Source : Consortium News, le 12/01/2017

Exclusif: Le Président élu Trump est en train de se défendre contre une fuite des services du renseignement américain, qui prétendent sans preuve qu’il a fait des cabrioles avec des prostituées russes, mais le côté plus sombre de cette affaire pourrait bien être l’ingérence de la CIA dans la politique des USA, rapporte Robert Parry.

Par Robert Parry

La décision de la communauté du renseignement US d’inclure, dans un rapport officiel, des allégations non vérifiées et salaces contre le Président élu Donald Trump ressemble à une tactique extraite du manuel de (l’ancien) directeur du FBI J. Edgar Hoover à propos du chantage gouvernemental : j’ai des informations très désobligeantes sur vous et je détesterais vraiment les voir apparaitre dans la presse.

Le légendaire directeur du FBI J. Edgar Hoover

Dans ce cas, alors que les leaders de la communauté du renseignement US pressaient Trump d’accepter leur évaluation sur la tentative du gouvernement russe d’appuyer la campagne de Trump en volant et diffusant des emails vraiment dommageables à la campagne d’Hillary Clinton, Trump a fait face à une “annexe” confidentielle décrivant des soi-disant cabrioles avec des prostituées qu’il aurait faites dans une chambre d’hôtel à Moscou.

On suppose que ce sont le directeur du renseignement national James Clapper et le directeur de la CIA John Brennan qui ont inclus les allégations non prouvées dans le rapport sous prétexte que le gouvernement russe pourrait avoir filmé la mauvaise conduite de Trump, et donc aurait pu utiliser le film pour le faire chanter. Mais la communauté des services du renseignement US a aussi des raisons de vouloir menacer Trump qui critique leurs performances et qui a exprimé des doutes sur leur analyse du “piratage russe”.

Après le briefing de vendredi dernier, Trump et sa nouvelle administration ont changé de position, acceptant l’évaluation de la communauté du renseignement selon laquelle le gouvernement russe a piraté des emails du Comité National Démocrate (DNC) et du directeur de campagne de Clinton, John Podesta. Mais on m’a dit que Trump n’a vu aucune preuve que la Russie ait ensuite donné le matériel à WikiLeaks et il n’a pas cédé sur ce point.

Toutefois, le changement de ton de Trump a été remarqué par les grands médias et a été traité comme un aveu d’abandon de son précédent scepticisme. En d’autres termes, il a finalement été embarqué dans le mouvement d’ensemble de la communauté du renseignement qui dit que “c’est la Russie qui l’a fait”. Cependant, on sait maintenant que Trump a été simultanément confronté avec la possibilité que les histoires non prouvées sur lui, au sujet de sa participation à des actes sexuels non orthodoxes avec des prostituées, pourraient être publiées, l’embarrassant ainsi à peine une semaine avant sa prise de pouvoir.

Le rapport confidentiel, avec l’annexe explosive, a aussi été remis au Président Obama et au groupe nommé “le gang des huit”, qui est formé de membres éminents des deux partis du Congrès, chargé de superviser la communauté du renseignement, et cela a augmenté la probabilité que les accusations contre Trump soient “fuitées” à la presse, ce qui bien sûr s’est produit.

Propager des rumeurs

Les histoires sur le renseignement russe qui aurait soi-disant filmé Trump avec des prostituées dans un hôtel de luxe de Moscou circulent dans Washington depuis des mois. Je l’ai appris par un proche d’Hillary Clinton qui espérait clairement que ces accusations seraient publiées avant l’élection, et ainsi compromettraient encore davantage les chances de Trump. Mais la vidéo supposée n’a jamais fait surface, et ces affirmations présentent toutes les caractéristiques d’un coup tordu de campagne électorale.

Le Président-élu Donald Trump. (Photo credit: donaldjtrump.com)

Mais maintenant cette histoire de galipettes illégales a été portée à un autre niveau. Elle a été insérée dans un rapport officiel du renseignement américain, dont certains détails ont été “fuités” d’abord à CNN puis sur d’autres grands médias d’information.

Trump a dénoncé l’histoire comme une “fausse nouvelle”, et il est certain que les détails juteux – qu’on attribue à un ex-agent britannique du MI6 nommé Christopher Steele – n’ont pas encore été vérifiés. Mais l’introduction des rumeurs dans un document du gouvernement des USA a donné aux grands medias une excuse pour publier l’histoire.

Il a aussi permis aux médias de rabâcher le mot russe “Kompromat” comme si les Russes avaient inventé le jeu consistant à assembler des informations compromettantes sur quelqu’un pour s’en servir ensuite afin de le discréditer ou de le faire chanter.

Dans l’histoire américaine, le légendaire directeur du FBI J. Edgar Hoover avait la mauvaise réputation d’utiliser son agence pour développer une information négative sur un homme politique, et ensuite lui faire savoir que le FBI possédait cette saleté et ne voudrait certainement pas que cela devienne public, si seulement il voulait bien faire ce que le FBI attendait de lui : que ce soit renouveler le mandat de Hoover, ou bien augmenter le budget du FBI, ou encore dans le cas odieux du leader des droits civiques Martin Luther King, peut-être même se suicider.

Cependant, dans ce cas, on ne sait même pas si les Russes ont quoique ce soit de compromettant sur Trump. Cela peut être seulement des rumeurs concoctées au milieu d’une campagne électorale féroce, d’abord parmi les Républicains combattant Trump pour la nomination (cette investigation hostile a d’abord été initiée par des supporters du sénateur Marco Rubio dans la compétition au sein du parti républicain), puis reprises par des supporters de Clinton pour les utiliser dans l’élection générale.

Une question encore plus troublante est peut-être de savoir si la communauté du renseignement US est entrée dans une nouvelle phase de politisation, dans laquelle ses chefs se sentent responsables d’éliminer les candidats “inadéquats” à la présidence. Durant la campagne électorale, une source bien placée dans la communauté du renseignement m’a dit que cette communauté méprisait à la fois Clinton et Trump et voulait discréditer les deux, en espérant qu’une personne plus acceptable puisse entrer à la Maison-Blanche pour les quatre prochaines années.

Blesser les deux candidats

Bien que cette information m’ait laissé sceptique, il s’avéra que le directeur du FBI James Comey, un des hauts fonctionnaires de la communauté du renseignement, a sérieusement causé du tort à la campagne de Clinton. Il a d’abord jugé qu’elle avait géré ses emails de façon “extrêmement imprudente” quand elle était Secrétaire d’État, mais a décidé de ne pas la poursuivre, et puis pendant la dernière semaine de la campagne, il a ré-ouvert brièvement l’enquête et enfin il l’a refermée.

Le directeur du FBI James Comey

Puis, après l’élection, la CIA du Président Obama a commencé à faire “fuiter” des allégations sur le président russe Vladimir Poutine, qui aurait orchestré le piratage des emails du parti démocrate et les aurait fournis à WikiLeaks pour révéler comment la DNC avait sapé la campagne du sénateur Bernie Sanders et aussi ce qu’Hillary Clinton avait dit aux pontes de Wall Street dans des conférences rémunérées qu’elle voulait cacher au peuple américain.

Cette action de la communauté du renseignement a établi les bases de ce qui aurait pu être une révolte du Collège électoral, dans laquelle un nombre suffisant de délégués de Trump auraient pu refuser de voter pour lui, afin de renvoyer l’élection à la Chambre des Représentants, où les États auraient choisi le Président parmi les trois candidats du Collège électoral qui avaient obtenu le plus de votes. Le finaliste à la troisième place était l’ex Secrétaire d’État Colin Powell qui a eu 4 voix des délégués de Clinton dans l’État de Washington. Mais le complot du Collège électoral a échoué quand les délégués de Trump ont montré une loyauté absolue au candidat du GOP (Great Old Party).

Maintenant on voit ce qui ressemble à une nouvelle phase avec cette stratégie “stopper (ou affaiblir) Trump”, avec l’inclusion de saletés anti-Trump dans un rapport officiel du renseignement qui a été fuité dans les médias principaux.

Que cette action soit destinée à affaiblir Trump ou bien que la communauté du renseignement pense vraiment que ces accusations pourraient être vraies et méritent d’être intégrées dans un rapport sur la soi-disant interférence russe dans la politique des USA, ou bien encore que ce soit une sorte de combinaison des deux, nous assistons à un moment historique, où les services du renseignement américain déploient leurs pouvoirs extraordinaires dans le domaine de la politique américaine. J. Edgar Hoover en serait fier.

Le journaliste d’investigation Robert Parry a écrit plusieurs articles analysant l’affaire Iran-Contra pour l’Associated Press et pour Newsweek dans les années 1980s.

Source : Consortium News, le 12/01/2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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21 réponses à Menacer Trump à la façon de J. Edgar Hoover, par Robert Parry

Commentaires recommandés

Eric10 Le 05 mars 2017 à 07h06

“La décision de la communauté du renseignement US d’inclure, dans un rapport officiel, des allégations non vérifiées” comme d’habitude, la communauté du renseignement est de fait aussi la communauté du mensonge de masse et de la manipulation. C’est bien elle qui ment sur tous les sujets des affaires étrangères avec les médias comme complices.
Merci infiniment aux traducteurs.

  1. Eric10 Le 05 mars 2017 à 07h06
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    “La décision de la communauté du renseignement US d’inclure, dans un rapport officiel, des allégations non vérifiées” comme d’habitude, la communauté du renseignement est de fait aussi la communauté du mensonge de masse et de la manipulation. C’est bien elle qui ment sur tous les sujets des affaires étrangères avec les médias comme complices.
    Merci infiniment aux traducteurs.


    • BEOTIEN Le 05 mars 2017 à 11h54
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      Des “on m’a dit” contre des on dit à propos d’un type dont chacun à pu constater mensonges, mauvaise foi, incohérence et totale insouciance des conflits d’intérêts… où est le scoop ?

      Si attaché qu’on soit à la Démocratie (ou justement parce qu’on l’est) on en viendrait presque à souhaiter que la “communauté du renseignement” palie à l’incapacité des autres contre-pouvoir de nous épargner des individus qui la mette en danger.*

      * Rappelons qu’avant son élection Trump avait dit ne pas s’estimer obliger de respecter le résultat issu des urnes !


  2. Reality Le 05 mars 2017 à 07h52
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    Je perçois bien une forme d’hésitation dans la position de Trump ces derniers temps, mise en lumière par cet article (merci pour la traduction).
    Cette hésitation, cette forme de lutte dans les hautes sphères du pouvoir pousse Trump à une position défensive, le contraignant à ralentir sa présence politique dans tous les domaines ; certains penseront pour le meilleur et d’autres pour le pire.
    Pour moi, cela illustre des positions antagonistes irréconciliables que l’on voit apparaître dans la totalité du monde occidental. Une bipolarisation dont personne ne sortira vainqueur ; mais ainsi va le monde.


  3. Philippe30 Le 05 mars 2017 à 09h29
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    La belle démocratie US montre son vrai visage.

    Des arcanes de pouvoir obscur ou le président n’est qu’une marionnette pour le peuple.

    Trump essaye de bouger les lignes au risque de sa vie car les USA font partie des champions des présidents assassinés en exercice

    Philippe


    • BEOTIEN Le 05 mars 2017 à 12h00
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      “La belle démocratie US” née de la volonté de possédants, dont un premier président, esclavagiste n’a jamais eu d’autre visage que ce système politique à perfectionner sans relâche mais qui, à la différence de tous les autres, autorise à le faire.


  4. Seraphim Le 05 mars 2017 à 09h59
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    Le commentaire de Parry est toujours pertinent, mais les événements se multiplient. Aujourd’hui le simple fait d’avoir parlé à des officiels russes met en danger les nouveaux membres de l’administration. Plus besoin de prostituées ni de séances scabreuses. Le Russe, à lui seul, fait la honte. Si un ambassadeur porte à priori assez de dignité, il suffit d’établir, comme le font les médias va-t-en guerres, que cet ambassadeur est…un espion! Pendant ce temps les photos indubitables de John McCain au salon avec Abu Bakr al Baghdadi et autres joyeux drilles de l’État Islamique, en pinces depuis 2011, n’ont jamais fait l’objet d’aucune protestation…Pas plus que les photos de Clinton avec Iarosh et les neonazis ukrainiens!


  5. Fritz Le 05 mars 2017 à 11h11
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    Nixon a dû démissionner à cause du Watergate : c’est d’ailleurs le seul président américain ayant démissionné, contre quatre qui furent assassinés (Lincoln en 1865, Garfield en 1881, McKinley en 1901, Kennedy en 1963). Mais Obama restera une icône pour les médias et grâce aux médias, même s’il a trempé dans la manipulation salace visant à écarter le président élu, Donald Trump.

    Selon son biographe Anthony Summers, la mafia avait de quoi faire chanter John Edgar Hoover lui-même, “le plus grand salaud d’Amérique”.
    http://alexandreclement.eklablog.com/anthony-summers-le-plus-grand-salaud-d-amerique-the-secret-life-of-j-e-a114845046


  6. bluetonga Le 05 mars 2017 à 11h35
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    C’est amusant que Robert Parry et Cris Hedges rappellent chacun de leur côté qu’aucune preuve n’a été fournie quant à la compromission de Trump avec des prostituées russes (ni même d’ailleurs de hacking délibéré des autorités russes sur les campagnes occidentales). Voilà encore une bonne grosse fékniouz à démonter de notre chère presse système, qui propage ces rumeurs sans discernement.

    L’ironie est que pas plus tard que hier, le journal en ligne belge la Dernière Heure titrait quelque chose comme “Trump accuse Obama de l’avoir mis sur écoute sans fournir de preuve”!

    Oh le goujat!


  7. DrStef Le 05 mars 2017 à 18h21
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    “Depuis 2 “ministres” ont été “empeches” pour avoir eu des entretiens, interdits par la loi”

    Lesquels? Personne n’a été “empêché”
    Le FBI n’a rien trouvé d’illégal dans les conversations de Flynn avec les Russes.
    Flynn a menti au VP Pence en ne rapportant pas la totalité de la conversation, et notamment l’évocation des sanctions.
    Trump lui a demandé de démissionner..
    Méfiez vous de ce que vous lisez dans la presse, surtout dans Le Monde. Attachez vous aux documents et communiqués originaux.


  8. Michel Ickx Le 06 mars 2017 à 20h30
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    Il est tout à fait normal pour des diplomates ou des intermédiaires de maintenir des contacts discrets avec l’ennemi. A l’époque soviétique on avait même des scientifiques ou des personnages comme le remarquable Buckminster Fuller en contact régulier avec des membres de l’académie des sciences pour sonder les possibilités d’une meilleure entente avec l’autre.

    Armand Hammer propriétaire d’Occidental Petroleum fut autorisé à jouer ce rôle de diplomatie parallèle, entre autres en installant un grand complexe chimique près de Odessa. Ces contacts non officiels étaient utiles pour maintenir un certain niveau de communication et pour réduire les dangers d’une propagande belliqueuse réservée aux citoyens de chaque côté.

    à Suivre


    • BEOTIEN Le 08 mars 2017 à 03h10
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      “Armand Hammer” a-t’il été membre d’une équipe gouvernementale ?


      • Lysbeth Levy Le 08 mars 2017 à 09h00
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        Non bien sur, Armand Hammer fut un collaborateur de l’URSS car son père l’était déjà mais lui en ami de Lénine, pour motif politique. Le père de Armand Hammer était déjà un révolutionnaire, juif et victime de progroms tsaristes il a épousé la cause pour l’égalité des droits, la justice mais à dû s’exiler aux Usa pour sauver sa vie, comme souvent le faisaient les juifs à cette époque. Enrichi par sa petite entreprise il a passé a son fils le virus de “la Russie soviétique” et l’amitié avec ce pays, en a fait un allié précieux. En vérité les grands financiers Rockfeller par exemple, allaient dans le pays honnit par les occidentaux sous blocus, pour “faire des affaires” malgré le régime qu’ils haissaient. Avec une bonne dose d’hypocrisie, en douce, ils ont bien commercé avec le “Diable”, les affaires étant les affaires, quelque soit le régime. Armand Hammer lui était indépendant et “hors caste” et plus honnête, il ne se cachait pas de ceci .https://www.lesechos.fr/11/08/2006/LesEchos/19728-059-ECH_19–armand-hammer–le—milliardaire-rouge–.htm


  9. Michel Ickx Le 06 mars 2017 à 20h31
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    suite
    Lors de la crise de missiles de Cuba Kennedy et Kroutchev ont négocié des termes qui n’ont été publié que bien plus tard. Comme le retrait par les américains des missiles proches des frontières de la Russie. Ce qui aurait été très mal vu par la presse et le peuple américain.
    Ce n’est qu’aujourd’hui avec la haine totale de la Russie et de Poutine qu’on traite d’espion quiconque parle avec les Russes.
    Avez-vous vu dans la presse système la moindre mention de cette vidéo de l’affreux dictateur de Moscou rappelant à l’ordre son entourage?
    https://www.facebook.com/anne.fermine/videos/10212332243771036/

    On aimerait bien entendre un de nos présidents très démocratiquement élus faire de même avec les écarts de certains hommes politiques


  10. DrStef Le 07 mars 2017 à 18h14
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    Un article intéressant sur des causes profondes de l’assassinat politique du Général Flynn. Apparemment pas en odeur de sainteté à la CIA et à la DIA pour des raisons expliquées dans l’article.
    On murmure aussi qu’il s’apprêtait à rendre “publiques”, devant des membres du Congrès, des informations sur le deal iranien dont certaines annexes sont secrètes et n’ont jamais même été vues par les Commissions habilitées au Congrès.

    https://www.forbes.com/sites/michaelledeen/2017/02/26/the-flynn-assassination/#319a13d51f03


  11. Lysbeth Levy Le 07 mars 2017 à 18h47
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    Et bien j’ai lu ce livre sur Hoover, justement et pour le “kompromat” soit disant une spécialité “russe” on repassera car les méthodes mafieuses et celle des services secrets, du FBI ne valent guère mieux et c’est puissance 1000 avec les moyens techniques de nos jours pour faire tomber quelqu’un. Sinon en plus il y a aussi le cyberpiratage de votre voiture qui peux vous faire taire comme c’est le cas d’un journaliste indépendant Michael Hasting dont a parlé Richard Clarke : http://www.huffingtonpost.com/2013/06/24/michael-hastings-car-hacked_n_3492339.html ce qui fait dire a certains qu’il y a des avertissements a prendre en compte si vous enquêtez sur des sujets sensibles : http://newsvandal.com/2013/06/richard-clarkes-dire-warning-to-journalists/


    • BEOTIEN Le 08 mars 2017 à 03h20
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      Toutes choses dont je ne m’explique pas que quasi personne ne réalise qu’à la merci d’autocrates tel Poutine, Trump… elle signe l’asservissement IRRÉVERSIBLE de tous par l’infime minorité qui concentre toutes les richesses.


      • DrStef Le 08 mars 2017 à 15h00
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        Trump “autocrate” ? 😀

        Il faut revoir la définition et surtout analyser le fonctionnement des institutions US 🙂 On comprend que dans une France au système éducatif à la dérive, ces notions aient été mal acquises… Peut être même pas enseignées du tout.
        Pourtant de mon temps, en cours d’histoire-géo et en cours d’anglais….


        • BEOTIEN Le 08 mars 2017 à 16h25
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          Merci pour tant de commisération pour l’ignorance que vous prêtez à quelqu’un grandi au temps où les “hussards de la République” ne permettaient guère de lever le coude du dictionnaire.

          Aussi… rien à revoir du tout. Sauf à me chicaner un rien de concession à l’analogique au détriment du stricto sensu (cf. au B. “P. anal.” ici : http://www.cnrtl.fr/lexicographie/autocrate).

          Notamment s’agissant de Trump président des USA auquel s’opposent encore les contre-pouvoir de l’institution ET, plus sûrement, une population en arme qui, bien que souffrant d’un système éducatif en comparaison duquel le nôtre fait de la nôtre parangon de conscience politique, pourrait mal supporter qu’à toutes les libertés dont elle a été spoliée au cours des dernières décennies s’ajoute celle que lui accorde le second amendement.

          Bien moins s’agissant du Trump affairiste dont la biographie ne laisse aucun doute quant à son souci du droit d’autrui.

          Et moins encore concernant Poutine dont on sait trop ce qu’il a fait de la liberté de la presse (et pas que de celle là) et constate a longueur de videos propagandistes la scénarisation de son omnipotence. Qui, si bien supportée qu’elle soit par un peuple qui n’a connu de la Démocratie que les vices qui ont permis le pillage de ses richesses par l’oligarchie dont il est produit n’en fait pas pour autant le chantre des Droits de l’Homme.


          • DrStef Le 09 mars 2017 à 02h46
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            (1) Je n’ai rien à faire de Poutine
            (2) les électeurs de Trump sont heureusement ceux qui ont la majeure partie des armes dans ce pays…a vue de nez 90% des armes. On a pu mesurer leur retenue et leur respect des institutions lors des deux dernières élections…
            (3) les contre pouvoirs ne s’opposent aucunement au président qui a une majorité confortable au Sénat (qui a approuvé les membres de son administration) et a la Chambre. Il est difficile pour ses détracteurs du cote républicain, les McCain, les Graham et d’autres neverTrump de s’opposer a lui. Parce que c’est trop voyant et que ça pourrait leur couter cher dans les urnes…
            (4) l’agitation dans les rues est soutenue par des courants d’extrême gauche qui ont noyaute le parti démocrate, une partie du Parti républicain, essentiellement des gens comme Soros et deux ou 3 autres millaridaires de gauche mondialistes, partisans de la Open Society mais aussi des Bezos (qui tient le Washington Post) ou Carlos Slim (NY Times)…. Ne prêtez pas d’attention a ces gens-la… ils sont en train de détruire le parti démocrate. Leur agenda va tomber a l’eau… aux USA mais peut être aussi en Europe.


            • DrStef Le 09 mars 2017 à 02h52
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              Pour comprendre ce qui s’est passé dans cette élection je vous conseille:
              (1) de reprendre les discours de Trump sur Youtube…
              (2) de regarder le discours de Peter Thiel (fondateur de Paypal) au National Press Club
              (2) de suivre les analyses de Emmanuel Todd. Il n’est pas dans mon camp, mais il a parfaitement compris ce qui s’est passé… sans doute parce qu’il parle l’anglais couramment et a vu comme moi que 90% des MSM (NYT, WaPo, HuffPost….)+ les grands Networks ont raconté n’importe quoi pendant ces élections, sans parler des sondages bidonnés… et continuent à raconter n’importe quoi.
              Evidemment Le Monde et Le Figaro relaient…


            • BEOTIEN Le 09 mars 2017 à 12h34
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              1. “Je n’ai rien à faire de Poutine” : vous répondiez à un post qui s’y rapportait.

              2. “les contre pouvoirs ne s’opposent aucunement au président qui a une majorité confortable au Sénat” d’où mon “encore” qui referait à ceux que vous ignorez : Justice, presse… Effectivement fragiles face à des chambres qui pourraient doter la présidence du pouvoir de les mettre à sa botte. D’où, seul espoir concret, les armes aux mains des citoyens. Sans doute largement pro – Trump (même si vos chiffres me semblent très exagérés*) mais se retourneraient promptement s’il voulait leur retirer leurs armes. La seule liberté consistante encore accordée à ses esclaves par l’économie par l’oligarchie d’un système politique inventé par et pour un petit club de notables, dont une bonne part gros possédants, esclavagistes de surcroît, et quasi tous croyant en un ordre divin distributeur des bienfaits.

              * mais suis preneur de vos sources


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