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15.septembre.202015.9.2020 // Les Crises

Noam Chomsky : Trump est tout à fait capable d’offrir une « surprise d’octobre ».

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Source : Truthout, C.J. Polychroniou

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Nous prenons pour acquis que les États-Unis sont une démocratie, mais il est indéniable que le pays glisse rapidement vers l’autoritarisme depuis l’arrivée au pouvoir de Trump, et ce, en partie grâce à un mécanisme archaïque connu sous le nom de Collège électoral. La suppression par Trump des chiens de garde indépendants du gouvernement, ses attaques constantes contre les médias, sa rhétorique source de discorde, la façon dont il a géré la pandémie de coronavirus, sa décision d’envoyer des agents fédéraux pour écraser les manifestations et sa proposition de reporter les élections générales de novembre ne sont qu’un petit échantillon de la direction autocratique de Trump, mais ils en disent long sur le nuage noir qui plane sur les États-Unis. En fait, il est tout à fait concevable que le pire soit encore à venir, déclare le grand intellectuel de premier plan Noam Chomsky. Dans cette interview exclusive pour Truthout, Chomsky affirme qu’une « surprise d’octobre » de Trump ou de ses acolytes ne peut pas être exclue.

C.J. Polychroniou : Depuis son arrivée au pouvoir, Trump a pris diverses mesures pour gouverner comme un autocrate. Sa dernière tactique consiste à envoyer des agents fédéraux dans les villes pour écraser les manifestations. Pouvez-vous nous parler des objectifs politiques qui se cachent derrière les abus de pouvoir de Trump dans l’application de la loi et nous dire si tout cela a un précédent dans l’histoire moderne des États-Unis ?

Noam Chomsky : Le célèbre économiste James Buchanan, l’une des principales figures du « libertarianisme » à l’américaine [Le libertarianisme, aussi appelé libertarisme (à ne pas confondre avec libertarisme de gauche et libertaire), est une philosophie politique, développée principalement aux États-Unis et dans quelques pays anglo-saxons, pour laquelle une société juste est une société dont les institutions respectent et protègent la liberté de chaque individu d’exercer son plein droit de propriété sur lui-même ainsi que les droits de propriété qu’il a légitimement acquis sur des objets extérieurs,NdT], a observé dans son ouvrage majeur « Les limites de la liberté » que la société idéale devrait être en accord avec la nature humaine profonde, ce qui est logique. Puis vient la question suivante : Qu’est-ce que la nature humaine profonde ? Sa réponse a été très simple : « Dans un esprit strictement personnel, la situation idéale pour toute personne est celle qui lui permet une pleine liberté d’action et qui inhibe le comportement des autres de sorte à forcer l’adhésion à ses propres désirs. C’est-à-dire que chaque personne cherche à maîtriser un monde d’esclaves ».

Il n’est pas facile de trouver de vrais êtres humains qui souffrent de cette pathologie, mais Trump semble être le bon candidat… Lorsque les inspecteurs généraux ont commencé à remplir leur rôle en enquêtant sur le marécage de corruption qu’il a créé, il les a renvoyés. Le procureur américain du district sud de New York a été sommairement licencié lorsqu’il a commis la même erreur, remplacé par un attaché de presse dans le domaine du capital-investissement.

Ensuite, ça a été le tour des militaires : « La Maison Blanche intensifie ses efforts pour enrôler du personnel du Pentagone faisant preuve d’une allégeance incontestée envers le président Trump… ont déclaré d’anciens et actuels fonctionnaires « . Lorsque le Sénat n’a pas, avec célérité, confirmé son choix du général à la retraite Anthony Tata, pour occuper « le poste politique le plus important du Pentagone », Trump l’a simplement nommé sans attendre l’approbation requise du Sénat. Voilà quelle a été la procédure habituelle sous Trump. Pourquoi s’embêter avec cette formalité juridique qu’est la confirmation du Sénat ?

Les pratiques sont à peu près les mêmes lorsque la population ose relever la tête. Ils sont alors menacés avec des « armes de mauvais augure » et des « chiens vicieux », ce dernier terme faisant référence à la répression des manifestants pour les droits civils qui a suscité horreur et ressentiment lorsqu’ils ont été utilisés dans le Sud profond il y a 60 ans. Les fonctionnaires de l’État et les autorités locales [Trump] ont envoyé des paramilitaires pour attaquer les manifestants à Portland, Oregon, y compris l’unité tactique d’élite de la patrouille frontalière (BORTAC), formée pour utiliser la violence avec peu d’égards pour les misérables réfugiés qui meurent dans le désert hostile de l’Arizona, non loin de chez moi.

Faire face au « Mur des Mamans » de Portland [Le « Wall of Moms » est un groupe, principalement composé de femmes qui s’identifient en tant que mères, qui ont manifesté lors des manifestations en soutien à George Floyd à Portland, Oregon, NdT] par la force brutale ne plaît pas beaucoup au grand public, même s’il proteste contre le fait que cela ne peut pas se produire ici : Nous ne sommes pas l’Italie de Mussolini !

Le soutien populaire à l’autocratie atteint des niveaux inquiétants. Près d’un quart des Républicains s’entendent pour dire que « le président Trump devrait fermer les principaux médias, comme CNN, le Washington Post et le New York Times ».

Le BORTAC a donc été rappelé de Portland et il a repris sa mission qui est de démontrer que tout cela peut se produire et se produit effectivement ici, même si nous choisissons de ne pas regarder. Quelques jours après avoir quitté Portland, des unités lourdement armées du BORTAC ont effectué un raid sur une base d’aide humanitaire pour les réfugiés fuyant dans le désert de l’Arizona, « rassemblant plus de trente personnes qui recevaient des soins médicaux, de la nourriture, de l’eau et un abri face à la chaleur de 38°C. Dans une démonstration de force massive, la patrouille frontalière, avec le BORTAC, a fait une descente dans le camp avec un véhicule blindé, trois quads, deux hélicoptères et des dizaines de véhicules banalisés et non banalisés, » rapporte un bulletin d’information de No More Deaths (Assez de morts).

Il y a bien plus encore.

L’une des réactions est que « l’ordre mondial dirigé par l’Occident est en crise. Si les États-Unis réélisent Donald Trump, cela signifiera la crise finale, terminale ».

Il y a quelques années, on pouvait entendre ce genre de sentiment venant d’une personne debout au coin d’une rue tenant une pancarte indiquant « La fin est proche ». Aujourd’hui, c’est ce qu’on lit dans le principal journal économique mondial, le Financial Times de Londres, et ces propos sont tenus par le modéré et très respecté analyste économico-politique Martin Wolf.

Une grande partie du monde en a eu plus qu’assez de l’ordre mondial dirigé par l’Occident au cours des siècles passés, mais ne serait guère enclin à accepter ce qui risque de se produire si Trump devait administrer un coup fatal.

Y a-t-il des précédents dans l’histoire américaine ? Il faut vraiment chercher pour en trouver. Un des candidats possibles est le héros de Trump, Andrew Jackson, qui aurait déclaré, parlant du président de la Cour suprême : « John Marshall a fait cette loi, maintenant à lui de l’appliquer » lorsque Jackson a défié les ordres de la Cour qui voulait mettre fin à sa campagne d’expulsion brutale des Indiens.

Nous ne devons pas non plus négliger le fait que le soutien populaire à l’autocratie atteint des niveaux inquiétants. Peu de signes sont plus clairs que l’attitude envers les médias. Près d’un quart des Républicains sont d’accord pour dire que « le président Trump devrait fermer les grands médias traditionnels tels que CNN, le Washington Post et le New York Times ». Deux fois plus de Républicains, soit près de la moitié, sont d’accord pour dire que « le président devrait avoir le pouvoir de fermer les médias qui ont un mauvais comportement » et que « les médias sont l’ennemi du peuple américain », coupables de mauvaise conduite. Les Démocrates ne sont pas si extrêmes, mais les chiffres ne sont pas très rassurants.

Qu’en est-il de sa suggestion de retarder les élections générales de novembre, décision à laquelle il refuse de renoncer ? Étant donné qu’il n’a pas le pouvoir constitutionnel de faire appliquer une proposition aussi incroyable, comment peut-on l’en empêcher ?

Des manifestations populaires de masse pourraient l’arrêter, peut-être une grève générale, incitant les vrais maîtres à intervenir pour préserver la société dont ils sont en grande partie propriétaires. S’il s’agit d’une véritable démonstration de force, Trump peut être arrêté par les militaires – s’ils décident de faire respecter la Constitution. En ces jours étranges, beaucoup de gens ont sûrement dû se rendre compte que la tentative de purge du commandement militaire par Trump pourrait avoir été planifié pour faire face à une telle éventualité – ce qui aurait été impensable il y a quelques années.

Il pourrait être utile de prêter attention à certaines analogies dans l’ordre social mondial actuel en déclin. Récemment, la copie conforme de Trump au Brésil, le président Jair Bolsonaro, a voulu licencier les enquêteurs chargés du dossier sur les activités sordides de sa famille. Il a été bloqué par la Cour suprême.

La plus ancienne démocratie parlementaire du monde vacille également, sous le régime du Premier ministre Boris Johnson, qui se distingue en Europe par son incapacité digne d’un Trump à gérer la pandémie. Lorsque Johnson a voulu imposer sa version du Brexit, il a simplement suspendu le Parlement, un acte sans précédent qui a été amèrement condamné par les autorités juridiques britanniques et annulé par la Cour suprême.

Les États-Unis sont à la traîne.

Les attaques de Trump concernant le service postal américain se multiplient l’année même d’un scrutin par correspondance. En fait, son nouveau ministre des Postes, Louis DeJoy, a déjà pris des mesures pour ralentir la distribution du courrier, et il est même question de fermer des bureaux de poste dans tout le pays dans un effort apparent pour priver les électeurs de leur droit de vote. Concernant l’état du système politique américain et de la démocratie américaine au XXIe siècle, que nous dit la façon dont Donald Trump sape avec succès la gouvernance démocratique ?

Dans les manoeuvres mises en place par Trump dans son choix pour miner le service postal, on trouve plusieurs facteurs convergents. L’un d’eux est le point de vue étroit au sujet des élections. Les Républicains savent qu’ils ont un problème. Ils sont le parti d’une minorité qui se réduit. Ce n’est pas avec leurs politiques au service permanent de la richesse extrême et du pouvoir des grandes entreprises qu’ils peuvent séduire les électeurs, ils doivent donc mobiliser ces derniers sur des « questions culturelles », une position peu sûre. Pour rester au pouvoir, ils doivent recourir à des moyens tels que la purge massive des électeurs pour s’assurer que les « mauvaises personnes » ne contaminent pas les élections, une histoire incroyable exposée par le journaliste d’investigation Greg Palast. Ralentir le service postal pourrait ouvrir la porte à des contestations de l’élection si celle-ci ne peut pas être volée par d’autres moyens.

Ralentir le service postal pourrait ouvrir la porte à des contestations de l’élection si celle-ci ne peut pas être volée par d’autres moyens.

Mais il y a des raisons plus profondes dont nous avons déjà parlé. Le parti Républicain moderne ressent une haine viscérale à l’encontre de la poste [américaine], et ce pour de bonnes raisons. C’est une institution gouvernementale très efficace, un fait qui peut donner aux électeurs l’idée subversive que le gouvernement pourrait être un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. Elle n’offre aucune possibilité de profit privé et rend bien des services à la population, elle pourrait faire beaucoup plus si elle était délivrée de la malveillance du Congrès. Ce sont là des leçons qu’il faut garder à l’esprit pour les masses dangereuses. Pire encore, les adorateurs des soi-disant pères fondateurs pourraient ne pas être en mesure de continuer à occulter le fait qu’ils ont conçu le service postal comme une subvention à une presse libre et indépendante – c’est un anathème.

Les implications pour ce qui reste de la gouvernance démocratique après 40 ans d’assaut néolibéral, renforcé par le boulet qu’est Trump, n’ont guère besoin d’être élaborées.

Trump a essayé d’utiliser la pandémie de coronavirus d’une manière qui sert ses objectifs de réélection, plutôt que l’intérêt du public américain. Avec des cas de coronavirus atteignant de nouveaux records presque chaque jour, n’est-il pas possible qu’il utilise le COVID comme un moyen de renforcer sa proposition de reporter les élections de novembre ?

Il est assez désespéré pour tenter pratiquement tout. Et il recevra beaucoup de soutien. Les chefs d’entreprise pourraient se plaindre des bouffonneries de Trump. C’est particulièrement vrai pour ceux qui aiment se présenter comme les dirigeants humains et cultivés de « sociétés charitables » selon la rhétorique des années 50, systématiquement revalorisés lorsque c’est nécessaire pour surmonter les « atteintes à la réputation ». Mais tant que Trump reconnaît où se trouve le vrai pouvoir et suit les règles, ils le préfèrent à des alternatives incertaines qui risqueraient d’être sujettes à des pressions venant de personnes soucieuses de l’intérêt général.

Alors que Joe Biden se plie aux pressions des activistes et que les sondages en sa faveur progressent, l’inquiétude des vrais maîtres de l’univers va grandissante. Les titres des unes nous indiquent que « Les investisseurs commencent à poser des questions : Et si Joe Biden devenait président ? » Ces articles rapportent que les investisseurs craignent que le bon filon n’en vienne à se tarir si leur champion est expulsé.

Les industries des combustibles fossiles sont particulièrement inquiètes. Un titre de la presse texane dit : « Les donateurs venant de l’industrie du pétrole se pressent autour de Trump alors que Biden durcit sa position sur le climat ». On peut y lire qu’ils « font des chèques au président Donald Trump avec bien plus de zèle qu’il y a quatre ans, alors que Biden fait campagne sur un plan climatique qui vise à éliminer les émissions de carbone d’ici le milieu du siècle », peut-être même plus tôt, mais aussi sur son programme de 2 000 milliards de dollars pour résoudre certains des nombreux problèmes auxquels il faut s’attaquer – ce n’est pas assez, mais c’est un progrès substantiel.

De nombreux sondages indiquent que Trump est à la traîne de Biden avec un écart d’un nombre à deux chiffres. Que pourrait-il se passer, entre aujourd’hui et Novembre, qui pourrait renverser la vapeur ?

C’est tout sauf une certitude. La falsification des élections est une industrie énorme. Le financement massif des campagnes électorales dans les derniers jours peut avoir un effet majeur, comme cela semble s’être produit en 2016. Le principal spécialiste en financement des campagnes électorales, Tom Ferguson, a constaté qu’une « double vague d’argent » tant pour le président que pour le Sénat a eu un impact substantiel et probablement décisif dans les derniers jours de la campagne de 2016. Nous avons déjà envisagé la possibilité que l’ingérence des Républicains dans le vote par correspondance puisse brouiller les cartes. En dehors de tous ces dispositifs visant à saper l’intégrité limitée des élections, Trump est tout à fait capable d’une « surprise d’octobre ». Il n’est pas difficile d’évoquer diverses options. Ce n’est pas le moment, séduits par des espoirs douteux, de baisser la garde.

 

Cette interview a été légèrement modifiée pour plus de clarté.

C.J. Polychroniou est politologue/économiste, il a enseigné et travaillé dans des universités et des centres de recherche en Europe et aux États-Unis. Ses principaux domaines de recherche portent sur l’intégration économique européenne, la mondialisation, l’économie politique des États-Unis et la déconstruction du projet politico-économique du néolibéralisme. Il contribue régulièrement à Truthout et est membre du Projet intellectuel public de Truthout. Il a publié plusieurs livres et ses articles sont parus dans divers journaux, magazines, revues et sites web d’information populaire. Nombre de ses publications ont été traduites dans plusieurs langues, notamment en croate, français, grec, italien, portugais, espagnol et turc. Il est l’auteur de « L’optimisme contre le désespoir : Entretiens avec CJ Polychroniou » , une anthologie d’entretiens avec Chomsky sur le capitalisme, l’empire, le changement social publiée à l’origine chez Truthout et rassemblée par Haymarket Books. [paru en français chez LUX, NdT].

Source : Truthout, C.J. Polychroniou, 11-08-2020

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Commentaire recommandé

Pierre Darras // 15.09.2020 à 08h32

Assez de ces sornettes. C’est insupportable. Trump a été élu, tout à fait légitimement. Depuis, c’est le délire d’actions factieuses orchestrées par le Deep State, l’appareil démocrates et les médias ms. En meme temps , leurs « gardes rouges »( S.A.?) antifas et BLM qui sèment le chaos et la peur. On pratique le terrorisme intellectuel partout promettant « d’annuler » tout opposant.
Les démocrates se répandent dans les médias en jurant qu’en aucun cas ils ne reconnaîtront une victoire de Trump. Ils faussent le vote par le délirant et scandaleux vote par correspondance, ce qui leur permettra de tenir le pouvoir éternellement ET C’EST TRUMP QU’ON ACCUSE DE FORFAITURE?
Il y a un moment où il faut arrêter. Chomsky est complètement aux fraises.

53 réactions et commentaires

  • BlackJason78 // 15.09.2020 à 07h21

    C’est quand même extrêmement drôle que l’ un des plus grands intellectuelles de notre époque Noam Chomsky puisse vraiment croire au sondage et à la quel compte implication de Joe Biden pour des objectifs climatiques alors que Joe n’est qu’un réplique plus soumis qu’ Obama donc dix fois pire que Trump.

      +38

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  • Urko // 15.09.2020 à 07h54

    Il est inculte, menteur, simpliste, incompétent sur plusieurs sujets et d’une légèreté ahurissante sur d’autres, notamment ceux ayant trait aux origines et conséquences du réchauffement climatique, mais il demeure le premier président états unien à ne pas avoir déclenché de conflit armé depuis longtemps. Et pour ma part, je doutais de voir cela advenir un jour : un président états unien qui ne déclenche aucun conflit armé lors d’un mandat… Nous rendons nous bien compte ? Quant à la dérive autoritaire que M. Chomsky se persuade de déceler en ce président, il s’agit d’une tendance que nous pouvions déjà percevoir dans les administrations précédentes. De ce point de vue, Trump semble respectueux d’une certaine tradition, qu’il « honore » d’une manière moins dissimulée que MM. Bush Sr, Clinton ou Obama, peut-être parce qu’il n’a pas le soutien de la presse pour dissimuler ou adoucir ses forfaits, ou qu’il pense que le message induit sert in fine son image auprès des classes moyennes blanches hors côtes nord est et ouest. Je l’ai déjà écrit et réitère même si je sais mon observation simpliste : je préfère qu’un président envoie des tweets grossiers plutôt que des missiles de croisière. Trump laissera sans doute un mauvais souvenir ; ses prédécesseurs ont laissé des centaines de milliers de morts.

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    • Patrick // 16.09.2020 à 05h24

      oui !
      Lors de la campagne électorale précédente , je me suis dit qu’un Trump déclarant qu’il fallait faire rentrer les troupes à la maison était bien meilleur pour nous qu’une Clinton prête à nucléariser toute la planète.
      Pour le reste , c’est l’affaire des américains , qu’ils se débrouillent avec leur société en état de décomposition avancée

        +37

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  • Pierre Darras // 15.09.2020 à 08h32

    Assez de ces sornettes. C’est insupportable. Trump a été élu, tout à fait légitimement. Depuis, c’est le délire d’actions factieuses orchestrées par le Deep State, l’appareil démocrates et les médias ms. En meme temps , leurs « gardes rouges »( S.A.?) antifas et BLM qui sèment le chaos et la peur. On pratique le terrorisme intellectuel partout promettant « d’annuler » tout opposant.
    Les démocrates se répandent dans les médias en jurant qu’en aucun cas ils ne reconnaîtront une victoire de Trump. Ils faussent le vote par le délirant et scandaleux vote par correspondance, ce qui leur permettra de tenir le pouvoir éternellement ET C’EST TRUMP QU’ON ACCUSE DE FORFAITURE?
    Il y a un moment où il faut arrêter. Chomsky est complètement aux fraises.

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    • egdltp // 15.09.2020 à 08h48

      POuvez vous citez vos sources sur « Les démocrates se répandent dans les médias en jurant qu’en aucun cas ils ne reconnaîtront une victoire de Trump. » ?
      La question a été posée directement à Donald Trump et il n’y a pas répondu directement. Dans ce genre de question, une absence de réponse doit souvent être considérée comme un « Non ». Comme pour le consentement dans les relations sexuelles.
      Merci de vos compléments.

        +1

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      • Pierre Darras // 15.09.2020 à 14h36

        Lisez les déclarations de Clinton et n’importe quelle hiérarques démocrate. Vous n’avez qu’à comme moi, vous infliger chaque jour les sites de CNN de Fox, du Wapo(inscription gratuite) , NYT et vous venez. Sinon, que pensez vous de telles déclarations ?

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      • Pierre Darras // 15.09.2020 à 15h36

        J’attends toujours ce que vous pensez de telles déclarations des democrates.
        Tenez, la principale intéressée elle même :
        https://m.youtube.com/watch?v=bwc0cJ409VQ

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        • Pierre Darras // 15.09.2020 à 16h05

          On en reparlera le 4 novembre. Un politicien de premier plan déclare urbi et orbite une telle énormité, rejointe en celà par beaucoup d’autres caciques et vous bottes en touche?.
          Et je me moque de la santé électorale, je ne sais pas où vous êtes allé chercher ça, je déteste qu’on essaye de me faire prendre des vessies pour des lanternes. Nuance.

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      • Jteroxgnab // 16.09.2020 à 08h35

        Regardez la page Wikipédia du Transition Integrity Project, ce sont entre autres des Démocrates qui ont des liens avec l’administration Obama qui ont fait des « war games », des simulations de ce que ferait chaque camp dans 4 scénarios possibles. Voilà ce que les Démocrates feraient dans le cas d’une nette victoire de Trump :

        Biden refuse de reconnaître la victoire de Trump (comme préconisé par Clinton).

        Sa campagne demande un recompte des votes en Caroline du Nord, au Wisconsin et au Michigan.

        Elle incite « Cascadia », qui regroupe les états de Washington, Oregon, et Californie de faire sécession.

        Avec l’aide d’Obama, les Démocrates demandent à ce que la capitale Washington D.C. et Puerto Rico deviennent des états.

        Ils demandent à ce que la Californie soit divisée en 5 états, pour une « meilleure représentativité « au Sénat (ce qui aurait pour effet d’augmenter le nombre de sénateurs Démocrates puisque c’est un Etat « bleu »).

        Ils demandent à ce que les juges de la Cour suprême ne siègent pas au-delà de l’âge de 70 ans.

        Ils demandent la suppression du collège électoral.

        Notamment, ils reprochent à Trump de diviser la « fragile » coalition des Démocrates en affirmant à l’Intercept qu’il aurait perdu si Bernie avait été nommé à la place de Biden.

        S’ensuit un blocage au Congrès, et les organisateurs des « war games » ne savent pas comment les militaires réagiraient, mais ils les mentionnent quand même, comme s’ils devraient avoir un rôle à jouer.

          +17

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    • red2 // 15.09.2020 à 09h20

      Oui et le pire c’est que du coup ils refusent toujours d’analyser les raisons de leur défaite de 2016, notamment la perte de la « Rust Belt ». Eh oui, quand on ne s’adresse plus qu’au haut de la classe moyenne des grandes métropoles à la mode et aux minorités, on à tendance a perdre les anciens États industriels en crise existentielle majeure qui jusque la restaient un des socles de l’électorat démocrate. On a les même chez nous qui ont quasi définitivement tué la gauche « social-démocrate » (cf un fameux rapport de Terra Nova des années 2010).

        +52

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      • la vérité si je mens // 17.09.2020 à 15h03

        « ses attaques constantes contre les médias, sa rhétorique source de discorde, la façon dont il a géré la pandémie de coronavirus, sa décision d’envoyer des agents fédéraux pour écraser les manifestations et sa proposition de reporter les élections générales de novembre ne sont qu’un petit échantillon de la direction autocratique de Trump,… » J’ai arrété là: l’auteur finit sa dégringolade intellectuelle(l’âge?) et inverse les actions et les réactions.
        Exemple1 : les médias US, bons toutous de leurs propriétaires, n’ont cessé de mentir au sujet d’à peu près tout ce qui touche Mr Trump, celui n’a pas pu faire autrement que s’exprimer par tweet et autres.
        Exemple 2: les manifs , où des nazillons dits de gauche brulent, cassent, intimident leurs détracteurs quand ils ne les tuent pas; pendant ce temps leurs obligés , des voyous pas toujours noirs, en profitent pour piller. Pour l’auteur faire cesser ces déprédations s’appelle « écraser les manifestations « . [modéré]

          +11

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    • LibEgaFra // 15.09.2020 à 09h52

      « Trump a été élu, tout à fait légitimement. »

      Avec plus de 3 millions de voix en moins. Avec les résultats « redressés » dans 4 Etats clés:

      https://tdmsresearch.com/wp-content/uploads/2016/11/2016-Presidential-Election-Final-Table.jpg

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      • cedivan // 15.09.2020 à 09h58

        C’est le processus électoral qui est en cause….

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      • Pierre Darras // 15.09.2020 à 11h15

        Et alors? Ce principe a été fait pour qu’aucun état qui serait démesurément plus gros ne puisse imposer sa loi aux autres. C’est un équilibre entre territoires et population. Et personne ne s’en plaint depuis le début du système. Il peut même être élu avec 100 millions de voix en moins ça ne change rien. Même si la totalité des électeurs de Californie, du New York, de l’Illinois et du Michigan votent contre lui, ça ne change rien.

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        • LibEgaFra // 16.09.2020 à 07h43

          « Ce principe a été fait pour qu’aucun état qui serait démesurément plus gros ne puisse imposer sa loi aux autres. »

          Dans un Etat fédéral, il est impossible qu’une des parties impose sa loi aux autres lors de l’élection présidentielle, vu que ce n’est pas le président élu qui vote les lois.

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          • Pierre Darras // 16.09.2020 à 08h58

            Oui, mais c’est pareil avec le Congrès. Chambre des représentants sont élus en fonction du nombre d’habitants, le Sénat, 2 sénateurs par état. Quelque soit sa population

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          • La vérité si je mens // 17.09.2020 à 15h07

            « Dans un Etat fédéral, il est impossible qu’une des parties impose sa loi aux autres lors de l’élection présidentielle, vu que ce n’est pas le président élu qui vote les lois. »
            Ouis, hé ben le fait que certains se plaignent de ce système SEULEMENT QUAND c’est Trump qui est élu les classent dans les partisans des ennemis de Mr Trump, donc parmi les employés du deep-state US(le CMI notamment). Employés conscient et stipendiès, ou pas.

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      • Snjor // 15.09.2020 à 15h02

        Bonjour,
        si le vote aurait été à la proportionnelle et non avec de grands électeurs, la campagne électorale serait faite différemment
        _ pas de meeting dans les « swings states » –> car ne rapportent pas de votes.
        _ irait voir les lieux où le parti est implanté ou les grandes villes (avec les grands électeurs, il est importants de voir les « zones grises » où le vote est indécis)
        La campagne va chercher les votes là où ils sont concentrés en « oubliant » le reste que ce soit à la proportionnelle ou par grands électeurs.
        Trump aurait fait une campagne différente.
        Si en France le Président de la république se ferait élire par les députés, les politiques iraient faire campagne uniquement dans les circonscriptions ayant des probabilités de basculer de leur côté au lieu de faire campagne dans les lieux « gagnés d’avance » même s’ils perdent des électeurs –> d’où la possibilité d’être élu avec moins de 50% des votants + le fait que cela soit en un seul tour!. [en France Macron a obtenu 50% des députés avec moins de 25% des électeurs au 1er tour (idem si le scrutin serait en 1 tour)]

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        • LibEgaFra // 16.09.2020 à 08h07

          Si la démocratie existait, cela se saurait.

          Si si si…

          C’est tellement « démocratique » qu’un grand électeur peut changer son vote…

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      • LibEgaFra // 16.09.2020 à 07h56

        « Vous ne connaissez pas la constitution américaine, son histoire. »

        Vous arrivez à déduire cela de mes deux lignes, dont une ligne de lien?! Bravo, vous savez mieux que moi ce que je connais et je vous délivre un certificat de maître sophiste.

        Vous confondez allègrement élections législatives et élection présidentielle. Le président n’est pas le représentant d’un Etat, mais de tous les Etats-Unis. Comme on l’a vu avec l’élection de GWBush (et de Trump), ce système autorise toutes les magouilles dans très peu d’Etats clés. Pour Bush, c’était uniquement la Floride. Pour Trump, encore faut-il ouvrir le lien fourni. L’avez-vous fait?

        En démocratie, un citoyen égale une voix. Ce n’est pas le cas ni aux USA, ni en France.

        Il serait peut-être temps de comprendre que gauche et droite, démocrates et républicains, tout cela n’existe plus, il y a les puissants, ceux qui ont le pouvoir et les autres. Vous faites partie des autres.

        « Toi, tu creuses. » dit Clint Eastwood.

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      • Eric // 23.09.2020 à 12h21

        Sans même entrer dans les détails sur le bien fondé ou pas de ce genre d’affirmations sur le nombre de voix recueillies par tel ou tel, s’il y a illégitimité, dés lors comment expliquer que les démocrates ne s’en soient jamais plaints quand ce même mode électif leur permettait d’accéder au pouvoir ? Il est peut-être permis de dire que poser la question c’est y répondre. Tartuffes un jour, tartuffes toujours.

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  • fox23 // 15.09.2020 à 09h09

    Chomsky, à mon grand regret, a choisi son camp, celui du refus de la démocratie et du résultat des élections avec, en prime, bientôt 4 ans de manœuvres séditieuses pour faire tomber le Président sous des prétextes fallacieux comme le Russiagate et l’affaire Biden, pourtant bien réelle, les Crises l’ont démontré.
    Pas satisfait du résultat global de leurs magouilles anti-costitutionnelles, Killary demande à Biden de n’accepter dans aucun cas le résultat des futures élections tandis qu’ils mettent les Etats, du nord principalement, à feu et à sang en soutenant les soi-disant anti-fa qui ressemblent bougrement aux SA de Adolf par leur comportement.
    Oui, pour certains, la vieillesse est vraiment un naufrage !

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    • Bruno Kord // 15.09.2020 à 20h26

      @fox23″les soi-disant anti-fa qui ressemblent bougrement aux SA de Adolf par leur comportement » . Vous êtes un apôtre du négationnisme ou vous ignorez réellement ce qu’était le comportement des SA ?

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      • Pierre Darras // 16.09.2020 à 22h08

        Désolé, mais des bandes politisées qui répandent la terreur et qui tirent sur les opposants avec la bienveillance des autorités, on peut appeler ça au choix des S.A.( vous noterez qu’on ne parle pas de SS) ou de Chemises Noires ou encore de phalangistes mais aussi de gardes rouges. Le principe est le même.
        Il y a presque 40 ans, en France, trés judicieusement on a interdit le DPS frontiste, j’estime qu’on doit interdire antifas et blanckbox . En France, ils filent un sacré coup de main au pouvoir en pourrissant tous les mouvements de contestation.
        Et en justifiant une répression féroce.

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  • RGT // 15.09.2020 à 09h32

    Chomsky fait de très bonnes analyses, c’est indéniable.

    Par contre, je pense que sa vision est légèrement « obscurcie » concernant le fait que Trump soit le pire président que les USA aient à supporter.

    Certes, le personnage ne fait pas du tout partie de mes préférences, loin de là, mais je peux affirmer qu’il n’est pas plus dictatorial que ses prédécesseurs qui se comportaient dans les FAITS exactement de la même manière, mais en ajoutant plus ou moins de vaseline pour faire passer leurs décisions.

    Et, contrairement à Trump, ils n’avaient pas TOUT le « deep state » ni l’ensemble des « médias indépendants » contre eux.

    Honnêtement, croyez-vous sincèrement que la Divine Killary se serait comportée différemment ?
    Elle aurait eu l’avantage d’avoir dans sa poche le deep state et les médias qui auraient applaudi sans retenue toutes ses décisions, y compris celle de déclarer une guerre nucléaire à la Russie…

    Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, en dehors de quelques courtes parenthèses, les USA ont été dirigés par des dictateurs sanguinaires qui pouvaient exercer leur « bon vouloir » sans aucun garde-fou.

    Tout comme dans les démocrassies (orthographe volontaire) « libres et égalitaires » de tous les pays de la « communauté internationale » d’ailleurs.

    Je n’approuve pas franchement les décisions de Trump, tout comme c’est le cas pour celles prises par le « divin Prix Noblel de la Pet » Obama qui a quand-même réussi durant son mandat à entrer dans le Guiness des records du plus grand nombre d’interventions militaires (« humanitaires ») dans des pays qui n’avaient rien demandé.

    Et si Trump est réélu, ce ne sera pas suite à des magouilles électorales mais simplement parce que son « divin adversaire » plébiscité par les médias bêlants écœure encore plus les électeurs que le sanguinaire bigfoot des plaines.

    Si les « démocrates » n’avaient pas, au sein des « élites » du parti, fait barrage à des candidatures plus « populistes » et avaient présenté un candidat réellement favorable aux intérêts de la population « de base » Trump n’aurait jamais été élu, ne l’oublions pas.

    Les magouilles des « démocrates » ont commencé à la fin de la 2ned guerre mondiale avec l’éviction du vrai candidat, Wallace, au profit de Truman plus proche des intérêts des très grosses fortunes, ne l’oublions pas

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    • Snjor // 15.09.2020 à 09h48

      Bonjour,
      Obama qui a reçu le prix Nobel avant même d’avoir eu le temps de faire quoi que ce soit, a été le Président Américain :
      _ ayant déclaré le plus de guerres différentes
      _ avec l’administration ayant vendu le plus d’armement comme jamais auparavant
      _ a été le seul Président de toute leur Histoire étant en guerre du début de son 1er mandant à la fin de son second
      Obama soutient Biden qui a été parmi les faucons de la 2nd guerre en Irak…

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      • michel // 15.09.2020 à 15h20

        « Obama qui a reçu le prix Nobel »

        comme vous dites, il l’a reçu, pas demandé.
        Ce truc n’etais qu’une epine dans le pied destiné à faire pression sur la teneur de son mandat (tu parles d’un cadeau!)
        C’etais plutôt bien joué de la part du comité Nobel même si cela révèle au final son pouvoir mediocre.

        Méfions nous des éloges car le plus souvent elles sont à double tranchant.

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        • RGT // 16.09.2020 à 10h10

          Les prix « Nobel » non scientifiques sont en fait des outils politiques destinés seulement à donner un « petit coup de pouce » à un individu dont la caste dirigeante transnationale souhaite faire un héros.

          Le summum étant bien sur le fameux « Nobel d’économie » qui n’est PAS délivré par le comité Nobel mais par il est le « prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel »…

          Bref, un beau détournement pour faire passer des vessies pour des lanternes.

          Il ne faut donc pas s’étonner si certains « récompensés » sont plutôt « clivants », comme le pas_regretté_du_tout Milton Friedman…

          Ensuite ils vont parfois récompenser quelques « ovnis » comme Maurice Allais ou Joseph Stiglitz histoire de ne pas passer pour des ayatollahs du libéralisme débridé.

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      • Pierre Darras // 15.09.2020 à 17h32

        y a de sacrés trous dans votre historique.
        le chaos Sud Soudan? Obama
        le chaos Libyen,? Obama
        le chaos Syrien? Obama
        le chaos yemenite? Obama
        le coup d’etat de milices fachistes et nazis en Ukraine puis l’envoi de l’armée sur l’est du pays? Obama(Nulland)
        Une tentative de coup d’etat au Venezuela? Obama
        l’extension delirante du « droit » US pour utilisation du dollar avec tous les chantages subséquents sur led alliés? Obama
        l’espionage des communications des chefs d’etat « alliés » Obama.
        les debuts de l’incarceration arbitraire de cadres de grandes compagnies etrangeres pour faire presser à la vente(ex Alsthom) Obama
        plus d’assassinats « ciblés » que sous W. ? Obama
        Quant à Israel, Obama n’a rien trouvé à redire à Plomb Durci et autres douceurs de ce pays.
        Au niveau diplomatie, il a reussi le tour de force de realiser l’alliance de la Russie et de la Chine dont l’antagonisme était la priorité absolue de la diplomatie US depuis Eisenhower. Quel talent.
        En interne, il a laissé en place toutes les tares systrmiques de W. comme le financement privé illimité des hommes politiques, il a signé le decret autorisant les banques à saisir un bien immobilier meme sans titre de propriété(les deolorables s’en souviennent) et aussi celui autorisant aux detentions extra judiciaires sans limite de durée, y comoris sur le territoire US.
        j’arrete là, la liste serait trop longue.
        Oui votre Obama est beau et classe mais la poursuite de sa politique étrangère nous menait droit à la troisième guerre mondiale.
        Pas de guerre avec Trump.

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        • RGT // 16.09.2020 à 09h54

          De toutes façons, « démocrates » ou « républicains » sont deux faces de la même pièce qui au final appartient au « deep state » et aux ploutocrates.

          Et si Trump est vilipendé avec férocité ce n’est pas du tout pour ses « bourdes » (souvent nauséabondes) mais simplement parce qu’il s’oppose réellement au « deep state » qui a infiltré et muselé tous les rouages du pouvoir dans son propre intérêt.

          Il faut arrêter de considérer les « élites » comme des agneaux qui viennent de naître.
          Sans sombrer dans le complotisme, et loin de là, ces types (hauts fonctionnaires ou « élus ») sont des PROFESSIONNELS et leurs rémunérations sont liées aux « résultats ».
          Et comme ils ne sont pas franchement des « enfants de cœur » (pour avoir atteint leurs postes ils ont dû planter de nombreux couteaux dans le dos de leurs « concurrents ») ils sont prêts à tous les crimes pour préserver leurs postes et leurs « avantages acquis ».

          Et ce constat est valable pour tout état « de droit » dirigé par un « panier de crabes » dont les membres (« élus » ou pas) n’ont aucune « morale » (hormis « tout pour ma gueule ») et n’ont pour seul objectif que leur propre carrière.

          Quand un « ovni » comme Trump parvient au pouvoir ils sont tous en PLS et se retranchent dans leurs bureaux derrière des miradors et des nids de mitrailleuses prêtes à tirer.

          Je n’aime pas Trump mais au moins il faut reconnaître qu’il est bien le seul qui essaye de faire baisser l’influence de ces cloportes envahissants.

          Simplement parce qu’il possède une fortune personnelle qui lui permet de ne pas avoir à se soumettre à quiconque, ce que les américains apprécient.

          Contrairement aux autres carpettes qui sont obligées de se soumettre pour parvenir à survivre (cf. SARL Clinton et bien d’autres).

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    • Yanka // 18.09.2020 à 05h13

      « Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, en dehors de quelques courtes parenthèses, les USA ont été dirigés par des dictateurs sanguinaires qui pouvaient exercer leur « bon vouloir » sans aucun garde-fou. »

      Ce paragraphe disqualifie toute votre « expertise ». Le POTUS n’a pas le quart du pouvoir d’un président français, et les chambres jouent bien leur rôle, tandis qu’en France elles sont réduites à approuver (Assemblée nationale) ou à grogner d’une manière plus ou moins audible (Sénat). S’il y a bien un pays démocratique où les garde-fous contre le pouvoir abusif d’un seul homme sont légion, c’est bien les États-Unis. Que vous n’aimiez pas ce système ou le bonhomme Trump est une autre affaire, mais elle altère grave votre jugement.

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    • Eric // 23.09.2020 à 12h24

      « Par contre, je pense que sa vision est légèrement « obscurcie » concernant le fait que Trump soit le pire président que les USA aient à supporter. »
      C’est « légèrement » que vous auriez dû mettre entre guillemets plutôt qu’ « obscurcie » 😀

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  • JLT // 15.09.2020 à 11h07

    Et bien entendu, si les Démocrates reprennent le pouvoir tout ira mieux.

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    • Pierre Darras // 15.09.2020 à 11h27

      Oui, enfin les USA pourront remettre leur masque doucereux pour permettre aux vassaux de garder la face, on pourra mettre la pression totale sur les Russes en étant certains que ces « pussy » se coucheront et on justifiera ainsi tous les financements du CMI, on allègera celle sur les Chinois pour permettre aux actionnaires de se gaver, on pourra enfin corriger les abus historiques des Wasp, démontrer que les Noirs sont meilleurs que les blancs, et mettre la promotion du LGBT en alpha et Omega de la démocratie moderne, on pourra enfin réduire les privilèges de la citoyenneté à rien en la donnant à tout le monde et au vote par correspondance, et demain à main levée sous le regard de miliciens antifas ou BLM. Et bien sûr, on exportera ce modèle avec des bombes si nécessaire Ce sera le bonheur.

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      • Ovni de Mars // 15.09.2020 à 13h28

        Je suis d’accord pour dire que les USA sont la pire des démocraties du monde occidental :
        – Une oligarchie qui contrôle tout
        – Un pouvoir économique sans pitié pour les laissés-pour-compte
        – Des média aux mains de puissances financières.
        – Un peuple mené en bateau et abruti de propagande hollywoodienne et nationaliste sur le supposé exceptionnalisme de ce pays
        – Des campagnes pour les élections présidentiels très largement financées par les lobbys
        – Un système politique totalement figé avec deux principaux parti ayant le même programme politique à quelques nuances près
        – Une part démesurée accordé aux religions et aux sectes protestantes dans la conduite de la politique
        – Un nombre de prisonniers bien plus important que dans les autres démocraties
        – Une peine de mort encore appliquée
        – Un contrôle d’internet par la NSA

        Je ne parle pas de la conduite de voyou de ce pays en ce qui concerne sa politique étrangère indigne d’une démocratie

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  • antoniob // 15.09.2020 à 12h36

    il n’y a pas de diversité politique dans les élections présidentiellles américaines mais deux partis sempiternels sans liens avec la population, si ce n’est les campagnes de réclame et marketing menées depuis l’oligarchie avec force moyens financiers. Comme kratos du démos il y a mieux. De plus que signifie le mot démocratie alors qu’il est utilisé sans arrêt depuis la fondation du pays, et s’est accommodé des guerres indiennes, guerres d’annexion, esclavagisme, apartheid, vote des femmes trés tardif, etc. Démocratie donc?

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  • Ovni de Mars // 15.09.2020 à 13h00

    Biden et Trump ont et auront la même politique intérieur à quelques détails près. Biden est probablement plus proche du clan oligarchique des libéraux économiques, de la finance et des partisans du libre-échange. Trump est plus dans une optique de protectionnisme.
    Biden est peut-être plus sensible aux problèmes écologique car il est moins soutenu par les lobbys de l’énergie mais sa réponse consiste à encore plus de capitalisme si j’ai bien compris (le développement durable, Al Gore, etc)

    L’interrogation principale à se poser pour nous Européens quant aux résultats des pseudo-élections de cette pseudo-démocratie, concerne le comportement de nos dirigeants. J’ai peur qu’avec Biden, l’on retrouve le niveau de soumission abjecte qui avait été atteint par le président hollande. Avec la réélection de Trump, nos dirigeants libéraux pourraient avoir envie un tant soit peu de se détacher du néo-colonialisme américain

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  • Casimir Ioulianov // 15.09.2020 à 13h07

    Comment peut on encore croire que tout ce cinéma électoral a une quelconque forme d’importance et changera quelque chose à la dystopie ennuyeuse dans laquelle nous vivons ?
    Les USA continuerons de s’enfermer dans le ralentissement à tout prix du progrès social dans le monde et continuerons à taxer et piller tout les pays qu’ils peuvent pour nourrir leur complexe militaro-industriel sur-gonflé.
    Trump ou Biden ? On s’en fout en fait , gros con peu bien faire sa dictature si ça lui chante, pour le 99% le résultat final ne sera pas différent ; des dettes , de la misère et une totale impuissance à changer quoique ce soit. La démocratie est morte depuis 1991; press F to pay respects.

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  • Rémi // 15.09.2020 à 13h49

    Il me semble que nombres d’arguments ici développés se prétent á une refutation:
    -Chomsky dit que: »le pays glisse rapidement vers l’autoritarisme depuis l’arrivée au pouvoir de Trump »
    Ah avant c’était démocratique aux USA? L’usage des exécutive orders, la guerre du Vietnam le fait que les 1% soient servit même contre le peuple qui a élu le président? Il me semble que cet argument peutêtre facilement retourné dans les sens où lesgens qui ont voté Trump ont justement voté contre un système qui détruit leur capacité á influer sur la vie du pays via l’election.
    -Chomsky dit que: « ses attaques constantes contre les médias, sa rhétorique source de discorde »
    C’est drôle les GJ attauqient aussi les médias, en france aussi la réthorique gouvernementale est source de discorde, nous n’avons pourtant pas trump comme président. Ne serais-ce pas plutot:Les journalistes sont si dicrédité que les gens les haissent (Et trump en retire un profit éléctoral en le faisant? Ca a aussi marché pour Melenchon)

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    • Rémi // 15.09.2020 à 13h50

      -Chomsky déclare: Lorsque le Sénat n’a pas, avec célérité, confirmé son choix du général à la retraite Anthony Tata, pour occuper « le poste politique le plus important du Pentagone », Trump l’a simplement nommé sans attendre l’approbation requise du Sénat.
      Là l’argument est carrément risible. Quel respect peut-on vouer au Sénat? En Théorie l’approbation est requise pour déclarer la guerre. Depuis la Grenade la plupart des opération militaires américaines s’en passent allégrement. GW Bush n’a pas été inquiété pour avoir massivement mentit avant la seconde guerre du Golfe. Alors se plaindre que telle ou telle nomination n’est pas approuvée dans les formes et tellements peu de chose en comparaison des errements précédants qu’á mes yeux cela disqualifie celui qui prétends critiquer.
      -Chomsky dit que: « l’ordre mondial dirigé par l’Occident est en crise. Si les États-Unis réélisent Donald Trump, cela signifiera la crise finale, terminale ».
      Oui, mais si Trump est le liquidateur de la faillite on ne peux pas l’accuser d’avoir mis les Etats-unis en Failite c’est un processus de plusieurs decennies. (On pourait en faire remonter les racines à R.Reagan ou à Nixon selon les préférences de chacun)
      Globalement les argument semblent à première vue pertinnent (On l’attendait d’un intellectuel de la réputation de Chomsky) mais dans la réalité ils ne résistent pas à l’analyse. Le probléme n’est pas Trump il est ce que la démocratie américaine est devennue.

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  • michel // 15.09.2020 à 16h29

    Trump a largement fait preuve de sa suffisance, je pense que tout le monde a compris qu’il n’était pas du genre qu’on « vire » et ce parce que c’est son seul et ultime principe. Voila ce qui inquiete… c’est sa carte maitresse : j’ai le pouvoir car je menace sans embage de m’en servir, attention !
    C’est une brute qui ne se cache pas, voila pourquoi certains l’adorent, c’est que c’est presque rassurant quelque part.

    Cela dit, je le crois extrêmement faible ou affaibli en réalité et que plus l’échéance arrivera plus il se retrouvera seul, car je ne doute pas une seconde qu’a peut près tout le monde chez les républicains saura finalement s’entendre avec Biden. Tous unis contre le coupeur de tête (trop dangeureux pour tout le monde…) et à dans 4 ans , pour ainsi dire…

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    • Pierre Darras // 15.09.2020 à 18h05

      Il a contre lui les médias, les démocrates et tout leur réseau de fonctionnaires, le Pentagone, la CIA, le FBI, toute la Silicone Valley, tous les patrons de GAFA, les universitaires, et Soros lui même. Peut on me dire avec quelles forces il ferait un coup d’état?
      Par contre, en face, ils ont tous les moyens du totalitarisme

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      • michel // 15.09.2020 à 19h53

        Le totalitarisme c’est tout ce qui ne vous intéresse pas, tout ce qui ce passe sous votre radar, mais vous l’aimez tellement que vous le voyez partout et que vous ne manquez jamais une occasion de le faire savoir.

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        • Pierre Darras // 15.09.2020 à 21h30

          Excusez moi mais je n’ai absolument pas compris votre post. Je ne peux donc pas y répondre.

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          • michel // 15.09.2020 à 23h09

            « Le totalitarisme signifie étymologiquement « système tendant à la totalité » »
            nous somme d’accord?

            j’apprécie le challenge, mais faite un effort car je suis assez brut…je n’ai pas de formation universitaire, j’ai arrêté l’école (ou l’école m’a arrêté) a 15 ans, puis j’ai fait arts catastrophiques…

            ce que je vous dis c’est que cette totalité est « absolument » inaccessible, impossible quoi qu’on en dise, par les faits que je connais et que j’explore encore aujourd’hui, et que ces faits vous ne pouvez pas les prendre en compte tout simplement parce que vous ne pouvez pas les quantifier, Or ils existent en nombre et ils ne demandent presque rien pour se developper! Mais, donc, il ne vous intéresse pas, ils ne peuvent servir votre propos devastateur. Pour le reste je crois que vous vous complesez dans une bataille qui vous échappe parce qu »elle vous échappe, mais que c’est une bataille, qui vous grandis aussi, auprès de je ne sais qui ou quoi (peut etre vous meme) est que c’est ce qui vous interraisse véritablement. Votre manière de pensé est donc totalitariste, car elle prétend définir une vérité qui n’existe pas en vérité, une verité choisie, une vérité qui prétend en installer une autre, et qui oublie comme d’habitude tout un tas de paramètre « mineur » qui la surprenne a tout les coup…

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  • tchoo // 15.09.2020 à 20h00

    Petit à petit la narrative démocrate se met en place, voulant nous faire croire que si Trump gagné C’est qu’il aura triché cet donc qu’ils ne reconnaîtront pas cette élection et feront tout pour la combattre. Ce qui est étonnant avec toute l’antipathie que l’on peut avoir pour Trump C’est Chomsky qui plonge à pied joint dans ce marigot.
    Avoir poussé Biden 2 minutes de lucidité à se mesurer à lui n’est il pas un.moyen de faire élire Trump et de déclencher le chaos?

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    • Emmanuel // 16.09.2020 à 19h13

      Appeler à utiliser la force militaire pour virer Trump alors que l’élection n’est même pas faite, c’est pour le moins bizarre…

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      • Pierre Darras // 16.09.2020 à 22h14

        Tous les pontes du Pentagone appellent à le virer.
        Ils ne feront un coup d’état à la Chilienne. Disons qu’ils s’imposeront dans une période de troubles et de désordre…

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  • Patrick // 16.09.2020 à 05h33

    Juste à propos du vote par correspondance et les délires accusant Trump de vouloir repousser les élections ou saboter la poste américaine :
    Il y a eu une élection partielle avec vote par correspondance dans un comté , il y a deux ou trois mois, ça a été un désastre , deux mois après le résultat n’était toujours pas connu et il y avait eu des milliers de réclamations.
    Ce système n’est pas au point et est une porte ouverte à toutes les fraudes.

      +7

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    • Kasper // 16.09.2020 à 23h39

      Ca serait 1000 fois plus simple d’organiser l’élection un dimanche au lieu d’un mardi comme le veut leur tradition archaïque. Ou faire du jour de l’élection un jour chômé. L’ennui c’est que du coup, les pauvres cumulant 3 jobs pour survivre pourraient ses présenter aux urnes. Des pauvres qui votent, horreur…

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  • guzy // 18.09.2020 à 16h16

    Chomski est un vieux con.

    Ce n’est pas tant Trump qui est capable de nous offrir une surprise d’octobre, pas plus en 2016 qu’en 2017, que les démocrates qui parviennent à perdre contre un type qui n’aurait jamais réussi si les élites politiques faisaient correctement leur travail et respectait le peuple.

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  • Elodie // 19.09.2020 à 00h46

    Je parie que cette fois-ci, il l’emportera au oregon et Washington sate, il gagnera la grande majorite des etats., certainement plus de 340 votes au college. Il n’y pas d’autre choix et les electeurs qui se sont encore apercus, né pourront pas l’ignorer le mois prochain.

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  • JML // 21.09.2020 à 15h22

    Voilà des dizaines d’années que Chomsky défend le paradigme d’une démocratie dont l’opinion est piratée par la fabrique du consentement, opérée par et dans les médias, et voilà que tout à coup il trouve Donald Trump « autoritaire » et développe comme prémisse que les USA sont une démocratie ? L’exact contraire de tout son propos et le sens de ses analyses depuis qui’il publie? Il a pris ses lecteurs pour des poissons rouges ?

    Je suis effaré de lire un Noam Chomsky se ranger du côté de tout ce Deepstate qu’il a prétendu combattre toute sa vie.

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