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17.janvier.202317.1.2023 // Les Crises

Les Conservateurs sont responsables de l’effondrement des services publics au Royaume-Uni

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Grâce à plus d’une décennie d’austérité imposée par les conservateurs, les services publics britanniques sont à bout de souffle. Les travailleurs du secteur public se mettent en grève pour sauver les biens publics du pays d’un dangereux sous-financement.

Source : Jacobin Mag, Taj Ali, Francesca Newton
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

L’enquête menée cette année auprès du personnel du NHS [National Health Service, Service national de la Santé, NdT] a révélé que seulement 21 % des infirmières estimaient qu’il y avait suffisamment de personnel pour qu’elles puissent faire leur travail correctement. (EMILY KASK/AFP via Getty Images)

Ces dernières semaines, les ministres du gouvernement et les experts des médias se sont montrés désespérés et ont sorti les arguments les plus absurdes sur les travailleurs du secteur public qui font grève pour obtenir de meilleurs salaires et de meilleures conditions. Pour Nadhim Zahawi, l’homme qui a réclamé 5 822 £ de frais pour chauffer les écuries de sa résidence secondaire et a reçu 1,3 million de livres Sterling d’une compagnie pétrolière alors qu’il était député, les infirmières qui réclament plus que la compensation de leur baisse de salaire en termes réels font le jeu de Vladimir Poutine et de son plan pour diviser l’Occident. Ses collègues du cabinet ont eu tendance à s’en tenir aux chemins les plus fréquentés, s’en prenant plutôt à ceux qui sont en première ligne de la santé publique pour avoir mis des vies en danger en menant des actions syndicales.

Le gouvernement nous présente une fausse dichotomie : les travailleurs du secteur public peuvent soit accepter une réduction de salaire et retourner au travail pour sauver des vies dans un système qui fonctionne, soit être cupides, abandonner le public et faire grève. Mais avancer cet argument revient à déformer intentionnellement le lien entre les mauvaises conditions salariales et la sécurité publique. Le désespoir de l’establishment à déstabiliser les travailleurs et d’écraser les syndicats qui les représentent n’est rien en comparaison du désespoir des infirmières, des ambulanciers et des pompiers – entre autres – face à l’état de leurs services après une décennie de luttes. Et face à un gouvernement qui refuse d’écouter, la grève est leur dernier recours.

La crise du recrutement et de la fidélisation au sein du National Health Service (NHS) en est un bon exemple. Plus d’une décennie de baisses de salaire en termes réels et de charges de travail croissantes a conduit à un exode auto-entretenu des infirmières : au cours de l’année précédant juin 2022, l’équivalent d’une sur neuf a quitté le NHS. En conséquence, les services manquent dangereusement de personnel, et ceux qui restent sont épuisés et, s’ils sont encore en formation, on attend souvent d’eux qu’ils exercent au-dessus de leur niveau de compétence, ce qui les pousse à partir à leur tour. L’enquête menée cette année auprès du personnel du NHS a révélé que seulement 21 % des infirmières estimaient qu’il y avait suffisamment de personnel pour qu’elles puissent faire leur travail correctement. En d’autres termes, la situation n’est déjà pas sûre, et seule l’amélioration des salaires et des conditions de travail peut y remédier.

Des situations identiques se reproduisent dans l’ensemble du NHS. Les médias sont inondés d’histoires de personnes désespérées qui attendent six, huit, vingt-quatre, voire quarante heures avant qu’une ambulance ne les rejoigne, parfois pour devoir attendre à nouveau à l’arrière de cette ambulance pendant un temps similaire. Une étude de la British Heart Foundation a révélé que le délai moyen d’intervention des ambulances en cas de suspicion de crise cardiaque est passé à 48 minutes en Angleterre, alors que l’objectif est de 18 minutes, et associe ce phénomène, ainsi que l’inaccessibilité des soins et l’allongement des listes d’attente, à une « poussée continue » de la surmortalité. Un rapport publié en novembre a révélé que 160 000 personnes de plus par an sont mises en danger parce que leur ambulance ne peut les déposer dans un hôpital disposant de suffisamment de personnel ou de lits. Une enquête menée par le GMB auprès des ambulanciers [un syndicat, NdT] cet été a révélé qu’un tiers d’entre eux avaient été témoins de cas où le décès d’un patient était lié à un retard.

Les ministres du gouvernement peuvent parler des vies qui seront mises en danger lorsque les travailleurs du NHS se mettront en grève, mais ce sont leurs décisions qui ont laissé le pays dans une situation où les services sont si tendus et les travailleurs si épuisés que des gens perdent la vie de toute façon. Pour les travailleurs du NHS, il ne s’agit pas de choisir entre le fonctionnement d’un service et la grève – il s’agit de choisir entre soutenir un service étranglé et essayer de faire quelque chose pour le changer.

Il en va de même pour les autres emplois du secteur public. Les ministres et les journaux à sensation peuvent tenter de caricaturer Mick Lynch en Grinch à propos des grèves, mais ce sont leurs actions et celles de leurs amis des entreprises qui font que, au cours des cinq dernières années, 674 452 dessertes ferroviaires ont été supprimés des horaires – réduisant l’offre de l’équivalent de 36 jours de grève non-stop – et qu’au cours des dix dernières années, les tarifs ont augmenté deux fois plus vite que les salaires.

Non seulement les services ne sont plus fiables pour le public, mais leur coût est souvent prohibitif, alors que le financement du rail par les contribuables a plus que doublé en termes réels depuis la privatisation. Le RMT [Rail, Maritime and Transport Workers, principal syndicat dans les transports, NdT] s’oppose à la fois à une réduction des salaires en termes réels et à une réduction conditionnée par une série d’autres évolutions – comme la fermeture des guichets et un programme de licenciement massif – qui rendraient ce réseau ferroviaire déjà malmené encore plus difficile pour les passagers.

Les ministres parlent aussi d’une grève potentielle des pompiers qui mettrait des vies en danger, mais ce sont leurs décisions qui ont vu le financement central des services d’incendie en Angleterre s’effondrer de 40 % en termes réels depuis 2010, et un emploi de pompier sur cinq être supprimé. L’austérité, ainsi que des décennies de déréglementation de la construction, ont été citées pour leur rôle dans la mort de soixante-douze personnes dans la tour Grenfell. Comme l’a récemment déclaré Matt Wrack, secrétaire général du Fire Brigades Union [syndicat des pompiers, NdT], « Nous avions prévenu que quelque chose de terrible pourrait se produire, et c’est ce qui s’est passé. » Les bâtiments du pays étant toujours recouverts de revêtements inflammables, ajoute-t-il, « Nous nous en sortons à peine. »

Les titres se succèdent dans les médias pour avertir que les grèves dans le NHS et ailleurs pourraient entraîner des pertes de vies humaines. La réalité est que des vies sont inutilement perdues chaque jour dans la Grande-Bretagne des conservateurs. Au-delà du saccage des services d’urgence, les Tories ont présidé à une situation où la pauvreté croissante signifie que l’espérance de vie dans son ensemble a stagné avant la pandémie, et dans certains cas a diminué. C’est leur programme d’austérité – en cours de relance – qui a été lié à 330 000 décès supplémentaires, et leur ancien chef qui a annoncé, face à un virus prospérant dans les interstices laissés par leurs coupes, que nous devrions « laisser les corps s’empiler ».

Alors que des millions de personnes luttent pour chauffer leur maison et mettre de la nourriture sur la table à Noël, ils veulent maintenant nous dire que ce sont les travailleurs – qui tentent de sauver les services qu’ils ont décimés – qui sont responsables de notre insécurité. Ne les laissez pas renverser la situation.

Contributeurs

Taj Ali est un journaliste indépendant. Son travail a été publié dans le Huffington Post, Metro et The Independent.

Francesca Newton est rédactrice en ligne à Tribune.

Source : Jacobin Mag, Taj Ali, Francesca Newton, 12-12-2022

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

Danton // 17.01.2023 à 07h55

Les responsables ne sont pas les Conservateurs. Eux, ils ont toujours annoncé la couleur. Surtout depuis Tatcher:  » pendre le dernier syndicaliste avec les tripes du dernier actionnaire ».
Dire ça c’est comme dire que le nucléaire français a été saboté par les Verts.
Non, les vrais responsables de la destruction du service public brittanique, tout comme le massacre de son « état providence », ce sont Tony Blair, Gordon Brown et toute la gang de scélérats prétenduement socialistes qui( comme en France, en Allemagne, Espagne, Grèce et ailleurs) ont trahi leurs électeurs et le travail de leurs ainés pour , non seulement, ne pas lutter contre les destructions des Conservateurs, mais les sanctuariser, les poursuivre et souvent même les aggraver.
Voilà les vrais responsables

24 réactions et commentaires

  • Danton // 17.01.2023 à 07h55

    Les responsables ne sont pas les Conservateurs. Eux, ils ont toujours annoncé la couleur. Surtout depuis Tatcher:  » pendre le dernier syndicaliste avec les tripes du dernier actionnaire ».
    Dire ça c’est comme dire que le nucléaire français a été saboté par les Verts.
    Non, les vrais responsables de la destruction du service public brittanique, tout comme le massacre de son « état providence », ce sont Tony Blair, Gordon Brown et toute la gang de scélérats prétenduement socialistes qui( comme en France, en Allemagne, Espagne, Grèce et ailleurs) ont trahi leurs électeurs et le travail de leurs ainés pour , non seulement, ne pas lutter contre les destructions des Conservateurs, mais les sanctuariser, les poursuivre et souvent même les aggraver.
    Voilà les vrais responsables

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    • Danton // 17.01.2023 à 07h58

      Si d’ailleurs, par leur scélératesse, ils ont tué la social-démocratie en 30 ans 1981-1990, Tsipras, lui, en moins d’un an, a prouvé que la gauche « radicale » ne valait pas beaucoup mieux.

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      • Auguste Vannier // 17.01.2023 à 09h52

        D’accord avec votre premier commentaire.
        Mais Tsipras et son gouvernement (y compris Varoufakis) à la « Gauche radicale » c’est confondre une étiquette donnée par ses adversaires et les média avec la réalité. Aux USA Bernie Sanders est classé comme communiste!

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        • Danton // 17.01.2023 à 10h08

          Certes, mais Meluche et toute la supposée vraie gauche europèenne s’était affiché avec Tsipras avant de se payer une gigantesque paire de cornes.

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          • Auguste Vannier // 17.01.2023 à 12h31

            La « vraie gauche »?
            C’est comme la démocratie, un horizon qu’on n’en finit jamais d’atteindre.

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    • Danton // 17.01.2023 à 08h51

      ERRATUM :
      Ci dessus, il y a une erreur. J’ai écrit :
      « … avec les tripes du dernier actionaire. »
      Il fallait lire
      « … avec les tripes du dernier fonctionnaire. »
      Ce qui a de suite plus de sens.
      Désolé.
      Et pourtant j’ai relu.

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      • Cording1 // 17.01.2023 à 19h10

        De plus on écrit Thatcher et non tatcher !

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    • Thérèse // 17.01.2023 à 10h51

      Je me demande dans quelle disposition il faut être pour dire sans sourciller « Les responsables ne sont pas les Conservateurs. Eux, ils ont toujours annoncé la couleur. » Ce n’est pas parce qu’ils « ont toujours annoncé la couleur » (et ce n’est pas toujours vrai) qu’il faut les déresponsabiliser. Les Tories sont tout aussi responsables que les crypto-tories du Labour party, la traîtrise en moins ; rappelons le dénominateur commun : membres de l’« élite » du bloc bourgeois.

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      • Danton // 17.01.2023 à 13h34

        Je ne les deresponsabilise nullement. Simplement ils sont à la manoeuvre très exactement là où ils l’avaient dit et ce pour quoi leurs électeurs savaient qu’ils votaient.
        Les Tories responsables de la casse sociale c’est comme de parler d’eau qui mouille et c’est une manière d’exonérer le Labour.

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    • Micmac // 17.01.2023 à 13h30

      Il y a quand même un contrôle et un verrouillage total du débat public par les conservateurs, la droite libérale, quelque soit le nom qu’on lui donne.

      C’est normal, en cas de débat démocratique équilibré, pas grand monde ne voterait pour se faire tondre. Il faut donc mentir, abusé d’arguments d’autorité « scientifiques », s’en servir pour décrédibiliser toutes formes d’opposition, etc.

      Donc, non, les « conservateurs » ne jouent pas franc jeu non plus, ils n’annoncent pas la couleur. Ça en dit aussi long sur leur attachement à la démocratie. On peut donc supposer que s’ils sont sur le point de perdre le pouvoir, ils réagiraient violemment, dans le style de ce qu’on a vu en Amérique Latine.

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  • La main du Kremlin // 17.01.2023 à 08h31

    Le problème c’est que dans un système néo libéral comme l ‘Occident c’est qu’il n ‘y a plus qu’un seul parti , sous différentes dénominations les conservateurs
    Le social pour eux étant le wokisme

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  • Jean // 17.01.2023 à 09h29

     » Un rapport du média britannique inews cite un certain nombre de cas où des personnes ayant fui le conflit en Ukraine ont tout simplement renoncé aux longs délais d’attente pour obtenir des soins médicaux en Grande-Bretagne, optant plutôt pour le périlleux voyage de 24 heures vers le pays déchiré par la guerre pour être vues par un professionnel de la santé presque immédiatement.
    L’Ukrainienne a déclaré au média qu’elle connaissait trois autres personnes résidant à Londres qui avaient choisi de retourner dans l’Ukraine déchirée par la guerre pour se faire soigner au lieu d’attendre d’utiliser le système de santé public britannique. »

    Source : https://inews.co.uk/news/ukrainian-refugees-nhs-crisis-travel-home-war-zone-treatment-2083233

    La ruine que provoque le néolibéralisme est comparable à celle que subit un pays en guerre, confère Naomi Klein.

      +10

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    • Danton // 17.01.2023 à 10h52

      Ça en dit long sur la réalité du statut de réfugié de la plupart des Ukrainiens.
      En 14-18 ou entre 39 et 45, quelque soit le pays belligerant, c’est quelques millions d’hommes en bonne santé et d’âge militaire qui auraient eu droit au peloton.
      Par exemple ceux qui se pavanent à Courchevel en agitant des drapeaux ukraikiens en gueulant « Slavia Ukraïna » entre deux coupes de champagne millesimé.
      Les Russes ont un sobriquet pour ces Ukrainiens là: Khokli.

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    • Icha icha tactics // 17.01.2023 à 14h02

      Le plus fun c’est les vets ricains qui se sont battus contre les dominos communistes depuis le début des 60s … et qui emigrent maintenant au Vietnam pour s’échapper du système de santé aux usa et de faire prendre en charge par des rouges a la place.
      Donc le communisme a 20 ans c’est mortel … et a 80 c’est devenu une question de survie. Étonnant non ?

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  • Debussy // 17.01.2023 à 10h29

    J’ai du Mal avec les termes de Conservateurs et Néo Libéral qu’on nous ressert à chaque fois.
    A mon sens nous somme face à un système Oligarcho-capitaliste qui, par avec l’aval les pouvoirs publiques s’accapare les richesses. La concurrence n’existe pas vraiment, et les modèles antérieurs ont été petit à petit supprimés. Emanuel Todd parle du retour de la Féodalité en Occident, Charles Gave de Capitalisme de connivence.
    J’ai l’impression que cet article se base encore sur des grilles d’analyses dépassées.

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    • Thérèse // 17.01.2023 à 11h06

      Dans l’article source en vo, le titre est « The Tories, Not British Workers, Are to Blame for the Unraveling of the UK’s Public Services » ce qui signifie « Ce sont les Tories, et non les travailleurs britanniques, qui sont responsables de l’effondrement des services publics du Royaume-Uni. », or les Tories (conservateurs) sont explicitement les membres du Conservative Party (la parti conservateur), c’est donc moins le nom commun « conservateur » que le fait de désigner les membres du parti.

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    • Anfer // 17.01.2023 à 11h09

      C’est tout simplement du liberalisme.

      Il n’a jamais été autre chose que ça, au 19ème siècle le libéralisme n’était pas moins étatique et interventionniste que le « néo » liberalisme.

      Et sa faillite à engendré le fascisme et la guerre.
      Espérons qu’on s’en passe cette fois, mais on voit la même chose se reproduire, ce système ne marche pas, il détruit la société et pour lutter contre une démocratisation de l’économie, il s’appuie sur une extrême droite, qui ne remet nullement en question le marché et la toute puissance de la propriété lucrative.

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    • Thérèse // 17.01.2023 à 11h17

      Par ailleurs, c’est pourtant bien l’idéologie néo-libérale qui est ici en jeu, celle qui consiste à amaigrir au maximum l’Etat afin de soulager la pression fiscale des intérêts privés, cf. la stratégie bien connue des conservateurs US : « Starves the Beast ». Ce n’est donc pas n’importe quelle politique.. Et si cette idéologie s’insère remarquablement bien dans ce « système oligarcho-capitaliste » c’est aussi parce qu’elle en est l’émanation directe..
      Quant à la concurrence, elle existe, c’est exactement ce qu’est la lutte des classes et pour reprendre Warren Buffet mais de notre point de vue : nous les sans-dents, ne sommes pas prêts de la gagner..

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  • Icha icha tactics // 17.01.2023 à 14h09

    Quand on mesure tout à l’ausne de l’argent des actionnaires, combien vaut la vie d’un pauvre ?
    La réponse dépend uniquement de combien ledit pauvre peut rapporter aux actionnaires anonymes.
    Bienvenu en dystopie.

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  • ledl // 17.01.2023 à 15h42

    Ben, chez nous, ce sont les progressistes (de Hollande à Macron) qui ont saccagé les services publics! Apparemment, il n’y a pas de règles en la matière… Et il faudrait nuancer entre les conservateurs: il n’y a rien de commun sur le plan social entre Johnson et la frange la plus conservatrice, qui les conduit à la déroute politique soi-dit en passant.

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    • Cording1 // 17.01.2023 à 19h15

      Le saccage des services n’a pas commencé avec Hollande mais depuis longtemps. Depuis mars 1983 où les socialistes sont devenus libéraux sous alibi européen. N’oublions pas le roi des privatisations Jospin et son gouvernement de gauche plurielle de 1997 à 2002.

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    • Anfer // 18.01.2023 à 11h54

      L’étiquette a peu d’importance, c’est la politique appliquée qui compte, et elle était libérale, donc de droite.

      Hollande a mené une politique de droite en se faisant élire sous une étiquette de gauche, et son parti l’a payé très cher électoralement.

      Macron à essayé se se faire élire au touquet sous une étiquette de droite, avant il a suivi Chevenement en 2002, c’est un opportuniste carriériste.
      Et comme tout les carriéristes, il est avant tout du côté du pouvoir et de sa conservation, et le conservatisme c’est de droite.

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    • ojba // 19.01.2023 à 21h05

      Les différences entre « progressistes » et conservateurs? la vitesse à la quelle ils détruisent l’état et le chemin pour y arriver.

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      • Patrick // 23.01.2023 à 22h20

        En ce moment les progressistes font très fort, ils sont largement en tête partout dans le monde occidental

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