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29.juin.202129.6.2021
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Macron, McFly et Zadig : le « en même temps » macronien face à ses contradictions – par Eric Juillot

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Dans un entretien récemment accordé à la revue Zadig, le Président Macron expose son rapport à la France. Le propos, riche et réfléchi, intéressant à plus d’un titre, laisse cependant circonspect. A-t-il vraiment été tenu par l’homme qui occupe le fauteuil élyséen depuis 2017 ?

Manipulation ou dissociation mentale ?

Dans cet entretien, il est principalement question d’histoire et de géographie. Emmanuel Macron livre à ses lecteurs la description détaillée et vivante de son rapport particulier à l’espace français et à ses habitants ; une géographie personnelle, collection des lieux auxquels sa vie l’a attaché depuis l’enfance : Amiens, Le Touquet, Bagnères-de-Bigorre, etc. Par-delà l’évocation de ses souvenirs, le Chef de l’État semble très au fait du mal être politique qui s’est abattu dans ces lieux comme dans tant d’autres, conséquence des mutations brutales imposées par la mondialisation au système productif français depuis plus de 40 ans.

Il évoque ainsi la « morsure de la désindustrialisation ». Et d’ajouter : « Il faut voir le drame que c’est, quand ferme une entreprise où des générations ont travaillé. Ceux qui ne le vivent pas ne peuvent pas comprendre le choc que cela représente, à la fois pour la vie familiale et pour l’imaginaire : on ne perd pas seulement son travail, c’est aussi l’univers des possibles qui est détruit ».

Il y aurait donc deux hommes en Emmanuel Macron : d’une part, l’homme privé, doué d’empathie, attaché à comprendre les peines de ses semblables et soucieux de les partager ; d’autre part l’homme public, le politique, partisan dogmatique du Marché, exigeant des « Gaulois réfractaires » une adaptation sans fin à la mondialisation au nom de la modernité indépassable qu’elle est censée incarner.

Ici, la dissociation paraît tout à fait intenable. L’homme qui n’a rien d’autre à proposer aux salariés de Whirlpool à Amiens que son volontarisme néolibéral, l’homme qui affichait, avant même son arrivée à l’Élysée, un mépris de classe digne du XIXe siècle, l’homme pour qui les gens ordinaires « ne sont rien », pour qui les gens modestes sont « illettrés » ou « alcooliques », incapables de « traverser la rue pour trouver un emploi » afin de se « payer un costard », veut tout à coup faire croire, le temps d’un entretien, que toute la politique économique et sociale régressive qu’il a impulsée dès 2014 — au ministère de l’Économie — ne doit rien à ce qu’il est en réalité. L’obsession macronienne du « en même temps », poussée ici dans sa logique ultime, se fracasse sur les principes élémentaires de cohérence et de non-contradiction.

Le Président français ne recule pourtant devant rien pour accréditer cette autre image de lui-même. Ainsi se montre-t-il nostalgique de l’État dirigiste des Trente Glorieuses, expliquant, à propos de Bagnères-de-Bigorre, que « tous les aménagements avaient été réalisés dans les années 1970-1980, le territoire allait de l’avant. Puis, d’un coup, la ville s’est comme figée » ; ainsi se désole-t-il de l’impact spatial de la mondialisation, qui favorise les métropoles au détriment des villes moyennes et génère un sentiment d’abandon dans l’esprit de beaucoup de Français : « Le sous-préfet a quitté les lieux. Les services publics sont partis, mais aussi des cadres intermédiaires, des fonctionnaires, des cadres d’entreprise… » ; ainsi dénonce-t-il, enfin, le mythe dangereux d’une économie post-industrielle : « j’ai posé un diagnostic, pointé une erreur fondamentale : nous avons pensé pouvoir faire un pays sans usines ».

Autant de constats justes, mais qui soulignent cruellement l’échec total de celui qui les formule. Comment aurait-il pu prétendre soulager ces maux, lui qui a repris à son compte toutes les croyances néolibérales pour s’en faire le champion ? Comment ces croyances pourraient-elles, au motif qu’on les met en œuvre radicalement, susciter soudain des effets inverses à ceux que l’on déplore ? Il y a dans cette manière de voir un vice majeur de la pensée. E. Macron prétend ainsi « avoir agi dès le début du quinquennat pour réindustrialiser », comme s’il était possible d’atteindre cet objectif sans remettre en cause le cadre idéologique qui a conduit à notre déclin productif. Comment réindustrialiser, en effet, face au dumping social, salarial et environnemental imposé à notre pays par l’UE, dont la libre circulation des capitaux et des marchandises est des « libertés fondamentales » ?

Il ne suffit pas de prendre, le temps d’un entretien, les habits d’un Gambetta ou d’un Mendès France pour faire oublier le triste bilan de ce quinquennat finissant : la politique d’E. Macron n’aura pas eu d’autre effet, dans l’ordre socio-économique, que d’accentuer la tendance au délitement néolibéral au nom de « l’Europe » ; parallèlement, la défiance à l’égard des institutions et du personnel politique aura trouvé dans ce président méprisant matière à s’alimenter abondamment.

Considérations sur l’Histoire

Diverses considérations sur l’histoire de France parsèment par ailleurs l’entretien.

Macron rappelle à juste titre que l’histoire de notre pays est d’abord celle d’une langue, qu’il souhaite à son tour promouvoir avec la création, dans la ville hautement symbolique de Villers-Cotterêts (où François Ier impose en 1539 l’usage du français dans les documents relatifs à la vie publique), d’une Cité internationale de la langue française. Invitant chacun au décentrement, il affirme que « l’épicentre de notre langue est du côté du fleuve Congo » — il aurait pu citer Port-au-Prince ou Dakar. La langue française est donc un vecteur de rayonnement pour la France, elle est ce qui en fait « un pays monde ».

De telles affirmations sont bienvenues ; mais elles sonnent étrangement dans la bouche d’un dirigeant très heureux par ailleurs de s’exprimer en « globish » dès que l’occasion se présente, comme lors des sommets « choose France » où il a pris l’habitude de ramper devant les milliardaires superstars de la mondialisation pour qu’ils consentent à investir quelques millions sur notre sol. Celui qui prétendait en outre, en 2017, n’avoir pas connaissance d’une culture française semble l’avoir découverte entre-temps. Il fait s’en réjouir.

Sur les questions mémorielles, plusieurs affirmations laissent penser qu’E. Macron est soucieux d’équilibre et de nuance. Les séquelles politiques et morales de la période coloniale en Algérie et de la guerre qui y a mis un terme le préoccupent particulièrement. Il plaide en faveur d’une reconnaissance des injustices et des violences de la colonisation, mais aussi de « tout ce que les pieds-noirs et les harkis ont subi », dans l’espoir, plus généralement, de réussir à produire de l’unité par-delà les querelles mémorielles, la France ne pouvant consister en « une addition de minorités et de ressentiment ». La « reconnaissance » constitue donc, selon lui, une voie médiane, susceptible d’aboutir à l’apaisement et à l’entente. Il rejette de ce fait aussi bien la repentance que le déni.

De tels propos ne manquent pas de lucidité. Si le déni démontre une incapacité à assumer notre imperfection collective en refusant de voir nos fautes et nos crimes, la repentance procède quant à elle de l’excès inverse : il n’est plus question avec elle que d’assumer sans fin et de manière maladive la conviction que l’imperfection coupable est ce qui nous caractérise au premier chef. Entre ces deux écueils, le président français entend maintenir ici le cap d’un juste milieu irénique. Force est cependant de constater qu’il ne s’est pas toujours montré aussi nuancé : n’affirmait-il pas, en 2017, avant même son arrivée au pouvoir, que la colonisation (et non pas même le colonialisme) avait été en Algérie « un crime contre l’humanité », assimilant au détour d’une phrase les Français d’Algérie et les Algériens pro-français à des équivalents nord-africains des nazis ?

Plus loin, il exprime une idée intéressante : « Notre histoire avec l’Afrique, avec nos enfants issus de ce continent, n’est pas celle du monde anglo-saxon. Nous ne pouvons pas la penser dans les mêmes termes. » On aimerait en savoir un peu plus sur le détail de cette différence, mais E. Macron ne s’y étend pas. Peut-être parce qu’il a récemment laissé entendre le contraire sur une chaîne américaine pour complaire à ses auditeurs du jour : « La France doit d’une certaine manière déconstruire sa propre histoire », affirmait-il sans ambages, employant à dessein le verbe « déconstruire » d’inspiration derridienne qui sert de marqueur sur les campus américains aux extrémistes de la « cancel culture » ; pour faire bonne mesure ce jour-là, il ajouta même que la France était, comme les États-Unis, confrontée à la « question de la race », défendant malgré lui une vision bien peu républicaine et particulièrement ignare de l’histoire de notre pays…

Quant à la révolte des Gilets jaunes — dont sa politique a été le détonateur — elle est assimilée par le Chef de l’État à une « jacquerie », qui serait « un des fondamentaux de notre vieux pays ». Que la France renoue avec des émotions populaires caractéristiques de l’Ancien Régime devrait cependant l’inquiéter, d’autant que la dernière, en 1789, de révolte est devenue Révolution. Mais E. Macron se borne à constater le retour de la violence politique sur fond de « crise des classes moyennes ». Il ne prétend pas avoir les moyens d’y répondre, sauf peut-être — bizarrement — en supprimant l’ENA, pour dynamiter les « corporatismes » dont il fait la cause de bien des maux. Si ces corporatismes sont néfastes dans la mesure où ils jouent à plein en faveur de la reproduction endogène des élites, ils ne nuisent pas autant au pays, cependant, que le monolithisme idéologique imposé aux Français depuis quarante ans et dont l’actuel président constitue l’ultime version, chimiquement pure.

Si toutes les affirmations formulées par Emmanuel Macron dans le cadre de cet entretien s’articulaient de façon cohérente à la politique mise en œuvre par le Chef de l’État qu’il est, on pourrait penser qu’il n’a pas démérité au cours de son mandat. Mais l’écart est si grand entre sa prose et ses actes qu’il convient seulement de reléguer cet étrange entretien dans le placard du bric-à-brac macronien, où figurent déjà toutes les déclarations contradictoires formulées, au gré des circonstances et des interlocuteurs, par ce président cynique et protéiforme.

Source : Eric Juillot – ELM

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Commentaire recommandé

CERISETTE // 29.06.2021 à 08h31

Sa dernière sortie résume tout son personnage, froid, calculateur et sans aucune empathie. A quelqu’un qui lui parlait de son salaire trop bas pour vivre, il répond sans autrement se troubler: « je ne suis pas votre employeur ». Pour quelqu’un qui décide de tout jusqu’à l’heure dérogatoire de sortie d’un match de foot, et qui a saccagé le code du travail, pour quelqu’un qui est censé venir à la rencontre des français, on ne fait pas mieux dans le mépris et l’indifférence.

39 réactions et commentaires

  • Yann // 29.06.2021 à 08h04

    Un peu comme dans ce sketch, avec le talent en moins :
    https://www.youtube.com/watch?v=WIxS9-xhGfM

      +24

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    • paul // 29.06.2021 à 10h22

      Bonjour Yann,
      un peu…???
      Certainement beaucoup Enormément …!!!

        +3

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  • CERISETTE // 29.06.2021 à 08h31

    Sa dernière sortie résume tout son personnage, froid, calculateur et sans aucune empathie. A quelqu’un qui lui parlait de son salaire trop bas pour vivre, il répond sans autrement se troubler: « je ne suis pas votre employeur ». Pour quelqu’un qui décide de tout jusqu’à l’heure dérogatoire de sortie d’un match de foot, et qui a saccagé le code du travail, pour quelqu’un qui est censé venir à la rencontre des français, on ne fait pas mieux dans le mépris et l’indifférence.

      +75

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  • nanann // 29.06.2021 à 08h38

    Lorsqu’il parle négligemment des Gilets Jaunes comme d’ une banale  » jacquerie  » dont les Français seraient capables périodiquement, Macron se révèle et son discours qui ferait presque pleurer dans les chaumières, s’ efface. C’ est à cet instant, au moment où ce mouvement a pris forme, bien avant d’ être anéanti par une extrème-gauche récupératrice et complice du pouvoir, qu’ on a compris qu’ il ne comprenait pas, que son logiciel n’ était pas programmé pour ça. Car ces gens-là venaient lui dire exactement ce qu’ il déplore dans son beau discours, la désindustrialisation, l’ abandon, la désertification, les villes sinistrées. Il n’ a rien entendu. Ce qu’ on peut déplorer en premier lieu chez ce personnage, c’ est son incroyable immaturité politique, Il ne suffit pas de retrousser les manches d’ une chemise blanche et de courir vers le peuple comme Obama le faisait là-bas, il faut le comprendre. Sinon on prend une claque et au propre et au figuré.

      +37

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    • Didier // 29.06.2021 à 10h14

      Ah bon? C’est «l’extrême-gauche» qui a «anéanti» le mouvement des Gilets Jaunes ?
      Très original. Pourriez-vous développer ? Merci !

        +21

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      • nanann // 01.07.2021 à 07h52

        Oui en le rendant impopulaire. Les Black Blocs par exemple, internationalistes , alter-mondialistes qui détestent les peuples , les nations sont venus prêter main forte au pouvoir en cassant, brûlant etc. Le mouvement s’ est décrédibilisé.Le mouvement GJ originel était un mouvement du peuple .L’ extrème-gauche mondialiste l’ a tué.

          +2

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        • Cyrano 78 // 01.07.2021 à 10h39

          Ceci est la version OFFICIELLE de la presse macroniste ou d’extrème-droite!! C’est dire si c’est vrai !!

          La réalité, c’est comme depuis mai 68 (et sans doute avant) des flics ou des barbouzes (voir Benalla), bref des infiltrés, cassent pour décrédibiliser toute agitation sociale.
          Sauf que ….
          Sur FB on a pu voir les « casseurs » rejoindrent tranquillement les rangs des flics…. Riposte policière via leurs « syndicats » :demander l’interdiction de filmer la police dans ses œuvres….
          C’est les tièdes et les calomniateurs qui ont tuer le mouvement auquel il manquait une perspective politique de prise de pouvoir.
          Dieu vomit les tièdes et moi aussi !!
          Au début le mouvement était soit-disant manipulé par Marine le Pen puis sois-disant les black-blocks. N’importe quoi dans les 2 cas !!
          La réalité est que nous venions de tous les horizons politiques et que nous luttions ensembles pour la justice sociale. Ce qui ne plait ni à Zemmour, ni au MEDEF, ni au PS.
          Un gilet jaune du 1 jour.

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        • Donkishoote // 03.07.2021 à 13h20

          Si vous affirmez que l’extrême-gauche a tué les Gilets Jaunes, c’est que vous devez penser que l’extrême-droite pourrait les faire renaître. C’est ce qui s’appelle « avancer masqué ».

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    • Dominique65 // 29.06.2021 à 14h17

      « Ce qu’on peut déplorer en premier lieu chez ce personnage, c’est son incroyable immaturité politique »
      Cette impression est due au ait que ni lui, ni la soi-disant opposition, ni la presse n’explique la réalité : Macron ne fera rien qui contrevient aux règlement de l’UE. C’est pourquoi son discourt est si creux. L’imaginez-vous expliquer honnêtement : « Ok, vous avez raison, la politique que je mène est ignoble, mais elle est imposée par l’UE et étant un fan de cette institution, je préfère renoncer à une politique plus juste. » ? Non, bien sûr, alors il louvoie, dit tout et son contraire, et fait penser qu’il ne sait pas où il va. Ce qui est moins grave qu’apparaître comme un traitre à la France au profit d’institutions supranationales ou carrément étrangères auxquelles il a fait allégeance.

        +11

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    • Avunimes // 29.06.2021 à 16h16

      Lorsque vous parlez d’extrême gauche, à qui pensez-vous ?

      Traditionnellement, la gauche est le parti bourgeois libérale. L’extrême gauche, le partie ouvrier socialiste. La droite est pour sa part traditionnellement royaliste et antirepublicaine. Qui a dispersé le mouvement des gilets jaunes ? La violence d’Etat. La raison ? La peur de la démocratie : La droite traditionnelle, la gauche paumée.

        +6

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    • Cyrano 78 // 29.06.2021 à 22h05

      Je répond à nanan.
      Rigoureusement exact !! Tous les médias mainstream l’ont répété en boucle !!
      Comme les médias US ont dit que Saddam Hussein avaient des armes des destructions massives !!
      Et à chaque fois les moutons bêlent !!

      L’extrème gauche n’y était pas !!
      « Quand on s’est planté sur les gilets jaunes comme le NPA s’est planté, c’est normal qu’on soit en crise !! » Olivier Besancenot que je cite de mémoire.
      j’ai été gilets jaunes du premier jour et ça a duré bien 18 mois !!!
      Si les gilets jaunes sont en panne c’est à cause de la propagande oligarchique et de ceux qui disent un coup :
      « C’est manipulé par le FN » puis le lendemain « C’est récupéré par l’extreme gauche « .
      C’est d’ailleurs les mêmes médias libé, l’immonde et le reste qui était en tête de la calomnie. Et les mêmes qui y croient…
      Ce qui a tué le mouvement, c’est la calomnie et l’inaction du restant de la socièté car :
      « ça sert à rien, c’est manipulé par X ou Y ».
      Ceux sont des bonnes excuses pour rester tranquille devant son écran pendant que les autres se font crever les yeux !
      C’est les tièdes, les donneurs de leçons qui ont trahi les gilets jaunes.

        +14

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  • Zakfa // 29.06.2021 à 08h49

    Le macronisme est un bal masqué. Un jour, un costume, une conviction…

      +28

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  • vert-de-taire // 29.06.2021 à 08h52

    Cet article ne dit pas autre-chose que ce que nous savons tous, nos élites SAVENT.
    Elles connaissent la réalité et NOUS TROMPENT, trompent leurs électeurs pour servir les ultra-riches.
    Donc, rien de nouveau sinon que ces ‘pauvres’ dirigeants sont en contradiction avec leurs convictions. Ah les pauvres gens penser blanc et agir noir ! Quelle torture cela entraîne …

    Tous ceux qui disent : ‘ILS devraient ouvrir les yeux, ils devraient s’informer ..’ sont des croyants, des lobotomisés de la propagande – et ce n’est pas leur faute..
    Nos élites savent et servent les ultra-riches au détriment de tout (Tout ! même l’atroce comme la guerre).
    La réalité du régime social planétaire c’est la ploutocratie, c’est la négation de la démocratie (qui ose encore parler de démocratie ou de monde libre ici et maintenant ?).
    Une forme de dictature qu’une minorité approuve – et qui formellement est légal mais illégitime dans la logique de pensée au regard de l’esprit des lois – notre interprétation naïve !
    Car le fait est là, ILS SONT AU POUVOIR par nos votes (sauf si les additions de voix étaient faussées, cela me paraît possible tellement ILS sont hors-la-loi partout..).
    Et nous les y laissons nous écorcher (https://youtu.be/QMwfD27iP3k).
    Que ce soit le PS, l’UDR/RPR/UMP/LR, LREM ou RN/FN (ce dernier bien que non gouvernant ne propose que pire, historiquement les fascistes sont toujours des outils du patronat), ce sont des instruments des ultra-riches
    qui savent et qui nous trompent.

    Il la mérite sa claquette !

      +32

    Alerter
    • Paul // 29.06.2021 à 19h48

      exacte

      en fait, j’entends l’annonce d’une retraite à 64 ans pour compenser et donner de l’air ( 28 milliards sont annoncés )

      dans le même temps, le présentateurs annonce que les baisses de charges ont coûté plus de 20 milliards

      donc les vases communiquants, on va piquer au gens (futurs retraités) pour donner au patronat….

      bref, comme d’hab

        +9

      Alerter
    • JACK // 30.06.2021 à 10h30

      Votre opinion est la mienne dans les moindres détails de ce que vous évoquez.
      C’est bien ce qui rends si parfaitement odieux le personnage qu’est MR Macron, il sait ce qu’il est.
      Il est doublement odieux affichant selon son auditoire une facette ou une autre de sa personalité.
      Il n’est pas un gouvernant, il est un gouverné.
      Je crois qu’au niveau du monde des soi disantes élites, nous avons affaire à des coquilles vides.
      J’espère qu’un jour ce type d’éxécutants sera un jour condamné pour non assistance de démocratie en danger, car chacun de leurs actes sont des actes réfléchis entrant dans le déroulement d’une carrière salariée du grand capitalisme passant par la case président.
      C’est un caméléon MR Macron et je pense que nous sommes très nombreux à l’avoir remarqué.
      Le mensonge fait parti de sa caisse à outils et feindre la compréhension des classes défavorisées fait partie de la panoplie de ce piètre comédien.

        +5

      Alerter
  • Louis // 29.06.2021 à 08h55

    Je suis tombé sur cette vidéo d’Emmanuel Todd qui donnait son sentiment sur les élections de ce week-end… Inquiétant mais lucide. Son analyse est que le blocage est économique alors qu’on assiste à une extinction de toute remise en cause de l’Euro et de l’UE.. il rappelle que depuis 35 ans le taux de chômage oscille entre 8 et 10 % et parce que les politiques ne peuvent rien faire ils mettent en avant les concepts de la sécurité, Islam, Etc..

    Extraits: « La démocratie n’existe plus, l’économie a été sacrifiée, les français vont s’appauvrir, les tensions sociales vont augmenter et les forces de police ne sont pas la solution. On se dirige vers un choc de pauvreté, en 2027 nous serons pauvre et violent. Nous possédons une classe politique hors sol, un peu lâche et sans sentiment patriotique réel qui vit dans son monde protégée par des forces de police elle-même victimes (des jeunes qui enferment d’autres jeunes).. Une sorte de bulle politique qui vit dans son monde.. On a jamais vu dans l’histoire de pays aussi riche régresser à cette vitesse.. Il développe qu’il n’y aura pas de progrès sans sortie de l’Euro et de notre tutelle allemande que nous avons recherché.. »

    https://fr-fr.facebook.com/Marianne.magazine/

      +30

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    • Suzanne // 29.06.2021 à 14h34

      Ah ah, merci pour le lien ! Excellentissime !

        +5

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    • LibEgaFra // 29.06.2021 à 15h11

      « l’économie a été sacrifiée, »

      L’économie n’a pas été sacrifiée. L’économie capitaliste est là pour enrichir les riches sur le dos des prolétaires. Comme les bourgeois se sentent sûrs d’eux-mêmes et de leur contrôle de la société, ils en profitent et s’en donnent à cœur joie.

      Vae victis devient malheur aux pauvres, malheur aux sansdent, malheur à ceux qui ne sont rien ou qui n’ont qu’à traverser la rue. On peut se demander si certains esclaves n’étaient pas mieux traités dans l’antiquité.

      Quand des capitalistes français vendent leurs biens, leurs industries, leurs infrastructures aux yankees ou aux Chinois ou aux Russes, ou lorsqu’ils délocalisent leur production, ils ne le font jamais que pour eux-mêmes et jamais en prenant en considération les conséquences pour les travailleurs. Ce n’est pas l’économie qui est sacrifiée, seulement les travailleurs, tandis que les capitalistes enrichis pourront toujours aller se réfugier dans un paradis fiscal qui pratique le forfait.

        +11

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      • Paul // 29.06.2021 à 19h52

        eh oui, on pompe toujours les même
        esclavage moderne
        voir mon com ci dessus Paul // 29.06.2021 à 19h48

          +0

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    • vert-de-taire // 29.06.2021 à 17h37

      Merci pour cette fenêtre d’air pur.

      Une fois de plus E. Todd décrit notre situation avec lucidité.
      Il est ahurissant que les gens comme lui se fassent si rares dans les médias !
      Raconter ce qui advient avec un minimum de recul devient un phénomène !

      Le Spectacle a une telle emprise que parler du dehors nous touche.

      Le vaccin ? fait.
      Le pass ? oui bien-sûr aussi, bien obligé pour les vacances – pas bêtes nos salauds hein.
      Le foot ? aussi, en cours
      Le vote ? quoi ?
      Ben, les élections ? Ah non pas pensé
      Les transports, les collèges, les lycées, les aides, les routes, les immigrés, … ça ne compte plus ?
      c’est départemental et régional ?

      l’effondrement économique de la France ? Le quoi ?
      je disais, est-ce que vous avez pris conscience de l’effondrement économique de la France ?
      Ben non mais pas de risque, le Macron fait la p… devant les ultra-riches non ?
      Euh non. Il vend les débris, il termine le dépeçage.
      Vous ne seriez pas un poil complotiste vous ?

        +5

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    • Myrkur34 // 29.06.2021 à 21h46

      Je voulais voter blanc aux prochaines élections présidentielles mais je voterai comme Todd, Lutte Ouvrière pour dire « merde » à toute cette clique.

      Eh, 51 % au premier tour cela aurait de la gueule.

        +3

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      • Castigat // 30.06.2021 à 23h43

        Pas attendu pour voter LO la seule liste régionale avec 100 % de vrais gens dans la vraie vie avec des vrais métiers et pas des baveux professionnels de la politique dont la seule conviction est leur strapontin, leur carrière et leurs gras revenus arrosés d’un régime de retraite de rêve. Tout ça pour trahir leurs engagements politiques, retourner leur veste plus vite que leur ombre et changer d’écurie pour meilleure mangeoire.

          +1

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    • JACK // 30.06.2021 à 10h35

      Vu avant hier, une excellent analyse qui annonce malheureusement des temps difficiles.

        +0

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    • Guise // 30.06.2021 à 18h36

      Vous avez avant Todd des politiques qui disaient depuis longtemps que la France est en voie d’amérique-latinisation rapide.
      Diminution de la place de l’État, qui ne reste que pour assurer l’ordre capitaliste (par la police et l’armée).
      Appauvrissement grave de la population, sauf un petit pourcentage enfermé dans des bunkers de haute sécurité, et qui se déplace plus à l’international que dans son propre pays.
      Ils y croient, ça marche en Amérique latine. À voir si les conditions en Amérique latine sont reproductibles en Europe.

      @LibEgaFra : dans l’Antiquité les esclaves n’étaient pas forcément mal traités, certains étaient des fonctionnaires haut placés, et d’autres étaient plus riches que certains citoyens. Donc ne vous demandez pas si certains esclaves n’étaient pas mieux traités : la réponse est sans aucune hésitation oui.

        +4

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  • emmanueL // 29.06.2021 à 09h28

    Macron est coutumier du fait de tenir des propos en contradiction avec ses actes ou sa politique (souvenez-vous du « néolibéralisme » comme un « capitalisme devenu fou »), et en fonction de ses interlocuteurs ou de l’audience supposée à laquelle il s’adresse. C’est une bonne chose de le rappeler.
    Il peut s’agir d’un soucis de plaire à tout le monde (narcissisme) ou juste d’une volonté de manipuler (perversion). Il suffit de juxtaposer les deux pour comprendre à peu près à quoi et à qui nous avons affaire.

      +23

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    • Paul // 29.06.2021 à 19h57

      macron est un commercial, rappelez vous comment il a vendu le journal et comment il a été placé là où il est, penser qu’il voudrait s’occuper du pays et des gens…..

      au lieu de vendre des aspirateurs, il a vendu Alstom et la FDJ

        +7

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  • pseudo // 29.06.2021 à 12h10

    Ils ont bien compris qu’on pouvait dire n’importe quoi sans conséquences. « Mon ennemi c’est la finance » est devenu un exemple de coup marketing politique réussit intégralement. Ils exploitent le filon, allant jusqu’à se fiche totalement de la cohérence. Préférant utiliser de la méthode de saturation médiatique pour noyer le citoyen sous un tombeau d’information dont il est devenu très difficile de faire sens. Ce qui est vraiment déstabilisant c’est qu’ils font ce qu’ils dénoncent tout en organisant les moyens de la dénonciation. C’est le scénario du pire dans un système organisé autour de la notion de bien commun que d’être subvertis par une pensée qui prône l’intérêt personnel.

      +11

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    • LibEgaFra // 29.06.2021 à 15h15

      . « Mon ennemi c’est la finance »

      Il a dit « mon adversaire », pas « mon ennemi ».

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  • Mickael Jackunin // 29.06.2021 à 14h06

    Macron fait du Remi Gaillard : c’est en disant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui.
    Tiens , il est coatch de Mbapé y parait , ça a du gueuler dans le vestiaire hier … et sabrer le champagne avec Dassault en loge , ça relance le fameux contrat pour le renouvellement des Avions Helvétiques. Non ?
    Voyez , moi aussi je sais dire tout et son contraire, qui plus est, elles sont presque plus crédibles mes conneries à moi :p.

      +11

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    • vert-de-taire // 29.06.2021 à 17h44

      ***Voyez , moi aussi je sais dire tout et son contraire, qui plus est, elles sont presque plus crédibles mes conneries à moi :p. ***

      Allons allons un peu de modestie !
      ILS ont suivi un cursus EUX, qui nous coute un pognon de dingue.
      Et puis fabriquer le chaos avec un tel talent, quel spectacle. Gratuit encore (enfin presque).
      Parler pour ne rien dire, occuper les cerveaux, tout cela s’apprend dans les plus GRANDES écoles, les plus couteuses, histoire de sélectionner les bien-pensants,
      les convaincus (je reste poli) de la lèche (je reste poli).

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      • Mickael Jackunin // 29.06.2021 à 18h47

        Président pas cher ! Je fais les mêmes conneries , en bien pire pour moitié de pognon parce que la grille de salaire de la république me permet pas de dépasser le traitement d’un fonctionnaire de catégorie A.
        Alors , messieurs les moins-disant salariaux , on fait moins les malins là !
        Veautez pour mes zigues !

          +2

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        • LCH // 29.06.2021 à 19h28

          Dernier exemple programme Macron
          : Je te toucherai a l’âge de la retraite et valorisation

          Résultat de ce jour ;
          Une idée de 64 ans et sinon le point d’indice ?

            +2

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          • JACK // 30.06.2021 à 10h39

            C’est bien lui ou son sosie peut-être, qui avant son élection prônait ne jamais toucher aux retraites…

              +1

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    • LCH // 29.06.2021 à 19h17

      Je pense plutôt à Franck Lepage
      La langue de bois
      https://www.youtube.com/watch?v=oNJo-E4MEk8

        +3

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  • Suzanne // 29.06.2021 à 14h42

    Ouibonbof, tout cela n’est qu’une stratégie de com de plus, très intelligente il faut dire, mais aussi très facilement débunkable : pour couper les ailes de ses opposants dans l’esprit des téléspectateurs/auditeurs/etc. il suffit d’employer les mêmes mots et expressions qu’eux, sans expliquer l’origine, et en parallèle faire strictement ce qu’on veut, y compris à 180 degrés de ce qu’on vient de dire. Par exemple Macron parle des « jours heureux », sans dire que ça vient du CNR, donc antinomique à sa politique. Du coup, lorsque d’autres parleront des jours heureux dans un contexte logique et exact, le téléspectateur moyen pensera « ah ben non, c’est une expression qu’utilise Macron, ça ! » et ils n’auront aucune, mais aucune idée que les jours heureux, c’est une expression que Macron n’a en réalité aucun droit moral d’utiliser pour qualifier ses objectifs à lui.
    Manip fastoche, et ça doit marcher, je suppose. Mais j’espère bien que ça se retournera contre lui.

      +9

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    • vert-de-taire // 29.06.2021 à 17h50

      *** Macron parle des « jours heureux » ***
      ça osent tout, c’est à ça qu’on les reconnait.

      C’est fabriquer la confusion des esprits.
      C’est le plus sûr moyen d’empêcher de penser.
      Comme cette télé pour attardés du bulbe.
      Je pense donc je complote.
      Plus de risque, maintenant je bèle.

        +5

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  • Castigat // 29.06.2021 à 23h07

    Manu 1er a démontré son aptitude à tourner dans le sens du vent, à jouer un jour blanc à Pierre un autre noir à Paul pour finir par dire gris à Jacques contre les 2 autres dans leur dos. Après usage de ses serviteurs il les laisse crever dans leur coin sans les revoir. Et pour ce qui de causer et embobiner il est champion pour « le faire » ne comptons pas sur lui qui propose de céder davantage de notre souverainté à l’UE.
    Je ne saurais trop conseiller à ceux qui pensent mes affirmations excessives de lire Marc Endeveld.

      +2

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  • Kasper // 30.06.2021 à 05h32

    C’est pas si compliqué: Macron a pensé grappiller 3 voix en disant dans Zadig ce qu’il pense que le lectorat de Zadig à envie de lire.

    La macronie dit n’importe quoi, en fonction de ce qui les arrange sur le moment. La démonstration est faite depuis longtemps que la parole de ces gens n’a pas la moindre valeur. Donc arrêtons de prêter attention à ce qu’ils disent.

      +6

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  • paulo // 03.07.2021 à 21h36

    Allez Monsieur Macron , encore un petit effort d’empathie populaire , ne lâchez pas le morceau, la social-démocratie française n’attend que ça , vous reconnaître une part d’âme à gauche , et voter sans remords pour vous au 2ème tour Pour-Faire-Barrage-Au-Fascisme .

      +1

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