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23.novembre.201523.11.2015 // Les Crises

« Nous payons les inconséquences de la politique française au Moyen-Orient »

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« Nous payons les inconséquences de la politique française au Moyen-Orient »

Source : Le Monde, le 17 novembre 2015.

Laurent Fabius et le ministre du pétrole saoudien Ali al-Naimi le 8 novembre à Paris.

Soyons réalistes, demandons l’impossible, clamaient dans les rues de Paris les utopistes de mai 1968. Etre réaliste aujourd’hui, c’est réclamer à ceux qui gouvernent d’aller aux racines de ce mal qui, le 13 novembre, a tué au moins 129 personnes dans la capitale française. Elles sont multiples, et il n’est pas question d’en faire ici l’inventaire. Nous n’évoquerons ni l’abandon des banlieues, ni l’école, ni la reproduction endogamique d’élites hexagonales incapables de lire la complexité du monde. Nous mesurons la multiplicité des causes de l’expansion de l’islamisme radical.

Comme nous savons à quel point l’étroitesse des rapports entretenus dans tout le monde arabe entre les sphères politique et religieuse a pu faciliter son émergence, nous n’avons aucune intention simplificatrice. Mais, aujourd’hui, c’est la politique internationale d’une France blessée, et de l’ensemble du monde occidental, que nous voulons interroger.

Sur l’islamisme d’abord. Depuis le début de sa montée en puissance, dans les années 1970, les dirigeants occidentaux se sont convaincus qu’il devenait la force politique dominante du monde arabo-musulman. Addiction au pétrole aidant, ils ont renforcé le pacte faustien les liant aux Etats qui en sont la matrice idéologique, qui l’ont propagé, financé, armé. Ils ont, pour ce faire, inventé l’oxymore d’un « islamisme modéré » avec lequel ils pouvaient faire alliance.

LE DJIHADISME EST AVANT TOUT L’ENFANT DES SAOUD ET AUTRES ÉMIRS AUXQUELS ELLE SE FÉLICITE DE VENDRE À TOUR DE BRAS SES ARMEMENTS SOPHISTIQUÉS. ON NE VEUT PAS VOIR QUE LA MÊME IDÉOLOGIE LES ANIME

Le soutien apporté ces derniers mois au régime turc de M. Erdogan dont on connaît les accointances avec le djihadisme, et qui n’a pas peu contribué à sa réélection, en est une des preuves les plus récentes. La France, ces dernières années, a resserré à l’extrême ses liens avec le Qatar et l’Arabie saoudite, fermant les yeux sur leur responsabilité dans la mondialisation de l’extrémisme islamiste.

Le djihadisme est avant tout l’enfant des Saoud et autres émirs auxquels elle se félicite de vendre à tour de bras ses armements sophistiqués, faisant fi des « valeurs » qu’elle convoque un peu vite en d’autres occasions. Jamais les dirigeants français ne se sont posé la question de savoir ce qui différencie la barbarie de Daesh de celle du royaume saoudien. On ne veut pas voir que la même idéologie les anime.

Cécité volontaire

Les morts du 13 novembre sont aussi les victimes de cette cécité volontaire. Ce constat s’ajoute à la longue liste des soutiens aux autres sanglants dictateurs moyen-orientaux – qualifiés de laïques quand cela convenait – de Saddam Hussein à la dynastie Assad ou à Khadafi – et courtisés jusqu’à ce qu’ils ne servent plus. La lourde facture de ces tragiques inconséquences est aujourd’hui payée par les citoyens innocents du cynisme à la fois naïf et intéressé de leurs gouvernants.

L’autre matrice du délire rationnel des tueurs djihadistes est la question israélo-palestinienne. Depuis des décennies, les mêmes dirigeants occidentaux, tétanisés par la mémoire du judéocide perpétré il y a soixante-dix ans au cœur de l’Europe, se refusent à faire appliquer les résolutions de l’ONU susceptibles de résoudre le problème et se soumettent aux diktats de l’extrême droite israélienne aujourd’hui au pouvoir, qui a fait de la tragédie juive du XXe siècle un fonds de commerce.

On ne dira jamais assez à quel point le double standard érigé en principe politique au Moyen-Orient a nourri le ressentiment, instrumentalisé en haine par les entrepreneurs identitaires de tous bords. Alors oui, soyons réalistes, demandons l’impossible. Exigeons que la France mette un terme à ses relations privilégiées avec l’Arabie saoudite et le Qatar, les deux monarchies où l’islam wahhabite est la religion officielle, tant qu’elles n’auront pas coupé tout lien avec leurs épigones djihadistes, tant que leurs lois et leurs pratiques iront à l’encontre d’un minimum décent d’humanité.

Exigeons aussi de ce qu’on appelle « la communauté internationale » qu’elle fasse immédiatement appliquer les résolutions des Nations unies concernant l’occupation israélienne et qu’elle entérine sans délai la création trop longtemps différée de l’Etat palestinien par le retour d’Israël dans ses frontières du 4 juin 1967.

Ces deux mesures, dont riront les tenants d’une realpolitik dont on ne compte plus les conséquences catastrophiques, n’élimineront pas en un instant la menace djihadiste, aujourd’hui partout enracinée. Mais elles auront l’immense mérite d’en assécher partiellement le terreau. Alors, et alors seulement, les mesures antiterroristes prises aujourd’hui en l’absence de toute vision politique pourraient commencer à devenir efficaces.

Sophie Bessis et Mohamed Harbi (Historiens)


Impunité saoudienne

Source : Serge Halimi, pour Le Monde Diplomatique, en mars 2012.

Les libertés fondamentales ne sont pas mieux respectées en Arabie saoudite qu’en Iran. Est-ce donc à son statut de premier pays exportateur de pétrole et d’allié des Etats-Unis que la monarchie wahhabite doit d’être miraculeusement épargnée par la « communauté internationale » ? L’Arabie saoudite peut en tout cas intervenir à Bahreïn, y écraser une protestation démocratique, exécuter soixante-seize personnes en 2011 (dont une femme accusée de « sorcellerie »), menacer du même châtiment un blogueur qui a diffusé sur son compte Twitter un dialogue imaginaire avec le Prophète, condamner les voleurs à l’amputation, proclamer les chefs d’inculpation de viol, de sodomie, d’adultère, d’homosexualité, de trafic de drogue, d’apostasie passibles de la peine capitale, sans que, hormis le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, nul ou presque semble s’en émouvoir. Ni le Conseil de sécurité de l’ONU, ni le G20, dont l’Arabie saoudite est membre, ni le Fonds monétaire international (FMI), dont la directrice générale vient de saluer le « rôle important » joué par Riyad dans la stabilisation de l’économie mondiale.

La même monarchie s’obstine-t-elle à interdire aux femmes — qui déjà ne peuvent pas se déplacer en voiture sans mari ou chauffeur — de participer aux Jeux olympiques ? Cette violation de deux articles au moins de la charte sportive (1) ne suscite pas, elle non plus, beaucoup de remous. A supposer que l’Iran se fût rendu coupable d’un tel apartheid sexuel, une campagne internationale de protestations eût déjà été lancée.

Le traitement de faveur permanent dont bénéficie la dynastie wahhabite vient de trouver une nouvelle illustration avec les déclarations du premier ministre tunisien. M. Hamadi Jebali a loué ses hôtes saoudiens lors d’une de ses premières visites officielles à l’étranger. Or Riyad, qui appuya jusqu’au bout le clan Ben Ali, refuse d’extrader le dictateur déchu et sert de refuge à sa fortune mal acquise. L’argent des pays du Golfe encourage par ailleurs les provocations des salafistes tunisiens et finance des chaînes de télévision qui propagent dans le pays une lecture moyenâgeuse de l’islam.

En janvier 2008, le président français Nicolas Sarkozy prétendait que, « sous l’impulsion de sa majesté le roi Abdallah », l’Arabie saoudite développait une « politique de civilisation ». Quatre ans plus tard, ce pays, où règne la corruption, est surtout devenu le fer de lance du sunnisme ultraconservateur dans le monde arabe. Les gérontes de Riyad, qui assimilent les protestations de la jeunesse saoudienne à une « nouvelle forme de terrorisme », ne se soucient du droit des peuples que pour l’opposer aux régimes de leurs rivaux régionaux, « radicaux » ou chiites. Le royaume se croit sans doute abrité des tempêtes populaires par son saupoudrage social d’une fraction de la rente pétrolière, par le mépris que la majorité sunnite voue aux 10 à 20 % de chiites qui grondent dans l’est du pays, par la crainte de l’Iran enfin. L’indulgence internationale dont bénéficie la monarchie saoudienne lui procure un bouclier de plus.


Dans le Golfe, l’argent plutôt que l’accueil

Source : Akram Belkaïd, pour Le Monde Diplomatique, en Octobre 2015.

«Mais pourquoi les pays du Golfe ne font-ils rien pour les réfugiés ? » Omniprésente sur les réseaux sociaux comme dans toute la presse mondiale, cette question jette une lumière crue sur le refus des monarchies pétrolières d’accueillir les Syriens — ou les Yéménites, dont on parle peu — qui quittent leur patrie. Aucun des six membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) (1) n’est signataire de la convention de Genève relative aux réfugiés et n’a de législation permettant à des ressortissants fuyant un conflit de s’installer sur leur sol. Il n’est donc pas question pour eux de laisser s’installer des camps de réfugiés.

En 1948 déjà, le royaume saoudien fermait ses frontières aux Palestiniens chassés par la création d’Israël au prétexte qu’il n’avait pas les moyens de les héberger. Aujourd’hui, ces six pays parmi les plus riches au monde insistent sur le fait qu’ils financent la prise en charge humanitaire des Syriens, notamment au Liban et en Jordanie. Le Koweït devrait ainsi débourser un total de 304 millions de dollars en 2015 au profit des agences de l’ONU, tandis que l’Arabie saoudite a débloqué 20 millions de dollars pour les camps jordaniens, quand les Etats-Unis — premier donateur — s’engagent pour 1,1 milliard dans l’ensemble de la région.

« Les pays du Golfe préfèrent mettre l’accent sur l’aspect financier plutôt que d’ouvrir leurs frontières », observe Sarah Leah Whitson, directrice pour le Moyen-Orient au sein de Human Rights Watch. Dans les faits, la situation est un peu plus contrastée. Si l’Arabie saoudite n’a plus délivré de permis de travail aux Syriens depuis 2011, les Emirats arabes unis en ont tout de même accueilli 150 000 depuis le début des hostilités. « Cela se fait au cas par cas, explique un expatrié maghrébin installé à Abou Dhabi. Le plus souvent, ce sont des gens qui ont déjà de la famille dans les Emirats et qui peuvent y trouver du travail. Pour les autorités, il est hors de question de provoquer le moindre appel d’air. » Dans tous les cas, la règle fondamentale imposée à ces chanceux est la même : la moindre activité politique en rapport avec leur pays d’origine leur est interdite.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Xavier // 23.11.2015 à 06h15

J’essaie de comprendre la stratégie des dirigeants…

Serions-nous si proche du gouffre, économiquement parlant, que sans ces insupportables soumissions, nous serions tombés ?

Mais que croient-ils ? Que de repousser l’échéance de qq mois ou années y changera qq chose ?

Nous devons changer de paradigme et les politiques croient encore qu’ils accompagnent ce changement alors qu’ils sont les marionnettes de ceux qui ont le pouvoir économique.

Tous les cercles où ces deux mondes se côtoient (avec les médias) sont à étudier car c’est là que se construit leur pseudo-légitimité.

18 réactions et commentaires

  • Louis Robert // 23.11.2015 à 05h33

    Trop tard, beaucoup trop tard, quand une telle réflexion ne vient qu’après le poing sur la g….. et le grand coup de pied au c.. . Il eut fallu réfléchir bien avant que ne meurent des Français en principe « innocents ».

    Lao Tse: « La guerre n’est que funérailles. La victoire même est une cérémonie funèbre. » (Tao Teh Ching)

      +12

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    • BEYER Michel // 23.11.2015 à 06h21

      Vos reproches sont justifiés pour le journal « Le Monde »….Mais je ne crois pas qu’ils le soient pour « Le Monde Diplomatique », notamment Serge Halimi. Je ne suis pas un lecteur assidu de ce journal. J’ai parfois des divergences avec lui, principalement sur l’UE. Mais ce mensuel est à la pointe du combat en faveur des peuples.

        +15

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      • Louis Robert // 23.11.2015 à 06h36

        Michel, sur les questions de vie et de mort, ne retient véritablement mon attention que ce qui est statistiquement significatif dans l’opinion française et dans les médias français. Exemple: l’approbation donnée par plus de 90% des Français à la mise en place de l’état d’urgence et de sa prolongation…

        Le temps me manque pour tout ce très marginal, dont l’influence demeure à ce jour très limitée, du reste.

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        • LBSSO // 23.11.2015 à 07h08

          Bonjour ,
          sachant que les sondages par le sujet même qu’ils abordent peuvent être un moyen d’orienter et de manipuler l’opinion,trouvera-t-on ?

          « Êtes vous pour la prolongation des sanctions contre la Russie ? »

          (La question serait d’ailleurs plutôt dans nos merdias :
          « Etes vous pour la prolongation des sanctions contre la Poutine ?)

          Je crains que la question ne soit pas posée (sauf si la réponse anticipée était très majoritairement « oui » ).

          Il ne faut surtout pas susciter de bonnes idées…

            +11

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  • Xavier // 23.11.2015 à 06h15

    J’essaie de comprendre la stratégie des dirigeants…

    Serions-nous si proche du gouffre, économiquement parlant, que sans ces insupportables soumissions, nous serions tombés ?

    Mais que croient-ils ? Que de repousser l’échéance de qq mois ou années y changera qq chose ?

    Nous devons changer de paradigme et les politiques croient encore qu’ils accompagnent ce changement alors qu’ils sont les marionnettes de ceux qui ont le pouvoir économique.

    Tous les cercles où ces deux mondes se côtoient (avec les médias) sont à étudier car c’est là que se construit leur pseudo-légitimité.

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    • Esope // 23.11.2015 à 07h58

      Stratégie, supposée collective, me semble un bien grand mot concernant les dirigeants politiques ou économiques. Trop souvent, ils font penser à des bourriques qui courent chacune derrière la carotte accrochée devant ses yeux : elles ne voient qu’elle, et cavalent dans tous les sens en se bousculant plus ou moins involontairement.

        +7

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  • couci couça // 23.11.2015 à 08h37

    Chacun se souvient qu’après le 11/11/2001 le seul avion autorisé dans les heures qui ont suivi à décoller ,était celui qui transportait la famille Ben Laden des USA en Arabie Saoudite …

      +9

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  • Manuel Baptista // 23.11.2015 à 08h39

    La perversion de la politique étrangère française vis á vis des monarchies du Golfe ne date pas d’hier. Le discours des droits de l’Homme sert à justifier l’injustifiable, pour ce qui concerne la Syrie et aussi Israel, mais il y a un silence assourdissant lorsque il s’agit de dénnoncer les violations quotidiennes de la part des monarchies petrolières. La population est conditionnée par les médias qui répandent et amplifient les rhétoriques qui servent le pouvoir.
    Pour que le sacrifice de tant d’innocents ne soit pas en vain, pour que l’on puisse être à la hauteur du défi, il n’y a que l’éviction de toute la clique au pouvoir qui pourrait satisfaire. Le peuple est souverain (disent-ils, tout le temps); qu’il exerce la souverainté:
    – fin à l’état d’exception, qui est le triomphe le plus complet des djiahdistes.
    – Elections générales anticipées. Pas de réforme constitutionnelle sans éléction d’une vraie Assemblée Constituante.

      +10

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  • oz // 23.11.2015 à 09h28

    L’article que co-signe Sophie Bessis m’interesse beaucoup, parce que j’ai eu l’occasion en 2003 de lui parler, juste après le debut de l’operation Shock and Awe, cad de la demolition de l’Iraq par les US et leurs allies. Nous avons eu une bruyante dispute, parce que voyez-vous, Bessis etait totalement pour, elle pensait qu’il etait temps que les Arabes entrent dans la modernite, et que les bombes americano-democrates ne pouvaient que leur faire un bien fou. Je suis heureuse de voir que son enthousiasme pour la politique moyen-orientale US est pour l’heure assoupi. Mieux vaut tard que jamais, je suppose. J’espere qu’elle a conscience que la destruction de l’Iraq en 2003 est un moment charniere dans la trajectoire qui conduit a Daech et aux attentats du 13/11. Tout le monde peut se tromper, je suppose, mais c’est quand meme plus grave pour les gens qui sont en position d’influencer l’opinion.

      +10

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    • naz // 23.11.2015 à 22h22

      Mais cela se sent dans son texte, que pour ma part je n’ai pas apprécié du tout!

        +1

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  • TienTien // 23.11.2015 à 14h09

    Pour confondre l’imMonde et le Diplo il ne faut vraiment pas avoir lu souvent le second !
    Le Diplo n’a jamais cessé de critiquer,moult arguments à l’appui, les partisans de la destruction tant de l’Irak que de la Lybie.

      +8

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  • groucho // 23.11.2015 à 14h09

    Ça vous est déjà arrivé de lire le Diplo ? Ils ont prévenu autant qu’ils ont pu que la destruction de la Libye était de la folie furieuse qui entraînerait inéluctablement les pires catastrophes. Et ils ont toujours été sur ce genre de position. Alors qu’ils prêchent dans le désert et qu’ils n’aient pas le poids de nos BHL et consort, c’est une autre histoire, mais qui ne dépend pas d’eux…

    On ne peut pas empêcher son époque de sombrer. On peut seulement lui dire qu’elle est en train de le faire. (Karl Kraus)

      +6

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  • DVA // 23.11.2015 à 14h32

    Je pense que la Syrie va être partitionnée…Et après un cessez le feu …avec ou sans Assad …Les russes seront toujours là,les français et anglais se partageront le ‘ new Kurdistan ‘et les israéliens le Golan …

      +5

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  • Micmac // 23.11.2015 à 15h21

    J’ajouterai au deux commentaires précédents, que j’approuve, que le Monde Diplo n’a plus aucun lien avec Le Monde, comme son nom ne l’indique pas. Ni financier, ni rédactionnel. Le Monde Diplo s’est complètement séparé du Monde au moment de sa « mincquisation » il y a plus de vingt ans, et donc de son tournant libéral, en faisant appel à ses lecteurs pour prendre son indépendance à travers une société par actions.

    Par exemple, il est rigoureusement impossible de lire une interview de BHL dans le Diplo. Il perdrait sa réputation et ses lecteurs dans la seconde.

    Ça mérite d’être connu, parce qu’effectivement son nom et son origine lui nuisent. Mais un journal aussi réputé ne peut pas changer de nom. Ce n’est pas la première fois que je lis sur des forums des critiques au sujet d’une prétendu allégeance du Diplo au Monde.

    Et le Monde Diplo mérite vraiment d’être lu, surtout en ce moment. Je vais acheté le numéro du mois prochain, qui promet d’être intéressant. J’y ai été abonné pendant plusieurs années, mais n’avait pas renouvelé mon abonnement, parce que faisant parti des convaincu, j’avais fini par trouver ses critiques du système redondantes, même si elles sont toujours justifiées et argumentées. Je continue à l’acheter irrégulièrement.

    C’est le seul journal qui n’a cessé avec constance depuis plus de trente ans de mettre en garde contre les déréglementations libérales et la Révolution Conservatrice, dont les néocons modernes ne sont qu’un avatar. Il arrive parfois que le Diplo donne la parole à des gens qui ne suivent pas sa ligne éditoriale, mais ces points de vu divergents sont toujours argumentés et solides, et on peut le reconnaitre, même si on ne les partage pas.

    C’est aussi le journal français le plus lu à l’étranger… mais c’est un journal qui ne touche aucune subvention de l’État. Allez comprendre.

      +7

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  • papyscoot // 23.11.2015 à 17h26

    Un petit article que j’ai retrouvé au sujet des « lécheurs de babouches sanglantes  »
    http://www.mondafrique.com/valls-le-drian-et-fabius-a-riyad-chez-les-coupeurs-de-tetes/
    il faut dire que même si c’est discret Le gouvernement ne recule devant aucun sacrifice pour aider notre « allié » le roi Salman qui s’embourbe de plus en plus au Yémen.
    http://reseauinternational.net/les-forces-speciales-francaises-interviennent-au-yemen/
    Il faut bien reconnaitre que le monstre Daesh, couvé par les pétromonarchies, mord la main qui le nourrit.
    http://www.france24.com/fr/20151006-yemen-attentats-suicides-aden-ei-daech-revendique-etat-islamique-gouvernement-hotel-siege
    Les Saoudiens ont mis les pieds dans un bourbier et nous entrainent avec eux. Bientôt sur tous nos médias la suite de notre feuilleton « à la poursuite des contrats d’armement ».

      +3

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  • Claude // 23.11.2015 à 18h44

    Je ne connais pas ce monsieur

    « Retour de Syrie par le Colonel Jacques Hogard » 16.11.2015

    « Comment avons-nous pu, nous la France, nous fourvoyer de cette sorte ? Au nom de quelle cause, au nom de quel principe avons-nous pu ainsi aider ces barbares, ces terroristes qui s’en prennent aux populations innocentes, de préférence d’ailleurs quand elles sont chrétiennes ?
    Il faudra bien que des réponses claires soient données un jour.
    Pour la vérité de l’Histoire et l’Honneur de la France. »

    Suite du texte sur :

    http://www.geopolitique-geostrategie.fr/retour-de-syrie-par-colonel-jacques-hogard-15182

      +1

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    • Judith // 23.11.2015 à 18h58

      des news d’AL Nosra

      tout baigne….
      les usa , l’arabie saoudite et le qatar ont donné des lance missiles TOW à Al Nosra ( inscrit sur la liste des terroristes et bons amis de Fabius) grace à l’Armée syrienne libre).. ce qui leur permet de tirer sur les milices chiites (alliées aux USA en Irak).. ^^

      traduction google
      Al-Qaïda Merci US pour fournir Missiles Anti-Tank

      Le Front Al-Nusra, la filiale d’Al-Qaïda en Syrie, a publié une vidéo reconnaissants, où ils remercient ouvertement l’Armée syrienne libre (ASL), qui aux États-Unis a vanté comme un «groupe modéré de l’opposition », pour leur fournir US- faites missiles antichar TOW (« lancé par tube, traqués par l’optique, filoguidé »).

      Une vidéo récemment publiée montre un Al-Nusra champ avant commandant remerciant les commandants de la FSA pour donner ses missiles TOW forces, selon un rapport publié par l’agence de nouvelles iranienne FARS.
      L’agence rappelle aux lecteurs que les deux groupes, Al-Nusra et la FSA, a formé une alliance en Mars, l’armée de conquête, ou Jaish al-Fatah en arabe, pour lutter contre les forces du président Assad.
      Depuis lors, ils ont combattu ensemble « à presque chaque seule bataille à Alep, Lattaquié, Hama, Idlib et gouvernorats de Syrie. »

      Grâce à cette alliance de plusieurs groupes militants comme le Front Al-Nusra et le mouvement Ahrar al-Sham ont eu accès aux États-Unis fait des armes lourdes de FSA, qui a été fourni au groupe militant par les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite et le Qatar.
      Selon les estimations de l’agence, l’Arabie saoudite a envoyé 500 missiles TOW à Al-Nusra directement le mois dernier.

      suite sur zerohedge
      https://translate.googleusercontent.com/translate_c?depth=1&hl=fr&prev=search&rurl=translate.google.fr&sl=en&u=http://www.zerohedge.com/news/2015-11-23/new-video-grateful-al-qaeda-thanks-us-supplying-anti-tank-missiles&usg=ALkJrhjy3fOn6xs7kZnHsRPHmLHZbvnzqw

        +2

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  • georges glise // 23.11.2015 à 21h06

    je conseille à tous de lire le numéro de marianne de cette semaine, qui fait le tour historique et géopolitique de toutes les églises et chapelles de l’islamisme

      +1

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