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Mission aérienne russe en Syrie terminée : raisons et implications

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Source : Oriental Review, le 16/03/2016

Mercredi 16 mars 2016

Par Oriental Review

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Le 14 mars la Russie a annoncé que ses troupes allaient prochainement se retirer de Syrie – l’opération militaire lancée le 30 septembre de l’année dernière à la demande du président Bachar el-Assad va bientôt se terminer. La Russie a fait tout son possible pour ramener la situation à la normale dans un pays qui fut submergé par le chaos durant les cinq dernières années.

Tout s’est mis en place pour rendre cette étape faisable : le nouveau traité de paix entre les troupes du gouvernement d’Assad et les forces d’opposition, qui a été négocié par la Russie et les États-Unis le 27 février ; les avancées victorieuses des troupes syriennes (y compris celles de l’opposition et des Kurdes) ; la récupération par le gouvernement de certaines régions détenues par les terroristes de Daesh et Jabhat al-Nosra. La Russie a donc réalisé les objectifs militaires qu’elle s’était fixés.

Depuis le 30 septembre 2015, lorsque le président russe a ordonné aux forces aéronautiques russes de mener des frappes contre Daesh et d’autres groupes terroristes, des provinces entières ont été libérées des miliciens ; les personnes qui jusque récemment prévoyaient de partir pour l’Europe ont maintenant décidé de rester chez elles ; et il y a maintenant un espoir de paix. Cet espoir n’a pas seulement été inspiré par le succès des pilotes russes qui ont effectué des douzaines de sorties chaque jour mais aussi par le succès des diplomates qui finalement – et seulement après l’intervention de la Russie – ont attiré l’attention sur le problème de la menace du terrorisme mondial, problème sur lequel le président russe avait alerté l’Occident depuis 2007 lors de la Conférence de Munich sur la sécurité. Comme nous le savons, à cette époque, ses paroles furent tout simplement ignorées.

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Cependant, il n’était plus possible d’ignorer les opérations militaires des troupes russes : malgré les efforts de façade de la coalition occidentale menée par les États-Unis pour combattre Daesh (ils ont mené cette opération depuis août 2014) et l’intervention active de l’Arabie Saoudite, ces deux forces combinées n’ont pu stopper l’avancée des terroristes – au contraire, les miliciens ont réussi à s’emparer de plus en plus du territoire syrien. La vraie bataille contre le terrorisme sur le sol syrien a seulement débuté le 30 septembre dernier, après que le président Bachar el-Assad a demandé à la Russie son aide pour soutenir les opérations au sol des forces gouvernementales. Depuis lors, l’Occident a reconnu, bien qu’avec réticence, la contribution décisive de la Russie pour ramener la situation à la normale dans le pays.

“Etant donné ces circonstances, nous n’avons naturellement pas l’intention de nous enliser complètement dans ce conflit. Nous agirons strictement en accord avec la mission fixée. Premièrement, nous soutiendrons l’armée syrienne uniquement dans son combat légitime contre les groupes terroristes. Deuxièmement, notre soutien sera limité à des frappes aériennes et n’impliquera pas d’opérations au sol. Troisièmement, notre soutien aura une durée limitée et ne continuera tout autant que l’armée syrienne mènera des offensives antiterroristes.” – Vladimir Poutine, le 30 septembre 2015.

Lorsqu’on revient sur les déclarations faites par les autorités russes et les chefs militaires concernant le calendrier de leurs opérations militaires en Syrie, leurs principaux objectifs étaient de porter un coup sans équivoque dans le cœur du terrorisme international et de préparer le terrain à un dialogue entre les différentes parties syriennes qui s’opposent – l’armée gouvernementale et l’opposition “modérée”. Maintenant que les terroristes perdent le contrôle des villes syriennes presque chaque jour et que les rebelles se rendent massivement au gouvernement légitime, les objectifs militaires sont assurément remplis. Créant ainsi les conditions politiques nécessaires pour qu’un dialogue se mette en place. De plus, chaque jour de plus en plus de villes – actuellement plus de 100 – rendent les armes et respectent le cessez-le-feu. Plus récemment, les civils ont pu retourner en sécurité chez eux sans risquer leur vie à Bir Abou Ali, Wadi za Zaydi, Nahtah, Atbah, Darayya et Tell Maraq.

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Carte de la situation en Syrie le 14 mars 2016 – Source: http://syria.liveuamap.com/

Au total, durant les 5 mois et demi qu’ont duré les frappes aériennes, les forces aéronautiques russes ont réalisé plus de 9 000 vols, 26 000 infrastructures terroristes ont été frappées. Parmi elles : 2584 unités de commandement et de communication, 401 camps d’entraînement, 181 lieux de fabrication de munitions, 2043 dépôts de carburant et de munitions, 9318 fortifications de toutes sortes, 287 infrastructures pétrolières, 2912 camions citernes. 400 villes et plus de 10 000 kilomètres carrés de territoire libérés par l’Armée Arabe Syrienne. La province de Lattaquié complètement libérée, les communications avec Alep restaurées. Palmyre est assiégée, le contrôle des champs de pétrole et de gaz a été rétabli. La majorité du territoire des provinces de Hama et Homs a été libérée, l’encerclement de la base aérienne de Kuweires supprimé. Nombre total des victimes au sein du personnel russe durant les opérations : 5.

Après tant d’années, le processus de réconciliation nationale en Syrie a finalement commencé, comme mis en évidence par le travail de toutes les parties prenantes pour se diriger vers un projet collaboratif de nouvelle constitution pour le pays. De plus, les parties belligérantes se réunissent de plus en plus dans les provinces syriennes pour discuter des problèmes immédiats et pour déterminer une stratégie de développement pour la république. Il aurait été possible d’accomplir cela il y a longtemps déjà et avec moins de victimes civiles, si le combat contre le terrorisme, sous le prétexte duquel l’Occident a envahi l’État souverain, avait bien été le but recherché.

La Russie se retire après avoir accompli son devoir pas seulement envers le peuple syrien mais aussi envers la communauté internationale. Il est maintenant temps pour l’Occident et ses alliés de trouver une solution à l’amiable afin de continuer le travail et résoudre la situation. Les Américains et les Saoudiens – qui ont un grand intérêt à garder la mainmise sur le Moyen-Orient – ont déjà réalisé ce que jouer avec les terroristes causera à leur réputation. Par le retrait de ses troupes, la Russie permet aux Américains et à leurs partenaires de sauver la face – tout comme ils l’ont fait en 2013 lorsque Obama s’apprêtait à bombarder Damas. Et les indices semblent montrer que cette fois l’administration présidentielle ne prendra pas ce risque.

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Quelles seront les conséquences de la décision du président russe ?

1) Il n’y a pas de raison de penser que la situation militaire de l’armée de la République arabe syrienne va s’affaiblir. Les équipements fournis par la Russie, les deux bases militaires (une navale et une aérienne) et le reste des forces aéronautiques laissées sur place pour surveiller le cessez-le-feu, plus les conseillers militaires russes, resteront en Syrie. Les infrastructures de Daesh ont largement été détruites et le cessez-le-feu sécurisé.

2) Les négociations entre la Russie et les États-Unis sont imminentes, et à en juger par la réaction de la Maison-Blanche, le retrait de la majeure partie des forces russes s’est avéré un choc total.

3) La machine de propagande qui a activement alerté l’Europe sur comment “la Russie conduit les réfugiés dans l’Union européenne” est subitement tombée en panne – tout comme l’entière stratégie de “couverture” du conflit syrien par les médias mondiaux, dont les reporters ont fait preuve d’une partialité politique sans vergogne ces derniers mois.

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Principaux résultats de l’opération aérienne russe en Syrie, septembre 2015 – mars 2016. Source: RIA

Source : Oriental Review, le 16/03/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Pascalcs // 02.04.2016 à 04h36

C’est une magistrale leçon de stratégie donnée par les russes aux Neocons occidentaux. Pour sûr ces derniers sont en train de ruminer cette leçon en se demandant déjà quel nouveau front et coup politique tordu ils vont ouvrir pour se venger. Car la vengeance et l’écrasement des empêcheurs de tourner en Neo-rond, c’est dans leurs gènes.
On ne peut, en face d’un tel camouflet administré par la Russie, que déplorer la lâcheté des gouvernements européens dans cette crises et mesurer leur degré de figuration sur l’échiquier mondial.

42 réactions et commentaires

  • Pampita // 02.04.2016 à 03h54

    Rien n’est terminé. Le ‘Syria express’ marche à plein et il semble que, depuis l’annonce du retrait partiel, la Russie a transporté plus de matériel en Syrie qu’elle n’en a retiré : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/04/le-syria-express-a-pleine-vapeur.html
    Moscou a même envoyé il y a quelques jours des Iskander-M à capacité nucléaire. Sans doute un message subliminal à Erdogan et à ses velléités d’intervention…
    Durant les opérations de libération de Palmyre, l’aviation russe a bombardé 2 000 (!) objectifs de l’EI. Preuve que rien n’est terminé et que l’annonce du retrait partiel est un trompe l’oeil destiné à sauver la face des Occidentaux et des Saoudiens et avoir désormais les mains libres face à Daech.

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  • Pascalcs // 02.04.2016 à 04h36

    C’est une magistrale leçon de stratégie donnée par les russes aux Neocons occidentaux. Pour sûr ces derniers sont en train de ruminer cette leçon en se demandant déjà quel nouveau front et coup politique tordu ils vont ouvrir pour se venger. Car la vengeance et l’écrasement des empêcheurs de tourner en Neo-rond, c’est dans leurs gènes.
    On ne peut, en face d’un tel camouflet administré par la Russie, que déplorer la lâcheté des gouvernements européens dans cette crises et mesurer leur degré de figuration sur l’échiquier mondial.

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    • J // 02.04.2016 à 07h51

      Ca montre la totale inconséquence de Fabius (ou de qui que ce soit qui l’a guidé) en ignorant superbement la maxime de bon sens : “Les ennemis de nos ennemis sont nos amis”. Il n’y a que Daesh, dans cette histoire, qui est ouvertement notre ennemi, terrorisme revendiqué à l’appui.

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      • amer // 03.04.2016 à 00h11

        C’est justement cette maxime qui est appliquée par les États Unis et leurs alliés depuis le début de la guerre contre la Syrie. Puisque c’est le président Bashar El-Assad leur ennemi à abattre, alors Daesh ne peut être que leur “ami”…Heureusement que la Russie est intervenue pour dévoiler la supercherie en inversant le rapport de force sur le terrain avec le soutien apporté à l’armée arabe syrienne en à peine 6 mois.

        Sûr que les néo-cons doivent se gratter le crâne…what the hell is he doing !!!

        Stratégie déroutante de Poutine et son équipe !

        Espérons que le malheur du peuple syrien va prendre fin grâce au soutien des russes.

        Quand à l’oncle Sam et ses sbires le monde a compris leur magouille.
        Vont-ils changer leur attitude, la suite des événements nous le dira mais gare aux néo-cons qui voudraient jouer aux…cons…

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    • Ailleret // 02.04.2016 à 11h54

      Pour mémoire (et pour rire un peu) : le 29 septembre 2015, au lendemain du discours de Poutine à l’ONU, Laurent Fabius accusait les Russes de parler beaucoup mais de ne pas faire grand-chose. Le 30 septembre, l’intervention russe commençait… Six mois plus tard, Laurent doit pleurnicher en son auguste Conseil, tout le “bon boulot” de ses chers alliés est démoli…

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  • Chevrier Michèle // 02.04.2016 à 04h38

    Le retrait total de la Russie serait une grosse erreur, des braises peuvent renaître le feu, le Président Poutine se méfie des agissement d’Erdogan qui est de mèche avec Daech, quand à l’oncle Sam ce n’est pas mieux.

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  • Nerouiev // 02.04.2016 à 07h51

    La vraie raison de cette guerre n’est jamais évoquée, à savoir le refus du gazoduc Qatari par Bashar el Assad, lui préférant celui depuis l’Iran. Soit tout le monde connaît, soit c’est une façon d’éviter une humiliation de l’Occident et de son allié Saoudien et une nécessité pour une paix durable encore trop fragile. En tout cas qu”elle leçon de diplomatie par la Russie ! Poutine en aura profité pour exposer son armement et faire obstacle aux faiseurs de troubles, le tout sur un budget d’entraînement militaire, pied de nez aux sanctions. Quelle leçon au vernis de nos élites !

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    • Pampita // 02.04.2016 à 11h19

      C’est l’une des raisons, pas la seule…

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      • anne jordan // 02.04.2016 à 17h34

        oui , @pampita , vous avez raison !
        néanmoins le deal du gazoduc est systématiquement évoqué par Gérard Chaliand , qui me réjouit grandement à chacune de ses interventions …
        ( encore tout à l’heure chez Laure Adler sur F.Inter )
        le changement de ton de nos médias est impayable; auraient ils peur … de ” nous ” ? ( les blogueurs etc … )

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        • anne jordan // 02.04.2016 à 17h40

          oulà là !
          pardon , chers amis ! le printemps me brouille l’écoute :
          Chaliand c’était chez OCKRENT ” affaires étrangères ” sur F.Culture de 11 à 12 !
          ( c’est encore plus croustillant que chez L.Adler ! )
          la ” reine Christine ” obligée d’avaler les propos” russophiles ” et ” bacharophiles ” de Chaliand…

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          • Louis JULIA // 04.04.2016 à 10h41

            Surtout qu’à travers la soi-disant “reine Chritine”, c’est aussi Kouchner qui ramasse. Double plaisir pour nous. Ca, c’est du rendement!

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    • Pierre // 02.04.2016 à 13h31

      @ Nerouev Entièrement d’accord sur la raison que vous invoquez, mais il ne faut surtout pas trop le dire devant “not’ bon peuple”, cela l’inciterait à se poser des questions. Et comme les réserves pétrole et gaz iraniennes sont probablement dans le colimateur américain, il est important de déstabiliser cet axe chiite avec la Russie, en tentant d’affaiblir cette dernière économiquement par livraison de gaz liquide à ces clients européens et embargo sur les relations commerciales, et l’incitant à disperser sa puissance militaire au maximum. D’où mon com de ce matin où j’assimilais le renforcement des bases Otan en Europe de l’est à une stratégie offensive et non défensive

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      • Bouddha Vert // 02.04.2016 à 23h45

        Il est également possible que les américains ne veulent pas voir l’Europe approvisionnée par la Russie ET l’Iran, deux espaces qui lui échappent… et l’Europe avec.

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  • tchoo // 02.04.2016 à 09h48

    Admirez la réthorique, un quidam, expert en expertise d’un comité Machin chose, déclarait hier sur une radio, que la Turquie se réjouissait d’être membre de l’OTAN, qui la protège ainsi des velléités d’expansionnisme de la Russie,
    les menteurs propagandistes sont toujours à l’oeuvre

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    • wesson // 02.04.2016 à 12h21

      Il est clair que si ce n’était son partenariat OTAN et sa position géostratégique au moyen orient, la Turquie serait aujourd’hui reléguée au rang de nation paria, au même niveau que la Corée du Nord.

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      • Pierre // 02.04.2016 à 17h03

        Je dirais même que c’est sa position geostratégique (verrouillage du bosphore entrée de la Mer Noire, étape par voie terrestre – oléoducs et gazoducs – entre l’Europe et la péninsule arabique / Moyen-Orient, proximité avec l’URSS et maintenant la Russie) qui fait qu’elle est membre de l’Otan. Sinon on s’y intéresserait autant qu’à l’île de Pâques (sans vouloir manquer de respect aux Pascuans, bien sûr)

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    • Louis JULIA // 04.04.2016 à 11h12

      L’Otan n’a-t-elle d’ailleurs pas fait récemment savoir à la Turquie qu’il fallait qu’elle cesse ses provocations envers la Russie, car en cas d’escalade, l’organisation ne lasoutiendrait pas? J’ai lu cela il y a peu, mais je n’ai pas le lien.

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  • Asian // 02.04.2016 à 14h29

    Je remarque cette phrase écrite en russe sur la pancarte tenue par un Syrien: ” Merci à la Russie qui a rétabli l’équilibre dans le monde”. Et moi je dis merci à Olivier qui rétablit la vérité sur son blog! C’est aussi une forme de courage.

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  • clauzip12 // 02.04.2016 à 14h52

    OUI!Poutine à très bien joué au profit d’ASSAD,à son profit et celui de l’UE qui ne peut que voir le flux de migrant se réduire.
    Pourtant,l’UE bras politique et économique des néocons et les USA ,obsédés par l’affaiblissement de la Russie,par la main mise sur le moyen orient,chiite notamment n’en on pas fini dans leur démarche idéologique de l’ultraliberalisme.
    Si clinton est élue,je ne doute pas un instant qu’un conflit armé se généralisera.La planète leur appartenant,il ne font que répondre à une agression ou danger pour les USA(Chomsky)
    Néanmoins,Trump étant l’incertitude absolue,tout et son contraire est possible.
    Le blocus exercé sur la Russie ne peut que l’entrainer à une évolution sur le développement intérieur
    conduisant à la recherche de l’autonomie et particulièrement en évitant les produits occidentaux.
    L’UE sera vraisemblablement la première punie par l’injonction des USA sur la Russie.

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    • Louis JULIA // 04.04.2016 à 12h27

      “L’UE sera vraisemblablement la première punie par l’injonction des USA sur la Russie.” C’est dèjà le cas depuis un an, car les représailles russes aux sanctions européennes commandées par les Etazunis font très mal à nos agriculteurs.

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  • Renaud // 02.04.2016 à 18h19

    Voici une réaction très claire des “alliés” lèche-bottes contre la Russie.
    N’étant pas abonné au journal les Échos, je ne peux pas ouvrir la vidéo de ce lien. Mais le titre et le peu qu’on y lit est on ne peut plus clair et explicite !
    Rien n’est plus minable et disqualifiant qu’une réaction pareille.
    Car il l’on eu leur humiliation en Syrie et au Moyen-Orient, et ils ne le supportent pas!

    http://videos.lesechos.fr/news/edito-nicolas-barre-lesechos/marches-financiers-humiliation-internationale-pour-vladimir-poutine-4821120903001.html?xtor=EPR-3035

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    • Ailleret // 02.04.2016 à 19h50

      Humiliation internationale pour Vladimir Poutine, dixit Nicolas Barré sur Europe 1…
      Si Canteloup et ses paroliers étaient moins conformistes, ils saisiraient cette occasion de rire de Nicolas Malbarré.

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  • moshedayan // 02.04.2016 à 18h57

    Pour ajouter au commentaire de clauzip12, je dirais que cet article est intéressant parce qu’il montre le point de vue russe, mais je serai très inquiet de voir la suite qui sera donnée du côté de l’UE et de l’équipe du Quai d’Orsay avec l’assentiment du président Hollande : je me demande si, en ce moment, ils ne trépignent pas de rage de voir qu’une majorité de l’opinion française a estimé positive l’action de “ce Poutine”. Il faut donc rester méfiant, ultra-méfiant, un “mauvais coup” est possible en Ukraine, du côté de la Baltique ou aux frontières du Caucase. Israël, du moins les “partis réalistes” peuvent jouer un rôle majeur pour contrer les “néocons” comme vous dites.

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  • moshedayan // 02.04.2016 à 21h47

    Quand je vous disais un “mauvais coup” je ne pensais pas devoir m’inquiéter si rapidement : hasard ?? Nouvelle tension grave au Nagornykh-Karabakh entre Arménie et Azerbaïdjan ! qui est à l’origine de cette tension dans le Caucase du Sud ? Que fait l’OSCE présente ? Tous les coups sont permis contre la Russie – qu’on en finisse par un échange Nagornykh-Karabakh contre Nakhitchevan (2 territoires enclavés) !?? J’ajoute à part de la question : restituer le Golan à l’autorité légale de Syrie -l’Armée légale libératrice, permettrait d’accélérer, selon moi, le retour à la paix et ferait taire les mouvements d’opposition syriens qui ont mené “double-jeu”.

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    • Perekop // 03.04.2016 à 00h45

      Nous avons tant appris depuis quelque temps que moi aussi, j’ai bien du mal à croire à un “hasard”. Comment ne pas penser aussitôt à une énième tentative de destabilisation, visant un allié de la Russie, un allié faible, la petite Arménie. Les mêmes néo-crétins qui n’ont pas réussi à entraîner la Russie dans un conflit direct avec l’Ukraine s’imaginent peut-être que ça va marcher en s’attaquant à l’Arménie via le Haut-Karabagh ? La seule chose qui m’étonne un peu, c’est qu’il m’avait semblé lire qu’on assistait à des tentatives de dialogue et rapprochement entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, ainsi que la Russie. Il faut croire que les habituels semeurs de chaos ont réussi en Azerbaïdjan le même type de retournement qu’avec Erdogan qui a préféré abattre un avion russe plutôt que de continuer ses fructueuses tractations avec la Russie (pipeline géant, usines, commerce, etc)

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  • aleksandar // 02.04.2016 à 23h42

    Le retrait décidé par Poutine a aussi un aspect politique intérieure, les Russes restent très traumatisés par la guerre en Afghanistan, annoncer un retrait et éviter l’enlisement est donc destiné au peuple russe aussi.
    Ce retrait est partiel et ne concerne que 66% du nombre d’avions de chasse, par contre la présence hélicoptères MI24 et MI28 est de plus en plus souvent mentionnée, et correspondent mieux à la deuxième phase d’opération ( appui au sol direct ) qui est une progression terrestre.
    Ce retour des chasseurs en Russie correspond aussi a la fin du cycle de 6 mois de capacité opérationnelle qui nécessite une révision complète.
    Les russes ayant entre temps remis a niveau les SU24 syriens qui peuvent prendre le relais.
    Enfin, je voudrais que vous ayez, svp, une pensée pour le Lieutenant Alexandar Prokhorenko.
    https://francais.rt.com/international/18202-tout-savoir-sur-soldat-russe

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    • christian gedeon // 03.04.2016 à 15h59

      les russes ne sont traumatisés par rien du tout…sauf par la “défaite” en Afghanistan! Alors que çà aurait dû être une victoire sans appel.Et les russes ont connu bien pire. Il est vrai toutefois,qu’à l’exception notable et regrettable de l’époque stalinienne,les russes n’ont jamais été impérialistes. On me rétorquera la Crimée et les turkistans divers et variés. mais ils n’ont té attaqués et conquis que parce qu’ils attaquaient le Russie et de quelle manière massacreuse. Or,aujourd’hui,le “russe moyen” comprend très bien que c’est la Russie qui est défendue à travers l’intervention russe en Syrie. C’est bizarre cette propension à prendre les russes pour des imbéciles.Vive la Russie et vive la France de De Gaulle….

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      • aleksandar // 03.04.2016 à 23h27

        Que connaissez vous de la russie et des russes ? Combien de fois y etes vous aller ? Quels ont été vos contact avec le ” russe moyen” comme vous dites ? Combien de fois avez vous travaillé avec des militaires russes ? Que savez vous de la doctrine russe en matière d’intervention a l’etranger ? Lisez-vous periodiquement les publications russes concernant la defense ?
        Quand a prendre les russes pour des imbeciles, je prefere en sourire.
        Et pour finir, il n’y a pas eu de “defaite” russe en Afghanistan au sens miltaire du terme, c’est le systeme economique qui a craqué, pas l’armée russe.

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  • Dany 2 // 03.04.2016 à 19h10

    Un ami me disait que les Russes font du bon boulot car c’est leur habitude, ils ne s’occupent pas des victimes civiles. Y-a-t-il des chiffres sur les civils tués depuis le 30 septembre ? Autres que les chiffres de l’OSDH qui donne 1015 civils tués pour un total de 3049 victimes après 4 mois.
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/01/20/plus-d-un-millier-de-civils-tues-dans-les-frappes-russes-en-syrie-selon-l-osdh_4850492_3218.html

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  • Ailleret // 03.04.2016 à 22h48

    Dubitatif,

    Et encore, vous ne savez pas combien de roubles nous touchons chaque semaine, sectateurs de Poutine et de Berruyer ! Si vous saviez !!

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  • Louis JULIA // 04.04.2016 à 12h34

    Ben oui, mais la grosse différence avec un “réseau”, c’est que tous ceux qui y participent le font volontairement, donc avec conviction et bien plus d’honnêteté par rapport aux trolls et détracteurs stipendiés. Allez faire un tour dans Actu’Ukraine (qui pour l’instant est en sommeil, mais dont les rédacteurs volontaires surveillent toujours quotidiennement les événements qui se déroulent là-bas), vous verrez que tous les faits cités sont tirés des médias ukrainiens eux-mêmes, ce que l’on ne peut assurément pas assimiler à de la propagande pro-russe. Dame,il faut bien qu’ils disent un minimum de vérités à leurs lecteurs qui,eux, voient de leurs yeuix ce qui s’y passe.

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