Un billet de 2014, très intéressant…
Le 26/12/2014 par Yanis Varoufakis (The euro’s first inkling – a pièces in lieu of Best Wishes for 2015)

Aux origines de la monnaie commune européenne : les différends entre la France et l’Allemagne sur fond d’hégémonie américaine

En cette nouvelle année, alors que 2015 sera vraisemblablement emplie de défis pour l’Europe, pour l’euro et tous ceux qui doivent vivre avec, Yanis Varoufakis nous offre un extrait fort à propos de son prochain livre, qui fait suite au Minotaure planétaire. En voici un fragment qui relate la première fois où l’euro fut proposé aux plus hauts échelons du pouvoir politique européen.

 

Une proposition indécente

 

Kurt Schmücker était un homme peu habitué aux émotions fortes. Mais en ce matin du 23 mars 1964, il eut du mal à en croire ses oreilles et parvint avec beaucoup de difficultés à contenir son étonnement.

En tant que ministre allemand de l’Economie,[1] Herr Schmücker rencontrait régulièrement son homologue français, Valéry Giscard d’Estaing, le ministre des Finances du Président Charles de Gaulle, qui deviendrait lui-même, dix ans plus tard, Président de la République française. Donc, lorsque Giscard se rendit au bureau de Schmücker, à Bonn, pour une discussion de deux heures, le ministre allemand était parfaitement détendu, anticipant une autre de ces réunions anodines, dont le véritable objectif, à l’instar de tous les raouts précédents, était d’afficher l’unité européenne entre les deux ennemis d’autrefois endossant la lourde responsabilité de construire une Union Européenne dans les premières étapes de son développement.[2]

Normalement, Schmücker et Giscard échangeaient d’aimables points de vue sur la manière dont chacun percevait la politique économique de l’autre, comment les deux pays s’accommodaient des mouvements monétaires transfrontaliers, les taux d’intérêt et les balances commerciales, leurs dispositions à l’égard de la fiscalité des entreprises et, bien sûr, les efforts qu’ils déployaient conjointement pour cimenter une Union Européenne qui en était encore à ses premiers balbutiements. Ils se racontaient occasionnellement leurs infortunes vis-à-vis de leurs banquiers centraux, la Bundesbank et la Banque de France, et les relations tendues qu’ils entretenaient avec eux. Autrement dit, rien n’aurait pu préparer Herr Schmücker à ce qu’il allait entendre. Mais, ce matin-là, une fois passées les mondanités du protocole, Giscard sortit une proposition choquante : La France et l’Allemagne devraient créer une monnaie commune, invitant les quatre autres membres de l’Union Européenne à s’y joindre lorsqu’ils y seraient prêts.

Il fallut à Schmücker quelques instants pour recouvrer ses esprits. De quoi l’aristocrate français était-il en train de lui parler ? L’Allemagne et la France partageant les mêmes billets de banque, les mêmes pièces de monnaie, la même banque centrale ? Laquelle ? La Bundesbank ? Grands Dieux !, a-t-il certainement dû s’écrier intérieurement. Mais il ne laissa filtrer aucune émotion à l’extérieur, conservant un visage de marbre, plutôt sombre. Effectivement, le compte-rendu officiel montre qu’il a réagi comme s’il n’avait pas entendu cette proposition sismique. Pourquoi ne pas être plus modestes, riposta-t-il ? Pourquoi ne nous contenterions-nous pas de stabiliser nos taux de change à travers nos banques centrales et sur la base d’une « stricte discipline » (la grande obsession des conservateurs allemands) et de « règles contractuelles » ?[3]

Giscard n’en avait que faire : « Pourquoi choisir ce système qui ne fonctionne que tant que tout le monde l’accepte ? » répliqua-t-il énergiquement, ajoutant que sa proposition venait de tout en haut – du Président Charles de Gaulle lui-même. Sidéré, Schmücker essaya d’alerter le ministre des Finances français sur la signification plus profonde de ce que de Gaulle proposait : La France proposait de renoncer à sa souveraineté nationale ! Paris était-il vraiment sérieux ? Giscard ni ne confirma ni n’infirma cette évidence exprimée par Schmücker. Il contourna cette remarque en préconisant une action rapide afin qu’une monnaie commune franco-allemande puisse être créée dans les plus brefs délais, laissant les autres membres de l’Union Européenne libres de s’y joindre ou non.

Et c’est ainsi qu’une monnaie commune européenne fut présentée pour la première fois, brièvement discutée et. spectaculairement ignorée. Schmücker savait que ce n’était pas un sujet sur lequel il avait la moindre autorité pour s’y impliquer sérieusement. Il passa consciencieusement la proposition du Général de Gaulle à Ludwig Erhard, son Chancelier.

En lisant le résumé que lui rédigea Schmücker, le Dr Erhard flaira quelque chose de louche. Il était impossible que la France abandonne aussi facilement son pouvoir d’établir les taxes, de dépenser ses fonds publics, de fixer ses taux d’intérêt, de poursuive sa chère « planification ». De Gaulle devait, une fois de plus, avoir quelque chose derrière la tête, pensa Erhard. Après tout, la seule raison pour laquelle Ludwig Erhard avait accédé au plus haut poste du pouvoir en Allemagne, quelques mois plus tôt, était à cause du rôle qu’il avait joué pour contrecarrer les desseins du Président de Gaulle. Sa proposition insensée de monnaie commune, pensa Erhard, ne pouvait avoir de sens qu’en tant que prolongement de ces mêmes desseins.

Ne souhaitant pas entrer dans une confrontation publique et officielle avec la France, le Chancelier Erhard « égara » consciencieusement le résumé de Schmücker et prétendit ne l’avoir jamais reçu. Néanmoins, lorsqu’il fut obligé de quitter la Chancellerie, en 1966, parmi les rares documents qu’il emmena avec lui dans sa retraite se trouvait ce résumé – une note sur la première idée officielle de l’euro.[4]

Valéry Giscard d’Estaing n’a jamais été le larbin de de Gaulle. Pour preuve, le Général le vira du ministère des Finances en 1966 et Giscard dût attendre trois ans jusqu’à ce qu’un nouveau président, Georges Pompidou, accède au Palais de l’Elysée, pour récupérer le ministère des Finances – d’où, en 1974, il accédera lui-même à la Présidence de la République française. Bien sûr, à l’époque, en 1964, Giscard s’efforçait de servir loyalement de Gaulle, souvent contre son meilleur jugement concernant certaines idées fixes de l’ancien général.[5] Cependant, à cette occasion, le 23 mars 1964, la « proposition indécente » qu’il portait à Bonn était totalement en accord avec sa propre pensée. Giscard partageait avec de Gaulle un jugement crucial. Ils étaient d’accord sur le fait que l’hégémon demandait la lune. A la fois littéralement et métaphoriquement. Les Américains déclenchaient des guerres en Indochine. Ils annonçaient de coûteux et extraordinaires programmes sociaux chez eux. Leurs grandes entreprises rachetaient de vénérables sociétés européennes et les traitaient de façon scandaleuse.[6] « Et comment payaient-ils tout cela ? En imprimant des dollars qui, une fois sortis de l’imprimerie, inondaient les économies européennes et forçaient les Européens à payer les largesses américaines par une inflation plus élevée. Le fait que la France fut plus susceptible que les autres pays à ces forces inflationnistes pesait aussi lourdement sur la pensée de de Gaulle et de Giscard.

Du point de vue de Giscard, les Américains forçaient les Européens à leur prêter l’argent avec lequel ils achetaient l’Europe et déstabilisaient la finance mondiale. Giscard résuma ce verdict d’une façon restée célèbre avec ces deux mots : « privilège exorbitant » ; un avantage démesuré dont bénéficiaient les Etats-Unis, et leur monnaie qu’ils dilapidaient ; un avantage qui devait être éliminé avant que le capitalisme mondial ne soit déstabilisé pour de bon et que les opposants à la bourgeoisie au pouvoir, en particulier en France, ne prennent le dessus.

La formule de Giscard, « privilège exorbitant », devint immédiatement un signifiant de la puissance financière américaine, et le reste à ce jour.[7] Mais que pouvait-on faire pour réduire ce privilège exorbitant ? Dès 1964, dans l’opinion de Giscard, il était possible d’imaginer que la seule façon de mettre fin à la domination monétaire imprudente des Etats-Unis était que la France et l’Allemagne, les deux nations prédominantes de l’Europe, s’attèlent ensemble à forger une monnaie commune afin de surmonter leur dépendance vis-à-vis d’Etats-Unis d’Amérique devenus incontrôlables. Mais cela ne mettrait-il pas en danger, comme Schmücker avait prévenu, la souveraineté de la France ? Bien sûr que si. Mais c’était un prix qui avait peu d’importance pour Giscard, qui croyait fermement en des Etats-Unis d’Europe.

Il se peut que la perte de la souveraineté nationale de la France importât peu à Giscard. Mais pas à son patron, le Président de Gaulle. L’Europe était importante pour de Gaulle, comme elle l’était pour Giscard. Elle devait être « gagnée ». Mais pas à n’importe quel prix, du moins en ce qui concernait le Général. Et certainement pas au prix de la « perte » de la France dans le processus. Alors, pourquoi de Gaulle envoya-t-il son ministre des Finances à Berlin avec une proposition qui, si elle était acceptée, démantèlerait les leviers du pouvoir économique de Paris ? Une monnaie commune avec l’Allemagne ferait perdre à la France le contrôle de sa propre économie. Mais une proposition de monnaie commune n’est pas la même chose qu’une… monnaie commune !

De Gaulle était, ne l’oublions pas, un tacticien militaire hors pair. Des propositions de traités et de monnaies communes, à l’instar des manœuvres sur le champ de bataille, équivalaient à des mouvements de pions sur un échiquier dans l’intention de faire diversion. Ce n’est qu’assez tard (vers 1958), et seulement lorsqu’il commença à la voir comme ouvrant de nouvelles perspectives de grandeur pour son Etat-nation, qu’une Europe unie commença à séduire de Gaulle. Cela contraste nettement avec l’idée que s’en faisaient les deux premiers chanceliers allemands de l’après-guerre, Konrad Adenauer et Ludwig Erhard, pour lesquels l’Union européenne était une sortie de secours pour leur Etat-nation.

Janvier 1963 fut un mois de politique incendiaire sentant le soufre, avec Paris à son centre. Le 14 janvier, le Président de Gaulle donna une conférence de presse qui se résumait à une déclaration d’hostilités contre l’anglosphère. Contrant les souhaits explicites de Washington, il annonça que la France mettrait son veto à l’entrée de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne. Et comme si cela ne suffisait pas, il déclina dans la foulée l’offre américaine d’une coopération nucléaire avec la France au sein d’une force multilatérale.

Huit jours plus tard, le 22 janvier, le Chancelier allemand Konrad Adenauer, se rendit à Paris. Dans les splendeurs du Palais de l’Elysée, en grande pompe et avec une cérémonie considérable, Adenauer et de Gaulle apposèrent leurs signatures sur le Traité de l’Elysée, un traité présenté au monde comme la pierre angulaire du rapprochement franco-allemand, un témoignage de la cessation permanente des hostilités entre les deux nations prédominantes de l’Europe, et le commencement d’une « merveilleuse amitié ». Washington était outré. George Ball, le sous-secrétaire au Département d’Etat, écrivit plus tard : « Il m’est difficile de surestimer le choc que cet acte produisit à Washington ou la spéculation qui suivit, en particulier dans la communauté des services de renseignements ».[8]

L’ire de Washington n’avait rien à voir avec une opposition à ce que la France et l’Allemagne enterrent la hache de guerre, se rapprochent et renforcent l’unité européenne. Le gouvernement américain s’inquiétait que de Gaulle eût « quelque chose derrière la tête », « quelque chose » visant le Plan mondial d’ensemble d’après-guerre des Etats-Unis. Plus précisément, ils craignaient que de Gaulle tentât d’attirer par la ruse Adenauer dans une alliance stratégique ayant un double objectif : au niveau de la finance internationale, saper le système de Bretton Woods centré sur le dollar, et , au niveau géopolitique, contourner l’OTAN en offrant à Moscou un pacte de non-agression, écartant les Etats-Unis de cet accord.

La marque la plus forte de de Gaulle était sa grande vision d’une Europe s’étendant « de l’Atlantique à l’Oural ». Cela séduisait une pluralité d’Européens qui tenaient à supprimer la menace nucléaire qui planait sur leur continent (en particulier après la crise des missiles cubains qui s’était déroulée le mois précédent, en octobre), et qui gardaient bon espoir de lever le Rideau de Fer qui le séparait si brutalement. Pour les Allemands, en particulier, une Europe de « l’Atlantique à l’Oural » était chargée d’une importance supplémentaire, puisque cela faisait allusion à la réunification de l’Allemagne. Washington était convaincu que de Gaulle appâtait Adenauer dans une alliance qui mettrait fin à la domination des Etats-Unis en Europe. Ces craintes étaient renforcées par le fait que le Chancelier allemand était un catholique anglophobe ayant souvent recherché l’unité avec la France.[9]

La veille de la signature du Traité de l’Elysée, un diplomate américain [10] enrôla le seul membre du cabinet d’Adenauer qui avait le pouvoir, et un intérêt pour le faire, de s’opposer à la dérive d’Adenauer vers l’étreinte de de Gaulle : Ludwig Erhard, le respecté ministre des Finances d’Adenauer, qui avait supervisé le miracle économique de l’Allemagne depuis 1949. Erhard n’agit pas dans la précipitation. Il prit son temps. Lorsque Adenauer convoqua le cabinet fédéral à Bonn, le 25 janvier, pour discuter du Traité de l’Elysée, Erhard resta coi. Cependant, quatre jours plus tard, Il fit un discours musclé critiquant la politique étrangère française, prenant l’initiative sans précédent de prédire que, quand bien même le Traité de l’Elysée serait ratifié, il ne serait jamais appliqué.

Lors du conseil des ministres suivant, à Bonn, le 30 janvier, Erhard se lâcha, s’exprimant contre « la dictature française de de Gaulle », comparant même le Président français à Hitler. Dans un article publié dans Die Zeit, le 5 février, Erhard mit en garde ses compatriotes que l’Allemagne « ne peut pas jouer double-jeu », signalant clairement son allégeance à Washington et fustigeant Adenauer pour être devenu trop proche de de Gaulle à son goût. Le même jour, le Président Kennedy prévint l’Allemagne qu’elle devait « choisir entre travailler avec les Français ou travailler avec nous ».[11] Erhard conduisit l’opposition à Adenauer qui fit basculer le cabinet allemand dans le sens des Américains.

A partir d’avril 1963, l’intervention décisive d’Erhard avait affaibli la position d’Adenauer au sein de la Démocratie Chrétienne au pouvoir, qui le proclama unique candidat pour remplacer le Chancelier vieillissant. Le 16 mai, après pas mal de manœuvres dans les coulisses, Erhard et ses alliés réussirent à faire voter au Parlement fédéral un amendement au Traité de l’Elysée, sous la forme d’un Préambule qui mettait fin au rêve de de Gaulle d’une alliance franco-allemande en opposition aux Etats-Unis.[12] Pendant ce temps, certain du fait que de Gaulle avait été « éconduit », le ministère américain des Affaires étrangères re-calibra sa stratégie européenne, évitant d’autres confrontations avec de Gaulle et se concentrant à la place à cultiver des liens plus intenses avec Bonn. Et c’est ainsi que, en octobre 1963, Ludwig Erhard accéda à la Chancellerie, transmettant le ministère de l’économie à Kurt Schmücker. Ayant vu son étreinte si spectaculairement rejetée, il fut assez remarquable que le Président de Gaulle ne tint pas rancune au nouveau Chancelier allemand. Même le fait d’avoir été comparé à Hitler glissa sur lui comme de l’eau sur les plumes d’un canard. Lorsque Erhard fut intronisé Chancelier, il se fit un devoir de se rendre immédiatement à Paris pour réaffirmer « la formidable nouvelle amitié entre les deux nations » et . leurs dirigeants. Le Président de Gaulle l’accueillit à bras ouverts, comme s’il s’était agi d’un ami de toujours. Mais six mois plus tard, il envoya à Bonn son ministre des Finances, l’engageant Valéry Giscard d’Estaing, pour stupéfier Herr Schmücker avec sa proposition d’une union monétaire franco-allemande instantanée.

De Gaulle n’avait-il donc « pas compris » que l’Allemagne répugnerait à une autre de ses étreintes étouffantes ? Quoi qui pouvait trotter dans la tête du Général, une chose est sûre : il ne se faisait aucune illusion. L’idée que de Gaulle espérait qu’Erhard accepte une monnaie commune franco-allemande est aussi absurde que l’idée inverse, à savoir que de Gaulle voulait une telle monnaie. La proposition d’une monnaie partagée avait deux caractéristiques tactiques qui attiraient le Président-stratège français : l’élément de surprise et la capacité (même si la proposition était ignorée ou rejetée) d’enrôler l’Allemagne dans une relation avec la France suffisamment proche pour permettre à de Gaulle une plus grande liberté dans son opposition aux Etats-Unis.

L’élément de surprise, à n’en pas douter, fut là. Erhard et Schmücker avaient toutes les raisons de s’attendre à ce que, après le « départ » d’Adenauer, de Gaulle les laisse tranquilles. La proposition d’une monnaie commune était la dernière chose à laquelle ils s’attendaient. Ainsi que Schmücker le dit à Giscard, rien dans son comportement ne laissait présager que Paris serait prêt à renoncer à sa souveraineté nationale ou même reporter sur des institutions supranationales les décisions importantes en matière d’économie française. Il avait raison. La France, et en particulier de Gaulle, gardait jalousement ses leviers économiques et n’avait aucun intérêt à en laisser partir. Pendant bien plus de dix ans [13], de Gaulle était resté seul parmi les politiciens européens conservateurs en opposition obstinée à la nouvelle relation économique franco-allemande que les New Dealers américains avaient très envie de transformer en colonne vertébrale de l’Union européenne émergente.[14]

Contrairement à beaucoup de ses compatriotes naïfs, qui tiraient une grande fierté du projet d’intégration européenne et qui ne tarissaient pas d’éloges à son endroit en disant que c’était une formidable réussite de l’esprit européen, de Gaulle avait reconnu le projet d’Union européenne comme étant une « conception américaine » qui privilégiait l’industrie allemande afin de cimenter la domination américaine au niveau mondial. Le marché commun européen et le processus d’intégration européenne faisaient partie, à ses yeux, d’un Plan mondial américain que de Gaulle considérait mal fondé, non-viable et, par conséquent, nuisible à la France et à l’Europe.[15]

Finalement, de Gaulle avait adouci sa position vis-à-vis de l’Union européenne, après les promesses américaines répétées, dans les années 1950, que la France resterait le centre administratif de l’Europe. Mais il ne l’embrassait que tant que, selon ses propres mots confiés à un journaliste étranger, l’Union européenne ressemblerait « . à un cheval et un attelage : l’Allemagne étant le cheval et la France. le cocher ».[16]

Hélas, dès 1963, il devint clair que le « cheval » développait un esprit indépendant et que le « cocher » perdait le contrôle. Le déficit commercial de la France avec l’Allemagne allant croissant signifiait que Paris serait forcé de devoir perpétuellement choisir entre deux options insoutenables : soit se présenter régulièrement chapeau bas devant le FMI pour demander la permission de dévaluer le franc, admettant une « faiblesse nationale » permanente, soit compter éternellement sur la Bundesbank pour imprimer des deutschemark avec lesquels acheter des francs, concédant une dépendance incessante vis-à-vis de l’ancien ennemi. Dans tous les cas, les aspirations de la France à une domination politique et diplomatique de l’Union européenne s’effilochaient.

C’était un cauchemar pour de Gaulle, et également pour l’establishment français, qui voyait dans le Général un défenseur intrépide de leurs intérêts et de leurs ambitions, tant au niveau national que dans toute l’Europe. La bravacherie de de Gaulle se heurtait parfois au sens policé de la société pour le décorum mais, lorsqu’il s’agissait de traiter avec les politiciens allemands, les responsables américains et les financiers anglo-saxons, les élites françaises aimaient la méfiance inhérente de leur Président, son empressement à dire ce qu’il pensait, de même que son engagement envers une « monnaie forte » – une devise stable et non-inflationniste qui restaurerait l’image de la France, soutiendrait son secteur bancaire et, ce qui est important, affaiblirait les vindicatifs syndicats français.[17]

De Gaulle a toujours été prudent quant à une union toujours plus étroite avec l’Allemagne. Il voyait l’unité avec l’autre côté du Rhin comme un sentiment admirable rempli de danger, quel que soit son mérite pour la France. Même après 1958, lorsqu’il embrassa l’idée d’une Union européenne érigée le long d’un axe franco-allemand, de Gaulle resta circonspect. Lorsque Henry Kissinger lui demanda, un jour, comment la France empêcherait la domination de l’Allemagne sur l’Union européenne, le Président français répondit : « Par la guerre ! »[18] Le héros de guerre français ne plaisantait pas. En effet, sa proposition indécente d’une monnaie commune avec l’Allemagne, que Giscard transmit à un Schmücker estomaqué, était une forme de guerre par d’autres moyens.

Le Chancelier Erhard le savait. Au premier aperçu de la proposition de de Gaulle d’une monnaie commune, il reconnut un stratagème pour étouffer son pays, neutraliser la Bundesbank et brouiller les relations entre l’Allemagne et Washington.[19] Erhard avait rabaissé Adenauer et tout risqué pour aider son pays à se dégager de la première étreinte de de Gaulle. Il n’allait pas céder à sa deuxième étreinte. Réticent à repousser publiquement, pour la deuxième fois en un an, l’étreinte de de Gaulle, Erhard prétendit ne jamais avoir reçu la note de Schmücker.

Et c’est ainsi que, début mars 1964, l’idée de l’euro éclaira si brièvement les cieux de l’Europe, et de façon invisible pour la plupart des Européens. Ce n’est que lorsque l’Europe fut complètement rejetée de la « zone dollar » qu’elle refit surface.

©2014 Yanis Varoufakis — ©2015 JFG-QuestionsCritiques/Editions du Cercle pour la traduction française
Notes :
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[1] Kurt Schmücker n’était pas atypique des démocrates-chrétiens qui furent au pouvoir sans interruption en Allemagne de 1949 à 1969. Dans ses jeunes années, à 18 ans, en 1937, il rejoignit le parti nazi et, trois ans plus tard, partit à la guerre, servant dans la Wehrmacht jusqu’au dernier jour. Un an après la fin de la guerre, il rejoignit les démocrates chrétiens et devint le plus jeune membre du parti à siéger au parlement fédéral après les élections de 1949. En 1963, après que Ludwig Erhard (un économiste accompli, ministre des Finances depuis 1949 et qui avait supervisé la très impressionnante reconstruction économique de l’Allemagne, 1949-1963) devint Chancelier, Schmücker prit le ministère de l’Economie. N’ayant suivi qu’une formation d’éditeur, Schmücker nourrissait une grande appréhension à propos de sa capacité de reprendre le rôle d’Erhard. En l’occurrence, les deux hommes (Erhard et Schmücker) furent chassés du gouvernement en 1966, à la suite de la première récession de l’Allemagne après la guerre, qui fut sans doute orchestrée pour des raisons politiques par la banque centrale du pays – la féroce Bundesbank.

[2] A l’époque, l’Union européenne s’appelait la Communauté économique européenne (CEE) et comprenait six membres, les signataires du Traité de Rome (signé le 25 mars 1957) : l’Allemagne, la France, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Belgique et l’Italie. La CEE fut renommée Union européenne dans le Traité de Maastricht, le 1er novembre 1993 – en même temps que les règles gouvernant la monnaie commune, l’euro, furent acceptées. Tout au long de cet article, pour des raisons de continuité, je me réfèrerai à la CEE par « Union européenne ».

[3] Leur conversation commença avec Schmücker abordant les préoccupations de Giscard selon lesquelles le libre échange au sein de l’Union européenne créerait des déséquilibres commerciaux qui déstabiliseraient le taux de change entre le franc et le deutschemark. Il suggéra que les membres de l’UE (ou de la CEE, comme elle était appelée alors) devraient signer un contrat formel et respecter les règles concernant les politiques budgétaires et monétaires afin que ce système puisse être stable. Giscard avait d’autres considérations : (le dialogue ci-dessous est cité dans Schoenborn, 2014) :
Giscard : C’est trop peu ! Nous n’en avons pas encore parlé au niveau gouvernemental, mais de Gaulle m’a dit que des développements dangereux, tels que nous en connaissons aujourd’hui, ne peuvent être évités ou surmontés sans une monnaie commune aux pays de la CEE. Nous avons besoin d’une monnaie unique pour la CEE ! [Italiques ajoutées par l’auteur] Schmücker : Afin d’obtenir le même effet, les monnaies peuvent aussi être maintenues nominalement tandis que les politiques monétaires des Etats membres individuels seraient placées sous une discipline stricte à travers des règles contractuelles.
Giscard : Pourquoi choisir ce système, qui ne fonctionne que tant que tout le monde l’accepte ?
Schmücker : Je cherche juste une méthode qui marche sans obliger la France à renoncer à sa souveraineté. Une monnaie européenne unique serait un sujet supranational. Jusqu’à présent, la France s’est opposée bruyamment à quelque sorte d’arrangement supranational que ce soit.
Giscard : De Gaulle m’a dit explicitement qu’il considère qu’une monnaie unique pour la CEE est nécessaire. Il pense qu’il ne reste pas d’autre solution. Si un Etat pousse continuellement un autre dans l’inflation, les seuls bénéficiaires seront les socialistes.
Schmücker : Que ferons-nous si les quatre autres ne veulent pas s’y joindre? La création d’une union monétaire est une étape politique décisive. Une fois l’union monétaire accomplie, des conséquences politiques supplémentaires suivront automatiquement. Les tentatives d’Erhard de faire avancer l’union politique n’ont pas produit les réponses désirées de la part de tous les gouvernements. Nous pouvons donc nous attendre à ce que cette proposition soit reçue avec scepticisme. Ou imaginez-vous que la France et l’Allemagne devraient aller de l’avant?
Giscard : Un accord entre la France et l’Allemagne ne devrait être considéré que si les autres ne participent pas. Dans ce cas, cet accord devra être établi de telle façon que les autres auront le choix, à la fois légalement et de façon pratique, de nous rejoindre à tout moment.

[4] Voir Schoenborn, 2014.

[5] Giscard était un fervent keynésien qui avait peu de temps à consacrer aux points de vue conservateur de de Gaulle sur la façon dont l’économie devait être dirigée. En particulier, il nourrissait un mépris considérable pour Jacques Rueff, un économiste qui croyait ferment en l’étalon-or et que de Gaulle considérait comme son gourou économique. En conséquence, le temps de Giscard en tant que ministre des Finances du gouvernement de de Gaulle était un mandat précaire.

[6] Pour donner un exemple approprié, en 1962, General Motors licencia les ouvriers automobiles français sans consulter le gouvernement français. Un an plus tard, en 1963, GM racheta Simca et procéda immédiatement à licencier une partie de sa main-d’œuvre. En attendant, General Electric « lorgnait » sur un certain nombre d’usines que Paris considérait comme étant d’importance stratégique pour la France.

[7] La phrase « privilège exorbitant » est fréquemment, et de façon erronée, attribuée à de Gaulle. Son véritable procréateur était Giscard. Voici comment Jacques Rueff, l’économiste français dont Giscard avait rejeté les théories économiques (mais avec lequel il devait travailler, puisque de Gaulle considérait Rueff comme étant son intellectuel économique préféré), expliqua ce que Giscard avait voulu dire par « privilège exorbitant » : « … lorsqu’un pays avec une devise clé a un déficit de sa balance des paiements – disons les États-Unis par exemple – il paye au pays créditeur des dollars, qui finissent dans sa Banque centrale. Mais les dollars ne sont pas d’utilité à Bonn, ou à Tokyo, ou à Paris. Le même jour, ils sont reprêtés sur le marché monétaire à New York, et donc retournent à leur endroit d’origine. Ainsi le pays débiteur ne perd pas ce que le pays créditeur a gagné. Et donc le pays avec la devise clé ne ressent jamais l’effet du déficit sur sa balance des paiements. Et la principale conséquence est qu’il n’y a aucune raison d’aucune sorte pour que ce déficit disparaisse, tout simplement parce qu’il n’apparaît pas.». Rueff & Hirsch (1965).

[8] Voir Ball, 1982, p. 271.

[9] Konrad Adenauer a mis sa marque sur la politique allemande bien avant la Seconde Guerre mondiale, servant en tant que Maire de Cologne de 1917 à 1933. Fervent catholique et opposant engagé contre la domination prussienne de l’Allemagne, il se servit de son poste pour soutenir un nouvel Etat rhénan, au sein de la République de Weimar, libéré du pouvoir de fer de Berlin. Lorsque ses efforts ne menèrent nulle part, il initia des pourparlers avec les responsables français dans l’idée d’établir un « Rhineland » autonome dans le contexte d’un grand concept d’une Europe Centrale qui forcerait à la réconciliation franco-allemande. Bien qu’il acceptât plus tard la montée du parti nazi, qu’il essaya d’héberger dans son hôtel de ville, les Nazis considéraient Adenauer comme un patriote « peu solide » (pour s’être trop rapproché des Français dans les années 1920). A la fin de la guerre, une Cologne détruite par les bombardements se retrouva dans la zone britannique, et l’on demanda à Adenauer de servir à nouveau en tant que Maire de la ville. Il accepta mais, en décembre 1945, il subit l’humiliation d’être révoqué par un général britannique pour « incompétence » – alors qu’en réalité, sa révocation était due à ses déclaration publiques condamnant le bombardement effréné de sa ville par la RAF. Adenauer ne pardonna jamais aux Britanniques cette humiliation.

[10] John Wills Tuthill, à l’époque ambassadeur des Etats-Unis auprès de la CEE.

[11] Voir le NSC Meeting Memo, 5 février 1963, 4.30 pm, FRUS, 1961-1963, vol. 13, pp. 175-179 ; Memorandum of Conversation, Carstens and Rusk, 5 février 1963, 6 p.m., ibid., p. 186; NSC Meeting, 31 janvier 1963, ibid., p. 162, Kennedy Library.

[12] Ce Préambule insistait sur « l’importance suprême de la coopération transatlantique » et était la première idée des responsables américains d’une « solution » au « problème » du Traité de l’Elysée. Ceux-ci ne perdirent aucun temps à faire savoir au cabinet d’Erhard qu’il devait être pris en considération. Ce Préambule, pour l’essentiel, annulait l’esprit du Traité de créer une alliance franco-allemande indépendamment des Etats-Unis. Selon la présentation qu’en avait faite Erhard devant les parlementaires à Bonn, ce Préambule était essentiel afin de « libérer le Traité de l’Elysée de toute fausse interprétation de la politique allemande ».

[13] De 1945 à 1958.

[14] L’opposition de de Gaulle à l’idée d’une Communauté économique européenne conçue par les Américains (qui naquit officiellement en 1950 en tant que Communauté européenne du charbon et de l’acier) était si acharnée qu’il traversa un désert politique jusqu’en 1958, lorsque l’effondrement de la 4ème République lui donna l’occasion de redessiner la constitution française, et la politique française, à son image.

[15] La construction du « Plan mondial » est relatée en détail dans Le Minotaure planétaire : l’ogre américain, la désunion européenne et le chaos mondial (Enquêtes & Perspectives, 2014). Cet ouvrage, sorti en décembre 2014, est disponible en versions numériques (kindle et e-Book) et papier (PoD-amazon).
Le lecteur devrait noter que la violente critique par de Gaulle du Plan mondial américain de l’après-guerre était partagée par d’importants décideurs politiques américains. Par exemple, George F. Kennan (le diplomate dont le Long Télégramme depuis Moscou engendra la logique de « l’endiguement » de l’URSS) et Robert Taft (le président républicain du Sénat américain qui s’opposa au New Deal de Roosevelt) déploraient également la perspective d’un monde divisé entre une sphère américaine et une sphère soviétique, opposées l’une à l’autre. Leur différence avec de Gaulle était que le Président français avait les moyens et la détermination de rendre le « bloc » américain ingérable.

[16] Voir Connolly (1993), p.7.

[17] Leur idée était simple : si l’Etat français renonçait au droit de battre monnaie (soit en retournant à l’étalon-or, soit en adoptant le deutschemark, les prix cesseraient d’augmenter et les syndicats perdraient tout pouvoir de négociation sur les employeurs : avec le gouvernement incapable de stimuler la demande d’ensemble, en particulier durant une crise, les syndicats auraient le choix entre accepter un chômage élevé (qui détruirait leur base de pouvoir) ou accepter des bas salaires. En bref, en renonçant à la planche à billets, l’Etat français s’assurerait que la main-d’œuvre syndiquée deviendrait moins militante, plus « allemande ». Et si cela impliquait une propension plus grande à la récession, c’était considéré comme un faible prix à payer. Aujourd’hui, avec la France en stagnation permanente sous l’euro, les élites françaises ne manifestent aucun regret face aux choix qu’elles ont faits et, simultanément, elles s’inquiètent de la marée montante de mécontentement et d’ultranationalisme raciste et anti-européen.

[18] By war! Voir Connolly (1993), p.7.

[19] La rébellion d’Erhard contre Adenauer devrait être replacée dans le contexte de la crainte de nombreux Allemands d’un retrait américain. Paul Volcker est cité par son biographe officiel pour avoir dit qu’il « … avait rappelé la menace de Kennedy … de couper l’aide militaire à l’Europe à moins que les Européens promettent de ne pas attaquer le dollar en tant que devise mondiale ». Voir Silber (2012), p.55.

Source : Questions Critiques

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45 réponses à L’euro : une proposition indécente, par Yanis Varoufakis [2014]

Commentaires recommandés

Crapaud Rouge Le 06 août 2015 à 05h53

L’on constate avec effarement que les déboires d’aujourd’hui, (perte de souveraineté, absence d’inflation, chômage massif, affaiblissement des syndicats,…), étaient connus et anticipés par les politiques en même temps que l’idée de monnaie commune, donc de longue date, et que cela ne les a pas empêché de mentir comme des arracheurs de dents pour nous vendre les “vertus” de l’euro. C’est clairement impossible de leur faire confiance.

  1. Charlie Bermude Le 06 août 2015 à 05h36
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    Là on une problématique de haut niveau avec des orfévres en questions stratégiques . On ne peut comprendre si on prend à la lettre .
    Je pense qu’il faut se rappeler le principe du Judo , méthode pour un plus faible de venir à bout du plus fort . L’instinct , la convenance veut que dans une altercation quand l’un pousse l’autre , l’autre s’oppose et repousse . Attitude tout à fait stupide si on est le plus faible , avec çà on sauvegarde au mieux son honneur , et si l’ennemi ne respecte pas le code de l’honneur , on a la défaite et les pires infamies . Au contraire , au judo on laisse l’autre pousser et méme on l’aide jusqu’à créer un déséquilibre chez lui qui pourra étre exploité et rendu fatal .
    Garder à l’esprit aussi qu’au travers de l’Allemagne ce sont les USA qui sont visés . Et puis quelques remarques : les Allemands n’ont pas du tout l’esprit centraliste Français , en ce qui concerne l’état ( la Prusse est une anomalie Allemande ) , Adenauer pendant l’entre deux guerre voulait non seulement l’autonomie d’une république rhénane mais son rattachement à la France !

    La situation actuelle , révéle , par le discrédit sur l’Allemagne toute la perfidie d’une ‘monnaie commune’ . Enfin il y a l’autre boule de billard ( le $) visée avec cette premiére ( le mark )
    que l’Euro baisse actuellement correspondt aux objectifs US ( un euro qui monte à 1.6 c’est irrésistible comme placement, çà fait de l’ombre au $ , de la concurrence ) , de l’autre l’Euro baisse trop et rend difficile une reprise commerciale des US qui en a un urgent besoin et comptait beaucoup sur le gaz de schiste . En résumé , il ne faut pas prendre , telle ou telle décision au premier degré , mais au second et méme au troisiéme , pour en saisir le vrai sens …

    Surtout avec les deux qu’on voit sur la photo .


  2. Crapaud Rouge Le 06 août 2015 à 05h53
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    L’on constate avec effarement que les déboires d’aujourd’hui, (perte de souveraineté, absence d’inflation, chômage massif, affaiblissement des syndicats,…), étaient connus et anticipés par les politiques en même temps que l’idée de monnaie commune, donc de longue date, et que cela ne les a pas empêché de mentir comme des arracheurs de dents pour nous vendre les “vertus” de l’euro. C’est clairement impossible de leur faire confiance.


    • Charlie Bermude Le 06 août 2015 à 08h35
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      Tout à fait . Faut réfléchir par soi méme autant que possible , mais plus encore s’autonomiser . Eux sont des professionnels , formés pour çà et à vocation pour , c’est de l’aristocratie , pour le coup au vrai sens du terme . La démocratie ne suppose pas ( d’où les mensonges et emballages ) que tous le monde est au méme niveau , mais qu’il y a régression des différences (vers le haut) .
      Avaler les ‘narratives’ comme dirait un autre , c’est niaiserie pure et simple . Mais il en faut aussi . ( pas trop ) .


    • KM Le 06 août 2015 à 12h38
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      C’est en partie faux.
      Certains hommes politiques vous ont prévenus, qu’ils soient français (Seguin, Chevenement, LePen) ou étrangers (Thatcher). A l’heure d’internet, il est facile de retrouver ce qu’ils en ont dit à l’époque.
      C’est juste que comme d’habitude, les français ont voté pour les vrais démagogues.
      Et d’ailleurs, encore aujourd’hui, même face à la catastrophe qu’a été l’euro, ils continuent à leur faire confiance.
      Il faudrait arrêter de blamer les escrocs qui nous gouvernent quand, parfaitement conscients, les électeurs continuent de voter pour eux. Ce sont certes des escrocs, mais vous êtes de parfaits abrutis consentants (je ne m’adresse pas à vous ad hominem, mais à la masse des électeurs).


      • AL60 Le 06 août 2015 à 18h04
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        Seguin, Chevènement, LePen oui, mais aussi Marie France Garaud qui l’a expliqué très clairement. Cela fait d’ailleurs l’objet d’un sujet qui a été traité sur ce site : débat entre Attali-Veil-Garaud-Chevènement https://www.les-crises.fr/debat-attali-veil-garaud-chevenement-sur-leuro-en-1996/
        Les prévisions d’Attali de l’époque…!!!!!


      • Crapaud Rouge Le 06 août 2015 à 20h09
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        parfaitement conscients, les électeurs continuent de voter pour eux” : désolé, mais la propagande vise “la masse des électeurs” qui, loin d’être “conscients”, sont au contraire dans l’illusion d’être bien informés. Et puis, quand on voit ce qui vient d’arriver à Tsipras, avec son virage mitterrandien, l’on comprend qu’il ne suffit pas d’élire un “hétérodoxe”.


      • FEG Le 07 août 2015 à 04h49
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        « Séguin, Chevènement, Le Pen » … C’est tout de même un peu court.

        L’idée de souveraineté procède de l’article 3 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (« Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. »).

        Avec pour objectif la préservation de la souveraineté des États face aux constructions étatiques de type fédéral, le courant du souverainisme a effectivement traversé toutes les tranches d’âge dans beaucoup de partis, divisés en leur sein lors du référendum de 1992.

        Une recherche sommaire permet de recenser rapidement les noms de nombreux intervenants politiques (par ordre alphabétique).

        De droite à gauche :

        1/ Au FN, la direction du mouvement fédéré autour de Le Pen s’est prononcée contre le traité de Maastricht, contrairement à plusieurs rassemblements de forces « régionalistes, européennes et identitaires » dans la mouvance de l’extrême droite.

        2/ Au RPR proche de l’éclatement, outre Philippe Seguin, une bonne soixantaine de personnalités se sont opposées à la ratification du traité, dont Pierre Bas, Franck Borotra, Nicole Catala, Paul-Marie Coûteaux, Maurice Couve de Murville, René Couveinhes, Philippe de Gaulle, Bernard et Jean-Louis Debré, Michel Debré, Claude Dhinnin, François Fillon, Jean Foyer, Édouard Frédéric-Dupont, Robert Galley, Marie-France Garaud, Hubert Germain, Georges Gorse, Olivier Guichard, François Guillaume, Gabriel Kaspereit, Claude Labbé, Yves Lancien, Pierre Lefranc, Jacques Limouzy, Jean-François Mancel, Claude-Gérard Marcus, Jean-Louis Masson, Pierre Mazeaud, Pierre Messmer, Roland Nungesser, Guy Sabatier, Maurice Schumann, Bernard Tricot, Jacques Trorial, Robert-André Vivien, etc.

        Charles Pasqua s’était prononcé initialement pour la ratification par le Sénat, avant de changer d’avis après le vote négatif du Danemark en juin 1992.

        3/ A l’UDF-UDC, outre Philippe de Villiers, on relève dans l’opposition au traité les noms de François d’Aubert, Jacques Baudot, Alain Griotteray, Michel Pinton (qui a alors rompu avec Giscard), Michel Poniatowski

        On peut encore ajouter des économistes proches de la droite ou du centre, et opposés à l’euro, comme Maurice Allais, Alain Cotta, Jean-Jacques Rosa.

        4/ Au CERES / MDC, outre Jean-Pierre Chevènement, ne pas oublier Max Gallo.

        5/ Chez les Verts, Alain Lipietz, opposé au traité, a été mis en minorité.

        6/ A la LCR, Gérard Filloche s’est rapproché de Julien Dray, exclu de la LCR en 1981 et alors au PS, pour rédiger leur petit livre commun « Les clairons de Maastricht », mais sans se prononcer explicitement sur le traité pourtant jugé par eux insuffisant (« Oui, pour aller de l’avant dans les conquêtes sociales, il n’est d’autre avenir que la Constitution de l’Europe. », Assemblée nationale 6.5.92).

        7/ Au PCF, tous les dirigeants se sont prononcés publiquement contre la ratification, avec Charles Fiterman en figure de proue pendant la campagne communiste de rejet.

        Toujours actuels, certains extraits de la déclaration du Comité Central du PCF en date du 18 juin 1992 (la date n’est pas fortuite) s’avèrent sans ambiguïté :

        « (…) Vous voulez une Europe de progrès social, avec une France développant l’emploi, les formations pour tous, et améliorant les conditions d’existence de notre peuple… Maastricht, c’est une monnaie unique privant la France de la possibilité de maîtriser son économie, sa politique sociale. C’est l’organisation d’un contrôle sévère de la politique économique budgétaire, fiscale de notre pays – y compris en ce qui concerne les budgets des collectivités avec de graves conséquences sur la vie quotidienne -, afin qu’elle se plie en tous points aux volontés des grands capitalistes européens : les salaires tirés vers le bas, les acquis sociaux réduits, la mise en cause des institutions locales, nos services publics démantelés, ainsi que les statuts et la Sécurité sociale, la précarité accrue, le travail de nuit pour les femmes, les suppressions d’emplois facilitées, l’élimination de deux exploitations agricoles sur trois.

        (…) Vous voulez une Europe des libertés et des droits de l’homme… Avec Maastricht, la France ne pourrait plus avoir sa propre politique en matière de citoyenneté et de droit d’asile. La libération totale des mouvements de capitaux et le démantèlement des douanes, c’est aussi la liberté totale pour « l’argent sale », avec le profit que pourraient en tirer l’empire de la mafia et l’ignoble marché de la drogue. Quant à « l’Europe des polices », ce serait l’alignement des règles judiciaires et policières sur celles de l’Allemagne.

        (…) Vous voulez une Europe de la paix et de l’amitié entre les peuples… Maastricht c’est l’Europe totalement livrée à la guerre économique, la mise en concurrence des pays sous la pression des organismes chargés de faire respecter les intérêts des multinationales. Les experts favorables au traité prédisent eux-mêmes des tensions, voire des « explosions », et l’exacerbation des nationalismes. Maastricht, c’est aussi l’application par tous d’une politique étrangère commune, l’armement nucléaire français placé sous contrôle européen, avec le poids croissant de l’Allemagne, dans le cadre d’une défense commune « pilier européen de l’Alliance Atlantique » dominée par les Etats-Unis. C’est le développement des « forces d’intervention » et le risque d’être entraînés dans des aventures décidées par d’autres.

        (…) Parmi les Français qui voteront non au référendum, il y aura des électeurs ne se réclamant pas de la gauche – notamment des hommes et des femmes qui se revendiquent du gaullisme. S’agissant de la France, ce ne sera pas la première fois que nous nous retrouverons côte à côte. »

        http://www.gauchemip.org/spip.php?article6207

        Cette déclaration du PCF fait écho à celle de Philippe Séguin, un mois auparavant dans son discours du 5 mai 1992 : « La logique de l’engrenage, économique et politique, mis au point à Maastricht est celle d’un fédéralisme au rabais, fondamentalement antidémocratique, faussement libéral, résolument technocratique. »

        Pour déterminer un vote, lire et réfléchir demande sans doute plus d’effort que d’attribuer des points émotionnels à l’issue de débats voulus en forme de catch télévisuel.


  3. Anatole Le 06 août 2015 à 06h44
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    Tout cette fine stratégie élaborée par de vrais dirigeants oeuvrant pour leurs pays respectifs, bâtie comme une pyramide de cristal, a commencé à se casser la gueule lors de l’avènement du collabo de Vichy qui voulait tant marquer l’histoire qu’il en bâcla une Europe bancale, suivi du troupeau de malfaisants que l’on connait dont les études et les parcours politiques voir les divorces furent payées par l’Ennemi.
    Nous avons maintenant “élu” une véritable bande de polichinelles qui achèvent la destruction massive de ce pays.
    J’espère qu’un jour ils auront tous à répondre de leurs crimes de haute trahison envers la Nation.


    • Charlie Bermude Le 06 août 2015 à 08h43
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      Personnellement je suis sur du jour en question . La société c’est comme la nature çà à besoin de diversité . Le futur est ‘aléatoire’ , nouveau , intrinséquement . La Nation c’est mieux qu’une réserve pour Indiens ou qu’un Batoustan çà se remanifeste , au contraire des Indiens et Bantous la vocation est l’humanité , se particulariser dans sa promotion , çà ne vise pas un maintien de visions locales et partielles , comme pour les éspéces qui disparaissent .


    • FEG Le 06 août 2015 à 13h54
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      Deux lois constitutionnelles portant révision de la Constitution de la Cinquième République française en 1993 et en 2007 ont supprimé les incriminations de haute trahison et de complot contre la sûreté de l’État, passibles de la Haute Cour.

      1/ pour le chef de l’État, M. Chirac étant Président et M. De Villepin Premier ministre, la loi constitutionnelle n° 2007-238 du 23 février 2007 a supprimé l’infraction de haute trahison :

      – ancienne rédaction de l’article 68 : « Le président de la République n’est responsable des actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions qu’en cas de haute trahison. Il ne peut être mis en accusation que par les deux assemblées statuant par un vote identique au scrutin public et à la majorité absolue des membres les composant ; il est jugé par la Haute Cour de justice ».

      – nouvelle rédaction actuelle de l’article 68 : « Le Président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat »

      2/ pour les ministres et autres membres du gouvernement, M. Mitterrand étant Président et M. Balladur Premier ministre, la loi constitutionnelle n° 93-952 du 27 juillet 1993 a supprimé l’infraction de complot contre la sûreté de l’État :

      – ancienne rédaction de l’article 68-1 : « Les membres du Gouvernement sont pénalement responsables des actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions et qualifiées crimes ou délits au moment où ils ont été commis. La procédure définie ci-dessus leur est applicable ainsi qu’à leurs complices dans le cas de complot contre la sûreté de l’Etat. Dans les cas prévus au présent alinéa, la Haute Cour est liée par la définition des crimes et délits ainsi que par la détermination des peines telles qu’elles résultent des lois pénales en vigueur au moment où les faits ont été commis.

      – nouvelle rédaction actuelle de l’article 68-1 : « Les membres du Gouvernement sont pénalement responsables des actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions et qualifiés crimes ou délits au moment où ils ont été commis. Ils sont jugés par la Cour de justice de la République. »

      Sauf erreur, aucun juriste constitutionnaliste ne peut définir clairement à ce jour ce que signifie : « manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat ».

      Pour mémoire, le traité sur l’Union européenne (TUE), signé à Maastricht le 7 février 1992, ratifié par référendum en date du 20 septembre 1992, est entré en vigueur le 1er novembre 1993.


      • KM Le 06 août 2015 à 14h56
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        Tu sais, lorsqu’il y a une révolution, la constitution devient très secondaire…
        Et la France n’est pas le dernier pays à s’asseoir dessus de façon régulière…


        • FEG Le 07 août 2015 à 06h15
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          Mon propos était de constater l’existence des deux lois constitutionnelles, dont l’objet s’inscrit dans le sillage logique de la disparition de l’État, dénoncée par Marie-France Garaud : dès lors que l’État a disparu, il ne peut faire l’objet d’un complot contre sa propre sûreté et la notion de trahison devient superflue.

          Sans doute existe-t-il toujours une “administration” française, elle-même subdivisée à l’échelon “national-fédéré”, régional, départemental et municipal. Mais ce ne sont plus les organes d’un État autonome. Emmanuel Todd qualifie désormais la fonction de Président de la République, comme celle d’un poste de gouverneur ou de vice-chancelier.

          J’observe qu’aux Etats-Unis la haute trahison, la conspiration mettant en péril le sort de la Nation, les actes de piraterie et mutinerie en haute mer contre et sur des navires fédéraux, et … la contrefaçon monétaire, constituent des crimes fédéraux (et non pas relevant des États fédérés !) réprimés par la peine capitale.

          Dans l’hypothèse d’un prochain saut fédéral dans l’organisation de l’Union Européenne, qui peut certifier que l’euroscepticisme ne deviendra pas un jour une infraction assimilable à une haute trahison ? Il suffit de rétablir cette incrimination à l’échelon fédéral européen par voie de futures directives, si les réfractaires persistent à se livrer à des activités politiques opposées à l’Union.

          Les Etats-Unis ont bien connu une guerre civile, dite de Sécession, que je sache.


  4. FifiBrind_acier Le 06 août 2015 à 07h28
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    Le Traité de l’ Elysée ne contient rien au sujet d’une monnaie commune.
    Je serais curieuse de savoir d’où Varoufakis sort cette information?
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_l%27%C3%89lys%C3%A9e

    Mais supposons que ce soit vrai.
    L’euro européen était donc une “proposition indécente”, mais la zone euro décidée en juin 1965 à Washington entre Robert Marjolin représentant de la CEE et les Hauts fonctionnaires américains, ça, c’était génial …!! On voit le brillant résultat.

    De Gaulle n’a jamais signé aucun Traité européen. Le Traité de Rome était signé en 1957, pour la France par le gouvernement de Guy Mollet, SFIO, et pour l’ Allemagne par Walter Hallstein.
    Il a seulement essayé, si j’ai bien compris, de freiner la marche vers le fédéralisme souhaité par les USA.

    Il voulait un système européen qui ressemble à ce que font les BRICS.
    Des pays souverains qui signent des accords de coopération.
    Aucun des pays des BRICS n’imagine autre chose qu’un panier de monnaies, et pas une monnaie commune….

    Encore moins un système fédéral, où les pays se voient imposer leur politique par d’autres, y compris sur des sujets qui vont en l’encontre le l’intérêt général de leur pays, comme les sanctions envers la Russie.

    Et sans pouvoir supranational. Il avait bien compris que si son plan échouait, ce serait une système fédéral, avec un fédérateur extérieur, … qui ne serait pas européen…

    De Gaulle était opposé à l’intégration européenne supranationale.
    https://www.youtube.com/watch?v=t_GUE8tUsDo&feature=share

    En janvier 1963, il constatait qu’il était bien le seul à défendre la souveraineté des Etats européens, sa déclaration est prémonitoire, il annonçait TAFTA.

    ” L’ Europe occidentale est devenue sans même s’en apercevoir, un protectorat américain.
    Il s’agit maintenant de nous débarrasser de leur domination.

    Mais la difficulté, dans ce cas, c’est que les colonisés ne cherchent pas vraiment à s’émanciper.
    Les vues du Pentagone sur la stratégie planétaire, les vues du business américain sur l’économie mondiale nous sont imposées. Bien des Européens y sont favorables.”


    • Julian Le 06 août 2015 à 10h57
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      @ fifi, je vous rejoins totalement.

      Il n’y a aucun doute (en se basant sur ses actes d’État et ses déclarations publiques) quant au refus opiniâtre de de Gaulle
      a/ de concéder au Marché Commun une quelconque dimension supranationale supplémentaire,
      b/ de succomber à la domination absolue des USA sur l’aire européenne.

      Si elle est authentifiée ( à ma connaissance ce n’est pas encore le cas de la part du principal protagoniste, Giscard d’Estaing) la proposition faite à la RFA de monnaie commune (ou unique ? l’ambiguïté persiste) peut s’analyser comme une tentative de de Gaulle pour faire se découvrir le jeu du nouveau chancelier. D’aller sonder les entrailles du partenaire. En bon tacticien. Pour voir et prendre date.

      On notera avec intérêt que, dès 1964, prenant acte de l’arrimage fondamental de l’Allemagne
      au protectorat américain, illustré solennellement par le “préambule” ajouté au Traité de Paris, de Gaulle s’est détourné de la question européenne et s’est totalement impliqué dans les affaires “du vaste Monde” , auprès des nations qu’on appellent aujourd’hui les émergents : Asie (Chine, Indochine), Amérique du Sud, Québec.

      A part d’incurables naïfs, il ne fait plus de doute pour personne que la “construction européenne” fut, dès l’origine, une initiative américaine, subtilement pilotée par eux grâce à de nombreux agents d’influence appointés ( au rang desquels il faut citer Jean Monnet, “panthéonisé” par Mitterrand, quelle honte !). Et qu’elle demeure pour eux un objet politique de première importance. Leur implication dans l’affaire grecque n’a échappé à personne.


  5. bardamus Le 06 août 2015 à 07h45
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    “Mais une proposition de monnaie commune n’est pas la même chose qu’une… monnaie commune !”

    Et non monnaie unique !

    Il faudrait plus de précisions effectivement sur cet aspect monétaire que de Gaulle voulait proposer à l’Allemagne car la France , Lui, il l’aimait par dessus tout !!!

    Sur l’aspect politique de ce projet d’alliance (exit les anglos saxons et leur racaille de néo cons), il est indiscutable que le grand Charles avait mille fois raison ! On ne peut que le constater.

    Giscard ? L’Hyper mondialiste,, le traître par excellence ! Jetez donc un coup d’oeil sur le parcours de son père (Edmond) très lié à Joseph Retinger le (mondialiste) fondateur du Bilderberg


  6. FifiBrind_acier Le 06 août 2015 à 08h00
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    J’ai essayé de trouver la confirmation que De Gaulle avait proposé une monnaie commune.
    Pour l’instant, les seules sources sont Varoufakis.

    On trouve plutôt ceci:
    https://lejournal.cnrs.fr/articles/quand-la-france-et-lallemagne-se-sont-reconciliees

    ” Le système monétaire européen, initié par Giscard et Schmidt, et la création de l’euro fortement poussé par Mitterrand et Kohl. “


  7. Charlie Bermude Le 06 août 2015 à 09h16
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    J’aime bien Fifi , des remarques toujours trés pertinentes . Evidemment ce n’était pas le projet de De Gaulle . Le Général a tenté l’impossible , comme Varoufakis , en Gréce , avec l’or . Il s’est fait jeté par un régime change on ne peut plus classique au bout de quelques mois . Peut on penser sérieusement qu’il n’ait pas envisagé de repli en cas de défaite ? C’est lui qui la choisit VGE .
    puis Pompidou . C’est comme beaucoup d’autres affaires tendancieuses , menées par De Gaulle , on ne peut lui attribuer directement la responsabilité , ni par les propos , ni par les actes ( au sens juridique) , mais il a choisit les hommes qu’il fallait pour çà . Peut étre méme que Giscard a bluffé , mais ce bluff était peut étre surement prévu par D G.
    Exemple , relativement anodin ( il y en a d’autres plus dramatiques ) , Chaban vient le trouver dans son exil pré-58 , à propos de l’Algérie , il feint d’étre manipulable , vieux et décati , incitant Chaban à l’aider à sortir de son fauteuil . Consent par ‘lassitude’ à son plan , faire mousser les évenements en Algérie et promouvoir : la solution ‘De Gaulle , De Gaulle’ . Résultat , pour l’opinion , ce n’est pas De Gaulle qui a voulu revenir aux affaires , on est venu le chercher …


  8. Charlie Bermude Le 06 août 2015 à 09h28
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    Méme chose pour VGE . Aux accords de la Jamaique , VGE fait les concessions nécessaires et pire en rajoute . Les négociateurs Américains sont aux anges , et le font savoir : on l’a eu , facile , on ne croyait pas qu’il était aussi con ! ( en d’autres termes , bien sur ) , concernant de que j’ai énoncé sur la stratégie judo . On pourrait penser que c’est aussi un moyen de mieux les laisser s’enfoncer à suivre leur pente !
    Tout ce que je dis n’ai pas contradictoire avec Sapir , dans ces batailles les sacrifiés sont toujours les peuples . Il est temps , presque , de sortir de l’Euro . Le $ va s’effondrer . Il n’est pas trop tot pour préparer l’opinion publique , surtout la gauche et le centre catho , faut beaucoup de temps pour les déniaiser .


  9. Alain C Le 06 août 2015 à 09h32
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    Cet article extrêmement intéressant est également absolument atterrant.

    On ne remerciera jamais assez Olivier Berruyer et “Les-crises” d’avoir mis à la portée de “la plèbe” des quantités d’informations qui nous étaient inaccessibles, et qui démontrent sans aucune ambiguïté que tout ce grand cirque était planifié depuis longtemps en toute connaissance de cause.

    Les politiques à la manoeuvre aujourd’hui agissent délibérément dans une oeuvre de destruction de l’état nation France (et bien d’autres), et n’ont d’autre ambition que de prendre de bonnes places dans une entité plus importante appelée Europe.

    Peu importe les desideratas du peuple et son désir de rester au sein d’une famille nationale dans laquelle il se reconnait, avec ses coutumes, ses traditions et ses affinités.

    En attaquant par tous les bouts, culture, savoir faire, ethnicité, frontières, circulation des capitaux, monnaie, etc, ces gens détruisent la France, imperceptiblement, mais sûrement, depuis des décennies.

    En ce sens, ils doivent clairement être définis comme des traitres à la nation.

    Malheureusement, l’inconscience et la méconnaissance du peuple vis à vis des mécanismes en jeu, ainsi que leur acceptation des événements “tant que ça va encore”, donnent le champ libre à tous ces félons.

    Triste réalité


  10. Scorpionbleu Le 06 août 2015 à 09h35
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    Comment oser douter des informations apportées par Varoufakis ? Professeur et chercheur et surtout sur la sellette depuis sa désignation et ensuite sa démission du gouvernement grec…

    Ces faits étaient bien connus des personnes avisées qui quoique de Gauche ont voté Non à tous les Traités, ils avaient la même position que de Gaulle sur l’hégémonie américaine et son alliance très serrée avec l’Allemagne si peu ex-nazie.

    Que de choses cachées ! que de silence !


    • FifiBrind_acier Le 06 août 2015 à 18h27
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      “Comment oser douter des informations rapportées par Varoufakis”?
      Tout simplement parce qu’il n’apporte aucun élément de preuve et fait confiance à Giscard.
      De Gaulle et Kurt Schmücker sont morts, ils ne démentiront pas le store telling de Giscard.
      Quelle preuve que De Gaulle a proposé une monnaie commune à Adenauer? Aucune.

      Giscard expliquait en 2005, “C’est une bonne idée de faire un référendum, à condition que la réponse soit OUI” Ou bien en 2011 : ” L’euro est une grande réussite”.
      Vous faites confiance à Giscard?

      Il rapporte une discussion avec un Ministre allemand mort en 1996.
      Où sont les documents historiques qui prouvent que cette discussion a bien eu lieu?
      Quels documents de l’époque en attestent ? Aucun.
      Les faits et gestes de De Gaulle ont été répertoriés, analysés.
      Comment se fait-il qu’il n’y en ait aucune trace? Il faut croire Giscard sur parole ?

      La lecture du texte laisse à penser que l’idée d’une monnaie commune est une idée de De Gaulle. Cela tombe à point nommé, l’euro est remis en cause et les euro-atlantistes cherchent des boucs émissaires.

      A aucun moment, Varoufakis n’explique que la zone euro a été décidée par Washington en 1965. Là, par contre, il y a des preuves, des documents déclassifiés américains qui l’attestent.
      http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/1356047/Euro-federalists-financed-by-US-spy-chiefs.html


      • Jusdorange Le 07 août 2015 à 02h24
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        Oui je suis bien d’accord avec Fifi.

        Je ne vois vraiment pas ce qui nous permet de faire confiance à Varoufakis. Que ce soit sur cette histoire des relations franco-allemandes que sur tant d’autres choses.

        Pour ma part je ne lui fais pas confiance. L’homme participe à un gouvernement Syriza qui ne propose ni de sortir de l’Euro ni de l’UE, mais qui souhaite en finir avec l’austérité. Déjà là on a un problème.
        Les solutions que Varoufakis soutenait n’étaient pas adaptées. Cela devrait suffire pour le disqualifier.

        Mais admettons, oui admettons que Varouf avait un “plan secret”, c’est ce qu’il prétend lui-même d’ailleurs ( court-circuiter son propre ministère, créer une monnaie parallèle ) , mais ce n’est que sa parole, pourquoi lui faire confiance ? Parce qu’il a une jolie moto et s’habille façon prolo ?

        Et bien moi je sors ma boule de cristal :
        Syriza déçoit et est chassé du pouvoir.
        Varoufakis devient candidat du parti de ” la coalition pour la dignité du peuple grec”, un parti qui propose de….. renégocier les traités.
        Certains se disent : ” je ne voterais pas pour lui, Syriza m’a déçu”
        Et un autre de répondre : ” oui mais lui il est pas pareil, souviens-toi il a failli tout faire péter , avec lui on aura quelqu’un qui aura la force de résister à l’Allemagne, il n’est pas comme Tsipras”

        Et le peuple grec l’élira, et Varouf échouera, mais avant de porter la trahison par des nouvelles mesures d’austérité, un membre de son gouvernement démissionnera , ce dernier ira dire dans les médias que ” ah que si on avait suivi mon plan et pas le plan de Varouf, on aurait pu lutter contre l’austérité” et le cycle de la trahison reprendra.

        Et pendant ce temps l’Epam et le KKE continueront de hurler ce que d’autres hurlent : ce n’est pas un problème de personnes, c’est un problème de structure : sortons de l’UE et de l’Euro.

        Donc Varoufakis je m’en méfie tout comme je me méfie de Syriza et de Tspiras, et de tous les partis qui proposent d’en finir avec l’austérité sans sortir de l’Euro et de l’UE. Au mieux ils sont incompétents, au pire malveillants. Dans tous les cas il faut apprendre à les disqualifier.
        Varoufakis a eu le temps et l’opportunité,
        Il a cautionné le programme initial de Syriza qui était un mauvais programme,
        Il faut le disqualifier et le considérer non pas comme un allié, mais au mieux comme une impasse, au pire comme un traître.


        • Greco Le 07 août 2015 à 16h52
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          Je suis plus mefiant que vous par rapport a Tsipras, surtout que c’est moi qui est dans la m…après sa capitulation:
          Et je trouve tres interessantes les analyses de Varoufakis mais sans etre d’accord à beaucoup de choses qu’il ecrit
          Je trouve par contre injuste de traiter Tsipras comme ca, parcequ’il represente un petit pays ( imaginez le rapport de force , seul face a 18 ministres et surtout face a Sapin et Schauble) surtout que la partie n’est pas encore terminé:
          Mais en vous lisant, je vois “Et pendant ce temps l’Epam et le KKE continueront de hurler ce que d’autres hurlent : ce n’est pas un problème de personnes, c’est un problème de structure : sortons de l’UE et de l’Euro.”
          Le KKE pouvait tres bien participez au gouvernement des le soir du 25/1/2015 après les élections, il était le premier à être contacté par Tsipras pour former un gouvernement. Il n’a pas même accepter de rencontrer Syriza , parce’ il a mis comme préalable, la dictature du prolétariat, la sortie immédiate de l’Otan et de la CE. (Sympa, mais impossible de le faire Dimanche soir). Mais PAS contre l’euro; il le considere comme un probleme secondaire.. Il s’agit d’un électorat qui a une moyenne d’âge plus de 70ans (les fils et filles de résistants pendant la guerre civile qui votent pour la mémoire de résistants morts du KKE) et il est toujours le meilleur allié de la droite dans la pratique. Par contre il était assez fort comme service d’ordre (taper les autres manifestants), mais le temps a changé : la dernière fois (2011) qu’il a essayé de le faire, il a eu un mort parmi eux. Il glorifie les invasions à Prague (« les chars de la liberté » selon sa déclaration de 1991), Afghanistan, etc) et il est très connu qu’il s’agit d’une société plutôt que d’un parti: des le 1ere mémorandum, il était le 1ere employeur à licencier et a diminuer les salaires de ses membres .Les conditions de travail dans son radio 90.2fm sont dignes de Bangladesh. Mais pas de souci, vu leur moyenne d’âge c’est parti fasciste-stalinien, après 4-5 ans, il n’existera plus. Parmi ses députés la plus connue est une femme (Liana Kaneli, orthodoxe fanatique, qui habite aux meilleur banlieue d’Athènes -celui des armateurs dont elle est une bonne copine=Ekali et qui chaque fois qui se déplace vers le centre ville, elle change de voiture pour ne pas montrer son tres luxueux jeep : pire comme chaque stalinienne malgré sa maisonnette de 3 étages, elle loge le persnnel de sa maison-une vraie communiste- à dormir à la cave !! Tous ca, ont été avérés quand sa voiture a été volé et les media ont montré ses conditions de vie:::. )
          Heureusement les alliés de la droite, disparaissent petit à petit.
          (Je donne un exemple de sa collaboration avec la droite : GSEE, la confédération générale du travail est une sorte de parlement : elle a 21 sièges, la majorité est partagé entre la droite et le Pasok- à travers un système vicieux que les socialistes ont fait les années 80. Le KKE ne participe pas a la GSEE, il a monté PAME une structure syndicaliste à lui. Avec ce stratagème, il laisse la GSEE aux mains de ND et PASOK. Génial comme pratique….)
          Il est temps, ce parti existe parce quelques ses membres ont participé à la résistance ( pas eulement eux}, mais au niveau communisme…ils sont pour, mais seulement pour les autres…
          Et leurs opinions sur l’homosexualité, la légalisation du cannabis, l’ordre moral, pouvaient choquer même J.M Lepen.
          EPAM, c’est quoi ca ? Un mec qui fait des analyses à la télé avant ou après les émissions télémarketing. Il arrive comme même à être une dizaine aux manifs, allez une vingtaine


          • Jusdorange Le 08 août 2015 à 01h20
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            Cher Greco,

            Je vous concède tous les points concernant le KKE. Vous avez l’air de connaître bien mieux que moi la vie politique grecque.

            Quant à l’Epam je connais mal ce parti. Mais votre argument consistant à dire qu’ils sont trop faibles pour l’instant me paraît être un argument qui ne justifie pas de rejeter ce parti. Si un parti dit la vérité et a la bonne stratégie, il faut le soutenir peu importe sa force électorale. Car la force électorale est une conséquence de l’action des militants et sympathisants, et de leur nombre.
            Ne pas soutenir un parti encore faible, parce qu’il est faible, c’est se garantir la conservation du statu-quo.

            Mais mon argument consistait surtout à dire que en restant à l’intérieur de l’UE et de l’Euro , la Grèce n’a pas accès aux moyens qui lui permettrait de retrouver une situation viable. Surtout au niveau de sa monnaie qui doit se déprécier. Oui la dévaluation fera mal au début, surtout pour l’import, mais au moins les prix à l’export baisseront, le tourisme et l’industrie redeviendront compétitives.

            Si le gouvernement grecque ne peut dévaluer, il est mécaniquement amené à pratiquer la casse des salaires et le détricotage du droit du travail pour redevenir compétitif ( il faut faire baisser les prix à l’export par un moyen ou un autre ). Ces politiques récessives , austéritaires, font baisser la demande, et donc amènent encore plus de récession. Ceci ayant pour conséquence de faire baisser les recettes de l’etat , qui voit donc sa dette s’alourdir.

            Mener des politiques récessives en pleine récession, c’est le contraire de ce qu’il faudrait faire. Mais ces politiques récessives sont déduites des traités européens, pas de la personnalité de tel ou tel gouvernement grec.

            Donc d’emblée Tsipras et Varoufakis ont mené le peuple grec dans l’impasse car il ne proposait pas aux grecs de récupérer leur souveraineté nationale, leur démocratie.
            Et non je ne crois pas être sévère avec Tsipras. Vous dites que le rapport de force lui était défavorable, et alors ? En 1940 le rapport de force était défavorable à la France. Fallait-il continuer à se battre ? Oui ! Si c’est la liberté de votre peuple qui est en jeu, il faut faire comprendre à l’adversaire que vous êtes prêt à tout , y compris à transformer votre pays en champ de bataille , avant de lui livrer un centimètre de votre liberté.
            Tsipras aurait dû sortir de l’UE, se rapprocher des BRICS. Et risquer le maïdan.
            Il n’a pas d’excuse pour être passé à côté de cette opportunité. Il a préféré la sécurité à la gloire et à l’honneur, c’est médiocre.

            Et les européens qui font se même choix sont tout autant médiocres. Il faut TOUJOURS choisir la voie honorable et glorieuse, sinon vous léguez la honte aux prochaines générations. C’est ça que nous a légués Pétain, c’est ça que nous lèguent les européistes aujourd’hui.

            Vous voulez prendre votre liberté ? Récupérez votre souveraineté ? Ou bien vous dire que finalement on va peut être éviter d’être libre, ça risque de fâcher nos dirigeants…

            Vous avez déjà la réponse.


            • Greco Le 08 août 2015 à 10h57
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              Vous avez totalement raison à propos de mon argument. Et je soutiens à priori, chaque parti/organisation qui lutte contre La CE( pas l’Europe, l’amalgame que les eurolâtres font entre CE, Zone Euro, Espace Schengen, etc est assez malin .Parce Europe sqns lqa la Russie n’existe pas.). Mais le problème est qu’ils existent des dizaines des partis à 0,3% qui sont contre la CE, l’Euro etc et qui ne s’unissent pas parce que leurs chefs veulent être le chef de autres…. En plus avec le système électoral grecque , tout ce qui ne dépasse le 3% , pratiquement va au 1er parti. En plus, il ya eu beaucoup des histoires /rumeurs /positions bizarres (p.ex en ce qui concerne l’église orthodoxe) avec Kazakis (chef de l’EPAM). Mais dans la situation actuelle en Grèce (en plus on crève de chaud…), les esprits sont….trop excités, alors vous m’excusez si je m’énerve facilement : Ca fait 14 mois que le facteur n’a pas apporté aucun lettre /carte postal : seulement des factures, des factures et des factures…Alors, croyait moi, je n’aime pas EPAM ; mais c’est tout sauf un ennemi.
              En ce qui concerne l’Euro, ca va de soi que je suis contre a 100%. Mais, je n’ai pas les connaissances économiques(mes etudes portent sur des sujets diferents) que beaucoup dans ce site vous avez, alors j’évite à écrire sur ce sujet beaucoup, surtout que c’est trop compliqué : évidement ce mieux pour la Grèce de sortir par cette prison qui s’appel Euro, mais dans l’intervalle (6 mois, 12 mois, 18 mois, je ne sais pas, les classes ouvrières, les pauvres, les plus démunis, qui sont violés par Bruxelles déjà 6 ans, vont faire quoi ? Médicaments ? Essence, pétrole ? Et vous pensez que Schauble va être humaniste avec nous, si on lui détruit son Euro, il va faire tout pour que les Grecs crèvent, comme ca aucun pays ne va pas oser à le contester. .Alors, je suis TOTALEMENT contre l’Euro (d’abord parce que personne ne nous a pas demandé si on veut entrer ou non), mais moi je vais tenir le coup, les plus pauvres ? Mais je précise de nouveau que manque de vrais connaissances économiques, je ne peux pas vous contredire (surtout que à priori je suis d’accord avec vous). Votre argumentation contre la CE et L’Euro me trouve 100% d’accord
              Pout Tsipras , je vais essayer d’écrire son parcours à l’interview qu’il a donné a l’humanité plus tard. Vous allez comprendre mieux pourquoi il fait ce qu’il fait, plutôt ce qu’il NOUS fait.
              Amicalement


      • Pierre Le 07 août 2015 à 17h05
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        à Fifi Brindacier,

        une simple recherche permet de trouver quelques réponses à vos interrogations … Samedi 4 juillet 2015 à 22H, Public Sénat a proposé un documentaire de 56 minutes fort intéressant, où l’on retrouve la quasi totalité de ce que Varoufakis dit. Il me semble que Public Sénat est tout de même une sorte de ‘référence’, à tout le moins pour se forger une opinion.

        Bien à vous
        Pierre

        https://www.youtube.com/watch?v=9whoYlM0qkU


  11. georges glise Le 06 août 2015 à 10h33
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    à la fermeté et à la clairvoyance de de gaulle s’oppose le défaitisme de pompidou (de la banque rothschild), qui fit entrer le royaume-uni (cheval de troie de washington) dans la cee en 1972


  12. Defrance Le 06 août 2015 à 11h10
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    Giscard aurait il des remords avant de passer le l’autre coté ?

    Je ne doute pas de Varoufakis, mais ayant constaté la lucidité retrouvée de Giscard qui proposait une sortie de la Grèce -même temporaire- pour se refaire une santé, correspondant a celle du dit Varoufakis , je pense possible que Giscard lui a “donné de cartouches” pour contrer Merkel qui a exigée la sortie de Varoufakis ?
    Pour arriver à cet article en si peu de temps en fouillant les archives ( un sport que je connais) me parait improbable ?

    Pour ce qui concerne de Gaulle, à la fois visionnaire et stratège hors pair, je ne suis pas étonné qu’il ait “enfoncé un coins” dans l’alliance Germano-étasunienne, pour voir sachant que cela n’aboutirait pas de toute façon !


  13. Alae Le 06 août 2015 à 11h22
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    L’histoire contient des parallèles hallucinants.
    Je reprends, “Kurt Schmücker n’était pas atypique des démocrates-chrétiens qui furent au pouvoir sans interruption en Allemagne de 1949 à 1969.”
    Nazi, ayant servi dans la wehrmacht jusqu’au dernier jour, se retrouvant membre “non-atypique” d’un parti qui gouvernera deux décennies durant et conduira la reconstruction “impressionnante” d’un pays vaincu et colonisé par les USA. Le parti démocrate-chrétien (dont on peut estimer à bon droit qu’il est à la botte des USA) revient au pouvoir, après un hiatus, en 1982 et est toujours à la tête de l’Allemagne.
    En 1966, récession orchestrée par la Banque centrale.
    En 1986, signature de l’Acte unique européen.
    En 1992, Traité de Maastricht et création de l’UE.

    Extrait du documentaire Princes of the Yen, “La plupart des criminels de guerre japonais réintégrèrent leur poste d’avant-guerre au gouvernement du Japon quelques années après la Seconde guerre mondiale. Au sein du Parti libéral-démocrate (financé par des fonds provenant des syndicats du crime, de corporations américaines et de la CIA) qui gouvernera sans interruption pendant presque 40 ans, ils menèrent à bien “l’impressionnante reconstruction” du Japon. Après un hiatus, le parti libéral-démocrate (dont on peut estimer à bon droit qu’il est à la botte des USA) est revenu aujourd’hui à la tête du Japon.
    http://topdocumentaryfilms.com/princes-yen/
    A partir de 1960 et jusqu’en 1980, sous la pression de “pays étrangers” (les USA), libéralisation graduelle de l’économie.
    http://www.nber.org/chapters/c7843.pdf
    En 1986, méga-bulle orchestrée par la Banque centrale du Japon dans le but de créer une récession artificielle et d’imposer des “réformes” (une néolibéralisation à l’Américaine) de l’économie japonaise.

    Le timing n’est peut-être pas tout à fait le même et la politique non plus (en Europe, il s’agissait de créer une communauté économique et une monnaie unique, ce qui ne fut pas le cas en Asie), mais c’est exactement le même schéma… et dans deux pays vaincus et colonisés en douce par les USA.
    Étonnant, non ?


  14. RosettaPhilae Le 06 août 2015 à 11h57
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    Je pense que l’on devrait se poser la question de savoir pourquoi le désir de monnaie unique devait obligatoirement passer par l’Allemagne et la France, avec un abandon de la souveraineté nationale pour la France. Pourquoi pas une entente entre la France et l’Espagne ou la France et/ou l’Italie qui sont à priori plus proches de nous.
    Tous les Europhiles vous le diront : l’Europe c’est la paix avec l’Allemagne. Donc, les deux guerres mondiales ont joué un rôle déterminant dans la création de l’Euro. Lorsque l’on entend un Europhile parler de paix avec l’Allemagne, on croit entendre mot pour mot un discours de Laval du 22 juin 1942 : « Nous devons épuiser tous les moyens pour trouver la base d’une réconciliation définitive… On parle souvent d’Europe, c’est un mot auquel, en France, on n’est pas encore très habitué. On aime son pays parce qu’on aime son village. Pour moi, Français, je voudrais que demain nous puissions aimer une Europe dans laquelle la France aura une place qui sera digne d’elle. Pour construire cette Europe, l’Allemagne est en train de livrer des combats gigantesques… nous voilà placés devant cette alternative : ou bien nous intégrer, notre honneur et nos intérêts vitaux étant respectés, dans une Europe nouvelle et pacifiée, ou bien nous résigner à voir disparaître notre civilisation. »
    En fait, la France était vaincue et le Gaullisme n’a fait que mettre un couvercle sur la collaboration de la France avec l’Allemagne. Ce que dit Mitterand des collaborateurs est très intéressants : « il y avait les collabos mal embarqués et les collabos bien embarqués » les bien embarqués ayant retourné leur veste quand ils ont vu l’armée rouge gagner du terrain et ont compris que les US allaient débarquer. Finalement, comme De Gaulle ne pouvait pas compter ni sur les résistants ni sur les communistes, il a laissé en place toute l’administration de Vichy avec une épuration des mal embarqués pour donner le change.
    La construction Européenne repose fondamentalement sur la France de Vichy qui a perdu sa souveraineté au profit de l’Allemagne, mais cette fois, la soumission de la France a été un acte volontaire de nos élites issues de la collaboration qui ont reproduit une situation de collaboration.
    Je pense que la France a été gravement traumatisée par la défaite de 39. La France s’est écroulée en 3 semaines seulement. S’il n’y avait pas eu De Gaulle, nous aurions eu le temps de digérer la défaite, de faire le point sur nous-même. Au lieu de cette auto analyse de nous-mêmes indispensable, nous avons enfoui cette défaite, cette humiliation et cette honte jusqu’au plus profond de nous-même. Pour moi, cet inconscient collectif traumatisé, cette administration restée collabo sans examen de conscience expliquent que nos élites ont reproduit une construction cachée UERSS.
    Le peuple Français vaincu se méprise lui-même depuis plus longtemps encore que depuis Mai 1968 selon Eric Zemmour. Il suffit de lire ce qu’écrivait le collabo Ferdinand Céline à propos des Français dans « voyage au bout de la nuit »: « …ce grand ramassis de miteux dans mon genre, chassieux, puceux, transis, qui ont échoué ici poursuivis par la faim, la peste, les tumeurs et le froid, venus vaincus des quatre coins du monde. Ils ne pouvaient pas aller plus loin à cause de la mer. C’est ça la France et puis c’est ça les Français. »
    Ce sont ces collabos là et les élites issues de la collaboration qui méprisent le peuple vaincu, qui sont à l’origine de l’UERSS et de l’Euro. Je pense qu’il n’est pas sain de tout mettre sur le dos des Américains. Nous devrions faire notre auto critique sérieusement si nous voulons retrouver un jour pleinement notre souveraineté. Les US nous manipulent seulement parce que nous sommes traumatisés et que nous nous sentons faibles.


    • Julian Le 06 août 2015 à 12h52
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      @RosettaPhilae,

      Votre thèse doit être examinée.

      En première lecture, je note :

      a/ que vous ne faites pas de distinction entre “collabos” et pétainistes, ce qui est abusif,

      b/ que vous négligez complètement la France Libre, puis Combattante, ce qui est navrant,

      c/ que vous occultez le rôle de la Résistance intérieure, notamment dans la refondation du Pacte social, après la Libération, ce qui est énorme.

      Je vous accorde par contre bien volontiers que les classes dirigeantes françaises furent massivement collaborationnistes, et que leurs rejetons, toujours aux postes clés de l’État, de la banque et de l’industrie, restent massivement fascinés par les sirènes d’Outre-Rhin.


      • RosettaPhilae Le 06 août 2015 à 14h10
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        Point a, ok.
        Point c après la libération ok.
        Point b France Libre et combattante… oui. Cependant, sans De Gaulle nous étions de toute évidence un pays vaincu. Pour le point b, ce que ma mère m’a raconté alors qu’elle avait 86 ans et qu’elle revivait les souvenirs sans aucune résistance est stupéfiant. En Allemagne les Français étaient considérés non comme des ennemis, mais comme des vaincus collabos très bien traités. Ainsi ma mère a travaillé dans une entreprise en Allemagne où le patron avait un chauffeur. C’était un ingénieur Français. Elle a connu des Français qui sont restés en Allemagne après la guerre et qui se sont mariés avec des Allemandes et qui ont fait leur vie en Allemagne. Les Français, c’était le gratin, rien à voir avec les slaves ou les Polonais disait ma mère… toutes ces confidences elle ne les aurait jamais faites étant jeune car il y avait justement une chape de plomb sur cette période. Pareil pour Mitterrand qui a éprouvé le besoin de raconter vers la fin de sa vie.
        https://www.youtube.com/watch?v=09jwtPeqHIo
        Il faut reconnaître qu’il y a eu des résistants comme Jean Moulin, mais c’était l’ultra minorité, l’exception. Ils étaient considérés comme des terroristes car Pétain avait signé l’armistice. Le gouvernement de Pétain, c’était le gouvernement légal alors que le gouvernement de la France Libre de De Gaulle c’était le gouvernement légitime. donc je dirais pour le b si ça peut vous faire plaisir.


      • RosettaPhilae Le 06 août 2015 à 15h04
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        Pour revenir à l’article, Varoufakis fait remonter la construction Européenne à Giscard, alors qu’il faudrait la faire remonter à Laval.


    • Charlie Bermude Le 06 août 2015 à 15h00
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      Il me semble clair que Allemagne et France pour des raisons , à la limite opposées sont les deux seuls pays qui comptent en Europe , en tous cas que l’Europe passe d’abord par eux . Le cas du Royaume encore uni est spécial , c’est pas sur le continent , comme on sait .
      L’Allemagne est le pays idéal , comme le Japon ailleurs comme relai économique US , par son industrie que les USA sont destinés à sacrifier ( leur industrie hormis militaire ) à cause de leur role de leadership , donc de dépenses sans profits couteuses , en recherches , ‘culture’ et armée , haut de la pyramide , centre du monde .
      La France est spéciale , depuis , toujours , enfin l’an 1000 et méme 900 , depuis les Flandres , malgré elle , berceau de la civilisation occidentale . Depuis toujours dréssée comme le coq sur son tas contre tout Empire , méme Chrétien . Emancipatrice de la paysannerie , lumiére dés l’aube par son Université de Paris , du nouveau monde . Méme si son role d’émancipation paysanne a disparu et par là son dynamisme démographique , elle reste l’étoile qui diffuse la lumiére , encore , méme éteinte . Le seul pays d’Europe capable de resconstruire non seulement l’Europe mais l’Occident . Comme la Virginie pour les USA , il faut l’étouffer , mais discrétement .
      Sinon , ce sera le futur leader . Le cocher , pour reprendre Vatoufakis et le cheval sera Allemand .
      La France a tout ce qu’il faut pour çà , pourvu qu’elle ne le gaspille pas . ( Rafale , Mistral , etc …
      Moins évident : le nucléaire , le gaz c’est déjà fait ) .


    • Léa Le 06 août 2015 à 16h30
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      “Les US nous manipulent seulement parce que nous sommes traumatisés et que nous nous sentons faibles.”

      Les young leaders ne semblent pas traumatisés, ni faibles.

      S’ils se laissent manipuler, c’est parce qu’il y a des tunes à se faire, sinon quel intérêt ?

      “On aime son pays parce qu’on aime son village. Pour moi, Français, je voudrais que demain nous puissions aimer une Europe dans laquelle la France aura une place qui sera digne d’elle.”

      La France elle a une belle place, pas qu’en Europe, mais dans le monde : c’est le pays le plus visité.

      Partout où tu vas dans le monde, les gens qui ont appris le français sont contents de parler français avec toi.

      Notre gastronomie est réputée dans le monde entier et l’industrie du luxe se porte plutôt bien.

      On a des paysages très variés.

      “Pour construire cette Europe, l’Allemagne est en train de livrer des combats gigantesques…”

      La seule ambition de l’ Allemagne, c’est la domination ( par le fric , puisque par la guerre ils ont échoué). En Europe , ils aiment l’ Italie, l’ Espagne, la Grèce et la France , pour passer des vacances au soleil : la seule chose qui les intéresse chez les PIGS. Maintenant qu’ils nous ont ruiné avec l’ Euro, ils sont prêts à nous jeter. Pour une Europe économique, ils préfèreraient que ce soit avec les ex pays de l’ Est qu’ils arrivent à faire travailler pour rien. Le droit du travail et l’ambiance chez Aldi, c ‘est à peine croyable ( reportage LCP cette semaine ) . C ‘est ça qu’ils veulent ! En plus ils exportent leurs vieux sans dents, dans des maisons de retraite à l ‘ Est , c’est moins cher.


      • RosettaPhilae Le 06 août 2015 à 17h27
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        Je suis absolument de votre avis. La France pourrait être une belle puissance moyenne, une puissance respectée et enviée où il fait bon vivre. La France est le 2ième espace maritime mondial. Il faudrait que la France retrouve sa souveraineté, sa monnaie et reprenne confiance en elle-même. Nous avons un grand peuple et un magnifique pays.


    • eBry Le 07 août 2015 à 16h48
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      L’alliance avec l’Allemagne est nécessaire pour couvrir toute l’Europe, y compris la Russie. Une telle couverture est nécessaire pour s’affranchir de la domination hégémonique anglo-saxonne menée par les Etats-Unis.

      Si la France se limite à un leadership latin, seul un tiers maximum de l’Europe sera couvert et, de plus, sera facilement dominé par les Etats-Unis…


  15. Michel le Rouméliote Le 06 août 2015 à 12h30
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    Rien de nouveau sous le soleil ! Quelques remarques factuelles :
    1- Il ne faut pas omettre le rôle de Jean Monnet dans le vote du préambule au Traité de l’Elysée par le Bundestag.
    2- L’anglais est décidément une langue bien imprécise ! Varoufakis parle-t-il d’une proposition de monnaie “commune” ou de monnaie “unique ” ? Ce n’est pas du tout la même chose ! Monnaie commune pour de Gaulle dans le cadre bien décrit par Varoufakis, mais monnaie unique dans l’esprit de Giscard ?
    3- Il ne faut pas assimiler CEE et UE. L’UE est le projet politique – certes déjà présent dans le Préambule du traité de Rome du 25 mars 1957 – défini par l’Acte unique européen de 1986, une fois que les objectifs de la CEE ont été déclarés atteints (contre tout bon sens, il est vrai !).
    4- Ce n’est pas GM qui a racheté Simca en 1963, mais Chrysler, le troisième des “big four” de l’automobile américaine… qui seront bientôt les “big three” avec la déconfiture d’American Motors.


  16. Léa Le 06 août 2015 à 21h31
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    [HS pour Info ]

    Poutine vient de remonter les bretelles à Erdogan pour son soutien à l ‘ EI et pas que…

    http://fr.awdnews.com/soci%C3%A9t%C3%A9/poutine-%C3%A0-l%E2%80%99envoy%C3%A9-turc-dites-%C3%A0-votre-pr%C3%A9sident-dictateur-qu%E2%80%99il-aille-en-enfer-avec-ses-terroristes-de-l%E2%80%99isil

    La situation va s’éclaircir ( d’autres pays sont visés par ce coup de gueule )

    La Russie avec l’ Iran et la Chine pourraient nettoyer la Syrie et l’ Irak

    http://fr.sputniknews.com/international/20150804/1017355594.html

    http://tass.ru/en/russia/812480

    [/HS ]


  17. Learch Le 06 août 2015 à 23h07
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    Je crois qu’avec ce texte, Varoufakis nous fais deux clins d’oeil.

    Je pense qu’il sous-entend un parallèle entre la décision de De Gaulle, et celle de la Grèce. Le coup de judo. Et ça à marché, en fléchissant, la Grèce a fait tomber les masques de l’Eurogroupe (mais le texte date de 2014… Alors…??)

    Je pense qu’il fait un parallèle entre le caractère de De Gaulle, et le sien. Buté, difficile à faire fléchir, coriace, fin stratège (à moins qu’il ne parle là de Tsipras, vu que ce texte date de 2014).

    Maintenant je ne sais peut-être pas lire…


  18. Jusdorange Le 07 août 2015 à 02h41
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    OK , je pose la question parce que je trouve que l’admiration que certains ont pour Varoufakis n’est fondé sur rien.

    Varoufakis a participé au premier gouvernement de Syriza qui ne voulait ni sortir de l’UE ni de l’Euro. Donc à part ceux qui croient encore à “l’autre Europe” , je ne vois qui pourrait voir en Varoufakis autre chose qu’un adversaire.
    Varoufakis n’a rien fait. Certains diront qu’il a failli faire quelque chose ( monnaie parallèle, court-circuiter son ministère, bref tous les trucs qu’il raconte depuis qu’il est parti du pouvoir ), sauf que :

    1) entre “j’ai fait ça ” et “j’ai failli faire ça” il y a quand même une petite, légère, minuscule nuance qui distingue une situation où il se passe quelque chose et une situation où il ne se passe rien.
    Est-ce que la personne qui dit : ” regarde mon voisin a failli m’aider pour mon déménagement, sympa non ? ” , est-ce un imbécile ? Oui !

    2) il n’y a que lui qui le dit. Là aussi sur le fait que De Gaulle ait proposé la monnaie commune , il n’y a aucune autre source pour le confirmer. Et pour les autres choses que Varouf a ” failli faire ” , il n’y a que lui qui prétend cela. Pourquoi le croire ?

    Donc je pose la question à ceux qui ont de la sympathie pour Varoufakis.
    Pourquoi ?
    Qu’a t- il fait pour mériter votre admiration ?


  19. -Marc- Le 07 août 2015 à 11h15
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    “De quoi l’aristocrate français était-il en train de lui parler ”

    Giscard n’a rien d’un aristocrate, même si son père a obtenu par décret du conseil d’Etat le droit d’ajouter à son patronyme “d’Estaing” (sans avoir le moindre lien avec l’illustre famille d’Estaing, éteinte il y-a plus de deux siècles, mais plutôt un lien lointain avec certain Joachim Destaing, condamné en son temps pour usurpation de noblesse. Gageons que le fait qu’Edmond Giscard ait été maître des requêtes au conseil d’Etat a eu une influence dans la décision de ce même conseil d’Etat l’autorisant à modifier son nomn).

    Valéry Giscard s’est quant à lui toujours plu à entretenir l’illusion (pour ne pas dire la mystification), à laquelle il a donné une dimension supplémentaire en rachetant le Château d’Estaing (à force d’intrigues et de combines, la communauté religieuse qui a possédé ce château pendant plus de 150 ans s’étant toujours refusé à le rendre), qui appartenait à l’illustre famille dont il prétend descendre.

    Il est d’ailleurs fascinant, au plan psychologique, de mesurer ce que la vanité au dernier degré peut faire commettre comme actes stupides et dangereux à un homme intelligent. Je trouve ça proprement stupéfiant.


  20. Jourdon Le 08 août 2015 à 08h31
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    C’est très bien de rappeler ces faits historiques absolument considérables si on veut appréhender cette période fondamentale pour comprendre les effets de balancier concernant la diplomatie , la monnaie , la politique : située dans la période entre 1962 et 1966 , entre la crise de Cuba et l’éviction à la fois d’EHRARD et de SCHMÜCKER du Gouvernement d’outre-Rhin !

    C’était très bien de DE GAULLE de rappeler qu’est-ce vraiment que la monnaie.

    La monnaie n’est pas ” juste – une – somme – de – contrats ” … (…]


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