Source : Libération, Anne-Laure Delatte, 01-02-2016

Thomas Jefferson, président des Etats-Unis de 1801 à 1809, l’un des artisans du dollar comme monnaie unique. Photo Getty Images. AFP

Plutôt que de condamner la monnaie unique, les Etats-Unis devraient se rappeler la création du dollar et les crises qui ont traversé leur pays.

«L’euro est une expérience qui a échoué.» Il n’est pas rare d’entendre cette phrase sur le sol américain. Le premier à l’affirmer a été Martin Feldstein, professeur d’économie à l’université Harvard et ancien conseiller économique du président Ronald Reagan. Autres expressions habituelles : l’euro est «un cauchemar», «un piège», «un catalyseur d’extrémisme», «antidémocratique», etc. Les Américains reprochent aux fondateurs de l’euro d’avoir fait fi des contingences économiques dans les années 90 : on n’instaure pas une union monétaire comme ça !

Il y a une théorie pour cela, qui dresse la liste des bénéfices et des coûts à partager sa monnaie avec d’autres pays ; certes, tout le monde a droit à l’erreur, mais, depuis 2010, les Européens ont vraiment fait n’importe quoi : jamais d’accord entre eux, incohérents, ils ont dit tout et son contraire, ont mis des années à se réformer alors que les marchés grondaient. Ils n’ont que ce qu’ils méritent ! La sortie de la Grèce n’est maintenant plus qu’une question de mois («Grexit»), puis, les Anglais voteront leur sortie de l’Union européenne («Brexit»), et alors les pays du Nord quitteront le navire. Tel est le pronostic américain (1).

Sauf que les conditions économiques n’étaient pas franchement réunies pour partager la même monnaie en 1792, quand le dollar fut adopté ; chaque Etat s’était débrouillé jusque-là en émettant sa propre monnaie. Mais George Washington, Thomas Jefferson, Alexander Hamilton et les autres pères fondateurs pensaient qu’une même monnaie était une expression de souveraineté et scellerait l’unité nationale. Ce que les Américains (et nous avec) oublient, c’est que l’union monétaire américaine a été un parcours sinueux et accidenté.

Au printemps 1790, deux ans avant que le dollar ne soit adopté, les débats sur la manière de procéder ont été si terribles que l’union américaine a failli exploser. Ce que les Américains ont aussi oublié, c’est que le dollar tire son origine d’une crise de la dette publique : la guerre d’Indépendance contre les Anglais avait ruiné la plupart des Etats, qui étaient incapables de rembourser leurs dettes. Ainsi, à la fin de la guerre, en 1783, l’Etat du Rhode Island effaçait une majorité de sa dette de façon unilatérale, ce qui entraîna un soulèvement de fermiers et créa un traumatisme chez les révolutionnaires.

En 1790, Alexander Hamilton, secrétaire d’un Trésor ruiné sous le premier gouvernement des Etats-Unis de George Washington, défend alors l’idée de transférer les dettes de tous les Etats au gouvernement fédéral. Autrement dit, il propose d’assumer toutes les dettes sous le parapluie du nouvel Etat américain. Thomas Jefferson, proche des fermiers du Middle West et fervent défenseur du droit des Etats, y est farouchement opposé car la solution donne trop de pouvoir au gouvernement fédéral. Les Etats non endettés s’y opposent également car ils ne voient pas pourquoi ils paieraient pour les autres. Alexander Hamilton trouve alors un moyen astucieux d’égaliser les coûts de la guerre d’Indépendance entre les Etats et de redistribuer des intérêts aux Etats créanciers. Le dollar est né !

C’est aussi à cette occasion que la capitale des Etats-Unis est transférée à Washington DC comme compromis d’Alexander Hamilton à Thomas Jefferson pour éloigner les Etats du Nord du pouvoir fédéral. Cette bataille va façonner les divergences idéologiques entre démocrates et républicains pour les deux siècles à venir. Et les disputes ont encore été féroces pendant longtemps : l’union monétaire a explosé pendant la guerre de Sécession en trois zones et trois monnaies. En 1890, alors que le dollar avait été rétabli, les Etats du Sud et du Nord se sont écharpés sur les règles de conversion et l’étalon à adopter ; les Etats du Sud, majoritairement agricoles, avaient besoin d’une dévaluation pour relancer les exportations et les Etats du Nord y étaient opposés.

Finalement, c’est la réponse à la Grande Dépression des années 30 et le Social Security Act de Franklin D. Roosevelt en 1935 qui complètent le dollar en instaurant des transferts fiscaux entre Etats de l’union. Aujourd’hui, le dollar est incontesté et irrévocable. L’union monétaire américaine n’a donc pas été un long fleuve tranquille. Elle est passée par des épisodes étonnamment proches de nos propres crises. Certes, les Européens n’ont pas cent cinquante ans pour compléter l’euro. Mais, contrairement aux Américains, ils savent contempler le passé et s’en inspirer pour leur avenir. Heureuse vertu.

(1) Regard sur la question européenne, de Nouriel Roubini, Project Syndicate.

Anne-Laure Delatte Chargée de recherches au CNRS, Laboratoire EconomiX et à l’OFCE

Source : Libération, Anne-Laure Delatte, 01-02-2016

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

63 réponses à Quand les Américains enterrent l’euro

Commentaires recommandés

Spectre Le 19 février 2016 à 16h26

1) Jacques Sapir avait calculé qu’il faudrait au moins 260 milliards d’euros de transferts sur plusieurs années pour rendre viable l’option fédéraliste : http://russeurope.hypotheses.org/453. Vu comment les élites allemandes ont réagi à la crise de la dette grecque (Club Med, cueilleurs d’olives indolents, vous n’avez qu’à vendre quelques îles, arh arh arh), Mme Delatte n’a qu’à aller faire campagne pour cette “solution” en Allemagne, elle verra de ses propres yeux comment elle sera reçue…

2) Il n’y a pas de peuple européen, n’en déplaise aux européistes façon Cohn-Bendit qui prennent leurs propres lubies pour la réalité. Même les intégristes comme Quatremer chouinent sur le naufrage de leur beau projet. Ambiance fin de règne partout !

3) La prochaine crise financière emportera l’euro avec elle, et bon débarras !

  1. Lucas Le 19 février 2016 à 16h20
    Afficher/Masquer

    C’est beau… Sniiiif

    En fait il suffit qu’on s’aime tous les-uns-les autres et dans 150 ans(à peine car nous-au-moins-on-connaît-l’Histoire) tout ira bien!

    Si seulement on avait su avant! On aurait gagné une bonne décennie c’est balo.

    Merci libé! (mais je préfère quand même l’article de Roubini)


  2. Spectre Le 19 février 2016 à 16h26
    Afficher/Masquer

    1) Jacques Sapir avait calculé qu’il faudrait au moins 260 milliards d’euros de transferts sur plusieurs années pour rendre viable l’option fédéraliste : http://russeurope.hypotheses.org/453. Vu comment les élites allemandes ont réagi à la crise de la dette grecque (Club Med, cueilleurs d’olives indolents, vous n’avez qu’à vendre quelques îles, arh arh arh), Mme Delatte n’a qu’à aller faire campagne pour cette “solution” en Allemagne, elle verra de ses propres yeux comment elle sera reçue…

    2) Il n’y a pas de peuple européen, n’en déplaise aux européistes façon Cohn-Bendit qui prennent leurs propres lubies pour la réalité. Même les intégristes comme Quatremer chouinent sur le naufrage de leur beau projet. Ambiance fin de règne partout !

    3) La prochaine crise financière emportera l’euro avec elle, et bon débarras !


    • Chevrier Michèle Le 19 février 2016 à 16h32
      Afficher/Masquer

      En effet, bon débarras, adieu à l’euro et tout ce qui va avec.


    • patrick Le 19 février 2016 à 16h36
      Afficher/Masquer

      notre prochaine devise : ” in gold we trust “


    • Athena42 Le 19 février 2016 à 17h26
      Afficher/Masquer

      Exactement, Sapir a écrit un nombre d’articles considérables sur ce sujet pour expliquer que dans l’état actuel de l’UE, 90% des coûts d’une union de transferts seraient supportés par l’Allemagne.
      Mettons-nous à leur place, payerions-nous pour TOUS les autres pays européens à nous seuls?

      De plus, l’argument selon lequel l’euro pacifierait l’Europe commence à m’échauffer les oreilles. Les allemands sont vieux (moyenne d’âge 44 je crois) et nous aussi. Que croient les adorateurs de l’euro? Que la guerre menace? Il faut des jeunes pour la faire. Ils ne vont pas coller leur déambulateurs dans des chars Panzer pour nous les envoyer sur la figure, hein…


      • Jusdorange Le 19 février 2016 à 18h17
        Afficher/Masquer

        À Athéna,

        Tout à fait chère Athéna.
        L’argument de “l’Europe c’est la paix” continue d’être soutenu par les européistes, alors qu’il n’a aucun sens. Il n’y a pas de lien de causalité entre la paix et la construction européenne, seulement un lien de corrélation.

        La paix en Europe de l’Ouest est due à notre entrée dans l’ère des armes thermonucléaires. Le lien de causalité est facilement démontrable : la peur d’une destruction mutuelle assurée entre l’OTAN et le Pacte de Varsovie, a mis un frein à l’idée d’une guerre classique entre les deux blocs. C’est le principe même de la guerre froide. C’est sidérant de devoir renvoyer les européistes à ce qu’ils auraient dû apprendre au lycée.

        On constate par ailleurs que le principe vaut pour d’autres régions du monde comme au Cachemire ou entre les deux Corées.

        Avec le même raisonnement des européistes, on pourrait dire que le four micro-onde c’est la paix, car il fut inventé en 1945, et depuis c’est la paix en Europe de l’Ouest. CQFD.


        • Henri Tanson Le 22 février 2016 à 11h21
          Afficher/Masquer

          Il était facile, après une guerre mondiale, de vendre une soi-disant solution de paix; c’était une idée porteuse, à l’époque.
          Un peu plus que le micro-ondes…
          Je dis ça…
          🙂


    • Balthazar Le 20 février 2016 à 11h00
      Afficher/Masquer

      Bonjour, concernant votre point n°2:
      Pour les “fédéralistes” européens, le but étant de détruire les nations, ils parlent effectivement de peuple européen. Non pas qu’ils croient ce qu’ils disent. C’est juste pour vous leurrer. Et les gens de tomber dans le panneau.
      La preuve ?
      Les réfugiés. La Turquie. L’Azerbaidjan. La Géorgie. (Bientôt l’Afghanistan à ce rythme là!).
      Il faut (yaka focon…) les accueillir dans l’UE.
      L’UE est riche.
      L’UE a des valeurs (eux, ces barbares, non, hein? Il faut leur apporter, et plus vite sera le mieux).
      Bizarrement, le Maghreb, lui, il n’a droit à rien. Pas EURSS compatible ?
      Hé bien non, l’OTAN s’en fout de ces pays africains, ils n’ont pas de frontières avec la Russie.
      Vous avez compris ?


    • Vince Le 23 février 2016 à 14h05
      Afficher/Masquer

      “Et tout ce qui va avec”

      Moi y compris ? Pourtant j’y crois. Et je vous survivrai

      A bon entendeur


  3. patrick Le 19 février 2016 à 16h35
    Afficher/Masquer

    Je ne suis pas sur qu’en 1790 les économies des différents états américains étaient aussi divergentes que le sont les économies des pays européens aujourd’hui, que les écarts de salaire étaient aussi importants , qu’il était possible de transporter/délocaliser aussi facilement une usine à l’autre bout du continent ..
    plus les économies sont divergentes et moins une monnaie unique a de chance de fonctionner.


    • philbrasov Le 19 février 2016 à 19h44
      Afficher/Masquer

      y a quand même un parallèle,
      ETATS du NORD industriel.. ( cf allemagne)
      ETATS du SUD agricoles ( cf france)

      Sauf que la France a abandonné son industrie au profit d’un partage tacite et désormais factice ( industrie contre agriculture, et inversement)
      les fraises espagnoles et la MO est européenne a l’Allemagne a achevé l’espoir français d’être le trait d’union de cette union,


      • sissa Le 23 février 2016 à 17h27
        Afficher/Masquer

        En 1790, aucun état américain était industriel.
        Par contre la division entre Nord industriel et Sud agricole est une ds causes de la guerre de sécession et donc de l’éclatement du Dollar à cette période. Seule la force militaire a permis de reconstituer l’Union. C’est vrai que lorsqu’on y pense, cela fait réfléchir sur l’avenir de l’Europe.


  4. jg Le 19 février 2016 à 17h00
    Afficher/Masquer

    Il y a eu un débat passionnant entre mme Zaki et m. Asselineau sur ces sujets. Mme Zaki prétendait que les US font tout pour couler l’euro car un des deux va tomber. M Asselineau soutenait l’idée qu’au contraire les US font tout pour maintenir l’euro qui est le verrou de la vassalisation américaine sur l’Europe. Asselineau a probablement raison.


    • rouille Le 19 février 2016 à 23h34
      Afficher/Masquer

      Asselineau a raison et les US menacent clairement les pays européens qui auraient la mauvaise idée de lâcher cette monnaie en carton pour retrouver une indépendance monétaire et financière. L’euro, c’est le deutschemark, il suffit de comparer visuellement les billets pour voir qu’ils se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Mêmes couleurs, mêmes chiffres, mêmes graphismes.

      Les américains jouent au yoyo avec l’euro afin de s’approvisionner à moindre frais en pétrole et maintenir un euro fort pour plomber l’industrie Française, il suffit de regarder les dégâts chez Alstom et Areva…

      Les nouilles qui crient encore à la fable de l’UE, véritable corne d’abondance… ils ont failli nous promettre les 40 vierges mais ils ont quand même pas osé…

      Quand tu veux du mal à ton ennemi tu lui offres un cheval de Troie…


    • raloul Le 20 février 2016 à 05h55
      Afficher/Masquer

      Bonjour!

      Peut-être que les deux ont raison? A savoir, maintenir les pays européens dans le carcan le plus longtemps possible, et affaiblir l’euro pour soutenir les multinationales U.S. contre leurs concurrents européens. Puis lorsque l’euro éclate, rafler la mise en prenant le contrôle des lambeaux des ex-fleurons européens.
      Ca paraît machiavélique et conspirationniste, je sais; c’est peut-être moins explicite que cela et plutôt dû à une conjonction d’intérêts privés et publics U.S. qu’à un vrai “plan”.

      Mais les mots de Mitterand me sont restés à l’esprit: “La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort…apparemment. …”

      Pourquoi aurait-il affirmé cela, s’il n’y avait aucune réalité derrière cette assertion?


  5. Jusdorange Le 19 février 2016 à 17h27
    Afficher/Masquer

    Avec un tel titre, j’ai cru un instant que l’Etat profond américain, après avoir largement favorisé la mise en place de l’Euro dans le cadre de la vassalisation de l’Europe, avait finalement décidé d’abandonner cette stratégie.

    Après lecture, je constate qu’il s’agit simplement d’un article faisant l’éloge de la perte de souveraineté monétaire du peuple français.

    L’argument ?
    Il est simple : “Regardez les Etats-Unis, ils ont réussi à maintenir une monnaie unique. Donc l’UE peut faire pareil.”
    Voilà.

    Sauf que les habitants des Etats-Unis se considèrent dans leur écrasante majorité comme faisant partie du même peuple. Pas les Européens, ce qui n’est pas sans conséquence. L’Etat-nation est un pré-requis de la démocratie, et, à plus forte raison, des transferts de richesse. Les Allemands de l’Ouest acceptent de payer pour ceux de l’Est en 89, pas pour les Grecs en 2012.

    L’auteur peut-elle expliquer comment elle compte modifier l’héritage de 15 siècles d’histoire en quelques mois ?


    • Chris Le 19 février 2016 à 18h05
      Afficher/Masquer

      “Les Allemands de l’Ouest acceptent de payer pour ceux de l’Est en 89, pas pour les Grecs en 2012”
      Vous semblez ignorer que la réunification des deux Allemagne a certes beaucoup couté à l’Allemagne de l’Ouest mais que les membres de l’Union Européenne ont largement contribué à coup d’aides structurelles, à raison d’1/5e du budget européen.
      13,6 md€ de 1994 à 1999 au titre des fonds structurels,
      23 md€ de 1996 à 2008 au titre de la PAC,
      18 md€ de fonds structurels sur cette même période et
      16,5 md€ sur la période suivante jusqu’en 2013).
      http://euro-crise.over-blog.com/les-le%C3%A7ons-de-la-r%C3%A9unification-allemande-pour-la-gestion-de-la-crise-de-l%E2%80%99euro
      Cet article passionnant sur cette opération.
      Le niveau de développement à l’Est demeure éloigné de celui de l’Ouest, en dépit de transferts de toute nature qui avoisineront 3000 md€ sur la période 1990-2020.
      A sa lecture, on comprend mieux pourquoi l’Allemagne n’est pas empressée de sponsoriser les pays du club Med., ayant à peine terminé sa propre réunification économique !


      • Jusdorange Le 19 février 2016 à 18h37
        Afficher/Masquer

        Je l’ignorais effectivement. Sauf que cela n’infirme pas le coeur de mon argument (que vous ne cherchez pas à contester dans votre commentaire, j’en conviens).

        L’article que vous mettez en lien est intéressant. Il y est écrit ceci : “Le niveau de développement à l’Est demeure éloigné de celui de l’Ouest, en dépit de transferts de toute nature qui avoisineront 3000 md€ sur la période 1990-2020.”

        Même en les additionnant, les sommes versées par l’UE (ou CEE avant 92) sont loin de ce que l’Allemagne seule a bien voulu transférer à sa partie Est. Et ces sommes de l’UE sont prises sur les budgets de plusieurs états membres ( 12 , 15 ou 28 on excusera les imprécisions ).

        Par ailleurs, les Allemands de l’Est n’avaient pas l’impression d’être sous tutelle étrangère avec un gouvernement dont les membres sont de l’Ouest. Ils en acceptèrent les règles nouvelles. Ce qui n’est pas le cas des Grecs vis-a-vis de l’Allemagne. L’acceptation de la loi de la majorité se fonde sur la nation.


      • games Le 19 février 2016 à 19h29
        Afficher/Masquer

        je ne conteste rien, sauf que l’on a pas demandé au peuple de la RDA son avis; Le seul privilège qu’ils ont eu sortir du rideau de fer permettait d’obtenir par personne , par n’importe quelles banques 50 mark…


        • Aris-Caen Le 20 février 2016 à 17h48
          Afficher/Masquer

          La privatisation de la RDA : un exemple pour la Grèce ?
          La RDA a subi un véritable dépeçage après la chute du mur et ce n’est pas sa “qualité” d’être allemande qui a changé quoi que ce soit.
          25 ans plus tard la différence en les 2 parties est toujours visible et statistique.
          En lien, un article sur le grand festin de la RFA et du capitalisme européen sur la soi-disant “ruinée” RDA.
          http://www.legrandsoir.info/la-privatisation-de-la-rda-un-exemple-pour-la-grece.html


  6. Jean-Luce Morlie Le 19 février 2016 à 17h40
    Afficher/Masquer

    Bonjour,

    J’entends le souhait d’abandonner l’Euro et donc d’en revenir aux monnaies nationales ( peut-être parfois recomposées en ensemble de types « Benelux » . Mais de fait, ces monnaies nationales ne seraient-elles pas à la merci du Dollar, c’est-à-dire un instrument majeur pour les manœuvres politico économiques de la Chambre de Commerce des États-Unis, laquelle visera nécessairement à perpétuer sa domination sur les Nations européennes ?

    Paul Jorion proposait, il y a déjà quelques années, de résoudre le problème des dettes grecques, espagnoles… et donc, de leur effet domino sur les banques françaises et allemandes, en mutualisant les dettes publiques au niveau européen, avons-nous un argument équivalent dans ses effets, a celui utilisé par Alexander Hamilton de mutualiser les coûts de la guerre d’indépendance ?


    • Jusdorange Le 19 février 2016 à 19h04
      Afficher/Masquer

      Pour concurrencer le dollar, il faudrait sans doute le faire avec des États qui sont concurrents des E-U sur le plan géopolitique. Ce n’est pas le cas des pays de l’UE.

      Pour la Grande-Bretagne c’est assez évident du fait d’une proximité culturelle.
      Pour l’Allemagne ça l’est moins. On pourrait évoquer le préambule interprétatif au traité de l’Élysée. Ou tout simplement le fait que l’Allemagne a, historiquement, souvent eu la Russie comme premier adversaire.
      Pour la Pologne et les pays baltes, furieusement anti-russes, l’actualité parle pour moi.

      La concurrence du dollar viendra plutôt d’une initiative de type BRICS qui ne se fonde pas sur une proximité géographique, mais sur une convergence d’intérêts et de vues.


    • renaud-k Le 19 février 2016 à 19h16
      Afficher/Masquer

      Les monnaies nationales, ré-établies, ne seraient pas plus à la merci du dollar qu’elles ne l’ont été avant la création de l’euro.


      • Jean-Luce Morlie Le 19 février 2016 à 20h59
        Afficher/Masquer

        Bonjour, la vraie question est : , que pensez-vous de la mutalisation des dettes sur le modèle de Alexander Hamilton ?


    • Jean-Luce Morlie Le 19 février 2016 à 20h58
      Afficher/Masquer

      Bonjour, que pensez-vous de la mutalisation des dettes sur le modèle de Alexander Hamilton ?


      • Jusdorange Le 19 février 2016 à 21h38
        Afficher/Masquer

        Cher Jean-Luc,

        Il me semble que le problème n’est pas la souhaitabilité mais la faisabilité.

        Une mutualisation de dette à l’échelle européenne pourrait bien être souhaitable, mais elle n’est pas faisable. Pour cela il faudrait que les Allemands acceptent des transferts de richesse considérables , et que les Grecs acceptent la tutelle allemande. Aucun des deux ne le souhaite profondément. Pourquoi ? Parce qu’il faut une nation pour fonder l’acceptation de la loi de la majorité et les transferts de richesse.

        Possible aux E-U car c’est une nation. Pas possible dans l’UE. Je ne développe pas plus car je l’ai fait plus haut, et je ne souhaite pas bombarder le blog avec le même argument. Ce qui ne vous empêche évidemment pas de me répondre ici, je vous répondrai en retour.

        Bien à vous.


  7. pucciarelli Le 19 février 2016 à 18h01
    Afficher/Masquer

    Ce genre de journaliste donne envie de réformer la profession, et ce genre d’article d’inviter la direction de Libé à suivre un stage de remise à niveau en matière de déontologie. Comme quoi, on peut être bardé de diplômes et avoir une carte de visite sonnante sans pour autant faire preuve d’une grande qualité intellectuelle et d’analyse. Ainsi en va-t-il des cadres parfaitement formatés: on les reconnaît tout de suite. Espérons que cette dame au moins est convaincue ce qu’elle écrit, sa vertu personnelle compenserait symboliquement son inepte travail de propagande.


  8. Garibaldi2 Le 19 février 2016 à 18h12
    Afficher/Masquer

    Je ne sais pas si à l’époque de la création du dollar US, les étatsuniens se considéraient comme 1 peuple, je pense qu’ils se considéraient plutôt comme un agrégat de communautés, dont les contours persistent encore, Irlandais, Italiens, Allemands, Anglais, … Les asiatiques ont toujours été mis de côté, et même interdits de citoyenneté US.
    Ce que nous dit cette dame, c’est que Rome ne s’est pas faite en 1 jour. On le savait. Ce qu’elle oublie, c’est qu’à l’époque les états de l’union n’ont pas d’histoire, que le pays est vierge, ou quasi, ce qui change tout, ou du moins beaucoup.


    • groucho Le 19 février 2016 à 18h31
      Afficher/Masquer

      « Quand on réfléchit à la nature de cette société-ci, on voit jusqu’à un certain point l’explication de ce qui précède : la société américaine est composée de mille éléments divers nouvellement rassemblés. Les hommes qui vivent sous ses lois sont encore anglais, français, allemands, hollandais. Ils n’ont ni religion, ni mœurs, ni idées communes ; jusqu’à présent on ne peut dire qu’il y ait un caractère américain à moins que ce soit celui de n’en point avoir. Il n’existe point ici de souvenirs communs, d’attachements nationaux. Quel peut donc être le seul lien qui unisse les différentes parties de ce vaste corps? L’intérêt. »
      Alexis de Tocqueville, Voyage en Amérique, Sing Sing, 1er juin 1831, La Pléiade


      • lon Le 19 février 2016 à 20h08
        Afficher/Masquer

        de Tocqueville a écrit beaucoup de choses intelligentes, et peut-être aussi des conneries .
        La culture dominante en Amérique était anglaise , leur droit public venait en droite ligne du droit anglais, leur culture historique , leurs préjugés, leurs conceptions du monde , leur sens du business, et pour finir leur vision de la religion . Tocqueville est peut-être tombé ici ou là sur des émigrés pas encore au fait que les élites des Etats-Unis , déjà en 1831 , poursuivaient une vision de grande puissance .
        Lors des pourparlers de paix à Paris en 1782 ( guerre d’indépendance ), un aristo français s’adressa à un délégué anglais, Caleb Whitefoord, en lui dressant un tableau flatteur des 13 colonies américaines, destinées à devenir ” le plus grand empire du monde ” .
        Whitefoord : ” Yes , Monsieur, and they will all speak english, every one of ’em ”
        ( Paul Johnson, A History of the American People )


    • Jusdorange Le 19 février 2016 à 19h34
      Afficher/Masquer

      L’affirmation “Les Américains se considèrent comme un seul peuple” doit sans doute être nuancée. Cependant, dans une comparaison Europe-Etats-Unis, on peut dire que l’unité est bien plus forte aux E-U qu’en Europe.

      J’irais même jusqu’à dire que l’unité était plus forte dans les E-U de 1790 que dans l’Europe de 2016. On pourrait avancer plusieurs arguments.

      Le premier serait de dire que l’origine du peuple américain c’est les îles de Grande-Bretagne. Il venait d’un territoire qui avait une culture relativment unifiée. Du moins assez unifiée pour avoir un État viable pour le diriger, et une langue véhiculaire reconnue. Cette remarque est d’autant plus vrai si on ne regarde que les dirigeants d’alors ( unité de l’élite).
      Pas le cas en Europe.

      Le second serait de dire qu’en 1790, les Américains avaient un ennemi commun. Or la présence d’un ennemi commun favorise l’édification d’une communauté. En Europe en 2016, la Russie semble tenir ce rôle, mais ça ne prend pas. Fort heureusement.


      • lon Le 19 février 2016 à 20h11
        Afficher/Masquer

        Tout à fait ( même si mon message est un peu court pour exprimer une idée construite ..)


  9. Garibaldi2 Le 19 février 2016 à 18h16
    Afficher/Masquer

    Quand aux Allemands de l’Ouest, lors de la réunification, ils acceptent surtout de se goinfrer à bas prix un pays qui ne marchait pas si mal que ça, ses élites bien formées pouvant être immédiatement rentabilisées (et le seront, CF Angela !), et la possibilité de laisser dans leur jus, à l’est, les laissés pour compte habituels, c’est à dire le fond du panier qui en RDA avait quand même un casse-croûte assuré!


  10. Louis Robert Le 19 février 2016 à 18h31
    Afficher/Masquer

    “Aujourd’hui, le dollar est incontesté et irrévocable.”

    +

    Oh-la-la!… on en apprend des choses ici! Au premier coup d’œil, j’ai cru que l’on nous parlait de l’UE, de l’Euro et de toutes ces créatures également immuables (comme l’ont appris les derniers partisans de Tsipras), figées dans l’éternité du temps présent, marquant toutes, comme il se doit, “La fin de l’Histoire”, telle qu’en Fukuyama.

    La fin de l’Histoire… Nous en sommes donc vraiment là?

    Il ne faut pas compter sur les Chinois, les Russes, les BRICS et tous les autres Asiatiques pour confirmer qu’ils sont de la partie. A Shanghaï, là où les choses se passent en ce début de siècle, je peux le confirmer, l’atmosphère n’est vraiment pas à une fin du monde. Cela se voit assez, un nouveau monde y est né, qui change, inspire et grandit chaque jour.


  11. Theo Van Creyers Le 19 février 2016 à 18h48
    Afficher/Masquer

    L’Union Européenne est une tentative de Mutuelle Santé de peuples égrotants et Otanisés; tout juste assez vaillants pour se chamailler.
    L’Europe est une Civilisation; La Russie (Orthodoxe,Tsariste,Léniniste,Stalinienne) en fait partie…Les USA n’accepteront jamais que l’Europe s’étende jusqu’à l’Océan Pacifique; Ils sont satisfaits de cette pitoyable Mutuelle mortifère.


  12. Furax Le 19 février 2016 à 19h07
    Afficher/Masquer

    Le problème de cet article, c’est qu’il repose sur une seule logique, à savoir l’idée que les mêmes causes reproduisent les mêmes effets.

    Le problème de cet article, c’est que s’il mentionne des faits exacts, son auteure, Mme Delatte, ne connaît pas certains faits essentiels de l’Histoire des USA, Ce qui l’emp cher de distinguer les véritables caused de tel ou tel succès.

    Les unions monétaires, il y en a eu un nombre énorme qui ont échoué et se sont défaites.

    Le dollar n’a pas réussi du simple fait qu’il a été instauré mais parce qu’il y avait un peuple américain prêt à accepter une solidarité nationale.

    Et même cette condition n’est pas suffisante. Le dollar a aussi réussi parce que les USA ont connu une croissance oh nom Bale grâce à la conquête de l’ouest et aux gigantesques ressources naturelles quasi “gratuites” qu’ils ont pu exploiter.


  13. Michel Ickx Le 19 février 2016 à 19h15
    Afficher/Masquer

    Une chargée de recherche au CNRS, aurait pu faire mieux et cela vaut également pour Libération.

    On nous dresse une histoire superficielle de la monnaie aux Etats-Unis. On parle de 1780, puis de 1790 et 92, puis de 1890 pour sauter à 1935.

    On ne parle surtout pas de la création de la Fédérale Reserve promulguée en 1913 juste avant Noël devant une chambre des représentants presque vide, suite à la réunion très discrète d’un petit groupe de banquiers privés.

    Il n’est pas question de dire que le Dollar sera dès l’ors émis et contrôlé par cette « Fédérale » Reserve dont le nom induit à penser qu’il s’agit d’un organisme officiel et non privé, ce que le plus grand nombre des américains croient encore.

    Pas un mot de Nixon obligé, pour sauver le Dollar, à éliminer la garantie du Dollar par l’Or. Cet Or de Fort Knox que personne n’a pu inventorier malgré de nombreux efforts de membres du Congrès.

    On ne nous dis qu’en 2006 on abandonne la publication de l’indice M3, c’est-à-dire la quantité de monnaie en circulation. car cette donnée essentielle aurait montré que le Dollar ne valait que le papier.

    Tout cela pour patienter pour le futur succès de l’Euro. Bref plus d’Europe, un seul budget commun etc.

    Et après toutes ces vicissitudes on devrait finalement avoir un Euro aussi solide que le Dollar choisi comme exemple de stabilité après un long parcours chaotique !


  14. Michel Ickx Le 19 février 2016 à 19h16
    Afficher/Masquer

    La réponse de François Hollande sur la question essentielle, de l’émission de la monnaie et son impact sur la dette publique, posée au cours de sa campagne électorale.

    https://www.youtube.com/watch?v=APe5IJIjF-w

    On comprend que la presse système doit raconter n’importe quoi


  15. vincent Le 19 février 2016 à 19h24
    Afficher/Masquer

    Je serais curieux de voir une analyse similaire concernant l’unification monétaire de civilisation antique, telle que Rome, et la Chine notamment. Est ce qu’ils ont rencontré des problèmes similaires ou bien ont ils trouvé des solutions plus efficaces?


    • patrick Le 19 février 2016 à 20h14
      Afficher/Masquer

      Rome ; je pense que le système monétaire reposait complètement sur l’or et l’argent dans l’ensemble de l’empire, comme les monnaies antérieures.

      Chine : même immense , l’empire est unifié et administré depuis longtemps avec une ethnie très dominante, donc une cohérence.


      • williamoff Le 19 février 2016 à 23h12
        Afficher/Masquer

        Ce n’est que depuis 1949 qu’il n’existe qu’une seule monnaie ayant le même cours sur l’ensemble du territoire Chinois.


      • Subotai Le 20 février 2016 à 18h37
        Afficher/Masquer

        L’unification c’est faite par l’écriture. Une seule écriture pour toute les langues du pays. Un caractère a le même sens partout quelque soit sa prononciation.


  16. lon Le 19 février 2016 à 19h32
    Afficher/Masquer

    La littérature de cette dame est parfaitement symptomatique du complexe qu’entretient la classe intellectuelle française mainstream envers les Etats-Unis .
    En gros et pour schématiser : mais alors que pensent donc les Zaméricains de nous , sommes-nous assez propres , notre haleine sent-elle encore le saucisson, l’ail et le gros rouge , et avons-nous enfin enterré nos démons nationalistes ? Tant d’envie de plaire à nos grands-frères d’outre-atlantique peut devenir pesant, certes, et il est bon quelquefois de leur rappeler leurs propres errements , après tout ne sommes-nous pas égaux et partenaires dans l’OTAN ? Nous aussi nous aurons notre dollar, et Washington ne s’est pas fait en un jour . Voilà , c’est dit .


  17. Betty Le 19 février 2016 à 19h41
    Afficher/Masquer

    “Aujourd’hui, le dollar est incontesté et irrévocable.” Affirmation surprenante…Il faudrait plutôt regarder du côté de l’eurodollar et consulter les vues des Haruspices de l’OCDE en 2002:
    http://www.oecd.org/fr/sti/prospective/35629031.pdf


  18. Gribouille Le 19 février 2016 à 20h57
    Afficher/Masquer

    Ce texte me semble porter une vision anachronique. Avant l’indépendance américaine, les colonies manquaient d’encaisses monétaires car les métaux précieux étaient réservés à la métropole (on payait pas les soldats avec du papier). En particulier, les futurs EU étaient réputés pour être le réceptacle , des monnaies usagées des quatre coins du monde qui venaient y finir leur vie.
    Face au manque d’encaisses métalliques, on faisait plus communément appel au troc, à des reconnaissances de dettes, et je crois même qu’il existait des banques qui émettaient leur propre monnaie papier (genre monnaie privée) dont la valeur d’échange n’était pas garantie.
    Là ou Madame Delatte se trompe, c’est de considérer que chaque colonie avait sa propre monnaie. En réalité, le dollar est la création d’une monnaie sur un ensemble de territoires qui en était jusque là dépourvu. Ce fut indéniablement un progrès pour les colonies de l’époque. Passer de zéro monnaie à une monnaie n’est pas la même chose que de passer de onze monnaies à une seule comme dans le cas de la zone Euro à ses débuts. On ne peut donc pas parler d’union monétaire dans le cas du dollar.


  19. Grim Le 19 février 2016 à 21h09
    Afficher/Masquer

    C’est bien elle démontre elle-même qu’il y avait un minimum d’union politique aux Etats-Unis avant la création de l’union monétaire.

    Nous on a quoi ? Un Parlement bidon, une commission de technocrates et des rapports de force entre les 28 Etats membres.

    C’est gens s’obstinent à ne pas comprendre que cette fédération a été faite totalement à l’envers, c’est pas parce que vous plaquez une même monnaie sur plusieurs pays que vous allez faire une fédération.

    D’ailleurs ça ne la choque pas non plus de voir que même les américains ont eu un mal fou à faire une fédération alors qu’au départ c’était juste 13 colonies, avec une langue commune et un ennemi commun extérieur.

    En comparaison la France a des pays qui ont juste plus de 1000 ans d’existence…


  20. Gregorey Ivanovitch Le 19 février 2016 à 23h21
    Afficher/Masquer

    http://ok.ru/video/41091598915

    Petit clin d’œil à nos amis de l’otan, au passage..


  21. triari Le 20 février 2016 à 03h35
    Afficher/Masquer

    Quel fascinant article qui passe totalement au-dessus de tout un tas de facteurs :

    1) La guerre de sécession où le Nord a vaillamment massacré des milliers de sudistes, moins pour lutter contre l’esclavage* que pour les forcer à rester dans une Union où, in fine, les états du Sud sont encore aujourd’hui, largement appauvris par rapport à leurs oppress…voisins du Nord.

    2) la forte migration venue d’Europe.

    3) les immenses ressources des terres volées aux indiens.

    4) le statut actuel du dollar qui est tout sauf en bonne santé (la monnaie la plus contrefaite au monde, non-adossée au dollar elle est l’assise pour une dette monstrueuse)…

    Enfin bon, en même temps, c’est un article de Libé… -__-

    * : Je ne dis pas que la condition des noirs dans le sud des USA était idyllique, loin de là et l’abolition de l’esclavage était bien-sûr une excellente chose…mais je remarque que l’on ne parle STRICTEMENT JAMAIS de la condition des ouvriers (blancs ou noirs) dans les usines du nord.


    • triari Le 20 février 2016 à 13h26
      Afficher/Masquer

      CORRECTION : je voulais écrire “non-adossé à l’or”, ma faute ! Je ne me suis pas relu. ^^


  22. Charlie Bermude Le 20 février 2016 à 08h56
    Afficher/Masquer

    L’article est trés interessant et les commentaires aussi sauf qu’il manque un élément : “peut étre” , euphémisme le plus important dans les raisonnements . La valeur de la monnaie par rapport à l’extérieur de la zone considerée en particulier pour les US , la livre sterling et l’Europe , le dollar et le prix du pétrole .
    Bien sur les rapports internes sont cruciaux pour l’intelligence de la constitution d’un état central mais de moindre importance s’il s’agit d’augmenter les bénéfices au dépend de l’étranger , ou de diminuer les pertes . Et çà joue sur deux rapports contradictoires , les exportations et les importations de capitaux . Le financement bon marché de l’état par l’étranger n’étant pas le plus secondaire pour les politiques .
    Pareil Pour le débat Asselineau /Zaki , il me semble que l’opposition n’est pas tellement pour ou contre l’Euro , mais quel niveau de l’euro par rapport au $ . Il est clair que pour les US quand l’euro est fort , et vient leur oter le financement de leurs déficits si indispensable à leur domination , c’est haro sur l’euro .
    L’euro ne suscite une polémique que depuis qu’il met en cause le financement du déficit étatique Français , curieux , non ?


  23. Aspietoyendefrance Le 20 février 2016 à 09h43
    Afficher/Masquer

    Il n’y a pas de peuple européen tout simplement parce que le continent européen n’est pas unifiable depuis 2000 ans. Les romains ont échoués, charllemagne, Otton III, Bismarck et aussi Hitler.

    L’existence d’une monaie commune suppose des transferts sociaux. Ils n’auront jamais lieu parce que son architecte, walter Hallstein ,ex juriste nazie d’hitler, voulait une union économique aux mains des cartels industriels et financiers et d’un pouvoir technocratique qui se passerait des peuples.

    Comme l’ont dit des commentateurs: les unions monétaires ont finit toutes par explosé.

    Il n’y aura jamais de sentiment européen malheureusement.


    • Jmichemuche Le 20 février 2016 à 10h28
      Afficher/Masquer

      “les unions monétaires ont finit toutes par explosé.”
      A priori, le Dollars US est une union monétaire, ainsi que le Yuan…


      • Jmichemuche Le 20 février 2016 à 18h54
        Afficher/Masquer

        “des peuples réellement différents”
        C’est justement sur cette subtilité que se fonde le délire européiste.


  24. Macarel Le 20 février 2016 à 10h35
    Afficher/Masquer

    L’Euro c’est le symbole du pouvoir allemand en Europe. L’OTAN c’est le relais du pouvoir américain en Europe. La City, c’est le cheval de Troie en Europe de la finance mondialisée.
    La France est la grande perdante de la construction européenne !
    Les utopistes européistes ont vendu notre souveraineté pour un plat de lentilles, aujourd’hui la France se meurt.


    • Macarel Le 20 février 2016 à 10h49
      Afficher/Masquer

      De toute façon ce qui nous arrive avait été décrit dans un discours visionnaire dès 1957 par Mendès France :

      http://www.pouruneconstituante.fr/spip.php?article526

      Ce n’est pas arrivé par hasard, mais par la volonté de tous les dirigeants ( à part des gens comme Mendès ou De Gaulle), qui ont dirigé la France depuis l’après guerre.

      Exemple Pompidou 1967

      https://www.youtube.com/watch?v=VgD6U9ZGANA

      Ces élites n’ont jamais rien eu à faire de l’avis du peuple, car ils détiennent par définition la Vérité.Ils sont la Liberté éclairant le peuple ignorant. Dommage, que tant de génies de la politique finissent par nous conduire dans une impasse, et dans le mur. Dommage pour nous avant tout !


      • sempre Le 21 février 2016 à 17h22
        Afficher/Masquer

        Merci pour cette video de Pompidou (aussi ex directeur général de la banque Rothschild) , donc le libéralisme c’est pour lutter contre la paresse et faire que les hommes désormais ne puissent plus vivre aussi tranquillement qu’auparavant . Enfin c’est le sens général, mais quelle vision du bonheur des hommes !.


  25. Jmichemuche Le 20 février 2016 à 10h38
    Afficher/Masquer
  26. clauzip12 Le 20 février 2016 à 13h06
    Afficher/Masquer

    Mes lectures m’amenent au souvenir de la situation des USA au moment de la création du dollar.
    Plus de 10 000 banques avaient chacune sa monnaie,
    Dans ces conditions le commerce était devenu complique car chacune avait sa valeur propre.
    Dans cette condition,l’appel des banquiers et commerçants à une simplifiation du commerce et des échanges fut la bienvenue.
    Mais l’institution du dollar ne fut pas immédiate.Des états ayants refusé l’empreinte du pouvoir central par la monaie unique.
    Pour l’Europe ce fut simultané pour toute la zone euro alors que contrairement aux USA, il y avait une culture et des nations mariées à leur monnaie.


  27. Theo Van Creyers Le 20 février 2016 à 14h14
    Afficher/Masquer

    Etonnant! Le sujet EU suscite beaucoup de commentaires,tous intéressants (et hors Press-titution)… Tous batifolent hélas, autour du seul vrai sujet – hors antenne! mute ! Please! : La peur panique d’une Europe Brest/Vladivostock. Von Ribbentrop prenant l’avion pour Moscou et signant l’avait peut-être entrevue…Hitler s’est suicidé avec l’opération Barbarossa… De Gaulle ,en parlant d’Europe de Atlantique à l’Oural, avait ouvert un battant de la fenêtre … Très vite rapidement refermé par nos Harkis de l’OTAN.


  28. sempre Le 20 février 2016 à 17h04
    Afficher/Masquer

    Mais un jour et certainement dans un futur proche, il n’y aura plus de monnaie physique, un grand ordinateur banque dans le cloud comme il se doit, gérera virtuellement nos biens. peu importe que se soit l’Euro ou tout autre monnaie.
    Il aura sa propre politique et sa propre justice, pour nous permettre ou interdire de consommer uniquement à hauteur de ce que nous possédons, peut être appliquera t’il une péréquation afin de limiter les excès et il se conformera à l’état d’une “pensée moyenne” résultant de nos votes exprimés au travers d’une application téléchargeable “démocratie” hai hai hai!


  29. Isabeau De Bavière Le 20 février 2016 à 19h12
    Afficher/Masquer

    Pourquoi personne ne parle de cette info ?

    L’Iran veut que son pétrole lui soit payé en euros-sources

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL8N15K3LX


  30. Patrice Le 20 février 2016 à 21h18
    Afficher/Masquer

    Thomas Jefferson a aussi écrit “Les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées en marche” et “Le pouvoir de création monétaire devrait etre oté aux banques privées et rendu au peuple à qui il appartient en propre”.

    Dans l’un des textes fondateurs, ces fameuses “valeurs républicaines” dont on nous rebat les oreilles sans jamais oser-vouloir-pouvoir préciser ce dont il s’agit, Ernest Renan écrit (dans Qu’est-ce qu’une Nation) : “Les nations ne sont pas quelque chose d’éternel. Elles ont commencé, elles finiront. La confédération européenne, probablement, les remplacera.”

    L’Euro était conçu comme l’une des premières pierres de la fédération Européenne, mais les autres pierres n’ont jamais été posées… Alors évidemment, ça coince.


  31. Henri Tanson Le 22 février 2016 à 11h26
    Afficher/Masquer

    L’euro n’est pas une monnaie.
    L’euro est un dogme, une religion, alors qu’une monnaie doit être un outil au service d’une économie.
    Vous avez réalisé que notre économie est au service de l’euro ?
    Vous avez vu que le seul rôle de la BCE est de maintenir en vie l’euro…
    On ne peut ainsi pas comparer l’euro au dollar…
    Je dis ça…


Charte de modérations des commentaires