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Pourquoi l’effondrement de la valeur de l’Euro est une réelle menace ?

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L’euro est tombé à son plus bas niveau en 20 ans, menaçant d’infliger de nouvelles épreuves à une économie qui doit déjà faire face à une poussée de l’inflation. Et la mauvaise nouvelle est que la chute de la devise communautaire pourrait ne pas s’arrêter là.

Source : Deutsche Welle, Ashutosh Pandey
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Les stratèges des marchés des changes prévoient une baisse plus importante de l’euro par rapport au dollar.

L’euro est passé sous la barre des 0,99 dollar et a atteint son plus bas niveau en 20 ans lundi, après que la Russie a stoppé l’approvisionnement en gaz via son principal gazoduc vers l’Europe, ce qui a renforcé les craintes d’une aggravation de la crise énergétique dans la région.

Ces derniers mois, la valeur de la devise européenne a été de plus en plus corrélée aux prix du gaz naturel, l’euro baissant lorsque les prix de la source d’énergie augmentent.

L’Europe s’efforce de se sevrer de l’approvisionnement russe et de constituer des réserves avant les mois froids de l’hiver, mais les investisseurs estiment que le coup porté à son économie sera énorme.

La chute actuelle a été rapide : Juste avant que la Russie ne lance sa guerre en Ukraine, l’euro s’échangeait à 1,15 $.

Pourquoi l’euro baisse-t-il ?

La détérioration générale des perspectives de la zone euro, dans un contexte de flambée des prix du gaz et de crainte que la Russie ne coupe ses approvisionnements en gaz naturel, entraîne la devise communautaire dans sa chute. La dépendance excessive de grandes économies telles que l’Allemagne et l’Italie à l’égard du gaz russe inquiète les investisseurs, les économistes prévoyant une récession beaucoup plus rapide et plus douloureuse dans la zone euro qu’aux États-Unis.

À cela s’ajoute la différence entre les niveaux des taux d’intérêt aux États-Unis et dans la zone euro. Dans sa lutte contre l’inflation, la Réserve fédérale américaine a été plus agressive quand il s’est agi de relever les taux d’intérêt. Alors que la banque centrale américaine a relevé ses taux directeurs d’un total de 225 points de base depuis mars, jusqu’à présent le relèvement de la Banque centrale européenne (BCE) n’est que de 50 points de base.

« L’argent va toujours là où le rendement est le plus élevé », a déclaré à DW Carsten Brzeski, économiste en chef pour l’Allemagne et l’Autriche chez ING.

Le dollar américain bénéficie également de son attrait en tant que valeur refuge. Au milieu de toute la morosité et de l’incertitude qui entourent l’économie mondiale, les investisseurs se réconfortent grâce à la sécurité relative qu’offre le dollar, qui est moins exposé à certains des grands risques mondiaux actuels.

Qu’est-ce que la parité du dollar ?

La parité signifie essentiellement qu’un dollar vaut un euro. Ce n’est rien d’autre qu’un seuil psychologique pour les acteurs du marché, qui sont bien connus pour leur prédilection pour les chiffres ronds.

« Les marchés financiers ont toujours aimé trouver des sortes de signification symbolique », a déclaré Brzeski.

Le niveau de parité est souvent un point de résistance où les haussiers et les baissiers de l’euro s’affrontent pour déterminer la direction que prendra la monnaie à partir de là. Ce fut le cas lorsque l’euro a dégringolé vers la parité le mois dernier. La monnaie a évité une clôture en dessous de la parité après être brièvement tombée à ce niveau.

Quel est l’impact d’un euro plus faible pour les consommateurs ?

Une dépréciation de l’euro alourdira le fardeau des ménages et des entreprises en Europe, alors que ceux-ci sont déjà ébranlés par une inflation record. Une monnaie plus faible rendrait plus chères les importations, qui sont pour la plupart libellées en dollars. Lorsqu’il s’agit de matières premières ou de biens intermédiaires, leurs coûts plus élevés peuvent faire grimper davantage encore les prix localement.

En temps normal, une monnaie faible est considérée comme une bonne nouvelle pour les exportateurs et les économies fortement exportatrices comme l’Allemagne, car elle stimule les exportations en les rendant moins chères en dollars. Mais la situation actuelle n’est guère normale en raison des frictions dans la chaîne d’approvisionnement mondiale, des sanctions et de la guerre en Ukraine.

« Dans la situation actuelle de tensions géopolitiques, je pense que les avantages d’une monnaie faible sont moindres que ses inconvénients », a déclaré Brzeski.

Mais pour les voyageurs américains qui se rendent en Europe, un euro faible est une bénédiction. Par exemple, au niveau de la parité, ils pourraient théoriquement échanger leurs 1 000 dollars contre 1 000 euros au lieu de moins de 900 euros en février. En d’autres termes, leur dollar vaudrait beaucoup plus. Pour les entreprises qui importent des biens européens, les choses seraient moins chères en dollars.

Jusqu’où l’euro va-t-il descendre ?

Les paris sur la poursuite de la chute de l’euro augmentent à mesure que la crise énergétique en Europe s’aggrave.

Les stratèges de Nomura International prévoient que l’euro pourrait descendre jusqu’à 0,95 dollar. La banque d’investissement américaine Morgan Stanley prévoit que la monnaie descendra à 0,97 dollar ce trimestre [à ce jour 8/9 il est à 1,0015, NdT].

Alors que l’Union européenne cherche à se sevrer du pétrole et du gaz russes, elle s’efforce de trouver des solutions de remplacement, par crainte de pannes et de rationnement de l’énergie. Cette situation a entraîné une hausse des coûts énergétiques.

« L’explosion de la facture énergétique concernant les importations est négative pour l’euro et nos prévisions à court terme jusqu’en septembre continuent de voir l’EUR/USD bloqué autour de la parité », a écrit George Saravelos, responsable de la recherche sur les devises étrangères de la Deutsche Bank, dans une note aux clients.

« Si l’impact à court terme de la crise énergétique en cours reste négatif sur l’EUR/USD, certains des risques européens à moyen terme après l’été ont sans doute diminué », a-t-il déclaré en faisant référence à une augmentation des importations de gaz naturel liquéfié et à une baisse beaucoup plus importante que prévu de la demande de gaz, l’industrie se tournant vers d’autres combustibles.

En ce qui concerne la BCE, que signifie un euro plus faible ?

Un euro faible et les hausses de prix qu’il entraîne viennent compliquer la tâche de la Banque centrale européenne, qui a été critiquée pour avoir entamé son cycle de hausse des taux beaucoup plus tard que ses pairs.

Pour ne rien arranger aux affaires de la banque centrale qui a pour mission de maîtriser l’inflation, ce n’est pas seulement par rapport au dollar que l’euro s’est affaibli, mais aussi par rapport à d’autres monnaies comme le franc suisse et le yen japonais.

« La faiblesse de l’euro prend maintenant une tournure un peu plus générale et cela devient donc un problème d’inflation pour la BCE », a déclaré à DW Viraj Patel, stratégiste de change chez Vanda Research.

La baisse de l’euro a été l’un des facteurs qui ont incité la banque centrale à annoncer une hausse des taux de 50 points de base en juillet, soit le double de ce qu’elle avait annoncé en juin.

Source : Deutsche Welle, Ashutosh Pandey, 05-09-2022

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

Castor // 08.10.2022 à 09h12

Petit exercice d’esprit critique :

« La dépendance excessive de grandes économies telles que l’Allemagne et l’Italie à l’égard du gaz russe inquiète les investisseurs… »
Bien entendu, la dépendance excessive au GNL Etats-Unien les rassure totalement. C’est pourquoi :

 » Si l’impact à court terme de la crise énergétique en cours reste négatif sur l’EUR/USD, certains des risques européens à moyen terme après l’été ont sans doute diminué », a-t-il déclaré [l’analyste] en faisant référence à une augmentation des importations de gaz naturel liquéfié »
GNL qui est payé à un prix exorbitant. Les investisseurs n’étant sans doute pas masochistes, il est probable qu’ils s’inquiètent d’abord de la hausse du coût du gaz, induit par la substitution dans l’urgence du gaz-pipeline par le GNL.
Bel article de propagande.

Suite de l’exercice :
« Mais pour les voyageurs américains qui se rendent en Europe, un euro faible est une bénédiction. Par exemple, au niveau de la parité, ils pourraient théoriquement échanger leurs 1 000 dollars contre 1 000 euros au lieu de moins de 900 euros en février ».
Ce serait une bénédiction sans l’inflation. Donc non seulement le différentiel est moins important qu’il n’y paraît, mais en plus ils débarquent dans des pays appauvris. La bénédiction, c’est d’arriver dans un pays du tiers-monde ?

11 réactions et commentaires

  • Castor // 08.10.2022 à 09h12

    Petit exercice d’esprit critique :

    « La dépendance excessive de grandes économies telles que l’Allemagne et l’Italie à l’égard du gaz russe inquiète les investisseurs… »
    Bien entendu, la dépendance excessive au GNL Etats-Unien les rassure totalement. C’est pourquoi :

     » Si l’impact à court terme de la crise énergétique en cours reste négatif sur l’EUR/USD, certains des risques européens à moyen terme après l’été ont sans doute diminué », a-t-il déclaré [l’analyste] en faisant référence à une augmentation des importations de gaz naturel liquéfié »
    GNL qui est payé à un prix exorbitant. Les investisseurs n’étant sans doute pas masochistes, il est probable qu’ils s’inquiètent d’abord de la hausse du coût du gaz, induit par la substitution dans l’urgence du gaz-pipeline par le GNL.
    Bel article de propagande.

    Suite de l’exercice :
    « Mais pour les voyageurs américains qui se rendent en Europe, un euro faible est une bénédiction. Par exemple, au niveau de la parité, ils pourraient théoriquement échanger leurs 1 000 dollars contre 1 000 euros au lieu de moins de 900 euros en février ».
    Ce serait une bénédiction sans l’inflation. Donc non seulement le différentiel est moins important qu’il n’y paraît, mais en plus ils débarquent dans des pays appauvris. La bénédiction, c’est d’arriver dans un pays du tiers-monde ?

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  • Hiro Masamune // 08.10.2022 à 09h19

    Attention à ne pas trop se focaliser sur les taux. Les monter vite et fort a sans doute permis de juguler les prix finaux de l’energie , soit, mais quand les US vont devoir rouler et payer leur dette fédérale à des taux plus haut , combien ça va leur couter ?
    L’autre question à poser concerne les relations d’interdépendance ; tous les biens cottés en dollars deviennent rapidement inabordables pour tout ceux qui n’emettent pas de dollar. Donc monsieur GAFAM qui vends ses services en dollars va peut ètre laisser des parts de marchés à ceux qu’on paye en roupies ou en huans …
    La FED joue avec une épée à double tranchants pour juguler des tensions de marchés d’origine politiques. Il serait sans doute plus judicieux de résoudre les problèmes politiques d’abord , mais ils n’ont pas choisis de faire comme ça … comme on dit chez nous : « cherie , ça va couper ».

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  • antoniob // 08.10.2022 à 10h08

    mmmh, « investisseur » cela veut dire « spéculateur » ?

    cet article c’est Deutsche Welle càd. le Russia Today allemand, mais concercant les prix de l’énergie, il n’y est pas question du mécanisme de ce prix fixé par l’Allemagne/Commission Européenne, avec la bourse à prix spots, cause des prix ahurrissants.

    par ailleurs ceci est sybillin:
    « une augmentation des importations de gaz naturel liquéfié et à une baisse beaucoup plus importante que prévu de la demande de gaz, l’industrie se tournant vers d’autres combustibles. » : le gaz est remplacé par d’autres combustibles? lesquels? la demande en gaz diminue, mais on augmente les importations de gaz (liquéfié) ?

    le gaz liquéfié va être de plus en plus du gaz américain, lequel est achetable uniquement en dollars, et pour être sûr que les allemands ne retournent pas chez un autre fournisseur, on a endommagé sérieusement le principal gazoduc qui permettrait celà à court terme. L’article démarre sur un « L’euro est passé sous la barre des 0,99 dollar et a atteint son plus bas niveau en 20 ans lundi, après que la Russie a stoppé l’approvisionnement en gaz via son principal gazoduc vers l’Europe ».
    L’article est écrit avant que les américains detruisent le gazoduc, et maintenant que c’est arrivé c’est amusant de le lire.

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  • Incognitototo // 09.10.2022 à 01h23

    Petit exercice d’agilité intellectuelle…

    Si la valeur d’une monnaie d’un pays est consécutive à sa dépendance énergétique (mais aussi en ressources primaires ou technologiques), son taux d’inflation, son solde de balance commerciale, ses dettes, sa politique de taux et masse monétaire mise en circulation par sa BC, son utilisation en tant que monnaie de réserve des BC, sa part d’utilisation dans les échanges commerciaux mondiaux, et de sa demande (et spéculation) sur les marchés des changes… ou en serait chacun des pays de la ZE, s’il disposait encore de sa propre monnaie ?
    Et j’ai fait court, car d’autres facteurs et paramètres ont également une incidence sur la valeur des monnaies…

    Précision, dire que des pays de l’UE s’en tirent très bien en ayant conservé leur propre monnaie en oubliant de préciser que leur valeur est principalement indexée sur celle de l’€ n’est pas un argument recevable.

    Autre précision : depuis 1971 et les diktats US sur l’utilisation du $, la valorisation par l’offre et la demande des valeurs monétaires et le développement du commerce international… plus aucun pays de l’UE n’est en mesure de faire une politique monétaire autonome.
    Donc le problème n’est pas l’€, mais bien ce système monétaire internationale inféodé aux diktats US, dans lequel les spéculateurs ont compris comment on gagne à tous les coups sur le dos des peuples et avec des politiques à plat ventre devant les USA et le capitalisme international.

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  • Fefe // 11.10.2022 à 01h49

    Christine Lagarde gouvernement Sarkozy :  » Si vous n’avez pas l’argent pour vous payer de l’essence, roulez à vélo ».
    Avec Marie Antoinette à la tête de la BCE, j’ai vous envie de te dire. Ne t’inquiète pas, ça va bien se passer, bien se passer…

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    • Kasper // 12.10.2022 à 05h07

      Marie Antoinette aurait dit « si vous ne pouvez pas rouler en voiture, prenez un jet privé »

      En l’occurrence Lagarde avait raison (et ca me coûte beaucoup de le dire): avec les prix de l’énergie en hausse, la raréfaction de toutes les matières première et les pays qui en ont encore qui relèvent la tête, un politicien responsable devrait admettre qu’il n’a que du sang et des larmes à nous proposer.

      Il va falloir ressortir non seulement les vélos mais aussi les transports en commun. Des sacrifices vont devoir être faits.

      Le problème c’est de les répartir équitablement, que des investissements soient faits pour le bien commun. Qu’on ai pas une minorité qui continue comme avant pendant que la plèbe renonce à la mobilité et au chauffage.

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  • Eboetie99 // 11.10.2022 à 22h25

    L’inflation par la dévaluation de la monnaie serait aussi une conséquence d’une trop grande quantité de monnaie en circulation : 300 000 milliards d’€ versus un PIB annuel mondial de 90 000 milliards d’€, là où ces 2 chiffres devraient correspondre. Cette situation existe depuis des années et aurait dû déclencher cette inflation, mais cela a pu être repoussé par les politiques de taux très bas. Les effets inflationnistes apparaissent finalement, ce qui était inévitable sauf croissance providentielle élevée et durable, ce que l’on sait désormais impossible, du fait de la baisse de volume disponible des énergies fossiles. A ce paramètre s’ajoute les contraintes climatiques nécessitant plus de sobriété (donc moins de PIB) et la crise de l’ukraine qui accélère la pénurie d’énergie disponible. Le PIB étant totalement corrélé au volume disponible d’énergies fossiles pétrole, la tendance de moyen terme est une récession économique mondiale durable. Il y a encore assez d’énergies pour se maintenir quelques temps à une croissance entre 0% et 2%. Une nouvelle source d’énergie providentielle comme la fusion nucléaire (projet ITER), pourra peut-être changer la donne, mais on ne peut pas compter dessus dans un avenir proche, peut-être même jamais. L’inflation par perte de valeur de la monnaie ne pourra donc pas être contrée par de la croissance, elle va donc s’avérer durable et élevée, et très douloureuse pour bon nombre d’acteurs économiques et les catégories sociales les plus fragiles, et très compliqué pour certaines zones géographiques.

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    • Incognitototo // 12.10.2022 à 03h28

      Cela fait maintenant plus de 50 ans que la TQM (que vous nous exposez à grands traits) n’est plus idoine… Quand une valeur est fixée par l’offre et la demande et que la financiarisation remplace la valorisation historique, tout ce qui relève des mécanismes régulateurs « classiques » n’a plus aucune pertinence, sauf à la marge.
      Les spéculateurs ne raisonnent plus du tout ainsi et d’ailleurs si cela était le cas, ça ferait longtemps que le $ aurait avantageusement remplacé le papier toilette.

      Pour comprendre ce qui se passe depuis 50 ans, il faut vous intéresser aux théories néochartalistes (ou TMM) et à celles de Maurice Allais (sur la dynamique monétaire, malheureusement comprise par peu de monde)… et avec nos changes flottants et des États permissifs par rapport aux spéculateurs, on est très loin des optimums et actions préconisés par ces théories, donc il n’y a aucun étonnement à avoir sur les dérapages actuels.
      Quand à l’effet durable du problème inflationniste, ça, personne ne le sait ; mais effectivement tant que la ZE continuera à être dirigée par des politiques qui croient à la fable des mécanismes autorégulateurs des marchés, nous ne sommes pas sortis de l’auberge…

      P.-S. : la masse monétaire (M3) pour l’€ est de 14 600 Md€ (et non pas 300 000 Md€) pour un PIB de 14 400 Md€ (chiffres 2020 pour la ZE), autre preuve que le décrochage inflationniste a des causes principalement exogènes, qui sont en réalité multiples.

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      • Eboetie99 // 12.10.2022 à 08h41

        Bonjour, la masse monétaire mondiale est bien de 300 000 md€, toutes monnaies confondues. (Pas exactement avec les effets de changes mais c’est l’ordre de grandeur à quelques pourcents près. Idem pour le PIB mondial évalué à 90 000 Md€ toutes monnaies confondues, après taux de change.

        Ensuite, les théories économiques aussi complexes qu’elles soient, n’auront jamais aucun impact sauf par décalage temporel, sur la réalité physique de disponibilités des énergies fossiles. Celles-ci étant en déclin, et aucune autre source n’étant aussi efficace, y compris le tout nucléaire, le PIB ne peut que décliner en tendance moyen terme. N’importe quelle conférence de Jean-Marc Jancovici le démontre par A+ B, est c’est imparable.

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        • Incognitototo // 12.10.2022 à 18h53

          Ça n’a pas de sens de raisonner par rapport à une masse monétaire mondiale… et de lui attribuer les phénomènes inflationnistes actuels. Entre la livre turque (et leur inflation de 83 %) et l’€ ou autres, les contextes économiques spécifiques sont tellement différents qu’on ne peut globaliser aucun raisonnement à partir de la masse monétaire consolidée.

          Oui, le découplage PIB / énergie au niveau mondial semble impossible à atteindre, sauf qu’on apprend aussi à produire toujours plus avec toujours moins tandis que la raréfaction des ressources annoncée depuis 50 ans n’est toujours pas une réalité… La flambée des prix de l’énergie actuelle a très peu de corrélation avec la raréfaction des ressources, mais je suis d’accord sur le fait que cela puisse durer ; mais en réalité surtout parce que les gouvernements n’ont absolument aucune volonté de s’attaquer à ceux qui s’enrichissent sans cause.

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  • Christiangedeon // 15.10.2022 à 15h53

    😂Depuis que l’euro existe il est trop bas trop haut trop stable trop instable et patin et couffin. Rien de tout ça ne rend l’euro plus ou moins dangereux. L’euro est dangereux parce que c’est l’euro et l’abandon de la souveraineté et un instrument de coercition et de terrorisme économique contre les peuples d’Europe.

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