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25.juillet.202125.7.2021 // Les Crises

Non, les nazis n’étaient pas des « socialistes ». Il les haïssaient.

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Les Nazis détestaient les socialistes. Ce sont les gouvernements qui ont reconstruit l’Europe qui ont adopté des programmes de protection sociale.

Source : The Washington Post, Ronald J. Granieri
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Saviez-vous que « nazi » est l’abréviation de « national socialiste » ? Cela signifie qu’Hitler et ses sbires étaient tous socialistes. Bernie Sanders se dit socialiste, lui aussi. Cela signifie que Bernie Sanders et ses partisans sont les mêmes que les Nazis… n’est-ce pas ?

Quiconque a été sur Twitter politique au cours de la dernière décennie a vu une version de ce syllogisme. Les conservateurs, qui cherchent à échapper aux étiquettes de « fascistes » et de « Nazis » que leur lancent les critiques de gauche depuis les années 1960, ont retourné la situation. Des ouvrages tels que « Liberal Fascism » (Le fascisme libéral, NdT) de Jonah Goldberg ont noté que de nombreux fascistes de premier plan, comme le dictateur italien Benito Mussolini, ont commencé par être socialistes, tout comme de nombreux « progressistes » du début du XXe siècle ont adopté des idées eugéniques finalement liées au génocide raciste nazi. Ce lien est devenu un argument décisif pour des voix de droite comme Dinesh D’Souza et Candace Owens : non seulement la gauche honnie, incarnée en 2020 par des personnalités comme Sanders, Alexandria Ocasio-Cortez et Elizabeth Warren, est un dangereux descendant des Nazis, mais toute personne qui s’y oppose ne peut pas avoir de liens avec les idées odieuses des Nazis.

Il n’y a qu’un seul problème : cet argument est faux. Bien que les Nazis aient poursuivi un niveau d’intervention du gouvernement dans l’économie qui aurait choqué les doctrinaires du marché libre, leur « socialisme » était au mieux un élément secondaire de leur attrait. En effet, la plupart des partisans du nazisme ont embrassé le parti précisément parce qu’ils le considéraient comme un ennemi de la gauche politique et une alternative à celle-ci. Un examen plus approfondi du lien entre le nazisme et le socialisme peut nous aider à mieux comprendre les deux idéologies dans leurs contextes historiques et leur signification pour la politique contemporaine.

Le régime nazi n’avait pas grand-chose à voir avec le socialisme, même si celui-ci figurait en bonne place dans le nom du Parti national socialiste des travailleurs allemands. Le NSDAP, depuis Hitler, a lutté contre les implications politiques de la présence du socialisme dans le nom du parti. Certains des premiers dirigeants nazis, tels que Gregor et Otto Strasser, font appel au ressentiment de la classe ouvrière, espérant détourner les travailleurs allemands de leur attachement aux partis socialistes et communistes existants. Le programme du NSDAP de 1920, les 25 points, comprenait des passages dénonçant les banques, les grands magasins et « l’esclavage des intérêts », ce qui suggérait un rejet quasi-marxiste des marchés libres. Mais il s’agissait également de critiques typiques du livre de jeu antisémite, ce qui donnait un indice que l’objectif idéologique primordial du parti n’était pas une remise en cause fondamentale de la propriété privée.

Au lieu de contrôler les moyens de production ou de redistribuer les richesses pour construire une société utopique, les Nazis se concentrent sur la sauvegarde d’une hiérarchie sociale et raciale. Ils promettaient la solidarité aux membres de la Volksgemeinschaft (« communauté raciale ») tout en refusant des droits à ceux qui n’appartenaient pas au cercle magique.

En outre, bien que les Nazis aient tenté de séduire les électeurs de tous bords, les fondateurs du parti et sa base initiale étaient des hommes d’affaires et des artisans, et non le prolétariat industriel de la tradition marxiste. Leurs premiers succès électoraux notables se situent dans les petites villes et les zones rurales protestantes des actuelles Thuringe et Saxe, parmi les électeurs qui se méfient des villes cosmopolites et laïques et qui associent le « socialisme » et le « capitalisme » aux Juifs et aux étrangers.

Cette peur de la révolution sociale et le sentiment que la démocratie, avec sa cacophonie de voix et la nécessité de compromis, menacerait leur hiérarchie sociale préférée ont donné au nazisme son attrait auprès de ces électeurs – même si cela signifiait sacrifier la démocratie. Alors que les communistes ont encouragé la destruction de la démocratie allemande, y voyant un moyen de produire finalement la révolution qu’ils souhaitaient, le seul parti politique allemand qui a constamment résisté aux arguments nazis, le parti social-démocrate (SPD), a offert un autre signe de la discontinuité entre le socialisme et le nazisme.

Ceux qui, en dehors de l’Allemagne, embrassaient les idées nazies étaient aussi généralement des anti-gauchistes. Lorsque les Français murmuraient « Mieux vaut Hitler que [le chef du parti socialiste et Premier ministre Léon] Blum », ils savaient parfaitement ce que représentait le national-socialisme, et ce n’était absolument pas le « socialisme ». Lorsque bon nombre de ces mêmes Français ont mis en place le gouvernement fantoche de Vichy en 1940, ils l’ont fait sous la bannière « Travail, famille, patrie », heureux d’utiliser les ressources de l’État pour soutenir leur idée d’authentiques Français – même s’ils critiquaient le capitalisme pour avoir fourni des avantages à des personnes qu’ils ne considéraient pas comme françaises.

Contrairement à une grande partie de la gauche européenne, de nombreux conservateurs se sont montrés disposés à travailler avec les Nazis – ce qu’ils ont regretté par la suite –, une association qui a entaché le conservatisme européen d’après-guerre. Par conséquent, lorsqu’il a fallu reconstruire la politique européenne après la guerre, ce sont les partis de centre-gauche tels que les travaillistes en Grande-Bretagne, les socialistes en France et le SPD en Allemagne, qui ont abandonné les doctrines marxistes rigides, ainsi que le nouveau mouvement de centre-droit de la démocratie chrétienne, qui a rejeté le nationalisme traditionnel, qui ont relevé le défi. C’est l’heure de l’État-providence, soutenu par les sociaux-démocrates et les chrétiens-démocrates, qui encourage la solidarité sociale dans un cadre démocratique et capitaliste.

Malgré cette réalité, lier le socialisme et le nazisme à la critique des idées de gauche est devenu une arme politique dans la période qui a suivi la Seconde Guerre mondiale, ce qui n’est peut-être pas surprenant étant donné que la Guerre froide a suivi directement la Seconde Guerre mondiale. Des universitaires aussi différents que Zbigniew Brzezinski et Hannah Arendt ont utilisé le concept plus large de « totalitarisme » pour fusionner les deux. Cette formule a permis aux Américains de passer facilement du statut d’allié de guerre à celui de menace existentielle pour l’Union soviétique. Le totalitarisme mettait l’accent sur les similitudes structurelles et les pratiques violentes des régimes nazi et stalinien.

Ce concept s’est toutefois révélé controversé pour expliquer les origines ou l’attrait ultérieur du communisme ou du nazisme/fascisme. Bien que Hitler et Staline aient coopéré dans un effort de conquête de l’Europe de l’Est entre 1939 et 1941, il s’agissait davantage d’un mariage de convenance que du sous-produit d’une synergie idéologique. En effet, les deux camps ont fini par se livrer une guerre génocidaire.

L’économiste autrichien et futur lauréat du prix Nobel Friedrich von Hayek a ajouté une couche supplémentaire à la conversation sur le socialisme et le nazisme avec son best-seller de 1943, « La route du servage ». En tant que fervent partisan du marché libre, Hayek était consterné par la montée de la planification économique dans les États démocratiques, incarnée par le New Deal de Franklin Roosevelt. Hayek a averti que toute intervention gouvernementale sur le marché érodait la liberté et conduisait finalement à une forme de dictature.

Hayek a exercé une influence considérable dans le monde entier au sein du mouvement conservateur en plein essor durant la seconde moitié du XXe siècle. Il a conseillé de futurs dirigeants tels que Margaret Thatcher et Ronald Reagan, et son livre est devenu le fondement de la droite. L’affirmation de Hayek selon laquelle toutes les interventions gouvernementales dans l’économie conduisent au totalitarisme continue d’animer des ouvrages populaires tels que « The Big Lie » (Le grand mensonge, NdT) de D’Souza, renforçant l’idée que l’État providence est une drogue d’initiation au génocide.

Mais si ces idées peuvent sembler logiques aux puristes du marché libre, l’histoire montre que ce sont les partis qui ont surgi en réaction aux horreurs nazies qui ont construit ces États-providence. Dénoncer leurs programmes comme étant du « socialisme » ou mettre en garde contre un lien entre les deux n’est rien d’autre qu’un sophisme historique et politique qui tente de transformer l’effet en cause et la victime en bourreau.

Les analogies historiques sont utiles pour simplifier et clarifier, mais elles fonctionnent mieux lorsqu’elles sont utilisées avec précaution. Alors que les problèmes manifestes du capitalisme mondial, ainsi que l’impasse politique, encouragent une nouvelle soif de transformation politique fondamentale, il est particulièrement important que nous comprenions les décisions tragiques des années 1930 et leurs conséquences dans leur contexte complet, plutôt que de simplement transposer des mots du passé sur les débats du présent.

Le national-socialisme a préservé la propriété privée, tout en mettant l’ensemble des ressources de la société au service d’une vision nationale expansionniste et raciste, qui incluait la conquête et la soumission meurtrière d’autres peuples. Il est insensé de penser que le seul, ou même le principal, aspect négatif de ce régime était le fait qu’il utilisait le pouvoir de l’État pour allouer les ressources financières. Il est tout aussi insensé de suggérer que l’utilisation du pouvoir de l’État pour allouer certaines ressources financières aujourd’hui entraînera automatiquement les mêmes conséquences désastreuses.

Le « gotcha » historique menace de réduire nos conversations politiques à l’insignifiance, et nous devons y résister. Les débats sur le rôle approprié de l’État dans la protection des citoyens contre les exigences négatives du marché sont nécessairement complexes. Trouver le bon équilibre des intérêts dans un ordre politique démocratique dépend de la mesure des résultats, et non du pouvoir des mots magiques pour dévaloriser des idées concurrentes.

Source : The Washington Post, Ronald J. Granieri, 05-02-2020
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

RGT // 25.07.2021 à 08h25

« Non, le PS n’étaient pas des « socialistes ». Il les haïssaient. »

Il suffit de se contenter d’analyser ce qu’ils ont fait depuis 1983 pour en être convaincu.

J’offre un coquetier en or massif à celui qui me prouvera le contraire.

75 réactions et commentaires

  • RGT // 25.07.2021 à 08h25

    « Non, le PS n’étaient pas des « socialistes ». Il les haïssaient. »

    Il suffit de se contenter d’analyser ce qu’ils ont fait depuis 1983 pour en être convaincu.

    J’offre un coquetier en or massif à celui qui me prouvera le contraire.

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    • Yvan // 25.07.2021 à 09h18

      En même temps, je les comprends. Le socialisme est un système qui ne fonctionne pas. Les différentes expériences en sont les preuves.

        +6

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      • Lev // 25.07.2021 à 11h36

        Faut dire que les régimes fascistes (italien, allemand, espagnol, portugais, hongrois…) sont des réussites tant démocratiques qu’économiques. Le Chili, l’Indonesie et bien d’autres ont exporté à travers le monde ce modèle pour l’avenir de l’humanité

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        • papajoey // 02.08.2021 à 13h44

          En l’occurence, que ce soit en Espagne; ou même en allemagne , économiquement, cela a plutot bien fonctionné.
          La france est ravagée à la fin de la WW2 et l’allemagne malgré tout s’en sort pas si mal économiquement en comparaison.
          Mais bon c’étaient des pays en guerre. Quoi qu’on en pense, la situation s’est plutot déteriorée en Espagne depuis les années 80, surtout économiquement

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      • LibEgaFra // 25.07.2021 à 13h44

        Pour savoir s’il fonctionne dans un monde où la propriété privée est reine, il faudrait d’abord qu’il eut existé en pratique. Les étiquettes ne disent rien sur la réalité des faits sociaux et économiques. Lisez le Manifeste pour comprendre ce que sont socialisme et communisme.

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        • Yvan // 27.07.2021 à 02h07

          Par essence, le socialisme tire vers le bas, empêche l’individu de s’épanouir, encourage le médiocre, ne se confronté pas à la réalité, persévère dans l’échec au nom du bien commun. Le socialisme ne peut fonctionner comme organisation de la société, tout comme le capitalisme. Le libéralisme est par essence le seul système qui permet d’éliminer naturellement ce qui ne fonctionne pas dans l’organisation de la cité.

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          • Havoc // 27.07.2021 à 18h10

            Alors que le néo-libéralisme tire la société vers le bas, empêche l’épanouissement de l’individu, encourage la médiocrité et persévère dans l’échec au nom du libéralisme.

            C’est donc mieux.

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      • utopiste // 25.07.2021 à 14h53

        Pour faire du socialisme, il faut des socialistes. Et être socialiste c’est un état d’esprit, pas une étiquette ou une posture. C’est comme la démocratie, sans citoyens informés et responsables, c’est juste impossible.
        Le capitalisme et la société de consommation ne fonctionnent que parce qu’ils ne sont que l’expression des bas instincts des animaux humains et que pillages et destructions sont encore possibles pendant une ou deux décennies (après … Lune ? Mars ? Dictatures et massacres ? ou Pandémie ?).

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    • Fernet Branca // 25.07.2021 à 11h28

      Bien avant 1983, rechercher un peu qu’elle était la politique de Jules Moch face aux grèves de 1947/1948 . Après impérialisme à tout va. La politique de Mitterrand en Algérie dès le lendemain de la Toussaint 54. Puis l’opération mousquetaire ( débarquement de Suez en 1956 et le pacte secret de Sèvres ) avec Guy Mollet .
      Mitterrand et la première guerre du Golfe. Fabius et Hollande qui ont bien oeuvré pour le chaos en Syrie . en Libye , et au Sahel..

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      • Fabrice // 25.07.2021 à 19h33

        ne pas oublier que ce sont les socialistes qui ont promus le colonialisme au départ pour « étendre l’oeuvre civilisatrice » partout dans le monde et qui maintenant nous assomment avec leur décolonialisme expiatoire et mortifère (ne pas confondre avec décolonisation), il fallait oser comme audiard le disait les « C… ça ose tout c’est d’ailleurs à ça qu’on les reconnaît » donc Nazis non (mais bon comme mitterrand qui devint leur leader largement collaborateurs pour bon nombre qui étaient plus là pour les postes que par conviction) mais se tromper encore sur la vraie nature et leur nocivité dans les grands rendez vous de l’histoire c’est laisser le pan à leurs tentatives de remanier l’histoire à leur convenue (on s’étonnera pas d’ailleurs que la cancel culture à tant le vent en poupe plus chez eux).

        Ils endossent souvent le costume du moralisateurs et culpabilisateurs à la manière de tartuffe prompt à admirer BHL et à ne pas hésiter à trahir les « prolétaires  » puis à leur jeter l’opprobre dès qu’ils se révoltent ou cherchent ailleurs des personnes qui promettent de défendre leurs intérêts (tout aussi faussement d’ailleurs).

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    • Fox 23 // 25.07.2021 à 15h38

      Tout à fait exact comme argumentation, mais on peut la pousser plus loin dans le temps, ce sont eux qui votèrent les pleins pouvoirs à Pétain en 40, ce sont eux qui votèrent la guerre de 14 après avoir laissé assassiner un des leurs qui faisait obstacle (Jean Jaurès).
      Ils sont tellement conscients du mal qu’ils ont fait au Peuple qu’ils se présentent maintenant sous d’autres étiquettes, dans le sud-ouest ils sont surnommés les pastèques, vert à l’extérieur, rose dedans.

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      • Abusive Duck // 29.07.2021 à 21h03

        C’est une réthorique développée après coup pour créer un contre feu. Déjà le contexte est très, très particulier. Et, le front populaire avait déjà été indirectement purgé de sa partie la plus récalcitrante. Mais pour le faire très vite c’est simple: TOUS les groupes ont voté oui. Et parmis ceux qui ont voté contre, la gauche était très largement majoritaire.

        On ne peut pas retirer un fait de son contexte comme ça, pour lui faire dire uniquement ce qu’on a envie de lui faire dire.

        source :
        Pétain doit-il le pouvoir à la gauche ? – Veni Vidi Sensi
        https://www.youtube.com/watch?v=-XKoel3M5lI

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        • Lucius // 02.08.2021 à 10h43

          Cette rectification est utile à réfuter la réécriture de l’histoire qui semble s’imposer dans une partie de l’opinion. Non, n’est pas la Chambre du Front populaire qui a voté les pleins pouvoirs à Pétain, mais une réunion des deux chambres, diminuée des députés embarqués sur le Massilia pour continuer la guerre depuis l’Afrique du Nord, ainsi que des députés communistes interdits, et circonvenue par Laval et ses réseaux… La majorité du Parlement – deux Chambres réunies – était clairement conservatrice, y compris sa « gauche » dont la main gauche avait été amputée, lui demeurant le bras « républicain » sans convictions très « socialistes ». Les leaders présents du Front populaire n’ont pas voté les pleins pouvoirs à Pétain, et certains parlementaires de droite ont refusé aussi de les voter. Les écoliers ont certes appris qu’un Parlement a voté les pleins pouvoirs à Pétain, mais ils ignorent généralement dans quelles conditions; ils ignorent aussi que ce vote est aujourd’hui tenu pour nul en droit, que c’était un coup d’Etat – l’expliquer dans sa complexité prendrait sans doute trop de temps.

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    • Patrick // 26.07.2021 à 07h30

      en 83 , nos « amis » socialistes n’avaient plus le choix.
      Soit ils se soumettaient au FMI , soit ils faisaient marche arrière.

      Le socialisme , c’est ruiner en deux ans un pays qui marchait pas trop mal avant .. bel performance.
      Pas d’inquiétude , même si ils ont fait un peu marche arrière , le socialisme ( l’étatisme ) a planté ses crocs dans le pays et il ne le lâchera pas , du moins pas avant la prochaine faillite.

      Le pass sanitaire n’est qu’une étape de plus.

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  • Avunimes // 25.07.2021 à 08h36

    Pas un mot sur la dette allemande de 1920 ni du soutient du monde financier à l’Allemagne Nazi en vue de son remboursement, cause principale du pillage et des meurtres de masses .
    Quand à l’allocation des ressources financières de l’Etat. Nous en voyons aujourd’hui encore les conséquences désastreuses lorsqu’elles n’ont que pour but de renflouer le système financier quand bien même quelques entreprises secondaires en tirent des miettes. Du CICE au pass sanitaire en passant par une augmentation du budget de la défense dans le cadre de la soumission à l’industrie de l’armement sous drapeau de l’OTAN… La dette et les créanciers restent toujours en arrière plan, aucun compte ne leurs sont jamais demandés. L’histoire de l’Allemagne financière Nazi parrait donc de plus en plus proche avec sa dette (il faut rembourser ses dettes !) et la finance libre comme contrainte politique unique (fermeture des librairies, permission d’ouverture des grande surface et d’Amazon), généralisation vaccinale (avec fournisseurs limités à ceux de wall street), mise au banc de la société des individus récalcitrant ou des pays non alignés, etc.

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    • john // 25.07.2021 à 12h08

      A propos du financement de l’industrie allemande au début du siècle précédent, lire l’excellent livre d’Annie Lacroix-Riz  » Aux origines du carcan européen (1900-1960) », éditions Delga.
      Informations édifiantes !

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    • Bruno Kord // 26.07.2021 à 06h54

      Les réparations de guerre fixées par le traité de Versailles ont été annulées en 1932, avant l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Le remboursement des emprunts Young et Dawes pour le paiement des réparations a d’abord été suspendu par les Nazis avant d’être annulé lors du déclenchement de la guerre.
      Il n’y a aucun rapport entre le pillage de masse et les crimes réalisés par les Nazis et la dette de l’Allemagne. Votre commentaire est une réécriture de l’histoire.

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      • degorde // 27.07.2021 à 06h16

        Surtout que les réparations ont été « coulées » bien avant 1932,
        réécriture là aussi.
        3 personnes dans la coulisse à Versailles firent tout pour saborder la question des réparations. Les noms ?
        JF Dulles (tiens, tiens !!) JM Keynes et l’inévitable larbin des Etats Unis Jean Monnet.

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        • Patrick // 27.07.2021 à 09h06

          Keynes avait compris et écrit dés le début que ces réparations allaient entraîner la faillite de l’Allemagne et favoriser l’arrivée d’un dictateur .. Comme quoi , il ne s’est pas trompé sur tout 🙂

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  • Rond // 25.07.2021 à 08h59

    Non, le Minus et sa clique ne sont pas Socialistes, ils les haïssent.
    Il suffit d’observer notre quotidien en ce pauvre pays.
    A ceux qui le pensent, je n’ai que ma considération à offrir mais elle sera sincère !
    Merci à RGT que je plagie honteusement.
    Tenez bon !

      +15

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  • calal // 25.07.2021 à 09h16

    . « Ils promettaient la solidarité aux membres de la Volksgemeinschaft (« communauté raciale ») tout en refusant des droits à ceux qui n’appartenaient pas au cercle magique. »

    Volksgemeinschaft ne veut pas dire « communaute raciale ».
    Vous ne pouvez comprendre la montee du nazisme sans prendre en compte l’entre deux guerre,les annees 1920-1930,la crise financiere et bancaire de 1929…
    qu’est ce qu’un peuple,une nation,un citoyen? qui fait partie du « cercle magique »? qui veut en faire partie quand c’est du benefice et qui ne veut plus en faire partie quand c’est un cout?
    qu’est ce qu’un sedentaire et un nomade? qu’est ce qu’un profiteur et un pilleur et qui construit le capital generation apres generation en versant le sang,la sueur et les larmes? Vous faites des efforts pour construire et apres vous devez encore faire des efforts pour defendre ce que vous avez construit. Par ce que vous savez que les pilleurs viendront…alors vous ne travaillez pas jusqu’a l’epuisement pour garder des forces pour pouvoir defendre les fruits de votre travail…ou alors vous externalisez cette defense a des soldats. MAis il faut que ces gens d’armes ne soient pas des pilleurs deguises…et c’est comme cela qu’une societe organisee se met en place,avec des gens en qui vous avez CONFIANCE parce qu’ils partagent les memes valeurs que vous.

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    • petitjean // 25.07.2021 à 13h21

      « Vous ne pouvez comprendre la montée du nazisme sans prendre en compte l’entre deux guerre, les années 1920-1930,la crise financière et bancaire de 1929… »

      en effet, il faut commencer par ça ! Tout part de là !
      c’est curieux le manque d ‘analyses impartiales sur cette période. Analyser aussi le rôle des Anglais et des Américains , banques et grandes entreprises

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      • Patrick // 26.07.2021 à 07h14

        Oui, mais c’est plus facile de tout expliqué en disant que c’était juste des méchants d’extrème-ultra-droite ( explication reprise en ce moment pour tout opposant au progressisme ).

        Admettre que la faillite totale du pays et la misère a entraîné la montée du nazisme c’est aussi reconnaître que cela peut se reproduire n’importe où si les mêmes conditions se représentent

        euuh .. on n’est pas à la veille d’une crise économique et financière majeure , là , en ce moment ?

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  • Nainposteur « petit facteur » // 25.07.2021 à 09h43

    Effarant ce journal.
    Au moment ou se met en place un contrôle, sans doute définitif, des citoyens, sous prétexte de lutter contre une pandémie dont le taux de mortalité est trés faible, pays vacciné ou pas…..Ben non rien dans « les Crises » qui ne voit pas de crises dans les évenements que nous traversons, rien qu’un article pour savoir si les nazis étaient socialistes.
    La motivation de ce « journal » c’est de vous américaniser, de vous familliariser avec les idées de la gauche américaine, voir le nombre d’articles à ce sujet.

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    • Fernet Branca // 25.07.2021 à 14h27

      Et quelle gauche vous plaît ?
      Car le Washington Post ce n’est pas la gauche US, si tant est qu’il en existe une.
      Le Post c’est comme le Monde une agence de désinformation du département d’État US.

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      • roseceslamort // 25.07.2021 à 14h46

        bien plus une succursale de la CIA (dont Bezos heberge les data pour 600 millions via son autre joujou Amazon) que du departement d’etat d’ailleurs, quand celui-ci est aux ordres d’un president qu’ils peuvent pas sacquer ^^

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  • Antoine // 25.07.2021 à 10h23

    Oui, comme les islamistes détestent la majorité des musulmans, trop mous à leurs yeux. Donc l’islamisme n’a rien à voir avec l’Islam. J’ai bon ? Faut arrêter le délire. Le National Socialisme est socialiste, comme son nom l’indique bien. Il suffit de lire Mein Kampf pour s’en convaincre. Je sais bien que ça gêne les socialistes, mais faut assumer les gars. C’est pathologique la facilité avec laquelle la gauche tord la réalité à ses petites convenances.

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    • Anfer // 25.07.2021 à 11h00

      Oui, d’ailleurs la République démocratique de Corée du Nord est démocratique comme son nom l’indique bien.

      Hitler voulait la paix, c’est certain, vu qu’il le disait dans ses discours…

      Et les juifs n’étaient pas exterminés, ils étaient « déplacés vers l’Est », c’est marqué dans les papiers officiels, donc c’est vrai…

      Attendez… Hitler c’est pas le type dont le ministre de la propagande avait dit plus c’est gros plus ça passe ?

      Ben, ça passe toujours… et ça fait peur.

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      • Ouvrier pcf // 25.07.2021 à 19h37

        Citez un ontinent in pays une ville un hameau un territoire envahi pillé colonisé exploité détruit gazé nuclearisee napal ise par la République populaire de Corée la même chose pour les USA les nazis les teuton les afrikaner les anglais les Perses les ottomans les grecs les français les Mongols les goths les wisigoths les arabes les Israéliens

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    • Laurent // 25.07.2021 à 11h15

      Il faut s’informer de temps en temps, ça évite de passer pour une andouille.

      https://lvsl.fr/nazis-nont-rien-invente-ont-puise-culture-dominante-de-loccident-liberal-entretien-johann-chapoutot/

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      • Anfer // 25.07.2021 à 12h41

        En même temps, le jour où un réactionnaire va inventer quelque chose de nouveau, il ne sera plus un réactionnaire…

          +12

        Alerter
      • Lev // 25.07.2021 à 13h12

        D’ailleurs le national-socialisme a collectivisé les moyens de production. On avait assisté au même phénomène en Italie, largement développé les services publics, libéré les femmes dans les « Lebensborn ».
        Vous confondez bla bla idéologique et réalité

          +3

        Alerter
    • petitjean // 25.07.2021 à 13h15

      falsifier l’Histoire est une grande spécialité de la « gauche » !

        +2

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    • Fernet Branca // 25.07.2021 à 14h29

      Quel rapport avec le sujet ? S.V.P.
      Veuillez préciser votre pensée, même si je subodore quelques opinions.

        +1

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  • BOURDEAUX // 25.07.2021 à 10h33

    Article fondamental et de haute tenue historiographique. Non je plaisante.

      +11

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  • Christian Gedeon // 25.07.2021 à 10h35

    Intéressant. Les nazis ne sont evidemment pas socialistes, comme la gauche politique, écrit l’auteur. Ah! Parceque
    la gauche politique est socialiste? Première nouvelle. On apprend à tout âge.

      +13

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    • Anfer // 25.07.2021 à 11h10

      Étonnant non ?

      Probablement que les néo-nazis sont très bêtes, ils traînent tous autour de parti d’extrême droite, alors qu’ils devraient être des soutiens d’Olivier Faure.

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  • Anfer // 25.07.2021 à 11h52

    Pour voir si le nazisme a un tropisme de gauche, voyons un peu les fondamentaux:

    Rapport à l’égalité : Pour les nazis elle n’existe pas, un individu jugé inutile n’a aucun droit (extermination des handicapés, même « aryens »)

    Rapport à l’Universalisme : Pour les nazis l’humanité n’existe pas, il n’y a que des races.

    Rapport à l’essentialisme : Les nazis sont ultra essentialistes (un juif même pangermaniste et nationaliste restera toujours un juif)

    Rapport au futur : Pour les nazis le monde actuel est dégénèré, ils veulent revenir à un passé idéalisé fantasmé, de guerriers aryens blond des forêts (mais qui ont fondé la culture grec, parce que les peaux de bêtes au fond des bois, ça craint, alors que le parthenon ça claque)

    Voilà…

    Conclusion, les nazis sont des réactionnaires d’extrême droite.

    Quelle surprise…

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    • Sandrine // 25.07.2021 à 12h39

      Et pourtant cela ne les empêche pas d’être de fervents adeptes de l’innovation technologique, et de l’eugénisme ( autre nom du transhumanisme)… un peu comme nos progressistes actuels.

        +8

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      • Anfer // 25.07.2021 à 13h10

        L’eugénisme des nazis, c’est la purification de la race, éliminer les dégénérés du fait de croisements avec des races inférieure.
        (Ce qui est complètement idiot, car favorisant la consanguinité)

        Progressiste, comme Macron vu qu’il suffit de le dire pour l’être, comme national socialiste fait des nazis les ancêtre de Jack Lang et Pierre Moscovici ?

        Les liberaux, la seule chose qui les intéresse, c’est comment en faire un marché.

          +8

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    • LibEgaFra // 25.07.2021 à 13h57

      D’ailleurs quelle surprise! les nazis ont été soutenus par les yankees (Ford, Standard Oil, etc.) et par les british (accords de Munich), des socialistes bien connus de tout le monde.

      Le gouvernement qu’il fallait contenir voire abattre était le gouvernement soviétique. Le jour où les yankees armeront un gouvernement socialiste, faites-moi signe.

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    • Albert // 25.07.2021 à 15h47

      La technique des sophistes conservateurs tendance extrême droite a été révélé par la loi de Brandolini : « La loi de Brandolini, ou principe d’asymétrie des idioties (bullshit asymmetry principle en anglais, langue dans laquelle cette expression est plus connue), est un adage ou aphorisme énonçant que « la quantité d’énergie nécessaire pour réfuter des idioties est supérieure d’un ordre de grandeur à celle nécessaire pour les produire ». Ce principe critique la technique de propagande (en) consistant en la diffusion de masse d’infox qui exploite la crédulité d’un certain public en faisant appel à son système de pensée rapide, instinctif et émotionnel. » ; pas pour rien que le complotisme – cette mécanique de soupçon qui évite toute pensée analytique rigoureuse, est largement investi par l’extrême droite.

      Comme les gens sont généralement assez paresseux pour ne pas s’informer, se documenter et critiquer, leurs idées gagnent progressivement du terrain. Jacques Brel en parle assez bien de cette paresse : https://www.youtube.com/watch?v=vKMBGOZY8Rg
      D’ailleurs, l’une des premières choses qui est diffusé, c’est une forme de poujadisme, c’est-à-dire une haine du travail intellectuel et une méfiance envers tout ce qui parait être le fruit d’un tel travail afin de saper au mieux les efforts d’information.

        +6

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  • Christian Gedeon // 25.07.2021 à 12h35

    Que d’anachronismes! Hilarant. Pour ma part je voue une égale détestation au nazisme et au communisme. Sans nuances. Comme dirait Aragon qui serait aujourd’hui en prison pour pedophilie( ou pas) je les conchie en totalité. C’est le kaiser qui a inventé Lénine. C’est l’Allemagne nazie qui a équipé les usines de Staline. Les deux se sont partagés la Pologne. Des salopards identiques. L’un a été plus futé que l’autre. Rien d’autre a dire sur ce sujet.

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    • Orhan // 25.07.2021 à 19h46

      Merci pour votre science, comme d’habitude des poncifs, des poncifs, encore des poncifs.
      Si vous mettiez plutôt le 3e reich hitlérien et l’URSS de Staline, vous commenceriez à être crédible.
      Tiens, petit conseil de lecture au passage: « libres d’obéir : le management, du nazisme à aujourd’hui » , de johann chapoutot, qui est un historien et non un politique ou un essayiste. Vous apprendrez qu’un haut cadre du parti nazi, juriste, a formé après la guerre des centaines de milliers de cadres ouest allemands, et que la théorie nazi de la gestion des ressources humaines est bien plus compatible avec l’ordre néolibéral actuel qu’avec l’ideal communiste.

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    • Patrick // 26.07.2021 à 07h27

      Churchill avait dit : » la différence entre le nazisme et le communisme , c’est le mensonge  »

      A choisir , je préfère les nazis , eux au moins ils jouent cartes sur table.

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  • Nicolas // 25.07.2021 à 13h12

    Oui bla-bla-bla
    Évidemment que les nazi n étaient pas socialistes …
    Ils se sont juste constitués une base électorale populaire en séduisant la catégorie la plus nombreuse pour être élus et accéder au pouvoir
    Suite à la débâcle économique et bancaire allemande, la catégorie la plus nombreuse était à l’époque les laisses pour compte, les modestes, ceux en bas de l’échelle sociale.
    Ceci étant dit, on peut tout aussi bien appliquer ce texte aux communistes russes.
    Eux aussi n’avaient rien de socialiste et eux aussi ont séduit la base populaire, non pas pour être élus puisqu’ils ont pris le pouvoir par la force, mais pour asseoir leur pouvoir après 1917.
    Ce qui est né ensuite n’avait rien de socialiste puisqu’ils ont mis en place une oligarchie brutale qui a atteint son apogée avec Staline.
    Donc ce débat est inutile et faux.
    Il est inutile et vain de savoir qui était vraiment socialiste ou pas.
    En revanche il est utile de savoir que ces régimes sont des arnaques se parant des atours d’un discours faussement social pour berner les masses ( pour paraphraser Marx pour rire un peu … )
    Et on a les mêmes chez nous aujourd’hui figurez vous …
    Allez bonne journée !

      +3

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  • Brigitte // 25.07.2021 à 13h45

    Pas aussi simple. Mussolini était socialiste dans sa jeunesse. Hitler a commencé la politique au PSD (Parti Socialiste Allemand, considéré comme d’extrême droite mais pourtant cherchant l’appui des ouvriers…). Staline était chef d’un pays comprenant le mot socialisme et pourtant….
    Tant de porosité mérite en effet de s’interroger sur le sens des mots. Et si le socialisme n’était pas un vocable spécifique à la gauche? Un vocable un peu fourre tout, qui s’adresse au peuple, aux masses populaires, indispensables alliés historiques du pouvoir, du temps où le peuple défendait un pays, faisait la guerre, faisait tourner l’économie…Aujourd’hui, le peuple est-il encore indispensable au pouvoir?
    De moins en moins il me semble….

      +8

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    • Anfer // 25.07.2021 à 17h51

      Pervertir le vocabulaire de la gauche, c’est une habitude de l’extrême droite la moins bête depuis Bonaparte.

      Patrie, nation travail, sont des mots de la gauche à la base.

      Patrie, c’est le bien de tous.
      Nation, c’est l’union du peuple.
      Travail, la maîtrise de son destin, par opposition aux oisifs, aux rentiers, nobles et bourgeois.

      La droite les a perverti.

      Patrie, prétexte pour se débarrasser du trop plein de pauvres.
      Nation, haine de l’étranger.
      Travail, aliénation de l’humain réduit au rang de vulgaire pièce de machine.

      Alors qu’ils essayent de pervertir le mot socialisme, rien de surprenant.

        +19

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    • BOURDEAUX // 25.07.2021 à 21h21

      Un socialiste est quelqu’un qui préfère toujours donner plus de pouvoirs à l’état que de liberté aux individus, avec la responsabilité qui va avec. Les nazis étaient donc socialistes, comme de trop nombreux autres.

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      • scc // 26.07.2021 à 22h41

        Pinochet était donc socialiste.
        Finalement toutes les dictatures sont socialistes et on n’en parle plus.
        CQFD.
        Lamentable.

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        • BOURDEAUX // 27.07.2021 à 21h24

          Grossier contresens : Pinochet a exercé une répression politique, mais il a libéralisé l’économie; on le lui reproche assez sur ce blog. Faire un amalgame entre ignorance et préjugés, ça n’est pas un argument.

            +3

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    • Patrick // 26.07.2021 à 07h10

      ils ont surtout la même base idéologique : « c’est l’état qui fera votre bien à tous »
      ils ont le même degré de collectivisme en faisant croire aux citoyens que leur bonheur en dépend , et il faut supprimer ceux qui ne sont pas d’accord.
      Le reste c’est de l’habillage , c’est pour cela qu’il y a autant de ressemblance et de porosité.

        +6

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      • Anfer // 26.07.2021 à 18h35

        Les nazis detestaient l’état, création romaine chrétienne (donc juive), par rapport à la liberté germanique naturelle qui n’a pas besoin de lois écrite mais suis là loi de ma race.

        D’où la création de pleins d’agences, de groupes avec leur propre administration, en concurrence les unes avec les autres.
        Un exemple connus c’est la la chancellerie du Reich, qui avec 5 secrétariats, dont la principale occupation était de se tirer dans les pattes.

        Multiplication de la bureaucratie, gaspillage de ressources, incapacité à rationaliser la production.
        On est loin de l’image de l’efficacité allemande.

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        Alerter
    • Fernet Branca // 30.07.2021 à 17h52

      Les socialistes allemands et français des années 30 n’avaient rien à voir avec François Hollande, François Mitterrand . Ils chantaient l’internationale et brandissaient des drapeaux rouges comme les communistes . Les socialistes et communistes allemands ont été les premiers à être envoyés dans les camps de concentration.
      Voir le champ des marais.

        +1

      Alerter
  • Patrick // 25.07.2021 à 18h53

    Socialistes et nazis ne sont pas ennemis , juste concurrents sur le même secteur de marché.
    Avec une option nationaliste pour les uns et internationaliste pour les autres.
    Leur principe de base est le même .. tout pour l’état , tout par l’état, rien contre l’état ( Mussolini , qui venait du PS italien ).

      +5

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    • Anfer // 26.07.2021 à 18h37

      Faux, je vous conseil de lire un véritable expert du nazisme, Chapoutot, qui explique bien la volonté nazi de détruire l’état.

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  • Fulsi // 25.07.2021 à 20h33

    Est ce que l’auteur connait la nuit des longs couteaux ? La nuit qui a décapité la partie socialiste du nazisme. Il y avait une dimension sociale au nazisme. Sauf erreur de ma part, le touriste de masse et les congés payés viennent d’eux.
    On peut dire que le nazisme est socialiste et le sophisme demeure de dire que le socialiste est nazi. Ça serait comme dire que Hitler mange avec des fourchettes donc ceux qui mange avec des fourchettes sont nazis. Genius !!

      +6

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  • LaurentL // 25.07.2021 à 23h12
  • antoniob // 26.07.2021 à 04h08

    L’article proposé est hallucinant par son côté bancal et lacunaire en termes de faits historiques simples, et qui étaient un temps dans les programmes d’Histoire des lycées, il y a longtemps.

    Hitler était un militaire du rang engagé par le service de renseignement de l’armée impériale pour rendre compte/sonder la propagation éventuelle d’idées socialistes au sein des troupes. Dans le contexte de la défaite, le système craignait une mésaventure à la russe, lorsqu’en février 1917 une partie de l’armée bascule du côté des manifestants sur lesquels Nicolas II a fait tirer. Ce simple fait tue la dynastie Romanov. L’Allemagne avait facilité le travail des léninistes, en les acheminant de leur exil suisse vers Pétrograd. L’idée était un changement de régime en Russie pour stopper le front Est. Le calcul allemand fut dépassé par les évènements puisque l’URSS naît là.
    En 1918 les impérialistes et bourgeois allemands veulent éviter ce genre de scénario, qui est un possible avec par exemple les Spartakistes.
    Hitler sera utilisé pour noyauter le petit parti DAP de Drexler qui semblait intéressant par son hybridation des thèmes ultra-nationalistes Völkisch avec des thèmes sociaux. L’autre figure charismatique du DAP était Röhm, miltaire qui avait rejoint les Freikorps, et lui prönait en conviction une dimension sociale non-communiste. Le DAP devint rapidement le NSDAP et grandit avec les financement de la bourgeoisie et noblesse. Röhm gênait et il fut demandé à Hitler de liquider sa faction socialisante, ce fut la Nuit des Longs Couteaux. Fin des vélleités socialisantes.

      +7

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  • degorde // 26.07.2021 à 06h52

    L’idée générale de l’article est parfaitement exacte. Les nazis ont supprimé tous les partis politiques dès mai 1933. Mais s’agissant du SPD (parti socialiste allemand) leur passivité vis à vis du danger nazi doit être mise en avant. Ils ont refusé toute alliance avec les communistes après avoir laissé les « corps francs » liquider tous les vestiges de la révolution spartakiste (responsabilité des socialistes Noltke et Hebert). En janvier 1933 quand Hitler est arrivé au pouvoir la direction du SPD a exclu de ses rangs tous ses membres juifs pour complaire au nouveau régime.

      +5

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  • Blorg // 26.07.2021 à 07h58

    « Lorsqu’il a fallu reconstruire la politique européenne après la guerre, ce sont les partis de centre-gauche tels que […] les socialistes en France […], qui ont abandonné les doctrines marxistes rigides, ainsi que le nouveau mouvement de centre-droit de la démocratie chrétienne, qui a rejeté le nationalisme traditionnel, qui ont relevé le défi. »

    J’ai failli en recracher mon café. Toutes les avancées sociales post-1945 sont notoirement dues au parti communiste, à une époque où le bourgeois avait une trouille panique des chars russes (à raison, pour une fois). Pendant ce temps, les socialistes se sont attachés à leur spécialité historique, celle de trahir.

    Ce que fait le WaPo, ça a un nom, ça s’appelle le révisionnisme.

      +9

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    • antoniob // 26.07.2021 à 11h12

      >les socialistes se sont attachés à leur spécialité historique, celle de trahir. … Ce que fait le WaPo, ça a un nom, ça s’appelle le révisionnisme.
      —-

      et à tout le moins cette gazette américaine est lacunaire, volontairement ou pas, tout en étant simpliste. En effet les avancées sociales ne sont pas liées univoquement à des « doctrines marxistes rigides », expression en soi peu pertinente, la preuve par les gouverment socialistes mis en place dans les années 30 en Suède-Finlande-Norvège, qui ne sont que la montée au sein du pouvoir du fort mouvement syndicaliste.
      La particularité scandinave était son aspect terre-à-terre: les centrales syndicales LO étaient menées par des ouvriers pour qui autant les théoriciens en cols blancs que les organisations étatiques étrangères (URSS) étaient rédhibitoire, en sorte que le gros du mouvement syndicaliste rejeta le Komintern.
      Les avancées sociales furent alors plus faciles à avaler pour la bourgeoisie locale, tout en étant néanmoins importantes dès 1935. Mais la structure sociale est différente aussi, avec une noblesse soit inexistante soit faible.

      dans le cas allemand la trahison du SPD était effectivement spectaculaire, Friedrich Ebert recoura aux Freikorps pur non seulement zigouiller les spartakistes de base, mais, en plus de Rosa Luxembourg, le fils même du co-fondateur du SPD.

      certaines réglementations socialistes ont eu la vie très dure, par exemple la régulation des loyers à Stockholm, qui ne vient de tomber, que dernièrement, causant dans la foulée la chute du gouvernement qui l’a voulu.

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  • Anfer // 26.07.2021 à 10h14

    Oui, la faillite de la politique libéral d’austérité du chancelier Brunning, inspiré d’un certain Hayek…

    Les liberaux, marchepied de l’extrême droite, comme aujourd’hui en fait…

      +6

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    • paulo // 27.07.2021 à 16h23

      Tout à fait , et l’arnaque consiste à identifier les causes du succès du nazisme dans les « réparations » et l’hyper inflation de 1924, alors qu’ils étaient encore ultraminoritaires jusqu’en 1929.
      Arrive la crise mondiale et l’austérité à la Brunning , et 6 millions de miséreux chômeurs quasi à la rue .

        +1

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  • Micmac // 26.07.2021 à 12h44

    En effet, c’est ainsi que l’histoire économique de l’Allemagne avait été analysé après guerre. En conséquence, la seule façon pour un économiste libéral d’être embauché dans une université était d’y faire le ménage. Ça nous a valu une période de prospérité sans précédent dans l’histoire de l’Humanité appelée les « 30 glorieuses ». Cette période de prospérité n’était pas limitée à la France ou au mode occidental.

    Puis, les libéraux sont revenus en douce, s’infiltrant petit à petit (voir l’histoire de la Fondation du Mon Pèlerin). Dans les années 70 ils se faisaient appelés « néo keynésiens », et au début des années 80 ils étaient près pour la révolution conservatrice (Thatcher, Reagan…).

    Pour en revenir à l’article, il s’agit je pense d’une réponse à la droite américaine qui traite souvent les socialistes de nazis, puisque les nazis étaient des « nationaux socialistes ». C’est très présent sur les forums anglo saxons.

      +3

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  • menerickdestroy // 26.07.2021 à 22h13

    En effet ils n’étais, ni des fascistes ( italien) ni des Socialistes…mais surtout des Racialistes anti étatistes…
    En parallèle nous pourrions dire de même de nos socialistes contemporains a nous… ils sont tout… sauf socialistes…
    espéreront que le reste ne suivra pas…

      +1

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  • Sumbawa // 26.07.2021 à 23h45

    OK Washington Post, mais alors c’est quoi la nuit des long couteaux ?

      +1

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  • degorde // 27.07.2021 à 08h58

    On ne peut mieux faire pour démonter la supercherie des nazis à se présenter comme « socialistes » que relire le discours de Dimitrov devant l’internationale communiste en août 1935 où il démontre que le fascisme est la forme politique la plus achevée du capitalisme financier.
    Ce discours se trouve très facilement. Il n’a rien perdu de son actualité

      +2

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  • Maximytch // 27.07.2021 à 10h22

    On prive de liberté les gens mais le danger c’est les nazi, Trump et l’extrême droite.
    Bravo le WP

      +5

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  • paulo // 27.07.2021 à 16h19

    Les nazis n’étaient pas socialistes ? Ah oui, et comment ils se sont constitué un soutien populaire massif après 1933 ( je rappelle qu’ils n’ont jamais eu une majorité au Reichstag du temps de Weimar et que Hitler est arrivé au pouvoir suite à des combines de palais ) ??
    Le socialisme c’est l’intervention de l’Etat dans le jeu économique et social , peu importe qui sont les bénéficiaires, c’est comme cela qu’on a pu parler de  » socialisme pour les riches » ( nationalisation des pertes …) après la crise financière de 2008
    C’est la « gauche » qui fait du « socialisme » un idéal humaniste/égalitaire

      +3

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  • NedLand // 28.07.2021 à 19h58

    Les socialistes ne sont pas intrinsèquement de gauche (voir P. Michéa)
    Dans l’histoire, le socialisme ne se confond pas avec le marxisme (id.)
    De Gaulle disait : « Je n’aime pas les socialistes parce qu’ils ne sont pas socialistes » mettant tout le monde d’accord.
    « Nous sommes socialistes parce que nous voyons la question sociale comme une question de nécessité et de justice pour l’existence même d’un État pour notre peuple, non pas une question de pitié bon marché ou de sentimentalisme insultant. »
    Une idée de qui a écrit ça ?

      +4

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    • paulo // 28.07.2021 à 23h29

      Joseph Goebbels , in Der Angriff , 1928

      On peut penser ce qu’on veut de Goebbels, reste qu’il fut un génie de la propagande .

        +1

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    • Paul // 29.07.2021 à 10h15

      merci Nedland, je ne connaissais pas (De Gaulle disait : « Je n’aime pas les socialistes parce qu’ils ne sont pas socialistes )

      chez les socialistes, il y a beaucoup de socialistes, chez les républicains, il y a aussi des républicains……

      il ne faut pas confondre les gens avec des partis ou des postures.

      il est triste de voir que tous ne s’accordent pas à servir le Pays comme décrit dans la constitution et les droits de l’Homme

        +1

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  • Florent Danet // 30.07.2021 à 19h01

    Incendie du Reichstag et nuit des long couteaux ont permis de liquider les velléités « socialistes » du parti Nazi, par ailleurs propulsé au pouvoir par la bourgeoisie d’affaire Allemande.

      +1

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