Guy Mettan

Guy Mettan

Guy Mettan est un journaliste et une personnalité politique suisse. Il a été rédacteur en chef de le Tribune de Genève et président de la Croix Rouge Genevoise. Aujourd’hui, il est député PDC (centriste) au Grand Conseil du canton de Genève et directeur du Club suisse de la presse. En 2015, il a publié Russie-Occident, une guerre de mille ans : La russophobie de Charlemagne à la crise ukrainienne aux Éditions des Syrtes.

Guy Mettan, bonjour. Commençons par votre livre. Vous pensez que la russophobie que l’on observe depuis la Deuxième guerre mondiale sert à structurer le patchwork des sociétés occidentales « contre un ennemi commun ». Est-ce là sa seule fonction?

Non, le « contre un ennemi commun » n’est que l’une de ses fonctions. La russophobie, comme je l’explique dans ce livre, est un phénomène qui remonte très loin et qui concerne un large espace géographique. J’ai effectivement voulu en montrer les racines profondes et les manifestations. Elle trouve des formes nouvelles à chaque génération, mais découle d’un substrat qui est, lui, très ancien.

Concrètement, depuis une dizaine d’années, plus la crise de l’Union européenne s’intensifie, plus la russophobie s’accroît. C’est comme si l’UE avait elle aussi besoin de se créer un ennemi pour exister : c’est le sens de cette expression. Cependant, la russophobie n’est absolument pas limitée à l’UE, bien au contraire : elle est encore plus virulente aux États-Unis.

Pensez-vous qu’il y ait réellement une russophobie chez les Européens ou s’agit-il d’une fabrication de la propagande américaine ?

Historiquement, la russophobie n’est pas venue des USA. En France, elle était déjà présente de la fin du XVIIIe siècle au XIXe siècle ; c’est suite à sa défaite face à l’Allemagne en 1870 que la France a renoué avec la Russie pour faire face à la menace de l’Empire allemand.

La russophobie a dès lors émigré en Grande Bretagne. Après les guerres napoléoniennes, elle a servi à justifier le conflit géopolitique entre l’Empire britannique et la Russie en Asie centrale. Elle a ensuite émigré en Allemagne à la fin du XIXème siècle : les Allemands cherchaient en effet à agrandir leur empire à peine unifié et se sont tournés vers les territoires d’Europe de l’Est. C’était la fameuse théorie du Lebensraum, l’espace vital, d’abord mise en place par le IIe Reich et ensuite reprise avec une violence extrême par Hitler. La russophobie est donc avant tout un phénomène européen qui a ensuite migré aux États-Unis. Une fois la Deuxième Guerre mondiale gagnée grâce à l’apport soviétique – 26 millions de morts dont 13 millions de Russes – les Américains se sont emparés de cette russophobie pour en faire le fondement idéologique de la Guerre froide et justifier leur propre expansionnisme. Les États-Unis, au fond, sont les derniers héritiers de cette longue tradition russophobe.

On constate donc qu’il n’existe pas de russophobie intrinsèquement européenne. Il existe effectivement un conflit, qui remonte selon moi à Charlemagne et au schisme religieux de 1054. Cette vieille division a fait naître une profonde rivalité entre ces deux mondes, qui resurgit aujourd’hui à la faveur de circonstances politiques. Elle relève plus de facteurs politiques que d’une haine inextinguible. Il existe d’ailleurs aussi une forme de russophilie : avant, elle se situait dans les partis communistes occidentaux. Elle existe encore à gauche, mais de façon plutôt marginale. De nos jours, la russophilie est surtout dans le camp conservateur.

La Russie a toujours généré en Europe des sentiments de forte sympathie et/ou de forte haine. Simplement, ces haines, ces phobies dominent au niveau officiel, celui des chancelleries et des médias, parce qu’elles servent des intérêts politiques. En l’occurrence, elles servent à légitimer l’expansionnisme occidental. Sous prétexte de s’opposer à un supposé expansionnisme russe, on légitime son propre expansionnisme. C’est le rôle de la propagande russophobe. On le voit à propos de la Syrie et plus largement à chaque fois que la Russie s’exprime ou agit : les propos russophobes s’exacerbent, deviennent même violents.

Selon certains analystes américains, la Guerre froide a été la « colle sociale » qui a servi à structurer les USA. Pensez-vous que l’UE réussisse aussi à se forger une identité avec cet ennemi ?

Oui, je crois que la russophobie a deux fonctions. D’une part, elle permet de structurer l’espace géopolitique. C’est l’argument avancé pour justifier les incursions, les agressions, pour ne pas dire les invasions effectuées par l’Occident (appelons-le l’Occident puisque, que ce soit l’UE ou les États-Unis, ce sont deux composantes d’une même réalité géopolitique).

D’autre part, la russophobie permet de façonner politiquement et sociologiquement l’opinion. Elle permet, via une forme de propagande, d’obtenir l’adhésion des opinions populaires à ce programme d’expansion, qui est, osons le dire, un programme impérialiste. Voilà pourquoi la russophobie est si utile et si souvent exploitée par les médias, par les chancelleries et par les Think Tanks qui structurent l’opinion publique en Occident.

Nous allons en venir à la façon dont votre livre a été accueilli. En Suisse dont vous êtes originaire et où vous résidez, il a reçu un bon accueil. Est-ce que cela a été le cas en France ?

En Suisse, cela fait 35 ans que je connais le milieu du journalisme et cela s’est plutôt bien passé. Ajoutons que la Suisse est un pays particulier : nous avons quatre langues, deux religions et quatre cultures. Nous sommes donc habitués à prendre en considération des opinions qui ne sont pas forcément les nôtres. Et, contrairement à la France, nous n’avons pas l’habitude de stigmatiser quelqu’un parce qu’il serait de gauche ou de droite. Pendant les campagnes politiques, tout le monde débat autour d’une même table. En France, si vous êtes estampillé de gauche, il est impossible de débattre avec quelqu’un de droite, et inversement. Nous avons donc une tradition un peu différente. Enfin, en raison de notre neutralité, nous sommes plus habitués à écouter des points de vue qui ne sont pas ceux de la majorité.

En France, mon livre a été bien reçu par le public. Il se vend bien mais son succès repose sur le bouche-à-oreille. Les médias français m’ont tous boycotté.

Pensez-vous que la censure dont vous avez fait l’objet était orchestrée ?

Non, je ne pense pas que ce soit orchestré. Cela relève de la tendance générale : les médias de gauche ou de droite, en tous cas sur la Russie, disent tous à peu près la même chose. On ignore donc simplement une opinion divergente parce qu’elle ne rentre pas dans le cadre. Fait curieux, même le Monde Diplomatique, qui est pourtant beaucoup plus ouvert à d’autres points de vue, notamment de pays émergents ou de pays du Sud, et qui est le moins russophobe des médias français, n’a pas publié de critique. J’ai pu faire paraître une opinion dans Libération, grâce à un ami. Aucun autre passage dans les médias, qu’ils soient écrits ou audiovisuels.

En revanche, et c’est un point intéressant, plus on s’éloigne de la France et des États-Unis, meilleur est l’accueil. Les Italiens, les Chinois vont traduire et éditer le livre d’ici la fin de l’année. La Russie aussi, cela va de soi.

Ce n’est pas surprenant puisque la russophobie est un phénomène exclusivement européen et américain. En Amérique latine, en Afrique, en Asie, même au Japon malgré les deux guerres qui ont opposé Russie et Japon, les réactions russophobes sont absentes.

Pensez-vous que la censure de l’UE, et des médias mainstream occidentaux en général, soit la marque d’une faiblesse ? Quand on n’accepte pas d’écouter un dissident, est-ce parce qu’on a une position fragile et qu’on est mal à l’aise ?

Certainement. La Russie met le doigt sur nos propres insuffisances en matière de politique étrangère. Elle les dévoile aux opinions politiques occidentales qui ont été largement endormies par la propagande, qui parlait d’ « expansion de démocratie », de « lutte pour les droits de l’homme », etc. Mais ces raisons d’intervenir ne servaient en réalité qu’à masquer des intérêts purement économiques et géopolitiques. La Russie révèle cette vérité dérangeante aux franges les plus lucides de l’opinion occidentale.

C’est exactement ce qui se passe aussi avec la Syrie. Pendant des années, on nous a vendu les rebelles syriens comme des « combattants de la liberté ». C’est ainsi qu’on les nommait en 2011. Ensuite, on les appelait « djihadistes », « combattants de la foi », ce qui est encore une dénomination politique. Jusqu’à ce qu’enfin, on se rende compte que ces gens étaient des purs terroristes. Il a fallu deux attaques à Paris, celle de Charlie Hebdo et celle du 13 novembre pour que les Français se rendent compte qu’on avait affaire à des terroristes purs et durs, et aucunement à des « combattants de la liberté » comme on nous l’avait seriné pendant des années. Les Russes l’avaient dit bien avant et leur intervention l’a démontré.

Pensez-vous que dans l’UE, c’est l’amplification de ce malaise qui engendre une surenchère dans la russophobie allant jusqu’à des insultes régulières envers Vladimir Poutine ?

Le malaise, aujourd’hui amplifié, a commencé en 2003, c’est-à-dire au moment où la Russie a voulu récupérer sa souveraineté nationale sur ses ressources, et qui parallèlement s’est opposée à l’invasion de l’Irak par les États-Unis. Entre 2001 et 2003, après les attentats du 11 Septembre, la Russie et les États-Unis s’entendaient très bien. Poutine avait même offert ses bons services à Bush dans sa lutte contre l’islamisme.

Début 2003, vint l’affaire Khodorkovski : le président russe s’est opposé à la mainmise des Américains sur le pétrole russe. Kodorkovski a été mis en prison parce qu’il cédait tous les actifs russes de Ioukos aux Américains pour une bouchée de pain, et qu’il voulait se présenter aux élections afin d’être élu président et devenir le relais de la politique américaine en Russie. Ensuite, à l’automne 2003, la Russie s’est opposée à l’invasion de l’Irak. Ces deux événements ont suscité une recrudescence de la propagande anti-russe dans les médias occidentaux.

Puis vint l’affaire de la Géorgie, en 2008. Alors même que c’était le président Saakachvili qui avait attaqué les forces russes en Ossétie, on a vu la propagande occidentale affirmer le contraire. Encore aujourd’hui, bien qu’un rapport accessible à tous sur le site du Conseil de l’Europe démontre que c’est bien la Géorgie qui avait attaqué, les journaux continuent à diffuser la fausse version.

Les propos hostiles à la politique de la Russie ont ensuite été alimentés par l’Ukraine. On sait maintenant que la révolution du Maïdan a été largement fomentée, comme l’a dit Victoria Nuland, Secrétaire d’État américaine adjointe, par l’investissement dans des ONG de 5 milliards de dollars destinés à renverser le gouvernement Ianoukovitch. Bien sûr, le peuple ukrainien était excédé par la corruption ambiante, mais nous avons attisé ce mouvement et nous avons profité de cette frustration populaire pour mener à bien un coup d’État qui n’était pas du tout le changement voulu par le peuple. Et deux ans plus tard, le gouvernement mis en place avec Iatseniouk apparaît tout aussi corrompu que le précédent.

Mais par le biais de cette révolution vampirisée par des oligarques pro-occidentaux, l’Ukraine a basculé dans le camp occidental, réalisant un rêve américain vieux de 50 ans. Brzezinski écrivait noir sur blanc : « l’Amérique doit absolument s’emparer de l’Ukraine, parce que l’Ukraine est le pivot de la puissance russe en Europe. Une fois l’Ukraine séparée de la Russie, la Russie n’est plus une menace ». C’est ce programme qui a été réalisé en 2014. On s’en apercevra avec éclat, mais dans dix ou quinze ans, quand la vérité commencera à sortir peu à peu. Comme pour le début de la guerre du Vietnam et l’incident du golfe du Tonkin, la vérité finira par émerger, mais seulement quand elle sera devenue indolore et surtout, irréversible.

Revenons aux médias. Quand on observe le paysage médiatique américain, on y constate un pluralisme beaucoup plus marqué que chez nous. Là-bas, il va de la droite dure neocon de Fox News jusqu’à des publications de gauche grand public comme Salon.com et à des voix radicales, des journalistes très engagés contre le système qui ne sont absolument pas des marginaux, comme par exemple Glenn Greenwald. On a même eu récemment une tribune du neveu du président Kennedy contre la politique étrangère américaine. Pourquoi la France, et même l’Union Européenne, sont-elles plus royalistes que le roi anglo-saxon et pourquoi tente-t-on à ce point d’étouffer le débat d’idées ici ?

Pour moi qui suis francophone, qui ai passé mon bac en France, qui vis constamment aux coté de Français, c’est une immense déception et un grand mystère. Comme vous l’avez dit, si les médias dominants aux États-Unis sont totalement anti-russes, il existe aux États-Unis des médias marginaux ou des voix marginales qu’on peut entendre. Il y a beaucoup de recherches universitaires, même dans de petites universités, qui dénoncent ces manipulations, cette mainmise des médias mainstreams sur l’opinion générale.

Il existe même des publications d’universités aussi célèbres que Princeton contre le système américaniste…

Oui. Ces voix sont marginales, certes, au sein des publications générales des universités, mais elles existent toutes. Mon livre ne cite d’ailleurs que des sources américaines, anglaises ou européennes. En Allemagne aussi on peut trouver ces voix-là, même si elles sont périphériques. En revanche en France, c’est totalement exclu. Pour moi, c’est une immense déception, parce que cela marque l’abdication des grands intellectuels français.

La France, depuis le XVIIIe siècle, a toujours été un phare intellectuel pour le monde. Elle a un peu perdu de sa puissance politique mais elle était restée, jusqu’au début des années 90, disons une grande puissance intellectuelle ; maintenant on assiste à sa faillite.

Aujourd’hui, les intellectuels sont tous complètement alignés dans une sorte d’unanimisme. Ils expriment une vision du monde totalement sectaire qui prétend s’appuyer sur le culte des droits de l’homme, de la démocratie, de l’humanisme et qui, de fait, se révèle être une manière d’instrumentaliser l’esprit des Lumières et des droits de l’homme pour le mettre au service de causes et d’intérêts totalement médiocres. Pour vendre des armes à l’Arabie Saoudite, on est capables de diaboliser Poutine et de ne pas dire un mot sur ce qui se passe en Arabie saoudite, où c’est cent fois pire que tout ce que l’on peut voir et que l’on pourrait critiquer en Russie. C’est pareil pour la Turquie.

Pour l’observateur que je suis, cet aveuglement paraît absolument incompréhensible. Cette espèce de subjugation intellectuelle représente une démission intellectuelle face aux États-Unis et aux Anglo-saxons ou tout du moins, face à une partie de l’establishment intellectuel anglo-saxon.

Cet aveuglement des intellectuels fait écho à un aveuglement politique. Si en février 2014, la France avait joué le rôle que l’on attendait d’elle dans la crise ukrainienne, elle se serait précipitée à Moscou pour exiger le respect de l’accord qui avait été signé le 21 février 2014 par Laurent Fabius, Steinmeyer et d’autres. Ianoukovitch aussi l’avait signé. Alors la guerre civile aurait été évitée. La Crimée, le Donbass seraient toujours ukrainiens. Poutine serait sorti de ce guêpier en sauvant la face, la tête haute, ce qui est toujours important en politique. Même chose en Syrie : s’obstiner à vouloir absolument faire du renversement d’Assad un préalable à toute négociation est politiquement suicidaire.

On assiste à un alignement total de la France sur les États-Unis, une démission, une capitulation. S’il s’agissait d’un rapport de force, on pourrait comprendre. Mais vu de l’extérieur, sur le plan intellectuel, qu’aucun journaliste français ne conteste cette position est incompréhensible.

Une dernière question : récemment, pour alimenter l’hystérie, les médias ont mis en avant des opposants à Poutine qui ne sont tout bonnement pas crédibles, comme Garry Kasparov. La montée dans l’hystérie est-elle une bonne stratégie de propagande ? Cela a-t-il un impact efficace sur les foules ?

J’ai reçu Kasparov. Dans la presse que je dirige, je donne la parole à Poutine, aux opposants, je donne la parole à tout le monde parce que justement, j’estime que c’est une règle de base du journalisme intellectuellement honnête. Ce qui ne veut pas dire que l’on doive adhérer à tout ce qui est dit, mais quand on fait ce travail, on est d’autant plus autorisé à émettre sa propre opinion que l’on donne aussi à l’opinion publique les moyens de juger.

Pour répondre à votre question, il est vrai que l’hystérisation peut être efficace. On l’a vu pendant les années 30, où l’on avait affaire à un hystérique qui a réussi à captiver les foules, à les drainer. L’hystérie peut être un moyen de communication redoutable. Quand la conscience collective est anesthésiée, elle finit par adhérer aux discours les plus extrémistes.

C’est un sujet de préoccupation grave pour les vrais démocrates. Un vrai démocrate ne peut pas accepter qu’un homme politique s’exprime de façon hystérique. Face à une société éveillée, lucide, critique, informée, le danger de l’hystérie est faible ; en revanche, quand l’opinion est en permanence bombardée par de la propagande, elle commence à y adhérer, et l’hystérie l’emporte. Ce point devrait mobiliser une attention toute particulière de la part des démocrates.

Interview réalisée par Corinne Roussel pour www.les-crises.fr

84 réponses à On assiste à la faillite de la puissance intellectuelle de la France, par Guy Mettan

Commentaires recommandés

EchoGMT7 Le 05 avril 2016 à 06h01

La russophobie, c’est d’abord l’affaire des Anglo-Saxons.

Surtout depuis que la Russie respecte scrupuleusement les règles internationales et est devenue une menace pour l’oligarchie qui, elle, a pris l’habitude de n’en plus respecter aucune.

Les Anglo-saxons n’admettront jamais que les deux continents, Europe et Asie, coopèrent. C’est une constante chez-eux pour qui l’Europe doit rester atlantiste et rien d’autre.

Par exemple, le projet chinois de “route de la soie” les rend littéralement malades. Ce qui révèle une hostilité qui, selon moi, n’est qu’une des pires formes de xénophobie. Une xénophobie autoritaire systémique, dictée par des élites occidentales gorgées de mépris et surtout jalouses de conserver leurs prérogatives sur les structures de LEUR mondialisation. Mondialisation dans laquelle un bon Russe sera un Russe à genoux, comme l’est déjà n’importe quel Européen, car j’ai constaté à quel point “plus d’Europe” signifie toujours “plus de soumission”.

  1. Ailleret Le 05 avril 2016 à 03h42
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    Le déclin français est perceptible sur les plans économique, intellectuel et même linguistique, mais il n’est pas unanime, heureusement : il suffit d’évoquer Emmanuel Todd, qui reste une intelligence perçante même s’il lui arrive de se tromper. Mais ce déclin est comme amplifié par les médias, qui reflètent l’appauvrissement du discours et la tyrannie du conformisme. Voyez le genre d’experts qu’ils invitent de préférence…

    Ignorer la Russie et le monde slave en général ne peut qu’aggraver ce déclin, en enfermant notre jeunesse dans une relation inégale et réductrice avec le monde anglophone.

    Quant au silence du Monde diplomatique sur la parution de l’ouvrage de M. Mettan, il ne m’étonne guère. J’ai cessé en 2011 de lire ce mensuel “dissident”, quand son directeur a pratiquement approuvé la guerre de Libye, en critiquant laborieusement les positions anti-impérialistes de la gauche sud-américaine (Chavez et Castro).


    • bozi lamouche Le 05 avril 2016 à 11h23
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      votre réaction est surprenante : mettan ne représente pas le diplo !!, ….allez donc sur leur blog vous y trouverez lordon et bien d’autres….prenez gresh sur l’amérique du sud et vous aurez un autre son de cloche….
      ps : de toute façon en france y a que ça….


      • Ailleret Le 05 avril 2016 à 17h10
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        Ma réaction n’est qu’un commentaire personnel d’une remarque de Guy Mettan : « Fait curieux, même le Monde diplomatique, qui est pourtant beaucoup plus ou-vert à d’autres points de vue, notamment de pays émergents ou de pays du Sud, et qui est le moins russophobe des médias français, n’a pas publié de critique. »


        • Krystyna Hawrot Le 05 avril 2016 à 23h10
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          Le Monde diplomatique est journal proche de la gauche trockiste (membre fondateur d’Attac France notamment). Et les trockistes européens ont décidé de soutenir le Maidan – le NPA a soutenu et invité en France un groupe de “gauche pro Maidan” dirigé par un certain Zahar Popovitsch – mais encore ils ont influencé l’ensemble de la gauche anticapitaliste en ce sens: Popovitsch a pu ainsi rencontrer en mars 2015 le PCF et le Parti de Gauche et le convaincre de soutenir son mouvement “Lieva Opozicja”. Or, ce mouvement était et est farouchement et hystériquement anti-russe, anti-Poutine et anti-Donbass. Lors de l’Université d’été d’ATTAC à Paris en août 2014 les gens de Popovitsch glosaient sur “les mouvements sociaux du Maidan” pendant que des milliers de gens mourraient sous les bombes de l’armée ukrainienne dans le Donbass et que Donietsk était assiégée sans eau et électricité depuis 3 semaines… – et la gauche française a obtempéré et s’est tu sur le Donbass et sur le massacre d’Odessa. Seul le courant Unir les communistes au sein du PCF a soutenu défendu le Donbass et Odessa. Jean Luc Mélenchon a tenté de s’extraire de ce bourbier mais Martine Billard garde sa russophobie primaire.


          • Ailleret Le 06 avril 2016 à 00h44
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            D’accord avec votre critique du NPA, ces gauchistes sont les crétins utiles du capitalisme et de l’impérialisme. Et ils ne représentent pas “tout le trotskisme”, loin de là. Le site World Socialist Web Site (wsws.org), affilié à la Quatrième Internationale, a dénoncé plusieurs fois le délire des positions du NPA en politique étrangère.
            Il me semble que de telles dérives sont facilitées par l’ambiguïté du concept de “gauche”. Après tout, si la gauche c’est encourager l’immigration massive, rien n’est plus à gauche que le Medef. Si la gauche c’est fouler aux pieds la souverai-neté nationale, rien n’est plus à gauche que l’UE et l’OTAN.
            Allez, vive le Maidan ! NPA–Attac–Soros, même combat ?


      • Charles Le 06 avril 2016 à 05h32
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        Il n’y a pas que ça. Les désastre du capitalisme deviennent tels qu’il y a enfin la perspective d’une révolte puis d’une révolution sociale.
        Mais il faut agir pour éviter le fascisme annoncé par Orwell. Ce texte que vient d’écrire Jacques Chastaing mérite d’être diffusé largement pour renforcer le mouvement:
        Les conditions de la victoire: deux mouvements à faire converger, par Jacques Chastaing
        http://wp.me/p5oNrG-lOj


  2. noDJ Le 05 avril 2016 à 03h57
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    “Je fais de l’argent donc je ne pense pas”

    Socrate l’avait déjà formulé de manière plus dialectique, élégante, la partie rationnelle de l’âme doit s’affranchir un minimum des passions humaines (des partie concupiscible et irascible) pour pouvoir prendre son envol.
    On ne réfléchit pas bien le ventre trop vide ou trop plein, idem pour le compte en banque.
    Or c’est bien de cela qu’il s’agit, politiques et médias sont aux ordres des lobbys financiers ou publicitaires, l’information n’est plus une fin en soi : de moins en moins d’investigations, d’analyses, de réflexions, on se contente de reprendre les mêmes dépêches. L’information n’est plus qu’un instrument, pour influer sur les opinions ou/et faire de l’argent (en même temps ou plus tard). Plus de différence entre des informations et désinformation, le critère de la vérité (ou de la vérification) n’est plus.

    La Suisse est sans doute moins atteinte que la France mais le risque est là. Lire notamment LHK :
    https://lilianeheldkhawam.wordpress.com/2016/04/01/le-journalisme-suisse-en-danger-liliane-held-khawam/
    Et les autres articles de son excellent blog.

    Bonne initiative (ces interviews de personnalités).


  3. DUGUESCLIN Le 05 avril 2016 à 05h53
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    L’Europe depuis la fin de l’Empire romain de Constantin a toujours été partagée entre l’unification et la rivalité des empires.
    Le problème est que chacun voulait le faire par la conquête, et la force armée.
    Charlemagne était de ceux-là. Unir à nouveau l’Europe en tant qu’héritage de l’Empire romain de Rome jusqu’à Constantinople en incluant les germains anciens barbares convertis. Le désir de prépondérance de Rome sur Constantinople et le grand schisme du 11ème siècle fut une division qui aujourd’hui encore laisse des cicatrices difficiles a guérir.
    Parallèlement l’impérialisme anglo-saxon a joué sur ces divisions est-ouest pour s’assurer une autre forme de puissance visant le monde jusqu’aux antipodes.
    Le traitement de la Grèce et de la Russie, héritiers de Constantinople, face à Rome héritière de Charlemagne semble perpétuer cette division.


    • Guadet Le 05 avril 2016 à 12h03
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      Pour comprendre toute la complexité du schisme qui était encore plus culturel et politique que religieux, je voudrais rappeler un épisode historique. Dans la seconde moitié du XIe siècle, le pape a tenté de raccommoder l’Église. L’invasion de l’Anatolie par les Turcs lui en donnait l’occasion : contre l’envoi d’une armée de secours d’Europe occidentale pour libérer l’Anatolie, il obtient de l’empereur byzantin la promesse que le patriarcat de Constantinople reconnaîtrait son autorité. C’est la première croisade. Le problème est que l’armée occidentale arrivée à Constantinople ne s’entend pas avec les Byzantins ; elle passe des compromis avec les Turcs, leur laissant une grande partie de l’Anatolie pour mener sa propre politique de conquête au proche-orient.

      Les grecs n’ont bien sûr jamais pardonné cette traîtrise aux occidentaux et la politique du pape a échoué. Mais le plus intéressant est la cause de la mésentente. Se comparant aux Grecs de l’antiquité face à l’empereur perse, les grands seigneurs francs n’ont pas supporté les marques de despotisme héritées de l’empire romain comme la Proskynèse. En effet, les marques de soumission politico-religieuse à l’autorité étaient passées de Persépolis à Rome via les royaumes hellénistiques.


      • Guadet Le 05 avril 2016 à 12h03
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        La pensée politique occidentale s’est toujours conçue en opposition à ce modèle despotique oriental. Même Louis XIV devait en tenir compte. Se référant au “mode de production asiatique” défini par Marx, Wittfogel, en pleine guerre froide, écrit “Le Despotisme oriental”, qui fait un lien entre le système soviétique et l’organisation des différents empires asiatiques dans l’histoire. L’affrontement réel et profond est pour lui entre un modèle démocratique occidental et un modèle despotique oriental. La pensée occidentale libérale d’aujourd’hui en est resté là.

        Dans les attaques contre Poutine aujourd’hui, on voit bien la volonté de l’identifier au topos du despote oriental. Le but est qu’il personnifie l’ennemi de toujours. Je ne crois pas trop à l’importance d’une “russophobie” ; je crois surtout qu’on reproche à Poutine des succès qui pourraient mettre en danger la suprématie occidentale.


        • Denis Griesmar Le 05 avril 2016 à 12h30
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          J’ajoute que la France sera peut-être sauvée in extremis par ceux qui reprendront le flambeau de sa véritable nature géopolitique. N’oublions pas qu’Henri Ier a épousé Anne de Kiev … juste avant le Grand Schisme.


      • Denis Griesmar Le 05 avril 2016 à 12h23
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        Le refus de la proskynèse est plutôt, aujourd’hui, gréco-turc : voir leur façon de dire “non” en relevant la tête, plutôt que de la secouer à l’horizontale. Les Turcs, surtout de l’Ouest, sont bien davantage héritiers de Byzance qu’on ne le croit, ce que masque la tyrannie de l’hystérique de l’AKP … qui ne sera pas éternelle.


  4. EchoGMT7 Le 05 avril 2016 à 06h01
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    La russophobie, c’est d’abord l’affaire des Anglo-Saxons.

    Surtout depuis que la Russie respecte scrupuleusement les règles internationales et est devenue une menace pour l’oligarchie qui, elle, a pris l’habitude de n’en plus respecter aucune.

    Les Anglo-saxons n’admettront jamais que les deux continents, Europe et Asie, coopèrent. C’est une constante chez-eux pour qui l’Europe doit rester atlantiste et rien d’autre.

    Par exemple, le projet chinois de “route de la soie” les rend littéralement malades. Ce qui révèle une hostilité qui, selon moi, n’est qu’une des pires formes de xénophobie. Une xénophobie autoritaire systémique, dictée par des élites occidentales gorgées de mépris et surtout jalouses de conserver leurs prérogatives sur les structures de LEUR mondialisation. Mondialisation dans laquelle un bon Russe sera un Russe à genoux, comme l’est déjà n’importe quel Européen, car j’ai constaté à quel point “plus d’Europe” signifie toujours “plus de soumission”.


    • bozi lamouche Le 05 avril 2016 à 10h34
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      ça devient pavlovien : l’auteur n’est pas russophobe !!!….par contre le site commence à perdre de l’objectivité : le sujet c’est la faillite de nos abr…intellectuels !!!


      • EchoGMT7 Le 05 avril 2016 à 12h14
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        L’auteur est suisse et en effet peu suspect de russophobie. Mais qui donc aurait prétendu le contraire? Le sujet est la complaisance française face à la russophobie.

        L’auteur s’en prend à l’abdication des intellectuels et des journalistes français qui choisissent la facilité, reprenant en chœur les arguments antirusses de la propagande occidentale tous basés sur des affirmations sans fondements.

        Alors qu’à mes yeux, ces gens collaborent de manière évidente à l’élaboration d’un argumentaire guerrier contre la Russie, étrangement l’auteur nous confie qu’il n’a pas d’explication à ce qui, pour lui, demeure un mystère. Il ne sait pas pourquoi une telle déchéance a pu frapper l’intelligentsia française. Sans doute la conclusion “intello=collabo” lui fait-elle un peu peur…

        Pour ma part, je suis beaucoup moins réservé.


        • Denis Griesmar Le 05 avril 2016 à 12h25
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          Il y a des intellectuels français (Roland Hureaux, Pierre Hillard, … ) Mais on n’entend que la clique bobo de gogoche, qui monopolise les “grands médias”.


          • EchoGMT7 Le 05 avril 2016 à 12h48
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            En effet. Et bien d’autres…

            Et comme tous bons résistants, ils ont pris le maquis sur le Net.


        • bozi lamouche Le 05 avril 2016 à 13h39
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          cette article, je ne l’ai pas lu comme vous…la Russie c’est l’exemple idéale pour effectivement montrer la corruption morale des abr…intellectuels.
          mais cette déliquescence intellectuelle on la retrouve dans tous les secteurs de la vie sociale et économique politique et culturelle de notre pays….et franchement c’est dommage d’éluder ce thème…pour parler de la haine anti-russe des abr…intellectuels.


      • Nerouev Le 05 avril 2016 à 14h10
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        Une petite précision, l’auteur a adopté une fille en 1991 en Russie à l’époque Eltsine ; et profitant d’un membre de la famille Russe (sa fille), il a pu acquérir un passeport Russe. Ce n’est plus possible aujourd’hui, ni même d’adopter des enfants Russes à l’étranger. Xavier Moreau a pu le faire car il vit en Russie et sa femme est Russe.


    • Durand Le 05 avril 2016 à 12h08
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      Nerouiev,
      Vous faites bien de souligner cette aspect religieux, bien qu’au delà de la foi, il faille y voir les aspects moraux et culturels ainsi que leurs implications politiques…
      C’est bien Jesus qui a renversé les étals des marchands du Temple, comme ce sont Saddam Hussein et Kadhafi qui ne voulaient plus vendre leur pétrole contre des Dollars et aujourd’hui, Poutine, qu’on diabolise pour son toupet à vouloir remette un peut de justice et de Droit dans les affaires du monde…

      Face à l’Empire multi millénaire et où que se soit situé son siège au fil de l’histoire, on paye cher ce genre de posture…


    • Ailleret Le 05 avril 2016 à 14h25
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      Opposer l’Europe et l’Asie, en attisant la russophobie (et la sinophobie, et l’iranophobie) pour empêcher la constitution d’une Eurasie ? S’il est avéré, ce projet anglo-américain continuerait la politique traditionnelle de l’Angleterre depuis le XIVe siècle : s’opposer à la première puissance du continent européen (la France des Valois, puis l’Espagne des Habsbourg, puis la France des Bourbons, puis celle de Napoléon, puis la Russie des Romanov, puis l’Allemagne unifiée…).

      Sauf qu’à ce jeu, les Anglais sont maintenant à la remorque des Américains. Comme l’écrivait Stanko Cerovic, les Anglais montrent leur vieille maestria… dans un rôle de valets (de l’Empire).


    • Dagobah Le 05 avril 2016 à 22h37
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      @EchoGMT7

      Je vais être un peu hors sujet, mais votre phrase
      “Les Anglo-saxons n’admettront jamais que les deux continents , Europe et Asie, coopèrent.”
      ont fait remonter de très vieux souvenirs d’école. Il me semblait pourtant que les 5 continents étaient 1: les deux Amériques, 2: l’Europe et l’Asie, 3: l’Afrique, 4: l’Australie et 5: l’Antarctique.

      Ce qui va d’ailleurs dans le sens de votre message. Les Européens, et l’Asie sont sur le même continent, que les américains restent sur le leur.


      • EchoGMT7 Le 06 avril 2016 à 00h08
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        La continuité eurasiatique est un pont ontologique politiquement contrôlé par Gotham.


  5. DUGUESCLIN Le 05 avril 2016 à 06h17
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    La seule vraie Europe qui pourrait mettre fin à cette longue et malheureuse division ne peut se faire que selon l’axe Paris, Berlin, Moscou. Axe auquel s’oppose l’impérialisme anglo-américain.
    La question est de savoir, à qui profite la division. Ne sommes-nous pas sensibles aux grandes plaines enneigées de l’immense Russie et le romantisme qu’elles nous inspirent. Ne sommes-nous pas sensibles au romantisme allemand, et ne sommes-nous pas nous mêmes d’incorrigibles romantiques? N’y a-t-il pas beaucoup plus de compréhensions et de sensibilités communes qu’on ne veut nous le faire croire? N’existe-t-il pas une Europe profonde qui nous concerne?
    Pouvons-nous nous libérer de la culture anglo-américaine? Serrer dans mes bras un bon allemand au ventre rempli de bière et un bon russe qui avale sa vodka cul-sec, dans une fraternité chaleureuse et sympathique et partager un bon vin. Peut-on me l’interdire? Mais voilà que je me mets à rêver tout haut.


    • Denis Griesmar Le 05 avril 2016 à 12h26
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      Yvonne Bollmann me disait préférer un axe Paris-Berlin-Moscou … sans Berlin. Le monde est plus grand que l’ “Europe”.


  6. DUGUESCLIN Le 05 avril 2016 à 06h40
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    D’un côté une culture ou l’argent est la base des valeurs morales, de l’autre une bonne soupe aux choux, une bonne bière, une bonne vodka, un bon vin, et puis une paella, ou encore une bonne pizza et puis encore des embrassades fraternelles. Pour ma part j’ai choisi mon camp.
    La convivialité et le partage sont plus importants pour moi que de faire du fric et en devenir esclave au point de tomber dans le mépris des valeurs les plus simples. Deux europes, deux cultures. La pseudo- europe des européistes d’un côté et de l’autre l’Europe profonde.


  7. BA Le 05 avril 2016 à 07h37
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    Puisque les peuples consultés par référendum votent « non », les européistes veulent imposer la construction européenne en utilisant cette vieille ficelle :

    « La Russie va nous envahir ! Unissons-nous pour pouvoir résister à l’invasion russe ! La Russie, c’est l’ennemi ! »

    Puisque par référendum, les peuples votent « non », les européistes veulent contourner la démocratie et désigner un méchant, un agresseur, UN ENNEMI COMMUN.

    C’est le seul moyen qu’il leur reste pour convaincre les peuples de faire encore plus d’Europe.

    A partir de 2008, la propagande européiste va répéter ce message :

    « La Russie va nous envahir ! Unissons-nous pour pouvoir résister à l’invasion russe ! La Russie, c’est l’ennemi ! »

    Pour les européistes, il s’agit de faire l’Europe par l’épée.

    Lisez ce texte de l’européiste Jean Quatremer :

    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2008/08/31/leurope-par-lp/


    • Lea_ Le 05 avril 2016 à 13h45
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      @ BA

      Dans le lien que vous donnez on peut lire cette petite perle de Mr Quatremer digne du bouquin d’Orwell “1984”

      “Or, quoi de mieux qu’un ennemi commun pour forger une identité commune, un sentiment d’appartenance, éléments qui font aujourd’hui défaut à l’Union ? ”

      Ou encore ça:
      “la paix n’étant plus, pour les citoyens, une justification suffisante à l’intégration communautaire, pas plus que la prospérité*, la seule raison de sa poursuite est bien de bâtir une Europe puissance. Il en va de la survie des Européens au cours du prochain siècle. La guerre sera-t-elle nécessaire pour y parvenir? Poutine risque de répondre pour nous..”

      * “la prospérité”: on doit en rire ou plutôt pleurer ?


  8. DUGUESCLIN Le 05 avril 2016 à 07h37
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    Après la convivialité et les embrassades, et après avoir longuement échanger sur Voltaire, Kant et Dostoïevski, puis bouleversés par Brahms, Debussy, Granada, Verdi et l’âme retournée par les chants orthodoxes, croyez vous Messieurs les atlantistes impérialistes avec vos financiers dépourvus de culture et de valeurs morales que je vais faire la guerre contre mes amis allemands, russes, et autres amis européens? Non, Messieurs de la haute finance apatride, non M. Soros je ne combattrais pas mes amis pour asseoir votre désir maladif de soumettre le monde à votre culture de l’argent (sale).


    • Annouchka Le 05 avril 2016 à 09h15
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      Dugesclin,
      N’oublions pas tout de même que les Plantagenets, avant d’incarner la monarchie anglaise, etaient une dynastie originaire du sud-ouest de la France et que les États-Unis ont été construits grâce/par des immigrés européens- parmi eux de nombreux allemands.
      Le monde anglo-saxon est profondément européen.
      Quand au romantisme que vous célébrez avec force lyrisme, n’oublions pas non plus qu’il a été le terreau intellectuel sur lequel a fleuri le nazisme un siècle plus tard.
      Et le romantisme est lui-même incompréhensible si on ne le met pas en relation avec le piétisme allemand (qui aura par la suite tant d’influence sur le monde anglo-saxon, et notamment américain, à travers le méthodisme)


      • DUGUESCLIN Le 05 avril 2016 à 10h06
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        Annouchaka
        Je ne vous contredirais pas. Toutefois si les anglo-saxons sont profondément européens, ils ne le sont qu’au travers de leur culture et leur vision du monde, visible outrageusement dans la politique américaine et son impérialisme, missionnée par leur “dieu” comme civilisation dominante. L’ouest de la France avant Philippe Auguste était vassalisé par la couronne anglaise. La France est née des re-conquêtes de Philippe Auguste. Ce sont deux mondes qui sont très différents. Une Europe anglo-américaine n’est pas forcément la nôtre puisqu’elle déclare ennemis ceux qui s’y opposent.


        • Annouchka Le 05 avril 2016 à 10h39
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          Pas du tout d’accord avec votre vison d’une France de l’ouest vassalisée par la couronne anglaise : c’est plutot la noblesse franque, qui a conquis les îles britanniques anglo-saxonnes. La conquête fut militaire et culturelle (Et cela se ressent encore dans la langue anglaise dont la plupart des termes savants sont d’origine française).

          La polarisation Europe de l’ouest / l’Europe de l’est (Russie incluse) est historiquement et culturellement beaucoup plus nette que la polarisation Europe continentale / anglo-Amérique. Le problème pour nous Francais, c’est que depuis l’après seconde guerre mondiale, nous avons perdu notre statut de leadership. Ce n’était pas encore très visible dans les années 60-70, mais c’était déjà en germe. Et maintenant, cela éclate au grand jour. La relative médiocrité du monde intellectuel français, pointée par cet écrivain suisse en est l’un des symptômes les plus frappant.

          Mais très sincèrement, est-ce que s’allier aux Russes contre les Américains va beaucoup changer les choses? Je ne suis pas du tout persuadée que l’objectif principal de la Russie soit d’aider la France a retrouver sa splendeur passée…


          • olivier69 Le 05 avril 2016 à 11h20
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            Bonjour Annouchka,
            La langue française était la langue de la diplomatie……C’est pourquoi, elle était utilisée, notamment pour les termes “savants”. Nous n’avons pas envahi l’Angleterre, ils ont été fortement invités à se cultiver (cf paganisme et rituels). Les romains ont traversé la Manche que les franques n’existaient pas. On parlait alors plutôt de “Francie”.
            Asselineau ouvre le débat : Histoire de France sur you tube.
            https://www.youtube.com/watch?v=kq2l5DuDhzo

            ps : Il faut arrêter d’urgence d’attiser la haine des allemands. Voilà le message… Nous n’avons rien à y gagner mais tout à y perdre. Cf l’histoire des guerres


            • Annouchka Le 05 avril 2016 à 11h47
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              Toute la question réside dans ce que l’on met dans le “nous” (“”nous” n’avons pas envahi l’Angleterre, dites-vous).
              En revanche une chose est claire: la dynastie Plantagenet est d’origine franque (ou franco-Normande mâtinée de noblesse gallo-romaine si vous préférez) et non pas anglo-saxonne.

              En ce qui concerne les peuples, c’est une autre affaire, mais à l’epoque on ne leur demandait pas trop leur avis.


            • olivier69 Le 05 avril 2016 à 12h17
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              Voyons ? “Plantagenêt”, c’est le XIIe siècle. Noblesse gallo-romaine ? On parle d’un écart de 1000 ans ? L’histoire est plus ancienne. Tenez, ceci est un fait relatif à l’époque que vous citez :
              “Les attaques vikings contre l’Angleterre prennent une telle ampleur qu’en 1013, Ethelred et ses deux fils fuient leur royaume et se réfugient en Normandie. Richard II accueille les exilés. Outre-Manche, le Viking Knut II de Danemark monte sur le trône (1016). Ce n’est qu’en 1042 que le fils aîné d’Ethelred, Édouard le Confesseur, fortement normanisé, peut retourner en Angleterre pour régner.”


            • Annouchka Le 05 avril 2016 à 13h52
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              Olivier69,
              Concernant votre commentaire à propos de la noblesse gallo-romaine. Le terme Gaulle était encore largement utilisé pour désigner la partie du territoire carolingien que l’on appelle aujourd’hui France et que l’on commença par la suite seulement à désigner par le terme de Francie occidentale.
              D’autre part, il est faux d’assimiler la noblesse du moyen-age aux seuls Francs. A la chute de l’empire romain le territoire était administré par une noblesse gallo-romaine qui s’est mélangée avec la noblesse d’origine franque, puis un peu plus tard, dans une moindre mesure, normande.


            • olivier69 Le 05 avril 2016 à 14h05
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              Vous remarquerez que personne ,ici, n’a dit que les plantagenêts étaient des anglo-saxons. Ni même que la noblesse du moyen-age était uniquement Francs ? Vous semblez prêter aux autres, des propos qu’ils n’ont pas tenus. On parle d’un processus politique. Je ne comprends donc pas votre démarche, votre raisonnement ? Vous leurs reprochez d’être quoi au juste ? Gallo-romain donc ? On ne choisit pas non plus l’endroit où l’on nait (le foetus n’a pas non plus son mot à dire). J’évoquerai plutôt Grégoire de Tours pour parler de l’histoire des francs.
              Vous savez, s’allier avec les anglo-saxons dans un conflit mondial n’est pas une solution…. J’ai des enfants et j’aime la vie. Et être belliqueux n’est pas l’apanage spécifique des franques et/ou francs, aujourd’hui…Ni même des slaves ou des saxons….


            • NonAligné Le 08 avril 2016 à 08h27
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              Bonjour Olivier,

              Pour vous avoir lu à de multiples reprises ici, et avoir parfois échangé, je me demandais s’il était possible de vous joindre (email) par ailleurs ?


          • pascalcs Le 05 avril 2016 à 11h51
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            Je pense que le leadership de la France fut graduellement perdu après la première guerre mondiale et la débâcle de la deuxième en fut la conséquence. Cela dit, rien empêchait la France de retrouver une place en ayant le courage de résister à une vague anglo-saxonne dont l’objectif, depuis des décennies, est de nous amoindrir et nous rendre insignifiants.
            Malgré leur défaite de 45, les allemands n’ont pas abdiqué et habilement résisté à cette vague au point que les Américains en soient encore aujourd’hui à les considérer comme seul rival dangereux pour leurs intérêts et s’ils venaient à se rapprocher des Russes, comme dangereux challenger sur l’échiquier mondial.
            De ce fait, les allemands ne suivent pas béatement le modèle anglo-saxon mais surfent sur ses faiblesses, tout en faisant semblant d’y adhérer. La France est pale car elle n’est plus qu’une suiveuse décrépie.


            • yann Le 05 avril 2016 à 12h43
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              Le leadership français est mort à l’époque de la colonisation de l’Amérique quand nous avons laissé aux anglais l’Amérique du nord.

              Mais le problème actuel n’a rien à voir avec une question de poids. Vouloir être indépendant s’est différent de vouloir imposer aux autres ses choix. On n’a pas besoin d’être gros pour être libre c’est une affaire de volonté. Le problème de la France et des pays européens en général c’est leur absence de volonté d’indépendance. Ils ne veulent plus penser ou exister par eux même. Cela a beaucoup plus avoir avec l’importation culturel américaine qu’avec une quelconque question de poids ou de puissance.

              La France d’après guerre était ruiné et affaibli mais elle avait une identité propos, une voix propre. Elle a pensé alors son avenir en dehors de l’américanisme à une époque où les USA étaient bien plus puissant qu’aujourd’hui. Il est d’ailleurs étrange de voir la France s’abandonner à l’américanisme au moment même où l’empire est en voie d’effondrement.


            • Annouchka Le 05 avril 2016 à 15h02
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              Olivier 69,
              Ben ça alors, c’est la meilleure! C’est vous qui m’avez entraînée dans ce débat et vous ne comprenez même pas pourquoi!

              A l’origine, mon propos était de souligner qu’il n’avait pas lieu de tracer une frontière culturelle imperméable entre les sois-disant anglo-saxons (Angleterre/ USA) et l’Europe continentale!!!


          • Durand Le 05 avril 2016 à 17h12
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            Annouchka,
            «Je ne suis pas du tout persuadée que l’objectif principal de la Russie soit d’aider la France a retrouver sa splendeur passée»

            Stratégiquement, je ne suis pas certain que la Russie ait le choix. Poutine parle souvent de CDG dans ses interventions et je pense qu’il doit rêver d’avoir sur ce bord-ci de l’Europe, un interlocuteur de cette étoffe, comme CDG aurait rêvé d’échanger un Staline ou un Kroutchev contre un président russe tel que Poutine.

            Le poids de la France dans une interaction concertée avec la Russie serait une garantie quasi absolue de la stabilité de l’Europe et de son développement. Ce n’est pas pour Poutine, une question de puissance économique de la France, mais il s’agit plutôt de la puissance morale d’origine chrétienne qui encadrerait ainsi les aléas moraux liés au protestantisme germano-anglo-néerlandais et notamment ce qui découle de l’acceptation du prêt à intérêts dans la vision politique et économiques de ces pays : c’est à dire, la situation que nous vivons actuellement et qui permet à la finance apatride de prendre la main sur nos propres gouvernements…


        • TZYACK Le 05 avril 2016 à 18h44
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          Notre plus grand ennemi a toujours été l’Anglais (Guerre de cent ans et plus…)


      • Chris Le 05 avril 2016 à 13h52
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        Pour moi, le nazisme est “l’écho” idéologique de la conquête de l’Ouest dans les Amériques : le suprémacisme blanc qui continue sous des oripeaux différents dans la conquête du monde par les Anglo-saxons.
        Les idéologies religieuses qu’on brandit ne sont que des aiguillons pour enrôler les masses dans les hécatombes et rapports de force sur le terrain.


  9. xoldo Le 05 avril 2016 à 07h54
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    Je suis surpris de ce questionnement. C’est pourtant simple et clair :
    “La raison du plus fort est toujours la meilleure.”

    Que la force (l’Otan) soit avec toi !


  10. Macarel Le 05 avril 2016 à 08h06
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    La France est morte à Waterloo, c’est Rothschild et le roi de Prusse qui ont gagné !!!


    • Denis Griesmar Le 05 avril 2016 à 12h36
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      Fachoda était d’avance inclus dans Waterloo. Les Français ne se doutent pas de l’influence nocive de la “Belgique”, qui n’est pas une nation, mais une machi-nation anglaise pour empêcher la France d’avoir une frontière défendable, et de tirer parti de sa position géostratégique. Pour que l’inquiétude constante sur sa frontière du nord l’empêche de mettre le paquet, avec suffisamment de constance, sur sa Marine. L’Angleterre en a profité pour étendre sa domination à la planète, et imposer sa langue et sa phynance. Mais rien n’est irrémédiable, si on a la lucidité et la volonté. A preuve, De Gaulle.


    • anne jordan Le 05 avril 2016 à 23h15
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      A propos Rothschild , il en prend dans la gueule sur Cash Investigation , de ce soir !!!
      ( banques favorisant plusieurs centaines de sociétés offshore , malgré ses déclarations – mains sur le coeur – de respect stricts des lois bancaires du MONDE entier !


  11. sergeat Le 05 avril 2016 à 09h03
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    Je pense que la russophobie n’est que l’élément majeur de la slavophobie (massacre des Serbes par l’OTAN,aucun soutien des 2 millions de réfugiés ukrainiens principalement en Russie,la France a oublié que c’est Joukov qui a vaincu Hitler…).
    Contrairement a ce que dit l’auteur nous sommes dans la continuation des lumières hors Rousseau c’est à dire catalysation sur la haine de notre héritage culturel (catholique,historique avec la repentance continuelle,….),pour l’admiration du système libéral anglo-saxon(à l’époque anglais),baisse des connections neuronales à l’école(Voltaire était contre l’éducation des gueux).
    De plus le schisme de 1054 continue quel soutien donnons nous aux orientaux persécutés ?ils se retournent vers la troisième Rome.


    • Milsabor Le 05 avril 2016 à 09h28
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      Effectivement il serait bon de faire le ménage dans l’héritage des Lumières en séparant le bon grain de l’ivraie, Rousseau le vrai démocrate de Voltaire le grand bourgeois.


    • Denis Griesmar Le 05 avril 2016 à 12h39
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      Concernant la Serbie, l’Empire saxophone du Chaos a profité d’un passage à vide simultané de la Russie et de la France. Mais Franchet d’Espèrey montrait qu’une autre politique était possible. Son souvenir perdure. A quand un gouvernement vraiment français ?


  12. Louis JULIA Le 05 avril 2016 à 09h09
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    Là où il me semble que ce monsieur se trompe lourdement, c’est quand il déclare “Poutine serait sorti de ce guêpier en sauvant la face, la tête haute, ce qui est toujours important en politique. ”
    Les responsables de l’UE qui se sont précipités à Kiev pour faire signer cet accord l’ont fait pour y installer en quatrième vitesse un gouvernement de transition à la composition fort douteuse, puisque Arseni Yatseniouk était “l’homme de Washington”, choisi et recommandé par Victoria Nuland. Ses liens avec les Etats-Unis sont notoires (https://www.les-crises.fr/reprise-ukraine-arseni-yatseniouk-un-homme-tres-bien-connecte/ ). Quant à Tourtchinov, ils ne pouvaient pas ne pas savoir non plus que c’est le petit-fils d’un Ukrainien ayant activemenl collaboré au sein d’un bataillon nazi


  13. Louis JULIA Le 05 avril 2016 à 09h11
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    (Suite) Il se trompe également quand il écrit “Poutine serait sorti de ce guêpier en sauvant la face, la tête haute, ce qui est toujours important en politique. ” Où voit-il que Poutine soit sorti “tête basse” de l’affaire d’Ukraine, puisque,hormis la prise de la Crimée – sans aucune violence ni effusion de sang – corroborée par le choix populaire, il n’a aucunement été responsable de la guerre civile qui a été déclenchée par Toutchinov?
    En Syrie, la Russie a donné aux Occidentaux un certain nombre de leçons d’honnêteté qu’il sera impossible à oublier. C’est d’ailleurs l’une des raisons de la campagne médiatique internationale de dénigrement qui vient d’être déclenchée – campagne qui avait été prévue et annoncée par Sputnik et les médias russes dès le 28 mars ( https://fr.sputniknews.com/russie/201603281023739799-poutine-russie-attaque-informatique/).


  14. pascalcs Le 05 avril 2016 à 10h02
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    L’effacement est très large sur la scène mondiale. Ce pays toujours prompt à parader a, en fait, une confiance très limitée en lui-même, ses moyens, son potentiel, ses produits, son élite. A l’opposé de l’Allemagne qui, en public projette modestie, neutralité, non ingérence mais qui en profondeur est absolument certaine de la supériorité de son modèle, produits, ingénieurs, technologie.
    La France est un pays complexé depuis longtemps (depuis Sedan?) et dont les dirigeants, sauf quelques figures, ne savent pas redonner fierté et confiance. Son élite contemporaine est presque entièrement éblouie par les paillettes hollywoodiennes du modèle économique et sociétal anglo-saxon. Nourrie dès son entrée dans un cycle d’études supérieures, des vérités et de la supériorité du modèle.
    Il suffit d’écouter nos dirigeants et derviches tourneurs médiatiques pour s’en rendre compte. Parler français est désormais presque honteux, un idiotisme anglais tous les 10 mots. Un suivisme suicidaire.


    • Chris Le 05 avril 2016 à 14h11
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      Un effacement initié à la révolution française.
      La France n’est plus rayonnante (royaliste = signe du lion, conquérant qui se prend quelques tannées de temps en temps, mais reste maître du jeu), mais redresseuse de torts et mesquine (républicaine = signe de la Vierge, critique, comptable et moutonnière).


    • Micmac Le 05 avril 2016 à 16h43
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      Je ne suis pas d’accord du tout, ni avec votre commentaire, et encore moins avec celui qui suit.

      La France “décline” parce que ses élites méprisent le peuple Français, ce qui est une conséquence de la médiocrité de cette élite.

      Ils sont incapables de voir les ressources et l’ingéniosité dont nous sommes capables, parce que pour eux ces ressources et cette ingéniosités sont obsolètes, inutiles… Pour nos chers dirigeants, il faut faire des start ups, des objets connectés et des applis pour iphone. Même la recherche fondamental peut-être délocalisé en Inde, pour ces ramollis du bulbe… c’est moins cher.

      La culture, le savoir faire industriel ou agricole, c’est l’ancien monde… parce qu’ils sont nuls et incultes. La suppression de la culture générale dans le concours d’admission à Science Po prend tout son sens…

      Et oui, c’est une constante chez beaucoup de réactionnaires de dire que le déclin commence à la Révolution Française. Pourquoi pas la Régence?


  15. christian gedeon Le 05 avril 2016 à 10h24
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    je ne sais pas trop… que le paysage dit mainstream offre une triste unanimité en diffusant les mêmes sempiternelles lunes,c’est un fait.Mais que diable,il y a aussi les contre courants,qui sont bien réels,et touchent le “pays vrai”.Il suffit de parler avec les gens pour se rendre compte que l’image de Poutine est à l’opposé de ce que veulent faire croire les chacals qui hurlent avec les loups. Même la classe politique voit de plus en plus de représentants “du peule ” et de tous bords,adopter,sur la Syrie,la Russie etc, des opinions diamétralement opposées à celles qui viennent “d’en haut”. Je pense donc que c’est la classe intellectuelle “officielle ” qui est à la ramasse… mais le pays intellectuel,pas la France qui pense. Et elle est là et bien là cette France là.


  16. globule rouge Le 05 avril 2016 à 11h18
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    “Elle a ensuite émigré en Allemagne à la fin du XIXème siècle : les Allemands cherchaient en effet à agrandir leur empire à peine unifié et se sont tournés vers les territoires d’Europe de l’Est”

    Ca m’etonne de lire cela, qui me semble faire impasse sur ce qu’on appelle le “Drang nach osten”.
    Drang nach osten (marche vers l’est), est un mouvement de colonisation par l’ere germanique vers l’espace slave que l’on fait demarrer au moyen age et qui s’arrete avec la defaite de la 2nd GM.
    Le lebensraum pangermanisme and co est une consequence de ce mouvement de colonisation, qui appelle, entre autre, a l’unité de cette dissemination et de l’autre coté les mouvements nationalistes panslaviste, tout cela conduit forcement a une confrontation violente entre ces deux eres culturelles qui atteint son paroxysme lors de la 2nd GM.
    Du coté germanique, la christianisation et par la suite la confrontation “schismatique”, l’inferiorité slave, la mission civilisatrice etc… justifie ou sert de justification a ce mouvement, certain theme commun ou que l’on retrouvera dans la plupart des processus colonisateurs. (croire que l’ere culturelle germanique, autriche, l’allemagne ne sont pas des pays pays colonisateurs est erroné, leur zone de colonisation de predilection etant l’espace slave, d’ou le probleme qu’a pu representé la russie).


    • Guy Mettan Le 05 avril 2016 à 17h23
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      La première poussée germanique à l’Est date des chevaliers teutoniques au XIIIe siècle, relayé ensuite par la Hanse. Mais à l’épouse moderne, elle a resurgi seulement à partir des années 1890, lorsque l’empire allemand a cherché à l’Est des débouchés et des possibilités qu’elle ne trouvait ni en Asie ni en Afrique, déjà occupée par les colonialismes français et britannique


      • globule rouge Le 06 avril 2016 à 01h03
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        si vous etes bien Guy Mettan, je vous remercie de porter une attention aux commentaires et d’y repondre.

        Par contre je pense que vous faites impasse un peu vite sur des colonisations qui s’etendent jusqu’au XVIII eme siecle et ceux qui vont suivre l’effondrement de l’empire ottoman, et qui concerne pas que l’allemagne mais toute l’aire culturelle germanophone, puisque les colons viennent de differents horizons de l’espace germanophone, le plus souvent organisé par les etats, mais aussi parfois d’eux-meme. (desole pour la faute, pas “ere” mais “aire”)

        De meme au debut du XIX eme, la monté des courants nationalistes conjugué par exemple au courant romantique allemand (idealisation du moyen age) va constitué les bases de futurs doctrines et politique d’etat vis a vis de l’est.
        En terme de construction d’image la place du slave dans la culture germanophone est relativement constante pendant une longue periode de l’histoire jusqu’a une periode recente, d’ou mon evocation du Drang nach osten.


        • Guy Mettan Le 06 avril 2016 à 07h23
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          Je suis d’accord avec vous sur les principes mais pas sur la chronologie. Tout cela est parfaitement expliqué dans le chapitre de la russophobie allemande dans mon livre
          Cordialement


  17. Alae Le 05 avril 2016 à 11h50
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    Une bonne idée sur cette démission des “élites” intellectuelles françaises, qui semble un mystère aux yeux de Guy Mettan comme de beaucoup d’autres observateurs, serait de poser la question de ses causes socio-historiques possibles à Emmanuel Todd.
    Comme Todd est l’un des très rares à sauver l’honneur, lui demander son analyse serait une bonne gifle au chœur des conformistes régnants. Cela les réveillerait même peut-être, allez savoir ?


    • christian gedeon Le 05 avril 2016 à 12h19
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      j’insiste…il n’y a pas de démission des “élites culturelles ” françaises.Mais de gens qui se sont autoproclamés “élite intellectuelle” avec pour seule reconnaissance la leur. Parler d’eux comme d’une élite intellectuelle est rentrer de plain pied dans leur jeu. leur parole n’outrepasse pas des cercles parisiens et assimilés restreints à leur propre narcissisme. l’élite intellectuelle française est ailleurs…dans les forces vives du peuple de France qui font contre vents et marées tourner le pays,dans la contestation de plus en plus lisible du modèle dominant qui se fait jour au plan social,au plan économique et aussi au plan national. le retour de la nation de nation est chaque jour plus évident. Conçue non comme une exclusion,mais comme une fierté et une possibilité d’inclusion et de justice au sens réel du mot.Ceux qui croient avoir avoir phagocyté le pays dans un méli mélo pseudo européen et internationaliste sont plus proches de la roche tarpéienne qu’ils ne pensent. Restons résolument optimistes.


  18. gallus Le 05 avril 2016 à 11h55
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    Ben voyons, Mr Mettan n’a pas tort sur tout mais il sombre dans le cliché.. Dommage: les criiteres qu’il enumere pour l’impossibilite de prise en compte des opinions sont mauvais. En France , il n’y pas de consensus ni mou ni rien, tout est clivé ou clivable et difficile de faire des pronostics. Les majorites electorales ne se fondent pas sur des valeurs societales ni religieuses. Quand une apparente bonne idée apparait son contraire aussi, et il fait parfois plus de bruit. Ca s’appelle la France, c’est ingerable.

    – Avec plus de six millions d’etrangers (majorité algériens puis portugais) la France compte aussi son llot de langue nationales plus parlées que le romanche.

    – Elle compte en outre 4 religions monotheistes majeures (et non deux comme il dit en Suisse)et un certain nombre d’autres plus ou moins bien represnetées.

    – Les pourcentages d’etrangers bien superieurs en Suisse sont son anachronisme, sa force et la demonstration qu’une societe fondamentalement plus conservatrice sait mieux gerer les differences qu’un societe en apparence plus liberale (masi en verite crispée sur ses privilèges). Cela tient sans doute aussi au marche de l’emploi, qui est le facteur numero un de l’integration. Bravo la Suisse… Mille fois bravo.


    • Chris Le 05 avril 2016 à 14h17
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      Vous oubliez le trésor de la démocratie directe qui façonne la vie quotidienne du citoyen suisse. C’est le peuple qui décide (réferenda d’initiatives) du “comment vivre et interagir entre les communautés culturelles”.


  19. BA Le 05 avril 2016 à 12h51
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    La puissance intellectuelle de la France est issue de l’ENA, entre autres.

    Les énarques dirigent les grandes banques françaises.

    Exemple :

    Vendredi 12 décembre 2014 :

    Frédéric Oudéa, patron de la banque Société Générale, nous le jure, la main sur le cœur :

    « Nous ne sommes dans aucun soi-disant paradis fiscal. »

    http://www.franceinter.fr/video-f-oudea-nous-ne-sommes-dans-aucun-soi-disant-paradis-fiscal

    Les banquiers sont des menteurs.

    Les banquiers nous prennent pour des cons.

    Devant les caméras de télévision, les banquiers jurent, font des serments, font des promesses, alors qu’ils savent qu’ils mentent effrontément.

    Les banquiers sont les plus grands menteurs de la planète.


  20. Julie Le 05 avril 2016 à 13h52
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    Très bonne interview! merci Les Crises.
    La FrancAfrique/à-fric c’est aussi un sujet qui intéresse peu d’intellectuels. Le procureur de la TPI est en train de se prendre un méchant revers! Jubilatoire
    https://www.mediapart.fr/journal/international/050416/au-proces-gbagbo-un-temoin-expose-le-role-nefaste-de-la-france-dans-la-crise-ivoirienne


  21. moi Le 05 avril 2016 à 15h04
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    Il est faux de dire comme le fait Guy Mettan que les intellectuels français sont tous alignés dans une sorte d’unanimisme. C’est oublier Régis Debray, Emmanuel Todd, Michel Onfray…


    • Guy Mettan Le 05 avril 2016 à 17h25
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      C’est vrai et merci de rappeler leurs noms. Le problème est qu’ils sont bien minoritaires et qu’on les entend peu sur le clivage Russie-Occident


      • christian gedeon Le 06 avril 2016 à 11h16
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        M. Mettan,on entend beaucoup le peuple sur ces sujets,fût ce en sourdine.Et les deux seuls sondages dont j’ai eu connaissance à propos de Poutine lui sont vraiment favorables. je vous engage à lire le courrier des lecteurs du Figaro,pourtant bien “dans la ligne”…Poutine y est largement adoubé! dans le Figaro!Voyez vous,je pense que le peuple est à présent complètement “décorrélé” du monde des “intellectuels “et des “experts “…pardonnez moi,mais le peuple,à force de se faire ba..ser est entrain de devenir son propre expert et son propre intellectuel… il y a de grands lendemains qui déchantent pour ces cercles on selon l’expression adéquate on se fait des mamours en couronne…Soyez optimiste,il y a toutes les raisons de l’être. Les digues sont fissurées,elles cèderont…foi de Gédéon!


    • anne jordan Le 05 avril 2016 à 23h20
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      sans oublier de moins connus ( ? ) Eric Hazan ,l’ éditeur , Giorgio Agamben , Frédéric Lordon , Paul Jorion , Edgar Morin ,Jean Claude Guillebaud , et j’en oublie !( il est tard )


  22. Quintus Le 05 avril 2016 à 15h05
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    “Paris est le désert intellectuel français”, affirmait Franck Biancheri dans “Crise mondiale, en avant vers le monde d’après” (2010). Dans un de ses brouillons on lisait à la suite “et Nicolas Sarkozy est son prophète”.

    La puissance intellectuelle française est un fait. Paris est la capitale mondiale des mathématiques, et le pays dispose de ressources intellectuelles immenses et bouillonne de projets innovants et d’initiatives avant-gardistes.

    Et même au sein des institutions, il y a des députés et des fonctionnaires et des cadres qui travaillent d’arrache-pied à préparer l’avenir, émettent des rapports d’une grande qualité intellectuelle.

    Mais les réseaux de pouvoir, les institutions-clefs et les media les plus importants sont contrôlés par des personnes qui recherchent moins la compétence que la soumission à ceux qui ont le pouvoir, et n’ont pas l’intention de le céder quoi qu’il advienne.


  23. Francois Le 05 avril 2016 à 18h59
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    Qui est l’équivalent de Sartre ou Choamsky en France ?


  24. Macarel Le 05 avril 2016 à 20h04
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    Les élites, du moins certaines élites nomades, n’ont qu’une patrie l’Argent.

    A ceux qui ne veulent plus contribuer à la vie nationale en consentant à l’impôt, à ceux qui mettent de côté les biftons dans les paradis fiscaux pour échapper à la solidarité nationale, à ceux-là l’on ne peut opposer qu’une chose : la déchéance de nationalité.
    Monsieur le Président Hollande, c’est logique dans ce cas là de déchoir de sa nationalité, celui qui ne veut pas assumer ses devoirs de citoyen, celui qui se désolidarise de la communauté nationale en nous voulant plus contribuer au bien commun.
    D’autant plus qu’ils ne risqueront pas de devenir apatrides, ils n’ont aucune difficulté à obtenir une nouvelle nationalité, avec l’argent l’on s’achète même une nationalité.


  25. Pierre Le 05 avril 2016 à 20h08
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    Vu de l’Est
    Un Belge Jean-Marie Chauvier et un Suisse Guy Mettan, deux francophones qui ont dès le début un œil distant, neutre et critique sur la politique de l’UE en Ukraine et le long des frontières du « monde russe ». Rien à ajouter, sauf à approuver que la dimension culturelle soulignée par Guy Mettan peut effectivement s’élargir à une slavophobie ou phobie de l’Est quand on voit que certains « européistes » promettent de « mettre au pas » ou de « faire payer » la Slovaquie, parce qu’elle ose refuser le plan « Merkel » sur les migrants. Question : Cela ne plait pas non plus peut-être à Berlin ou à Paris ?? que les monuments de la libération en l’honneur de l’Armée rouge soient toujours debout en Slovaquie et honorés par des citoyens, officiels et l’Armée slovaque (qui en 1945 a été aux côtés des Russes – Soviétiques) ??


  26. Pierre Le 05 avril 2016 à 20h09
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    Vu de l’Est
    Un Belge Jean-Marie Chauvier et un Suisse Guy Mettan, deux francophones qui ont dès le début un œil distant, neutre et critique sur la politique de l’UE en Ukraine et le long des frontières du « monde russe ». Rien à ajouter, sauf à approuver que la dimension culturelle soulignée par Guy Mettan peut effectivement s’élargir à une slavophobie ou phobie de l’Est quand on voit que certains « européistes » promettent de « mettre au pas » ou de « faire payer » la Slovaquie, parce qu’elle ose refuser le plan « Merkel » sur les migrants. Question : Cela ne plait pas non plus peut-être à Berlin ou à Paris ?? que les monuments de la libération en l’honneur de l’Armée rouge soient toujours debout en Slovaquie et honorés par des citoyens, officiels et l’Armée slovaque (qui en 1945 a été aux côtés des Russes – Soviétiques) ??


  27. Krystyna Hawrot Le 05 avril 2016 à 23h11
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    Il n’y a que peu que l’Humanité a enfin envoyé un de ses meilleurs journalistes en Syrie, Pierre Barbancey – lisez son émouvant article sur le libération de Palmyre.
    Mais il a fallu la victoire de la Russie en Syrie pour que l’Huma arrête de recopier dépèches de l’AFP… Misère intellectuelle et politique de la gauche française!
    http://www.humanite.fr/daech-na-pas-reussi-faire-disparaitre-la-perle-du-desert-603664


    • Ailleret Le 06 avril 2016 à 00h33
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      Merci beaucoup, Krystyna, pour cet article marquant. Pierre Barbancey accompagnant l’armée syrienne, c’était impensable au début de la guerre en Syrie. Je crois me rappeler qu’alors, en 2011, l’Humanité reprochait à Sarkozy… de ne pas faire en Syrie la guerre qu’il menait en Libye ! Oui, quelle misère ! A force de se dire “de gauche”, l’Huma était tombée dans le piège des guerres humanitaires…


    • christian gedeon Le 06 avril 2016 à 11h28
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      La gauche ? Vous voulez probablement parler du dahu… quelle gauche? Où çà la gauche? On arrête de rigoler et on passe aux choses sérieuses,ou pas? çà fait trente cinq ans que la “gauche ” enfume les français et participe allégrement à la destruction de l’industrie nationale et à la financiarisation de l’économie.L’accord non écrit qu’elle a passé avec le patronat est laissez nous faire ce qu’on veut pour la fonction publique et notre base électorale,et nous vous laissons faire ce que vous voulez avec l’économie et les salariés du privé…quand va-t-on enfin se décider à dire le choses telles qu’elles sont? Ah j’oubliais,elle a saupoudré son règne de réforme “sociétales “,vernis déjà écaillé de sa gauchitude!


    • anne jordan Le 06 avril 2016 à 15h59
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      Merci pour cet article , Krystyna !
      hélas , hier , mardi 5 avril dans ” La marche de l’Histoire ” J.Lebrun avait invité LE spécialiste français de Palmyre ( et de Zénobie ) , Maurice Sartre qui a longuement insisté sur :
      la prison de sinistre mémoire
      les crimes de la famille Assad
      le vol des antiquités par la même famille
      la destruction – volontaire – des monuments par l’armée arabe syrienne ( de B el Assad )
      et , en conclusion
      l’hypocrisie de toute cette libération .
      Fermez le ban .


      • Ailleret Le 06 avril 2016 à 16h24
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        Ben oui, l’émission de Jean Lebrun, c’est sur France Inter, alias Le Monde en version sonore… D’après ce que vous dites de la prestation de M. Sartre, je trouve l’article de Pierre Barbancey plus respectueux de l’histoire de Palmyre.


      • tocquelin Le 07 avril 2016 à 10h46
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        LEBRUN un sommet de la propagande gaucho libero atlantiste.etc de gauche payée par nos impots
        comment choisir entre peste et choléra entre INTER ET EUROPE


  28. Renaud Le 06 avril 2016 à 00h37
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    Il y a plusieurs facteurs dans la “russophobie” qui existe à cause de l’influence anglo-saxonne que nous subissons en restant amorphes. Ici les réflexions justes et les déceptions de Guy Mettan sont parfaitement justifiées.
    Mais dans les sujets traités en général par – les Crises -, tous se rapportant à des faits, des forces touchant les individus, les sociétés, les pays et le monde, il se trouve un blog suisse, celui de Liliane Held Khawam que je suis le mieux possible depuis bientôt 2 ans.
    Dans le billet d’hier 4 avril, -la France n’est plus dans l’histoire- avec Emmanuel Todd, j’avais mis un commentaire avec trois liens conduisant au blog de Liliane Held Khawam. Mais manque de chance, l’administrateur a supprimé les commentaires de ce billet (des commentaires sans rapport avec le mien) pour des raisons sûrement justifiées que j’ignore. Mais ici plus haut, noDJ @ le 5 avril 2016 à 3h57, fait allusion au blog de Liliane Held Khawam que je saurais trop recommander, car les sujets qui y sont traités se rapportent à un versant du monde contemporain qu’on doit nécessairement et d’urgence prendre en compte. Par exemple :

    https://lilianeheldkhawam.wordpress.com/2016/03/30/la-reorganisation-du-monde-confirmee-par-deux-entretiens-liliane-held-khawam/

    https://lilianeheldkhawam.wordpress.com/la-dissolution-des-etats/

    https://lilianeheldkhawam.wordpress.com/2016/03/27/quand-alexandre-zinoviev-denoncait-la-tyrannie-mondialiste-et-le-totalitarisme-democratique-entretien-1999/


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