suivants étant….l’Iran(!!)et…………le Mexique! ! ! ! ! !
      question subalterne,si le Mexique va au bout de cette intégration,qui va jouer le rôle des nazillons du Maïdan à sombreros et cartouchières?? Des légitimistes Mayas???Je
      plaisante,évidemment!

      PS:Petit message à Olivier:Vacances urgentes mon cher,débranchez tout ,reposez-vous et revenez-nous plein gaz,votre travail est tout simplement aussi exceptionnel qu’indispensable…..Et puis ça fera quelques vacances à MM Smolar,Heisbourg,Mme Mendras,etc,etc…………….


      • Chris Le 20 juin 2014 à 00h26
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        Le Mexique est membre du pacte de libre-échange ALENA, USA, Canada, Mexique. N’y a t-il pas incompatibilité s’il rejoint le club BRICSA ?


        • Jay SWD Le 20 juin 2014 à 01h56
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          @Chris,
          C’est effectivement l’aspect le plus décoiffant du lien Dedefensa,des mexicains membre de l’ALENA qui postulent chez les BRICS……..La réponse du voisin/maitre du nord sera a observer…..


  5. romain Le 19 juin 2014 à 18h43
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    “l’Argentine a soldé sa dette avec le FMI en 2006”

    Voila le problème de l’Argentine! Plus de dette au FMI, plus d’esclavagisme économique! Je vous parie une tablette de chocolat aux noisettes que l’Argentine va devoir faire un nouveau prêt au FMI pour pouvoir rembourser ces fonds vautours…


  6. moderato si cantabile Le 19 juin 2014 à 19h01
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    Prenez un peu de “beau temps”, Olivier ! Vous le méritez pleinement, ne fut-ce que pour l’effort fourni à ce blog. Plus est, il semble que l’escalade monte en puissance, donc mieux vaut que vous soyez préparé et reposé, pour la suite !
    Bonnes vacances !


  7. Fabrice Le 19 juin 2014 à 19h07
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    C’est malheureusement le risque qui couvait depuis un moment pour une fois l’attitude de la France bien que risquée sur le plan financier n’avait pas le mauvais rôle :

    http://www.lepoint.fr/monde/france-argentine-complaisance-ou-strategie-13-03-2014-1800390_24.php

    après investissement sur le long terme ? j’espère que même si il y a profit un jour c’est un peu la décence qui l’a emporté sur le mercantilisme.

    Et puis pour une fois ça fait plaisir du bon côté de la barrière non ?


  8. Nicole Le 19 juin 2014 à 19h08
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    bonnes vacances Olivier, reposez vous , profitez de la Crète
    merci pour tout
    à bientôt


  9. BOURDEAUX Le 19 juin 2014 à 19h32
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    Scandaleuse affaire, en effet. Une émission de dette publique étant un escompte sur impôt, les fonds vautours ont réescomptés ces papiers pourris et réclament maintenant leur paiement intégral, normal ; ça c’est le point de vue US. Mais je ne comprends pas bien le point de vue argentin : pourquoi ne répondent-ils pas juste : « fuck the us » ? Après tout dans « dette souveraine », il y a « souveraine », non ?


    • Charli Le 19 juin 2014 à 20h41
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      Pareil, j’aimerais comprendre à quoi s’expose très concrètement l’Argentine en n’exécutant pas la décision de cette juridiction étrangère. Puisqu’elle n’a plus recours au financement par les marchés de quel ordre sont les conséquences, judiciaires, commerciales, économiques, diplomatiques ?? Seraient-elles d’une intensité telle qu’elle pourrait pousser l’Argentine à préférer une faillite et/ou un recours au FMI ?

      Par ailleurs, j’aime beaucoup l’idée d’une condamnation d’un Etat par un tribunal étranger…. J’aime tout autant savoir qu’elle est le résultat d’un lobbying intense.


      • tchoo Le 20 juin 2014 à 19h35
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        Je pense que les créanciers peuvent demander la saisie de biens argentins tant que les sommes réclamées ne sont pas payés. A voir les bateaux pris en otage dans un port d’Afrique il y a quelques temps.


        • step Le 23 juin 2014 à 10h22
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          Bateau libéré quelques semaines plus tard, le pays africain s’étant déclaré “incompétent” a éclaircir le litige. Il faut bien comprendre qu’il y a des croiseurs argentins qui passaient par là.
          A titre personnel, je conseillerai à l’argentine la solution russe. On choppe 2/3 dirigeants de ces fameux fonds, on leur reproche quelques exactions financières, – je pense qu’il n’est pas nécessaire d’aller jusqu’à les fabriquer, il suffit de chercher – et on les fout au gnouf au fin fond de la jungle amazonienne. Autant vous dire qu’en sauver ses fesses et négocier cette dette, la génération suivante réfléchira.


    • Serge Palestine Le 19 juin 2014 à 20h48
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      Très succulent cette réponse que vous suggérez,du berger à la bergère…si j’étais Cristina,c’est ce que j’enverrai à Obama…!


      • Serge Palestine Le 19 juin 2014 à 21h02
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        J’ai oublié de préciser la teneur du message à envoyer de la part de Cristina,bien sûr un grand “FUCK THE US”


  10. Jean Le 19 juin 2014 à 19h44
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    Bon repos bien mérité, Olivier !

    En plus aller en Crète, c’est comme faire un voyage dans le futur (merci l’Europe)…


    • O FJ Le 20 juin 2014 à 12h04
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      Aller en Crète, c’est aussi poser un acte politique, en dépensant son argent au profit des grecs. Il en va ainsi de chaque achat que nous faisons, et c’est d’autant plus significatif que l’achat est important (ce qui est le cas d’une semaine de vacances à l’étranger).
      Je rêvais depuis 20 ans d’aller aux USA visiter le parc de Yellowstone ; c’est étrange, les évènements de ces 6 derniers mois m’ont ôté toute envie d’y aller !
      Cet été, notre famille voyagera aussi en Grèce.


  11. C Balogh Le 19 juin 2014 à 20h48
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    Bonjour Olivier,
    J’espère que tu n’emmènes pas de “travail” en Crète!?!
    Cela ne m’étonnerai pas de toi!!
    Une bonne coupure avec tout ça te ferait du bien.
    Perso, ma capaçité à être informée de l’horreur diminue chaque jour.Je crois que je vais rejoindre volontairement le cercle des désinformés.
    Je me pose parfois la question de l’importance de savoir par qui on va se faire avoir…..
    Même sans info tv (boycottées depuis plus de vingt ans) mais avec quelques bons livres, le Monde Diplomatique, j’ai toujours été lucide sur la folie de cette caste privilégiée et sur ses exactions.
    là, je viens chaque jour sur ton blog, je déprime chaque jour un peu plus de l’indifférence pour ce génocide en Ukraine, sur la psychopathie des financiers, c’est dur, très dur.
    Le mot “scandale” est peu, c’est une monstruosité.

    Je te souhaite de bonnes vacances.


    • chatard Le 19 juin 2014 à 21h16
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      petite boutade d’Attali
      “quelle est la différence entre un optimiste et un pessimiste: le pessimiste est mieux informé”. Effectivement, pour vivre heureux, il ne faut pas s’informer. Il faut consentir à subir la connerie de ce monde. Lorsque je vais sur ce site, ça ne me donne pas envie de ne plus m’informer. Je me dit plutôt: ben finalement… vivement la guerre. Après tout, mieux vaut le malheur et la violence que l’injustice et la soumission. Avec la violence, on a peut être une chance de s’en sortir par le haut. Si on continue dans le TINA, on a aucune chance.


  12. chatard Le 19 juin 2014 à 20h52
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    Comme dit W Buffet: “je crois à la lutte des classes et ma classe (celle des riches) a gagné”… A début, j’étais persuadé qu’il s’agissait d’une boutade. Maintenant, je prends l’arrogance de Buffet au sérieux. Depuis 2008, j’observe une régression accélérée de la souveraineté, la loyauté, la justice, la morale, la décence commune d’Orwell, la démocratie, l’éducation, l’égalité financière, la confiance, le vivre ensemble, le bonheur, l’avenir, le passé, etc… Il ne reste que ce présent qui pue la guerre civile… C’est peut être une solution.


  13. Sumbawa Le 19 juin 2014 à 21h26
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    Decision qui arrive juste au moment ou l’Argentine postule pour integrer les BRICS.
    Rien n’arrive jamais par hasard.


  14. Kiwixar Le 19 juin 2014 à 21h59
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    Crète : Olivier, vous allez vous faire draguer par une “bombe” suédoise de la CIA qui vous ramènera à sa chambre d’hôtel truffée de caméras, elle sera finalement mineure, et la Suède voudra vous extrader pour vous interroger sur une base à Cuba…. 🙂


  15. chatard Le 19 juin 2014 à 22h00
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    Quand j’étais gamin, je ne comprenais pas pourquoi mes grands parents admiraient de Gaulle. Maintenant, c’est plus clair pour moi: de Gaulle avait mis les américains à la porte.


  16. Macarel Le 19 juin 2014 à 22h23
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    Voilà ce qui attend Hollande ou son successeur lorsque le Traité du Grand Marché Transatlantique entrera en vigueur :

    http://www.tdg.ch/monde/argentine-loue-avion-eviter-saisie/story/12113166/print.html

    https://www.medias24.com/3844-Au-Maroc-la-presidente-argentine-est-a-l-abri-de-toute-saisie.html

    La présidente argentine loue un avion pour ses déplacements internationaux, de peur de se faire saisir son boeing présidentiel !!!


  17. Alae Le 19 juin 2014 à 22h40
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    D’après ce que je crois comprendre, vous comptez partir avec un ordinateur sous le coude et de quoi nourrir ce blog, et ne freiner que la modération des commentaires.
    N’oubliez quand même pas de vous reposer, et comme le dit Kiwixar, évitez par-dessus tout les Suédoises. On ne veut pas vous retrouver claquemuré, mettons, dans l’ambassade du Bhoutan. Remember Assange !
    Revenez-nous vite et en pleine forme.


  18. albert Le 19 juin 2014 à 22h53
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    Olivier, vous avez une drôle de conception du droit. En fait non, c’est pas drôle. Quand la morale prime sur le droit, il n’y a plus de droit.


    • albert Le 19 juin 2014 à 23h50
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      Vous critiquez/contestez une décision de justice sur fond de morale.
      Alors c’est vrai ma remarque est un peu injuste, c’est surtout les articles que vous reprenez qui font de la morale. De votre part, il y a juste ce commentaire acerbe : “Les États-Unis disjonctent de plus en plus”.
      Qu’est ce qui jutifie ce commentaire dans cette actualité (si ce n’est pas la morale)?


      • Olivier Le 20 juin 2014 à 09h46
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        Bah : effectivement le Classique, si tu n’es pas avec moi, je t’inféode ; si je ne peux pas tu es mon ennemi.

        Je ne crois pas que les créanciers ont juste relancé pour obtenir leur paiement, cela doit servir des intérêts géopolitiques. A part l’UE, les USA ont de moins en moins de support politique (au sens de l’idéologie), donc on ressort le bâton dollar.


    • BOURDEAUX Le 20 juin 2014 à 09h37
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      @ albert : pour ma part, je comprends votre point de vue : « purée, les fonds ont escompté ces titres à une époque où tout le monde pensait qu’ils ne seraient jamais remboursés, à un taux d’escompte très élevé, mais ils ont pris des risques. Une décision de justice réclame à l’argentine le paiement intégral de ses obligations, parce que justement, ça s’appelle des « obligations ». Donc, c’est légal, rien à dire »
      Mais on pourrait vous répondre : qu’est-ce que cette décision de justice US dit de nouveau ? Le droit disait jusqu’à présent : « quand on doit 100 $, on doit rembourser 100$ », et cette décision dit « ben ouais, quand on doit 100 $ on doit VRAIMENT rembourser 100 $ ». Une décision de justice authentiquement nouvelle aurait plutôt dit : « quand un état veut dépenser 100 $, il doit VRAIMENT lever 100 $ d’impôts, parce que rien ne l’en empêche. Tout état qui préfère les emprunter doit être tenu pour un filou, et tout agent privé qui lui prête ces 100 $, pour une dupe et un jobard ».
      En fin, j’ignore à quel taux de dépréciation ces fonds avaient récupéré le papier argentin à l’époque, mais il parait certain que s’ils l’ont racheté, c’est qu’ils étaient certains qu’à force de cheminer dans les profondeurs du lobying, visitant tous les terriers, ils finiraient par voir jour, en ouvrant un autre boyau que celui qui s’était refermé sur les créanciers de « première main ». Alors vous dites que quand la morale prime sur le droit, il n’y a plus de droit, mais laquelle de ces deux valeurs nait de l’autre , à votre avis ?


      • Fabrice Le 20 juin 2014 à 14h13
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        Il y a juste un point litigieux qui me vient à l’esprit :

        – à combien s’élève la part des sommes ayant servi à racheter la dette de l’argentine qui provient des QE donc sont le fruit de la planche à billets (USA, Japonais et version soft de L’union européenne) ?

        Je trouve assez fabuleux que l’on étouffe des états avec de l’argent qui approche plus la de la fausse monnaie.


      • albert Le 20 juin 2014 à 15h49
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        On fait les lois en tenant compte de la morale du moment, je pense.
        Ok pour changer la loi si on trouve qu’elle ne convient pas, comme le propose Olivier, mais pas avec un effet retroactif (commevoudrait le faire l’autriche):
        Qui va préter à un etat qui vous prévient qu’il peut changer unitérallement les regles avant le terme du contrat?
        Qui va preter des pesos à un pays qui peut dévaluer le cours de sa monaie?

        l’argentine n’etait pas forcer par quelqu’un à emprunté en $, dans le cadre de lois US, il est trop tard pour invoquer la morale.

        Et la piste du défaut est toujours accessible à l’argentine. Mais justement ils voudraient pouvoir revenir sur les marchés internationnaux (= $) pour emprunter.

        je reprends les propos contenu dans le lien donné ci-dessous par Juni Palacio:
        la décision de justice ne dit pas de tout rembourser mais de rembourser tout le monde equitablement. Cela concerne l’argentine, mais surtout les intermédiares (ex BNP paribas) qui ne peuvent pas jouer le jeu de l’argentine sous peine d’etre eux memes coupables.

        Olivier l’a bien indiqué: la conclusion est “N’utilisez surtout plus le droit américain pour vos émissions de dette”…
        Sauf que c’est sur CE marché et dans LEUR condition qu’on trouve les meilleurs taux.

        Bien sur il y en a pour croire au chevalier blanc…. la russie !!


        • yann t Le 23 juin 2014 à 09h39
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          Effectivement, il faut rappeler à chaque entité public ce que signifie le couple rendement/risque. L’argentine a voulu des taux attractifs et donc a choisi le dollar et droit US. Il y a donc des conséquences. A l’instar de grandes villes/agglomérations françaises aux équipes financières pléthoriques lorsqu’elles ont contracté des emprunts dits “toxiques” (montage validé par ministère des finances si je ne m’abuse) pour obtenir de faibles taux d’intérêts. (Pour les petites villes, c ‘est un problème différent, on rejoint les problématiques MIFID).

          Ceci dit j’abonde dans le sens d’Olivier sur le principe d’une loi internationale qui limiterait le montant du remboursement en fonction du prix d’acquisition de l’obligation. Multiple à définir afin de conserver de la liquidité sur le titre.

          Bravo Olivier pour votre site, on ne le répétera jamais assez.


    • Crapaud Rouge Le 20 juin 2014 à 21h57
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      @albert : votre réaction est toute aussi scandaleuse ! Non, ce n’est pas une question de morale, mais de LOGIQUE. Rien ni personne n’avait obligé les plaignants à acheter ces titres dévalorisés : car ils l’étaient de facto puisque leurs légitimes propriétaires avaient accepté de s’en défaire à bas prix plutôt que de prendre le risque de les conserver. Leur dévalorisation avait donc été acceptée de facto par les plaignants, et en toute connaissance de cause, mais voilà qu’ils vont ensuite se plaindre. Or, que signifie “se plaindre” quand on s’adresse à un tribunal ? Rien d’autre que le fait que l’on prétend avoir été victime d’une injustice : tromperie, escroquerie, mensonge, rupture abusive de contrat, etc. Alors maintenant, dites-moi un peu à quelle tromperie l’Argentine s’est-elle livrée ?

      L’accusation repose sur la “transmission” des devoirs du débiteur avec la cession des titres au repreneur. Cette “transmission”, (que l’on constate dans le droit), est totalement arbitraire, (car son contraire serait un principe tout aussi valable), et financièrement illogique. Parce que le premier créancier a pris un risque financier, celui de ne pas être remboursé, alors que le repreneur prend un risque juridique, celui d’être débouté. Or, il semble que la décision a pour effet d’annuler le risque juridique puisqu’elle fera jurisprudence. (C’est le seul truc logique de toute l’histoire, parce qu’en droit il n’y a pas deux poids deux mesures.) Autrement dit, la possibilité d’un défaut de paiement deviendrait impossible, (la “justice” rattrapant tous les coups), et le risque financier deviendrait nul : mais les créanciers n’en continueraient pas moins à réclamer des intérêts au titre des risques qu’ils prétendent prendre.


      • albert Le 21 juin 2014 à 10h13
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        Vous n’avez pas compris le fond du probleme. L’Argentine comme tout autre émetteur/emprunteur a le droit de faire défaut. Mais pas de choisir a qui il rembourse ou pas.

        Je constate que les reprises des articles dans ce billet ne permet pas d’avoir une vision équilibrée du problème.
        Les commentaires d’Olivier (que j’ai moi même abusivement critiqués) posent bien mieux les options possibles. Mais par manque de temps il n’a pas pu développer son point de vue et nous propose que la conclusion. J’avoue qu’il m’a fallut du temps pour comprendre ces subtilités, et je reste en désaccord sur ses conclusions.

        @frankmilan: je ne crois pas avoir fait part de ma morale, sauf a dire qu’il faut respecter le droit avant toutes choses.


        • Crapaud Rouge Le 21 juin 2014 à 11h19
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          @albert : “Vous n’avez pas compris le fond du probleme. L’Argentine comme tout autre émetteur/emprunteur a le droit de faire défaut. Mais pas de choisir a qui il rembourse ou pas.” : si, j’ai bien compris le fond du problème, ce que vous précisez n’apporte rien au débat. Le débiteur doit rembourser aux détenteurs des créances, on le sait, c’est pas une nouveauté, je le rappelais dans le second § de mon post et c’est inscrit dans le droit.

          Le vrai “fond du problème”, (que vous ignorez superbement puisque vous vous en tenez “au droit” tel qu’il est et qu’il n’est pas toujours intelligent, surtout en matière financière), c’est donc que “le droit”, en l’occurrence, ne tient pas compte des circonstances de l’acquisition des créances, et donc des informations disponibles. Or, je ne sais pas si vous le savez, mais, en finances, tout est question d’informations. Si le droit n’en tient pas compte, c’est comme s’il ne tenait pas compte de la réalité. Il faut bien sûr respecter le droit, encore faut-il que le droit respecte lui-même la réalité. Donc, relisez mon post, et répondez à la question qu’il pose : à quelle tromperie l’Argentine s’est-elle livrée ? C’est ça, le “fond du problème” puisqu’à l’origine il y a plainte. C’est-à-dire que la question n’est pas seulement de savoir si l’Argentine a le devoir ou non de payer les fonds vautours, elle est de savoir si leur plainte est justifiée.

          Je vous rappelle aussi que les fondements du droit sont forcément arbitraires : ça veut dire que ce que vous prenez pour “le fond du problème” pourrait tout simplement ne pas exister du tout.

          J’ajouterai enfin que la Cour suprême des États-Unis, en refusant le recours sollicité, prive l’Argentine d’un moyen de justice, alors même que les “fonds vautours” ne devront qu’à la justice des mêmes États-Unis d’être payés. On peut donc se demander pourquoi, en première instance, la justice US a accepté la plainte des “fonds vautours”, alors que maintenant elle refuse celle de l’Argentine.

          S’agissant de surcroît de pure spéculation, (puisque les créances étaient dévalorisées), on peut se demander s’il est légitime que “la justice” se mêle de ça. Saviez-vous au moins qu’il n’en a pas toujours été ainsi ? (Cf. Jorion) Des gens ont spéculé, ils ont perdu, bien fait pour leur gueule. Point. La justice n’a rien à faire dans leurs magouilles.


  19. Perekop Le 19 juin 2014 à 23h25
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    Cher Olivier, moi aussi je veux ajouter ma petite pierre de salutation, vous dire de vous reposer le plus possible et de nous revenir dans la meilleure forme possible. Vous n’avez pas idée de ce que vous représentez pour nous tous, c’est simple : nous ne pouvons plus nous passer de vous, englués que nous étions dans le marécage médiatique (merdiatique) français.
    Je salue par la même occasion tous vos vaillants commentateurs, dont le niveau vous fait honneur ! Quand on compare aux âneries (souvent illisibles de surcroît, à force de fautes en tout genre) qu’on trouve sur les autres sites, Figaro compris, on se dit qu’on est vraiment au bon endroit. Jamais vu des commentaires aussi riches, eux-mêmes sources de nouvelles informations, nouveaux sites, nouvelles vidéos… MERCI !
    Quant aux bombes en bikini, suédoises ou autres, ça a l’air d’une grosse blague, mais qui sait… méfiez-vous quand même, brave Olivier, le Système vous a repéré, c’est sûr ! Et si une vieille dame vous propose des bonbons, refusez !


  20. Thibaud Le 19 juin 2014 à 23h48
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    Un état souverain peut refuser de façon unilatérale un jugement d’une cour étrangère. La soit-disant jurisprudence évoquée ici n’a finalement que peu d’importance.


    • Stéphane Grimier Le 20 juin 2014 à 12h35
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      Et dire que certains appellent ça “nos amis américains”……
      Avec des amis comme ça, on a toutes les raisons de se tirer !


    • LA ROQUE Le 20 juin 2014 à 15h56
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      Pour abonder dans le sens de Olivier ne pas oublier que le fond spéculatif NML filiale de la société new-yorkaise Elliott Capital Management avait réussi à faire saisir une frégate Argentine au Ghana en octobre 2012 car le fond réclamait à Buenos Aires le paiement d’une dette de plus de 370 millions de dollars (283 millions d’euros).
      Si un fond russe aurait saisi une frégate Américaine cela aurait été tout simplement un acte de déclaration de guerre!
      Voila ce que sont devenu nos pays.Les peuples sont à la merci d une poignée de spéculateurs.
      Et le marché transatlantique va bien sur rien arranger.
      PS
      Je vous parlais précédemment de l ampleur que prenaient les réseaux sociaux, et bien je commence à entendre plusieurs journalistes faire leur mea culpa en disant qu ils ne traitaient pas l’info comme ils le devraient. C’ est un signe selon moi.
      Bien évidement je n attends aucun changement de leur part, pour preuve l actualité Argentine passe sous silence alors qu on prend un peuple en otage , on parle de foot, de gréves , de foot et pour changer de foot !
      Bonne vacances .
      Chercheur à temps perdu au CNRS.


    • FL Le 22 juin 2014 à 13h01
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      Cher Monsieur Berruryer,

      Q’entendez vous par les fond de l’Argentine ?

      Tout a été liquidé par Carlos Menem , Edouardo Dhualde , Nestor Kirchner et son épouse Cristina , ils ne paient plus rien sauf a la saison du soja trangénique , de plus il nourrisme un antiamericanisme féroce depuis l’Opération Condor


  21. juni palacio Le 19 juin 2014 à 23h50
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    il y a aussi cet article d’Alexandre Delaigue, l’autre econoclaste, plus sévère pour l’Argentine
    http://blog.francetvinfo.fr/classe-eco/2014/06/18/largentine-et-les-fonds-vautour.html


    • albert Le 20 juin 2014 à 00h20
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      Merci pour le lien. Si ce qu’il dit est exact: “Le gouvernement américain ne s’y est pas trompé, qui a cherché à influencer la décision du tribunal dans un sens favorable à l’Argentine.”
      Effectivement, Olivier a raison:Les États-Unis disjonctent de plus en plus. Désolé je n’avais bien compris le sens. Ah moins que….


  22. juni palacio Le 20 juin 2014 à 00h12
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    “Le gouvernement autrichien a décidé de prendre une mesure inédite et très risquée, qui n’est autre qu’un défaut pur et simple, comme un vulgaire pays d’Amérique latine ! En effet les détenteurs de titres subordonnés de HAA, autrement dit ceux qui ont acheté de la dette non prioritaire, vont voir leurs créances purement et simplement annulées. Le problème est que ces créances étaient garanties par le land de Carinthie, mais pour contourner le problème l’Etat fédéral va faire passer une loi qui annulera cette garantie… On se croirait en Argentine. Comme dans ce pays, les créanciers risquent de porter plainte, considérant que l’Autriche a enfreint ses engagements.”
    source https://www.goldbroker.com/fr/actualites/autriche-prises-crise-banques-520


  23. theuric Le 20 juin 2014 à 01h21
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    Un accord entre états n’a d’intérêt que quand tous les états y ont leurs intérêts.
    Lorsque seulement un seul de ces états n’a plus d’intérêt pour cet accord ou, mieux, lorsque cet accord va à l’encontre des intérêts d’un seul de ces états, alors, cet accord n’a plus lieu d’être.
    Toutes pressions, de quelques sortes que ce soient, sur cet état, pour qu’il perpétue cet accord en contradiction avec ses intérêts immédiats est, de fait, un processus d’assujettissement et de domination.
    Tout processus d’assujettissement et/ou de domination, quel qu’en soit la forme, est, de fait, un processus de colonisation.
    Il est inutile pour un état de suivre une procédure légale de quelque forme que se soit pour se dégager de ce type d’accord, sa seule souveraineté retrouvée et déclarée suffis (il est vrai que se dégager d’un accord international grâce à une clause légale facilite la reprise d’indépendance, mais ce n’est juste qu’une facilité).
    Tout gouvernement signant ou poursuivant un accord en contradiction avec les intérêts de la nation dont il a la charge est, de fait, en situation de forfaiture.
    La légalité d’un accord entre états concerne, pour chaque état, la loi de chaque état, si la loi de l’un de ces états change, cette légalité change avec.
    Sinon, à l’état ou aux états dominants de déclarer ou non la guerre, économique ou militaire, à l’état ou aux états anciennement dominés.
    La responsabilité première de tout pays colonisé revient d’abord au pays colonisé.
    La responsabilité première de tout peuple colonisé revient d’abord au peuple colonisé.
    Le reste n’est que de la parlotte.
    Un pays qui ne peut plus rembourser ses dettes n’a plus qu’à nationaliser ses banques et fermer sa bourse, il y aura toujours quelqu’un pour commercer avec lui, beaucoup de quelqu’un, même.


    • theuric Le 20 juin 2014 à 01h26
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      La monnaie n’appartient qu’au pays qui l’émet et à aucun autre.


  24. sylou Le 20 juin 2014 à 01h32
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    Bon repos olivier et comme le pense tous tes fidèles lecteur,revient nous rechargé à bloc.


  25. VladimirK Le 20 juin 2014 à 02h35
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    Est-ce que la Chine, la Russie, l’Inde… pourraient jouer à ce jeu là avec les États-Unis ?


  26. RB83 Le 20 juin 2014 à 07h55
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    Je n’ai pas d’avis définitif sur le sujet ne connaissant pas assez le dossier. Ceci étant, Olivier, je suis surpris que, à juste titre, vous vous insurgez sur le fait que certaines banques et institutions financières paient rarement le prix de leur inconséquence, voire de leur malhonnêteté,
    N’est-on pas dans un cas similaire ? Le pays, dont chaque citoyen est responsable des actes du fait de leur bulletin de vote, fait des bétises, vit au dessus de ces moyens, fait faillite, propose une restructuration à ses préteurs, certains acceptent, d’autres non, .. Des sociétés financières, composés éventuellement de voyous mais le problème n’est pas là, rachêtent la dette de manière légale, présentent la note… Je pose la question de manière tout à fait non provocatrice: Où est le problème ? Ne faut-il pas que le pays assume ses erreurs ?


    • Parlehaut Le 20 juin 2014 à 15h25
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      RB83, c’est justement la question importante.

      Le système actuel est une fabrique de dettes qui montre qu’il est à bout de souffle. Il suffit de regarder ce qu’à donner l’impérialisme américain ainsi que la “gouvernance” de tous les pays du monde par des oligarques.
      Les politiciens étant devenus des intermittents du spectacles. (sans rapport avec l’actualité…)

      En 2008, il a suffit qu’une banque calanche pour geler le système…
      Là, nous pourrions avoir, et de toute façon, si ce n’est ce pays, ça aurait été un autre, un pays qui fait défaut mais refuse les contraintes du fmi.
      (fmi qui, entre nous, est un autre bras armé des US…)

      Vous savez, l’Equateur a répudié une partie de sa dette et nous n’avons pas de détails publics sur l’affaire…
      L’Islande va suivre. Mais vers où..?? (les créanciers VEULENT récupérer leur argent, et ce n’est pas fini…)

      Là, pour moi, les US ne vont pas laisser l’Argentine faire défaut.
      Ca coulerait leur système…


    • Crapaud Rouge Le 21 juin 2014 à 11h58
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      rachêtent la dette de manière légale, présentent la note… (…) Où est le problème ?” : ben, si y’a pas de problème, pourquoi les premiers détenteurs de la dette ne sont-ils pas allés eux-mêmes en justice ? Si les repreneurs peuvent gagner, pourquoi ne l’auraient-ils pas pu ? (Les enjeux se comptant en milliards, ni les frais de justice ni le temps ne font obstacles) Les premiers créanciers ne sont pas allés en justice parce qu’ils se sont mis d’accord, à la majorité, pour dévaloriser la dette, ce qui a motivé des fonds vautours d’en racheter une partie. A la suite de quoi, ils vont se plaindre pour réclamer le remboursement de la décote, ce qui revient à nier la dévalorisation, et à faire comme s’ils avaient réellement prêté à l’Argentine les sommes réclamées !!! Mais ce qu’ils réclament avait été prêté par d’autres !!!

      Supposons maintenant que j’achète un appartement à X qui le loue à Y. Le proprio X m’explique que son locataire Y a un gros arriéré de loyers. En devenant acquéreur de l’appartement, est-ce que je deviens aussi acquéreur du droit de réclamer en justice l’arriéré du locataire ? C’est-à-dire le droit de réclamer des sommes destinées à l’ancien propriétaire ? Je n’ai pas la réponse, mais il est probable que le premier juge venu me rirait au nez.


  27. Kiwixar Le 20 juin 2014 à 11h21
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    La question de la dette d’un pays est une arnaque de classes.
    La classe sur-dirigeante (les banquiers) va voir la classe dirigeante (au pouvoir) :
    – Dis-donc my friend, que dirais-tu d’emprunter 500 milliards au nom des gueux? Je te mets 100 millions sur un compte à ton nom dans une de mes banques aux Caymans, et ta famille sera à l’abri du besoin quand la famine du peak oil viendra. Les gueux en servage ainsi que leurs enfants nous paieront – car les manants ont cette fierté qu’il faut payer “ses” dettes, qu’ils sont amusants ces drôles! Et dans 20-30 ans vous pourrez vous payer ces merveilles de sur-longévité, évidemment uniquement disponible pour l’Elite.
    – Mais… où allez-vous trouver 500 milliards pour acheter nos bons du Trésor??
    – Nous allons écrire une ligne sur un carnet, ça s’appelle une écriture comptable… c’est fatiguant, il faut faire une double entrée…


  28. BG Le 20 juin 2014 à 12h19
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    Du risque d’émettre de la dette dans une devise autre que nationale, en particulier le dollar.
    Le risque juridique s’ajoute au risque spéculatif.

    En France la Cades (dette de la sécurité sociale) emprunte en Dollar (31 milliards), en Yen.
    http://www.cades.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=34&Itemid=131&lang=fr

    J’ignore si l’Etat français emprunte aussi en dollar ?


  29. Un naïf Le 20 juin 2014 à 17h45
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    Comme le dit très bien Paul Jorion, la dette argentine a été émise avec un taux d’intérêt qui est sensé couvrir en partie le risque de défaut, ce que tout le monde oublie. A partir de là, tous les recours devant les tribunaux n’ont aucun sens…

    http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/en-ligne-directe/5925941-speculer-sur-la-dette-d-etats-en-difficulte-scandale-ou-fatalite-20-06-2014.html?f=player/popup


  30. Un naïf Le 20 juin 2014 à 18h42
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    Argentine

    rts.ch, En ligne directe, Spéculer sur la dette d’États en difficulté, le 20 juin 2014

    http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/en-ligne-directe/5925941-speculer-sur-la-dette-d-etats-en-difficulte-scandale-ou-fatalite-20-06-2014.html?f=player/popup


  31. C Balogh Le 20 juin 2014 à 22h15
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    Merci un Naif,
    Paul Jorion, (la prise de risque est incluse dans le prix d’achat du coupon de dette et est variable selon le pays))très réaliste, il n’y a donc pas nécessité des tribunaux. Beat Kappeler(“un expert” des plateaux?), ama, ne sort pas du discours habituel, les états endettés le sont parce qu’ils sont irresponsables.
    Il y a quelque chose qui m’interpelle fortement, il est dit que l’Argentine est endettée à 40% de son PIB, donc beaucoup moins que la France par exemple.
    Maintenant, on sait que plus il y a de dette, plus les 1% s’enrichissent.
    AMA; l’action des vautours vient de là, en effet, s’ils ruinent l’argentine, on sait que les 1% s’enrichiront tout en amenant la population à la misère.

    Je ne peux m’empêcher de penser à vampire plutôt que vautour.


  32. Benjamin Franklin Le 21 juin 2014 à 00h09
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    C’est un peu un gag cette information.

    Soit, depuis sa sortie de crise, l’Argentine est un pays bien géré, avec des comptes publics tenus au cordeau, sans déficit.
    Et dans ce cas, qu’ils envoient ch… les américains, avec un défaut bien senti, ça ne les affectera pas.

    Soit c’est un pays géré par des clowns qui comme tous les politiciens ne peuvent pas s’empêcher de cramer de l’argent qu’ils n’ont pas. Ils ont donc besoin de pouvoir faire appel aux marchés financiers mondiaux pour financer leurs petites fredaines. Et dans ce cas, bah il n’y a pas le choix, faut se montrer un minimum coopératif avec les américains.

    Pour tous les politiques du monde, la “condamnation” de l’Argentine aura effectivement des conséquences désastreuses : ça veut dire que les dettes publiques seraient exigibles jusqu’au bout. Et donc qu’entre le défaut pur et simple (inenvisageable parce qu’après personne ne voudra plus les financer, et ça signifierait en plus que l’administration est faillible, quelle horreur), et avoir des budgets strictement à l’équilibre (inenvisageable aussi, le pouvoir des politiciens vient fondamentalement de la dépense publique, surtout à crédit), il n’y aura plus de compromis envisageable.


    • step Le 23 juin 2014 à 10h39
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      hé oui c’est la caractéristique déflationniste de l’investissement inhérente à ce modèle économique. Investissement sur le long terme, ou non rentable financièrement…. à la trappe. Le vivre ensemble n’est pas rentable financièrement … à la trappe. Des fascismes à venir… pour cause de fanatisme doctrinaire et d’absence de filia. Pauvre humanité.


      • Benjamin Franklin Le 23 juin 2014 à 13h22
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        Faudrait des données plutôt que des clichés. Le canal de Suez a été financé sur fonds privés. Amazon réinvestit tous ses bénéfices. Etc etc. Il y a un siècle, il se portait plutôt pas mal ce “modèle économique”. Alors qu’évidemment, le minitel ou Heuliez, c’est une gestion “à long terme” tip top.
        Le vivre ensemble est très rentable financièrement, un travailleur heureux c’est un travailleur beaucoup plus productif. Un occidental bien nourri et bien soigné qui produit 100$ de valeur ajoutée de l’heure, c’est plus intéressant pour un patron que 1000 esclaves analphabètes du tiers monde remplaçables par des machines.


  33. Crapaud Rouge Le 21 juin 2014 à 12h34
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    A ceux que cela intéresse, (le sujet m’a toujours passionné), je signale que Jorion est un grand pourfendeur de spéculation. En cliquant sur http://www.pauljorion.com/blog/?s=COMMENT+FURENT+AUTORISES+LES+PARIS+SUR+LES+FLUCTUATIONS+DE+PRIX, vous trouverez les cinq billets où il raconte comment on en est arrivé à la reconnaissance juridique de la spéculation pure, c’est-à-dire le jeu. Avant il y avait “l’exception de jeu” qui se disait ainsi : “La loi n’accorde aucune action pour le paiement d’un pari ; tous les jeux ou paris sur la hausse ou la baisse des marchandises dont les prix sont cotés à la Bourse sont compris dans cette prohibition” (http://www.pauljorion.com/blog/?p=18387) Cela ne voulait pas dire qu’il était interdit de spéculer, seulement qu’on ne pouvait pas ensuite se plaindre en justice.


  34. Jean-Luc Le 22 juin 2014 à 00h28
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    Il faut lire ou relire “L’Argent” de Zola.
    Le personnage Busch, spécialiste en achat de créances, me fait curieusement penser à ces fonds vautours.


    • step Le 23 juin 2014 à 10h47
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      C’est le cas de tout temps… la conseillère à la voix digne d’un téléphone rose qui vous a fait ce “super plan crédit revolving à des taux imbattables” n’est pas le cerbère qui vous rappelle que vous avez des arriérés qui génèreront des intérêts à 2 chiffres. C’est d’ailleurs couramment pas les même sociétés, les premières faisant dans le “service client de l’année”, les deuxième faisant dans la “service de harcèlement de l’année”.


  35. BA Le 23 juin 2014 à 11h34
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    L’OCDE vient de publier ses prévisions : 11 pays sont en faillite.

    Le Japon, la Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Irlande, la France, Chypre, l’Espagne, la Belgique, les Etats-Unis, le Royaume-Uni vont se déclarer en défaut de paiement.

    La question est :

    “QUAND ces 11 pays vont-ils se déclarer en défaut de paiement ?”

    Prévisions de l’OCDE :

    A la fin de l’année 2014, la dette publique du Japon atteindra 229,6 % du PIB.

    La dette publique de la Grèce atteindra 188,7 % du PIB.

    La dette publique de l’Italie atteindra 147,2 % du PIB.

    La dette publique du Portugal atteindra 141,3 % du PIB.

    La dette publique de l’Irlande atteindra 133,1 % du PIB.

    La dette publique de la France atteindra 115,1 % du PIB.

    La dette publique de l’Espagne atteindra 108,5 % du PIB.

    La dette publique de la Belgique atteindra 106,8 % du PIB.

    La dette publique des Etats-Unis atteindra 106,2 % du PIB.

    La dette publique du Royaume-Uni atteindra 101,7 % du PIB.

    Mais l’OCDE ne parle pas de Chypre :

    Au 31 décembre 2013, la dette publique de Chypre était de 18,442 milliards d’euros, soit 111,7 % du PIB.

    (La dette publique de l’Argentine est de 45 % du PIB.)

    http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2014/06/19/la-grosse-dette-qui-monte-qui-monte%E2%80%A6-vers-un-%C2%AB-defaut-%C2%BB-partiel/


  36. Crapaud Rouge Le 24 juin 2014 à 12h53
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    L’article vient un peu tard, mais il est très juste et s’intitule : “La grande capitulation de l’Argentine !” (http://www.lecontrarien.com/la-grande-capitulation-de-largentine-23-06-2014-edito) Je cite: “Le problème c’est que cela va constituer un précédent juridique très préjudiciable pour ce pays (et tous les autres) puisque cela signifie que les créanciers qui n’acceptent pas les accords de réductions de dette ont raison et que la dette, quoi qu’il arrive, devra être payée au prix fort par les peuples eux-mêmes. Il s’agit, là encore, ni plus ni moins que d’une mise officielle en esclavage alors que personne n’a forcé les prêteurs à prêter à l’Argentine. [Et encore moins forcé quiconque à racheter des dettes pourries.] Octroyer un prêt est, par essence risqué, et c’est d’ailleurs parce que cela est risqué que cela mérite une « rémunération » appelée taux d’intérêt.
    Ce qui se passe actuellement en Argentine revient à dire que les prêteurs n’ont plus aucun risque à assumer et, pire encore, que ceux qui rachètent à très bas prix des créances douteuses et qui donc au départ n’ont rien prêté peuvent en plus avoir la certitude d’être remboursés au prix initial !! C’est évidemment totalement inique et hallucinant.


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