Source : Truthout, le 09/03/2016

Mercredi 09 mars 2016

Par C.J. Polychroniou, Truthout | Interview

2016_0309chomsky

(Photo: Andrew Rusk; Edited: LW / TO)

“La démocratie américaine, toujours limitée, a dérivé de façon substantielle vers une ploutocratie,” affirme Noam Chomsky. “Mais ces tendances ne sont pas gravées dans le marbre.”

Nous vivons des moments cruciaux et dangereux. Le néolibéralisme est toujours la doctrine politico-économique suprême, tandis que la société civile continue de se détériorer ; les investissements publics, les programmes sociaux et les services sont toujours plus réduits de façon à ce que les riches puissent devenir encore plus riches. De façon concomitante, l’autoritarisme politique se développe, et certains croient que les États-Unis sont mûrs pour l’émergence d’un régime proto-fasciste. En même temps, la menace du changement climatique s’intensifie alors que les dirigeants politiques continuent de manquer de courage et de vision pour aller de l’avant avec des systèmes d’énergie alternative, mettant en danger l’avenir de la civilisation humaine.

Pour ces raisons et d’autres encore, l’élection présidentielle américaine de 2016 est cruciale pour l’avenir du pays et du monde en général. En effet, cela pourrait bien être la dernière chance des États-Unis pour élire un dirigeant qui puisse infléchir le cours de sa politique intérieure comme extérieure, quoique cette perspective soit peu probable lorsque l’on jette un œil au paysage politique actuel.

En effet, comme l’a dit Noam Chomsky à Truthout dans cet entretien exclusif, les candidats à l’élection présidentielle de 2016 abordent à peine les problèmes majeurs auxquels font face le pays et le monde. Pendant ce temps, la montée du trumpisme et la compétition entre candidats républicains pour se montrer le plus extrémiste et raciste ne font que refléter les sentiments profondément ancrés de peur et de déclassement chez de nombreux Américains.

Et pourtant, soutient Chomsky, ces élections sont absolument cruciales.

C.J. Polychroniou : Noam, commençons par regarder attentivement la façon dont les élections présidentielles américaines de 2016 se profilent en ce qui concerne l’état du pays, son rôle dans le monde et les points de vue idéologiques exprimés par les candidats faisant la course en tête des deux partis.

Noam Chomsky : On ne peut ignorer le fait que nous sommes parvenus à un moment unique dans l’histoire de l’humanité. Pour la première fois, des décisions doivent être prises à l’heure actuelle — décisions qui, littéralement, détermineront les espoirs pour une survie humaine décente, et pas dans un avenir distant. Nous avons déjà pris cette décision pour un grand nombre d’espèces. L’extinction des espèces en est au même niveau qu’il y a 65 millions d’années, la cinquième extinction qui a mis fin à l’âge des dinosaures. Elle a également ouvert la voie aux petits mammifères, et finalement à nous, une espèce aux capacités uniques, qui incluent malheureusement l’aptitude à la destruction froide et sauvage.

Au XIXe siècle, Joseph de Maistre, l’opposant réactionnaire aux Lumières, critiqua Thomas Hobbes pour son adoption de la locution romaine, “l’homme est un loup pour l’homme”, en observant qu’elle était injuste envers les loups, qui ne tuent pas pour le plaisir. Cette aptitude s’étend jusqu’à l’autodestruction, comme nous le constatons à présent. On suppose que la cinquième extinction fut provoquée par la chute d’un gigantesque astéroïde. Nous sommes maintenant l’astéroïde. Les conséquences sur l’espèce humaine sont d’ores et déjà significatives, et elles deviendront bientôt incomparablement pires, si aucune action décisive n’est prise dès à présent. De surcroît, le risque d’une guerre nucléaire, une ombre lugubre de longue date, est en train d’augmenter. Elle mettrait fin à toute discussion. Souvenons-nous de la réponse d’Einstein quand on lui posa la question des armes qui seraient utilisées pour la prochaine guerre. Il répondit qu’il n’en savait rien, mais que celle d’après se ferait avec des bâtons et des pierres. En inspectant les antécédents choquants, on réalise que c’est un quasi-miracle qu’un désastre ait été évité jusqu’à présent, et les miracles ne durent qu’un temps. Et que le risque soit à la hausse n’est malheureusement que trop évident.

Heureusement, ces capacités destructives et suicidaires de la nature humaine sont équilibrées par d’autres. Il y a de bonnes raisons de croire que des figures des Lumières telles que David Hume et Adam Smith, et le penseur militant anarchiste Peter Kropotkine, étaient dans le vrai lorsqu’ils considéraient la compassion et l’entraide comme des propriétés essentielles de la nature humaine. Nous découvrirons bientôt lesquelles de ces caractéristiques sont en phase ascendante.

Pour en revenir à votre question, on peut se demander comment ces problèmes fantastiques sont traités dans le festival électoral quadriennal. Le plus frappant, c’est qu’ils le sont à peine, par l’un comme l’autre des partis.

Ce n’est même pas la peine d’analyser le spectacle des primaires républicaines. Les commentateurs masquent à grand peine leur dégoût et leur inquiétude pour ce qu’elles révèlent de notre pays et de la civilisation contemporaine. Les candidats ont, cependant, répondu aux questions cruciales. Soit ils nient le réchauffement climatique mondial, soit ils insistent pour que rien ne soit fait à ce propos, demandant en fait à ce que nous courions plus vite encore au précipice. Pour autant qu’ils disposent de propositions identifiables, ils semblent déterminés à l’escalade dans la confrontation militaire et les menaces. Pour ces seules raisons, l’organisation républicaine — on hésite à l’appeler “parti politique” au sens traditionnel du terme — constitue une menace vraiment horrifiante pour l’espèce humaine et pour les autres “dommages collatéraux”, tandis que l’intelligence supérieure continue sa course suicidaire.

Côté Démocrates, il existe au moins une certaine reconnaissance du danger de la catastrophe environnementale, mais pas grand-chose en ce qui concerne les propositions sur le fond. Sur le programme d’Obama concernant la modernisation de l’arsenal nucléaire, ou sur des sujets aussi importants que l’accumulation militaire rapide (et mutuelle) aux frontières de la Russie, je n’ai pas pu trouver de positions claires.

En général, les positions idéologiques des candidats républicains semblent perpétuer l’existant en pire : bourrer les poches des riches et mettre un poing dans la figure aux autres. Les deux candidats démocrates vont d’un programme de type “New Deal” pour Sanders jusqu’à la version “néo-démocrate / républicain modéré” pour Clinton, poussée un peu à gauche par le défi Sanders. Concernant les affaires internationales, et les tâches immenses auxquelles nous faisons face, c’est au mieux le statu quo.

C.J. Polychroniou : À votre avis, quelle est la raison du succès de Donald Trump, et représente-t-il simplement un nouveau cas de ces personnages de la droite populiste qui apparaissent souvent au cours de l’Histoire lorsque les nations font face à des crises économiques sévères ou sont sur le déclin ?

Noam Chomsky : Dans la mesure où les États-Unis font face à un “déclin national,” il est largement auto-infligé. C’est vrai, les États-Unis ne pouvaient pas maintenir leur extraordinaire pouvoir d’hégémonie de la période de l’après-Seconde Guerre mondiale, mais ils restent potentiellement le pays le plus riche au monde, avec des avantages et une sécurité incomparables ; dans le domaine militaire, les États-Unis font quasiment jeu égal avec le reste du monde et sont technologiquement bien plus avancés que n’importe lequel de ses rivaux.

L’attrait pour Trump semble en grande partie fondé sur les sentiments de déclassement et de peur. L’offensive néolibérale sur les populations du monde entier, presque toujours à leur détriment, et souvent de façon sévère, n’a pas épargné les États-Unis, quoique le pays ait quelque peu mieux résisté que d’autres. La majorité de la population a subi la stagnation ou le déclin tandis qu’une richesse extraordinaire et ostentatoire était accumulée dans un nombre très limité de poches. Le système démocratique formel a enduré les conséquences habituelles des politiques socio-économiques néolibérales, dérivant vers la ploutocratie.

Nul besoin de revenir une fois de plus sur les détails sordides — par exemple, la stagnation des salaires masculins réels depuis 40 ans et le fait que depuis le dernier krach, 90% de la richesse créée a été aspirée par 1% de la population. Ou le fait que la majorité de la population — ceux situés plus bas sur l’échelle des revenus — sont effectivement privés de leurs droits dans le sens où leurs représentants ignorent leurs opinions et préférences, prêtant plutôt attention à leurs donateurs super riches ou aux entremetteurs du pouvoir. Ou le fait que parmi les 31 pays développés de l’OCDE [Organisation de coopération et de développement économiques], les États-Unis, malgré tous leurs avantages remarquables, se situent en bas du classement, à côté de la Turquie, de la Grèce et du Mexique, en ce qui concerne les inégalités, la faiblesse des avantages sociaux et le niveau élevé de pauvreté.

En partie, les supporters de Trump — principalement, semble-t-il, les classes moyennes inférieures et les ouvriers, moins éduqués — réagissent à la perception, d’ailleurs en grande partie exacte, qu’ils ont simplement été laissés au bord du chemin. Il est instructif de comparer le tableau actuel avec la Grande Dépression. Objectivement, les conditions dans les années 30 étaient bien pires, et bien sûr, les États-Unis étaient alors un pays bien plus pauvre. Subjectivement, pourtant, les conditions étaient bien meilleures. Parmi la classe ouvrière américaine, malgré le taux de chômage très élevé et les souffrances, il y avait un sentiment d’espérance, une croyance dans le fait que nous nous en sortirions tous de là en travaillant ensemble. C’était encouragé par les succès du militantisme syndical, souvent en interaction avec des partis politiques de gauche vivants et d’autres organisations. Une administration plutôt sympathique répondait avec des mesures constructives, quoique toujours restreintes par l’immense pouvoir des démocrates du Sud, qui ne toléraient les mesures de l’État-providence que si la population noire, méprisée, restait marginalisée. Il y avait surtout un sentiment que le pays était en route vers un avenir meilleur. Tout cela fait défaut aujourd’hui, notamment à cause du succès des attaques acharnées contre les syndicats, qui débutèrent dès que la guerre prit fin.

De surcroît, Trump est soutenu de façon substantielle par les nativistes et les racistes — il faut se rappeler que les États-Unis sont allés extrêmement loin, surpassant même l’Afrique du Sud, dans le suprémacisme blanc, comme l’ont montré de façon convaincante les études comparatives menées par George Frederickson. Les États-Unis n’ont jamais réellement dépassé la guerre civile et l’héritage épouvantable de l’oppression des Africains Américains pendant 500 ans. Il existe également une longue histoire d’illusions concernant la pureté anglo-saxonne, menacée par des vagues d’immigrants (et la liberté pour les Noirs, de même que pour les femmes, ce qui n’est pas une petite affaire dans les secteurs patriarcaux). Les supporters de Trump, principalement blancs, peuvent constater que leur image d’une société dirigée par les Blancs (et pour beaucoup, par les hommes) se dissout sous leurs yeux. Il faut également se rappeler que même si les États-Unis sont particulièrement en sécurité et stables, c’est peut-être aussi le pays le plus apeuré au monde, une autre caractéristique culturelle avec une longue histoire.

De tels facteurs se mélangent pour former un dangereux cocktail. En repensant aux années récentes, dans un livre publié il y a plus d’une décennie je citais le distingué savant de l’histoire allemande Fritz Stern, écrivant dans la revue de l’establishment Foreign Affairs, sur “la chute de l’Allemagne, de la décence à la barbarie nazie”. Il ajoutait, d’une manière significative : “Aujourd’hui, je m’inquiète de l’avenir immédiat des États-Unis, le pays qui a donné l’asile aux réfugiés germanophones des années 30,” lui-même inclus. Avec des implications pour ici et maintenant qu’aucun lecteur attentif ne devrait manquer, Stern analysa l’appel démoniaque d’Hitler à sa “mission divine” comme “sauveur de l’Allemagne” comme une “transfiguration pseudo-religieuse de la politique” adaptée aux “formes chrétiennes traditionnelles,” dirigeant un gouvernement dédié aux “principes de base” de la nation, avec “le christianisme comme fondement de notre moralité nationale et la famille comme base de la vie nationale.” De plus, l’hostilité d’Hitler envers “l’État laïque libéral,” partagée par l’essentiel du clergé protestant, fit avancer “un processus historique dans lequel le ressentiment contre un monde laïque désenchanté trouvait la délivrance dans la fuite extatique de la déraison.”

La résonance contemporaine est indéniable.

De telles raisons de “s’inquiéter quant à l’avenir des États-Unis” n’ont pas manqué depuis. Nous pourrions nous souvenir, par exemple, du manifeste éloquent et poignant laissé par Joseph Stack lorsqu’il s’est suicidé en écrasant son petit avion dans un immeuble de bureaux à Austin, au Texas, frappant une agence des services fiscaux. Dans ce manifeste, il évoquait l’histoire amère de sa vie comme travailleur qui faisait tout selon les règles, et racontait comment il avait méthodiquement été écrasé par la corruption et la brutalité du système d’entreprise et des autorités de l’État. Il parlait pour beaucoup de gens comme lui. Son manifeste fut principalement moqué ou ignoré, mais il aurait dû être pris très au sérieux, tout comme de nombreux autres signes clairs de ce qui se déroulait.

C.J. Polychroniou : Néanmoins, Cruz et Rubio me semblent tous les deux bien plus dangereux que Trump. Je les vois comme de vrais monstres, alors que Trump me rappelle un peu Silvio Berlusconi. Êtes-vous d’accord avec cette vision des choses ?

Noam Chomsky : Je suis d’accord — et, comme vous le savez, la comparaison Trump-Berlusconi est courante en Europe. J’ajouterais également Paul Ryan sur la liste. Il est dépeint comme le penseur profond des républicains, le bosseur politique sérieux, avec des tableurs et autres appareils de l’analyste réfléchi. Les quelques tentatives d’analyser ses programmes, après s’être débarrassées de la magie qui y est régulièrement introduite, concluent que les politiques qu’il préconise aboutiraient pratiquement à détruire chaque partie du gouvernement fédéral qui sert les intérêts de la population en général, tout en développant l’appareil militaire et en veillant à ce que les riches et les grandes entreprises soient particulièrement soignés — le cœur de l’idéologie républicaine lorsque les pièges rhétoriques sont mis de côté.

C.J. Polychroniou : La jeunesse américaine semble être captivée par le message de Bernie Sanders. Êtes-vous surpris par la façon dont il se maintient ?

Noam Chomsky : Je suis surpris. Je n’avais pas anticipé le succès de sa campagne. Il est cependant important de conserver à l’esprit que ses propositions politiques n’auraient pas surpris le président Eisenhower, et qu’elles sont plus ou moins en phase avec les sentiments populaires sur une longue durée, avec souvent des majorités considérables. Par exemple, son appel tant décrié pour un système national de santé comme il en existe dans les sociétés similaires est appuyé par environ 60% de la population, un chiffre très haut compte tenu du fait qu’il fait l’objet d’une condamnation constante et a peu d’avocats pour le défendre de façon claire et précise. Et ce soutien populaire remonte à loin. À la fin des années Reagan, environ 70% de la population pensaient qu’il devrait y avoir une garantie constitutionnelle des soins de santé, et 40% pensaient qu’une telle garantie existait déjà — ce qui signifie qu’elle était un désir à ce point évident qu’elle devait figurer dans ce document sacré.

Lorsque Obama abandonna une option publique sans autre considération, il fut soutenu par près des deux tiers de la population. Et il y a tout lieu de croire qu’il y aurait d’énormes économies si les États-Unis adoptaient les programmes nationaux de soins de santé bien plus efficaces des autres pays, qui dépensent environ moitié moins pour des résultats généralement meilleurs. La même chose est vraie pour sa proposition d’augmenter les impôts des plus riches, la gratuité de l’enseignement supérieur et d’autres parties de ses programmes nationaux, qui reflètent principalement les engagements du New Deal et les choix politiques effectués pendant les périodes de croissance les plus réussies de l’après-guerre.

C.J. Polychroniou : Quelle sorte de scénario peut faire que Sanders emporte l’investiture démocrate ?

Noam Chomsky : De toute évidence, il faudrait des activités éducatives et organisationnelles substantielles. Mais mon sentiment, franchement, c’est qu’elles devraient essentiellement être dirigées vers le développement d’un mouvement populaire qui ne disparaîtra pas après l’élection, mais se joindra à d’autres pour construire le genre de force militante qui servait à initier et pousser les changements et réformes nécessaires dans le passé.

C.J. Polychroniou : Les États-Unis sont-ils toujours une démocratie, et, si non, les élections sont-elles importantes ?

Noam Chomsky : Avec tous ses défauts, les États-Unis sont toujours une société ouverte et très libre, comparativement à d’autres. Les élections sont sûrement importantes. Ce serait, à mon avis, un désastre complet pour le pays, le monde et les générations futures si l’un des candidats républicains accédait à la Maison-Blanche, et s’ils continuent à contrôler le Congrès. L’examen des questions de la plus haute importance discutées plus tôt suffisent à parvenir à cette conclusion, et ce n’est pas tout. Pour les raisons auxquelles j’ai fait allusion plus tôt, la démocratie américaine, quoique limitée, a dérivé de façon substantielle vers une ploutocratie. Mais ces tendances ne sont pas gravées dans le marbre. Nous jouissons d’un héritage inhabituel de droits et de libertés que nous ont légués nos prédécesseurs, qui n’ont pas renoncé, souvent dans des conditions autrement plus dures que celles auxquelles nous faisons face à présent. Et cet héritage nous fournit de nombreuses opportunités pour réaliser un travail hautement nécessaire, à bien des égards, que ce soit dans l’activisme direct ou les pressions pour soutenir des choix politiques significatifs, pour construire des organisations communautaires viables et efficaces, revitaliser le mouvement ouvrier, et aussi agir dans l’arène politique, des écoles jusqu’aux législatures étatiques et bien plus encore.

Source : Truthout, le 09/03/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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35 réponses à Noam Chomsky : l’élection de 2016 fait peser un risque de “désastre absolu” sur les États-Unis

Commentaires recommandés

noDJ Le 06 avril 2016 à 01h39

“Ce serait, à mon avis, un désastre complet pour le pays, le monde et les générations futures si l’un des candidats républicains accédait à la Maison-Blanche, et s’ils continuent à contrôler le Congrès”.
Pas certain que les dénominations de démocrate et républicain soient encore pertinentes. Hillary Clinton, pour ne citer qu’elle, me semble aussi va-t-en-guerre, ploutocrate, etc. voir davantage, que les pires des républicains.
Pour moi la vraie calamité c’est elle, Calamity Hillary.

  1. noDJ Le 06 avril 2016 à 01h39
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    “Ce serait, à mon avis, un désastre complet pour le pays, le monde et les générations futures si l’un des candidats républicains accédait à la Maison-Blanche, et s’ils continuent à contrôler le Congrès”.
    Pas certain que les dénominations de démocrate et républicain soient encore pertinentes. Hillary Clinton, pour ne citer qu’elle, me semble aussi va-t-en-guerre, ploutocrate, etc. voir davantage, que les pires des républicains.
    Pour moi la vraie calamité c’est elle, Calamity Hillary.


    • Kongovox Le 07 avril 2016 à 14h23
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      En effet, oui ! Je suis étonné que N.C. n’ait pas mentionné Hystérie CLINTON comme danger suprême pour le monde ! Hystérie CLINTON est plus dangereuse que tous les candidats réunis ! Donald TRIUMP quoique raciste et populiste est le candidat le moins pire pour la paix et la sécurité du monde !


  2. Ailleret Le 06 avril 2016 à 02h45
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    Assez décevant, ce texte de Chomsky. Il fait silence sur le danger principal qui se profile : l’élection d’Hillary Clinton, qui devrait être acclamée par les médias comme « une femme à la tête de la plus grande démocratie », « la femme la plus puissante du monde » , etc. Elle a soutenu la guerre de Bill au Kosovo, elle parlait d’ « oblitérer » l’Iran pour défendre Israël, elle s’est épanouie avec la guerre de Libye, elle hait la Russie comme pas deux. Avec elle, le risque d’une conflagration mondiale deviendrait probable.

    Chomsky n’a pas tort de dénoncer le discours des candidats républicains, mais il me paraît ici prisonnier de schémas périmés (gauche contre droite, réaction, menace fasciste).


  3. François Labonté Le 06 avril 2016 à 07h25
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    Ca commence franchement à m’énerver de lire ou d’entendre des gens reconnus comme étant intelligents et clairvoyants nous annoncer à chaque déclarations: le choix décisif, la dernière chance ou carrément la fin de l’humanité. Si ils sont si éclairés et qu’ils connaissent si bien les tactiques de leurs adversaires alors POURQUOI ILS NE FONDENT PAS UNE ALTERNATIVE POLITIQUE???
    Je suis convaincus que si ils le feraient, un grand nombre de gens voterais pour eux (Y compris moi!). Eh non! Ils préfèrent se répéter sans cesse, débattre sur les raisons de la médiocrité du système, et chercher à alarmer les gens sans jamais offrir une véritable solution pratique. Ces intellectuels ne font que vivre de leurs prophéties et du sentiment d’éclairer les pauvres cons qu’ils croient que nous sommes.
    Les gens, et je parle du 95% des gens, voient très bien que le système est pourris et qu’il ne profite qu’à une infime minorité et cherche une alternative.
    Alors qu’attendent-ils pour changer les choses?


    • Gier 13. Le 06 avril 2016 à 08h47
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      Je crois François, qu’il n’est nul besoin de créer les partis politiques dont vous parlez, car ils existent déjà. Ils contestent l’ordre établi, propose des alternatives, ont un autre projet de société, une autre manière d’envisager les relations internationales et tiennent des discours plus engagés sur l’environnement. Ils ne sont certes pas exempts de tous reproches, mais ils existent.
      L’intellectuel a un rôle à jouer. Il pose un regard acéré et distancié sur la société. Il peut aussi être force de proposition. Son rôle n’est pas celui d’être chef de parti.
      Le problème vient du fait que les partis…. disons alternatifs ne sont pas audibles dans les médias. Lesquels préfèrent inviter dans leurs colonnes ou leurs plateaux TV des “intellectuels” en mauvais bois de la trempe de BHL ou des économistes-banquiers chargés de vendre le système.
      A quoi bon un parti de plus ? Il ne serait pas plus médiatisé.


      • François Labonté Le 06 avril 2016 à 09h53
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        Ce que je voulais dire, c’est que les gens comme Noam Chomsky ne font que constater à quel point les gens riches nous manipules, nous exploitent , nous divisent et nous envois à la guerre. Mais la solution pour éviter cela il la donne rarement. Et y’en a plein d’autres comme lui. Pourquoi ne fondent ils pas de partis politique?
        La réponse est simple: et c’est exactement ce que je voulais faire passer comme message:
        le système ”démocratique” actuel est une IMPOSTURE: les présidents ou 1er obtiennent le pouvoir avec 35% des votants. Et les gens en plus votent pour le soit disant moins pire. Et de toutes façons, arrivé au pouvoir l”’élu”’ obéis au capitalisme.
        Donc, ce n’est pas en changeant de président ou de 1er ministre qu’on changera les choses.
        C’est une bonne veille lutte de classe auquel on est confronté. Et la seule façon pour la majorité de gagner cette lutte c’est la RÉVOLUTION.
        C’est justement ca que Bernie, Noam, Poutine ne dit jamais:
        RÉVOLUTION.


        • Gier 13. Le 06 avril 2016 à 11h18
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          IiiParfois, on en vient à se demander si en effet la révolution n’est pas la seule réponse à apporter à tout ça.
          Dans ce cas, vous avez la réponse à votre question :
          ils ne fondent pas de parti, parceque les intellectuel ne servent pas à ça.
          Parcequ’ils sont conscients que notre démocratie est morte et donc que le débat démocratique ne sert plus à rien de rien puisque les aspirations du peuple sont complètement ignorées.

          Mais les français et les québécois sont-ils prêts à en découdre et au sacrifice ? Manquent-t-ils assez pour s’engager au risque de perdre le confort que leur donne le capitalisme… ?


          • Reality Le 06 avril 2016 à 13h49
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            Pour l’éprouver dans le réel, en portant un projet de rupture, je peux vous affirmer que très peu sont prêt au sacrifice que leurs apporterait une indépendance quasi totale au système.
            On retourne vite à l’eau tiède, une fois que l’on a crié sa colère et son “chuispasdaccord” sur le net.


          • TZYACK Le 07 avril 2016 à 19h14
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            Seule le faim et la misère peuvent amèner à la résistance et à la révolution


  4. Jean-Luc choux Le 06 avril 2016 à 07h41
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    Hillary Clinton seul espoir pour l espèce humaine ou pour 1% de l espece humaine. Sa fortune personnelle de plusieurs centaines de millions de dollars acquises on ne sait trop comment me paraît un bon indice, malheureusement oublié du penseur nord-américain…


  5. Georges Clounaud Le 06 avril 2016 à 07h42
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    Si les États-Unis étaient réellement devenus une ploutocratie, alors logiquement les noms de personnalités de premier plan de ce pays seraient apparus dans les listes des “Panama papers” tant ce scandale semble toucher tous les pires corrompus de la planète. Or il n’en est rien donc les Etats-Unis ne sont pas une ploutocratie….
    Enfin c’est un des messages que les sans-dents de tous les pays doivent bien comprendre à travers ces extraordinaires révélations triées et relayées chez nous par le Monde, qui comme chacun sait constitue chez nous une référence inégalable de presse indépendante et courageuse…


    • Georges Clounaud Le 06 avril 2016 à 08h17
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      J’ai rapidement cherché une liste des principaux donateurs de Killary et de sa Clinton fondation mais sans succès. Je pense qu’un Criseur beaucoup plus habile que moi pourra la trouver. Peut-être serait-il intéressant de simplement la croiser avec certains noms cités dans les Panama papers. Il me semble, de mémoire, que certains de ses principaux bienfaiteurs soient de joyeux saoudiens ou de sympathiques oligarques ukrainiens cités dans les gentils journaux défenseurs de la démocratie et pourfendeurs de la corruption internationale. Il serait peut-être alors judicieux de connaitre les voies choisies par ces charmants donateurs pour alimenter les comptes de la Killary foudation…
      Non non, je me ressaisie et je vous prie de bien vouloir m’excuser pour ce mauvais esprit insupportable. Si des fonds de la Killary foundation avaient transité par le Panama, Le Monde nous l’aurait dit…


      • jp Le 06 avril 2016 à 09h15
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        sur ce blog http://yetiblog.org/index.php?post/1614
        il y a un tableau “cumul des contributions reçues durant la carrière politique” comparant ce qu’ont reçu H. Clinton et B. Sanders, sans passer par un paradis fiscal… enfin bon gol


      • Alberto Le 06 avril 2016 à 11h02
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        Voici un site avec de nombreux donateurs de la Fondation Clinton, qui semble en elle-même un scandale juridique et économique, et les sommes versées :
        http://www.vox.com/2015/4/28/8501643/Clinton-foundation-donors-State
        Microsoft, Walmart, Coca-Cola, Qatar, Goldman Sachs, Dow Chemical, Pfizer, Duke Energy Corporation, ExxonMobil, Alliance for a Green Revolution in Africa, Hewlett-Packard, Nima Taghavi, NRG Energy, Open Society Institute (fondée par George Soros), Procter & Gamble, Boeing, OCP, Nike, Google, Daimler, Monsanto, General Electric,Nokia, Levi Strauss & Co., SNCF (sic !), Siemens, NASDAQ OMX Group, Whirlpool, Adobe Systems, Caterpillar, Dell, Nestle.


      • noone Le 06 avril 2016 à 12h43
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        Budgets de la campagne présidentielle 2016 pour les candidats américains :
        – Clinton : 188 millions $ et elle a déjà dépensé quasiment 100 millions $
        – Trump : 27.3 millions $, a dépensé 23.9 millions $ à ce jour.

        Quant à la Fondation Clinton, sachez que l’Arabie saoudite a déjà versé 10 millions $. Et s’il n’y avait que l’Arabie saoudite mettre au pot des Clinton ! Intéressez-vous aux donateurs. Leur Fondation s’apparente à une chambre de compensation du capitalisme de connivence masquée en charité-business. Une fondation qui brasse des centaines de millions de dons étranges venus d’ailleurs. En cause, des dons qui font suite aux gisements d’uranium du Kazakhstan octroyés à Frank Giustra, un Canadien richissime et ami intime des Clinton, propriétaire d’UrAsia devenue Uranium One qui exploite un cinquième de toute la production d’uranium des USA, rachetée par le groupe nucléaire russe Rosatom, sans oublier les drôles de voyage d’affaires de Bill Clinton en Colombie et au Kazakhstan. La liste est longue des contrats en or massif décrochés par le biais de Bill Clinton et d’Hillary, alors secrétaire d’Etat, ainsi que celle des dons en millions de dollars faits à leur fondation qui fonctionne comme une caisse noire, dixit les médias US. Moins de 10% du budget de la fondation Clinton va effectivement aux œuvres de charité.

        http://www.nytimes.com/interactive/2016/us/elections/election-2016-campaign-money-race.html?_r=1


    • benoi31 Le 06 avril 2016 à 08h25
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      Le Monde explique clairement dans un de ses articles que s’il y a peu de noms américains sur la liste, c’est parceque les américains utilisent d’autres systèmes de paradis fiscaux plus adaptés à leur législation (enfin pour la contourner…) : les Bahamas, Delaware, îles anglos normandes


      • Georges Clounaud Le 06 avril 2016 à 08h36
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        Merci benoi31, je n’avais pas cette information. Comme quoi j’ai vraiment mauvais esprit. Je devrais davantage lire Le Monde. Mais c’est quand même pas de bol pour tous ces délinquants financiers qui ont choisi le Panama…


        • benoi31 Le 06 avril 2016 à 11h40
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          C’était une interrogation légitime à avoir hein, c’est juste que parfois la réponse n’est pas là où on pense…


        • Alae Le 06 avril 2016 à 11h45
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          Personnellement, Georges, je m’épargnerais la lecture du Monde au profit de la liste des sponsors financiers des Panama Papers. Le dénommé “International Consortium of Investigative Journalists”, qui a effectué les recherches sur les données de la fuite, est financé par une organisation nommée “Center for Public Integrity”, elle-même alimentée par les fonds de la Ford Foundation, le Carnegie Endowment, le Rockefeller Family Fund, la Kellogg Foundation et l’Open Society de George Soros.
          Ensuite, il y une branche européenne, dénommée “Organized Crime and Corruption Reporting Project”, dont les financements sont assurés par Soros et USAID (autrement dit, la CIA).
          Sur USAID, synonyme de CIA :
          http://voices.washingtonpost.com/spy-talk/2010/04/cia_chief_promises_spies_new_a.html
          Et sur le financement des Panama papers par les précités, un tweet de Wikileaks
          https://twitter.com/wikileaks/status/717458064324964352

          Et voilà pourquoi il n’y a aucun Américain important sur la liste.


          • Georges Clounaud Le 06 avril 2016 à 23h15
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            J’ai tout de même consulté le site du Monde qui essayait de répondre à ce tweet de wikileaks reconnaissant les soutiens d’“International Consortium of Investigative Journalists”.

            http://www.lemonde.fr/evasion-fiscale/article/2016/04/06/panama-papers-passe-d-armes-entre-wikileaks-et-le-consortium-international-de-journalistes_4897082_4862750.html

            “L’OCCRP est un consortium de journalistes internationaux, partenaire de l’ICIJ, qui publie des enquêtes sur la corruption, principalement dans les pays de l’Est mais aussi en Amérique latine. Parmi ses donateurs figurent effectivement l’USAID, l’agence américaine pour le développement, et le département d’Etat des Etats-Unis, ainsi que d’autres organes gouvernementaux – dont la Confédération helvétique. Ses soutiens comportent aussi des organisations non gouvernementales, dont l’Open Society Foundation financée par le milliardaire George Soros, et le think tank Google Ideas”
            Tout est dans les “autres organes gouvernementaux” !
            Mais le plus comique, c’est l’argument utilisé pour contrer l’accusation de complaisance avec les services États-uniens : “elle reprend l’argumentation du Kremlin”. Rien de plus. Merci le Monde pour cet éclaircissement qui lève toute ambiguïté ! 🙂


      • petitjean Le 06 avril 2016 à 12h22
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        n’oublions pas non plus, et surtout même, que Panama vit sous la protection des USA !!

        ce micro état a un statut particulier et une relation spéciale avec les Etats Unis


    • clauzip12 Le 07 avril 2016 à 01h04
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      J’apprécierais que soit nommés les propriétaires du Monde et d’autres journaux de 1° plan.
      j’ai cru percevoir que depuis qqs années des milliardaires avaient manifesté une attention particulière au rachat de ces journaux en perdition.
      Mr Tapi à manifesté sa philanthropie sans égale pour un quotidien du sudme semble t il .
      Je suis curieux et aimerais avoir la carte française de la presse…indépendante(par rapport au capital et au politique).


    • Chris Le 07 avril 2016 à 15h43
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      Aucun Américain n’est cité par l’ICIJ, ce que le directeur de l’organisme justifie avec une hypocrisie incroyable :
      “Nous n’avons pas l’intention de publier toutes les informations qui pourrait heurter la sensibilité d’innocents individus. Nous ne sommes pas Wikileaks, nous faisons du journalisme responsable”

      Bref, circulez, y’a rien à voir ! Aucune crédibilité. Il s’agit bien de coups montés, à bandes multiples.


  6. François Labonté Le 06 avril 2016 à 08h14
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    En passant: Je suis Québécois, je visite ce site assidûment depuis ses tout débuts et c’est la première intervention que je fais ici. Je remercie et j’admire M. Berruyer d’avoir créé ce blog et d’ailleurs je m’ennuie sincèrement de ses articles d’analyses approfondies d’antan…

    Je comprend, M. Berruyer et la communauté DiaCrisis de vouloir relayer les articles de penseurs (comme celui ci-haut). Mais après toutes ces années à vous avoir lus, vous M. Berruyer et les intervenants de la première heure, je peux vous affirmer que vous n’avez rien à leur envier.

    Je suis profondément convaincus que l’alternative au SYSTÈME néo-libéralisme ou plus simplement au capitalisme viendra de la FRANCE.
    Le peuple Français est, à mon sens, le seul en mesure de faire (ou refaire), LE PREMIER, une révolution et un changement de paradigme complet du système économique et social.

    Cessez d’attendre les solutions de penseurs américains (si pertinents soit-ils) et faites l’avenir MAINTENANT.


    • christian gedeon Le 06 avril 2016 à 11h02
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      Bravo…c’est également ma conviction profonde.La France,mais aussi l’Espagne,le Portugal et l’Italie sont à nouveau appelés à modifier le paradigmes obsolètes qui régulent nos vies.Avec l’aide et le soutien de nombreux pays africains et d’amérique du sud. Les “vieilles ” civilisations ne sont pas encore mortes,elles se réveillent tout doucement de leur assoupissement.Alors,en avant les pays “latins “! Mais notez bien comment ces mêmes pays(je parle des peuples) voient d’un œil plutôt favorable la politique russe de résistance à la mainmise ultralibérale sur le monde. la Russie ,elle même héritière ,qu’on le veuille ou pas de la civilisation greco-byzantine. rien ne se perd,rien ne se gagne,tout se transforme. Si le Québec pouvait se joindre à cette future transformation au lieu de dériver comme il le fait actuellement vers le neolibéralisme,ce serait la cerise sur le gâteau.Nous avons,against all odds,toutes les raisons d’être optimistes,et battants.


  7. François Labonté Le 06 avril 2016 à 08h35
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    Idée pour M. Berruyer et la communauté:

    Relayer ici les images et vidéos des manifestations à Paris et en France avec des témoignages et interviews de personnes impliquées et signifiez les événements à venir…
    On a fait ca au Québec lors du ”printemps érable” et c’est ÉTONNANT l’effet que peux avoir une mobilisation citoyenne relayée et EXPLIQUÉE par ceux qui la font et la soutiennent.
    Ca change du média mainstream…
    ^^


  8. Bordron Georges Le 06 avril 2016 à 08h42
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    Si ça continue comme ça, on ne va pas tarder à apprendre que Chomsky et G. Soros sont des grands copains.


  9. Tonnelle Le 06 avril 2016 à 09h30
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    Rappel amusant:
    tous les historiens sont d’accord pour dire que dés la fin de la guerre de secession, les USA présentaient déjà tous les indicateurs d’un futur géant
    Ces indicateurs?:
    -taux d’alphabétisation de 92%(60 en Allemange, 45 en France, 38 en Angleterre)
    -Campagne unique d’hygiène et de lutte contre l’alcoolisme entrainant la plus faible mortalité infantile de l’époque.
    – Infrastructure :création de 4 fois plus de routes et voie ferrée que toue l’Europe réunie.
    -Dépense militaires réduites à une armée permanente de 30 000 hommes(après les millions sous les drapeaux durant la guerre.

    Il est amusant de noter que Sanders ne demande pas autre chose et que les Républicains s’acharnent à détruire tout ce qui a fait le succès US.


    • Richard K Le 06 avril 2016 à 17h27
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      @ Tonnelle : Avez-vous des sources à nous communiquer ? Merci


  10. Milsabor Le 06 avril 2016 à 12h10
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    Mois aussi je suis déçu par l’illusion dont fait preuve N C en persistant à croire en la démocratie américaine. Il n’a pas compris que le capitalisme ultralibéral ploutocratique et la démocratie américaine sont en relation d’engendrement réciproque depuis l’origine. La perversion ploutocratique de la démocratie est un mal congénital. Ce n’est pas un retour aux sources qu’il convient d’opérer, mais un changement de paradigme. Et cela, les institutions ne le permettent tout simplement pas, alors …?


  11. petitjean Le 06 avril 2016 à 12h31
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    Noam Chomsky n’est pas le messie ! Et il nous prend pour des billes en affirmant que les USA sont encore une “démocratie” ! Quelle blague !

    le bi partisme américain, c’est comme le bi partisme français, c’est chou vert et vert chou.

    dans le domaine de la politique étrangère les démocrates et les républicains sont aussi interventionnistes l’un que l’autre et poursuivent donc la même politique impérialiste. Hillary Clinton est carrément dangereuse

    Aussi longtemps que les USA n’accepteront pas un monde multipolaire, ils seront dangereux pour la paix dans le monde


  12. Spiridon Le 06 avril 2016 à 14h03
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    Noam Chomsky a sans doute raison, sauf quand il lie le destin du “monde” à celui des Etats-Unis. Surtout si l’élu précisément détache les deux destins. Ce que semble faire, à nos yeux, Donald Trump. Moins de guerre, moins de dépenses militaires etc.. donc, pour nous, tout bénèf! Après, qu’il engage son économie sur une voie sans issue, ou pas, ca les regarde. Le réel se chargera de faire justice: les ressources naturelles et leur disponibilité avant tout le reste. The Hillary, en revanche, mettra ‘nos’ pays à feu et à sang, sans pour autant d’ailleurs faire mieux localement. Donc, y’a pas photo.


  13. Andrae Le 06 avril 2016 à 17h00
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    Une image caricaturale des supporters de Trump.

    Blancs, nativistes + racistes, ouvriers déclassés, les ‘moins éduqués’ – le mot ‘pauvre’ plane – la majorité masculine est effleurée. Suit la comparaison d’usage avec Hitler.

    Tout ceci n’est pas faux, mais correspond au stéréotype véhiculé par les Dems. cadres, et de souche.

    Le portrait, par les Dems, est tiré vers ‘losers’, ‘has-beens’ – nullités, pauvres ** – et alors supposément contre tout ce qui est ‘positif’: modernité, espoir, identité sexuelle personelle, avancement par l’éducation, la jeunesse, les energies renouvelables, avancement des femmes, société multi-culti, globalisation, consumérisme, etc.

    Bref, un débat super-culturel, quasi de caste, et peu politique, basé encore et encore sur le ‘diviser’, les ‘communautés’…

    Chomsky s’aligne 100% derrière les Dems. Pourtant, il est supposé être au-dessus de ces mélées factices.

    Voir post de noDJ en tête!


    • Pierre Le 06 avril 2016 à 23h12
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      Ne tirons pas sur le messager, tel est en substance le message que je voudrais faire passer ici. Noam Chomsky, Shimon Perez ou autres sont des personnes tout à fait respectables, mais qui sont dépassés par la modernité. Sachons utiliser leur expérience (la seule et unique chose qui ne peut se transmettre, se vendre, ou se donner) pour nous inspirer dans la quête d’un monde meilleur.
      Ceci dit, il est vrai que la perspective des élections américaines de 2016 ou françaises de 2017 ne m’inspire pas un optimisme débordant…
      PS: à ceux qui contestent mon propos sur l’expérience, je réponds que seule la connaissance est transmissible, et non l’expérience qui par essence est individuelle.


  14. theuric Le 07 avril 2016 à 00h55
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    Je me contrefous des élections étasuniennes, c’est leur problème pas le mien.
    Si vous voulez voter là-bas, alors allez y vivre!
    Vous y pouvez quelque chose?
    Non!
    Alors, cessez de vous laisser balader par la mode du moment.
    Quelle est cette curieuse curiosité pour l’élection du soviet suprême des États-Uni-d’Amérique, tout de même.


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