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7.juin.20207.6.2020 // Les Crises

Camélia Jordana : le débat sur les violences policières n’aura pas lieu

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Source : Acrimed – Frédéric Lemaire

Il a suffi de deux phrases, prononcées par Camélia Jordana lors de l’émission « On n’est pas couché », le soir du 23 mai sur France 2, pour mettre le feu aux poudres. Deux phrases où la chanteuse et actrice évoque, avec des mots forts, la défiance et la crainte que suscite la police. L’occasion de poser la question des violences policières ? Non pas. Plutôt de multiplier les invitations des syndicats policiers et de responsables politiques les plus droitiers… Et de substituer au débat une véritable opération de maintien de l’ordre symbolique.

Deux phrases, donc, qui sont à l’origine d’une de ces « polémiques » dont les grands médias ont le secret [1]. La première fait référence au racisme et à la violence de la police : « Il y a des hommes et des femmes qui se font massacrer quotidiennement en France, tous les jours, pour nulle autre raison que leur couleur de peau. » La seconde évoque la crainte que suscitent les policiers : « Il y a des milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic, et j’en fais partie ».

Se prononcer sur la pertinence des propos de Camélia Jordana ne relève pas de la critique des médias. S’interroger sur leur traitement médiatique, oui. Pour en juger, nous avons étudié en détail les programmes des trois principales chaînes d’info en continu le lundi 25 mai. La réponse est sans surprise : ces propos n’ont été que prétexte à ouvrir une énième « polémique » stérile. Commentées en long et en large, les paroles de la chanteuse ont été l’objet de condamnations unanimes des éditocrates. Auxquelles se sont jointes les protestations des syndicats de policiers et de représentants politiques de droite et d’extrême droite, plébiscités sur les plateaux. Quant aux rares invités souhaitant ouvrir le débat sur les violences policières, ils se verront opposer des rappels à l’ordre cinglants.

Condamnations (presque) unanimes sur CNews

La palme du maintien de l’ordre revient sans conteste à CNews. Les propos de Camélia Jordana y ont été largement commentés tout au long de la journée du 25 mai. Avec à la clé, un défilé de représentants de syndicats policiers : pas moins de cinq sur l’ensemble de la journée [2]. Des invités politiques unanimes dans leurs condamnations, parmi lesquels une majorité de représentants du RN [3]. Mais ce sont peut-être les éditorialistes et consultants « maison » de CNews qui sont parmi les plus vindicatifs à l’égard des déclarations de Camélia Jordana. Florilège :

Brigitte Milhau (« Punchline ») : « Je trouve ça indécent […] Je ne comprends pas comment on peut attiser cette haine avec des propos sortis de nulle part, les mots étaient forts, d’une violence inouïe, comment peut-on laisser dire ça ? »

Jean-Claude Dassier (« Punchline ») : « Il y a des propos qu’on peut tenir, et d’autres qu’on ne devrait pas pouvoir tenir […] Ce genre de propos ne devrait pas pouvoir passer ».

Élisabeth Levy (« L’heure des pros ») : « J’ai envie de dire à Camélia Jordana qu’il y a des millions de gens qui ne se sentent pas du tout en sécurité quand ils sont face à une racaille. »

Ivan Rioufol (« L’heure des pros 2 ») : « Cela revient à déverser un bidon d’essence sur un site qui est enflammé, on ne va pas faire un dessin pour dire aujourd’hui l’état d’insurrection quasi-permanente dans certaines cités ».

Gilles-William Goldnadel (« L’heure des pros 2 ») : « C’est du racisme anti-flic […] qui peut-être, allez savoir, cache un racisme anti-français. Moi je prétends que sous le racisme anti-flic, y a du racisme anti-français, et sous le racisme anti-français, y a du racisme anti-blanc ».

Charlotte D’Ornellas (« Soir Info ») : « Il y a des victimes qui n’intéressent pas ces militants politiques, ce ne sont pas les victimes qui les intéressent, c’est leur logique à la fois indigéniste et anti-flic. »

Et pourtant au cours de l’émission « Punchline », un pavé est jeté dans la mare des condamnations unanimes : un sondage-minute réalisé par la chaîne sur les réseaux sociaux, qui donne une majorité de répondants « pas choqués » par les propos de Camélia Jordana.

Ça vaut ce que ça vaut, mais tout de même de quoi faire bégayer le représentant du syndicat des commissaires de la police nationale sur le plateau. Y aurait-il donc, à travers les propos de la chanteuse, un véritable débat qui se poserait, notamment sur la question des violences policières ?

En tout cas, il n’aura pas lieu sur CNews. Car les animateurs et éditorialistes veillent à rappeler à l’ordre les rares invités qui s’essaieront à aborder la question. Ils seront deux : le rappeur et producteur Rost, et l’avocat de SOS racisme Patrick Klugman. Tous deux amenés à se défendre contre le reste des invités, et parfois l’animateur lui-même.

Tout en condamnant les propos de Camélia Jordana, Patrick Klugman tentera tant bien que mal, dans « Soir Info », d’évoquer la question des violences policières face à Charlotte D’Ornellas, Sébastien Chenu (RN) et Frédéric Descrozailles (LREM). Dans l’édition du soir de « L’heure des pros », le rappeur Rost devra quant à lui non seulement répondre aux attaques de Gilles-William Goldnadel, du représentant du syndicat de police ou d’Ivan Rioufol ; mais également faire face à l’hostilité de Pascal Praud qui tour à tour le coupe, tourne en ridicule, et recadre sèchement. Et conclut l’émission en enfonçant le clou :

Quand c’est quelqu’un d’autre qui dit quelque chose avec lequel vous n’êtes pas d’accord, vous ne dites pas que c’est maladroit, vous dites que c’est une honte, vous dites tribunal, vous dites CSA, vous dites etcetera etcetera. Il y a deux poids deux mesures ! Mais là comme ça vous arrange vous dites c’est maladroit. C’est pas maladroit ! C’est juste un propos haineux. C’est tout.

Décidément ce lundi sur CNews, un seul débat était à l’ordre du jour… sur le « racisme anti-flic ». Un terme absurde, qui n’aura visiblement choqué aucun des nombreux arbitres des élégances langagières ayant défilé sur la chaîne d’info. Dans cette démonstration de non-débat, le « rapport de force » donne le vertige : deux invités essayant d’expliquer les propos de Camélia Jordana ; contre une vingtaine d’invités et d’éditorialistes refusant toute discussion et exhortant à une condamnation sans appel.

Même musique sur BFM-TV et LCI

Sur BFM-TV et LCI, c’est la même musique – même si les deux chaînes d’information ont beaucoup moins traité la « polémique ». Dans l’émission matinale de Thomas Misrachi sur BFM-TV, c’est Laurent-Franck Lienard, avocat spécialiste dans la défense des forces de l’ordre, qui interviendra, sans contradicteur, pour condamner les propos de Camélia Jordana. Il sera le seul invité du jour à s’exprimer spécifiquement sur le sujet. Les éditorialistes « maison » de la chaîne ne manqueront cependant pas de commenter les propos de Camélia Jordana, le soir même dans l’émission « Vivre avec ». Ainsi Laurent Neumann nous livre-t-il sa docte analyse :

Il faut aller dans le dictionnaire pour aller voir la définition du mot « massacrer » : action de tuer avec sauvagerie et en grand nombre, de tuer indistinctement une population animale ou humaine, soit en partie, soit complètement. Une fois que vous avez la définition de « massacrer », les propos de cette comédienne, chanteuse qui par ailleurs a beaucoup de talent, sont absolument nuls et non avenus, point.

Une pénible leçon qui omet cependant une des possibilités de la langue française : l’emploi de l’hyperbole. Quoi qu’il en soit, on peut s’étonner que l’éditorialiste n’ait pas, à notre connaissance, formulé la même analyse lorsqu’Emmanuel Macron dénonçait, en octobre 2017, qu’on « massacre » les riches en les taxant [4]. Toujours est-il que son analyse est partagée par Alain Duhamel, puis par Anna Cabana, qui approuve la condamnation des propos de la chanteuse par le ministre de l’Intérieur :

Bien sûr c’est faire beaucoup d’honneur à cette comédienne chanteuse que de lui répondre publiquement, mais d’abord cette affaire avait beaucoup de relief sur les réseaux sociaux, et il ne pouvait pas laisser les flics tous seuls, il avait derrière lui les flics qui poussaient et qui disaient « il faut que notre ministre nous défende, on est attaqués sauvagement, publiquement. »

Pour ne pas dire « massacrés » ! Qu’en pense le dictionnaire ? Sur LCI, enfin, un miracle se produit dans l’émission « Audrey and Co », en fin de matinée : un représentant de la police confronté à un contradicteur ! En la personne de Dominique Sopo de SOS Racisme, qui ne manquera pas de relever les difficultés qu’il y a à poser le débat sur les violences policières, sur le racisme dans la police, dans les médias :

Nous sommes face à une personne qui exprime une émotion qui ne peut jamais s’exprimer dans la moindre sérénité parce que dès qu’on l’exprime, voici le feu roulant de « les policiers ont un métier difficile » ; parce que vous comprenez, les noirs et les arabes qui expliquent qu’il y a du racisme dans la police sont des idiots et ne savent pas que policier est un métier difficile […] Elle parle de massacre et donc on va précisément s’attacher sur ce mot-là, pour ne pas traiter du problème qu’elle évoque, qui est celui du racisme dans la police […]

Dominique Sopo fera tout de même l’objet de plusieurs rappels à l’ordre, dont cette tirade d’Élizabeth Martichoux :

Si vous-même, en tant que SOS Racisme, vous n’êtes pas capable de condamner l’usage de ce mot… Non mais dites-le, on ne l’entend pas ! Vous dites, c’est une petite maladresse. C’est un mot qui dans un contexte de tension majeure entre les jeunes des quartiers et les flics n’est pas supportable. Il faut d’abord le condamner et ensuite dire la question de fond, c’est pas qu’elle a dérapé, c’est la question du racisme.

Ainsi sur les trois principales chaines d’information en continu, le débat sur les violences policières n’aura pas eu lieu. Plusieurs facteurs y ont contribué. Tout d’abord le choix fait, particulièrement sur CNews et BFM-TV, d’inviter pour commenter les propos de Camélia Jordana des intervenants policiers ou proches de la police, consultants sécurité ou responsables politiques de droite ou d’extrême-droite. Où sont les représentants des collectifs et associations anti-racistes ? A l’exception de Dominique Sopo sur LCI, ils sont absents des plateaux.

Où sont les représentants des collectifs et associations luttant contre les violences policières ? Tout se passe comme si leur parole était illégitime. Même les responsables politiques de gauche semblent, sur la question, ne pas avoir droit au chapitre. Dès lors le périmètre du débat est déjà largement balisé. Et comme si cela ne suffisait pas, s’y ajoutent les interventions orientées des animatrices, animateurs, éditorialistes et autres consultants qui semblent, une fois de plus, se vivre comme des gardiens de l’ordre symbolique.

Une tâche que certains tentent, tant bien que mal, de maquiller en anticonformisme. Ainsi Pascal Praud affirme sans rire que Camélia Jordana « a dit quelque chose que plein de gens veulent entendre dans la société médiatique ». Et de dénoncer « une petite caste de journalistes et de médias qui sont dans cette pensée-là. » Mystérieuse « société médiatique » en vérité, qui s’est faite pour le moins discrète sur les chaînes d’info…

Et bien ailleurs, comme sur le plateau de Cyril Hanouna, dont les moqueries mesquines à l’encontre de Camélia Jordana ont fait les titres de nombreuses publications. N’en déplaise à Pascal Praud, dans le petit cirque médiatique dont il est un des pitres atitrés, il est de bon ton de railler les propos de la chanteuse, pour mieux taire le débat. Nouvelle démonstration d’un journalisme de maintien de l’ordre qui, ce lundi 25 mai, a sévi à plein sur les chaînes d’info.

Notes

[1] À noter que ces deux phrases, largement montées en épingle sur les réseaux sociaux, ont souvent été sorties de leur contexte. On peut lire une partie de l’échange entre Camélia Jordana et Philippe Besson sur le plateau de « On n’est pas couché » dans cet article sur le site de France Inter.

[2] Stanislas Gaudon, Alliance Police Nationale (Journal de 6h30) ; Rocco Contento, Unité SGP Police Paris (La Matinale, 7h50) ; Denis Jacob, Alternative Police (Morandini Live, 10h44 et 15h14) ; David Le Bars, syndicat des commissaires de la police nationale (Punchline, 17h25) et David-Olivier Reverdy, Alliance Marseille (L’heure des pros, 20h15)

[3] Jean Messiha, du RN (L’heure des pros, 10h28) ; Philippe Juvin de LR et Julien Dray du PS (Punchline, 17h30) ; et Frédéric Descrozailles de LREM et Sébastien Chenu du RN (Soir Info, 22h08).

[4] Comme l’a souligné un facétieux utilisateur de Twitter.

Source : Acrimed – Frédéric Lemaire

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Commentaire recommandé

jean-pierre.georges-pichot // 07.06.2020 à 08h19

Violences policières : si le débat n’a pas lieu, c’est que la question semble réglée d’avance. Les violences policières n’existent pas : c’est une décision du ministre de l’Intérieur. En même temps elles sont légitimes. Vu de Sirius, le constat est différent et il faut faire un peu d’histoire et de philosophie politique. Lorsque Nicolas Sarkozy s’est assis sur le vote populaire avec le Traité de Lisbonne, il a inauguré une nouvelle séquence historique : un seuil était passé dans le mépris du principe démocratique. Gouverner contre le peuple signifie inéluctablement manipulation, censure et répression. Vals-Hollande ont prolongé la tendance : fin du droit de manifester pacifiquement. Agression systématique des cortèges ordonnée d’en haut. Avec Macron et les Gilets jaunes, le phénomène s’accuse : le pouvoir devient entièrement dépendant de sa police. Il a besoin de creuser un fossé entre police et population pour exclure le risque d’une fraternisation. La mise en avant des éléments fascisants et la valorisation des comportements brutaux (Lallement, Benalla, noyade de Nantes, affaire Legay etc.) en découlent inéluctablement.

77 réactions et commentaires

  • Océan de sagesse // 07.06.2020 à 07h04

    Tout le monde déteste la police , éborgner les malheureux qui réclament une vie décente est le moindre de leurs délits !

      +19

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    • florian lebaroudeur // 07.06.2020 à 09h49

      Il ne faut pas pour autant tomber dans l’extrémité. Si la police est détestable, on est bien content de pouvoir composer le 17 quand notre vie est en jeu.
      Comme dans la plupart des secteurs, la police a également subi de plein fouet les réductions d’effectifs et la précarisation de leur métier. Quoi qu’on en disent, ce sont des êtres humains comme nous qui ont une vie, une famille, des factures à payer. Derrière leur uniforme et leur stature de Robocop, ce sont des normaux avec leurs qualités et leurs défauts.
      Ceux qui rêvent d’un monde meilleur sans cruauté, sans violence, sans méchanceté ressentent forcément un profond dégoût en voyant des hommes chargés de la sécurité car ils sont l’incarnation même de ce qu’ils voudraient voir disparaitre. En attendant il faut bien du personnel pour arrêter et emprisonner des vraies criminels qui n’ont hélas pas tous la pancarte excusant du pauvre malheureux, même si il faut dire que les plus grands criminels de ce monde sont ceux qui n’ont rien à craindre de la police et qui peuvent même s’en servir pour couvrir leurs méfaits.

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      • ellilou // 07.06.2020 à 15h36

        « …quoi qu’on en disent, ce sont des êtres humains comme nous… » loin de moi l’idée de leur dénier l’humanité qui nous lie mais ils restent néanmoins des gens armés, surprotégés en manifestation et assermentés, donc potentiellement dangereux et dont la parole vaut toujours plus et mieux que la mienne, la vôtre ou celle de n’importe lequel de nos concitoyens. Que ceux parmi les flics qui s’offusquent et trouvent indigne le comportement des plus violents et racistes d’entre eux osent enfin l’ouvrir et dénoncer ces sombres m…..s quelle que soit leur place dans la hiérarchie 🙁

          +12

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  • jean-pierre.georges-pichot // 07.06.2020 à 07h18

    Sur l’hyperbole : oui ! Il est d’ailleurs amusant de voir ces journalistes épingler le mot « massacrer », effectivement utilisé comme hyperbole assez courante pour « pénaliser », « gêner » ou « harceler », alors que les mêmes ne sont pas capables d’annoncer une interruption du trafic aérien sans dire que les avions sont « cloués au sol », une grève des dames-pipi sans dénoncer une « prise d’otage », la parution du dernier livre de François de Closet sans célébrer « un constat terrifiant mais génial sur l’état de nos finances publiques », et diraient sans doute que « Bercy va droit dans le mur en marchant sur la tête » si l’on s’avisait de réduire leur avantage fiscal spécifique…..

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    • Francois Marquet // 07.06.2020 à 10h37

      Oui, « l’hystérisation » du débat fait partie de la propagande/manipulation
      https://www.thinkerview.com/christophe-stalla-bourdillon-propagande-et-contre-propagande/ (et accessoirement fait vendre)
      Sans vouloir refaire le film, et en restant sur la forme, titrer « rebelle anti-système ou mégalomane sans éthique » n’était-il pas une hystérisation de l’intéressant débat méthodologistes/cliniciens?

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    • Valmeysien de Bouvines // 08.06.2020 à 01h08

      Jean-Pierre,

      Ces hyperboles sont faites pour la propagande (pas péjoratif je précise) et ne donnent pas une représentation correcte de la réalité. Donc déjà pour toute discussion sérieuse elles sont à rejeter.

      Mais si on accepte l’idée que, par pragmatisme, c’est le devoir moral des activistes de manipuler les masses avec une rhétorique hyperbolique (ou euphémisante selon le cas), alors on doit se demander : vers quelles conclusions opérationnelles nous amène ce morceau de propagande ?

      La propagande de BLM et cie aura pour conséquence directe de placer la question raciale au coeur du débat à un moment critique sur le plan socio-économique où les mécanismes du bouc émissaire peuvent s’activer.
      Je vois ces conséquences advenir : mise en avant des revendications raciales, désolidarisation des travailleurs sur la base de la race, déclenchement des mécanismes du bouc émissaire sur base raciale, réaction autoritaire voire fascisante.

      Le fait que toute la superstructure nord-américaine (excepté Trump) soutienne BLM et la colère du lumpen noir américain devrait vous alerter.

      Donc non si un morceau de propagande par l’hyperbole finit par provoquer assurément la réaction autoritaire voire fasciste, c’est le devoir de l’activiste sérieux de comprendre la manoeuvre que « mène » la classe dirigeante et de re-dévier la colère vers la classe dirigeante elle-même.

      Combien de fois devra-t-on constater que les gauchistes (pas les coco je précise) sont de naturels briseurs de l’unité du peuple, avant d’arrêter de les prendre au sérieux.

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      • Crapaud Rouge // 08.06.2020 à 06h57

        « Ces hyperboles (…) ne donnent pas une représentation correcte de la réalité » : heu… mais vous raisonnez comme les adversaires de Jordana sur les plateaux télé. Il fallait être un véritable idiot pour ne pas saisir le sens hyperbolique du mot « massacre » dans ce contexte. Il est évident que la police n’a massacré personne depuis le 17 octobre 1961, de sorte que Jordana n’a pas pu utiliser le mot dans son sens propre. Mais ils ont eu le culot hallucinant de faire semblant de ne pas le voir.

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        • Valmeysien de Bouvines // 08.06.2020 à 11h02

          J’ai compris.
          On accepte l’hyperbole ici, mais on la refuse là-bas.
          C’est de la propagande, et vous pouvez accepter ce jeu si vous voulez, peu importe. Je considère qu’une discussion sérieuse devrait se passer de ces procédés autant que faire se peut. Et si ce n’est pas votre avis alors vous ne pourrez pas vous plaindre quand les mêmes médias parlent de « prise d’otage » lors d’une grève, car ça revient à la même chose : un délire et ça hystérise le débat. Mais je suppose que, dans ce cas, vous allez trouver que l’exagération est « dangereuse ». Et pourquoi ? Eh bien parce que tacitement elle criminalise l’acte de faire grève ce qui peut justifier une répression car après tout il faut bien nous libérer des « preneurs d’otages ».

          Autrement dit : si on veut évaluer moralement un acte de propagande on n’examine pas vraiment s’il reflète correctement la réalité mais plutôt les conséquences concrètes que cet acte de propagande pourrait entraîner dans le débat public, en l’occurence cet acte de propagande consiste à dire qu’en France la police « massacre » des citoyens en fonction de leur couleur de peau. C’est aussi vrai que les syndicats « prennent en otage » les usagers. Moralement j’explique dans le reste de mon commentaire que même compris comme une hyperbole, même en tant que morceau de propagande, ce n’est pas de la bonne propagande car les conséquences concrètes de cet acte de propagande sont mauvaises.

          Je le dis dans mon commentaire auquel vous répondez alors je ne vois pas bien où est le désaccord.

            +5

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      • JLR72 // 08.06.2020 à 17h07

        Mal nommer les choses, c’est ajouter du malheur au monde…(d’autant plus sur un sujet aussi clivant)

          +4

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  • pseudo // 07.06.2020 à 07h20

    le sujet n’est pas cette polémique stérile qui ne changera pas la nature humaine qui s’évertue à différencier ceux qui en sont de ceux qui n’en sont pas. Le sujet c’est cette police marionnette qui n’a pas de compte à rendre et répond aux ordres d’une classe politique qui s’en sert, désormais, pour s’acheter une image auprès de l’électorat de droite… Tantôt elle faisait régner le désordre et la désolation dans les manifs gilet jaune, protégeant ainsi les gouvernants de la débacle. Avant cela elle cassait déjà des bouches sans représailles ni judiciaire ni civil, et peut être même, gratuitement. D’ici à quelques années on découvrira que payer un pot de vin est devenu une banalité dans ce pays.

      +30

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  • EugenieGrandet // 07.06.2020 à 07h42

    Les émissions de Cnews sur le changement climatique suivent la même logique: 5 climato-septiques (aucun scientifique, uniquement des chroniqueurs.euses ) dont l’animateur pour un ou une seule invitée capable (car background scientifique) d’expliquer les enjeux.
    Évidemment, ce pauvre invité est ridiculisé.

    Assez étonnant que le CSA ne regarde pas de plus prêt cette « pluralité » de l’information. Cela dit, il mettrait peut-être un avertissement, puis au bout de 10 avertissements il mettrait un blâme. Et au bout de 10 blâmes, ce serait une réprimande; au bout de 10…..

      +26

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  • jean-pierre.georges-pichot // 07.06.2020 à 07h45

    Pascal Praud : parmi les chiens de garde de l’oligarchie prédatrice, beaucoup sont plus bêtes que méchants. Anne-Elisabeth Lemoine et son aéropage de blondasses et de petit marquis sont un cas d’école. Pour eux, les privilèges vont de soi, et n’ayant jamais rien connu d’autre, ils ne les sentent même plus. Sous un air soigneusement cultivé de bêtise (les lunettes roses de Simplet !) , Praud est en fait un des plus pernicieux. On voit qu’il veut se mettre du côté du peuple, ce qui pour lui signifie se faire encore plus gros et bête qu’il n’est naturellement. Mais c’est difficile et tout le monde n’a pas le naturel d’Hanouna dans ce registre. Je n’ai pas vu les débats ici rapportés, car je ne séjourne jamais longtemps devant ce genre de pantalonnades : mais je suis triste pour Charlotte d’Ornellas et Ivan Rioufol qui me font l’effet d’être intellectuellement honnêtes s’ils ont pu se joindre au lynchage de la chanteuse sans apporter un minimum d’analyse intelligente et objective dans le débat.

      +21

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    • Séraphim // 07.06.2020 à 08h34

      J’ai cru comprendre qu’il tenait sa vertu dite ‘du peuple’ par la grâce extraordinaire de sa pratique antérieure du « football news ». Si vous êtes foot, vous avez tous les blanc-seings. Vous êtes nécessairement antiraciste (et pour cause), anti anti-genre (suffit de rajouter 2 fois/an un vague éloge du football féminin), pro « talents », anticommuniste (au vu des rémunérations des dits « talents »), pour la « paix » et autres contes de fées. Il semble aussi s’être rajouté une importante médaille depuis la crise Corona: celle de l’hypocondrie profonde. Très important désormais pour être crédible

        +8

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  • jean-pierre.georges-pichot // 07.06.2020 à 08h19

    Violences policières : si le débat n’a pas lieu, c’est que la question semble réglée d’avance. Les violences policières n’existent pas : c’est une décision du ministre de l’Intérieur. En même temps elles sont légitimes. Vu de Sirius, le constat est différent et il faut faire un peu d’histoire et de philosophie politique. Lorsque Nicolas Sarkozy s’est assis sur le vote populaire avec le Traité de Lisbonne, il a inauguré une nouvelle séquence historique : un seuil était passé dans le mépris du principe démocratique. Gouverner contre le peuple signifie inéluctablement manipulation, censure et répression. Vals-Hollande ont prolongé la tendance : fin du droit de manifester pacifiquement. Agression systématique des cortèges ordonnée d’en haut. Avec Macron et les Gilets jaunes, le phénomène s’accuse : le pouvoir devient entièrement dépendant de sa police. Il a besoin de creuser un fossé entre police et population pour exclure le risque d’une fraternisation. La mise en avant des éléments fascisants et la valorisation des comportements brutaux (Lallement, Benalla, noyade de Nantes, affaire Legay etc.) en découlent inéluctablement.

      +111

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    • Fritz // 07.06.2020 à 08h53

      Et pour que le débat n’ait pas lieu, on détourne l’attention sur la dimension raciale.
      Qu’il s’agisse des « antiracistes » à sens unique ou des réacs à l’aise comme Rioufol, Elisabeth Levy, Eric Zemmour, etc., qui se présentent comme des rebelles en miroir, mais en studio et devant micros et caméras.

      George Floyd a été étranglé au bon moment : son meurtre permet de diviser le peuple et de faire oublier Cédric Chouviat (2020), Philippe Ferrières (2019), Zineb Redouane (2018), Abdelhakim Ajimi (2008), etc., sans oublier les dizaines de Gilets jaunes estropiés ou éborgnés.

        +38

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      • gracques // 07.06.2020 à 09h50

        C’est peu être l’occasion de s’en souvenir non ?
        Qui divise ?

          +4

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        • JLR72 // 08.06.2020 à 17h19

          Article que je trouve lamentable.
          Une liste de morts/blessés sans prendre en compte le contexte.
          Prenons l’exemple d’Adama Traoré.
          Présenter l’affaire comme un jeune homme noir mort aux mains de la police; ou comme un multirécidiviste qui n’a pas obtempéré avec la police, qui s’est enfuit à 2 reprises et débattu et qui est décédé 2h après son interpellation; c’est bien différent.
          Cet article vise à manipuler car sa conclusion est que les policiers ont tué parce que les interpellés étaient noirs ou arabes.

            +6

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      • Jean-pierre .georges-pichot // 07.06.2020 à 19h17

        Non. On n’oublie rien. Une pensée aussi pour le boxeur gitan, Dettinger, dans la lignée des premiers héros de la résistance. Ceux qui essayent de diviser le peuple n’ont pas gagné d’avance.

          +14

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  • Fabrice // 07.06.2020 à 08h23

    Normal car si on revient sur la violence au quotidien, il faut à terme revenir sur les violences lors des manifestations des gilets jaunes, des infirmiers/soignants, du 1er mai des violences qui de marginal deviennent ordinaire.

    A terme c’est surtout remettre en cause l’IGPN, la hiérarchie, les donneurs d’ordres politiques qui poussent à la confrontation pour démotiver et décrédibiliser les manifestants.

    On a vu pendant la crise du Covid19, les stocks de lacrymogène, LBD, drones de surveillance etaient bien plus facile à acheter et à approvisionner que les masques, les tests,…
    https://blogs.mediapart.fr/marugil/blog/180320/en-france-na-pas-de-masques-mais-des-grenades-de-desencerclement

      +34

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  • calal // 07.06.2020 à 08h50

    une hypothese interressante soulevee ou reprise par le site dedefensa:
    https://www.dedefensa.org/article/esclavage-et-planche-a-billets
    https://www.rt.com/op-ed/490966-biden-promises-trillions-in-reparations-for-black-americans/

    extraits:
    « Robert Bridge la présente dans le texte ci-dessous sous l’angle du point de vue du candidat démocrate Joe Biden, qui a été l’objet d’une demande directe d’un élu Africain-Américain devant une assemblée démocrate de la même communauté, – en lui mettant le marché en mains sans la moindre ambiguïté : “Si vous voulez que les Noirs votent pour vous, il faut passer à la caisse”. »

    « Les riches dirigeants de la communauté noire, ceux qui sont déjà dans les 1% d’au-delà de la couleur de peau, comme le milliardaire Robert Johnson, ont déjà fait leur compte : les 40 millions d’Africains-Américains de la communauté noire s’estimeront dédommagés et enterreront la hache de guerre aussi vite que disparaîtront, comme par un miracle de la bonne bienpensance, le racisme et les “privilèges blancs”, lorsque $14 000 milliards leur seront versés comme dédommagement pour les quatre siècles d’aventure esclavagiste. »

    Tout le monde veut sa part de l’argent des banques centrales ? Tout est il a vendre et a acheter?Les promesses n’engagent elles que ceux qui y croient?

      +10

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    • Narm // 07.06.2020 à 11h42

      un peu comme d’autres l’ont reclamé et obtenu il n’y a pas si longtemps
      comme un « humoriste » bani le reclamait en France. Pourquoi discriminer une communauté et pas une autre ?

      mais toutes ces histoires de « rev oltes » ne sont que des printemps ara bes et autres,
      organisés occuper l’espace mais surtout pour occulter le fond

        +7

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  • jean-pierre.georges-pichot // 07.06.2020 à 08h50

    Sur l’angle anti-raciste dans le débat sur les violences policières : il s’impose conjoncturellement par importation transatlantique. Retombée lointaine du 6 juin 44 et des accords Blum-Burns qui ont organisé notre colonisation culturelle et économique. Sur ce point, les ‘contestataires’ du sous-système de domination impérialiste blanc français bénéficient de son chapeautage par le système dominant nord-américain, et renforcent ce dernier en affaiblissant la résistance résiduelle représentée par l’État français et ses intérêts provinciaux. Ruse de l’histoire qui aurait ravi Hegel. On accuse la police de racisme. Elle l’est forcément, car le racisme est une donnée anthropologique de base, active universellement. Or l’immigration de masse a réalisé en France une situation néo-coloniale. Mais en l’occurrence, l’épisode Gilets jaunes a rappelé que le racisme n’était pas l’aiguillon nécessaire de la brutalité la plus extrême. On éborgne bien les Français de souche ! Insister sur la dimension « crime raciste » représente donc un risque de rétrécissement de la base de propagande et d’action contre le fascisme qui monte.

      +30

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    • ellilou // 07.06.2020 à 15h41

      « On éborgne bien les Français de souche ! » on (la police protégée par sa hiérarchie elle-même couverte par le ministère que macron cajole) éborgne surtout les classes populaires (blancs, noirs, la couleur leur importe peu…) qui osent la ramener d’une façon ou d’une autre 🙁

        +10

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      • JLR72 // 08.06.2020 à 17h26

        Ne mettez pas dans le même panier, svp, des GJ qui manifestent pour des droits civiques et davantage de reconnaissance; ou des bavures; que des délinquants qui ne respectent rien ni personne et qui feront tout pour se soustraire à un contrôle de police ou une arrestation.

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        • jean-pierre.georges-pichot // 13.06.2020 à 09h09

          « Ne mettez pas dans le même panier, svp, des GJ qui manifestent pour des droits civiques et davantage de reconnaissance; ou des bavures; que des délinquants qui ne respectent rien ni personne et qui feront tout pour se soustraire à un contrôle de police ou une arrestation. » Le point à souligner, c’est qu’ils sont traités de la même façon. Parce que ce qui domine un corps, ce sont ses moeurs. Ce qu’il s’agit de décrire, parce que c’est ce qui a un effet politique, c’est la mécanique psycho-sociale : la question qui importe, ce n’est pas si l’on a envie de plaindre tel ou tel étranglé ou tel et tel éborgné, un peu beaucoup ou pas du tout. C’est où l’on en est collectivement lorsqu’on a constitué un corps militarisé, solidaire, muni de certaines techniques et d’un certain esprit. C’est une histoire d’apprenti-sorcier. De Gaulle lui-même a failli sauter lorsque les paras d’Algérie, qui venaient de réduire le FLN à quia par la torture et l’assassinat – et ça arrangeait bien tout le monde en métropole parce que l’on avait peur des fellaghas – ont trouvé que sa politique n’était plus la leur. Ce qui arrive à Castaner est la même chose en comédie, comme aurait dit Karl Marx. Mais ce qui est en jeu lorsque la police est travaillée par des courants fascisants et n’obéit plus à personne, c’est la république.

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    • birin // 07.06.2020 à 20h35

      Je ne suis pas sûr que cet angle ne soit que « importation transatlantique », je pense que l’histoire française, européenne même, y joue aussi son rôle.
      La notion de « capitalisme colonial » me semble très pertinente pour nos pays, et explique aussi l’évolution de ce débat.
      https://lvsl.fr/le-capitalisme-colonial-est-en-train-de-devenir-la-regle-internationale-entretien-avec-xavier-ricard-lanata

      Beaucoup de noirs, en France, ne sont pas immigrés, ils sont français « de souche » par le biais de la colonisation et des territoires français d’outremer (je ne connais pas la proportion).
      La brutalité (bestialité souvent) d’état fut importée en métropole, mais appliquée d’abord aux minorités, aux « jeunes de banlieue » par exemple.
      C’est bien « la peur de la police » dont parle Camélia Jordana qui a tué en 2005 les deux gamins, Zied et Bouna, et rien d’autre (ils ont fui la police sans autre raison).

      La grande majorité des GJ ont découvert cette violence d’état, qu’ils ne savaient même pas nommer, qui s’applique maintenant de manière plus générale et méthodique à tous ceux qui ne dînent pas au Fouquet’s les soirs d’élection.
      Mais jusqu’à il y a quelques années, le niveau de bestialité qui vous mutile juste parce que vous manifestez, ou vous tue pour rien, était presque réservé aux minorités.
      Que ce soit par racisme ou simple stratégie, le racisme était alors l’explication évidente.

      Il est temps de comprendre que tous ceux qui, comme moi, ne dînent pas au Fouquet’s, sommes tous les mêmes « bougnoules » aux yeux des « fouquets », peu importe la couleur.

        +12

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      • jean-pierre.georges-pichot // 08.06.2020 à 19h26

        Tout à fait d’accord. Le fait que les méthodes policières ultra-violentes se soient affûtées dans les banlieues avant le retour de flamme sur la France périphérique est une répétition de l’histoire. On cite beaucoup Hannah Arendt, peut-être sans vraiment la lire, car sinon on se souviendrait comment dans ses « Origines du totalitarisme » elle raconte la formation des méthodes, mentalités et personnels du génocide européen dans le champ d’expérience de la colonisation africaine. En Europe, la famille Goering en était à son second génocide après celui des Hereros de Namibie. C’est seulement ‘conjoncturellement’ que le problème français est mis sur la table en raison de notre mimétisme par rapport aux Etats-Unis, et cela soulève des problèmes spécifiques, puisque la position, l’identité, la mentalité, des immigrés en France ont peu à voir avec celles des Noirs américains. Beaucoup serait à dire.

          +3

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        • birin // 08.06.2020 à 23h41

          « On cite beaucoup Hannah Arendt, peut-être sans vraiment la lire ».
          Tu ne crois pas si bien dire, je n’ai pas lu Hannah Arendt (et pas que elle), mais j’aimerais avoir la possibilité, un jour.

          « Beaucoup serait à dire ».
          Merci déjà pour l’exemple Goering, qui modifie l’échelle de la réflexion sur la bestialité de la « der des der », et la « WW2 », et la continuité de la violence institutionnalisée.
          Mais si tu vois d’autres points qui te paraissent importants à connaître, ne te prive surtout pas, moi je suis preneur

          Je comprends bien que la situation française vis à vis des minorités et de l’immigration n’est pas du tout comparable à celle des USA, du fait de l’histoire, mais il me semble que, paradoxalement, les français moyens connaissons et comprenons moins le cas de la France que nous ne connaissons (croyons connaître) le cas des USA.

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          • jean-pierre.georges-pichot // 13.06.2020 à 09h36

            « les français moyens connaissons et comprenons moins le cas de la France que nous ne connaissons (croyons connaître) le cas des USA. » Absolument. Je suis d’accord au mot près. Dans l’Education nationale, on a tendu à vider l’enseignement de l’histoire du contenu événementiel, et donc brouillé les grands repères de notre identité. Dans le même temps, on a fondé l’enseignement de l’anglais langue vivante sur une étude sensationnaliste et superficielle de la civilisation américaine. Résultat : les petits Français ne connaissent plus leur histoire, mais chantent la Marseillaise en se mettant la main sur le coeur, croient qu’ils ont exterminé les Indiens et exploité les Noirs dans les champs de coton…. mais ne comprennent pas grand chose à la mentalité américaine et ne savent pas l’anglais. Cela s’appelle de la colonisation culturelle.

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  • Séraphim // 07.06.2020 à 08h53

    Il y a aussi une importation directe des mentalités américaines. Plus précisément Démocrates américaines, avec le NYT, CNN etc. qui ont surjoué le racisme dans l’affaire Floyd. Démocrates qui n’ont jamais rien fait pour les Noirs, Obama inclus, mais qui geignent sans cesse « racisme », uniquement pour se garantir le vote noir (cf. Biden « si vous votez Trump, vous n’êtes pas noir », dit les yeux dans les yeux à un citoyen noir!). Cette dérive ici et là bas sur le racisme (rampant, dominant ou nauséabond, chacun son hyperbole), permet d’évacuer tranquillement la violence policière, réelle, manifeste, odieuse (sans hyperbole).
    Enfin l’état n’a pas le « monopole de la violence », là aussi une hyperbole indue se cache, il n’y a jamais aucune « violence légitime ». Il peut y avoir une « force légitime » ce qui est très différent, non seulement dans le dictionnaire, mais dans le réel: les arts martiaux utilisent et montrent de la force sans user de violence. La police savait autrefois user de la force sans violence. C’est fini et ça n’est pas excusable

      +19

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  • Santerre // 07.06.2020 à 09h46

    Personnellement , j’ai trouvé police et justice infiniment plus violente et scélérats avec les Français « souchiens »(comme ils disent) à gilet jaune qu’avec la « diversité ».
    Cette semaine encore à Nîmes, 6 mois ferme avec mandat de dépôt pour un retraité à gilet jaune qui osait manifester en violant les règles de confinement. Je n’ai entendu absolument aucune bonne âme s’indigner sur les médias. Paris, Une autre petite manif pépère de CGT spectacle, c’est dire les casseurs, rudement dispersée et dizaines de garde à vue et verbalisation.
    Il ne me semble pas que les manifs des indigènes aient eu un quelconque traitement identique.
    Quant à la racaille quotidienne, avec nos juges et procureurs, même plus besoin d’avocats.

      +44

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    • Catalina // 07.06.2020 à 12h56

      Si vous vous souvenez de la fête de la musique indécente de la macronie, peut-être verrez-vous une certaine cohérence…. macron veut l’ue et encore plus d’ue, il nous a affirmé se mettre au travail contre les travailleurs détachés, soit, cependant, pour ses grands amis du Medef, il favorise l’immigration, normal, son but est de flinguer le smic, que voulez-vous, il ne va pas envoyer sa milice contre les amis-idiots-utiles du mondialisme. Par contre, il va l’envoyer contre l’ennemi de la ploutocratie : les gilets jaunes. Les ordres ne peuvent pas être les mêmes : d’un côté un mouvement contre la haine raciale qui divise bien le peuple et de l’autre un mouvement sans discrimination qui tente d’unir le peuple, pour macron et ses commanditaires, le choix est simple.

        +16

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      • JLR72 // 08.06.2020 à 17h36

        Tout à fait @Santerre et @Catalina;
        1/ les GJ doivent être écrasés car ce sont eux les plus dangereux pour Jupiter
        2/ Assa Traoré et la plupart des manifestants de ce WE furent bien silencieux sur violences faites aux GJ.
        En même temps, à leur décharge, c’est plus « cool » de défendre l’anti-racisme que des « clopeurs de la France profonde et soi-disant antisemites qui roulent au diesel »

          +6

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    • birin // 07.06.2020 à 23h14

      Je ne sais pas ce que tu appelles « racaille quotidienne », j’ai tendance à réserver ce type de qualificatifs à nos autorités et autres prédateurs en col blanc.

      Si tu constates que la police, et la justice, sont bien trop occupées à mater de l’opposant politique ou social pour s’occuper de la simple délinquance, bien venu au club.
      Mais ta manière d’opposer et diviser les lutes des opposants, entre retraité « souchien » ou CGT spectacle, et « indigènes », me semble contre productive pour soutenir les premiers.
      A l’époque où mon père manifestait, où j’apprenais la manif, nous n’avons pas connu le niveau ahurissant de violence policière et judiciaire qu’ont découvert les GJ.
      Mais que les « indigènes » connaissaient fort bien.
      Le comité Adama, et en particulier Assa Traoré, se sont d’ailleurs rapprochés des GJ, ne serais-ce que pour les faire profiter de leur expérience.
      Et les GJ ont apprécié.

      Les juges seront probablement remplacés par de l’IA dans un avenir proche, et les flics par des drones, parce que l’humanité reste un danger pour les fouquets.
      Les plus jeunes, ou leurs enfants, seront peut-être licenciés dans ce remplacement.
      Et le prétexte sera tout trouvé : ils seront détestés par la population qu’ils avaient pour charge de protéger et qu’ils ont maltraité !

      La division, pour les non fouquets (retraité, GJ, racisés, flics, …), il n’y à rien de plus stupide.
      Mais les flics et juges sont probablement ceux qui le comprendront le plus tard, trop tard.
      A mon avis.

        +2

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  • bRuNo // 07.06.2020 à 09h47

    « SOS racisme » a été crée par les socialistes à une époque pour s’assurer le vote des minorités (en promettant par exemple le droit de vote aux immigrés…) car ils savaient dès 1983 qu’ils « trahissaient » les ouvriers qui avaient permis l’élection de Mitterrand. Aujourd’hui encore c’est une coquille vide ultra subventionnée qui ne lutte en rien contre le racisme . C’est un instrument politique.
    Pierre Desproges : »J’adhérerai à SOS-racisme quand ils mettront un S à racisme. Il y a des racistes noirs, arabes, juifs, chinois et même des ocre-crème et des anthracite-argenté. Mais à SOS-Machin, ils ne fustigent que le Berrichon de base ou le Parisien-baguette. C’est sectaire. »

      +41

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  • Nathan // 07.06.2020 à 10h16

    Massacrer = tuer avec sauvagerie et en masse. Et donc il n’y a pas le début du commencement d’une telle sauvagerie de la part des FDO en France à l’égard des habitants des banlieues.
    Il me semble que la saillie de cette femme aurait dû lui valoir une inculpation et un procès, libre à la justice de décider de la peine.
    Impensable de lire un article avec autant de parti pris. Cette publication n’honore pas ce blog.

      +16

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    • ellilou // 07.06.2020 à 15h48

      Son utilisation de ce verbe (vous avez oublié de préciser dans la définition « tuer avec sauvagerie et en masse une population sans défense ») était en lien direct avec le déni qu’elle trouvait en face d’elle, de ces bourgeois qui, n’ayant jamais vécu une telle violence, ne peuvent ni l’accepter, ni la comprendre. Dois-je rappeler ici la magnifique parole de l’homme d’église brésilien Dom Helder Câmara sur les trois violences? Inutile, n’est ce pas…

        +2

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      • RC // 07.06.2020 à 23h08

        « En fait, il y a des hommes et des femmes qui se font massacrer quotidiennement en France, tous les jours, pour nulle autre raison que leur couleur de peau.»
        Ce n’est pas seulement un verbe qu’il faut analyser mais l’ensemble du texte (dans lequel «pour nulle autre raison » occupe une place essentielle).
        C’est alors qu’apparaît la fausseté mensongère d’une telle déclaration.
        Ce qui est dramatique, c’est que les violences — réelles, celles-là, commises par la police deviennent brouillées et noyées par cette déclaration stupide d’une privilégiée du monde du spectacle et des médias.

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      • LowCost // 08.06.2020 à 12h53

        Etant elle même une bourgeoise n’ayant jamais vécu une telle violence, la situation est assez cocasse.

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    • Séraphim // 07.06.2020 à 17h37

      le problème de la police, et des admirateurs qui la soutiennent, c’est son incapacité à aller au-delà du 1er degré. Même pas le degré 1/2…On vient de vous dire que « massacrer » n’était pas à entendre littéralement mais avec un certain degré d’hyperbole. Cherchez hyperbole plutôt que massacrer dans le dictionnaire, vous perdrez moins de temps. Quand les syndicats « prennent en otage » les consommateurs, personne ne vient râler en disant quoi, comment, une prise d’otage, comme à la banque avec des bas sur la tête et des kalachs? Non, on comprend n’est-ce pas? Faites pareil, comprenez!
      Une inculpation et une peine, rien que ça. A quel titre? Au titre de la vexation de la police si forte de sa force d’état qu’elle reste néanmoins susceptible comme une pucelle?

        +9

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      • Valmeysien de Bouvines // 08.06.2020 à 00h34

        Séraphim,

        « Quand les syndicats « prennent en otage » les consommateurs, personne ne vient râler en disant quoi, comment, une prise d’otage, comme à la banque avec des bas sur la tête et des kalachs? Non, on comprend n’est-ce pas? Faites pareil, comprenez! »

        Nan justement c’est débile dans les deux cas, faut arrêter avec les hyperboles car elles donnent une représentation tordue de la réalité et hystérisent le débat.

        Si moi je vous dis « les banques veulent me capturer pour faire un robot-esclave », est-ce que vous me traitez de parano ou bien aurais-je droit à cette même intéreprétation sur-charitable en disant que mon propos est en réalité une critique du système bancaire et de son manque de régulation ?

        Camélia Jordana pense qu’en France la police massacre des gens pour leur couleur de peau. Elle délire, c’est tout. On peut dire ça ET considérérer que les violences policières sont un problème à examiner.

        Mais qu’on le fasse sérieusement.
        Les gauchistes illuminés devraient prendre en compte le fait que les travailleurs sont atomisés (les syndicats ont une prise inexistante sur la population désormais, en particulier aux USA) et que toute la supestructure américaine, à l’exception de Trump, soutient BLM.

        C’est juste un pêtage de plomb du lumpen noir américain dont le ressentiment (que je comprends hein !) est alimenté par la classe dirigeante.

        La colère populaire est déviée du social vers le racial. Ca fait quarante ans que la classe dirigeante américaine fait ça. La ficelle est grosse.
        La suite c’est la réaction autoritaire.

          +5

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  • François // 07.06.2020 à 10h37

    Depuis 30ans, toutes les analyses des maux de la société sont faites par le prisme unique des races, des minorités. On culpabilise, on oblige la majorité a modifier leurs valeurs, leurs modes de vies pour des minorités. Cela crée des frustrations, des malaises permanent entre les minorités créés et la majorité. DIVISER POUR MIEUX REGNER. Devinez qui est a la manœuvre de cette manipulation ? Je vous laisse chercher.

    Rappelez vous qu’avant, les médias, les scientifiques comme les philosophes, les sociologues avaient une approche plutôt global, de classe sociale, de classe d’âge,etc qui avait l’avantage de ne pas diviser la population dans son ensemble mais de les regrouper. Nous parlions de l’analyse d’une population.

    Durant ces 35 dernières années, une machine à diviser, une machine à perdre s’est installé, les jeunes vivent dedans… Il ne faut pas s’étonner que les conflits existent.

    Ne faudrait il pas déconstruire cette machine a diviser ?

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    • florian lebaroudeur // 07.06.2020 à 11h11

      Le comble, c’est qu’on ne parle plus d’intégration sociale mais d’émancipation sociale. Comme si le fait de vous retrouver dans une case parmi une minorité de 1-2% vous rendez plus libre et respecté de tous. Alors qu’en réalité, il s’agit d’un stratagème subtil et d’une promesse empoissonné qui a pour effet de vous coupez de la compréhension et de l’estime des autres.

      .

        +7

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  • Véro // 07.06.2020 à 12h05

    Je recommande l’article « la fabrique politique de la’violence policière. A propos des attaques contre Camelia Jordana ».

      +1

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  • Nanker // 07.06.2020 à 17h10

    « Les émissions de Cnews sur le changement climatique suivent la même logique : 5 climato-sceptiques (aucun scientifique, uniquement des chroniqueurs/euses) dont l’animateur pour un ou une seule invitée capable (car [possédant un] background scientifique) d’expliquer les enjeux.
    Évidemment, ce pauvre invité est ridiculisé ».

    Claire Nouvian n’a eu besoin d’absolument personne pour SE ridiculiser, passer pour une harpie hystérique et faire régresser de 10 ans la cause noble qu’elle défend.
    Et c’était face à Pascal Praud… mais cela aurait pu arriver chez Elisabeth Quin

      +2

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  • cedivan // 07.06.2020 à 17h27

    Ok, la Police peut être violente. Qui prend la place des policiers pour voir ce qu’ils subissent régulièrement ? C’est comme en 40, tout le monde aurait été résistant, n’est ce pas ? Les violences policières indéniables sont simplement le miroir des violences croissantes que la police subie elle-même.

      +4

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    • Séraphim // 07.06.2020 à 17h31

      C’est sûr, les éborgnés, ça pleut chez la police autant que les gaz lacrymos

        +3

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    • tucidid // 08.06.2020 à 00h00

      Puisque vous parlez de la guerre:qui a organisé la rafle du Vel d’Hiv? Et plus près de nous, qui a jeté des Algériens à la Seine? Qui a massacré des manifestants au métro Charonne?

        +2

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  • BOURDEAUX // 07.06.2020 à 17h48

    Si je comprends bien cet article, je devrais m’indigner de ce que les accusations gratuites d’une gamine sur la police n’aient pas immédiatement provoqué un indispensable « débat » sur les violences policières ? On touche vraiment le fond…Je rejoins Nathan : article atterrant, que je ne m’étonne même plus de trouver ici, malheureusement. Olivier, si vous ne trouvez rien à publier le dimanche, ne faites pas les poubelles pour autant, faites plutôt une grass’mat, ça vous reposera …

      +13

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  • grumly // 07.06.2020 à 18h18

    Pendant la 1ere campagne des municipales, un sujet important c’était la police. La 1ere partie du grand débat de LCI sur les municipales de Paris était au sujet de la police. Les candidats faisaient des promesses comme si c’était du ressort du maire. La déclaration de Camelia Jordana relance le sujet de la police à 3 semaines des nouvelles élections, si elle ont lieu. Ça fait partie du jeu médiatique de la campagne électorale de reparler de la police et ça a permis à beaucoup de candidats aux élections de faire des déclarations pour rappeler leur position. Ils pourront la remercier après le 2e tour.

      +0

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  • François // 07.06.2020 à 18h35

    Si l’on doit analyser la vie quotidienne des franciliens sous le prisme des minorités, cela pourrait donner la chose suivante :

    Les pompiers, les aides sociales, les soignants, l’école, les clubs sont des liens entre les différentes minorités.

    Actuellement, on lance les Frigos sur les pompiers pour s’occuper le samedi soir. Les aides sociales est devenu la norme donc pas de reconnaissance vis a vis de la société, les classes d’école est devenu le chahu quotidien et cela ressemble plus à un lieu de garderie, les soignants ont le droit que l’on fracture la voiture pour voler les seringues, les clubs sont représentatifs de la division de la population.

    Tous ces liens qui faisaient la fierté des franciliens ont été fragilisés au fur et à mesure. Il n’y a plus rien de cohérent et de robuste. La police est le dernier rempart entre un conflit inter minorité.

    Je vous invite à regarder le film « écrire pour exister » pour illustrer mes propos. Il est actuellement disponible sur Netflix.

    C’est un vieux film mais il illustre ce qu’il se passe aux usa, en France. Une machine à diviser s’est construite ses 35 dernières années. Il faut en prendre conscience, nous devons tous sortir ensemble par le haut. Il n’y a pas le choix.

      +6

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  • Lou Becarut // 07.06.2020 à 18h44

    Ne prendre l’ombre pour la proie. Ne pas se tromper de cible. S’en prendre aux policiers, c’est ça. Pareil pour les journalistes. Pareil pour les architectes ( qui font des tours moches), les ouvriers qui construisent des centrales nucléaires, les toubibs qui vendent les médocs Sanofi, les enseignants qui bourrent le crâne de nos enfants de tas d’âneries élitistes, nationalistes. S’en prendre aux policiers, c’est épargner ceux qui assurent la gouvernance du monde: GAFAM, Bernard Arnault, Bolloré, Total…Au fond c’est perpétuer un système injuste et violent qui divise les travailleurs. Les puissants utilisent la police ou l’armée pour maintenir l’état d’injustice. Ils les détournent de leur rôle, qui devrait être de rendre service à tous. La répression anti-jeunes, anti-femmes, anti-ouvriers, anti-arabes, anti-noirs existe bel et bien. C’est l’honneur de Camelia Jordana de l’avoir dénoncée. Ne trahissons pas son propos en le caricaturant. Gardons les yeux ouverts. Restons unis. Les flics sont utilisés pour la répression par les valets du système qui nous gouvernent. Ils sont mal payés, exploités.

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    • Alfred // 07.06.2020 à 22h23

      « La répression anti-jeunes, anti-femmes, anti-ouvriers, anti-arabes, anti-noirs existe bel et bien. ». Non mais allô quoi. La division du peuple pour le plus grand confort des oligarques c’est exactement votre propos. Idiot et suicidaire pour le peuple.

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    • Kasper // 08.06.2020 à 01h35

      S’en prendre au policiers en général non. Mais celui qui fait un croche pied à la fille menottée qui passe derrière lui, celui qui met un coup de matraque à un passant et lui fait perdre un oeil, etc… Un ou deux ans fermes, ca ferait réfléchir les autres.

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  • Owen // 07.06.2020 à 18h53

    Un article détaillé et même exhaustif sur le racisme et les violences policières.
    Celine Pina, militante socialiste de longue date est devenue une républicaine exigeante et rejoint la revue Front Populaire d’Onfray.
    https://www.lefigaro.fr/vox/societe/celine-pina-comment-l-affaire-adama-traore-est-instrumentalisee-pour-entretenir-le-communautarisme-20200604

    Juste deux phrases que je ne partage pas, sous la dernière question.
    « Néanmoins, je trouve que notre police se tient bien, même si elle n’est pas exempte de défauts. De surcroît notre système judiciaire fonctionne: les fonctionnaires de police ne sont pas impunis et les propos racistes sont poursuivis sévèrement, on en a eu un exemple récemment. »
    Les GJ ont montré, malheureusement, que ce n’est plus du tout le cas pour un mouvement social.

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  • tepavac // 07.06.2020 à 18h56

    Au-delà du débat d’opinion, ce qui frappe, c’est la multiplicité « spontanée » de petites et moyennes manifestations un peu partout, Allemagne, Angleterre, Espagne, Canada, et même Tunisie où il est vrai que l’empire vient d’y installer une base, en « solidarité » avec un épi-phénomène qui se passe au USA!

    Il ne me viendrait pas à l’idée d’approuver une quelconque violence, ni dans les propos et encore moins dans les actes, mais nous évoquons là une situation dans un modèle sociale et politique où il est coutumié que les forces de l’ordre tue en moyenne plus de mille personnes par an, et ou l’armée assassine ses opposants par drones interposés. Tordre le bras , n’est-ce pas…
    Pourtant ce qui se déroule devant notre regard, ces manifestations, révèle surtout ces réseaux d’influence qui gravitent au dedans des révolutions colorées et fleurie, et j’étais presque étonné de ne pas voir un mot d’ordre du site pour se joindre à cet acte libérateur de la barbarie. Il n’y a seulement que ce simple article où est suggérée l’idée;

    « Où sont les représentants des collectifs et associations luttant contre les violences policières ? Tout se passe comme si leur parole était illégitime. Même les responsables politiques de gauche semblent, sur la question, ne pas avoir droit au chapitre. « 

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  • temptfate // 07.06.2020 à 19h33

    [modéré]
    La police arrête principalement la délinquance et, statistiquement ce sont des gens pauvres. Qui constitue la pauvreté de France? Tous ces nouveaux arrivants. Qui remplit nos prisons, ces déracinés qui seraient mieux dans un pays de leur culture.

    La police est confrontée a la violence, aux insultes, a votre avis, de la part de qui?

    Et par conséquent, pourquoi la police fait du fichage aux faciès?

    Parce qu’on connaît les principales origines des fauteurs de trouble.

    Et si vous vivez avec des œillères roses, sachez que d’autres pays comme la Suisse, font du fichage ethnique, et oui, certaines origines sont clairement plus criminogenes. ET ils ne sont pas tous blancs, loin s’en faut.

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  • Bleck // 07.06.2020 à 21h38

    Loin de moi, de défendre la police à tous prix mais, d’abord quelques faits récents :
    Attentats à Madrid, à Londres, à Paris, Toulouse, Nice, Rouen, Strasbourg
    Et j’en oublie… malheureusement.
    Partout en Europe (et en France pour ce qui nous concerne) des agressions qui se finissent par des égorgements, des morts d’innocents, de parents tués devant leurs enfants… et tous ces faits jamais évoqués tellement ils sont nombreux au quotidien.
    Pas un mot jusqu’à présent de cette personne décrite comme « chanteuse ».
    Ces massacres auraient pu inspirer un discours enflammé de la part de notre égérie de pacotille créée de toute pièce par un système pratiquant le favoritisme. Rien… Elle n’était visiblement pas en danger, pas peur, rien.
    Notre société devient vraiment effrayante quant on en confie les rênes de la pensée à des idiots.
    J’espère qu’un jour, devant tant de haine de la part des assistés de tous bords, ultra-riches d’un côté, tricheurs au milieu et ultra-assistés de l’autre, que les serviteurs de l’Etat, se concertent et démissionnent tous, le même jour. On pourra alors confier la gestion de la sécurité aux dealers (pardon, c’est déjà fait), les malades seront pris en charge par Blackrock (pardon c’est en cours) , la culture à qui l’on voudra. Ce sera, on en est sûr, la fin du massacre des populations françaises qui pourront dès lors, évoluer librement dans une entente cordiale et parfaite, une joie retrouvée, une cordialité jamais vécues.
    Ecoeurement votre

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  • Cyd // 07.06.2020 à 22h33

    Dans les violences policières, distinguons d’abord 2 cas :
    1) la répression des manifs, qui est d’ordre politique. Et on peut voir que les manif type Gilets Jaunes ou Manifs pour Tous, qui ont bien déclarés leur parcours, convoqué la justice pour que soit révoqués l’interdiction préfectoral, qui défilent dans le calme sans rien cassé sont matraqués mais pas les « Justice pour Adama », sont la manif est non déclaré, interdite, violente et raciste

    2) la répression de la délinquance, et on peut voir que les racailles font peurs à plein de gens qui restreignent leurs déplacements, leurs lieux d’habitation, et que ces racailles, type « Adama » membre d’une famille mafieuse ou bien « Théo », neveu de ministre sont bien plus défendus que leurs victimes.

    Enfin pour revenir à « Camélia Jordana », il est tout à fait normal d’avoir peur face à un gendarme, ça s’appelle justement « la peur du gendarme », et franchement, il y a très peu de chance qu’un bon citoyen en meurt ou soit estropié. Contrairement à la manif, où ce même bien citoyen pacifique et respectueux d’autrui se prendra un flashball tiré au hasard

    Bien sur, il faut rester vigilant quant à la bonne tenue de ceux qui sont autorisés à porter des armes

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  • Cyd // 07.06.2020 à 22h37

    je rajoute que pour qu’il ait débat constructif, il faut amener des éléments factuels

    Combien de personnes grièvement blessées par la police, parmi cela combien d’honnêtes gens ?
    Par ailleurs, combien de policiers grièvement blessé par des racailles ?

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  • petitjean // 08.06.2020 à 12h31

    J’avais écrit hier un article très factuel sur les violences que subissent les policiers.
    Cet article a été censuré ??!!
    Je quitte donc ce blog qui ne permet pas « la liberté d’expression »

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    • Christian Gedeon // 08.06.2020 à 14h14

      Il ne faut pas quitter ce blog en dépit d’une certaine tendance à censurer ce qui contredit la ligne. Ça dépend sur quel modérateur vous tombez en fait du moins je pense. Pour ma part ça m’arrive certes plus que de raison en ce moment, mais ce n’est pas grave. Ça ne m’empêchera pas d’y défendre une ligne souverainiste et assimilationniste contre les internationalistes communautaristes. Haut les cœurs et menons un combat tenace pour notre beau royaume de France republicain

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      • Marie Pan-Pan // 08.06.2020 à 17h42

        ça fait plaisir de vous retrouver Christian,
        en effet ça dépend-ça dépasse si je puis dire, alors continuons (petitjean) à laisser quelques petits cailloux au fond des chaussures, n’en déplaise.

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  • Catherine // 08.06.2020 à 12h49

    Franchement, j’ai été scandalisée par le traitement fait aux gilets jaunes et par les stratégies choisies.

    Je sais aussi que les policiers peuvent être au fond d’eux-même plus ou moins partisans. Cela découle plus de leur quotidien que d’une idéologie mal placée.

    Mais je ne mettrai pas la police française sur le même plan que la zunienne.

    Là bas il y a des vrais fous. C’est la raison pour laquelle je ne mettrai plus jamais les pieds là-bas, ils me font tout simplement peur.

    Un membre de ma famille, double nationalité, me disait lors d’un passage en France dans un village où il passé son enfance, « quand je vois la police municipale j’ai le cœur qui bat »

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    • LowCost // 08.06.2020 à 13h12

      Précisons d’emblée que la police « zunienne » n’existe pas en tant que telle. Toutes les polices sont des polices locales, même pas au niveau des états, mais des comtés dans la plupart des cas.
      La seule entité policière fédéral interne étant le FBI, plus éventuellement d’autres agences.

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  • Bernd Badder // 08.06.2020 à 14h29

    Les syndicats sont interdit à l’Armée (c’est considéré dangereux), pourquoi pas dans la police ?

    Ha , et juste comme ça : la sûreté du territoire fait parti des missions de la police, donc si il y a des attentat organisés : c’est qu’ils ont merdé. Point. C’est plus facile d’aller dégommer du coursier hübert que des cinglés à AK47 , j’en conviens … mais on les paye pour ça, pas pour tuer des pères de familles verbeux.

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    • JLR72 // 08.06.2020 à 18h05

      La sûreté du territoire est confiée à La Défense et aux services secrets.
      « Tuer des pères de famille verbeux ». Vous faites comme Camélia Jordana, vous tentez de faire passer un événement exceptionnel pour quelque chose de banal.

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      • Bernd Badder // 08.06.2020 à 19h08

        La DCRI dépend de l’intérieur depuis sa création en 2014. Comme les RG et la DST qu’elle a remplacé… et puis la SDAT (PJ) ça n’existe pas non plus. Ouf tout va bien : c’est pas de la faute de la police nationale : les mort peuvent êtres rassurés : la police a fait son taf !

        Quand à l’exceptionnalité des faits …C’est David Dufresne qui va être content d’apprendre qu’il a compilé un millier d’incidents qui n’existent pas. En un an ça fait 3 par jours en moyenne et c’est pas exceptionnel donc vu qu’aux USA , les « pigs » en sont à 400 en une semaine … et je parle que de ceux dont on a les vidéos : https://drive.google.com/drive/folders/1zniqs5KlQJffey_FOHDlb-Ghy0Hikl_w
        On devrait être content de savoir qu’on a une police moins bourrinne que les sicaires à Dutertre où les cow-boys à Trump ? Bah non , en tout cas moi je paye pour le service et j’aimerais bien en avoir pour mon pognon et ce à tout niveau. Méfiez vous les gars , d’ici à ce qu’on vous mette en concurrence avec du privé , il y a plus très loin …

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  • Nanker // 08.06.2020 à 16h19

    Le « cas » Jordana est intéressant…
    Papa a fait fortune en France et a permis à fifille de grandir dans un confort certain. Un papa qui était combattant FLN pendant la guerre d’Algérie… si Camilla avait un peu plus de jugeote elle se demanderait plutôt pourquoi Papa a dû quitter son pays après que celui-ci ait acquis son indépendance et pourquoi le FLN a consciencieusement pillé un pays richissime (gaz et pétrole à gogo) et laissé sa population végéter dans une pauvreté indigne depuis 1962.

    Mais c’est peut-être trop demander à Camilla?

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    • BOURDEAUX // 09.06.2020 à 17h45

      Ca l’amènerait sans doute à cette conclusion désagréable : l’avenir d’un algérien en France, malgré le racisme moyenâgeux qu’il subira toute sa vie dans les spasmes de la dénutrition, cet avenir est moins sombre qu’en Algérie, lieu d’expérimentation de la libération marxiste-léniniste .

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  • Denis // 09.06.2020 à 09h41

    La police est ce qu’on lui demande d’être.
    L’État étant ce qu’il est, au service de ceux pour qui
    il existe, se sert des prolétaires policiers contre les
    prolétaires un peu plus pauvres et nouveaux arrivants.
    Ce n’est pas nouveau. C’est même récurent.

    Toujours se poser la question: à qui profite le crime?

    Pendant que les gens du peuple entre-déchirent,
    les affaires continuent pour les ploutocrates.

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  • Subotai // 09.06.2020 à 19h45

    Je vois que le racisme décomplexé, sous couvert du respect de l’Ordre et la Morale s’exprime dans la meilleure des Bonnes Consciences qui soit.
    Je rappelle à tous les Pharisiens que l’Histoire, la Sociologie et l’expérience les donnent « perdants » au grand jeu de la survie de l’espèce.
    Il m’est toujours stupéfiant de voir combien l’ignorance de la réalité et la reproduction des comportements idiots reste la constante des actes de beaucoup…
    J’ai fait l’erreur d’écouter 3mn du podcast d’Arte sur les conversations de policiers. Si ces 3mn n’ont pas diminué ma crainte des « flics » et non la « peur du gendarme », elle ont renforcé ma radicalité: je ne vivrai pas un 33/45 en 2020 et plus…
    Nous sommes plus nombreux et on ne se laissera pas faire comme la dernière fois.

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