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8.juin.20208.6.2020 // Les Crises

Police, États-Unis, France – par Frédéric Lordon

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Source : Le Monde Diplomatique

Peut-être aurait-il fallu donner un autre titre : « La fenêtre ou le miroir ». Avec cette sûreté dans l’erreur qui est le propre de tous ses mouvements spontanés, la presse française a en effet instantanément pris le parti de la baie vitrée. Quel spectacle effrayant les États-Unis ne nous offrent-ils pas ? Depuis notre fenêtre sur le monde. L’idée que ce qui se passe là-bas pourrait aussi nous parler d’ici, l’idée que la police américaine nous tend un miroir sur la police française, n’a pour l’heure pas encore trouvé une tête d’éditorialiste à traverser.

On comprend pourquoi : les émeutes qui enflamment les villes américaines depuis six jours, et que, depuis, la fenêtre, on peinerait à ne pas comprendre, risqueraient de déboucher logiquement sur une compréhension du même type, les mêmes émeutes éclateraient-elles entre Stains et La Courneuve.

Or pour Le Monde, L’Obs ou France Inter, la violence est non seulement condamnable absolument, mais exclue de toute intelligibilité, en tout cas quand elle a lieu en France : il faut, et il suffit, que les pauvres, les racisés, les grévistes et les « gilets jaunes » apprennent un peu à parler, et finissent par acquérir le bel ethos de la démocratie — le « débat » avant tout. Malheureusement, des deux côtés de l’Atlantique, tout ce petit monde commence à en avoir assez de se faire équarrir sous les auspices du débat et de l’agir communicationnel – l’appellation gracieuse de l’idéologie philosophique de « la démocratie » selon Habermas. Un graffiti retrouvé dans un commissariat de Minneapolis en ruine est assez explicite à cet égard : « Et maintenant, vous entendez ? »

Et en effet, il aura fallu ça pour qu’« ils » commencent à entendre. Ils, qui ? Ils, les institutions — policières et politiques. Ce dont cet épisode fait, une fois de plus, la démonstration, c’est que les institutions sont au naturel dures de la feuille. En réalité, même du gros volume sonore n’y suffit pas. Il faut toujours mettre un « petit quelque chose » en plus des décibels. Sans quoi rien. Aux États-Unis, la communauté noire a trouvé quoi. On ne sait pas trop jusqu’où elle parviendra à se faire entendre, mais ce qu’on sait, pour sûr, c’est que c’est là le « minimum syndical ». En dessous de quoi, donc : rien.

Comme toujours, les institutions font porter à ceux qui en ont assez de parler dans le vide le poids de leur surdité à elles. Expérience de pensée (ou sujet du bac de français créatif) : « À partir de l’hypothèse d’un commissariat de Seine-Saint Denis entièrement incendié, vous tenterez de composer l’éditorial du journal Le Monde ou la chronique matinale de Thomas Legrand ». Or, nous le savons, un jour en France, ça va partir. Comme c’est en train de partir depuis Minneapolis. Et ce sera au moins aussi justifié. Étonnamment cependant, on pressent que les médias français ne se pencheront pas sur le cas domestique avec la même intelligence des causes que sur le cas américain (la fenêtre oui, le miroir non !).

Nous compterons donc deux catégories de la population pour regretter le temps béni du confinement : les écrivaines de l’île de Ré et la police. Ah ça, quelle fête ce confinement ! Le corps social entièrement tétanisé dans sa peur, incapable de penser à autre chose, les médias coulés à pic dans la « couverture ». On ne pourra pas dire, la couverture a rempli son office : elle a couvert et recouvert. Couvert tout ce qu’elle disait couvrir, et recouvert tout le reste. Notamment les descentes de la police en banlieue, milice hors de contrôle, lâchée à proportion de ce que toute l’attention du corps social était ailleurs — la fête.

Comme toujours, la levée des censures révèle les vraies natures. Même si nous étions déjà très au courant, la police a parfait son autoportrait en deux mois de confinement. Le site Rebellyon tient les comptes que le reste de la presse ne veut pas tenir : 12 morts pendant le confinement, dans des conditions qui sont claires comme du jus de chique, ou plutôt qui ont la seule clarté des rapports de police. Mais il y a aussi toutes les interpellations qui ont montré le vrai visage de la police : celui qu’elle se donne quand elle est laissée à elle-même. Le journal Regards en a fait une compilation et c’est un enchantement républicain.

Comme la police se surpasse elle-même chaque jour, les compilations sont obsolètes au moment même où elles sont publiées. Entre-temps, la police française, qui n’est pas économe de son courage, a décidé de s’en prendre à un môme de 14 ans. En général, les policiers s’y mettent à quatre ou cinq sur un seul homme, ou s’arment jusqu’aux dents pour envoyer à l’hôpital une femme de 70 ans (comme Geneviève Legay). Mais c’est encore un déséquilibre de forces bien favorable aux agresseurs de la république, aussi, pour rétablir les conditions d’un affrontement qui ne sollicite pas la bravoure des troupes au-delà du raisonnable syndical, abaisser l’âge des prospects a semblé une réponse appropriée. À 14 ans, normalement, en s’y mettant à plusieurs, on doit pouvoir les prendre.

On en était là quand éclatent les émeutes aux États-Unis. Alors on parle de la-police-aux-États-Unis. Dans le commentariat, l’idée que, dans le miroir de la police américaine, on puisse voir la belle tête de la police française n’effleure personne. À la limite on pourrait presque comprendre : car la vérité, c’est que la police française est encore pire que la police américaine. Les médias américains découvrent que leurs journalistes peuvent se faire arrêter sans la moindre raison, ou se faire mettre en joue par un malade à LBD — et en sont très émus. S’ils savaient…

Ces choses-là sont depuis longtemps devenues tout à fait ordinaires en France — il n’y a qu’Ariane Chemin pour en avoir des vapeurs en regardant MSNBC. Au reste, la presse française ne se sentant elle-même pas très concernée par toutes ces histoires n’y a longtemps prêté aucune attention tant que les premiers journalistes violentés n’appartenaient pas aux rédactions de barons. De même qu’il lui a fallu presque trois mois pour s’apercevoir que des mains et des yeux sautaient parmi les « gilets jaunes », et un peu plus pour commencer à envisager qu’il y a peut-être un problème plus général avec le maintien de l’ordre à la française que le monde entier nous envie — toutes choses dont n’importe qui descendu dans la rue depuis 2015 avait déjà eu cent fois l’occasion de s’horrifier.

Là où la comparaison devient spectaculairement accablante — pour la France — c’est que, si la police américaine est structurellement comme on la voit — casquée, armée, violente, raciste —, des shérifs, des chefs de police, de simples flics, sans doute très minoritaires, peut-être diversement sincères, mais tout de même, sont au moins capables d’oblats symboliques, font connaître publiquement leur sentiment de scandale au meurtre de George Floyd, mettent le genou à terre. Ça ne modifie aucune interprétation, mais ça donne des éléments de comparaison péjorative.

Car ça n’est pas en France qu’on verrait des errements pareils. Chez nous la maison est bien tenue, et le front syndical bétonné. Quand un manifestant se fait arracher une main devant l’Assemblée nationale, le secrétaire général de Unité SGP Police commente sobrement que « c’est bien fait pour sa gueule ». On comprend dans ces conditions que poursuivre Camélia Jordana lui soit la moindre des choses. Encouragés par tous ses collègues syndicalistes, dont certains ont pour passe-temps de faire ouvertement la chasse aux journalistes qui leur déplaisent sur les réseaux sociaux. En fait c’est très simple : il n’est pas une affaire de violence où les syndicats policiers ne se soient portés spontanément à la défense de l’indéfendable.

Pendant ce temps le président de la Licra, désireux d’une « réconciliation du peuple français avec ses policiers », invite à ne pas emprunter « les sentiers rebattus de la facilité et de la généralisation ». On comprend : « pas d’amalgame ». Mais qui fait les « amalgames » ? La condition logique minimale pour dénoncer les amalgames serait que se fassent connaître des policiers qui ne fassent pas partie de l’amalgame. Pour l’heure, en France, nous n’avons pas vu un seul genou à terre (en verrions-nous un…). Nous n’avons pas vu un seul commissaire déclarer publiquement sa honte. Nous n’avons pas vu un seul groupe de policiers un peu consistant se former pour prendre dans l’espace public une position « républicaine », un mot qui ne veut plus rien dire depuis belle lurette mais qui, justement, retrouverait du sens par un simple effet de différence. Personne ne fait d’amalgame — à part la police qui s’amalgame elle-même, barricadée dans sa forteresse assiégée.

Le problème structurel de la police offre alors un étonnant parallèle, quoique à front renversé, avec celui de la finance : dans les deux cas on cherche l’exception pour racheter la structure. Mais dans la finance, l’exception, c’est la bad apple, alors que dans la police c’est la good ! Parce que le trader fou est fou, on ne doit pas douter que la structure générale des marchés soit saine. Dans la police à l’inverse, c’est la good apple qui doit prouver que tout le panier est de qualité. On comprend que la « démonstration par l’exception » soit moins bien partie pour la police que pour la finance : il est plus difficile de racheter le panier quand presque toutes les pommes sont pourries. On comprend surtout qu’un genou à terre ne changera rien à l’analyse.

Qu’il ne s’en trouve aucun d’observable apporte cependant un argument a fortiori par son paradoxe même : l’argument pèse d’autant plus lourd que ce qu’il réclame est plus léger. Le genou ne coûte pas grand-chose mais, pour la police française, c’est encore exorbitant. Nous pouvons donc dire, d’autant plus assurés, que la police française est violente, raciste et hors de contrôle. Il faut voir d’ailleurs le déni forcené, général, dont ces qualités font l’objet. Des syndicats de police, ça va sans dire.

Du pouvoir politique, instance supposée du contrôle mais confrontée à sa faillite de contrôleur, on le comprend. Disons que l’esprit logique le comprend. Mais pour le reste n’en est pas moins impressionné. Il faut lire l’entretien de Laurent Nuñez dans Libération pour mesurer l’épaisseur du bunker. « Un racisme diffus dans la police, je ne peux pas laisser dire ça » — c’est pourtant Libération qui, par charité ou plus probablement par autocensure, a proposé à Nuñez l’hypothèse du racisme diffus. « Dire qu’il y a un racisme diffus reviendrait à dire que tous les policiers ou qu’une grande partie d’entre eux seraient racistes ». Idée évidemment contredite par l’observation élémentaire des comportements de la police dans les quartiers, les statistiques des contrôles d’identité et la couleur de peau des morts. Nuñez : « je n’ai jamais constaté cela ».

Vient alors la pièce finale du dispositif d’ensemble de la dénégation : les médias. Car si l’idée que la police est violente, voire commence à « poser un problème » dans la société française, a fini — au bout de quatre ans de répression forcenée — par connaître un début de lumière, celle d’un racisme systémique, institutionnel, continue d’y faire l’objet d’un parfait refus d’obstacle.

Dont l’indice nous est donné a contrario par la vitesse avec laquelle la presse mainstream en France sait porter la plume dans la plaie des autres : « Les Noirs américains se révoltent contre des violences policières qui semblent aussi inévitables que le racisme structurel qui plombe l’Amérique ». Vous voyez qu’on est capable de le dire : il y a du racisme structurel ! En Amérique. Et, finalement, dit comme ça, on comprendrait presque que les Noirs aient des raisons de se révolter. Alors, voyons : que disait L’Obs quand la police se détendait dans les quartiers pendant le confinement, et que, comme aux États-Unis aujourd’hui, les jeunes, à force de tabassés et d’estropiés, ont décidé que ça commençait à bien faire ? Eh bien… rien. On a parlé de « tensions », « d’échauffourées », et surtout bâtonné de la dépêche AFP. Rien.

On cherche la raison : comment une série d’observations aussi continues, aussi cohérentes et aussi accablantes ne parvient-elle pas à déboucher sur la conséquence logique à laquelle elle tend manifestement ? Le racisme structurel en « Amérique », ça on y arrive. Mais « l’Amérique » ne peut pas être un miroir. Et le racisme structurel ne peut pas exister en France. Puisque nous sommes « la République ». Donc ça n’existe pas.

Heureusement, des médias combattent courageusement les contrevérités, et aussi l’effondrement de la « confiance » en la police. C’est qu’il doit rester suffisamment de personnes n’ayant jamais eu affaire à la police à qui raconter les légendes de « la loi et l’ordre ». Ainsi, par exemple, il n’est pas une seule soirée de la semaine, pas une seule, où l’égout de la TNT, généralement entre C8, W9, TMC et TFX, ne propose un « reportage » de glorification embedded de la police — pour ne rien dire de l’unanimité des représentations de fiction.

Certaines de ces chaînes, si profondément prises dans leur participation policière, ne se rendent d’ailleurs même plus compte de ce qu’elles montrent. Ainsi de cette scène édifiante de « formation » d’une police municipale, où l’« instructeur » explique comment s’adresser à « certaines personnes » — mais on comprend assez vite de qui il s’agit. Et la démonstration est alors imparable de ce que la police n’est ni violente ni raciste. Laurent Nuñez, toujours dans Libération, toujours sur la question du racisme (diffus) : « nous avons mis en place des formations ». On en est au point où la police française est si gangrenée de l’intérieur qu’on finit presque par se demander si, même les formations, il vaudrait mieux ne pas.

Et puis, bien sûr, il y a l’élite de l’information objective : BFM, CNews et LCI. Avec le même naturel qui lui fait demander s’il ne faut pas « baisser les salaires pour sauver l’emploi », BFM titre à propos d’une voiture de police de New York qui fonce délibérément dans les manifestants qu’elle « brave la foule ». La conjonction de ces deux traits de génie n’est pas fortuite, elle nous fait même voir que c’est tout un : baisser les salaires et laisser la police foncer en voiture dans la foule sont les aspects strictement complémentaires d’une même politique. Au reste, c’est bien ainsi que l’entendent les manifestants américains eux-mêmes, parmi lesquels on est loin de ne trouver que des Noirs, et qui descendent dans la rue porteurs d’un filet garni de colères écumantes — et solidaires.

Les mêmes qu’en France — comme ça se trouve ! Mais comment BFM (et avec elle tout l’oligopole des médias officiels), incapable de voir la première, serait-elle capable de voir les autres, et surtout leur accrochage ? Or c’est l’ensemble qui est appelé tôt ou tard à faire résurgence. Il y aurait d’ailleurs une sorte de satisfaction politique à ce que, comme aux États-Unis, ce soit dans la brèche ouverte par la révolte contre l’injustice raciste que s’engouffrent, à sa suite, toutes les autres révoltes.

Il faut être honnête : on peut maintenant comprendre la rationalité par laquelle la police s’accroche à ses LBD et s’enterre sous les stocks de munition. C’est qu’elle s’est rendue si haïssable que tous les matraqués de ces dernières années ont accumulé solidairement une grosse envie de lui présenter les comptes. La police, dont il est évident depuis longtemps qu’elle n’est absolument plus « gardienne de la paix » — on peut même soutenir qu’elle est devenue, littéralement, la principale cause de trouble à l’ordre public —, n’est même plus seulement gardienne de l’ordre social : elle n’est plus tendanciellement que gardienne d’elle-même.

Ce qui n’empêche nullement l’axe pouvoir-police de tenir, plus que jamais peut-être, par un simple effet d’alignement d’intérêts. Rationalité pour rationalité, on peut aussi comprendre celle de Nuñez, Castaner, Macron à s’enfermer dans le déni de toute violence policière, leur obstination à laisser les procureurs regarder ailleurs et l’IGPN tourner à l’Impunité Générale de la Police Nationale — l’argument, consciencieusement répété par Nuñez, des pauvres policiers qui font à eux seuls « 55 % des sanctions de la fonction publique » est toujours aussi drôle : il est certain qu’on ne risque ailleurs que de se prendre un coup de tampon encreur ou d’agrafeuse.

Le pouvoir en est arrivé à un point de détestation tel que, ne tenant plus qu’abrité derrière une muraille de robocops sur-armés, il ne peut pas prendre le moindre risque de contrarier ceux-là mêmes qui tiennent son sort entre leurs mains. De part et d’autre de l’Atlantique, tout le monde est bien conscient de ça. Le bunker où Trump a été exfiltré quelques heures fait étrangement écho à l’hélicoptère en stand-by de Macron pendant les « gilets jaunes ». C’est la démocratie — « la patrie des droits de l’homme » ici, « la plus grande du monde » là. Et les deux ont également bonne mine.

Il ne faut pas attendre que les institutions de la surdité générale — pouvoir, police, médias — tirent en France les leçons de ce qui se passe aux États-Unis. Tous les relais de parole institutionnels ayant fait faillite, si les gens ont un message à faire passer ici, il va falloir procéder comme là-bas : avec des décibels et, en plus, le « petit quelque chose ». Avec également de la peinture et un pinceau pour le commentaire : « Et maintenant, vous entendez ? »

Frédéric Lordon

Source : Le Monde Diplomatique

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yack2 // 08.06.2020 à 09h27

Un grand cru Lordon, qui une fois de plus tire en coeur de cible. Je trouve cependant que ce bazouka littéraire est encore trop tendre…..Le doigt, la lune habituels est remplacé par la lune n’existe pas…..Le racisme n’existe pas dans la police, la violence non plus ( le dernier…. Jacob)….On vit une époque formidable et terrible, quand quelque chose t’emm… soit tu changes les mots pour le définir et si c’est pas suffisant tu rassembles le ban et son arrière pour ânnoner que ce que tu as devant les yeux est une hallucination….Un genou américain mortel sur une nuque n’est pas le même qu’un français, voir le français est emballé comme le chocolat par la marmotte….On devient fou!

73 réactions et commentaires

  • Fabrice // 08.06.2020 à 08h20

    Comme le dit l’adage « on voit la paille dans l’œil du voisin sans voir la poutre que l’on a dans le sien » les médias et politiques sont dans cette optique ce’ar il faudrait se remettre en cause et se mettre à dos une partie des spectateurs et électeurs.

    On le voit dans les propositions des partis on ne cherche pas résoudre la situation des violences policières mais à empêcher la divulgation de celles ci en continuant à couvrir un pourrissement d’une situation qui pourrait être assaini pour le bien à la fois des policiers qui font honnêtement leur travail et qui souffrent par rebond de l’attitude d’une minorité couverte par leur hiérarchie :

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/05/29/une-proposition-de-loi-d-eric-ciotti-pour-empecher-de-filmer-les-policiers-suscite-un-tolle_6041155_3224.html

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    • yack2 // 08.06.2020 à 10h05

      Pourrissement??? Putréfaction plutôt! Un des derniers en date; un gamin de 14 ans défoncé à coups de latte….Je demande simplement d’imaginer 3 ou 4 ( et le nombre est fondamental car un peut péter les plombs…mais 4 qui se couvrent c’est une autre marmelade!) ENSEIGNANTS qui finissent , à la chaussure cloutée, un gamin qui a fait une connerie…..Combien de minutes faudrait-il pour que ces derniers pour avoir une autre montre bracelet? Et bien nos 3 ou 4 pandores….sont ou?

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  • ALIN JAVIER // 08.06.2020 à 08h28

    Mais pourquoi donc ni la Chine, ni la Russie, ni l’Iran ne soutiennent-ils les manifestants pacifiques aux USA et en France?
    Parce que la démocratie formelle n’est pas la tasse de thé. Mais ne nous y trompons pas ce ne sont ni La France, ni les USA qui manifestent mais leur Peuple.

      +9

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  • yann // 08.06.2020 à 08h28

    Si on récapitule :
    – Le 15 mars, les français sont invités à aller voter aux municipales.
    – Le 17 mars, les français sont invités à remplir une attestation de sortie pour aller faire leurs courses.

    D’une part j’aimerais bien savoir à quoi on peut s’attendre en faisant voter des citoyens présupposés irresponsables.
    Et de plus, je ne sais pas s’il y a un mérite quelconque à s’inspirer des Etats-Unis pour régler ce genre de bizarrerie.

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  • Malbrough // 08.06.2020 à 08h52

    La violence avec les émeutes sest le symptôme d’une maladie systémique de la société que nos politiques à fond convertis dans le néolibéralisme , si destructeur (façon terminator) , avec ses injustices,ses provocations, la montée de la paupérisation de masse ont promu ,et sont incapables (ou n’ont pas la volonté) de traiter autrement que par la répression .
    Préfèrent s’équiper de tous les moyens et de toutes les armes à utiliser contre les insurrections populaires , et caresser les FDO et la Justice dans le sens du poil .
    Leur ordre ne profite qu’aux riches et très riches qui soutiennent ce système .
    L’avenir est sombre .

      +10

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  • Auguste Vannier // 08.06.2020 à 09h08

    Je suis un citoyen âgé, je suis né à la citoyenneté dans les années 60 avec l’apothéose de 68…D’années en années j’ai vu les gardiens de la paix se transformer en gardiens d’un pouvoir légal mais illégitime, puis en forces de l’ordre et enfin en police militarisée. Alors en 2019 j’ai pris peur et je n’ai plus osé aller manifester.
    Le dernier révélateur du déni dénoncé par Lordon, c’est cette loi typiquement LAREM: interdiction d’enregistrer les images de la violence et du racisme de robocops anonymisés.Ce qu’on ne voit pas et ne veut pas voir n’existe pas…

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    • Ovni de Mars // 08.06.2020 à 10h32

      Pour être exact, c’est une proposition de loi d’Eric Ciotti, député LR, qui a pour objet d’interdire la diffusion d’images de policiers. Mais, il est vrai qu’il n’y a guère de différence entre LAREM, LR et le RN : des partis de droite extrême au service de l’oligarchie et du capital

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  • Marc // 08.06.2020 à 09h14

    Je connais la police americaine (j’ai vecu aux etats-unis) et la police francaise. Je vais livrer mes impressions. La police americaine degaine et tire facilement c’est vrai mais ils sont plus respectueux et moins aggressifs que les flics francais. D’autre part c’est de plus en plus le cas en France aussi non ? La police francaise, le probleme c’est pas son racisme ou biais social, mais son irrespect des citoyens en general. c’est comme si la population etait l’ennemi. Je comprends que ca degenere, meme avec des citoyens en regle.
    En France par ailleurs , la police est utilisée comme milice du pouvoir, pour controler, humilier (comme recemment lors du confinement) et racketter la population francaise (on retrouve ca dans les pays totalitaires ou la police n’est plus utilisée dans son but premier, combattre la criminalité ). La criminalité est faiblement combattue, ils ont ordre de ne pas intervenir dans les cités meme en cas de vol avéré (il y a des temoignages meme de majors de gendarmerie sur le net). Par contre pour verbaliser ou plutot racketter il y a une politique du chiffre.
    Ils ont recu pour instrction de mutiler les manifestants gj (pour info ces LBD sont interdits dans de nombreux pays d’europe, ce fait est rarement souligné) Lors du recent confinement, on a vu la police francaise faire du zele a humilier et controler la population (interdiction de sortir de chez soi). aux etats-unis , de nombreux sheriffs ont refusé sauf le rassemblement.

      +41

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    • LibEgaFra // 08.06.2020 à 09h58

      « La police americaine degaine et tire facilement c’est vrai mais ils sont plus respectueux et moins aggressifs que les flics francais. »

      Effectivement:

      https://youtu.be/7Ooa7wOKHhg

      Tellement respectueux que le flic a été acquitté. Tandis que l’autre n’a pas bénéficié d’un sursis.

      Vraiment très respectueux et pas du tout agressif!

        +6

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    • chris68 // 08.06.2020 à 11h04

      Deux petites remarques . Une pour défendre la police françaises : Ca fait longtemps que les francais ne l’aime pas , cf Brassens et « Hécatombe » ( Dès qu’il s’agit d’rosser les cognes Tout l’monde se réconcili’. ) .Une autre pour l’accuser : en Allemagne on l’appelle « Dein Freund und Helfer » ( Ton ami et ton aide ) .Le mélange de ces deux conceptions ne peut que mal finir .

        +2

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      • jean-pierre.georges-pichot // 08.06.2020 à 18h58

        Votre argument ‘en défense’ donne à penser…. Et si la police en France était mal aimée depuis longtemps…. Pour des raisons à la fois anciennes et fondées ? Après tout, un corps social a une tradition, et elle est marquée dans ses méthodes et ses attitudes – et donc dans les sentiments qu’elle inspire – par son histoire, et par ses origines. Le policier français est inventé par Fouché comme un soutien de la dictature impériale. Il s’agit en réalité d’un service de renseignement intérieur. Sa méthode de base est le mouchardage, et la population, en particulier ouvrière, est la cible désignée. Notre police nationale actuelle est créée par Vichy et sa tâche première est la chasse aux résistants. La carte d’identité est également inventée par Vichy pour faciliter la traque des Juifs, des réfugiés antinazis et des résistants. Le contrôle d’identité de routine qui en découle et qui nous semble indispensable à l’ordre public est le descendant, à peine modifié dans sa technique, de la rafle des années quarante. Les violences dont même le gouvernement semble s’inquiéter désormais sont seulement le retour du ‘passage à tabac’ qui était systématique dans les commissariats. Si bien qu’en effet, la haine était intense et réciproque encore dans les années soixante entre policiers et milieux populaires. Pour de très bonnes raisons, qui semblent redevenues d’actualité.

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        • Véro // 08.06.2020 à 20h25

          ‘Et si la police en France était mal aimée depuis longtemps…. Pour des raisons à la fois anciennes et fondées ?  »
          Je me fais la même réflexion.
          Le problème pour la population, c’est qu’elle a toujours connu la même police, et dans ces conditions il est difficile d’imaginer que cela puisse être différent. Et l’autre problème, c’est qu’on a tendance à opérer une solution de continuité entre les différentes périodes du XXème siècle et de ce début du XXIème, comme si ce que nous vivons maintenant était totalement différent et étranger aux périodes précédentes. Alors même que s’il y a des transformations importantes, il existe forcément des survivances, un héritage culturel ou institutionnel, les choses évoluent mais ne se transforment pas complètement et subitement toutes en même temps.

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          • Alfred // 08.06.2020 à 23h42

            « Le problème pour la population, c’est qu’elle a toujours connu la même police, et dans ces conditions il est difficile d’imaginer que cela puisse être différent ».
            Oui et non. Si vous avez vécu quelques temps dans une bonne partie des pays dits « en voie de développement » (pour changer du notre qui est en voie de sous developpement) vous savez combien la police française est douce en comparaison. Vraiment douce. C’est ce qui rend le discours de certains français binationaux particulièrement inacceptable. Ils savent pertinemment combien la police est dure et violente dans leur pays d’origine et leurs accusations portées à l’encontre de la police française sont manifestement de mauvaise foi. De même pour les accusations de racisme policier. Le fait que cela doit bien pire ailleurs n’excuse rien mais de la part de certains la complainte est un tantinet culottée. Surtout lorsque certains sont habitués à faire face à une police extrêmement dure et qu’ils se retrouvent en France face à une police bridée (bridée à juste titre). Le sentiment de toute puissance et d’impunité et couronné par (cerise sur le gâteau) la possibilité de remettre en cause une violence 10 fois moindre que dans le pays d’origine. Le beurre et l’argent du beurre. Avec les applaudissements du public un brin naïf.

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            • Owen // 09.06.2020 à 08h21

              @Alfred

              « Si vous avez vécu quelques temps dans une bonne partie des pays dits « en voie de développement » (…) vous savez combien la police française est douce (…).

              C’est plus compliqué. Le film Midnight Express m’a appris à éviter toute embrouille pendant les voyages. Il y a 5 ans, j’étais quand même dans un commissariat en Inde car j’étais avec une connaissance qui conduisait avec la bouteille de whisky au volant. Il n’y a eu aucune animosité contre moi, je n’ai jamais été touché. Lui non plus. Il plaidait pour lui et s’animait, sans élever la voix (son travail, sa femme, ses enfants, ses fournisseurs et clients). Les policiers lui ont simplement dit la loi, placides: la voiture réquisitionnée, récupérable après paiement d’une amende estimée devant lui.
              En France, je n’ai pas connu ça, les années 90, après excès de vitesses ou feux rouges franchis. J’étais constamment rabroué, avec des questions et recommandations inutiles et humiliantes des policiers, auxquelles il vaut mieux se soumettre.

              Une amie a été arrêtée après action militante en 2014 ( sans agression ni dégradation). Après refus de prise d’ADN, elle a fait 48 h de GAV, dans un cachot nu, en slip et soutien gorge. Il y avait un trou sans chasse d’eau pour ses besoins. Elle était réveillée régulièrement la nuit pour vérifier si elle ne s’était pas suicidée.

              @Jean Pierre George Pichot
              La gendarmerie a toujours eu un comportement différent de la police (Je parle avant les GJ, maintenant, je ne sais pas).
              Ça se voit même dans son entourage ou pendant les repas: le policier a souvent des questions vaguement suspicieuses à poser, contrairement au gendarme.
              La gendarmerie vient de la Maréchaussée, qui avait parni ses missions la charge du bon déroulement des événements publics (marchés, foires, fêtes…). Le gendarme aime que tout se passe bien et être apprécié pour ça, son côté protecteur. Le policier est intrusif, il veut savoir qui vous êtes, ce qui s’inscrit bien dans l’héritage pétainiste.

                +4

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            • LibEgaFra // 11.06.2020 à 10h41

              « Si vous avez vécu quelques temps dans une bonne partie des pays dits « en voie de développement » (pour changer du notre qui est en voie de sous developpement) vous savez combien la police française est douce en comparaison. Vraiment douce. »

              Madame Zineb Redouane vous remercie pour votre infect commentaire.

                +5

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    • Lohr64 // 08.06.2020 à 11h57

      Marc // 08.06.2020 à 09h14
      Merci pour votre témoignage. Je suis assez d’accord avec votre approche de la police française.
      Pour ce qui est de la police US, pour éviter qu’une rencontre dégénère, il faut garder a l’esprit que le policier va vous traiter comme potentiellement armé et hostile, de votre comportement va dépendre la direction prise par la rencontre. Si vous n’êtes pas d’accord avec une amende, par exemple pour un excès de vitesse ou non respect d’un stop, vous pouvez argumenter si vous êtes a même de garder votre calme sinon, silence et attendez d’être devant le juge.
      Même si le système US vous parait caricatural dans les séries TV, il est encore possible de bénéficier d’un système judiciaire qui fonctionne a peu prés.
      A titre d’anecdote: Chaque détenteur de port d’arme dans le pays est dégrossi quand aux conséquences et obligations afférentes au dit port d’arme en particulier les interactions avec la police, c’est peut être pourquoi nous avons si peu de bavures avec les gens armes.

        +2

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  • yack2 // 08.06.2020 à 09h27

    Un grand cru Lordon, qui une fois de plus tire en coeur de cible. Je trouve cependant que ce bazouka littéraire est encore trop tendre…..Le doigt, la lune habituels est remplacé par la lune n’existe pas…..Le racisme n’existe pas dans la police, la violence non plus ( le dernier…. Jacob)….On vit une époque formidable et terrible, quand quelque chose t’emm… soit tu changes les mots pour le définir et si c’est pas suffisant tu rassembles le ban et son arrière pour ânnoner que ce que tu as devant les yeux est une hallucination….Un genou américain mortel sur une nuque n’est pas le même qu’un français, voir le français est emballé comme le chocolat par la marmotte….On devient fou!

      +16

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  • TEROUINARD // 08.06.2020 à 09h45

    Il y a « l’écume » des choses et les choses.
    Ou, comme disait Debord : la société du spectacle : il y a le spectacle (de la société) et la société.
    et, encore, un train peut en cacher un autre.
    Que « cache » ce méfait ?
    La déliquescence de la société provoquée et au profit du système ultralibéral.
    Le chaos et les affrontements pour mieux contrôler la population ; laquelle est actrice de sa soumission et mal être.
    Tout est sous contrôle ; que nous en fassions (ou pas) des pages ou une ligne en articles et commentaires.

      +5

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  • Berrio // 08.06.2020 à 10h28

    Le 9-3 et le 9-4 comme une grande partie du 9-5 ou du 7-8 sont les réservoirs de main d’œuvre de la région parisienne. Ces départements ont une forte proportion d’immigrés ou de descendants d’immigrés fortement touchés par le chômage. Cela fait une bonne trentaine d’années que la politique de la ville, des quartiers les confine en partie par l’économie parallèle et ses dérives, en partie par l’emploi d’une police qui tolère les bandes fait régner la peur à grands coups de LBD et autres intimidations à l’encontre de la jeunesse de ces quartiers.
    C’est elle qui commence à sortir dans la rue : elle n’est ni noire ni blanche ni jaune mais juste française.
    Ce qui caractérise la police française c’est l’affaire de l’innocent Benala tant qu’il n’est pas jugé : l’orchestration de la privatisation de son rôle.
    Après qu’on y laisse se développer le racisme le plus puant est logique.

      +5

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    • JLR72 // 08.06.2020 à 19h02

      Depuis mon enfance j’ai habité à Chanteloup les vignes puis à Mantes la jolie, à 1km du val fourré. Les « cités » de ces deux villes ont été pour une bonne partie rénovées, on y a construit des terrains sportifs, des piscines, des médiathèques; on y a favorisé l’accès aux transports pour atteindre la capitale en 30/45mn. Ces cités ont été bien plus aidées que beaucoup de territoires ruraux en France.
      Résultat: cela n’a pas empêché le maintien du deal, racket, viols collectifs, guet apens, voitures brûlées, communautarisme, mouvance islamiste. Les français au chômage et souffrant des conditions économiques n’habitent que dans des cités.

        +12

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  • Cyd // 08.06.2020 à 10h59

    « Un graffiti retrouvé dans un commissariat de Minneapolis en ruine est assez explicite à cet égard : « Et maintenant, vous entendez ? » »

    Vivant en banlieue « populaire », je suis au 1ere loge d’un certain spectacle, et j’entends fort bien les messages

    Quand les pompiers, les ambulances sont agressés, et les voitures brulées, je comprends « vos vies nous appartiennent »

    Quand les écoles, les bibliothèques sont brulées, je comprends « on va annihiler votre culture »

    Quand devant le supermarché du coin des gens sont tués, que les policiers sont attaqués, je comprends « ne tentez pas de vous défendre »

    Et là dessus, toute notre élite de Mélenchon à Lordon, du PS à LR en passant par LREM, de BFM TV à les-crises s’agitent au chevet de la racaille façon Théo ou Adama

      +26

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    • LibEgaFra // 09.06.2020 à 03h36

      « Mélenchon à Lordon, du PS à LR en passant par LREM, de BFM TV à les-crises s’agitent au chevet de la racaille façon Théo ou Adama »

      Reçu 5/5!!! Et donc il ne reste plus que le RN!

      (sarcasme on)Place au fascisme!
      (/sarcasme off)

      Et 16 lecteurs qui sont d’accord…

      Ça craint!

        +2

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      • Alfred // 09.06.2020 à 09h44

        Ce qui craint c’est une vous ne vous revoltiez pas contre le fait que toutes ces élites fassent un boulevard au rn mais seulement contre le rn lui même. 40 ans que ça dure. 40 ans que le fameux barrage contre le FN est en fait un boulevard pour le FN. Ça devrait toucher le deuxième neurone en touchant le premier.
        Au passage le fachisme 2.0 est actuellement au pouvoir grâce à votre aveuglement. Ne changez rien et nous auront la nièce au pouvoir dans peu de temps (et vous avez tord de penser que je m’en réjouisse). Vous faites tout pour que cela advienne.
        La sécurité n’est pas à laisser au rn. C’est un besoin essentiel dans la pyramide de Maslow.
        De même que la critique de l’anti-democratie européenne. Ce n’est pas à laisser au rn.
        Faire représenter les classes populaires par des prédateurs sans foi loi n’est ce pas justement tout faire pour faire monter le rn? Ce piège fonctionne toujours. Nous aurons le choix entre deux totalitaristes aux prochaines élections et vous serez là. « Oh comme c’est ballot ».

          +6

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        • Eltrovar // 09.06.2020 à 17h24

          Ce faux combat est déjà dépassé depuis longtemps : les gouvernements depuis 40 ans ont tout fait pour établir doucement des gouvernements fascistes tout en secouant devant la foule apeurée des marionnettes qui nous auront été désignés comme fascistes. Ces derniers, bien nourris et chouchoutés font leur boulot de repoussoir utile.

            +3

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      • Cyd // 09.06.2020 à 11h16

        Vous avez raison, je vous rajoute le RN aussi dont la tenancière, incapable de gérer son parti, de créer une dynamique, attend que le fruit pourrisse et lui tombe dans la main

          +1

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    • Séraphim // 09.06.2020 à 05h15

      Vivant à 12000kms je n’ai pas vu bien évidemment ce que vous décrivez ; et pour cause: les journalistes vont encore moins que les policiers dans les banlieues. Ça ne m’a pas empêché de voir les reportages tout 2019 sur les stratégies et tactiques bien calculées de la police des grandes villes pour rassembler, acculer, prendre en « nasse » des manifestants dont l’écrasante majorité n’avait pas la moindre intention de détruire une vitrine (injuste pour le propriétaire) ou même un panneau publicitaire (entreprise pourtant de salubrité publique), boxeur inclus! Les plateaux télé envahis de policiers syndiqués montraient à leur corps défendant la joie mauvaise, autosatisfaite et auto-justifiée, de tous ces porte-paroles et représentants (comme on dit représentant de commerce), sans jamais, Lordon a raison, le moindre mouvement de cil pour s’excuser, déplorer, regretter. Sauf à dire, parole prophétique ou prémonitoire « restez chez vous! « 

        +10

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  • pseudo // 08.06.2020 à 10h59

    je voulais voir le lien regards, ça mène sur twitter, la page n’existe plus

    https://twitter.com/Regards_fr/status/1267063276644339712

    so convenient.

      +2

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  • pseudo // 08.06.2020 à 11h44

    toutes façons, en ce moment ceux qui font dans le racisme ce sont surtout les politiciens, genre dialo, que j’entendais s’exprimer sur bfm (on ne m’a pas laissé le choix = ). Dans sa bouche les français dont les parents sont issus de l’immigration n’étaient plus juste des français. C’était ou choix des noirs ou des arabes. Le racisme ne commence t’il pas très justement quand on nomme les choses par leurs apparences plutôt qu’en leurs qualités juridique et civils ? C’est à dire, des CITOYENS. Sous l’apparence de l’anti racisme ces gens là font perdurer une idée conservatrice du monde. Il y aurait les blancs, les noirs, les basanés, les jaunes et les juifs. ça me rappel une certaine balkany et son grain de riz… une certaine avia aussi. Dans la foulée j’ai même eu le droit à schiappa, je m’en souviens parce qu’elle disait « il n’y pas de racisme structure dans la police », je me suis interrogé à savoir à quoi elle faisait référence, parce que le seul exemple de police structurellement raciste que je connaisse c’est le 3ieme reich…. du coup peut on aussi y mettre vichy ?

      +9

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  • zozefine // 08.06.2020 à 12h44

    chouviat, rouspéteur, fâché, provocant (mais il est vrai qu’on l’est à peu de frais), blanc, tué de la même manière que floyd, en janvier à paris. et tous les cas de mains arrachées, d’yeux éclatés, et ces morts de gilets jaunes, et ces morts pas GJ (traoré). les flics sont (dé)formés pour se comporter comme GI Joe à kaboul, ça fait peur. entre le pas de violences de jacob, le quelques brebis galeuses de royal, on sent que le déni français vaut bien le bricolage de la vérité américain. quant aux policiers un genou à terre aux USA, avec cette symbolique incroyablement puissante, et d’une certaine manière on se fout que ce soit sincère ou non, on aimerait bien en voir ne serait-ce qu’une ébauche, un tout petit pliage de genou en france…

      +3

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    • Catalina // 08.06.2020 à 15h51

      ben bizarrement, moi je vois dans ce genoux plié l’imitation du crime sur G lLoyd. Rien d’autre, mais j’ai l’esprit mal tourné, c’était la posture du meurtrier de Loyd, je dis ça….

        +4

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      • Séraphim // 09.06.2020 à 05h20

        Évidemment ! Mais c’est peut être volontaire (c’est à terre et non sur les cous que doivent être les genoux)…on met aussi un genou en terre pour examiner un cadavre, une preuve. En Amérique pour une demande en mariage Mettre les deux genoux aurait donc fait plus crédible. Beaucoup plus difficile à faire psychologiquement.

          +1

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    • Alfred // 08.06.2020 à 19h40

      « cette symbolique incroyablement puissante »; « on se fout que ce soit sincère ou non »
      Le pliage de genoux comme vous dites, le fait d’être glop ou pas glop (avec le journaliste qui coupe la parole et insiste « mais finalement vous etes glop ou pas monsieur trucmuche? on veut savoir »), le fait d’afficher le voile ou pas, d’etre trucmuche ou pas tout cela participe de la même logique d’asservissement. Il s’agit de marquer le territoire comme autant de chats pissant sur les murs et de compter qui est avec et qui et contre (sans nuance possible). c’est une logique orwelienne et fachiste qui utilise les ressorts de l’émotion et met la populace au pas. Qui fait le salut (heil) ou pas sous la pression de l’entourage ou de la foule. Lynchez le récalcitrant.
      C’est l’exact contraire de la démocratie et c’est pour cela que cela nous est vendu par nos médias oligarchiques.
      Vous me faites penser au youtubeur usule (médiapartTM) qui dans une video veut enfermer les gens qui pensent mal et les soigner.
      Le monde atroce post macron qui se dessine est esquissé par ceux la même qui pensent (souvent sincèrement) le mettre à bas. C’est implacable et proprement terrifiant.

        +16

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      • LibEgaFra // 09.06.2020 à 03h50

        « Le monde atroce post macron qui se dessine est esquissé par ceux la même qui pensent (souvent sincèrement) le mettre à bas. C’est implacable et proprement terrifiant. »

        Il est où l’argument? J’y vois au mieux une prophétie, au pis une éructation sans queue ni tête. Le « monde » est désormais trop complexe pour prévoir quoi que ce soit au-delà de quelques mois.

          +2

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        • Alfred // 09.06.2020 à 10h03

          Ce sont des observations : je vois le discours antiraciste porté et monopolisé par d’authentiques racistes. Des « antifas » se comporter comme des SA et batonner des gens pour une casquette avec un slogan dessus (quelque soit le slogan c’est dingue que ça ne vous évoqué rien et ne vous mette pas mal à l’aise).
          Le monde est visiblement trop « complexe » pour que l’on vous montre les vidéos de noirs américains implorant les blancs de ne pas mettre un genoux à terre car « nul, quelque soit sa couleur de peau, ne devrait mettre un genou à terre devant quiconque sauf dieu ».
          Pourtant le monde est parfois assez prévisible et l’arbre tombe le plus souvent du côté où il penche. J’ai grandi dans un pays où l’on devait estimer (ou mésestimer) les personnes pour elles mêmes individuellement et non leur couleur de peau ou leurs religion. Nous voici maintenant avec de plus en plus de gens qui pensent que c’est raciste ou machinphobe et qu’au contraire il faut estimer ou mésestimer les personnes en fonction de leur assignation et non pour elle même (et ça s’appelle justice et progrès). Oui c’est infernal et c’est voulu. Les SJW sont le bras armé des oligarques contre le peuple. Ils ne servent qu’à le segmenter en microcosmes en compétition permanente et incapables de faire éclater la neofeodalite des ultrariches. Ce ne sont pas des projets émancipateur mais tout l’inverse. Donc oui ces révolutionaires sans recul ne font que renforcer le pouvoir de l’élite en place. Pire encore ils donnent les moyens à l’élite d’installer un pouvoir plus autoritaire encore. Bien joué les artistes.

            +8

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  • Cyd // 08.06.2020 à 13h10

    https://lavoiedelepee.blogspot.com/2020/06/overkill.html

    Voici quelques extraits du début de l’article

    « Maintenant quand on examine les statistiques de l’action des polices américaines prises dans leur ensemble, on s’aperçoit que depuis dix ans pour chaque policier mort en service, toutes causes confondues, il y a eu également sept à huit personnes qui sont morts « à cause » de la police. »
    (…)
    « À titre de comparaison, chaque année le nombre de policiers et gendarmes qui perdent la vie en service en France est supérieur à ceux qui perdent la vie à cause de leur action »
    (…)
    « . Toutes proportions gardées, il y a chaque année quatre fois plus de meurtres et six fois plus de policiers tués aux États-Unis qu’en France. Mais toujours en proportion, la police américaine tue aussi dix fois plus.(…)

    il y a désormais un policier américain sur cinq qui a été engagé comme soldat en Irak ou en Afghanistan (…) . Il semble cependant que ce soit en partie le cas dans la police américaine, les vétérans y faisant l’objet de nettement plus de plaintes que les autres. Cela tendrait à prouver qu’en réalité il y a eu une tendance à reproduire aux États-Unis le comportement brutal en Irak ou en Afghanistan, (…)

    Ce biais violent s’applique en fait à tous, y compris les blancs qui représentent la moitié des gens tués par la police. Un homme noir a 2,5 fois plus de risques qu’un blanc d’être tué par la police qui peut rétorquer que c’est sensiblement le même risque qu’il a d’être un meurtrier.

      +4

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    • Lohr64 // 08.06.2020 à 13h40
    • Marie Pan-Pan // 08.06.2020 à 16h10

      Cyd,
      C’est combien la population us? en gros 328 millions semble-t-il.
      90 flics us ont été tué l’an passé.
      Pour l’année 2019, la police américaine a tué 370 blancs, 235 noirs et 158 latinos. Ce sont les chiffres officiels du gouvernement fédéral…ah mais c’est sûrement bidon, comme les morts du Covid sauf ceux des pays qui ne font pas parti des méchants.
      Moi j’attends toujours les carrés noirs des 234 autres et les carrés marrons des 158, pour les 370 bien-sûr on s’en cogne (obsolète le carré blanc depuis les années 80 je crois), comme de ceux qui se font buter par leurs « frères ».
      Bienheureuse et vertueuse hypocrisie.
      A genou et repentons-nous.

        +9

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      • Cyd // 09.06.2020 à 00h12

        Ok on apporte les mêmes données

        Vous en tirez les conclusions qui vous plaisent, et picétou

          +2

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  • michmich // 08.06.2020 à 19h31

    Le gouvernement et en premier lieu Castaner vit dans la hantise d’une défection des forces de l’ordre depuis la très longue crise des gilets jaunes (où on est quand même vraiment pas passé loin…). La police en particulier est un corps dont il est urgent de prendre grands soins. Elle est donc en position de force, plus intouchable que jamais, et ça, ça n’augure rien de bon.

      +6

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    • Alfred // 08.06.2020 à 21h23

      Cepafo. Mais il ne faut pas sous estimer la bêtise et la rapacité de ceux qui nous gouvernent. Ils sont très bien capable de maltraiter les flics par habitude et tirer sur la corde sans savoir s’arrêter jusqu’à la rupture. Ils ont surtout la hantise d’en lâcher trop. Un jour ils ne prendront pas assez de marge et ça leur claquera à la trogne.

        +7

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  • MIZZGIR // 08.06.2020 à 21h59

    Prenons les choses par le petit bout de la lorgnette : dans une PRISON française, par exemple, donc en théorie un endroit confiné et étroitement surveillé, dans un état supposé de droit, toutes sortes de choses illicites circulent (drogues diverses, moyens de communication non autorisés, trafics en tous genres, armes éventuellement, etc. etc.), et toutes sortes de comportements interdits y ont cours (pressions, harcèlements, viols, passages à tabac, pas forcément par les surveillants, mais de détenus à détenus, etc. etc.). C’est juste un fait, dont l’actualité témoigne régulièrement.
    DONC, je vous le demande, si dans un milieu tel qu’une p***** de PRISON, il n’est pas possible de faire respecter un minimum la LOI – sans bien entendu parler de maltraiter les détenus, loin de moi cette idée – comment voulez-vous donc qu’on puisse le faire dans la société civile ? Par quel miracle les racailles rentreraient-elles donc dans le rang, et pourquoi les policiers se comporteraient-ils donc correctement ?
    Il faut commencer par remettre de l’ordre localement, dans des environnements précis (une prison, dans mon exemple, ou bien un quartier, ou bien un commissariat ou une unité de police, un village, une ville, une association, etc.), puis ensuite remonter la pyramide : principe de subsidiarité, on ne délègue à une échelle supérieure que si on ne peut faire autrement. Les étages supérieurs ne sont là que pour harmoniser le processus, pas pour décider : c’est la base qui décide, en connaissance de cause, de ce qui marche ou pas. Sinon point de salut. Mais nous en sommes loin.

      +6

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    • Cyd // 09.06.2020 à 00h11

      Dans l’idéologie moderne, le problème n’est pas la délinquance mais la prison

      Regardez comment « ils » ont lestement vidé les prisons en prenant prétexte du covid19, et qu’ils s’en félicitent
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/05/26/crise-du-covid-19-une-occasion-historique-pour-les-prisons_6040768_3232.html

      Regardez comment Rockaya Diallo estime récemment que la délinquance dans les banlieue c’est parce que la police contrôle plus qu’ailleurs (« Plus il y a de contrôles de Police, plus on constate d’infractions, c’est logique »)

      Regardez nos indigénistes demander la suppression de la police

      D’où pas d’argent pour construire, rénover, garder les prisons, puisque tout va dans le « préventif »
      Ouvrir une école (qui sera brûlée dans une émeute) c’est fermer une prison (parait il)

        +4

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      • MIZZGIR // 09.06.2020 à 01h25

        Je suis d’accord avec vous, mais à quoi bon faire des prisons si la loi n’y est pas respectée non plus ? C’est tout de même un comble ! Et si même dans un endroit aussi circonscrit que la prison la loi n’est pas respectée, comment voulez-vous qu’elle le soit ailleurs ?

          +2

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        • Cyd // 09.06.2020 à 13h00

          C’est la procédure habituelle, on déglingue le système en l’affamant, puis on dit qu’il faut le supprimer puisqu’il ne marche pas
          C’est pareil avec l’école, le bac, la sécu, bref tout ce qui est collectif et qui rappelle l’Etat

          Par contre, pour les banques, quand ca se déglingue, il n’est pas question de les supprimer

            +4

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    • marc // 09.06.2020 à 02h38

      Le problème, c’est la Justice, j’ai été attaque 6 fois dans mon magasin ED L’épicier dans le 18 eme et 19 eme, au bout de 2 heures de garde a vous, ils ont étés relâchés, aucuns n’a étés condamnes.

        +5

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  • Olivier78 // 10.06.2020 à 21h10

    En France la police dépend d’une seule ligne hiérarchique qui part de Macron, passe par Castaner et Nuñez, et descend ainsi jusqu’au keuf de base.
    Au U.S, rien de tout cela. Quand un chef flic met le pied à terre et demande pardon, il est bien probable qu’il a l’accord au moins tacite de son chef, le Maire.
    En France, rien de tout cela n’est possible. Le petit doigt sur la couture du pantalon est la seule stratégie qui puisse conduire à une belle carrière.

      +1

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