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19.février.201919.2.2019 // Les Crises

“Les mots d’un boxeur gitan” : petite histoire du mépris de classe par la langue

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Source : France culture, Chloé Leprince, 14-02-2019

Christophe Dettinger a été condamné ce 13 février à un an ferme, aménageable en semi-liberté, pour avoir frappé des CRS lors d’une mobilisation des “gilets jaunes”. Médiatisé comme “le boxeur gitan”, sa façon de parler avait été jugée suspecte… parce qu’elle tranchait avec pas mal de clichés.

Fresque murale à Paris en l’honneur de Christophe Dettinger, par un collectif d’artistes, janvier 2019

“Le boxeur, la vidéo qu’il fait avant de se rendre… il a été briefé par un avocat d’extrême gauche. Ça se voit ! Le type, il n’a pas les mots d’un gitan. Il n’a pas les mots d’un boxeur gitan.” C’est Le Point qui rapportait le 1er février ces propos d’Emmanuel Macron évoquant Christophe Dettinger, le champion de France des lourds-légers en 2007-2008, condamné ce 13 février à un an ferme, aménageable en semi-liberté, pour avoir frappé des membres des forces de l’ordre le 5 janvier 2019 à l’occasion d’une journée de mobilisation des “gilets jaunes”.

“Boxeur gitan” dans la bouche d’un Président de la République comme d’autres sifflent “travail d’Arabe”ou “banquier juif” ? Christophe Dettinger, qui s’est présenté à la police 36 heures après les faits, n’était plus un homme d’1 mètre 91 rapidement reconnu sur les vidéos de “l’Acte 8” pour sa notoriété dans le monde de la boxe, père de famille au casier judiciaire vierge, résidant en Région parisienne. “Le Gitan de Massy” n’étant pas seulement son pseudo pour les rings, il devenait en quelques heures à peine “le boxeur gitan”. Et les médias de relayer rapidement le pédigrée d’un “enfant de l’Essonne” qui avait poussé dans un monde gitan amarré à trente kilomètres de Paris, auprès d’un père “chauffeur pour une société de traitement des déchets”, dans une maison où l’on se lavait “à la bassine” même si on avait quand même l’électricité. Ultime précision noctambule : le portrait-robot nous apprenait au passage qu’il y a vingt ans de ça, c’est “en boîte de nuit” qu’il avait rencontré sa femme, avec qui il aura trois enfants.

Encore présumé innocent aux yeux du droit, Christophe Dettinger était ainsi déjà passablement ethnicisé au moment où il postait en ligne cette vidéo, juste avant de se rendre au commissariat :

Faisant le plein dans des milieux plus aisés que jamais depuis une quinzaine d’années, la boxe n’est plus le sport traditionnellement populaire qu’elle a toujours été. Et la boxe “gitane” ? En surlignant l’ascendance de Christophe Dettinger et ses origines sociales, les médias ont réactivé au pas de course l’imaginaire d’un monde populaire violent, éruptif… et, mine de rien, pas très Français.

Gitan éduqué, gitan ventriloque ?

Les propos d’Emmanuel Macron sur le niveau de français de Christophe Dettinger sont venus ourler cette représentation de l’idée que ce monde populaire, boxeur et gitan, se distinguerait naturellement par une syntaxe étriquée, une moindre aisance à parler, et un vocabulaire un peu voyou. En sous-texte, l’idée que puisqu’il s’exprimerait mieux que prévu, Christophe Dettinger parlerait forcément en ventriloque – sûrement a-t-il été “briefé par un avocat d’extrême gauche”, parie Emmanuel Macron.

Ce commentaire a soulevé quelques protestations :

  • renvoyer Dettinger à ses origines gitanes pour évoquer une langue française réputée mal dégrossie était “insultant” pour les gitans, pouvait-on lire un peu partout
  • s’étonner d’entendre un “boxeur gitan” s’exprimer distinctement en disait long sur “l’image éculée qui s’attache à tous ceux que l’on regroupe sous des termes équivalents, les “Gitans”, les “Gens du Voyage”, les “Roms” sans toujours savoir de qui il est question : ils appartiendraient à un monde replié sur lui-même, séparé de la société dite majoritaire par une culture et un mode de vie à part, et ils parleraient donc un langage qui s’attacherait à leur état subalterne”, soulignait le 7 février sur Médiapart l’historien Ilsen About
  • s’émouvoir d’un niveau de langage correct chez un gitan révélait une méconnaissance crasse des pratiques langagières de la communauté cible – “Comme les patois régionaux, les “parlers gitans, manouches ou yéniches” sont employés dans l’intimité, en famille. Au-delà du cercle familial, comme le pratiquent les Français d’origine italienne, espagnole, portugaise ou maghrébine, on parle français, tout simplement. Il n’y a donc absolument rien d’étonnant, ni calcul ni manipulation en coulisse au fait que Christophe Dettinger, qui est peut-être tsigane, comme d’autres se reconnaissent auvergnats, provençaux, picards ou lorrains, se soit exprimé en français courant lors de son allocution enregistrée en vidéo et publiée sur sa page Facebook”, écrivait le 4 février dans Libération Jacques Debot, qui signe “écrivain tsigane” sa tribune.

Toutes ces réactions frappent au coin du bon sens. Même si c’est son pseudonyme dans le monde de la boxe, répéter depuis six semaines “le boxeur gitan” comme on disait hier “le clan des macaronis” ou “les bonnes bretonnes” donne des balles neuves à une vieille stigmatisation des gitans. Et ressuscite au passage pas mal de clichés sur un ancien monde nomade méconnu, qui est aujourd’hui sédentarisé à plus de 90% et qui, pour l’essentiel, reste ignoré dans tous les sens du terme.

“QI de bulot” : de l’orthographe aux neurones populaires

Mais ces “mots d’un boxeur gitan” sont loin d’épingler seulement le romani ou le caló, cet héritage du catalan que parlent historiquement les Gitans du Sud de la France. Ces “mots d’un boxeur gitan” mettent aussi en cause tout un registre de parole qui serait illégitime dans l’espace public. Car les propos d’Emmanuel Macron interviennent dans un contexte bien précis : celui d’une mobilisation hors norme, qui échappe en partie aux analyses traditionnelles, et peine à se laisser saisir au tamis des représentations habituelles des manifestations politiques. Des réseaux sociaux jusqu’aux plateaux de télévision en passant par leurs pancartes et leurs tags sur les murs les jours de défilé, les “gilets jaunes” soutiennent depuis plus de trois mois qu’il s’agit pourtant bien de politique. Que leur mobilisation n’est pas une bouffée d’affects mal digérés, et que si on y palpe de la rage et de la colère, cette éruption souvent violente n’en est pas moins politique.

En doutant de l’authenticité de “mots d’un boxeur gitan” parce que l’intéressé se place sur un terrain explicitement politique, c’est cette légitimité à parler politique qu’on met en doute. Et c’est d’autant plus flagrant que le niveau de langage des “gilets jaunes” est au centre de bien des commentaires depuis le début du mouvement. Sans porte-paroles rompus au micro, à la joute verbale ou aux canons de la revendication sociale, les “gilets jaunes” ont bousculé pas mal de codes dès le mois de novembre.

C’est vrai à l’oral, tandis que bien des “gilets jaunes” ne se sont pas encombrés de déguiser leur façon de parler pour s’exprimer dans les médias. C’est encore plus vrai à l’écrit, alors justement que la parole des “gilets jaunes” est massive sur les réseaux sociaux. Fautes de français et tournures familières ont très vite été pointées du doigt, devenant rapidement support à un mépris de classe flagrant. Quitte à ce que ça passe par un grand saut périlleux, la critique basculant à bon compte d’une orthographe hasardeuse à une charge contre le quotient intellectuel des “gilets jaunes”. Exemples vus / lus /entendus, dans des émissions à la radio ou à la télévision aussi bien que sur Twitter ou Facebook :

Ils ont un niveau intellectuel proportionnel à celui de leur orthographe !!

QI de bulot ! Idiot du village !

Orthographe de primates!

Si je dis qu’il s’exprime avec le niveau d’expression et d’orthographe d’un élève de cinquième technologique alors que c’est censé être un adulte à son pic de performances intellectuelles et physiques, c’est du mépris de classe ou de la franchise?

Il ferait mieux d’essayer de s’acheter des neurones… Ah ben non il ne peut pas à cause du pouvoir d’achat…

Bescherelle et droit de cuissage

Alors que le mouvement rebondit encore des rond-points en rendez-vous du samedi, la stigmatisation par le langage ou l’orthographe aléatoire ne désenfle pas : le 11 février, Maxime Nicolle, figure de proue parmi les “gilets jaunes”, a reçu, hilare… un Bescherelle.

Par sa résistance dans le temps et par sa virulence explicite, ce mépris interpelle. Pour autant, il n’est pas foncièrement inédit. Discréditer les mobilisations ou les colères des milieux populaires en se juchant sur le Petit Robert ou le Bescherelle tient même du vieux fond de soupe. De longue date, il faut avoir les codes et jouer une partition ajustée pour se faire écouter – sous peine de se voir renvoyer à une masse aussi bruyante que brouillonne. Or plus d’une personne mobilisée parmi les “gilets jaunes” n’a pas ces codes – ou s’en moque. Car endosser des codes étrangers n’a pas le même sens (ni le même coût) selon qu’on vient du bas de l’échelle sociale ou des classes supérieures.

Quand un “gilet jaune” se fait rappeler à l’ordre par les internautes parce que son niveau de français trahirait une pensée mal dégrossie (ou qu’un responsable politique ironise sur “Jojo le gilet jaune qui a le même statut qu’un ministre”), ce “gilet-jaune”-là doit faire la preuve de sa capacité à parler comme les élites pour être digne de l’invitation à s’exprimer. Et bien souvent, le laisser-passer demeure inféodé au niveau d’études – y compris dans les standards des intéressés. Ainsi, dans la seule interview qu’elle a accordée (à France 3) depuis que son mari s’est rendu à la police, le 7 janvier, Karine Dettinger a insisté sur leurs impôts rubis sur l’ongle, la non-violence de son mari… et son parcours scolaire :

C’est humiliant, complètement humiliant. Mon mari a fait des études, il est responsable, il travaille, on paye nos impôts, on est Français, on est des citoyens honnêtes et on nous rabaisse.

Marc Noegelen, l’auteur d’une lettre ouverte à Emmanuel Macron, très virale, a lui aussi mis en avant son “bac + 5” dans un texte qui dénonce le double mépris, ethnique et classiste, dont les gitans écopent à nouveaux frais. Voici comme débute son courrier :

Monsieur le Président

Je vous fais une lettre / Que vous lirez peut-être / Si vous avez le temps….

On peut être un Gitan voyez-vous Monsieur le Président, avoir quelques références culturelles, et citer Boris Vian (Diable ! Il connaîtrait même l’auteur !?).

Votre serviteur, Monsieur le Président, est issu de cette communauté. Il a grandi dans une caravane, a été éduqué avec amour, respect d’autrui, de soi et des institutions de la République. Le Gitan que je suis a été scolarisé le plus normalement du monde et a même eu l’outrecuidance d’être bien souvent le premier de sa classe, malgré bien des difficultés d’intégration qui n’étaient pas de son ressort… Je suis aujourd’hui âgé de 43 ans, suis titulaire d’un Bac +5, Master 2 en Droit, économie et gestion, mention Sciences du Management. Je suis salarié depuis 17 ans dans une grande entreprise nationale et exerce mon métier avec le plus grand professionnalisme.

J’ai 4 enfants, vis en couple avec une femme “normale” qui est professeur des écoles et auteure reconnue dans son domaine. J’ai moi-même été déjà publié chez un éditeur assez connu. Mes deux aînés ont une scolarité exemplaire à leur tour, suivent des cours au Conservatoire de notre Ville, font du sport… Nous payons chaque mois rubis sur l’ongle, le crédit de notre maison. Et nos impôts pour financer les services publics de la collectivité avec l’esprit de solidarité qui va de pair.

Braconnage et stratégie d’image

Quand Georges Marchais ou Henri Krasucki dirigeaient le PCF (de 1972 à 1994) et la CGT (de 1982 à 1992), leur façon de parler, qui fléchait distinctement leurs origines populaires, pouvait être montée en épingle dans des sketches de Coluche ou encore au Bébête show (un genre d’ancêtre des “Guignols de l’Info” à la sauce TF1, à l’écran de 1982 à 1995, pour les moins de 30 ans…) Mais même quand Krasucki, grand amateur d’opéra, racontait sa passion pour Prokofiev ou Paul Eluard, personne ne le soupçonnait de se pousser du col ou d’usurper une culture qui n’était pas celle de son rang, lui qui avait grandi dans le Belleville ouvrier, fils de Juifs polonais exilés en France à la fin des années 1920, politisé par les réseaux de Résistance FTP-MOI avant d’être déporté en 1943.

Dans l’autre sens, la question se posera davantage. Par exemple quand Nicolas Sarkozy rétorquera “Casse toi pov’con” au Salon de l’agriculture 2008 à un passant qui refuse de lui serrer la main. Ou encore quand Emmanuel Macron sifflait, récemment, que les minima sociaux coûteraient “un pognon de dingue”.

Dans les deux cas, on peut regarder le braconnage lexical comme une variante du droit de cuissage – le tout pris dans un jeu d’image dont le but serait de “faire peuple” , comme disent les communicants.

Ces deux épisodes ont un point commun : leur registre familier – vulgaire pour le premier, argotique pour le second. Pour le dire vite, “parler populaire” devient synonyme de “mal parler”, exactement comme lorsque le comédien Fabrice Lucchini singe un “ jeune de banlieue” qui réciterait Le Misanthrope de Molière avec les “O” fermés, l’intonation qui traîne des pieds… et “j’te nique” en guise de ponctuation.

Ni Molière ni le comédien amateur n’ont rien demandé dans l’affaire : on est dans le registre de la pure projection imaginaire, fantasmée, de classes populaires vulgaires et culturellement avachies :

En réalité, “pognon” ne viendrait pas de l’argot mais d’un français plus ancien, contrairement à une idée reçue qui doit beaucoup à l’usage intensif qu’en fait Céline – par exemple à la page 517 dans Mort à crédit :

Une idée de merdeux qui me traverse d’aller crâner avec le flouze… d’y dire qu’on était plein de pognon!

Céline est connu bien sûr pour mobiliser un large répertoire argotique. Mais les connotations de l’argot elles-mêmes sont le fruit d’une construction à laquelle la presse a largement contribué. Et qui finit par enchâsser classes populaires et délinquance.

Ainsi, dans une émission radio “La Tribune de Paris” de 1951, un certain Fernand Trignol, un acteur spécialiste de l’argot qui conseillait le monde du cinéma sur les dialogues, expliquait par exemple que les journalistes employaient systématiquement des mots d’argot pour raconter des faits divers. Nous étions alors six ans après la Seconde guerre mondiale, et l’argot connaissait justement un gros essor… dont cette archive nous apprend qu’il n’est pas étranger à l’augmentation du nombre de petits délits pour marché noir pendant la guerre.

Ce serait à cette période, derrière les barreaux, qu’une partie de la population se serait ainsi familiarisée à un langage de la délinquance… avant de la répandre à son tour hors les murs. Contribuant au passage à nourrir encore l’idée que la délinquance est d’abord une faiblesse populaire :

Ni “Macron enculé” ni “Molière, j’te nique” dans la vidéo de Christophe Dettinger, pourtant. Et c’est bien cela, au fond, qui semble interpeller Emmanuel Macron quand il questionne l’authenticité du propos du “boxeur gitan” qu’on minore soudain en ventriloque. Pourtant, on peut aussi regarder sa vidéo dans la continuité des courriers que les détenus algériens, militants de l’indépendance au FLN ou au MNA, redoublaient d’efforts à envoyer à l’administration pénitentiaire.

Comme l’explique l’historienne Fanny Layani dans le cadre de sa thèse sur la détention de ces militants nationalistes durant la guerre d’Algérie, écrire et se positionner à travers la prise de parole, était justement une manière pour ces détenus-là de se distinguer des détenus de droit commun à la prison de Fresnes. Et précisément de s’affirmer comme des détenus politiques.

Mais, bien avant eux, on trouve, dans la correspondance de Louise Michel, de nombreux courriers que la Communarde, déportée au bagne en Nouvelle-Calédonie, n’a cessé d’envoyer à la commission des grâces (“la commission dite des grâces”, écrit Louise Michel) pour se rappeler à son bon souvenir mais aussi camper sa stature politique :

Messieurs, vous avez bien fait d’ordonner que toute personne pût correspondre librement avec vous au moyen de lettres cachetées. De cette façon, mes pensées vous arriveront de partout.

Subir les mots d’un monde ratatiné

A l’époque, en ce début des années 1870, écrire à cette commission des grâces supposait… de savoir lire et écrire, ce qui était loin d’être démocratisé ( a fortiori pour les femmes de milieu populaire, mais Louise Michel est institutrice). Lorsque démarre la Grande guerre, à peine 2% des soldats français engagés ont le bac. Et, tout comme certains loisirs ou le goût du vin, le langage, le vocabulaire et la façon de parler deviennent rapidement des ressorts de la distance sociale qui se creuse au front.

Cette réalité prend à revers bon nombre de représentations idéalisées d’une solidarité transclasse qui se serait fait jour dans les tranchées. Mais le chercheur Nicolas Mariot, qui a notamment travaillé sur la correspondance de Poilus issus des élites intellectuelles et lettrées, montre justement à travers leurs lettres combien ces soldats issus des classes supérieures ont eu beaucoup de mal à s’accommoder de la proximité de soldats issus des milieux populaires. Et parmi ce dont ils se plaignent dans les courriersqu’ils font parvenir à l’arrière, on retrouve notamment la façon de parler ou le vocabulaire :

  • c’est le poète licencié en droit Louis Krémer qui cingle un “milieu peu intelligent” en 1915, et se plaint “des poilus qui conversent, et leurs conversations, leurs plaisanteries, toujours les mêmes, sont écœurantes”
  • c’est aussi le peintre Fernand Léger, la même année : “Comme je m’ennuie tout seul dans tout ce monde ratatiné”
  • ou encore l’écrivain Jean Norton Cru, toujours en 1915 : “Je suis fatigué de vivre parmi des illettrés, trop souvent égoïstes et blasphématoires.”

Un siècle plus tard, certains lycées de quartiers d’éducation prioritaire organisent des ateliers pour leurs élèves susceptibles de passer des concours où la façon de parler peut faire le tri. La sociolinguiste Maria Candea, qui travaille de longue date sur la stigmatisation par le langage ou par l’accent, prépare ainsi les élèves du Lycée Eugène-Delacroix de Drancy (Seine-Saint-Denis) qui voudraient intégrer Sciences Po. Elle travaille sur l’accent au sens large, qu’il soit géographique ou social, d’ailleurs, car les deux se recoupent bien souvent : il est rare que la grande bourgeoisie dans le Nord ou dans le Pas-de-Calais se dévoile par un accent ch’ti. Lequel charrie bien plus naturellement des représentations collectives du monde ouvrier ou de la mine – “surtout un langage de bonne humeur”, “un véritable antidépresseur”, flattait le 4 mars 1998 le présentateur du journal de France 2, pas à deux ou trois clichés près sur le picard, cette langue régionale parlée de Boulogne-sur-Mer à Maubeuge :

Yves Montand, son accent et sa migration de classe

C’est aussi vrai à l’autre bout de la France, et il est frappant d’entendre Yves Montand raconter à la radio en 1953 comment il s’est échiné à perdre son accent pour gagner en légitimité et faire carrière… quelques minutes à peine après avoir feint d’oublier qu’il n’avait pas fréquenté le lycée. Et Montand, 32 ans, d’avouer un peu contrit qu’il n’a pas traîné à l’école, lui qui est né en 1921 en Italie mais dont la famille a vite quitté la Toscane pour Marseille et les quartiers prolétaires du côté du port de la Joliette.

A Paris, en studio, on le félicite pour ce camouflage – “Oui, bravo!” et on ricane un peu à prononcer “pétannnnque” :

Source : France culture, Chloé Leprince, 14-02-2019

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Commentaire recommandé

Le Belge // 19.02.2019 à 08h12

Je voudrais bien faire mon Daniel Guichard, mais je n’y arrive pas, trouvant indécents les commentaires de la caste au sujet de Monsieur Dettinger. Cet homme défendait une femme qui, bien qu’atteinte d’emphysème, se faisait rouer de coups -alors qu’elle était à terre- par un flic.
Cet homme est un héros et un résistant. Honneur à lui.
Mes salutations aux Gilets Jaunes, surtout, ne lâchez rien les gars. Bonjour du Plat Pays.

62 réactions et commentaires

  • yack2 // 19.02.2019 à 07h08

    Petites questions…..La communauté gitane a été ,elle aussi, victime du nazisme dans des proportions désastreuses, elle est aujourd’hui victime de stigmatisations quotidiennes…..Stigmatisations relayées sans complexes par le chef de l’état…Déclarations carrément racistes qui n’ont pas ému le moins du monde le petit gratin médiatique. Les manifestant du soir auront-ils une pensée pour eux?
    Si vous allez en Corse (entre autre) de nombreux ” arabes dehors” fleurissent au bord des routes,si tu a une tête d’arabe tes chances de rentrer en boîte de nuit, de trouver un boulot se réduisent à peau de chagrin…Les manifestants du soir….,?
    [modéré]

      +77

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    • Aurélie // 19.02.2019 à 09h00

      En effet. On ne parle que des Juifs comme victimes des nazis dans les années 40. Mais avant, dans les années 30, ils ont aussi exterminé ceux qui sont encore aujourd’hui considérés comme des déchets de la société : les handicapés, les sans-logis, les prostituées. Il y a un très bon livre sur ce sujet : “Aktion T4. Le secret d’État des nazis : l’extermination des handicapés physiques et mentaux” de Michael Trezenga. Et donc pour ces personnes, ainsi que les gens du voyage, les homosexuels, etc., y a-t-il des lieux de mémoire et des commémorations ?

        +25

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      • Crips974 // 20.02.2019 à 03h58

        Aurélie,
        peut être que toi tu ne le savais pas mais je crois ( j’ose espérer ) que la majorité des personnes est au courant de cette horrible réalité.Donc, non, on ne parle pas que des juifs comme victimes du nazisme.
        On notera que l’amalgame facile a été d’assimiler les juifs, tziganes, et autres afin d’effectuer des purges plus simplement et rapidement.
        Tu n’es pas sans savoir que le Pogrom est un mot russe, il n’y a pas eu que les nazis…

          +2

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    • Lysbeth Levy // 19.02.2019 à 11h10

      Oui tout a fait, non seulement on a sous estimé les chiffres selon des spécialistes, mais après la chute du mur de Berlin, l’effondrement du bloc soviétique, les gitans sont redevenus les victimes de l’histoire.
      https://npa2009.org/idees/le-samudaripen-ou-genocide-des-tsiganes-une-histoire-occultee..Les gitans ont été les “étrangers en Europe” les plus discriminés et continuent, hélas, à l’être après 1989 et la guerre en ex-Yougoslavie, ou fuyant les combats, ils ont “repris la route” vers l’Ouest, tant ils sont menacés dans leurs pays d’origine, voir abandonnés par les états destructurés par la guerre de l’Otan .: https://www.diploweb.com/Tsiganes-d-Europe-Une-minorite-en.html la Nouvelle Europe ne semble pas vouloir d’eux, et ne pas les fixer. D’horribles quartiers en Roumanie,Hongrie, et en France même a ciel ouvert existent. Mr Macron ne parle sans doute que de ces “gitans” là très voyants mais pas de ceux nombreux qui vivent très bien en France, Mr Dettinger étant l’exemple type des gitans français ayant réussi à s’intégrer depuis des siècles. Rien de comparable avec ceux venus de l’Europe de l’est après l’effondrement de l’URSS ..

        +15

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      • tepavac // 19.02.2019 à 22h00

        Cela rejoint ce la teneur de la conférence de Jacques Battin, professeur émérite de pédiatrie et génétique médicale à l’Université Victor Segalen Bordeaux 2 .

        http://agora.qc.ca/Dossiers/Eugenisme

          +0

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      • Crips974 // 20.02.2019 à 05h50

        Bonjour Lysbeth,
        il serait bon d’utiliser le mot tsigane ( ou tzigane ) en lieu et place de gitan. Je ne vais pas refaire l’historique de ce peuple mais les gitans ( gitano ) ne sont qu’une infime partie de ce peuple migrant indéfiniment. Dans l’ancienne Roumanie ils restèrent esclaves ou serviles ( c’est plus noble comme mot ??? ) jusqu’au XIX !!!
        Ils ont toujours été plus ou moins chassés même si à une époque, ils pouvaient être courtisés par certains dirigeants.
        Il n’y a pas à faire de différence entre ce que vous semblez être de “bons gitans français ayant réussi à s’intégrer depuis des siècles” et les autres puisque vous dites ” rien de comparable avec ceux…
        Ils sont tous hélas victimes de pressions, agressions, avilissement, pauvreté, mises à l’écart.

          +2

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    • Dominique65 // 19.02.2019 à 15h55

      Dans un autre registre, lorsque Valérie Pécresse ou Donald Tusk expliquent que les anglais doivent souffrir, personne ne s’offusque de cette forme de racisme et d’appel à la haine.

        +8

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  • Pierre D // 19.02.2019 à 07h15

    Notre “garant de la constitution” à travers son sabir pédant et ampoulé montre qu’il ignore que la France ne connait qu’une communauté, la Communauté Nationale.

      +38

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  • TC // 19.02.2019 à 07h47

    A mettre en parallèle avec les insultes qu’a subies Finkelkraut. D’un côté, des gilets jaunes qui font de l’antisémitisme avec le traitement médiatique qui va avec et cette phrase haineuse et méprisante du chef de l’Etat envers toute une communauté sans que cela n’émeuve pas le moins du monde notre éditocratie. Par les temps qui courent, aux yeux des journaleux et du gouvernement, il vaut mieux être juif que gitan, arabe ou simple sans dents !

      +65

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    • Fritz // 19.02.2019 à 12h07

      Comme ça tombe bien : ces insultes adressées à M. Finkielkraut, à quelques jours du dîner du C.R.I.F.

      Concernant Christophe Dettinger, des contributeurs opiniâtres ont réussi à insérer et à maintenir les propos de Macron sur la page Wikipédia du “boxeur gitan”. Mais ils mériteraient d’y être développés.

        +16

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  • Le Belge // 19.02.2019 à 08h12

    Je voudrais bien faire mon Daniel Guichard, mais je n’y arrive pas, trouvant indécents les commentaires de la caste au sujet de Monsieur Dettinger. Cet homme défendait une femme qui, bien qu’atteinte d’emphysème, se faisait rouer de coups -alors qu’elle était à terre- par un flic.
    Cet homme est un héros et un résistant. Honneur à lui.
    Mes salutations aux Gilets Jaunes, surtout, ne lâchez rien les gars. Bonjour du Plat Pays.

      +105

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    • Wakizashi // 19.02.2019 à 09h06

      Oui, Christophe Dettinger est un héros et un résistant. Pour lui témoigner sa reconnaissance, notre société éclairée l’a condamné à un an de prison ferme. Etrange notre monde d’aujourd’hui, où le mensonge et l’hypocrisie sont récompensés bien plus sûrement que le courage et l’honnêteté.

      Dans quelques siècles, les historiens évoqueront notre époque comme un âge profondément obscurantiste. Je ne doute pas que l’on en sorte un jour, il me semble que l’évolution de la conscience humaine est inscrite dans les lois de la nature ; la question que je me pose est : va-t-on en sortir à une échelle de quelques années, quelques décennies ou quelques siècles ?

        +30

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      • Kiwixar // 19.02.2019 à 09h58

        Dettinger aurait aussi été condamné à de la prison sous Vichy. Le régime Macron n’est pas mieux et d’ailleurs Macron est, comme Pétain, un héros de la 1ère GM (Gangrène Merdiatique). Cela lui épargnera peut-être une ptite balade à l’aube. Ou pas.

          +26

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        • tepavac // 19.02.2019 à 17h38

          Intéressante conversation sur les écumes d’une époque, qui en rappelle une autre, pas très glorieuse pour l’espèce humaine, et dont la philosophie était empreinte de l’homme céleste, rationalisé, selon les critères subjectifs inhérents à leur future et prometteuse fonctionnalité usuelle.
          Sur le coup cela me rappelle ces offenses de personnages médiocres envers ceux qu’ils considéraient comme des déchets de l’espèce humaine.

          “Certes, les êtres humains sont égaux. Mais les individus ne le sont pas. Le faible d’esprit et l’homme de génie ne doivent pas être égaux devant la loi. L’être stupide, inintelligent n’a pas droit à une éducation supérieure. Il est absurde de lui donner le même pouvoir électoral qu’à l’individu complètement développé.”

          A votre avis, qui à prononcé ces phrases pleines de compassion pour ses semblables et aussi respectueuses des valeurs démocratiques Européennes ?

          Deux esprits pertinents, Bachy pierre et Aar, échangent leurs courtes analyses sur le sujet de la discrimination à partir d’un support emblématique, et expliquent pourquoi et par quel biais, un virus philosophique a dévasté tout un continent et embrasé le monde.
          Toutes ressemblances avec notre époque est fortuite….

          http://www.francopolis.net/discus/messages/15/3321.html?1111785074

            +1

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    • Crips974 // 20.02.2019 à 05h57

      Bonjour
      je vous cite “Cet homme défendait une femme qui, bien qu’atteinte d’emphysème, se faisait rouer de coups -alors qu’elle était à terre- par un flic”. Si vous avez un extrait de cette vidéo, je suis preneur car les images ne le montrent pas.

        +2

      Alerter
  • affreuxjojo // 19.02.2019 à 08h12

    Le plus bizarre dans cette histoire n’est pas le fait que le boxeur (dont je salue le courage) se soit exprimé convenablement. C’est plutôt le fait que Macron sache comment parle un gitan. Je doute qu’il en ait entendu beaucoup dans son milieu ou à l’ENA.

      +54

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    • DocteurGrodois // 19.02.2019 à 09h15

      @affreuxjojo

      Les seules personnes “du peuple” à parler à Macron régulièrement sont sa maquilleuse (lors de la séance de poudrage quotidienne), Mimi Marchand (qui connaît bien le caniveau), Benalla (son boxeur à lui), et Makao (le pote à Jawad).

        +18

      Alerter
    • ellilou // 19.02.2019 à 11h44

      Un conseiller a du lui dire de regarder le film de Guy Ritchie “Snatch” et il s’attendait donc à entendre Monsieur Dettinger parler comme Brad Pitt 😉

        +11

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    • Dominique65 // 19.02.2019 à 16h03

      Entre nous, Macron ne s’exprime guère mieux que le collégien de 6ème (je peux comparer, mon petit-fils est justement en sixième) :
      « Le boxeur, la vidéo qu’il fait avant de se rendre… il a été briefé par un avocat d’extrême gauche. Ça se voit ! Le type, il n’a pas les mots d’un gitan. Il n’a pas les mots d’un boxeur gitan. »

        +14

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  • RGT // 19.02.2019 à 08h28

    Spécialité de nos “élites” : Frapper en dessous de la ceinture.
    Ce que ce boxeur ne se permettrait jamais par respect pour son adversaire.

    Ce mépris de classe n’est pas à leur honneur et ça sent la fin de règne.

      +39

    Alerter
  • Caliban // 19.02.2019 à 08h29

    Merci pour la diffusion. Le mépris de classe surgit de façon brutale dans les propos de notre président-morveux.

    Mais le contraste est également frappant entre
    • ce sportif qui pour s’en sortir a dû encaisser tant et tant de coups
    • et ce bureaucrate qui pour se hisser au sommet de l’Etat a du lécher tant et tant de …

    Chacun son sport, le peuple reconnaîtra les siens 🙂

      +81

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    • ellilou // 19.02.2019 à 11h46

      Étrange renversement des rôles sous votre plume: le méprisant devient le méprisé…

        +6

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  • Basile // 19.02.2019 à 08h30

    on a appris hier, par l’intéressé lui même (infirmier) que, très grand timide, il n’avait pas su s’exprimer devant un tribunal, et avait été condamné à 1 an de prison ferme pour conduite sans permis.

    il est passé par le SAS (service d’aide à la sortie) où il a appris à s’exprimer, mieux se défendre, et il a ainsi pu sortir au bout de 4 mois.

    Justice expéditive pour un sans dents ?incapable d’écouter ceux ne pouvant faire une « performance » de 6 heures ?

      +9

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    • zx81 // 19.02.2019 à 10h40

      “On devrait obliger les présidents à se soumettre à des tests réguliers de dépistage de drogue”
      Dixit un spécialiste selon qui il ne fait pas de doute que Macron prend de la cocaïne (dès lors ses “performances” théâtrales n’en sont plus) :
      https://m.youtube.com/watch?v=EWykj3R4qWE

      Le contraste avec le boxeur gitan est saisissant, d’un côté un homme de bon sens, courageux et honnête pour qui la parole compte, de l’autre au mieux un sophiste sans foi ni loi, au pire un psychopathe adepte de la poudre de perlimpinpin.
      “Il y a ceux qui réussissent et ceux qui ne sont riens”.

      On vit dans une société d’inversion des valeurs, l’avoir a pris la place de l’être, la corruption celle de l’éthique, l’apparence celle de la réalité, la bêtise celle de la l’intelligence.

        +36

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  • nulnestpropheteensonpays // 19.02.2019 à 09h04

    c’est marrant de confondre la simplicité , le commun , le vrai , avec le manque d’intelligence . c’est surement la raison pour laquelle les gens “sophistiqués” à vérifier , mais qui vient surement de sophisme , ne se rende pas compte de leur bêtise . Si le mouvement des gilets jaunes a mit quelque chose en évidence , c’est la bêtise de nos dirigeants et de toute cette classe de bourgeois . Et ça nous éclaire sur le pourquoi le monde va a sa perte , il est temps de faire le grand remplacement , et renvoyer ces gens dans les poubelles de l’histoire .

      +19

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  • christian gedeon // 19.02.2019 à 09h10

    “les mots d’un boxeur gitan ” seraient donc une affaire…pour ne rien cacher,j’ai également trouvé qu’il s’exprimait dans un français particulièrement châtié lors de son allocution,puisqu’il faut l’appeller ainsi.Evidemment,ces mots rendus publics de M. Macron sont,comment dire,bruts de décoffrage,et à l’époque où tout est filmé,ou enregistré ou rapporté,c’est une bévue de plus à ajouter à une liste déjà longue. De là à en faire des propos racistes,haineux et méprisants,il y a une marge que je ne franchirais pas,à titre personnel. A force de trop vouloir prouver,on ne prouve rien du tout. Si l’on devait s’arrêter à chacune des foucades de Drouet ou de Nicolle pour les traiter de tous les noms d’oiseaux,il faudrait inventer de nouveaux volatiles.Dès le mis de décembre,j’avais mis en garde,sur les Crises,contre le glissement vers du nauséabond pour utiliser le terme obligatoire et référencé. Ben nous y sommes. Bien regarder ce qui arrive à Corbyn en ce moment…et que çà nous serve de leçon.

      +3

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    • Caliban // 19.02.2019 à 13h56

      “De là à en faire des propos racistes,haineux et méprisants,”
      Raciste sans doute, haineux probablement pas, méprisant à coup sûr, c’est dans le titre.

      Votre goût de la provocation pour la provocation vous égare 🙂
      Remplacez gitan par n’importe quel qualificatif … je sais pas moi, au hasard “les mots d’un boxeur ashkénaze” par exemple … et revenez nous dire ce que vous en pensez.

        +27

      Alerter
  • Marie // 19.02.2019 à 09h10

    Quoiqu’il en soit, je reste très fière d’être Gaulois(e).

      +4

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  • SanKuKai // 19.02.2019 à 09h32

    Concernant les fautes d’orthographe, c’est pas très malin de la part de ces élites “supérieures” de vanner car les gilets jaunes demandent aussi plus de moyens pour l’éducation et les écoles. Et pas juste des drapeaux de l’ UE. Au final, du haut de leur mépris, ils se tirent une balle dans le pied.
    Cette vidéo du ministre de l’éducation qui se fait corriger sa conjugaison par des enfants est très éclairante :
    https://m.youtube.com/watch?v=jdcNaSfoXWc

      +21

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  • GJmanu // 19.02.2019 à 09h45
  • Lysbeth Levy // 19.02.2019 à 09h56

    Incroyable ! On nous tacle sans cesse sur le “racisme” avec “moults manifestations”, annonces, associations punitives dites “antiracistes” mais seule l’élite, les éditocrates se permettent d’en rajouter sans en encourir les foudres habituelles qui s’abattent dès qu’on instrumentalise les faits. Il y a un “racisme” de classe “acceptable”, celui décomplexé de l’élite, des pseudo-intellectuels médiatiques et Finkie n’est pas le dernier a se lancer dans des diatribes violentes contre la France black-blanc-beur ou la menace de la créolité dans le métissage des petits blancs, selon ces expressions :
    https://la1ere.francetvinfo.fr/2014/04/10/alain-finkielkraut-pour-qui-les-antillais-sont-des-assistes-devient-immortel-142083.html. Donc “le gitan” ne s’exprime pas comme “il faut selon les usages” d’après Macron ?
    Mais pour qui se prends t’il celui ci ?
    Les pauvres aussi parlent “mal” n’écrivent pas bien le “français” académique de Mr Macron. Au moins le peuple ne fait pas dans la langue de bois. Dans la énième manip pour éteindre le mouvement des gilets jaunes, quelques bonnes paroles de Mr Finkielkraut dans ces mots : http://www.europalestine.com/spip.php?article15092 Voilà pourquoi celui ci dès qu’il est reconnu “dehors” risque de mal être reçu mais encore faut-il entendre toutes les parties …

      +15

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    • Catalina // 19.02.2019 à 14h04

      IMAGES CHOCS : Des Gilets jaunes discutent amicalement avec Alain Finkelkraut pendant 12 minutes sans l’agresser !
      (Attention, la captation du son a été mauvaise, il est nécessaire de tendre l’oreille.)
      Vidéo : Sylvain Baron
      Proposé par Le Blogue Noir de Brocéliande.
      https://www.youtube.com/watch?v=KUbcChsxr-w

        +8

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      • Leterrible // 19.02.2019 à 18h15

        @Catalina (19/2 à 14h04)
        Pas besoin de tendre l’oreille (à partir d’environ la minute 9′) pour entendre que Alain Finkielkraut n’a JAMAIS entendu parler d’Etienne CHOUARD…..On a ainsi une idée plus précise des biais d’information ( “ne pas parler”.. ce n’est pas mentir ou tromper..!! ) même à ce niveau.. Quel gâchis..pour rester poli.

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    • jp // 19.02.2019 à 14h20

      “La proportion des enfants à Gaza est totalement délirante, donc on met au monde continûment des enfants qui n’ont aucune place dans le monde. Production effrénée d’hommes excédentaires, d’hommes surnuméraires.”
      signé M. Finkielkrau
      en 2007 je crois

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  • traroh // 19.02.2019 à 10h44

    Les Roms, manouches et autres gens du voyage ont eux aussi été persécutés, massacrés, exterminés par les nazis. Pourtant, il n’existe pas les mêmes préventions contre ce type de propos que contre les propos antisémites. Si Macron avait dit la même chose à propos d’un “boxeur juif”, il aurait déjà été contraint à la démission. D’où vient cette différence ?

      +22

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    • haribo // 20.02.2019 à 06h03

      on aurait pu prendre un boxeur musulman puisque tous nos boxeurs pros ou semi-amateurs sont d’origine magrhébine ou sont musulmans voire les deux.
      nota c’est un simple constat. Rien d’autre

        +3

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      • Bernard // 20.02.2019 à 18h55

        “… tous nos boxeurs pros ou semi-amateurs sont d’origine magrhébine ou sont musulmans voire les deux”.

        Que fumez-vous, habituellement ?

          +1

        Alerter
    • Roger // 20.02.2019 à 15h03

      On se le demande, cherchez l’erreur …………….

        +0

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  • Sequoia // 19.02.2019 à 10h53

    On peut aussi noter cette référence à “l’avocat d’extrême gauche” qui ne sort de nulle part, alors que le discours du concerné, constellé de “j’aime la France” et “j’aime ma patrie”, ne reflète en rien un discours d’extrême gauche.

      +7

    Alerter
    • Papagateau // 19.02.2019 à 21h14

      La parole de Macron n’a pas besoin d’être vraie, elle a juste besoin d’être convaincante.

      Car lui, c’est quelqu’un qui a réussi. Pour ceux qui ne sont rien, ça serait de la déloyauté.

        +2

      Alerter
  • Dorian // 19.02.2019 à 11h13

    Le mépris de Macron pour le parler populaire ne date pas d’aujourd’hui. Jadis les grammairiens renvoyaient ces grands seigneurs méprisants dans les cordes : « Le peuple est souverain seigneur de sa langue, il la tient comme un fief de franc alleu, et n’en doit recognoissance à aulcun seigneur. L’escolle de ceste doctrine n’est point ès auditoires des professeurs hébreux, grecs & latins en l’Université de Paris : elle est au Louvre, au Palais, aux Halles, en Grève, à la place Maubert. » (Petrus Ramus, Gramere, 1562.)
    C’est un grand grammairien qui, par delà les siècles, répond à ce grand saigneur de Macron. Mais où sont les intellectuels d’aujourd’hui ?

      +14

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  • Dany 2 // 19.02.2019 à 11h46

    Le Figaro : “Édouard Philippe a trouvé dans la boxe son exutoire.”
    “La politique, c’est comme la boxe. Quand vous montez sur le ring, vous savez que vous allez prendre des coups. J’en prends. Je peux en donner aussi. J’aime ça”,

    Voilà une solution ! Un débat, un vrai sur le ring entre l’Exécutif et le Peuple…
    A ma droite, Edouard Philippe, 1er ministre, 1,94m
    A ma gauche, Christophe Dettinger, citoyen, 1,91m

    Que le meilleur gagne…

      +14

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    • Fritz // 19.02.2019 à 12h16

      Beau combat en perspective.
      Je le redis : messieurs les flics et pandores sont priés de descendre du ring.

        +7

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  • Czerny // 19.02.2019 à 12h19

    Pour ma part je ne regrette qu’une chose ,c’est que les Gilets Jaunes ne soient pas plus inspiré par l’esprit combatif de Christophe . Il les a faits reculer, a rendu les coups et a fait vaciller leur minables certitudes .Je parle ,et des matraqueurs de la ripoublique, et de leurs donneurs d’ordres .Défiler en touriste chaque samedis et compter les borgnes en fin de journée ne sert a rien face à des gens qui vous font la guerre .Pour de vrai……

      +11

    Alerter
    • boychevix // 20.02.2019 à 09h55

      En un sens, ce que je trouve perturbant, c’est la “facilité” (somme toute relative, car tout le monde n’est pas champion de boxe) avec laquelle il a fait reculer les “forces de l’ordre”. Ou bien ils ont été surpris, ou bien, ils sont mal entraînés… Une “armée” de boxeurs bien déterminé et de conducteurs d’engins seraient-ils capables de faire vaciller le régime en place?

        +1

      Alerter
      • Czerny // 20.02.2019 à 11h25

        Ils sont surtout habitués à cogner des civils pacifique ,sans jamais rencontrer de résistance .

          +3

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  • bm607 // 19.02.2019 à 12h33

    “…Gaspard Gantzer lui répond : «Ils ont le droit de manifester, même s’ils sont cons malheureusement […] C’est ça qui est dramatique», avant d’ajouter : «Si on faisait des tests de QI à l’entrée des manifestations, [il n’]y aurait pas grand monde.»”
    https://francais.rt.com/france/59255-pas-grande-monde-chez-gilets-jaunes-tests-qi-entree-manifestations-gaspard-gantzer

    Les élites, encore un bel exemple de leur “beauté intérieure”, de leur “classe”, de leur “affinité avec ceux qui les élisent”.
    Et aussi de leur intelligence assez limitée, de fait (il ne doit bouffer des patates que si elles ont été cultivées par des agriculteurs aux QI supérieur à 140 sans doute, et ne demander des taxis qu’avec chauffeurs ayant Bac+5… et s’il croise un QI plus élevé que lui il se tait et se met à plat ventre évidement).

    Il lui faudrait apprendre à parler au passage, RT est obligé de corriger ses phrases, “y aurait pas” : savoureux !

    Pour rappel : de 2014 à 2017, il est conseiller chargé des relations avec la presse, chef du pôle communication à la présidence de la République française, auprès de Hollande (c’est vrai qu’il a fait preuve de grande intelligence dans sa mission, on a vu le résultat sur la popularité de fh).
    Qui a dit ou cru que le PS était de gauche, près du peuple ?

      +15

    Alerter
    • tepavac // 19.02.2019 à 21h01

      «Si on faisait des tests de QI à l’entrée des manifestations, [il n’]y aurait pas grand monde.»”

      Nous devrons y penser par le biais du Ric en premier, c’est une très bonne idée!

      Car à l’évidence, si un test d’honnêteté était fait à l’entrée des fonctions exécutives, alors il y aurait pas grand monde de toutes ces bandes de bonimenteurs !

        +6

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  • René Fabri // 19.02.2019 à 13h33

    Complotisme aussi, quand on ne croit pas ce qui est dit, mais qu’on affirme, sans preuve, l’existence d’une manipulation.

      +5

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  • Suzanne // 19.02.2019 à 13h49

    Merci de tout coeur pour cet article, il ne faut jamais oublier cette histoire. La rage et l’indignation me reprennent quand je revois les vidéos, quand j’écoute les paroles de Christophe Dettinger. Je suis absolument certaine que sa pensée logique, articulée, intelligente est bien à lui, qu’il a certainement passé de très longues heures à se demander ce qu’il allait faire, l’angoisse au coeur par rapport à sa famille. Il y a même quelques minuscules expressions typiquement orales qui montrent qu’il n’est pas en train de lire ou de réciter.

    Emmanuel Macron, ce petit enfant gâté qui n’a jamais rien connu, rien vécu, ne s’imagine pas ce qu’il a en face de lui. Car en face de lui, il y a presque tout le monde. Même ceux qui gagnent correctement leur vie, qui ne se revendiquent pas gilets jaunes par humilité (parce qu’ils ne connaissent pas ces terribles anxiétés de fins de mois), tous ces gens sont en fait une réserve inépuisable. Tous ces gens discutent, s’organisent, fabriquent le cadre d’après,

    regardez ce qu’ils font à Castres !
    https://www.facebook.com/SvetlanaRussia.CBETA/videos/2714901621883856/UzpfSTYwMDkyMjMxNjoxMDE1NjkzNTEzMDQ0MjMxNw/

    soutiennent financièrement (comment l’élite financière peut-elle se regarder dans la glace après avoir fait supprimer la cagnotte de solidarité pour la famille de M. Dettinger? Je n’arrive pas à le comprendre), sont présents et prêts à prendre le relais. Nous sommes présents et prêts.

    Messieurs, mesdames de l’élite, vous avez peur et vous avez bien raison.

    Vous aurez à rendre des comptes devant la République et le Peuple.

      +16

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  • weilan // 19.02.2019 à 14h00

    Quelqu’un sait il ce qu’est devenu la cagnotte leechi en faveur de Dettinger ?
    Notre belle “justice” serait elle arrivée à interdire cette cagnotte ?

      +2

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  • Rosa // 19.02.2019 à 14h03

    Oui pour les victimes homosexuelles du nazisme, il y a un mémorial à Berlin.

      +2

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  • Sandrine // 19.02.2019 à 14h25

    En réponse au mail de @Pinouille que je ne vois plus (supprimé?) sur le racisme de classe inversé dont beaucoup de commentateurs ferait preuve sur ce site à l’égard des classes supérieures. En effet, méfions-nous, car il n’est pas exclu que cela nous retombe dessus un jour ou l’autre.
    Nous vivons une époque folle :
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/la-faute

      +2

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    • jules vallés // 19.02.2019 à 15h19

      En quoi exactement seraient-elles “”supérieures”” ces classes?
      et en quoi les autres seraient-elles “”inférieures””?
      La plaie des rapports humains: les sentiments de supériorité et d’infériorité, lire Alfred Adler à ce sujet…

        +5

      Alerter
      • Sandrine // 19.02.2019 à 15h47

        C’est un point de vue très chrétien (l’orgueil diabolique) ; d’un point de vue confucéen par exemple (pour faire le lien avec le sujet d’hier), c’est au contraire un gage d’harmonie sociale.

          +1

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        • boychevix // 20.02.2019 à 10h00

          Il y a eu aussi de nombreuses révoltes, pour ne pas dire révolutions, en Chine. Les Chinois ne sont pas des gens aussi soumis qu’on ne l’imagine souvent. En réalité, c’est une civilisation à deux visages.

            +1

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        • Jules Vallés // 21.02.2019 à 10h38

          Bigre, Confucius lui-même, ça sent l’argument d’autorité….
          Mais pour les questions, pas de réponses, c’est pourtant ce qui m’intéresse le plus !
          Désolé de ne pas avoir pris connaissance plus tôt de vos interventions..

            +0

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    • tepavac // 19.02.2019 à 20h50

      Merci Sandrine pour cette excellente émission qui montre la seconde facette des mécanismes développés par les différentes et multiples “ligues du lol”, c’est même fascinant de constater combien il est facile de manipuler l’opinion des personnes, c’est même terrifiant.
      Voilà un groupe de parents originaire d’Afrique qui se laissent abuser par un discours empreint de mensonge et qui leur fait croire qu’une éducatrice blanche est raciste envers les peaux noirs, sans même rien connaître d’elle, pas même que le père de ses enfants est d’origine Camerounaise…

      Nous sommes en plein dans les années trente, et pas glorieuses.

        +3

      Alerter
  • boychevix // 19.02.2019 à 18h11

    Je suis d’accord avec l’ensemble de l’analyse, même si un détail me fait tiquer un peu. Avant 1914, rares étaient les personnes à pouvoir passer le BAC. A noter qu’Émile Zola a raté son BAC, ce qui ne l’a pas empêché de connaître la belle carrière littéraire que l’on sait. D’ailleurs, les grands écrivains du XIXe siècle se passionnaient pour l’argot. Il y avait le certificat d’études qui garantissait quand même un solide bagage au moins en français et en calcul. Certaines carrières n’exigeaient pas forcément d’avoir le BAC, notaire par exemple, ou les Arts et métiers (j’hésite à dire «ingénieur», car cette école n’a pu se prévaloir de ce titre qu’assez tardivement) et pourtant, ces personnes avaient quand même un certain bagage intellectuel, au moins technique (bien supérieur à bien des bacheliers actuels). Juste pour dire qu’il y avait bien d’autres manières de se «cultiver», et la population était sans doute moins illettrée qu’on ne le pense.

      +6

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  • Catalina // 19.02.2019 à 22h09

    LE PROCÈS DETTINGER – Les Reportages de Vincent Lapierre
    https://gaideclin.blogspot.com/

      +3

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  • Lulu // 20.02.2019 à 16h10

    juste : le rromani ne vient pas du catalan et n’est pas parlé par les gitans du sud de la France. Le rromani est la langue officielle des Tziganes et vient de l’Inde, d’où sont venus les gitans.

      +3

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