Excellente analyse de Romaric Godin

Euclide Tsakalotos, ministre grec des Finances, a débuté les négociations avec les créanciers ce 4 août

Euclide Tsakalotos, ministre grec des Finances, a débuté les négociations avec les créanciers ce 4 août(Crédits : Reuters)

Les négociations sur le troisième mémorandum ont débuté ce mardi à Athènes entre le gouvernement grec et ses créanciers. Mais la logique du plan dessinée le 13 juillet apparaît déjà comme caduque en raison de l’effondrement de l’économie grecque.

Les discussions entre le gouvernement grec et ses créanciers commencent ce mardi 4 août. Au menu : le programme de privatisation et la recapitalisation des banques. Le gouvernement grec semble désireux d’aller assez vite. Selon sa porte-parole Olga Gerovasili, la rédaction du futur troisième mémorandum devrait débuter mercredi et être achevé avant le 18 août, date à laquelle il devrait être soumis au parlement. Cette date sera le dernier délai possible pour pouvoir débloquer un nouveau prêt d’urgence de l’UE qui permettra à la Grèce de rembourser les 3,2 milliards d’euros qu’elle doit le 20 août à la BCE. Il faut donc aller vite.

Situation économique catastrophique

Or, rien n’est simple. Car un nouvel élément vient désormais rendre les négociations encore plus périlleuses. La situation économique grecque est désormais clairement catastrophique. L’indice PMI d’activité manufacturière pour juillet est passé de 46,9 à 30,2, un niveau dramatiquement faible qui annonce une forte récession. La fermeture des banques, le contrôle des capitaux et le quasi-isolement du pays du reste de la zone euro, conséquence du gel le 28 juin des liquidités d’urgence accordées par la BCE au système financier grec, sont autant de raisons de cet effondrement.

Selon une étude de l’association des PME grecques, les pertes de recettes de ces dernières ont atteint 48 % durant les trois premières semaines de juillet. Près d’un tiers des PME interrogées ont vu leurs recettes reculer de plus de 70 %. La consommation a été réduite de moitié. Le pire demeure que cette situation risque de ne pas être simplement temporaire.

Les banques encore sous pression

Ce mois de juillet risque en effet de peser lourd durablement. D’abord, une telle chute de l’indice PMI présage d’une explosion du nombre de faillites, donc d’une progression des prêts non remboursés aux banques, les « non performing loans » (NPL) ou créances douteuses. Les analystes de RBS estiment que les NPL vont progresser de 20 % au deuxième trimestre, mais ceci ne prend pas en compte la situation de juillet. Cette situation va encore peser sur le bilan de banques déjà très fragilisées par les 40 milliards d’euros de retraits effectués depuis décembre dernier. Une telle situation ne va, du reste, guère inciter les déposants à replacer leurs fonds dans les banques grecques, bien au contraire, on pourrait même avoir une poursuite du phénomène de retrait. Autrement dit, les banques vont encore dépendre largement de la liquidité d’urgence de la BCE, le programme ELA et cela pour un temps encore considérable. Et le besoin de recapitalisation des banques va encore grimper.

Quels besoins de recapitalisation ?

Or, ceci va avoir des conséquences importantes. Cette recapitalisation se fera par deux moyens : la participation des créanciers et des actionnaires, puis un prêt du Mécanisme européen de Stabilité (MES), prêt qui sera garanti, puis remboursé par le produit des privatisations logés dans un « fonds indépendant. » Une enveloppe de 10 à 25 milliards d’euros est prévue par le MES. Si cette enveloppe est insuffisante, il n’y aura pas d’autres options que de faire payer les déposants, comme à Chypre en avril 2013. Les analystes de RBS et de Fitch estiment que l’enveloppe prévue sera suffisante. Mais il y a un risque certain que la dégradation conjoncturelle continue à alimenter la crainte d’une ponction sur les dépôts, alimentant ainsi les retraits et donc les besoins de recapitalisation… Bref, l’option d’un scénario « à la chypriote », devenu officiel avec l’union bancaire européenne, va faire peser un risque non seulement sur les banques grecques, mais sur la conjoncture grecque. La Grèce va rester durablement une économie de « cash » et une économie dominée par la peur. La recapitalisation des banques ne pourra, au mieux, que freiner le phénomène, pas l’inverser.

De nouvelles exigences inévitables des créanciers

Mais, même sans scénario « à la chypriote », l’augmentation certaine du besoin de recapitalisation des banques grecques va naturellement aiguiser les appétits de privatisation des créanciers afin de venir couvrir le prêt du MES. Le gouvernement grec n’échappera pas à une finalisation rapide des ventes en cours (les aéroports régionaux, convoités par l’allemands Fraport, le Port du Pirée, lorgné par un groupe chinois ou encore l’ancien aéroport d’Athènes d’Elliniko, objet d’un vaste et ambitieux projet immobilier), mais les créanciers vont sans doute exiger le lancement accéléré de nouvelles privatisations. Compte tenu de la situation, Athènes n’est guère en mesure de discuter. Mais la dégradation de la conjoncture va encore réduire la valeur des biens vendus. Et donc, immanquablement, il faudra prévoir où trouver d’autres sources de revenus pour le « fonds indépendant. » La réponse sera soit de nouvelles ventes bradées, soit de nouvelles taxes. Deux mauvaises solutions, évidemment. La logique de l’accord du 13 juillet est donc déjà en difficulté et les négociateurs ne manqueront pas de s’apercevoir rapidement qu’ils discutent sur des hypothèses erronées.

Une économie sous pression

En réalité, tout dépendra de l’évolution conjoncturelle du pays. Mais les perspectives sont sombres. Le contrôle des capitaux est là pour longtemps à la fois pour assurer les recettes fiscales et préserver les banques. Un tel contrôle limite naturellement les investissements étrangers. Les seules ressources dont il pourra disposer dans ce cadre seront les 35 milliards d’euros de fonds européens bloqués jusqu’ici par la Commission. Une somme sur le papier rondelette, près de 20 % du PIB, mais il reste beaucoup d’incertitudes sur son utilisation et le rythme de cette utilisation. Donc sur son impact macro-économique. D’autant qu’il s’agit d’argent qui aurait dû être injecté déjà depuis plusieurs mois. On compensera donc en partie un triple manque à gagner : celui créé par le contrôle des capitaux, celui créé par le blocage précédent de ces fonds et celui de l’impact macroéconomique des mesures exigées par les créanciers (hausse e la TVA, relèvement de la cotisation santé pour les retraités et de la cotisation retraite pour les salariés) sur la demande intérieure. Dans de telles conditions, l’économie grecque devrait se contracter cette année et l’an prochain. Eric Dor, directeur des Etudes économiques de l’IESEG, prévoit une contraction de 1,37 % en 2015 et 0,92 % en 2016. Certains prévoient une récession plus profonde. Il est vrai que la chute du PMI manufacturier en juillet laisse présager d’une destruction encore plus sévère d’un outil industriel grec déjà peu dense.

Objectifs caducs et aveuglement des créanciers

D’ores et déjà tout est en place pour que le scénario des années 2010-2014 se reproduise. Comme le souligne Eric Dor, les objectifs fixés par les créanciers en termes d’excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) de 1 % du PIB cette année et de 2 % l’an prochain sont absolument caducs. La contraction du PIB rend les recettes moins fortes et les dépenses plus élevées. C’est l’effet multiplicateur qui a été et est encore sous-estimé par les créanciers de la Grèce qui n’y voient qu’une stratégie pour éviter de réduire les dépenses publiques. Et comme les créanciers ne croient pas à cet effet, ils verront dans la non-réalisation des objectifs de la Grèce de la mauvaise volonté et réclameront de « nouveaux efforts » qui conduiront à de nouveaux effets négatifs. Sans compter que, dans une économie dominée par le cash, face à un Etat qui va se retirer encore davantage, face à une baisse des revenus, construire une administration fiscale efficace et faire rentrer l’impôt seront de vraies gageures pour l’Etat. Inévitablement, en 2016, on se retrouvera avec de nouveaux besoins de financement non couverts de l’Etat grec, notamment le remboursement de la BCE en 2017 de 5,3 milliards d’euros.

Un plan politique, punitif et ignorant les erreurs du passé

Compte tenu de la situation macro-économique de la Grèce, le plan imposé par les créanciers semble donc d’ores et déjà voué à l’échec. Certes, les 35 milliards d’euros européens viendront en atténuer les effets négatifs dans des proportions inconnues, mais le risque majeur est celui d’une spirale négative s’autoalimentant. L’idée d’une rapide correction après la conclusion du mémorandum semble exclue. Le contrôle des capitaux, l’état des banques et l’austérité rendent ce scénario peu probable. En réalité, ce plan apparaît plus que jamais pour ce qu’il est : une décision politique, punitive, loin de toute réalité économique, ignorant les erreurs du passé. Les négociations hâtives qui vont construire le troisième mémorandum ne sauraient corriger ces défauts structurels. On comprend les hésitations du FMI à participer à un tel plan.

Que peut Alexis Tsipras ?

Dans ces conditions, que peut espérer le gouvernement d’Alexis Tsipras dans sa nouvelle logique « coopérative » ? Le temps réduit de la négociation, l’état de l’économie et ses besoins pressants de financement ne lui laissent guère de marge de manœuvre dans l’immédiat. Il faudra sans doute accepter l’essentiel des conditions des créanciers, même si la question des privatisations peut donner lieu à quelques tensions. L’ambition principale du gouvernement ne peut, dans ce cadre, que porter sur le fardeau futur de la dette. Toute renégociation de la dette due à court terme est exclue, mais Athènes peut espérer que les prêts de ce nouveau paquet aient une maturité de 30 ans avec une période de grâce de 10 ans pour le paiement des intérêts, comme l’a proposé Georges Stathakis, le ministre grec de l’Economie. Ceci pourrait s’accompagner d’un rééchelonnement de la dette déjà due à partir de 2020 qui sera négocié à partir de novembre. La valeur actualisée de la dette en serait réduite. RBS estime qu’une maturité de 30 ans appliquée à tous les prêts permettrait de réduire la valeur présente nette de la dette de 28 %. Il n’est pas sûr que cela suffise cependant à rendre la dette soutenable sans vraie stratégie de croissance, surtout s’il faut un nouveau plan d’aide dans quelques années. Rappelons que la restructuration de 2012 a été rendue inutile par la même politique exigée par ce troisième plan aujourd’hui. Plus que jamais, les créanciers jouent d’abord contre eux-mêmes en jouant contre la Grèce.

Source : Romaric Godin, pour La Tribune, le 4 Août 2015.

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39 réponses à Grèce : pourquoi le nouveau plan d’aide est déjà un échec

Commentaires recommandés

Libriste Le 08 août 2015 à 06h44

Je pars au boulot, pas le temps d’aller plus loin que le propos sur la mort des PME.
Je vais méditer aujourd’hui derrière mon étal de bouquiniste, sur ce que peut devenir un pays dans lequel on sacrifie la classe moyenne des entrepreneurs……dont je fait partie.
Prêt à me battre ou non ?
Vous êtes prêt vous autre?
Parce que je crois qu’il va falloir aller au baston bientôt.

  1. Pic et Puce Le 08 août 2015 à 03h40
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    D’où de nouvelles élections cet automne… On fait avec les Grecs exactement ce que l’on a fait avec l’Allemagne… Pour quels résultats ?…


  2. Crapaud Rouge Le 08 août 2015 à 06h34
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    Cet article montre bien que “les créanciers”, alias les capitalistes, sont à leur manière des guignols. A les en croire, ils seraient seuls à connaître les recettes “rationnelles” et pleines de bon sens pour assurer la prospérité de toute la planète, à condition bien entendu de commencer par la leur… Mais leur individualisme forcené leur masque les yeux sur tout ce qui se passe au niveau supérieur, global et collectif, comme cette histoire désormais bien connue de “multiplicateur” : “La contraction du PIB rend les recettes moins fortes et les dépenses plus élevées. C’est l’effet multiplicateur qui a été et est encore sous-estimé par les créanciers de la Grèce qui n’y voient qu’une stratégie pour éviter de réduire les dépenses publiques. Et comme les créanciers ne croient pas à cet effet, (…)” Mais comment pourraient-ils y croire sans intervention divine ?


    • Citoyen Le 08 août 2015 à 08h48
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      La dette de la Grèce est en droit a n g l a i s et non en droit grec.


      • 21 janvier 1793 Le 08 août 2015 à 10h10
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        ce que ça change : en cas de défaut, les créanciers attaqueront inévitablement l’Etat grec pour récupérer le maximum. Et le jugement rendu ne sera pas le même selon que c’est un tribunal grec appliquant le droit grec, ou un tribunal arbitral (par structure plus favorable aux entreprises) international et appliquant le droit anglais… Donc l’Etat grec sera condamné à rembourser une part plus élevée de cette dette sur lequel il va faire défaut, ce qui ouvrira des procédures de confiscation de ses biens immobiliers à l’étranger, saisie de ses navires de guerre faisant escale, etc.


    • Fper Le 08 août 2015 à 09h28
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      Je crois que vous faites erreur, ces prêtres d’une religion féroce savent parfaitement ce qu’ils font : réduire un pays “souverain” à l’état de colonie d’où ils vont piller toutes les richesses…
      Et en faire un épouvantail aux récalcitrants.
      Ce qui se met en place est un rouleau compresseur d’une nouvelle classe dominante qui a développé des stratégies pour arriver à ses fins.
      Tsipras est un “enfant de coeur” à croire que l’on pouvait infléchir et réformer de l’intérieur une Europe qu’il a largement idéalisée, dommage qu’il n’ait pas immédiatement pris la mesure de la situation et n’ait pas d’emblée développé le plan B (ou X)… Il a fait perdre beaucoup de temps précieux et compromis encore plus la possibilité de sortie en minimisant les dégâts.
      Schaulbe n’a pas renoncé à son objectif, ce n’est que partie remise et la leçon n’en sera que plus dure et plus efficace pour quiconque tenterait de jouer cavalier seul.
      C’est une guerre qui se joue, dans laquelle sous estimer ses adversaires est une erreur fatale.
      A présent le temps court contre nous tant que nous ne pourrons, et n’accepterons, de regarder avec réalisme objectif, c’est à dire sans angélisme ni idéologie, ce qui se passe.
      C’est la condition nécessaire au rassemblement des troupes pour s’organiser et combattre.
      En cela ce blog ainsi que ceux de Sapir et Jorion sont des éclairages, mais maintenant le temps presse…


      • Georges Le 08 août 2015 à 23h36
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        @ Fper

        Il n’est pas sûr selon mon point de vue que le gouvernement grec ait failli ou qu’il ait perdu du temps comme vous le marquez.

        En effet, si en janvier ils s’étaient présentés aux élections avec un programme de sortie de l’euro (et donc de l’UE, ça semble le seul moyen, voir les analyses de l’UPR ainsi qu’un interview récent de Varoufakis), ils n’auraient pas été élus.

        S’ils avaient, lors du référendum, posé la question de la sortie de l’euro, il est possible que le peuple aurait refusé la sortie.

        Les interventions de Tsipras devant le peuple suite à ses reculades semblent signaler à chaque fois “que l’accord est mauvais, que les gens en face sont durs, mais qu’il fallait assurer une petite continuité pour éviter une grande catastrophe (qui arrive quand même semble-t-il)”. Il pourrait insister un peu plus lourdement, mais le discours qu’il fait doit déjà un peu froisser ses créanciers. Aux grecs de base de réfléchir aussi.

        Il y a donc une opinion grecque qui évolue, et je préfère ne pas juger durement pour l’instant car il est pour moi évident qu’il y avait des risques d’un coup d’état militaire favorisé par l’UE (voir les déclarations honteuses, mais sans honte, de certains dirigeants européens).
        —-
        On nous met dans la logique : “les grecs ont profité”, mais il faut se demander “quels grecs ?”. Le petit grec de base, celui qui va souffrir le plus (et il semble que le gouvernement ait réussi à limiter les dégâts sur ce point, mais il faudrait vraiment une analyse poussée pour vraiment savoir), il n’a profité de rien du tout.
        ——-
        L’UE a financé la modernisation de l’aéroport de Sofia en Bulgarie. Des sommes très importantes (je l’ai vu avant et après). Est-ce que le bulgare de base à 100 ou 200 € par mois a profité de cette manne européenne ? Evidemment que non.

        Ca doit très certainement être du même ordre en Grèce, l’idéologie qui ne tient plus du tout et qui dit : “favorisons les riches, car ils tirent vers le haut tout le monde”.

        Mais tant qu’on restera dans un rêve de richesse et de super-bien-être (aux dépends d’autres, forcement, depuis qu’avec cette idéologie on est sensé tirer le tiers-monde vers le haut, il devrait être déjà bien haut), on s’identifiera à ces gens de la sphère au pouvoir, et donc indirectement ou inconsciemment, on acquiesce, on critique, on pseudo-analyse, mais seulement jusqu’à un certain point.

        Il y a une possibilité d’agir localement par notre façon d’acheter, de discuter. Evidemment ce n’est pas suffisant, mais si ce genre de comportement alternatif prend de l’ampleur, et qu’il se structure, ça peut faire bouger également.


      • phil Le 12 août 2015 à 18h23
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        Je valide à 100% votre 1 ere phrase. Seul compte pour eux (fonds de pensions americains, banques internationales qui prêtent aux banques nationales etc) le fait de prendre un maximum d ‘argent d un pays. Après ce n ‘est pas leur affaire pour tout le reste.Et cela la Grèce l ‘a largement sous estimé. Après la Grèce, ces pouvoirs financiers internationaux, se tourneront vers d’autres pays à rendre exsangues ,et ainsi de suite…


    • phil Le 12 août 2015 à 18h25
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      Ils ne sont pas des guignols, puisque en fait c’est une stratégie bien pensée et parfaitement orgabnisée. Imaginer qu ‘ils croient en autre chose que les resultats dévastateurs que l on à constaté pour la Grèce, c’est se tromper.


  3. Libriste Le 08 août 2015 à 06h44
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    Je pars au boulot, pas le temps d’aller plus loin que le propos sur la mort des PME.
    Je vais méditer aujourd’hui derrière mon étal de bouquiniste, sur ce que peut devenir un pays dans lequel on sacrifie la classe moyenne des entrepreneurs……dont je fait partie.
    Prêt à me battre ou non ?
    Vous êtes prêt vous autre?
    Parce que je crois qu’il va falloir aller au baston bientôt.


    • zorba Le 08 août 2015 à 08h33
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      En vacances jusqu’à lundi, mais dès le 10 août prêt pour le baston


    • Louis Robert Le 08 août 2015 à 15h34
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      Depuis longtemps déjà…

      Or il ne s’agit pas, en pareil cas, de jouer à “Solitaire en ligne gratuit”. Il s’agit de bien autre chose, que nous devons accomplir ensemble. Parlez-en aux Grecs d’abord; j’ai ouï dire qu’ils se sentent un peu seuls, ces temps-ci…

      ______

      “La vie est ailleurs” et “Comité… décentré”

      Panagiotis Grigoriou, Carnet de notes d’un ethnologue en Grèce
      Une analyse sociale journalière de la crise grecque

      http://www.greekcrisis.fr/2015/07/Fr0451.html#deb
      http://www.greekcrisis.fr/2015/07/Fr0453.html#deb


    • KM Le 10 août 2015 à 12h23
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      Moi aussi j’aimerais croire que qqch est possible, mais je ne me fais aucune illusion. La majorité est contre toi. Les gouvernants ont acheté leurs clientèle et tu fais partie des 16-17 millions d’esclaves de ce pays (en gros, ceux qui ont un emploi marchand).
      Donc ce n’est ni la démocratie, ni la police (tjs au service des gouvernants, quels qu’ils soient), ni une intervention divine qui te sauvera.
      Non la seule chose qui peut mettre un terme à tout cela, c’est l’argent. Le seul moyen de tuer le parasite est de l’affamer.


  4. Chevrier Michèle Le 08 août 2015 à 07h14
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    Les créanciers des catastrophes! la Grèce est soumise pour longtemps à cet engrenage,
    Les Allemands vont en profiter pour acheter des biens aéroports, terrains ect…. les grecs vont être démunis, c’est dommage pour un aussi beau pays.
    Je crois qu’ils devraient reprendre leur indépendance est restaurer leur monnaie, ce ne sera pas pire que ça l’est en espérant que les vautours les laisseront en paix.


    • 21 janvier 1793 Le 08 août 2015 à 09h55
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      et au passage renationaliser autoritairement les biens vendus indûment, à ce niveau là c’est du vol, de l’extorsion, et ces ventes sont à la fois inefficaces dans leur finalité (puisqu’elles ne rembourseront jamais la dette), immorales quant au prix de vente et aux acheteurs, et illégales puisqu’extorquées sous la pression.


  5. Crapaud Rouge Le 08 août 2015 à 07h18
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    Il y a de cela quelques décennies, les agriculteurs français étaient furieux de la concurrence de leurs collègues grecs. C’est de l’histoire ancienne, depuis longtemps oubliée, mais qui montre bien que le principe de concurrence ne peut pas faire de gagnants sans faire aussi des perdants, une même “part de marché” ne pouvant pas “appartenir” à Paul et à Pierre. Les capitalistes ne le nient pas bien sûr, mais ils prétendent que le consommateur doit pouvoir départager Pierre et Paul, c’est-à-dire choisir “le meilleur”. C’est là qu’ils nous entubent bien profond, car le consommateur ne sait plus rien, ni des conditions, ni des méthodes ni des intrants de la production.

    France Telecom était jadis un monopole d’Etat, non soumis à la concurrence. Admettons que ses tarifs étaient plus chers qu’ils l’eussent été dans un système à concurrence privée : le différentiel constituait donc une recette pour l’Etat, et un impôt supplémentaire pour les clients de FT. Mais est-ce injuste ? Non, car si l’Etat perd cette recette, il doit la compenser par d’autres impôts ou réduire ses dépenses (qui vont forcément au secteur privé). Dans les deux cas, c’est le secteur privé, c’est-à-dire le contribuable, qui voit sa richesse diminuer.


    • Tatare Le 08 août 2015 à 08h24
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      Les agriculteurs sont toujours furieux de la concurrence, d’où qu’elle vienne. Même d’autres pays européens. La destruction de chargements de denrées importées le montre. Sans parler des stupides bloquages d’autoroutes.

      Alors qu’il serait autrement efficace de bloquer un dépôt régional de centrale d’achat, ce qui couperait aussitôt l’approvisionnement de toute une partie du territoire.

      Pourquoi cette préférence ? Pourquoi ne pas utiliser ce puissant levier ?
      Est-ce pour des raisons de com’ ?
      (Sorry, je suis hors sujet)


      • Alfred Le 08 août 2015 à 17h25
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        C’est une question que je me suis toujours posée: pourquoi brûler des sous préfectures bloquer des autoroutes (tout ça est payé par nous tous et donc par aussi par les agriculteurs eux mêmes d’une part et nuit à l’économie en général et à leur image d’autre part) et pourquoi ne pas bloquer les entrepôts régionaux des trois centrales d’achat des distributeurs (leurs soit disants adversaires-égorgeurs perdraient alors rapidement leur suffisance).
        Étonnamment ils font semblant de dire que c’est l’état leur interlocuteur (en affirmant le contraire) et pas la grande distribution.
        J’en conclu qu’une partie de ces messieurs abrutis de travail et pris à la gorge sont les pions et les idiots utiles de quelques gros collègues très très à l’aise et d’une fnsea qui les utilise plus qu’elle ne les défend.
        Plus tôt les agriculteurs coulent la fnsea plus tôt ils seront écoutés. Sans compter que dans d’autres secteurs d’activité ou quand on est un bête zadiste on est un peu plus inquièté en cas de saccage.


        • chris Le 08 août 2015 à 20h54
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          Je pense que vous avez tout à fait raison Alfred. Une fois j’ai discuté avec un responsable de centrale électrique, les ouvriers faisaient grève et procédaient à des coupures d’électricité dans les quartiers populaires.
          J’ai demandé à ce responsable pourquoi ils ne coupaient pas plutôt le courant dans le quartier ou vivaient les huiles, il m’a répondu avec un sourire narquois “mais non ! le responsable syndical va manger avec le préfet !!!”.


        • willie Le 10 août 2015 à 21h40
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          J’ai entendu dire que pour la région parisienne l’autonomie alimentaire n’est que de quatre jours.Vous pouvez être sûr que c’est l’armée ou le CRS qui forceront la levée du blocus car les réactions du public feront peur et toute l’opinion serait contre les agriculteurs.


    • passant Le 08 août 2015 à 08h39
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      pour l’exemple ”france telecom” (sans rester sur un exemple mais il est représentatif du cas général), le prix a baisser mais la qualité aussi. C’est plus long pour avoir un technicien en cas de problème, entretien des lignes en campagne clairement abandonné (par chez moi des lignes sont restées à terre pendant plusieurs années), un harcèlement à passer au paiement direct, …
      ça me fait toujours rire ”le privé c’est moins cher”, j’attends qu’on me le démontre à qualité égale, au jour d’aujourd’hui, dans la cambrouze en tous cas, on paie moins cher un truc qui marche mal et on a pas d’alternative (quand le fil est par terre, il est par terre point, et vu que le portable est aussi aléatoire !!). Sur un service comme le tél. aujourd’hui, la devise de la république est jetée aux oubliettes (on est pas plus libre et aucune égalité).
      Pour les ”libéraux” d’aujourd’hui (et ceux et celles qui ont soutenu ces politiques), comme pour les ”socialistes”, il y a usurpation d’identité !


      • 21 janvier 1793 Le 08 août 2015 à 10h00
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        Pour parler du “privé moins cher”, quelques exemples :
        * à Lille, le réseau d’eau a été privatisé. Les prix ont augmenté, et les investissements en modernisation et entretien ont diminué. Résultat : qualité moindre, prix plus élevés, et quand le public récupère la gestion, l’entretien qui n’a pas été fait pendant des années est à rattraper, donc dépenses supplémentaires ;
        * au Royaume-Uni, qui n’est pourtant pas un pays gauchiste, les lignes de chemin de fer sont toutes déficitaires, sauf dans l’agglomération londonienne et vers l’Europe. Les opérateurs privés n’en ont rien à faire, les contrats de privatisation prévoient tous que les déficits seront compensés. Et là aussi, l’entretien est loin d’être d’aussi bonne qualité qu’à l’époque du public, d’où retards, qualité de service moindre et accidents mortels. Et ça coûte aussi cher à l’Etat…


        • Emmanuel Le 08 août 2015 à 17h52
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          Sur France culture ce matin, dans une émission sur ” l’hyper ruralité ” (http://www.franceculture.fr/emission-sur-la-route-sur-la-route-de-l-hyper-ruralite-en-auvergne-2015-08-08), le sénateur de la Lozère, Alain Bertrand, a évoqué clairement l’abandon des petites communes rurales par l’Etat (aménagement du territoire) et par les grandes entreprises. Il faut écouter notamment entre la 21e et la 24e minute. Je le cite : ” pour que la téléphonie mobile passe il faut avoir quatre téléphones dans la poche avec quatre opérateurs différents, mais on a pire que ça : on a le fixe qui commence à ne plus passer, c’est-à-dire les lignes téléphone fixe n’étant plus entretenues, elles tombent au sol. On a des coupures sans arrêt, de même que souvent pour EDF. ”

          En revanche, il y a quelques mois (toujours sur France culture) un invité d’une émission dont j’ai oublié le titre (un économiste, je crois) avait contredit cette idée assez répandue – selon lui un pur cliché – d’un réseau ferroviaire mal entretenu voire dangereux en Angleterre depuis sa privatisation. Cet intervenant avait l’air honnête dans son argumentation et pas affreusement libéral.


          • passant Le 08 août 2015 à 23h03
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            pour le réseau ferré anglais, je me demande si il a pas été ”re-nationalisé” ou subventionné suite à plusieurs déboires ?


      • bourdeaux Le 08 août 2015 à 10h54
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        Dans son dernier spectacle, christophe alévèque a deux phrases piquantes :
        sur les socialistes : “avec les socialistes, on attendait rien, mais on est quand même déçus”
        sur la Grèce: “ce qu’on sait, c’est que les grecs ne rembourseront pas leur dette, mais on ne sait toujours pas quand”


      • Macarel Le 08 août 2015 à 12h20
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        La qualité, qualité intrinsèque s’entend, il n’en ont rien à carrer, ce qu’ils veulent c’est du profit. C’est pour cela que dans le domaine de la bouffe, tout ce qui est industriel est de plus en plus dégueulasse.
        A partir du moment où l’argent est roi, tout devient amoral, cynique, sans âme.
        Bien sûr, la merde est bien emballée, ils dépensent des fortunes pour en faire la publicité, mais in fine c’est de la merde qui a des labels de Qualité, la Qualité au sens normes ISO.


      • Bubble Le 08 août 2015 à 21h24
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        Bonsoir,
        vous faites bien de préciser “campagne”, car le droit français définit la notion de mitage urbain, et opposer public à privé par l’exemple de la campagne ne fonctionne pas. En effet, il est légitime que la collectivité n’ait pas à fournir flux, réseaux et infrastructures à chaque personne qui décide de se faire construire une maison de campagne au milieu de nul part, pour des raisons économiques et écologiques évidentes. La République c’est pas le père noël…
        La question de la gestion de l’eau, et de son statut en tant que ressource, me semble largement plus légitime par exemple.


        • Gilles Le 08 août 2015 à 22h12
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          “En effet, il est légitime que la collectivité n’ait pas à fournir flux, réseaux et infrastructures à chaque personne qui décide de se faire construire une maison de campagne au milieu de nul part, pour des raisons économiques et écologiques évidentes”

          Alors que faites vous de l’idée républicaine qui veut, qu’entre autres, il y ait continuité du service public sur tout le territoire. D’après vous, il ne devrait plus y avoir de liaison de quelque nature qu’elle soit entre la métropole et ses multiples iles (par ex.), sous prétexte de non rentabilité !?
          Je me rappelle que vers les années 1975, un engagement ferme avait été pris de relier toutes les maisons, mêmes les plus isolées, au réseau téléphonique, ce qui avait été réalisé en quelques années. Un élément de la continuité territoriale qui serait impossible aujourd’hui au vu de la privatisation tout azimuts.

          Avec ce genre de raisonnement, ce seront des villages entiers qui seraient coupés de toute liaison qu’elles soient téléphoniques, électriques, eau etc….
          Par contre, jusqu’à nouvel ordre, ce sont bien les campagnes qui produisent la nourriture nécessaire aux urbains . Vous me direz, au train ou vont les choses, il n’est pas sur que ça dure encore longtemps.Et votre réaction ne me rend pas optimiste.


          • Bubble Le 09 août 2015 à 15h30
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            Bonjour,
            “l’idée républicaine” est claire et inscrite dans la loi SRU par exemple (donc rien a voir avec l’opposition public/privé) quand au mitage, apparemment la définition vous échappe donc : “En France, le mitage s’oppose au caractère concentré des villages traditionnels” (article wiki – grignotage urbain).
            Donc si vous lisez mon commentaire, a aucun moment je ne parle d’ile ou de village mais bien de mitage… faut lire (ou comprendre ce qu’on lit) avant de s’insurger !
            Et oui, c’est pas parce qu’un individu décide d’avoir une maison je ne sais ou que la collectivité doit lui fournir la TNT et 4g et la fibre optique. L’intérêt général ce n’est pas se plier aux caprices de chaque individu (j’veux la tranquillité d’une maison isolée et tous les services dont on peut jouir en agglomération, sans payer trop cher évidemment !)
            Merci


            • Gilles Le 09 août 2015 à 16h13
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              “Et oui, c’est pas parce qu’un individu décide d’avoir une maison je ne sais ou que la collectivité doit lui fournir la TNT et 4g et la fibre optique.”

              On peut remarquer votre bonne foi consistant à se servir d’un argument que personne n’avait mis en avant pour arriver à démontrer que vous avez raison: citez moi qui a parlé de “maison de campagne au milieu de nulle part” ce qui, soit dit en passant, est extrêmement rare vu les règles d’urbanisme (carte communales et POS) obligatoires dans toutes les communes.

              Quant à la 4G ou fibre optique, rassurez-vous, on n’en demande pas tant dans nos communes rurales, ce qui ne veut pas dire qu’on accepte que notre liaison aux reseaux soit soumise aux caprices de sociétés privées, dont je vous l’accorde, le souci premier n’est pas/ne peut pas être la solidarité territoriale. D’où l’intérêt de services publics, cqfd

              La République est l’ensemble des biens, des droits, des prérogatives de la puissance publique et des services propres à un État. Elle est accessible également à tous ses citoyens et est la propriété collective de tous. Elle s’oppose à la propriété privée, en sorte que tout ce qui n’est pas privé est public, et réciproquement”.


        • passant Le 08 août 2015 à 23h14
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          n’importe quoi !! si je vais sciemment m’isoler à la campagne, je me plaindrai pas. Par contre signer un contrat avec un opérateur qui me garanti un service n’importe où, au même tarif qu’un-e habitant-e de la ville, et avoir petit à petit un service largement dégradé, moi j’appelle ça de l’arnaque privé.


    • Nadia M Le 08 août 2015 à 17h03
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      C’est un secteur privé énorme que ce contribuable, tellement énorme, que je crois bien qu’il incarne la chose publique, le bien public!


    • Bubble Le 08 août 2015 à 21h08
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      Bonsoir C.R.
      Votre exemple sur FT est complètement biaisé :

      un service public n’a pas vocation a constituer une rente, un service n’est pas une ressource qu’on exploite (ce n’est pas une réserve de pétrole); ou alors c’est un service public payant avec un cout, pour l’usager (est-ce un client du coup ?), supérieur a son cout de production par l’état… ça n’a aucun sens !
      Votre “différentiel” (rente de l’état sur service donc) qui constituerait un impôt non prélevé n’existe pas.

      Enfin FT a tout de même été la 2eme entreprise la plus endettée au monde, alors que l’état était encore très largement majoritaire au CA, la valorisation de la boite a été divisée par plus de 30 (dans un contexte particulier cependant, mais la valo actuelle est encore ridicule par rapport au jour de son ouverture de capital), et ainsi des pertes abyssales pour l’état et donc le contribuable.

      Mais bon FT a quand même inventé le Minitel, ou l’internet à vapeur


  6. FifiBrind_acier Le 08 août 2015 à 10h46
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    ça change que la sortie de l’euro n’y changerait rien, la dette resterait en euros.
    Contrairement à la France, où la dette en droit français passerait majoritairement en francs dévalués. “Il y a une vie après l’euro” par Philippe Murer
    https://www.youtube.com/watch?v=n9cpsaHhBGY&feature=youtu.be

    Pour remettre l’économie en route, il faudrait non seulement sortir de l’euro, c’est à dire de l’euro-mark, mais aussi de la construction européenne et des Traités.

    C’est le seul moyen pour un gouvernement de prendre des mesures souveraines contre la finance et mener des politiques intérieures nationales, interdites par l’ UE.
    http://www.dailymotion.com/video/x11kkuc_viviane-reding-il-n-y-a-plus-de-politiques-interieures-nationales-il-n-y-a-plus-que-des-politiques-e_news

    La Grèce est entièrement sous tutelle de la Troïka, aucune mesure souveraine ne peut être prise par le Gouvernement. Varoufakis reconnaissait qu’il n’avait même pas accès aux données informatiques.
    Je ne vois pas où est la différence avec le statut des gouverneurs coloniaux?
    Mais la souveraineté, ni monétaire, ni politique, ne sont à l’ordre du jour de Syriza.

    Romaric Godin parle d’échec et de volonté d’humilier.
    Le plan a-t-il pour ambition de sauver les Grecs?
    Ou bien de mettre en place les conditions permettant de piller les biens grecs?
    Il ne s’agit pas seulement des aéroports, d’îles et des ports, mais aussi des réserves de gaz et de pétrole dans les eaux grecques…, et de mines d’or.

    De quoi en faire saliver plus d’un…
    Des réserves d’hydrocarbures évaluées comme supérieures à celles de l’ Iran.
    Et la Grèce va devenir le 1er producteur d’or d’ Europe.
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20121010trib000724091/la-grece-va-devenir-le-premier-producteur-d-or-d-europe.html

    La réussite du plan dépend de l’angle sous lequel on se place.
    Du point de vue des Grecs, c’est un désastre annoncé.
    Du point de vue des privatisations, c’est un succès complet. Tout est sous contrôle.
    Les biens publics grecs seront bradés, ce qui ne sera pas perdu pour tout le monde.

    Si on peut faire un parallèle, c’est exactement ce qui se passe en Ukraine, où le pillage est en cours.
    http://reseauinternational.net/pillage-lukraine-loccident-commence-paul-craig-roberts/


  7. Anas Le 08 août 2015 à 12h34
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    “[…] Une économie sous pression […]”

    Ah bon !
    Il n’existe plus de système économique en Grèce.


  8. pingouin-vigilant Le 08 août 2015 à 13h03
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    On dit qu’un problème bien posé est à moitié solutionné, alors modestement je vous le pose en ces termes:

    Qui décide de nos soins médicaux?
    Qui décide qui est coupable ou innocent?
    Qui décide qui doit vivre ou mourir?
    Qui décide les guerres à mener?
    Qui décide de nos moyens de transport?
    Qui décide des politiques à mener?
    Qui décide…
    Pour simplifier disons Glodman sachs

    Alors, tout va très bien pour eux, ce n’est pas de leur faute.
    Notre intérêt ne peut être défendu par ces personnages, défendons le nous-même.
    Voyez ou revoyez “mouseland” un petit dessin animé qui peut donner un fil à plomb.

    Amicalement.


  9. Léa Le 08 août 2015 à 16h11
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    Une question essentielle que devrait poser le parlement grec :

    L’ UE veut elle sauver la Grèce ou finir de l’enfoncer pour la piller et faire des grecs des chômeurs ou des esclaves ( y compris ceux de la classe moyenne particulièrement ciblée) ?

    La réponse est évidente. On ne peut pas imaginer un tel niveau de crétinerie à l’ Eurogroupe, donc c’est volontaire et c’est la deuxième réponse qui est juste.

    Les oligarques grecs, comme les autres sont des apatrides, ils et vont se jeter sur la Grèce pour la dépecer tels des vautours. Il faut demander à Poutine.

    Par contre au niveau de la classe politique, jusqu’ au sommet du gouvernement, de la classe moyenne qui espère sauver ses 10 000 € d’économies, il s’agit bien de crétinerie.

    Quand l’ état a vendu toutes ses ressources, avec 10 000 € on ne tient pas l’année et on finit sa vie avec un SMIG à 100 € si on a un boulot, qu’on redonne à l’allemand Aldi le roi du low coast, multi miiardaire. Après t’as plus rien.

    Les dangers de la privatisation : on a un bon exemple avec EDF. Le prix de l’électricité n’a fait qu’augmenter. Les tarifs moins chers des concurrents sont totalement artificiels.

    L ‘état a vendu ses parts à des actionnaires : un sacré manque à gagner pour l’ état ( la CGT râlait quand Chirac puisait dans les bénéfices ). Ce manque à gagner se retrouve forcément sur nos feuilles d’impôts. Une augmentation pour les clients qui payent deux fois la privatisation !

    Mais c’est pas tout ! les nouveaux concurrents désignés qui n’avaient rien compris à la formation des couts de production de l’énergie électrique et n’avaient pas un parc suffisamment diversifié pour optimiser les coûts de production, ne pouvaient pas tenir face à EDF.

    Donc Bruxelles demande à EDF de remonter ses tarifs pour ne pas tuer les concurrents. Une augmentation pour les clients qui payent trois fois la privatisation !

    Puis Bruxelles demande à EDF de vendre à prix coutant 25 % de sa production nucléaire, compensé par une augmentation de tarif. Nicolas chef d’entreprise de démolition de la France dit oui.

    Préparez vous à ce qu’on vende aux suédois et aux allemands , nos plus beaux barrages, déjà amortis et qui font de l’énergie de pointe : la plus chère. EDF ou RTE rachètera leur énergie qui fera défaut sur le réseau au prix des heures de pointe majoré.. à la bourse de l’électricité avec ses traders.

    Pardon pour cette digression, mais comme ce sera bientôt notre tour..

    Je n’aimais pas l’économie : je n’y comprenais rien , mais à force de lire ce blog, Sapir, et d’autres, j’arrive à comprendre l’essentiel lorsque les auteurs d’articles s’expriment simplement, comme l’ auvergnat des éconoclastes..

    J ‘étais contente d’avoir eu l’idée de spirale négative, avant de la lire cette phrase à la fin de cet article.

    On touche à un truc, ça fait bouger le reste, dans le bon sens ou pas.

    Tous les grecs devraient le comprendre, je suis sure que le grec de base peut expliquer ce qu’est une récession et quand il n’aura plus un centime en poche il n’aura que son slip à offrir aux impôts.

    Tsipras est pris dans un filet, pendu à un cable. Il n’a qu’une solution pour sauver la Grèce , c’est de sortir de son filet pour imaginer d’autres solutions.. C ‘est à lui de convaincre son gouvernement et son parti et le parlement qu’il faut sortir des pattes de l’ UE qui est devenue une machine à démolir ( voir l’ ukraine ).

    Ou qu’il laisse Varoufakis le faire.

    Qu’ils vendent quelques trucs au prix fort, voire sous forme de concession pour que ça revienne un jour au pays, afin de passer la phase transitoire.

    S’ils ne font rien Syriza est foutu, donc il n’a rien à perdre.

    Ce n’est pas la peine de refaire des élections si la sortie de l’ UE n’est pas envisagée.

    Sinon c’est l’ Aube Dorée qui le fera.

    Et mobiliser la police, mobiliser l’armée menacée par l’ UE pour aider à sauver le pays, non ? leur paye et leur avenir dépend directement de l’ Etat grec.

    L ‘année dernière, sur les places, les grecs s’échangeaient des services ( coiffeur par exemple ) et des produits ( légumes, fringues ) avec une monnaie faite de cailloux ou autre bricole, je ne sais plus ).

    Quand on laisse les gens dans la m****, ils se démerdent. Tout autour de la Grèce il y a du poisson et c’est gratuit ! Comment ils font les autres ? Comme ça ne se conserve pas trop, il faut donner les surplus.

    Ce sera difficile, mais c’est la seule chance de ne pas finir esclave.

    Ils auront la solidarité de tous ceux qui veulent dézinguer Bruxelles, alors que ceux qui défendent Bruxelles ne montrent aucune solidarité, pour ne pas dire montrent leur hostilité aux grecs..

    On a bien aidé les polaks à sortir des pattes des bolchéviques en 81, pourquoi pas la Grèce. Il n’y avait pas facebook, ni paypal, ni le crow funding.


  10. lm bernard Le 10 août 2015 à 13h51
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    On ne pactise ni ne marchande avec les dieux
    https://youtu.be/aOJGrLhm5cA


  11. picton Le 10 août 2015 à 19h52
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    Tout est dit ici : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/08/10/20002-20150810ARTFIG00238-la-crise-grecque-a-largement-profite-a-l-allemagne.php

    Il faut lire le figaro de temps en temps. Même si ça pique les yeux.


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