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Les États-Unis intensifient leurs attaques en ligne contre le réseau électrique russe

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Source : The New York Times, David E. Sanger & Nicole Perlroth, 15-06-2019

Une centrale thermique à Moscou. Les responsables ont qualifié le coup porté au réseau russe et à d’autres cibles d’action secrète afin de dénoncer publiquement les manœuvres de désinformation et de piratage de Moscou lors des élections de mi-mandat de 2018.
Maxim Shemetov/Reuters

Par David E. Sanger et Nicole Perlroth

Le 15 juin 2019

WASHINGTON – Selon les responsables gouvernementaux actuels et précédents, les États-Unis intensifient leurs incursions numériques au sein du réseau électrique russe pour avertir le président Vladimir V. Poutine lui démontrant comment l’administration Trump utilise de nouvelles technologies pour déployer des cyber-outils de façon plus agressive.

Au cours d’entretiens lors des trois derniers mois, les responsables ont décrit de précédentes implantations non signalées du code informatique américain dans le réseau russe et autres cibles comme un moyen secret pour dénoncer publiquement les actions de désinformation et de piratage de Moscou lors des élections de mi-mandat de 2018.

Les partisans d’une stratégie plus agressive ont déclaré qu’il était grand temps, voilà des années que le Département de la sécurité intérieure et le F.B.I lançaient des avertissements publics pour signaler que la Russie avait inséré des logiciels malveillants qui pouvaient, lors d’un éventuel conflit avec les États-Unis, saboter les centrales électriques, les oléoducs et gazoducs américains ou les réserves en eau.

Mais cette manœuvre comporte aussi un fort risque d’escalade de la guerre froide numérique quotidienne entre Washington et Moscou.

L’administration a refusé de décrire les mesures spécifiques qu’elle prenait en vertu des nouvelles compétences accordées l’an dernier, tant par la Maison-Blanche que par le Congrès au Cyber Commandement des États-Unis, le bras du Pentagone qui dirige les opérations offensives et défensives virtuelles de l’armée.

Mais lors d’une intervention publique mardi, le conseiller à la sécurité nationale du président Trump, John R. Bolton, a déclaré que les États-Unis élargissaient dorénavant leur champ de vision concernant les cibles numériques potentielles dans le cadre d’un processus visant à « dire à la Russie, ou à quiconque se lancerait dans des cyber opérations contre nous, “Vous allez le payer cher.” »

Depuis des années, les réseaux électriques sont un champ de bataille de faible intensité.

Selon les responsables actuels et précédents, les États-Unis ont placé des sondes de reconnaissance dans les systèmes de contrôle du réseau électrique russe depuis au moins 2012.

Les responsables précisent que maintenant, la stratégie américaine s’oriente davantage vers l’offensive, avec l’introduction de logiciels malveillants potentiellement invalidant au sein du système russe à une intensité et avec une agressivité jamais été tentées auparavant. Il s’agit, d’une part, de servir d’avertissement mais, d’autre part, à être en mesure de mener des cyber-grèves si un conflit majeur éclatait entre Washington et Moscou.

Le commandant du Cyber Commandement des États-Unis, le général Paul M. Nakasone, s’est exprimé ouvertement sur la nécessité d’une « défense en attaque » au cœur des réseaux de l’adversaire pour démontrer que les États-Unis réagiront à une ligne d’attaques à leur encontre.

Le conseiller à la sécurité nationale du président Trump, John R. Bolton, a déclaré que les États-Unis adoptaient une vision plus large des cibles numériques potentielles dans le cadre d’un effort visant à avertir quiconque « s’engage dans des cyber-opérations contre nous ». Doug Mills/The New York Times

« Ils n’ont pas peur de nous », a-t-il déclaré au Sénat il y a un an lors de son audition de prise de mandat.

Mais trouver les moyens pour ajuster l’intensité des réponses dans un effort de dissuasion sans déclencher une escalade dangereuse a été la source d’un débat constant.

L’été dernier, M. Trump a accordé de nouvelles autorisations au Cyber Command dans un document encore confidentiel connu sous le nom de National Security Presidential Memoranda 13, accordant au général Nakasone beaucoup plus de latitude pour mener des opérations offensives en ligne sans avoir besoin de l’approbation du président.

Mais l’action conduite au sein du réseau électrique russe semble avoir été menée sous de nouvelles autorisations législatives peu connues, glissées dans le projet de loi sur les autorisations militaires adopté par le Congrès l’été dernier. La mesure a approuvé la conduite régulière d’« activités militaires clandestines » dans le cyberespace, pour « décourager, se protéger ou se défendre contre des attaques ou des cyber-activités malveillantes contre les États-Unis ».

En vertu de la loi, ces actions peuvent maintenant être autorisées par le secrétaire de la défense sans approbation spécifique du président.

« Au cours de cette dernière année, c’est devenu beaucoup plus agressif », a déclaré un haut responsable du renseignement, s’exprimant sous couvert d’anonymat, mais refusant de discuter de programmes particuliers classifiés. « Nous faisons des choses à une échelle que nous n’avions jamais envisagée il y a quelques années ».

La question cruciale – impossible à connaître sans avoir accès aux détails classifiés de l’opération – est de savoir jusqu’à quel point les États-Unis se sont immiscés dans le réseau russe. Ce n’est qu’alors qu’on saura clairement s’il est possible de plonger la Russie dans les ténèbres ou de paralyser son armée – une question à laquelle il est impossible de répondre tant que le code n’est pas activé.

Tant le général Nakasone que M. Bolton, par la voix de leurs porte-paroles, ont refusé de répondre aux questions concernant les incursions dans le réseau russe. Les responsables du Conseil national de sécurité ont également refusé de commenter, mais ont indiqué que les détails des reportages du New York Times sur le ciblage du réseau russe ne les inquiétaient aucunement en matière de sécurité nationale, ce qui montre peut-être que certaines de ces intrusions avaient pour objectif d’être connues des Russes.

Prenant la parole mardi lors d’une conférence organisée par le Wall Street Journal, M. Bolton a déclaré : « Nous avons pensé que la réponse dans le cyberespace contre l’ingérence électorale était l’an dernier la plus grande priorité, et c’est donc ce sur quoi nous nous sommes concentrés. Mais nous ouvrons maintenant la brèche, élargissant ainsi les domaines dans lesquels nous sommes prêts à agir. »

Il a ajouté, se référant aux nations ciblées par les opérations numériques américaines, « Nous vous ferons payer le prix jusqu’à ce que vous nous compreniez ».

Le général Paul Nakasone, commandant du Cyber Commandement des États-Unis, a obtenu plus de latitude pour mener des opérations offensives en ligne hors de l’approbation du Président. Erin Schaff pour le New York Times

Deux responsables de l’administration ont déclaré qu’ils pensaient que M. Trump n’avait pas été pleinement informé des étapes à suivre pour placer des « implants » – code logiciel qui peut être utilisé pour la surveillance ou une attaque – du réseau Russe.

Les responsables du Pentagone et du renseignement ont décrit une grande hésitation pour entrer dans les détails avec M. Trump au sujet des opérations menées contre la Russie par crainte de sa réaction – et la possibilité qu’il puisse s’y opposer ou en discuter avec des responsables étrangers, comme il l’avait fait en 2017 quand il avait mentionné au ministre russe des affaires étrangères une opération sensible en Syrie.

Comme la nouvelle loi définit les actions dans le cyberespace comme s’apparentant à une activité militaire traditionnelle au sol, dans les airs ou en mer, une telle information ne serait pas nécessaire, ont-ils ajouté.

La finalité des opérations a été qualifiée de différentes façons par plusieurs responsables actuels et précédents de la sécurité nationale. Certains l’ont intitulée « signalement » à la Russie, une sorte de tir numérique de sommation. D’autres ont dit que ces mesures visaient à permettre aux États-Unis de réagir si M. Poutine devenait plus agressif.

Jusqu’à présent, rien ne prouve que les États-Unis aient effectivement coupé le courant dans des tentatives visant à établir ce que les responsables américains appellent une « présence persistante » dans les réseaux russes, tout comme les Russes n’ont pas coupé le courant aux États-Unis. Mais l’introduction de codes malveillants au sein des deux systèmes ravive la question de savoir si le réseau électrique d’un pays – ou toute autre infrastructure critique assurant le fonctionnement des maisons, des usines et des hôpitaux – constitue une cible légitime pour une attaque en ligne.

Déjà, de telles attaques figurent dans les plans militaires de nombreux pays. Dans un de ses précédents postes, le général Nakasone a été largement impliqué dans l’organisation d’une opération nommée Nitro Zeus, qui constituait un dispositif de guerre visant à débrancher l’Iran si les États-Unis entraient en guerre avec ce dernier.

La façon dont le gouvernement de M. Poutine réagit à la plus grande agressivité américaine décrite par M. Bolton n’est pas encore connue.

« C’est la diplomatie de la canonnière du XXIe siècle », a déclaré Robert M. Chesney, professeur de droit à l’Université du Texas, qui a beaucoup écrit sur l’évolution du fondement juridique des opérations numériques. « Nous montrons à l’adversaire que nous pouvons infliger des coûts importants sans avoir à faire grand-chose. Nous avions l’habitude de mouiller les bateaux à portée de vue du rivage. Maintenant, peut-être qu’on a accès à des systèmes clés comme le réseau électrique. »

Depuis plus d’une décennie, l’intrusion russe dans les infrastructures américaines est le bruit de fond de la compétition entre superpuissances .

On ne sait pas encore comment le gouvernement du président Vladimir V. Poutine réagirait à la plus grande agressivité américaine. Dmitri Lovetsky/Associated Press

Une intrusion russe couronnée de succès dans les réseaux de communications classifiés du Pentagone en 2008 a entraîné la création de ce qui est devenu Cyber Command. Sous le président Barack Obama, les attaques se sont multipliées. [L’United States Cyber Command est un des dix commandements interarmées de combat des forces armées des États-Unis, chargé de la sécurité de l’information pour le Département de la Défense. NdT]

Mais M. Obama hésitait à répondre à une telle agression de la Russie par des contre-attaques, en partie parce qu’il craignait que les infrastructures des États-Unis soient plus vulnérables que celles de Moscou et en partie parce que les responsables du renseignement craignaient que le Pentagone, en répondant de la même façon, ne révèle certaines de ses meilleures technologies.

À la fin du premier mandat de M. Obama, les représentants du gouvernement ont commencé à découvrir un groupe de pirates informatiques russes, également connu des chercheurs en sécurité privée, sous le nom de Energetic Bear ou Dragonfly. Mais on a supposé que les Russes faisaient de la surveillance et n’iraient pas jusqu’à la désorganisation réelle.

Selon deux anciens fonctionnaires, cette hypothèse a été battue en brèche en 2014, lorsque le même groupe de pirates informatiques russes a corrompu les mises à jour de logiciels atteignant des centaines de systèmes ayant accès aux commutateurs électriques.

« C’était la première étape de la préparation à long terme d’une attaque », a déclaré John Hultquist, directeur de l’analyse du renseignement chez FireEye, une société de sécurité qui avait repéré ce groupe.

En décembre 2015, une unité de renseignement russe a privé de courant des centaines de milliers de personnes en Ukraine occidentale. L’attaque n’a duré que quelques heures, mais elle a suffi à soulever les inquiétudes de la Maison-Blanche.

Selon des responsables et un avis de sécurité intérieure qui n’a pas été publié avant décembre 2016, une équipe d’experts américains a été dépêchée sur place pour examiner les dégâts et a conclu qu’une de ces mêmes unités de renseignement russes qui avaient fait des ravages en Ukraine avait aussi fait des incursions importantes dans le réseau énergétique des États-Unis.

« C’était notre traversée du Rubicon », a déclaré David J. Weinstein, qui travaillait auparavant pour Cyber Command et qui est maintenant chef de la sécurité chez Claroty, une entreprise de sécurité spécialisée dans la protection des infrastructures critiques.

Fin 2015, au moment même où commençaient les intrusions au Comité national démocrate, une autre unité russe de piratage informatique a commencé à cibler les infrastructures américaines essentielles, notamment le réseau électrique et les centrales nucléaires. A partir de 2016, les pirates surveillaient de près les systèmes qui commandent les interrupteurs d’alimentation dans les usines.

En 2012, le secrétaire à la Défense de l’époque, Leon E. Panetta, a été mis en garde contre les intrusions en ligne de la Russie, mais le président Barack Obama était réticent à déclencher des contre-attaques en réponse à cette agression de Moscou. Luke Sharrett pour le New York Times

Jusqu’aux derniers mois de l’administration Obama, le Cyber Commandement se limitait en grande partie à mener des opérations de surveillance à l’intérieur des réseaux russes. Lors d’une conférence organisée cette année par la Fondation Hewlett, Eric Rosenbach, ancien chef d’état-major du secrétaire à la Défense et actuellement à Harvard, a averti que lorsqu’il s’agissait d’opérations offensives, « ce n’est pas si souvent que nous y avons recours ». Il a ajouté : « Je peux compter sur les doigts de la main, littéralement, le nombre d’opérations offensives que nous avons menées au Département de la Défense. »

Mais après les intrusions au moment des élections et les incursions dans le réseau électrique, l’administration Obama a estimé qu’elle avait été trop passive.

M. Obama a secrètement donné l’ordre d’une sorte d’envois de messages au sein du réseau russe, les détails n’en ont jamais été rendus publics. Il n’est pas sûr qu’il y en ait eu beaucoup.

« La cybernétique offensive n’est pas la cyberattaque magique où l’on dit : “D’accord, envoyez l’avion et nous laisserons tomber la cyberattaque au-dessus de la Russie demain” », a déclaré M. Rosenbach lors de la conférence, refusant de discuter d’opérations spécifiques.

Après l’investiture de M. Trump, les pirates russes n’ont cessé de multiplier les attaques.

La première cyber-équipe de M. Trump a décidé d’être beaucoup plus transparente dans sa dénonciation de l’activité russe. Au début de 2018, elle a désigné la Russie comme le pays responsable de « la cyber attaque la plus destructrice de l’histoire humaine », elle a paralysé une grande partie de l’Ukraine et affecté des entreprises américaines comme Merck et FedEx.

Quand le général Nakasone a pris le commandement du Cyber Command et de la N.S.A. il y a un an, son état-major estimait qu’il y avait des actes de piratage commis par les Russes sur des cibles, notamment la Wolf Creek Nuclear Operating Corporation, qui exploite une centrale nucléaire près de Burlington (Kan.), ainsi que des tentatives non signalées d’infiltrer la centrale nucléaire Cooper du Nebraska Public Power District, située à Brownville. Les pirates s’étaient introduits dans les réseaux de communication, mais n’avaient jamais pris la main sur les systèmes de contrôle.

En août, le général Nakasone a utilisé la nouvelle compétence accordée au Cyber Command par la directive présidentielle secrète pour submerger les systèmes informatiques de l’Agence russe de recherche sur Internet – le groupe qui avait été au cœur du piratage lors des élections de 2016 aux États-Unis. C’était l’une des quatre opérations que son soi-disant petit groupe russe avait organisées autour des élections de mi-mandat. Les fonctionnaires en ont parlé publiquement, bien qu’ils aient fourni peu de détails.

Mais les récentes actions des États-Unis contre les réseaux électriques russes, qu’il s’agisse d’avertissements ou d’armes offensives potentielles, semblent avoir été menées dans le cadre des nouvelles directives du Congrès.

Alors que se préparent les élections de 2020, le Cyber Command a examiné la possibilité que la Russie tente des coupures de courant sélectives dans des États clés, ont déclaré certains responsables. Pour cela, ils ont indiqué avoir besoin d’un moyen de dissuasion.

Ces derniers mois, la détermination de Cyber Command a été mise à l’épreuve. Au cours de l’année écoulée, des sociétés énergétiques des États-Unis et des exploitants pétroliers et gaziers de toute l’Amérique du Nord ont découvert que leurs réseaux avaient été fouillés par les mêmes pirates informatiques russes qui avaient démantelé avec succès les systèmes de sécurité en 2017 à Petro Rabigh, une usine pétrochimique et raffinerie de pétrole saoudienne.

La question est maintenant de savoir si le dépôt de l’équivalent des mines terrestres dans un réseau électrique étranger est la façon la plus efficace de dissuader la Russie. Bien qu’il s’agisse d’un mode d’action parallèle à la stratégie nucléaire de la guerre froide, cela fait également des réseaux électriques des objectifs légitimes.

« Il se peut que nous devions prendre le risque de prendre des coups dans le cadre de représailles, juste pour montrer au monde que nous ne nous couchons pas et que nous ne subissons pas » a déclaré Robert P. Silvers, associé du cabinet juridique Paul Hastings et ancien fonctionnaire du gouvernement Obama. « Parfois, il faut accepter de saigner du nez pour ne pas se prendre une balle dans la tête en chemin. »

David E. Sanger, de Washington, et Nicole Perlroth, de San Francisco.

Source : The New York Times, David E. Sanger & Nicole Perlroth, 15-06-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

Calal // 21.06.2019 à 07h36

/sarc on
Et donc il faut acheter plein de machins connectés . et aussi interdire l’argent liquide, .sarc off
pour que tous les paiements se passent par internet,comme ça quand les réseaux d’ordinateurs des cartes bleues ou des banques seront attaques, toute l’économie sera arrêtée…

90 réactions et commentaires

  • Calal // 21.06.2019 à 07h36

    /sarc on
    Et donc il faut acheter plein de machins connectés . et aussi interdire l’argent liquide, .sarc off
    pour que tous les paiements se passent par internet,comme ça quand les réseaux d’ordinateurs des cartes bleues ou des banques seront attaques, toute l’économie sera arrêtée…

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    • Graindesel // 21.06.2019 à 09h14

      Pour un achat en magasin, tout ce qui dépasse 1000 € ne peut plus être payé en liquide. Curieusement pour un étranger fiscal la barre est à 15000 €. A moins de n’avoir aucun compte bancaire! Entre particuliers, pas de limite!

      https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F10999

        +10

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      • Chris // 21.06.2019 à 13h16

        Raison pour laquelle, en résidence fiscale à l’étranger et tannée des restrictions de retraits d’un compte bien alimenté, lequel était ouvert depuis 1987, j’ai clos (difficilement !*) ce compte en décembre en transférant sur un compte €, ici.
        (*) je n’ai jamais pu obtenir un cash de 10’000 pourtant autorisé dans mon cas : “pour votre sécurité” me disait-on ! De guerre lasse, j’ai fermé ce compte en France.

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  • Tchoo // 21.06.2019 à 07h46

    A la différence des américains qui déclarent, indiquent , signalent les russes agissent et envoi des avertissement concret si l’on en croit ce texte.
    Les russes ont ils subis des pseudos attaques concrètes?

      +3

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  • Sam // 21.06.2019 à 07h53

    « Je peux compter sur les doigts de la main, littéralement, le nombre d’opérations offensives que nous avons menées au Département de la Défense. »
    Je vous laisse imaginer les mains du gars…

    “Ce n’est qu’alors qu’on saura clairement s’il est possible de plonger la Russie dans les ténèbres ou de paralyser son armée – une question à laquelle il est impossible de répondre tant que le code n’est pas activé.”
    “Traverser le Rubicon”.

    Ils sont fous ces romains…

      +28

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  • Fritz // 21.06.2019 à 08h00

    « Fin 2015, au moment même où commençaient les intrusions au Comité national démocrate… »
    « montrer au monde que nous ne nous couchons pas et que nous ne subissons pas »
    « les récentes actions des États-Unis contre les réseaux électriques russes […] semblent avoir été menées dans le cadre des nouvelles directives du Congrès »

    Quos Jupiter perdere vult, dementat prius.
    (Ceux que Jupiter veut perdre, il commence par les rendre fous)

      +29

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  • douarn // 21.06.2019 à 08h17

    Si je trace à gros trait les limites de ces techniques, il semble que tout puisse être hacké, les unités de production d’eau potable, les centrales nucléaires (put**n les centrales nucléaires!!), les centres logistiques, les usines de fabrication de médicaments, les raffineries de carburant, les terminaux de paiement, les caméras de videosurveillance, etc.
    Autrement dit, c’est une palette d’action infinie qui s’offre aux va-t-en-guerre pour nous ramener à l’état de nature. Je me demande bien pourquoi il y a encore besoin de soldats, de faire des bombes, des F35 ou des portes avions peut être eux-même hackables.

    Windows/dos est partout, je ne sais pas ce qu’il en est pour les industries plus sensible.
    Bref, quand la rationnalisation informatisée de nos sociétés devient un point d’extrème fragilité…

      +29

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    • Patapon // 21.06.2019 à 09h53

      AMT (Intel Active Management Technology) est un système matériel et micrologiciel d’administration et de prise de contrôle à distance des ordinateurs personnels, incluant IME (Intel Management Engine) qui est dénoncé comme une backdoor.
      La désactiver est difficile, et tous les équipements contenant de tels composants sont potentiellement compromis, quel que soit l’OS.
      Et ce n’est encore rien.

        +8

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      • douarn // 21.06.2019 à 10h14

        J’y pense tout à coup. Une centrale nucléaire doit toujours pouvoir être alimentée en électricité pour faire toujours fonctionner les pompes assurant le refroidissement. En cas de coupure électrique, il y a des générateurs diesel en sécurité dont la mise en action à la puissance nécessaire demande un petit peu de temps.
        J’espère que personne n’a la bonne idée de mettre en carafe les réseaux électriques des pays les plus nucléarisés (les USA ont un peu moins de 100 réacteurs en activité). Le risque qui serait pris serait totalement fou…

          +7

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    • Kiwixar // 21.06.2019 à 11h07

      “Windows/dos est partout”

      Les processus industriels modernes (i.e. a priori pas les vieilles centrales nucléaires) sont contrôlés par des automates (PLC, programmable logic controllers, style Siemens S5, S7) et non pas des ordinateurs. Les ordinateurs ne servent que pour la visualisation et la programmation, pas pour contrôler le process lui-même.

      https://en.wikipedia.org/wiki/Simatic_S5_PLC

        +9

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      • lateo // 23.06.2019 à 01h44

        Les systèmes installés sur les ordinateurs sont complexes et donc « plein de trous », mais ils sont mis à jour très régulièrement. Et scrutés pas de nombreux yeux.
        Les systèmes équipant les automates sont bien plus simples, mais ne sont jamais mis à jour (ou presque) de toute leur durée de vie… Et n’intéressent pas grand monde ou ne sont pas accessibles à grand monde.
        Évoquons aussi les failles matérielles impossibles à corriger sans remplacer ledit matériel, ou encore les matériels dotés gratuitement de « fonctionnalités supplémentaires mais non documentées » par un état avant la vente au pays client.

        Il y a tellement de moyens pour mettre les systèmes vitaux au tas…
        Une seule protection : la déconnexion… et encore… m’enfin ce serait déjà ça…

          +1

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      • Phil // 23.06.2019 à 18h49

        Le réseau américain est assez vieillot et bancal mais il est informatisé.
        Sans attaque il est déjà limite quand on voit les pannes du passé.
        Deux jours sans électricité c’est des morts, des émeutes, tout est paralisé. Chez moi il faut 4 jours sans électricité pour que ça râle, ici l’électricité est un confort parfois aléatoire. Je ne crois pas que les russes soient aussi sensibles à une coupure. Les USA sont un géant aux pieds d’argile coté énergétique, ce n’est pas le cas chez tous.
        Le réseau russe est régionalisé, il n’est plus tout neuf mais les russes font dans le rustique résilient.
        Ils ont tendance à plus faire appel à l’humain, le technicien qui connait qu’à un logiciel interconnecté.
        Il ont du réseau interconnecté autour de certaines grandes villes mais c’est minoritaire.
        Il ont du téléréglage informatique mais c’est style wifi, c’est du localisé.
        On peut y entrer dedans mais il faut se déplacer. C’est surtout le cas dans le pétrole et le gaz où ils seraient moins résilent.

          +3

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  • Fabrice // 21.06.2019 à 08h41

    Bon je me rassure ma bibliothèque me permettra de tenir un moment, ces fous ne se rendent plus compte qu’ils font pire que ce qu’ils reprochent aux russes, s’en vantent et croient que les russes vont s’en tenir là, ils oublient que les russes tiennent compte de leurs erreurs passées et corrigent leurs failles. Contrairement aux USA qui apparemment sont restés bloqués à l’époque de la guerre froide.

      +25

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    • Graindesel // 21.06.2019 à 08h53

      “sont restés bloqués à l’époque de de la guerre froide.”

      Ils ont gagné la guerre froide, ce qui – selon eux et uniquement selon eux (et leurs vassaux – merci Macron!) – leur donne le “droit” de plier le monde à leur volonté. Et de liquider tout ce qui s’oppose à cette volonté. Et – cerise sur le gâteau – au nom de la “démocratie” et de la “liberté”. Car c’est connu, “ils” haïssent notre “liberté” (de les piller, de les asservir, de les massacrer…).

      A noter que Trump a accuser le NYT de haute trahison. Franchement je plains les Russes d’avoir de tels interlocuteurs.

        +9

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      • RGT // 21.06.2019 à 21h04

        “Ils ont gagné la guerre froide…”

        Erreur, c’est L’URSS qui a décidé d’arrêter de jouer.

        Et n’oublions pas que Gorbatchev a été nommé par le politburo de l’URSS dont tous les membres savaient très bien qu’il mettrait fin à ce système.

        N’oublions JAMAIS que la chute de l’URSS a bel et bien été la seule révolution qui ne se soit pas déroulée dans un bain de sang.
        En fait, la pire période a été sous le “règne” de Boris Nikolaïevitch 1er (Eltsine) qui a entre autres fait tirer au canon sur le parlement russe (tout à fait légalement élu APRÈS la chute de l’URSS) car les députés ne voulaient pas approuver ses “réformes” thatcheriennes (ou macronniennes, au choix) qui allaient à l’encontre de l’intérêt général.

        TOUS les russes en avaient simplement marre du régime soviétique, même les apparatchiks.
        Ils sont venus confiants vers les occidentaux et leur ont tenu naïvement la main… Les américains leur ont arraché le bras et ont crié victoire.

        Encore un bel exemple de la mentalité lamentable des “élites” de ce pays qui ne conçoivent les relations que sous le biais de guerres et de victoires écrasantes.

        Et c’est bien là que se situe le fond du problème : Pour qu’ils comprennent il faudrait qu’ils se prennent une branlée mémorables, avec des dizaines de millions de morts dans leur population civile.
        Mais AUCUN de leurs adversaires n’est disposé à commettre un tel massacre, par simple respect de la vie.

        Par contre, les “élites” US ne sont absolument pas gênées par ce fait, ce qui leur procure un avantage énorme sur les autres nations, même les pires.

          +25

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    • Haricophile // 21.06.2019 à 10h07

      Ils ont déjà commencé il me semble, d’ailleurs on a eu le droit a quelques cris d’orfraies dans l’i-Monde et Cie autour du récit des atteintes a la liberté des citoyens et toussa, parce que les Russes on commencé a prendre des mesures pour sécuriser leur réseau. Voire même d’avoir la capacité de le faire fonctionner en autonome comme les Chinois.

      D’ailleurs les campagnes de com’ moralistes au nom des grands principes de ce genre précèdent souvent un coup fourré, c’est pour préparer l’acceptabilité des choses inacceptables. On devrait le savoir et s’y préparer…

        +14

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  • Graindesel // 21.06.2019 à 08h44

    “Alors que se préparent les élections de 2020, le Cyber Command a examiné la possibilité que la Russie tente des coupures de courant sélectives dans des États clés, ont déclaré certains responsables.”

    C’est bien connu, on ne prête aux autres que ses propres crimes et turpitudes. Une constance qui se retrouvent dans les opérations sous faux drapeau.

      +49

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  • SanKuKai // 21.06.2019 à 08h45

    Voilá qui sera excellent pour tester les défenses Russes. Et l’avantage est que s’il leur venait l’idée de s’attaquer aux infrastructures US, ça ne leur coûterait pas très cher vu qu’il n’y a qu’á les regarder pourrir.

      +14

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    • Rémi // 23.06.2019 à 16h22

      C’est très dur de s’attaquer aux infrastructure américaines il faut les faire fonctionner plus mal.
      Par contre le prochaine gros accident se sera les russes et pas le manque d’investissements. Que de Génie.

        +1

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  • Kiwixar // 21.06.2019 à 08h52

    Des actes de guerre d’un pays sur une puissance nucléaire qui a tant souffert lors de la 2e GM. Tranquille. Idiocracy en action.

      +29

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  • la vieille gauloise // 21.06.2019 à 09h12

    Heu…. c’ est pas eux qui ont eut un porte avion complètement paralysé en pleine mer par les ruskofs ?…. hi! hi! ……

      +5

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    • Tonton Poupou. // 21.06.2019 à 09h56

      C’était pas un porte avion. C’était un destroyer spécialisé dans les écoutes et le brouillage électronique. Les russes l’ont “aveuglé” avec leur système embarqué sur un chasseur qui a survolé le navire en Mer Noir.

        +21

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      • RGT // 21.06.2019 à 21h13

        Et ce destroyer (qui ne pouvait plus rien détruire, c’est ballot) s’appelle l’USS Donald Cook.

        Ils auraient dû le rebaptiser USS Donald Duck (voire même plutôt USS Daffy Duck) suite à cette démonstration de suprématie technologique US.

        A noter que l’ensemble de l’équipage a été remplacé à la première escale car tous ceux qui avaient vécu cette expérience ont TOUS fait une grave dépression qui a nécessité leur hospitalisation.

        Sales russes !

        Ils utilisent des armes psychologiques strictement interdites par la convention de Genève !!!

          +13

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  • Araok // 21.06.2019 à 09h38

    La grande panne électrique au Venezuela il y a quelques semaines, ça ne vous dit rien?

      +25

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    • Haricophile // 21.06.2019 à 10h13

      Sisi, mais ils ne se contentent pas de ça, parce que en dehors du boycott ils ont même nommé, financé et armé un président fantoche et envoyé des mercenaires en soutient, il faut le rappeler. C’est comme ça que j’ai vu a la télé que les méchants policiers sur régime Maduro tiraient sur les gentils opposants pacifiques, ce qui est une drôle de manière d’appeler des mercenaire souvent étrangers avec des armes de guerre qui tirent sur la police dans une tentative de coup d’état militaire commandité par la CIA.

        +39

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  • GérardB // 21.06.2019 à 09h49

    “La façon dont le gouvernement de M. Poutine réagit à la plus grande agressivité américaine décrite par M. Bolton n’est pas encore connue.”
    Voilà la bonne question.
    Le NYT semble persister dans le délire “Russiagate” alors que:

    https://www.monde-diplomatique.fr/2019/05/HALIMI/59875

    Sont-ils capables d’autocritique ces gens là?

      +7

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    • Patapon // 21.06.2019 à 10h20

      Je crois que cette question n’a pas de sens. Je crois qu’ils veulent parvenir suffisamment vite, mais pas trop, au conflit, quel qu’en soit le prix, voire même que le prix en soit l’extinction du plus de gens possible. Je crois qu’ils n’envisagent pas du tout de sauver quoi que ce soit ou qui que ce soit de cette folie, ayant calculé que personne ne sachant arrêter la machine, la seule option est de la mener à sa limite le plus vite possible. Finalement, on a les écologistes radicaux, qui envisagent le sabotage d’infrastructures pour en finir avec le modèle capitaliste, et ceux que je ne saurais pas nommer, qui envisagent le sabotage de tout ce qui fait obstacle à leur domination, pour être en position de force quelle que soit l’issue. C’est un calcul parfaitement rationnel. Pour être menée à terme, si j’ai raison, cette stratégie doit évidemment rester invraisemblable, cachée et contraire à la stratégie apparente. Ce qui me fait croire cela est l’enterrement méticuleux de la prise de conscience et des prémisses d’action de grande envergure qui apparaissaient avec le rapport Meadows dès 1980, avant que la vague néo-libérale n’étouffe tout ça dans les 20 années qui ont suivi, alors que nous sommes face à des appareils parfaitement informés. Je n’arrive pas à croire qu’ils aient été ignorants à l’époque de ce que nous savons maintenant, et encore moins qu’ils le soient encore aujourd’hui au point de réagir si peu et si mal dans le sens d’une véritable économie de guerre contre l’imminence des catastrophes environnementales. Je dirais que mon intuition est que la guerre qui a été décidée, c’est chacun pour soi, le plus vite et le plus secrètement possible, et Dieu reconnaîtra les siens. La ruse et la perversion ont-elles des limites ? Seulement la mort.

        +11

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      • Patapon // 21.06.2019 à 10h36

        J’ajoute que ce calcul froid et rationnel ne nécessite absolument pas que ses agents connaissent le but poursuivi, car le but apparent reste évidemment défendable moralement. Il suffit de très peu de décideurs, et qu’ils aient seulement le pouvoir de saboter les processus politiques et les décisions économiques de correction. En gros, il suffit de laisser aller la machine à son terme logique, et de favoriser secrètement ce qui l’accélère.

          +6

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      • Patapon // 21.06.2019 à 10h53

        Le capitalisme a une particularité qui en fait un modèle particulièrement dangereux : c’est sa compatibilité avec les structures mentales perverses. Le monde du business glorifie particulièrement la compétition, l’éthique restant éventuellement un faire-valoir utile mais exclusivement instrumental. Il est donc plausible que l’épicentre du capitalisme soit aussi l’épicentre d’un pouvoir pervers.

          +20

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        • Kiwixar // 21.06.2019 à 11h36

          Le capitalisme a une particularité : il adore les produits consommables, exemple : l’armement.

            +15

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        • Sandrine // 21.06.2019 à 12h15

          Il faut préciser : le capitalisme sans horizon spirituelle. Le problème n’est pas le capitalisme en soi mais le matérialisme philosophique auquel il a conduit.

          Quand on conçoit l’homme d’un point de vue matérialiste comme un simple “organisme complexe” doué de conscience du fait de sa complexité, il ne faut pas s’étonner qu’on en arrive à des comportements “pervers”, qu’on puisse en arriver à considérer que la décroissance du nombre d’humain sur terre comme un objectif éthique (car il préserve le “biotope” des “organismes complexes” qu’on nomme humains et qu’il faut réguler comme on régule une population de renards ou de sangliers) et donc qu’on puisse juger qu’une bonne guerre sélectionnera les plus aptes à perpétuer “l’humanité” – la part utile de l’humanité.
          La guerre mondiale totale contre les pauvres et les mal-portants a déjà commencé depuis longtemps, mais elle s’intensifie :
          https://www.lacimade.org/personnes-malades-privees-de-recepisses-de-renouvellement-ruptures-de-droits-catastrophiques/

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          • Patapon // 21.06.2019 à 14h29

            C’est une vraie question. Pourtant une cosmologie matérialiste n’exclut pas à mon avis le sacré. La conception matérialiste de l’univers laisse toute sa place à l’appréciation de sa beauté, venant avec la connaissance, invitant à la connaître davantage, et n’excluant aucunement la transcendance.

              +5

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          • Kiwixar // 21.06.2019 à 14h47

            “le capitalisme sans horizon spirituel”

            Il me semble que la spiritualité ou la morale sont légalement exclus du capitalisme : un dirigeant est légalement tenu de TOUT faire pour maximiser légalement les profits de l’entreprise (les dividendes des actionnaires). Un dirigeant d’entreprise qui n’irait pas jusqu’à l’extrême limite de ce qui est légal pour maximiser les profits de son entreprise ferait une faute grave (licenciement, poursuites).

              +11

            Alerter
            • Patapon // 21.06.2019 à 15h17

              C’est imparable. L’éthique ne pénètre éventuellement que par le signal de la réputation ou de la régulation affectant les profits, et à condition que l’information soit disponible. La seule éthique du business entraîné par la finance, c’est de n’en avoir aucune.

                +5

              Alerter
            • Sandrine // 21.06.2019 à 16h45

              Les théoriciens du libéralisme économique du 18e siecle, tenaient en général pour acquis que les hommes avaient une “foi” (peu importe laquelle) et que c’était grâce à cela que le système libéral pouvait marcher (A. Smith a un texte la-dessus où il me semble, il déconseille de faire des affaires avec quelqu’un qui n’aurait aucune foi)
              Il est important de séparer la logique capitaliste de la théorie économique libérale. La logique capitaliste, c’est celle de l’accumulation (de biens matériels) déconnectée du besoin. On accumule pour accumuler toujours plus. .

                +4

              Alerter
          • JLT // 21.06.2019 à 16h07

            N’est-ce pas plutôt le matérialisme philosophique qui a conduit au capitalisme ?

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            Alerter
            • Sandrine // 21.06.2019 à 16h34

              Oui c’est ça, merci de rectifier. Et d’ailleurs c’est aussi un horizon (donc spirituel et non pas spirituelle) Désolée pour ces coquilles

                +2

              Alerter
          • Patapon // 21.06.2019 à 17h18

            Le capitalisme en soi est agnostique, n’est-ce pas ? C’est un principe d’organisation agnostique qui ne mesure que l’accumulation de capital et lui confère du pouvoir, au-delà de tout autre contre-pouvoir, d’après ce qu’on observe. Et bien je dis que c’est cette abstraction-là, qui convient parfaitement aux structures mentales perverses. On ne parle pas de morale ou de spiritualité, en fait, mais d’affinité entre un pouvoir et une sociopathie. C’est finalement une approche strictement matérialiste du problème.

              +7

            Alerter
            • Sandrine // 21.06.2019 à 20h03

              Le principe d’organisation capitaliste est fondé sur la valorisation de la prise de risque. Donc de la transgression. De là la valorisation des pervers peut-être.

                +1

              Alerter
            • vert-de-taire // 22.06.2019 à 15h19

              D’accord bien sûr.
              Ce qui (me) pose question est la facilité de l’obtention de l’allégeance de presque tous à ce Système par essence dévastateur.
              Donc quels ressorts (la perversion suffit-elle ?) pour nous embarquer “totalement” ?
              Il faut bien comprendre que la rente privée (via des multinationales) a maintenant priorité sur les décisions d’État ! Quelles libertés reste-t-il ?

              Il faut une sacré dose d’aveuglement pour en arriver là ! Et cela me chiffonne qu’on soit si nuls d’accepter sans rien faire de telles saloperies.
              Je veux dire qu’on vote encore pas mal pour ce système malgré de gros remous.

                +2

              Alerter
            • Patapon // 22.06.2019 à 20h07

              Valorisation des pervers ? Si vous le dites. Moi je parlais simplement de réalisation d’objectifs compatibles avec ceux des pervers, ayant structurellement abattu les obstacles à leur fonctionnement, si le surmoi était un de ces obstacles et la toute-puissance une drogue recherchée.

                +0

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      • max // 21.06.2019 à 13h16

        Ca me rappel la scène du film : Résident Evil Chapitre final
        https://www.bing.com/videos/search?q=resident+evil+chapitre+final+wesker+pourquoi&&view=detail&mid=A2AC6B8C57A41F8AA554A2AC6B8C57A41F8AA554&&FORM=VRDGAR
        Ou celle de : Doctor Folamour
        https://www.bing.com/videos/search?q=doctor+folamour+strangelove+living+underground&&view=detail&mid=E026280F208EA16249EAE026280F208EA16249EA&&FORM=VRDGAR
        Des scénarios aussi extrêmes ne feraient probablement que continuer la guerre avec des haches ainsi parlait Albert Einstein : https://blogs.mediapart.fr/monkeyman/blog/090116/humour-la-troisieme-guerre-mondiale-et-la-quatrieme
        J’espère que les décideurs auront d’autres options.

          +2

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        • vert-de-taire // 22.06.2019 à 15h22

          NON
          ILS ont construit leurs bunkers et CROIENT pouvoir échapper aux catastrophes.
          Donc le pire est probable.
          D’autant qu’aucune autre solution n’est valide à leurs yeux.

            +2

          Alerter
    • Lt Anderson // 21.06.2019 à 10h56

      Cet article semble intéressant, mais dommage, je ne suis pas abonné. 🙁

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  • Tonton Poupou. // 21.06.2019 à 09h51

    “La guerre ne réside pas dans un combat effectif mais dans une propension avérée allant dans ce sens jusqu’à ce que l’on ait la certitude du contraire.” … Comme disait l’autre !

      +0

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  • Kafka // 21.06.2019 à 10h09

    En France Dieu merci, nous sommes à l’abri d’une cyber grève, car aucune IA n’arrive à émuler la CGT en terme d’efficacitéé!

      +7

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  • Ronron // 21.06.2019 à 10h10

    >>> Il fallait garder les minitels.

    Lorsque je disais cela il y a plus de 20 ans,
    tous me interlocuteurs riaient,
    malgré mon souhait de voir cet ancien réseau se transformer
    en réseau de transport de mot de passe ou de commandes sensibles.

    Il ne s’agissait évidemment pas de continuer à utiliser les consoles,
    mais uniquement les serveurs complètement étanches au net.
    Pour les pirater, il fallait des “pinces crocodile”,
    c’est-à-dire être sur place, et non pas comme pour le net,
    accessible à un pirate de l’autre bout de la planète,
    en passant par une multicouche de réseaux TOR ou équivalents.

    Si un sabotage se fait sur place, l’état peut agir (la police et la justice).

    Maintenant, on veut supprimer les SMS,
    au profit de messages qui vont utiliser également les data ouvert à tous vents

    Nouvelle erreur.
    Les SMS devront garder leur pouvoir de confirmation ou de control.

      +6

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    • ronron // 21.06.2019 à 10h13

      …/…
      Les vielles technos auront toujours l’avantage d’utiliser une faible vitesse,
      des protocoles bien lents, mais rendant les dénis de service plus difficiles.

      L’utilisation simultanée de plusieurs technos rendra toujours plus difficile le piratage.
      Sans pour autant empêcher l’évolution des couches les plus rapides.

      Si dans quelques années, face à l’augmentation prévisible des cybers-attaques,
      la France décide à son tour de faire quelque chose.
      Vers qui va-t-on se tourner?

      Une solution européenne? Vu la gestion actuelle (vente d’Alcatel et autres), je doute d’une solution efficace.

      Une solution états-unienne? Avec des “back doors” intégré d’office.

      Une solution chinoise, russe, autre? En perdant le peu de contrôles qui nous restent.

      Avec la compétence de nos dirigeants? on a déjà perdu! 🙁
      Ronron

        +8

      Alerter
      • vert-de-taire // 22.06.2019 à 15h40

        A ce propos (compétence des dirigeants) je vous invite à écouter les conférences de Gérard Berry Collège de France cours 2018-2019. Nos dirigeants sont justement malmenés quand à leur clairvoyance !
        Ce monsieur dit bien des choses fort pertinentes. C’est suffisamment rare pour être signalé !
        https://www.college-de-france.fr/site/gerard-berry/p4599709198925677_content.htm

          +1

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    • Haricophile // 21.06.2019 à 10h17

      La sécurité des SMS est très très relative. D’autant plus qu’il faut rappeler que les US on mit des “boites noires” sur tous les réseaux Européens. Quand ce ne sont pas les Européens qui les mettent eux même au nom de la “collaboration” internationale. Collaboration genre “je file tout aux US en espérant qu’ils me redistribueront des miettes quand ils auront le temps”.

        +6

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      • Kiwixar // 21.06.2019 à 11h39

        “Boîtes noires”

        Les zuniens ont aussi un sous-marin (le USS Jimmy Carter) dédié à poser des “bretelles” sur les câbles optiques sous-marins.

          +8

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        • Scytales // 21.06.2019 à 20h23

          Les Russes ne sont pas en reste en matière de sous-marins pour opérations spéciales de ce genre.

          On peut, pour se faire une première idée du sujet, consulter ce site assez bien fait, qui décrit (avec parfois un brin de spéculation inévitable compte tenu du secret qui entoure ce genre d’engins) des sous-marins russes et d’autres nations :

          http://www.hisutton.com/Spy%20Subs%20-Project%2009852%20Belgorod.html
          http://www.hisutton.com/Spy%20Sub%20-%20Project%2010831%20Losharik.html
          http://www.hisutton.com/Spy%20Subs%20-%20X-RAY.html

            +2

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        • septique // 22.06.2019 à 04h46

          Le cable optique a une particularité physique…il n’émet pas de radiations, c’est de la photo-optique donc il y a une conséquence très nette…On ne peut pas écouter un cable optique à la différence d’un cable Ethernet ou FDDI..On peut écouter un cable-optique uniquement a sa terminaison…ou par pliage (dispersion de Rayleigh)..je vois mal un sous-marin d’attaque nucléaire plier des cables optiques a 200 mètres sous le niveau de la mer… et y rester…de plus les cables optiques sous-marin sont des grappes de cables…

          Quelles sont donc ces bretelles et comment peuvent-elles fonctionner ? J’attends votre réponse avec impatience. Je suis toujours prêt à découvrir quelque chose. Merci.

            +3

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  • Vadim de Chevreuse // 21.06.2019 à 10h10

    C’est de la mithomanie américaine tout simplement. Personne n’a rien vu, aucun résultat, on ne sait pas si tout cela est vrai ou juste une invention de quelques communicateurs illuminés. Ils séciuent le train pour faire penser à tout le monde qu’ils avancent….

      +6

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    • Haricophile // 21.06.2019 à 10h23

      Je n’appellerais pas ça de la mythomanie. Pour tout casser et foutre le bordel ils sont très forts, et ils l’ont largement prouvé. De là a dire qu’ils réussissent tout ce qu’ils tentent de faire…

        +1

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    • Tonton Poupou. // 21.06.2019 à 10h39

      Je suis assez d’accord avec vous. Parce que sinon les russes n’auraient pas manqué de protester officiellement. Ou alors les russes rigolent devant les cyberg attaques américaines qu’ils annihilent avec leurs moyens de défenses informatiques sophistiquées. Comme d’habitude les américains fanfaronnent. Quant au NYT …… on connait la valeur de la feuille. Pas plus que le papier qui me sert aux toilettes.

        +8

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      • RGT // 21.06.2019 à 21h56

        La meilleure parade contre ces cyber-attaques consiste tout simplement à repasser tout le réseau en mode manuel.

        Connaissant les russes, toutes leurs installations doivent être équipées d’un gros bouton d’arrêt d’urgence du système informatique de gestion.

        L’informatisation de la distribution d’énergie est relativement récente comparée aux infrastructures existantes.
        Et comme les russes sont très “conservateurs” (dans le sens on garde ce qui marche bien avant de s’exciter sur de nouvelles technologies) et assez méfiants concernant les systèmes ultra-modernes (pannes, attaques malveillantes) je suis certain qu’ils se sont réservé la possibilité d’un retour en mode manuel à tout instant.

        De plus, comme ils ne sont pas obnubilés par les profits à outrance et les économies de bouts de chandelles sur des systèmes vitaux pour tout le pays, il doivent encore avoir des personnels formés et aptes à gérer le réseau en mode manuel.
        Ce qui n’est sûrement plus le cas aux USA, les plus petites “économies” à court-terme passant avant le sécurisation des installations.

        Une chose est cependant certaine : Si les USA commencent à “jouer” à ce petit jeu, l’ensemble de leurs “alliés” occidentaux vont sûrement pleurer car les russes ne se gêneront pas pour faire un splendide retour à l’envoyeur de ces “cadeaux” en version “améliorée”.

        N’oublions pas que les pires malwares qui ont infecté des millions d’ordinateurs ces dernières années sont TOUS basés sur des “jouets” des services secrets US (NSA, CIA) qui se sont égarés dans les mains de hackers.

          +3

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        • septique // 22.06.2019 à 04h06

          Je lis toujours avec beaucoup d’attention vos considérations géo-stratégiques ou autres, un peu tous les sujets en fait. Vous devriez songer a vendre vos services pour faire de la veille stratégique ou technologique (ce que je fais encore…de temps en temps).
          Le bouton rouge de la centrale, un peu comme le bouton pour l’arrêt d’urgence des portes de garage ?
          Vous semblez connaître les russes donc on devrait vous faire confiance
          Quel est donc ce mode manuel de gestion du réseau ?

          Aux USA l’électricité et sa distribution, c’est plus de 3000 opérateurs et ca représente plus de 400 milliards de $ de chiffre d’affaire. C’est très automatisé, très efficace je ne pense pas que l’on y fasse des économies et les autorités de contrôle fédérale et au niveau des états sont disons très pointilleuses…(Power Act).

          C’est aussi le plus grand réseau du monde, 7000 millions de miles de ligne (1.6 km par mil), 840 milliards de $ d’investissement…Prami les 10 plus grands producteurs d’électricité 7 sont américain

            +0

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  • Patapon // 21.06.2019 à 11h06

    Quand je pense aux enjeux réels auxquels doit faire face la civilisation humaine, et à la paralysie du système face à ces enjeux, que cette paralysie semble inscrite structurellement dans la mondialisation néo-libérale, il est plausible que l’escalade vers la guerre soit juste le fruit d’un calcul rationnel.

      +3

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    • Sam // 21.06.2019 à 11h30

      C’est bien là qu’on voit que la raison est irrationnelle et n’a rien à envier aux mythologies du passé en terme de pensée magique…
      La main visible de la catastrophe face à la main invisible du marché, les paris sont ouverts…

        +3

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  • Duracuir // 21.06.2019 à 11h16

    Eu égard à l’impudente agressivité des USA envers des puissances militaires majeures comme la Russie ou la Chine depuis, disons 2012, dans une sorte de “chicken game”(le perdant est celui qui saute le premier de sa voiture avant la falaise-James Dean, la Fureur de Vivre), je trouve les dirigeants US extrêmement sûrs d’eux. Bien plus encore que les militaire de 2e cercle(le premier est celui qui accède directement au bureau ovale) dirigeant le pentagone. Bluff? ou Les USA n’auraient-ils pas réalisé une sorte de terrible cyber-arme renvoyant au pistolet à bouchon, les armes stratégiques les plus sophistiquées?
    Jusqu’à ce qu’elle explose à Hiroshima, les commandants généraux militaires connaissant l’existence de la bombe atomique se comptaient sur les doigts de la main. Lors de la première guerre d’Irak, personne au monde ne s’attendait à un aveuglement électronique d’une telle intensité contre l’Irak des premiers 48H, annihilant l’intégralité des systèmes de défense et d’attaque. Je me rappelle “d’experts” militaires parcourant les plateaux télé, exhibant leurs 4 ou 5 étoiles, le plus haut niveau d’accréditation, et exposant, maquettes à l’appui combien les forces alliés allaient souffrir contre les forces de Saddam. Encore une fois, ces badernes avaient une guerre de retard.
    L’agressivité goguenarde des néocons US de plus haut niveau ne s’appuierait-elle pas sur une certitude de supériorité absolue de ce type?

      +6

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    • septique // 21.06.2019 à 18h42

      Quand on dépense 40 % du budget militaire mondial on a forcément un immense potentiel de destruction..

      https://www.medias-presse.info/classement-des-plus-gros-budgets-militaires-dans-le-monde-les-usa-loin-en-tete-avec-40-du-budget-militaire-de-la-planete/66159/

      Une liste des programmes secrets…hors financement, un exemple

      Bombardier B2
      https://www.wikiwand.com/fr/Northrop_B-2_Spirit

      Le budget militaire officiel ne comprend pas le budget de la DARPA, du Homeland Security, du FBI, de la CIA, etc…les américains ont fait depuis 5 années des progrès énormes sur les lasers a très haute énergie pour volatiliser des cibles a plus de 1000 km en quelques secondes…

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    • Philou // 23.06.2019 à 18h47

      …hum…. le grotesque chasseur “multi-rôles” F35 (avec notamment son programme informatique dément, irréparable), l’échec définitif de la navette spatiale (et ce sont les Russes honnis qui montent les astronautes US sur l’ISS depuis !), les déboires scandaleux et sanglants de Boeing, l’infrastructure US croulante, la 5G (initiée par ..Hua-Wei !), etc., montrent l’ampleur de l’effondrement technologique états-unien, phénomène inéluctable qui redouble évidemment la “narrative”, l’esbroufe états-unienne. Je pense que ce pays est profondément dysfonctionnel, que rien n’y marche plus sur le long ou moyen-terme, sauf son effondrement qui, lui, est en marche…

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  • Dominique65 // 21.06.2019 à 12h32

    « Bolton a déclaré : Nous avons pensé que la réponse dans le cyberespace contre l’ingérence électorale […] »
    Donc, ce que reproche l’administration Trump aux russes, c’est de l’avoir aidé à accéder au pouvoir ! Si quelqu’un pouvait m’explique la logique, je lui en serais reconnaissant.

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  • calahan // 21.06.2019 à 12h46

    Même des enfants se comporteraient de manière plus responsables à la tête d’un pays….

    Mais pourquoi faut il toujours aller chercher des poux dans la têtes des autres ?

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  • Louis Robert // 21.06.2019 à 13h20

    Ce sont là des actes de guerre dont on parle désormais comme si de rien n’était.

    Or la guerre hors limites, c’est ÇA, « justifiée » par des médias irrémédiablement discrédités mais toujours aux ordres, et qui ne font que répéter sans cesse, et des années durant, des accusations demeurées sans preuves.

    Monde à l’envers, imaginaire, fictif, parfaitement orwellien: « la fiction, c’est la réalité ». Les dangers d’une catastrophe insurmontable s’en trouvent accrus d’autant. Mais qui, parmi ces illuminés fanatisés qui s’estiment invulnérables, s’en préoccupe encore?

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  • Ando // 21.06.2019 à 13h22

    Les ecoles d’ingénieurs et les universités russes forment sans doute les meilleurs programmeurs de la planète, qui prennent en général les meilleures places dans les compétitions internationales, tres souvent devant leurs homologues du MIT ou de Stanford, sans même evoquer Polytechnique ou autre université de Shenzen. La Fédération de Russie ne semble pas particulièrement inquiète des menaces étasuniennes.

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  • Casimir Ioulianov // 21.06.2019 à 13h43

    En tout cas j’espère qu’ils vont tous faire gaffe avec leurs softs à la con. Les Russes ont encore des réacteurs nucléaires RBMK et le monde entier sait depuis 1986 ce qu’il se passe quand ces merveilles de technologie soviétique ont un problème …

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    • vert-de-taire // 23.06.2019 à 15h35

      C’est ne rien connaître à ce qu’il s’est passé à Tchernobyl.

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  • septique // 21.06.2019 à 14h34

    Les USA font ce que le Russes pratiquent aussi depuis des années. J’ai eu ma dose de bonne humeur en lisant les commentaires (la sécurité des sms…l’une des perles, le minitel…). Stuxnet quelqu’un…?… ou comment saboter les centrifugeuses du programme nucléaire iranien à distance…Plus sérieusement à cause de son quasi-monopole sur des lignes très vastes de composants, leur capacité immense de copier ceux des autres, les USA procèdent à la fabrication de composants défectueux volontairement introduits dans les chaînes de fabrications de missiles, des centres de contrôle, etc..de leurs adversaires potentiels. Ceci permet de les empêcher de fonctionner ou permet leur activation à distance si nécessaire. l’Iran a tenté récemment de lancer 2 satellites avec leur missile (2 étages) Simorgh (copie chinoise modifiée) qui se sont terminés par 2 échecs lamentables..Les Gardiens de la Révolution ont déclaré que c’était la faute du Grand Satan..et ils avaient probablement raison…une partie de leurs missiles sont soit défectueux soit imprécis (le tir contre le drone américain ne signifie rien il s’agit d’une cible souvent stationnaire).

    https://spaceflightnow.com/2019/01/16/iran-admits-failure-in-satellite-launch-attempt/

    Plus dangereuses sont les attaques de type EMP qui permettent de détruire massivement tous les composants électriques ou électroniques (par attaque nucléaire spécialisée ou par l’utilisation d’émetteur à très haute fréquence). Les USA ont un vecteur aérien pour ceci le F18 Growler avec un pod EMP capable de griller à 450 kilomètres toute électronique

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  • Krystyna Hawrot // 21.06.2019 à 14h47

    Il faut préciser que les fameuses attaques en Ukraine ont peut être été bidons – l’Ukraine est un pays désorganisé en guerre civile, pas besoin de hackers russes pour avoir un panne électrique… Et meme si, comme c’est la Russie/URSS qui a installé l’électricité en Ukraine et que peu d’infrastructure ont été changé depuis l’URSS, les Russes connaissent parfaitement les installations ukrainiennes. Ce type d’article est anxiogène. La Russie se défend aussi et elle détient Snowden…

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    • aleksandar // 24.06.2019 à 10h06

      La Russie ” détient ” Snowden ?
      Il me semblait qu’elle le protégeait plutôt !

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  • serge // 21.06.2019 à 16h39

    Vu l’état de l’infrastructure énergétique et technique US, à leur place j’éviterais de faire les malins. Les russes sont quand même férus de maths depuis longtemps et leur niveau, ne serait-ce que dans la gestion centralisée des capteurs de données (ie ce qui supervise les S500) est quand même plutôt avancé. S’il eur prenait l’envie de se mettre à faire le même type de connerie que les US, on parlerait probablement beaucoup de black-out en Californie ou de dysfonctionnement de gestion des oléoducs/raffineries. Bon, on verra bien ce qui va se passer quand les US vont finir par faire leur crise en Iran ou pour aider les “rebelles” d’Idlib.

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    • septique // 21.06.2019 à 18h22

      Un peu de mal à comprendre votre argumentation technique surtout pour ce capteur central de données qui supervise le missile s500…missile qui n’est pas disponible. et destiné à l’interception d’autres missiles..On parle ici de détruire une infrastructure ou des composants par des manipulations à distances des logiciels de contrôle…L’infrastructure énergétique américaine est très décentralisée souvent état par état, avec des fournisseurs différents, des systèmes différents, des compagnies différentes. Rien de comparable avec l’EDF…

      Quels sont donc les éléments de cette infrastructure énergétique et technique américaine qui sont défaillants (si j’ai bien compris vos propos) ? Pourriez-vous être plus précis. Merci.

      A propos du niveau mathématique des russes, très bon, quand on consulte la liste des récipiendaires de la médaille Fields (le prix Nobel de math), il y a 13 américains, 12 français, 8 russes..pas mal

      Pour le ‘hacking’, (penetration testing, etc..) les plus forts dans l’ordre, les Israéliens, les Bulgares, la NSA et ensuite probablement les Chinois puis les Russes. A noter le SDECE les français avec des moyens plus rustiques est tout à fait compétent

      https://www.wikiwand.com/en/List_of_countries_by_number_of_Fields_Medalists

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      • Tepavac // 22.06.2019 à 02h13

        Du point de vue supérieure qui est le votre, vous avez sans doute raison, mais du simple spectateur que je suis, je ne vois qu’une histoire avec deux camps, l’un au bord de l’appoplexie et plein de gesticulations désordonnés, et l’autre qui vie comme si de rien n’était.
        J’aimerais avoir votre optimisme, mais tout porte à croire que nous sommes dans le mauvais camp.

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        • septique // 22.06.2019 à 04h21

          Sur ce sujet je peux dire..Ceux qui savent se taisent et ceux qui ne savent rien causent…ou brodent…On ne sait rien de ce que Obama a pu commander ou pas et une attaque cybernétique peut-être simplement une tentative de pénétration des systèmes de gestion sans modification du fonctionnement…On peut aussi y installer un logiciel au cas ou…ce sont des rumeurs sans fondements, sans preuves. Il y a aussi des sociétés spécialisées dans ces activités et qui sont payées pour trouver les failles à la demande des états, des opérateurs, etc..

          Les pannes au Venezuela sont le résultat d’un pays à la dérive ou plus rien ne fonctionne, les 5 millions de Vénézueliens expatriés ailleurs n’ont pas attendu la panne pour déguerpir…

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          • R.C. // 22.06.2019 à 08h29

            Vénézuéla… Oui, tout comme le napalm sur le Vietnam était sûrement dû aux Vietnamiens eux-mêmes et aux erreurs de gestion de leur gouvernement de l’époque ?

            Ça fait pourtant un bon bout de temps qu’il se murmure dans les chaumières que l’oncle Sam est un vieux cochon pervers et qu’il est très imprudent d’inviter cet obsédé chez soi…

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            • septique // 22.06.2019 à 16h48

              Rien à voir avec le sujet et le Venezuela est le parfait exemple de la dilapidation de la rente pétrolière, un gouvernement corrompu (y compris Chavez et Maduro), des dépenses militaires inutiles, le népotisme, une fonction publique immense et improductive, aucun développement de l’agriculture, etc..Ca va probablement être le premier état pétrolier qui va faire faillite ou au moins faire defaut sur ses obligations…

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  • Hannibal GENSERIC // 21.06.2019 à 17h19

    Obama avait ordonné des cyberattaques contre lle système électrique de la Russie

    Ce sont des actes de guerre et des crimes contre l’humanité
    Comme nous espérons que nos lecteurs le savent, le chiffon impérial The New York Times a fait état hier d’une politique secrète de l’administration Obama visant à attaquer les infrastructures civiles russes. Bien que toutes les affirmations du NYT soient suspectes, il semble que cette fuite avait une portée plus large.
    Dans ce qui ne peut être qualifié que de crimes contre l’humanité commis par l’administration Obama et dirigés contre des civils russes, il a été révélé que les États-Unis avaient lancé des cyber attaques sur l’infrastructure électrique stratégique de la Russie.
    Mais comme la Fédération de Russie n’est ni le Venezuela, ni l’Amérique du Sud, régions dans lesquelles les Américains ont causé des pannes électriques monstrueuses, la cyber attaque contre la Russie avait lamentablement échoué.
    Plus d’infos »
    https://numidia-liberum.blogspot.com/2019/06/obama-avait-ordonne-des-attaques-contre.html

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  • Sergio // 21.06.2019 à 18h59

    Jusqu’à présent j’attends quon me montre les preuves d’agressions russes contre les US. Celles contre les Russes en revanche…

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    • RV // 21.06.2019 à 21h16

      Lisez le rapport Mueller, ne vous contentez pas de ce que l’on en dit ici ou là.
      https://www.nytimes.com/interactive/2019/04/18/us/politics/mueller-report-document.html

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      • septique // 22.06.2019 à 04h25

        C’est sans appel..le GRU le service secret russe a infiltré les ordinateurs du parti démocrate, il suffit de lire le rapport.

        Procédé à la production de courrier électronique pour influencer. Volé les informations et documents des serveurs de courrier et de données, etc…

        Volume 1 page 36 et les suivantes…

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  • R.C. // 22.06.2019 à 08h08

    La seule chose qui apparaisse comme une évidence, à la lecture de ce texte américain, c’est le long aveu impudique des attaques et intrusions US dans le domaine russe !
    Pour le reste, ça ressemble beaucoup aux habituelles excuses et justifications des petits délinquants et autres pervers sociopathes : « Cé pas d’ma faute, m’ssieu l’juge, y m’avaient provoqué par un mauvais regard » !…

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  • woiliwoilou // 24.06.2019 à 22h42

    et les pannes gigantesques au Vénézuela qui avaient pour but de semer le chaos et renverser MAduro…
    du coup… on comprends mieux les pseudo pannes…

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  • Djodan // 26.06.2019 à 09h35

    Mais s’il n’y avait plus moyen de payer en liquide, cela permettrait d’être contrôlé plus facilement par le fisc et d’après des calculs, des milliards d’euros seraient récupérés dans les finances de l’état, ce qui ne serait pas si mauvais.
    Alors quelle est la bonne solution ? Qui a intérêt à ne pas vouloir être contrôlé ? Pas les salariés qui eux ne peuvent rien cacher!

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