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21.juin.201921.6.2019 // Les Crises

Les Ides de Mars de la Guerre froide. Par Stephen F. Cohen

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Source : The Nation, Stephen F. Cohen, 20-03-2019

Les soldats américains de la guerre froide provoquent l’escalade vers une guerre réelle face à la Russie.

Des Su-25 de l’armée de l’Air russe survolent le drapeau russe au-dessus du Kremlin lors d’une répétition du défilé du Jour de la victoire, à Moscou, le vendredi 4 mai 2018 (photo AP / Pavel Golovkin)

Sans tenir compte des conséquences, ou peut-être en s’en félicitant, les guerriers américains de la guerre froide et leurs plateformes médiatiques ont récemment intensifié leur rhétorique contre la Russie, particulièrement au mois de mars. Quiconque a vécu ou étudié les 40 ans de la guerre froide précédente reconnaîtra les échos inquiétants de ses périodes les plus dangereuses, lorsque la guerre se profilait à l’horizon ou devenait une option politique. Voici quelques exemples pris au hasard mais représentatifs :

  • Dans un article du Washington Post du 8 mars, deux professeurs américains, qui n’avaient apparemment aucune connaissance approfondie de la Russie ni de la guerre froide, ont averti que le Kremlin essayait de « saper notre confiance dans les institutions qui soutiennent une nation forte et une démocratie puissante. Les médias, la science, le monde universitaire et le processus électoral sont tous des cibles régulières ». Il y a des décennies, J. Edgar Hoover, le « policier » de cette guerre froide, disait la même chose, et en faisait une doctrine opérationnelle.
  • La prétendue menace qui pèse sur l’Amérique n’est pas non plus la seule. Selon le général (en retraite) David Petraeus et le sénateur Sheldon Whitehouse, également dans le Post le lendemain, « le monde est à nouveau polarisé entre deux visions concurrentes sur la manière d’organiser la société ». Pour le Kremlin de Poutine, « l’existence de l’État de droit aux États-Unis est intrinsèquement une menace ». C’est une « lutte mondiale qui s’intensifie ». Tant pis pour ceux qui ont écarté la Russie post-soviétique comme une simple puissance « régionale », y compris l’ancien président Barack Obama, et pour l’idée myope qu’une nouvelle guerre froide n’était pas possible.
  • Mais la précédente guerre froide était motivée par un intense conflit idéologique entre le communisme soviétique et le capitalisme occidental. Où est la menace idéologique aujourd’hui, alors que la Russie post-soviétique est aussi devenue un pays capitaliste ? Dans un manifeste de près de 10 000 mots, peut-être sans précédent, publié le 14 mars en première page du Post (à nouveau), Robert Kagan estime qu’aujourd’hui, « l’autoritarisme est devenu le grand défi du monde démocratique libéral – un défi profondément idéologique mais également stratégique ». En d’autres termes, « l’autoritarisme » est devenu le communisme soviétique de notre époque, avec la Russie à nouveau au premier plan.

La substance de « l’autoritarisme » selon Kagan en tant que « force idéologique » est mince, à peine suffisante pour un court article d’opinion, souvent incohérent et rarement empirique. Il s’agit d’un lot de dirigeants « forts » (au premier rang desquels, Poutine, bien sûr), malgré les grandes différences de sociétés, de culture politique,d’ états et d’histoires, et malgré leurs nationalismes et styles de gouvernement distincts. Il faut tout de même reconnaître à Kagan l’ambition d’être l’idéologue incontesté de la nouvelle guerre froide américaine, une ambition moindre que celle du Post, toutefois, qui a pris ses volumineuses conclusions tellement au sérieux.

La guerre froide a souvent flirté avec la guerre chaude au cours des 40 années qu’elle a duré, et cela aussi semble être à l’ordre du jour. Les mots, comme disent les Russes, sont aussi des actes. Ils ont des conséquences, surtout lorsqu’ils sont prononcés par des gens influents. Encore une fois, considérons quelques exemples qui pourraient raisonnablement être considérés comme du bellicisme :

  • La revue Foreign Policy a trouvé une place dans ses colonnes pour que l’ancien président géorgien en disgrâce, Mikhaïl Saakachvili, puisse déclarer : « La question n’est pas de savoir si [Poutine] attaquera, mais où ». (Saakachvili est peut-être le dirigeant « démocratique » le plus discrédité des temps actuels, après avoir rapproché l’Occident de la guerre avec la Russie en 2008, puis avoir dû fuir son propre pays avant de devoir décamper également de l’Ukraine soutenue par les États-Unis).
  • NBC News, une source fiable pour ce qui est de la frénésie de la guerre froide, a rapporté, en se basant sur le « renseignement » estonien, une source tout aussi persistante de la même manie, que « la Russie va probablement attaquer les États baltes en premier, mais [qu’]un conflit entre la Russie et l’OTAN entraînerait des attaques en Europe de l’Ouest ».
  • Toujours en mars, dans The Economist, un autre général à la retraite, Ben Hodges, ancien commandant de l’armée américaine en Europe, fait écho à cette perspective apocalyptique : « Il ne s’agit pas seulement du front de l’Est de l’OTAN ». (Les lecteurs voudront peut-être noter que le « front de l’Est » est la dénomination utilisée par l’Allemagne nazie lors de son invasion de la Russie soviétique en 1941. Les Russes s’en souviennent certainement.)
  • De nombreux fanatiques influents de la guerre froide américaine semblent impatients de répondre à l’appel du clairon, parmi lesquels John E. Herbst, un pilier du Conseil de l’Atlantique (le « think tank » de l’OTAN à Washington), et Jackson Diehl, rédacteur en chef adjoint du Post. Tous deux veulent que des navires de guerre américains et de l’OTAN, fortement armés, soient envoyés sur ce que les Russes appellent parfois leurs « lacs » limitrophes, la mer d’Azov et la mer Noire. Cela signifierait probablement la « guerre » que NBC envisage.

De peur que les lecteurs ne pensent que tout ceci n’est que du « bavardage » de faiseurs d’opinion, comme Alexandre Soljenitsyne l’a un jour appelé, considérons un résumé de la législation en cours de préparation par un comité bipartite du Sénat américain, à l’intitulé précis et à l’acronyme redoutable, le DASKA (Defending American Security from Kremlin Aggression Act of 2019). Encore une fois, la Russie est rituellement accusée « d’influence maligne » et « d’agression » dans le monde entier, la qualité de la pensée du comité étant exprimée de façon succincte par l’un des sénateurs républicains : « La Russie de Poutine est un régime hors-la-loi qui veut à toute force saper le droit international et détruire l’ordre mondial libéral dirigé par les États-Unis ». Il n’y a aucune preuve de ces allégations – les décideurs politiques russes citent constamment le droit international, et « l’ordre mondial libéral » américain, s’il a jamais existé, a fait un excellent travail pour se défaire lui-même – mais avec « un régime hors-la-loi », il ne peut y avoir de diplomatie, et les sénateurs n’en proposent aucune, mais seulement la guerre.

L’un des thèmes récurrents de mon livre récemment publié War with Russia ? est que la nouvelle guerre froide est plus dangereuse, plus chargée de guerre chaude, que celle à laquelle nous avons survécu. Tout ce qui précède confirme amplement cette thèse, mais il y a plus encore. L’histoire des 40 ans de guerre froide entre les États-Unis et l’Union soviétique nous apprend que les deux parties en sont venues à comprendre leur responsabilité mutuelle dans le conflit, une reconnaissance qui a créé un espace politique pour les négociations constantes de maintien de la paix, incluant des accords de contrôle des armes nucléaires, ce qu’on a souvent appelé la détente. Mais comme je le mentionne également dans mon livre, les guerriers américains de la guerre froide d’aujourd’hui ne blâment que la Russie, en particulier la « Russie de Poutine », ne laissant aucune place ou incitation à repenser la politique américaine envers la Russie post-soviétique depuis 1991. (Voir, par exemple, les récents travaux de Nataliya Bugayova pour l’Institut pour l’étude de la guerre.)

Plus encore, comme je le souligne depuis longtemps, Moscou suit de près ce qui se dit et s’écrit aux États-Unis au sujet des relations américano-russes. Ici aussi, les mots ont des conséquences. Le 14 mars, le Conseil national de sécurité de la Russie, dirigé par le président Poutine, a officiellement fait part de sa perception des intentions américaines à l’égard de la Russie, allant des « dangers militaires » (opasnosti) aux « menaces militaires » directes (ugrozy). Bref, le Kremlin se prépare à la guerre, aussi défensive que soit son intention.

Enfin, il n’y a toujours pas d’opposition américaine organisée et efficace à la nouvelle guerre froide. C’est là aussi un thème majeur de mon livre et une autre raison pour laquelle cette guerre froide est plus dangereuse que la précédente. Dans les années 1970 et 1980, les partisans de la détente étaient très organisés, bien financés et correctement représentés, qu’il s’agisse de la politique de base, des universités, des groupes de réflexion, des grands médias, du Congrès, du département d’État ou même de la Maison-Blanche. Aujourd’hui, il n’existe nulle part une telle opposition.

Un facteur majeur reste, bien sûr, le « Russiagate ». Comme en témoignent les sources que je viens de citer, une grande partie du plaidoyer extrême de la guerre froide américaine que nous entendons aujourd’hui est une réponse insensée à la promesse du président Trump de trouver des moyens de « coopérer avec la Russie » et aux allégations non encore prouvées qui en résultent. Assurément, le Parti démocrate n’est pas un parti d’opposition face à la nouvelle guerre froide. Nancy Pelosi, chef de sa vieille garde, a inutilement pris l’initiative d’une allocution du secrétaire général de l’OTAN devant le Congrès, en avril, qui sera considérée à Moscou comme une provocation. Elle a également jugé « consternante » la diplomatie de Trump avec le président russe Poutine, qu’elle a qualifié de « voyou ». Tel est l’état actuel de l’art politique au sein du Parti démocrate.

La brillante nouvelle garde semble peu différente Beto O’Rourke, aujourd’hui candidat déclaré à l’investiture du Parti démocrate à la présidence, promet de diriger notre « pays indispensable », un concept élitiste qui a inspiré de nombreuses guerres américaines et guerres froides. Alexandria Ocasio-Cortez, une autre jeune dirigeante démocrate en herbe, semble s’être ralliée à la promotion emblématique des agences de renseignement américaines par le Russiagate en envoyant un tweet le 12 janvier : « Le FBI a dû ouvrir une enquête pour savoir si la personne la plus puissante aux États-Unis travaille en réalité pour la Russie ». De toute évidence, ni elle ni O’Rourke ne comprennent que l’intensification de la guerre froide est incompatible avec des politiques intérieures progressistes, que ce soit en Amérique ou en Russie.

Parmi les démocrates, il y a une exception, Tulsi Gabbard, membre de la Chambre des représentants, également candidate déclarée à l’investiture présidentielle démocrate. Il n’est pas surprenant que Gabbard ait déploré la contribution du Russiagate à l’aggravation de la nouvelle guerre froide et qu’elle ait appelé à de nouvelles approches de la Russie elle-même, mais elle a été sévèrement malmenée par NBC News. (Pour une défense de Gabbard, voir Glenn Greenwald dans The Intercept). Elle-même vétéran des forces militaires américaines, la Représentante Gabbard persévère, la seule candidate démocrate à la présidence appelant à la fin de cette nouvelle guerre froide des plus dangereuses.

Cette chronique est basée sur la plus récente discussion hebdomadaire de Stephen F. Cohen avec l’animateur de The John Batchelor Show. Le show est dans sa cinquième année de diffusion, les épisodes précédents se trouvent sur TheNation.com.

Stephen F. Cohen est professeur émérite d’études russes et de politique à l’Université de New York et à l’Université de Princeton. Un rédacteur de Nation, son nouveau livre Guerre avec la Russie ? De Poutine et l’Ukraine à Trump et le Russiagate est disponible en livre de poche et en version ebook.

Source : The Nation, Stephen F. Cohen, 20-03-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

RGT // 21.06.2019 à 08h27

Ce comportement américain s’appelle un retournement d’accusation.

On accuse sans preuve (hormis quelques affirmations auto-référencées) « l’ennemi » de nos propres intentions afin de justifier une « réaction » qui serait tout à fait « légitime ».

Les russes (comme les iraniens d’ailleurs – allez savoir pourquoi ils sont l’incarnation de « Satan ») ne souhaitent qu’une chose : Qu’on leur foute la paix et qu’on les laisse vivre comme ils l’entendent.

Et ils possèdent aussi (malheureusement pour eux, tout comme les iraniens) de très nombreuses richesses naturelles qui excitent les convoitises de personnes avides qui sont persuadées que l’univers leur appartient.

Comme ces peuples ne veulent pas se soumettre il est alors facile pour certaines personnes profitant de leur « autorité » autoproclamée de les désigner comme des ogres mangeurs d’enfants qu’il faut éradiquer jusqu’au dernier de la surface de la planète.

13 réactions et commentaires

  • René Fabri // 21.06.2019 à 07h45

    La guerre froide contre le communisme pouvait se comprendre un peu. Mais pourquoi faire une guerre froide contre la Russie qui s’américanise de plus en plus ?

    Après une guerre gagnée par les Etats-Unis contre Poutine, que se passerait-il ?
    C’est la question qu’il faudrait poser aux va-t-en-guerre.

    Les Etats-Unis ont gagné contre Sadam Hussein et contre Khadafi.
    Résultat très mauvais pour les Irakiens et les Lybiens.
    Résultat plutôt mauvais pour les Israéliens. D’un côté ils peuvent se sentir moins menacés. Khadafi soutenait des opposants à Israël. Mais c’est une illusion, car les opposants sont toujours là. ils se trouvent d’autres sponsors tels que certains Saoudiens et certains Musulmans vivant en Occident. D’un autre côté, les Israéliens ont perdu des voisins qui auraient pu acheter leurs produits. Etre entouré de pays en ruine n’est pas une situation enviable.

    Dans toutes les guerres, il n’y a pratiquement pas d’autres gagnants que les marchands d’armes.
    Après la Deuxième guerre mondiale, les Etats-Unis sont devenus plus riches. Mais, il faudrait faire des études pour voir si la cause de cet accroissement de la richesse vient de la guerre ou d’autres facteurs.

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  • Fritz // 21.06.2019 à 08h04

    Merci, professeur Cohen. La régression intellectuelle et le crétinisme satisfait mènent à la guerre.

      +14

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  • RGT // 21.06.2019 à 08h27

    Ce comportement américain s’appelle un retournement d’accusation.

    On accuse sans preuve (hormis quelques affirmations auto-référencées) « l’ennemi » de nos propres intentions afin de justifier une « réaction » qui serait tout à fait « légitime ».

    Les russes (comme les iraniens d’ailleurs – allez savoir pourquoi ils sont l’incarnation de « Satan ») ne souhaitent qu’une chose : Qu’on leur foute la paix et qu’on les laisse vivre comme ils l’entendent.

    Et ils possèdent aussi (malheureusement pour eux, tout comme les iraniens) de très nombreuses richesses naturelles qui excitent les convoitises de personnes avides qui sont persuadées que l’univers leur appartient.

    Comme ces peuples ne veulent pas se soumettre il est alors facile pour certaines personnes profitant de leur « autorité » autoproclamée de les désigner comme des ogres mangeurs d’enfants qu’il faut éradiquer jusqu’au dernier de la surface de la planète.

      +33

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    • Dominique65 // 22.06.2019 à 14h54

      « Et ils possèdent aussi […] de très nombreuses richesses naturelles »
      De plus en plus ! Car ce n’est pas encore intégré par tout le monde, mais, avec le changement climatique, la Russie est en train de devenir le grenier à blé mondial. La ressource la plus indispensable est la nourriture.

        +1

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  • la vieille gauloise // 21.06.2019 à 09h28

    Il existe dans l’ oligarchie mondialiste des idéaux qui s’ affrontent
    bien qu’ au final ces conflits d’ intérêts visent le même but : garder le pouvoir Au début de l’ article , on mentionné ces deux visions contradictoires du  » deep state » à l’ oeuvre en coulisse derrière pratiquement tous les gouvernements !….On peut même dire que ces conflits sont de plus en plus visibles dans nos sociétés occidentales, ….il faut être courageux , entrer en résistance, en gardant la Foi en nos valeurs

      +3

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  • Graindesel // 21.06.2019 à 09h49

    Autoritarisme: est autoritaire un président élu avec près de 75% des votants, n’est pas autoritaire un président élu avec moins de 50% des votants. Est autoritaire un président qui prône le multilatéralisme et la réciprocité, n’est pas autoritaire un président qui menace, sanctionne, rackette, agresse.

    Ouais, novlangue pas morte.

    Le pire ce sont tous ces laquais qui lui emboîtent le pas.

      +30

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    • Dominique65 // 22.06.2019 à 16h25

      Est autoritaire un président qui limoge des haut gradés lorsqu’un journaliste est incarcéré frauduleusement et qui revient en arrière lorsque le peuple manifeste contre les modifications de la retraite. En revanche, ce qui est sûr, c’est que le pays est gangréné par la corruption, mais cela date d’avant Poutine. C’est avant tout sur cette question que doit se construire la démocratie russe.

        +1

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  • Vladimir // 21.06.2019 à 09h53

    Ou l’on comprend que le combat idéologique de la guerre froide n’en était pas un mais simplement la volonté d’écraser un challenger.

      +10

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    • Casimir Ioulianov // 21.06.2019 à 14h07

      Pourquoi se limiter aux challengers ? Le but de ces cons est l’hégémonie. Ils sont incapable de lacer leurs chaussures tout seuls mais ils veulent TOUT gouverner parce que dieu à dit il y a longtemps qu’ils le valaient bien. Deus Veult en somme.
      Personnellement j’ai renoncé à essayer de recâbler les cerveaux des fondamentaliste. La seule façon de rendre ces gens utiles à l’humanité c’est d’en faire de l’engrais.

        +11

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  • Duracuir // 21.06.2019 à 11h23

    Kagan le malfaisant considère que l’autoritarisme est le principal ennemi? Super, qu’il aille donc le dire chez ses potes saoudiens, emiratii et israeliens, probablement les régimes les plus autoritaires de la terre. Même si chez Israel, il y a effectivement une moitié d’habitants plus égaux, beaucoup plus égaux que les autres, qui eux jouissent du droit de cité.

      +9

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  • moshedayan // 21.06.2019 à 12h31

    Ce constat
    sur les « zélites » estoniennes (si promptes à défendre leurs particularismes…)
    «en se basant sur le « renseignement » estonien, une source tout aussi persistante de la même manie, que « la Russie va probablement attaquer les États baltes en premier, »
    soit elles cherchent à être le « fer de lance » d’une agression…
    soit elles peuvent être qualifiées « d’abrutis complets »
    en cas de guerre, que restera-t-il de leur pays ?
    Les Russes sont bien plus souples ou malins – ils comptent sur une nouvelle génération de Brazaukas… l’Estonie isolée s’étiolera d’elle-même dans sa volonté d’être un « porte-avion » pour agresser la Russie et la Lituanie et la Lettonie. alors …

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  • martin // 21.06.2019 à 16h18

    A l’heure où le président américain est contraint (par les milieux d’affaire et les militaires) de renoncer à une frappe contre l’Iran décidément trop dangereuse, l’idée même d’un conflit militaire avec la Russie est simplement ridicule. Le dernier rapport de la Rand Corporation est clair: en cas de conflit avec la Russie, l’armée des Etats-Unis est « dispersée façon puzzle ». C’est à peine mieux avec la Chine. Ceux qui parlent de menaces de guerre à l’égard de la Russie ne connaissent décidément pas le dossier. Les juristes et les journalistes de DC et New York sont exactement dans ce cas. Mais les militaires US savent très bien de quoi il retourne, l’armée américaine est usée jusqu’à la corde; c’est un tas de ferraille. Le conflit est désormais énergétique et financier, point barre.

      +10

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    • vert-de-taire // 25.06.2019 à 08h03

      J’ai du mal à comprendre que ces politiciens américains soient aussi crétins.
      Il faut un esprit réduit à pas grand-chose pour prôner une guerre aussi possiblement grande.
      Il y a risque réel de vitrification de tous ces débiles … et bcp d’autres gens !
      Je pense plutôt à des propos de façade, électoralistes, opportunistes, démagogiques.
      Autrement-dit c’est du vent, l’écume.

      Qu’il y ait des bas du front certes, inévitable (quelque-soit le mode de sélection ..) mais que cela fasse poids dans la prise de décision d’un Etat, j’ai du mal, surtout pour un enjeux planèto-vital …

        +0

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