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5.avril.20185.4.2018 // Les Crises

Questions de la Russie adressées au Royaume-Uni et à la France concernant l’affaire Skripal

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Questions de la Russie adressées au Royaume-Uni concernant l’affaire Skripal montée de toutes pièces par le Royaume-Uni contre la Russie

Source : Ministère des affaires étrangères de la Fédération de Russie, 31-03-2018

Samedi 31 mars, l’Ambassade russe à Londres a envoyé au Ministère britannique des Affaires étrangères une note contenant une liste des questions adressées au Royaume-Uni concernant l’affaire Skripal montée de toutes pièces contre la Russie :

1. Pourquoi a-t-on privé la Russie du droit à l’accès consulaire aux deux citoyens russes, victimes d’une attaque sur le territoire britannique ?

2. Quels antidotes et sous quelle forme concrète ont été administrés aux victimes? Pourquoi les médecins britanniques possédaient-ils ces antidotes sur les lieux de l’incident ?

3. Pour quelle raison la France a été impliquée dans la coopération technique dans le cadre de l’enquête sur l’incident touchant aux citoyens russes ?

4. Est-ce que le Royaume-Uni a informé l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques de l’implication de la France dans l’enquête sur l’incident de Salisbury ?

5. Qu’est-ce que la France a à voir avec l’incident touchant à deux citoyens russes sur le territoire britannique ?

6. Quelles normes du code de procédure britannique permettent d’impliquer un État étranger dans une enquête intérieure ?

7. Quelles preuves ont été transmises à la France pour l’analyse et l’organisation de sa propre enquête ?

8. Les experts français ont-ils assisté au prélèvement des échantillons biologiques de Sergueï et Ioulia Skripal ?

9. Les experts français ont-ils analysé les échantillons biologiques de Sergueï et Ioulia Skripal et dans quels laboratoires ?

10. Est-ce que le Royaume-Uni possède déjà des documents relatifs à l’enquête menée par la France ?

11. A-t-on transmis les résultats de l’enquête française au Secrétariat technique de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques ?

12. Sur la base de quels indices (marqueurs) a été établie “l’origine russe” de la substance utilisée à Salisbury ?

13. Le Royaume-Uni a-t-il des échantillons de contrôle de la substance toxique de combat que les responsables britanniques appellent “Novitchok” ?

14. A-t-on élaboré au Royaume-Uni des échantillons de la substance toxique de combat du type “Novitchok” (selon les termes britanniques) ou ses équivalents ?

Source : Ministère des affaires étrangères de la Fédération de Russie, 31-03-2018


Questions de la Russie adressées à la France concernant l’affaire Skripal montée de toutes pièces par le Royaume-Uni contre la Russie

Source : Ministère des affaires étrangères de la Fédération de Russie, 31-03-2018

Samedi 31 mars, l’Ambassade russe à Paris a envoyé au Ministère français des Affaires étrangères une note contenant une liste des questions adressées à la France concernant l’affaire Skripal montée de toutes pièces contre la Russie :

1. Pour quelle raison la France a été impliquée dans la coopération technique dans le cadre de l’enquête britannique sur l’incident de Salisbury ?

2. La France a-t-elle envoyé à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques une notification officielle concernant son implication dans l’enquête sur l’incident de Salisbury ?

3. Quelles preuves ont été transmises par le Royaume-Uni à la France dans le cadre de leur coopération technique ?

4. Les experts français ont-ils assisté au prélèvement des échantillons biologiques de Sergueï et Ioulia Skripal ?

5. Les experts français ont-ils analysé les échantillons biologiques de Sergueï et Ioulia Skripal? Si oui, dans quels laboratoires ?

6. Sur la base de quels indices les experts français ont-ils établi l’utilisation de la substance toxique de combat du type “Novitchok” (selon les termes britanniques) ou de ses équivalents ?

7. Quelle est l’expertise de la France dans le domaine de l’analyse des substances toxiques de combat de ce type ou de ses équivalents ?

8. Sur la base de quels indices (marqueurs) les experts français ont-ils établi “l’origine russe” de la substance utilisée à Salisbury ?

9. La France a-t-elle des échantillons de contrôle de la substance toxique de combat “Novitchok” (selon les termes britanniques) ou de ses équivalents ?

10. A-t-on élaboré en France des échantillons de la substance toxique de combat de ce type ou de ses équivalents? Si oui, pour quelles raisons ?

Source : Ministère des affaires étrangères de la Fédération de Russie, 31-03-2018

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Eugene // 05.04.2018 à 08h11

ETTTTT…. Aucune trace de ces questions dans la presse française..

Seule la France (en dehors de l UK) a reçu des questions, ce qui implique que le rôle de nos services est plus important que l’on ne le croit dans l’affaire Skripal.

Pour moi c’est quand même une surprise, car je n’ai vu aucun article impliquant la France dans l analyse des “preuves”…Les Russes doivent savoir quelque chose..

49 réactions et commentaires

  • Dizalch // 05.04.2018 à 06h53

    Intéressantes questions en effet, qui méritent des réponses “factuelles”… au risque de se voir qualifié d’artisans de propagande de guerre… voir de haute trahison.

    On pourrait leur demander de répondre au responsable de l’OIAC en personne, qui nie détenir la preuve que ce soit la Russie qui ait fabriqué le Novichok utilisé (1) (2);

    On pourrait aussi demander au UK de démettre de ses fonctions B. Johnson qui a menti, tout comme Powell à l’époque…(3);

    Et que dire du traitement msm chez nous?… poursuivant leurs biais de présentation même après les faits ci-dessus (3) (en fin d’art.)

    (1) https://twitter.com/SkyNews/status/981190172925616128/video/1
    (2) https://www.zerohedge.com/news/2018-04-03/uk-authorities-unable-prove-novichok-nerve-agent-came-russia
    (3) http://www.liberation.fr/planete/2018/04/05/affaire-skripal-apres-l-oiac-la-russie-porte-le-dossier-devant-le-conseil-de-securite_1641135

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    • Eric83 // 05.04.2018 à 09h26

      “Les trois aspects les plus importants de l’affaire Skripal … Et où ils pourraient pointer”

      Auteur de Rob Slane via TheBlogMire.com,
      https://www.zerohedge.com/news/2018-04-04/three-most-important-aspects-skripal-case-and-where-they-might-be-pointing

      Voici un article qui pointe des questions très pertinentes et des attitudes suspectes du gouvernement anglais.
      La thèse développée à la fin de l’article sur l’empoisonnement de Skripal est, compte tenu des informations disponibles et des faits, tout à fait crédible.

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      • Eric83 // 05.04.2018 à 10h48

        Affaire Skripal: Moscou exige des réponses à ses “questions légitimes”

        Au delà de l’affaire Skripal en elle-même, la Russie est en train d’écraser diplomatiquement le bloc otano-atlantiste devant le monde entier.

        En effet, seule la Russie s’appuie sur le respect du Droit International, ses conventions et des traités afin que la lumière soit objectivement faite sur cette affaire d’empoisonnement.

        A l’inverse et une fois de plus, le bloc otano-atlantiste démontre qu’il n’a que faire du respect du Droit International, ses conventions et des traités.

        Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que, dans la plupart des conflits qui agitent le monde, les dirigeants des pays concernés aillent solliciter l’aide de la Russie.

        https://www.romandie.com/news/ZOOM-/905773.rom

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        • Bordron Georges // 05.04.2018 à 13h52

          Sur Sputnik aujourd’hui:
          «La France n’a pas su répondre aux questions posées par la Russie concernant l’affaire Skripal. En expliquant sa position, le ministère français des Affaires étrangères a qualifié les questions de “non-fondées” et a déclaré que “le Royaume-Uni avait en détail informé la France de son enquête”. Paris, avait évidemment oublié que Londres l’avait informé des conclusions du laboratoire britannique de Porton Down, désavouées ensuite par le laboratoire lui-même. L’effondrement complet de la “coalition”», a écrit Maria Zakharova.

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  • Eugene // 05.04.2018 à 08h11

    ETTTTT…. Aucune trace de ces questions dans la presse française..

    Seule la France (en dehors de l UK) a reçu des questions, ce qui implique que le rôle de nos services est plus important que l’on ne le croit dans l’affaire Skripal.

    Pour moi c’est quand même une surprise, car je n’ai vu aucun article impliquant la France dans l analyse des “preuves”…Les Russes doivent savoir quelque chose..

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    • Seth // 05.04.2018 à 11h44

      Tout comme vous je tombe de l’armoire sur le sujet d’une ‘implication française et j’aimerais bien avoir des explications ou, allez savoir, des dénégations officielles des services drianesques….

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  • Kiwixar // 05.04.2018 à 08h13

    “Pourquoi les médecins britanniques possédaient-ils ces antidotes sur les lieux de l’incident ?”

    Est-ce que cette question/affirmation est étayée? J’aimerais bien en savoir plus (les Russes aussi apparemment). Des médecins survenus dans quel délai, venant d’où, etc.

    Il y a tellement de choses bizarres, le timing, le fait que les deux Skripal ne soient pas morts sur le coup, que Ioulia soit sortie d’affaire. Une enquête passionnante pour des journalistes (est-ce que cette profession existe encore en Otanie?).

    Bizarre aussi : l’amateurisme complet des Britanniques. Ils s’attendaient à ce qu’une guerre chaude Otan/Russie en Syrie couvre toutes les questions sur cette affaire Skripal?

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    • Alfred // 05.04.2018 à 08h22

      Je pense que les dirigeants britanniques ont la meme maladie que les dirigeants us : ils sont convaincus de la toute puissance de la communication et de son caractère suffisant (“nous créons notre propre réalité”). Leur mépris pour le public les aveugle.
      Les élites “françaises” ne sont pas à l’abri de cet hubris depuis l’incroyable construction de micron.

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      • Kami74 // 05.04.2018 à 11h47

        (1/2)
        On sent que les élites françaises cherchent à soutenir les britanniques dans cette affaire, mais seulement du bout des doigts, probablement de crainte d’être éclaboussées lorsque dans quelques mois ou années une commission d’enquête établira que le gouvernement britannique a menti (comme après les attaque contre l’Irak et la Syrie). On sait déjà que le clown Boris Johnson ment comme il respire, mais de la part des autres membres du gouvernement britannique c’est plus inattendu.

        Côté français donc, les supplétifs habituels sont à la manœuvre : France Culture a diffusé hier lors du journal de 18h, sous le prétexte de rendre compte de la réunion de l’OIAC à La Haye, un véritable sermon d’un certain Quentin Dickinson (un « journaliste » franco-britannique, paraît-il) nous enjoignant de ne pas croire à « l’appareil de propagande russe » après en avoir énuméré les mensonges, et concluant que « dans la blogosphère, il se trouvera certainement des internautes pour le croire ». Cette intervention sur un ton hautain et sarcastique ne contenait pas une once d’information et ne cherchait même pas à donner une apparence de neutralité : les Russes étaient présentés comme coupables et menteurs.

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        • ceusette // 06.04.2018 à 09h12

          J’ai souvent entendu la personne intervenir à RFI. Quand on voit sa biographie, on comprend tout de suite…

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      • Kami74 // 05.04.2018 à 11h50

        (2/2)
        Le fait que France Culture tombe si bas et prenne manifestement ses auditeurs pour des c_ns est surprenant. Le gouvernement français serait-il plus impliqué dans cette affaire qu’il ne le laisse entendre, pour qu’il en vienne à faire diffuser des éléments de langage aussi grossiers par ses chiens de garde ?

        https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-18h/journal-de-18h-du-mercredi-04-avril-2018
        (début à 17 m 50 s environ)

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    • P’tetbenkwui // 05.04.2018 à 08h37

      @ Kiwixar

      Voilà une question percutante à laquelle on aimerait bien avoir une réponse.
      En quoi la France s’est – elle illustrée dans cette affaire ?

      Vu le système de communication mis en place on va attendre longtemps.

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      • Kiwixar // 05.04.2018 à 09h12

        L’implication de la France me fait penser que l’affaire Skripal est pour justifier une opération militaire franco-britannique en Syrie (suite à un false-flag à l’arme chimique à la Gouta, comme suspecté par les Russes).

        France et RU ont des vieilles habitudes coloniales sur la zone et ont coopéré en Libye avec le “succès” que l’on sait. Les deux pays se sont peut-être déjà partagé la Syrie (et le Liban) avec un % de puits de pétrole/gaz obtenus correspondant aux nombre de bombes lâchées. C’est le problème d’avoir un prézident de la génération “jeux vidéos”.

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        • Xavier // 05.04.2018 à 11h05

          Substituer un false flag à un false flag… A n’en pas douter, nos “élites” ont du génie…

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    • Koui // 05.04.2018 à 10h43

      Si l’atropine est bien l’antidote, comme je l’ai lu, il n’y a pas de mystère. C’est un antidote connu des poisons organophosphorés et elle a bien d’autres usages depuis l’antiquité. Ce qui fait que les médecins du SAMU peuvent avoir eu l’idée de l’utiliser.

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      • Kiwixar // 05.04.2018 à 11h37

        Quels symptomes font qu’un médecin du Samu puisse avoir l’idée d’utiliser de l’atropine à deux personnes inconscientes dans un parc?
        (il me semble qu’un médecin du Samu est plus habitué à suspecter une drogue habituelle, style fentanyl)… J’aimerais plus d’infos.

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        • Surya // 05.04.2018 à 14h47

          les toubibs aujourd’hui ne sont même plus capables de diagnostiquer une otite ( http://www.europe1.fr/faits-divers/une-etudiante-meurt-dune-otite-malgre-deux-visites-aux-urgences-3596849 ) alors faire un diag de l’utilisation d’une neurotoxine sur un type allongé inconscient sur un banc : LOL

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          • chouchounet // 05.04.2018 à 18h02

            A Surya. Négatif. Erreur de diagnostic à temps sur un abcès cérébral secondaire à une otite, complication rarissime, effectivement. Comme dans toute activité, errare humanum est. Par ailleurs les médecins SAMU, réanimation et urgences ont un degré élevé de formation, figurez vous, et sont largement capables de diagnostiquer un tableau neurologique, même s’ils n’en connaissent pas tout de suite la cause exacte.

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            • tepavac // 06.04.2018 à 00h55

              “, réanimation et urgences ont un degré élevé de formation,”

              Il est probable, le principe de précaution aidant, qu’autour d’un tel laboratoire soit mit un cordon de surveillance de dépistage plus réactif pour répondre aux mesures de préventions.
              Je veux dire, “l’atropine” serait certainement un des éléments de la trousse de secours.

              Non le vrai problème, c’est le mode accusatoire public sur la base de preuves secrètes, avec la circonstance aggravante qu’il est proféré par une Autorité d’état dans l’exercice de ses fonctions contre un pays tiers.

              En quelques jours, nous sommes passé de l’enquête de police judiciaire et scientifique sur la détermination de l’arme du “crime”, à celle de la désignation d’un coupable.
              Comment les autorités Britanniques en sont arrivées à cette conclusion, cela demeure un mystère de plus dans cette affaire de roman noir….
              C’est digne du despotisme,

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              Alerter
          • madake // 05.04.2018 à 21h30

            @Surya
            Déjà, il faudrait savoir, s’il s’agit bien de ces substances, ce qu’aucune preuve produite à ce jour ne permet de conclure…

            Les symptomes d’intoxication aux gaz de combats sont très spécifiques, et dans le contexte actuel de terrorisme, ils sont révisés…
            Notamment les tétanies et les myosis (rétrécissement des pupilles) sont très spécifiques des gaz organophosphorés, et les antidotes sont connus et dans les trousses des urgentistes.

            https://www.ouvry.com/les-gaz-novichok-une-arme-du-domaine-nrbce/

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    • l’aieul // 05.04.2018 à 10h51

      Il existe des antidotes à larges spectres anti-neurotoxiques.

      L’idée qu’il faut savoir précisément quel type de neurotoxique c’est pour avoir un antidote c’est un truc d’Hollywood.
      C’est mieux évidemment, mais c’est pas nécessaire pour commencer le traitement avec une bête injection d’Atropine et de Pralidoxime (qui à l’heure actuelle sont conditionnés ensemble dans un seul auto-injecteur http://www.meridianmeds.com/products/duodote ) et sont largement disponibles dans le matériel (spécialisé) des services de secours.
      Ça ne “soigne” absolument pas (en même temps, y a pas grand chose qui “soigne” les dégâts d’un neurotoxiques, à part le temps), mais ça stoppe la progression des dommages nerveux causé par le poison.

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    • cripâle // 05.04.2018 à 11h07

      Kiwixar “Pourquoi les médecins britanniques possédaient-ils ces antidotes sur les lieux de l’incident ?”

      Réponse de Gary Aitkenhead, chef du laboratoire de Porton Down, d’après le Daily Mail du 3 avril 2018 (les guillemets sont de l’article original, on peut donc croire que les citations sont exactes) :

      « Malheureusement c’est une substance extrêmement toxique. Il n’existe, pour autant que l’on sache, aucun antidote utilisable pour annuler ses effets.

      Nous pouvons et nous avons conseillé l’hôpital et les médecins sur la meilleure marche à suivre pour essayer d’atténuer les effets, mais c’est une substance extrêmement toxique et pas quelque chose pour laquelle vous pouvez facilement donner un remède à quelqu’un pour l’aider à guérir. »

      http://www.dailymail.co.uk/news/article-5574077/Experts-confirm-nerve-agent-used-poison-spy-Russia.html

      On apprend aussi que

      Interrogé pour savoir s’il avait été possible d’établir à quel endroit le novitchok avait été fabriqué, M. Aitkenhead a ajouté : « […] Nous continuons à travailler pour tâcher de fournir des informations supplémentaires pouvant nous aider à nous rapprocher de la question que vous posez mais jusqu’à présent nous n’avons pas été capables de le faire ».

      et aussi « nous n’avons pas confirmé la source précise »

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      Alerter
    • Traroth // 05.04.2018 à 18h15

      Je pense que les Russes posent cette question car les substances de la famille Novitchok sont brutalement mortelles, et le fait que les deux victimes soient encore en vie est pour le moins incompréhensible. Tant mieux pour elle, il n’y a aucune note de regret dans mon propos, je trouve ça simplement très étrange, comme je trouverais étrange que quelqu’un qui se prend un TGV dans la gueule soit encore en mesure de le raconter ensuite.

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  • RGT // 05.04.2018 à 08h22

    Ce qui me sidère dans ce cas, c’est pourquoi les russes auraient commis une telle connerie sans aucune utilité.

    A la limite, qu’ils tentent de le “nettoyer” juste après qu’il soit passé en Grande Bretagne, ça se comprend, mais 8 ans après, je ne comprends pas.

    Sachant que de plus les agités de l’OTAN cherchent le poindre prétexte pour aller cracher leur venin sur la Russie, il faudrait vraiment être le roi des c… pour le faire.

    Après 8 ans, “pépère” n’avait plus aucun intérêt pour les russes, ni pour les anglais d’ailleurs…
    Comme tout change très rapidement il ne servait plus à rien car il était désormais dénué de tout risque pour les services de renseignements russes.

    Par contre, comme il était désormais inutile aux occidentaux on lui a peut être confié une dernière “mission” à son insu qui serait utile à sa “Grâcieuse Majesté” afin d’aller emmerder les russes une dernière fois.

    Cherchez à qui profite le crime…
    Dans ce cas, le Kremlin s’en serait allègrement passé.
    Staline n’est plus de ce monde et les nouveaux dirigeants russes sont bien plus pragmatiques.

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    • Dominique // 06.04.2018 à 11h36

      On peut noter aussi que s’il était resté en Russie, il aurait déjà terminé sa peine et serait en liberté. Il n’y a donc aucune logique à l’éliminer.

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  • Kiwixar // 05.04.2018 à 08h48

    Aucun intérêt pour les Russes de tuer Skripal. Ils auraient pu le faire quand il était en prison en Russie (“remords, suicide”) et si ils souhaitaient vraiment le faire là maintenant, ils n’auraient pas utilisé du Novitchok. Et juste avant la coupe du monde de foot en Russie? C’est grotesque.

    Un suspect plus plausible (et encore) : la Corée du Nord. Ils ont bien utilisé du VX récemment pour tuer le demi-frère de Kim. Ou alors une barbouzerie liée à Steele et au “dossier Trump”. On notera que Rex Tillerson s’est fait virer (13 mars) au tout début de l’affaire Skripal (4 mars).

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    • Alfred // 05.04.2018 à 09h16

      Le suspect le “plus possible” c’est bien la grande Bretagne elle même. Les cas skripal ressemble beaucoup à une fusée rouge tirée pour détourner l’attention de (par exemple) l’implication britannique et ‘on russe dans les élections us.
      Le dossier Cambridge analytica est à mon sens à suivre de très près tant il est emblématique et révélateur à la fois des méthodes de nos élites et du futur qui ‘ous attend. Je pense que le cri que de diversion skripal en fait partie.

       24

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    • ANNA // 05.04.2018 à 13h49

      @Kiwixar
      “Aucun intérêt pour les Russes de tuer Skripal. Ils auraient pu le faire quand il était en prison en Russie…”

      En plus de son passeport (nationalité) britannique, Skripal a gardé son passeport (sa nationalité) russe, et il se rendait depuis a plusieurs reprises en Russie.
      Vera AGUEEVA en parle (a partir de 12′ 44″ environ )
      http://www.france24.com/fr/20180403-debat-russie-londres-may-poutine-espion-empoisonne-serguei-skripal
      Si il y avait “un intérêt” quelconque qui nous échappe de “tuer” Skripal, il serait plus facile de le faire en Russie, et pas a Londres

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  • kinimodo // 05.04.2018 à 08h49

    Une affaire assez similaire incriminant la Russie sur le sol européen a existé avec l’opération Hadès montée de toutes pièces par le BND (renseignements extérieurs allemands). 363 grammes de plutonium avaient été trouvé à Munich en 1994 dans un avion en provenance de Moscou.

    http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/operation-hades-un-modele-pour-l-affaire-novichok-moon-of-alabama
    http://www.liberation.fr/planete/1995/04/10/der-spiegel-le-trafic-nucleaire-etait-bidon_130735

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  • Michel Ickx // 05.04.2018 à 09h46

    La différence de ces “pseudo incidents” sous faux drapeau, avec les attentats de sinistre mémoire des réseaux “stay-behind” de l’OTAN, est qu’ils ne sont plus l’oeuvre de groupes secrets.

    Les promoteurs n’ont même plus besoin de se cacher; ils agissent au grand jour avec l’aide des médias. Avec leurs explications grossières et complotistes ils se décrédibilisent avec brio

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  • Toff de aix // 05.04.2018 à 10h00

    Le fait que notre pays soit directement impliqué dans cette affaire est très inquiétant. Les dirigeants britanniques sont hystériques, et nous leur emboitons le pas sans broncher.

    Il est clair que la grande tradition diplomatique dont faisait preuve notre pays sous de Gaulle est morte et enterrée depuis longtemps. Mais là nous franchissons un grand pas dans la servilité envers l’otanie, manœuvrée d’un bras de fer par un oncle Sam en mal de guerre et de juteux contrats militaires, aptes à relancer la machine cassée d’une croissance moribonde.

    Les citoyens européens complètement amorphes politiquement, dans leur grande majorité lobotomisés par des médias complices et un mode de vie consumériste ne leur laissant aucun espoir d’entrevoir les multiples enjeux qu’ils soient sociaux, politiques ou environnementaux, se laisseront ils dépouiller de leur libre arbitre jusqu’au bout ? Accepteront ils d’aller se faire tuer dans une tranchée en Russie ou ailleurs ? Pas si sûr… Sans parler de la possibilité, de plus en plus menaçante, d’un effacement pur et simple d’une grande partie de l’humanité par l’arme atomique, et du bouleversement irrémédiable que son emploi engendrerait sur la planète pour longtemps… Personne ne s’en remettrait.

    Les mois qui vont suivre promettent d’être passionnants…

     38

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    • red2 // 05.04.2018 à 18h10

      Il n’y aura plus de tranchées, un bon gros missile sur les stocks de plutonium de la hague et on n’en parle plus… à l’heure du nucleaire nos dirigeants sont simplement fous de jouer avec le feu comme ça.

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  • JCH // 05.04.2018 à 10h34

    Outre ces questions relatives à l’implication de la France dans l’enquête britannique émises par le gouvernement russe, l’ambassade de Russie à Londres avait adressé officiellement 27 questions au gouvernement britannique relatives à l’enquête:
    https://www.rusemb.org.uk/fnapr/6443

    Leur publication via Twitter laisse transparaître un certain agacement…:
    https://twitter.com/RussianEmbassy/status/979732743910318081

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  • Koui // 05.04.2018 à 10h46

    C’est marrant, notre presse n’a pas mentionné d’implication de la France dans cette histoire. Comment les russes sont ils au courant?

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  • René Fabri // 05.04.2018 à 11h55

    Theresa May et Boris Johnson ont sûrement des raisons qu’ils n’ont pas exposés publiquement, et qu’ils ne vont pas dévoiler facilement.

    L’empoisonnement s’est produit le 4 mars. Or, Julia Skripal est arrivé de Moscou le 3 mars. May et Johnson ont forcément fait le rapprochement. Ils pensent qu’un agent russe malveillant a donné un cadeau empoisonné à la fille

    Soit, elle l’a accepté naïvement, soit, dernière hypothèse en date, un agent a fait le voyage avec elle pour piéger sa valise ou la poignée de porte. En effet, un passager n’est resté que 5 heures à Londres, avant de repartir. C’est étrange, mais ce n’est qu’une piste parmi beaucoup d’autres.

    Theresa May connait extrêmement bien l’affaire Litvinenko. Il faut lire le rapport du juge Owen pour comprendre la Première ministre. Elle croit voir des similitudes alors que le cas est probablement différent.

    De plus, le groupe constitué par Berezovsky dans son exil, exerce beaucoup de pressions et fait de beaucoup de propagande à Londres.

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    • moshedayan // 05.04.2018 à 12h19

      D’ou tenez-vous qu’un passager est resté seulement 5 heures à Londres.? Un Russe ? Quelle nationalité ? Enfin, un homme d’affaires russe ou tout autre n’est pas obligé de rester plus de 5 heures à Londres – si c’est un habitué, s’il connait presque tous les lieux de tourisme, s’il a des obligations impératives, etc etc…. Il faut des preuves tangibles, datées et même chronométrées dans ce genre d’affaires.
      Quant à “l’opposition russe”, à l’heure actuelle, c’est un fantasme occidental de croire qu’elle pourrait aujourd’hui conduire au “renversement du dictateur Poutine”. Dans l’atmosphère qui règne en Russie, on peut tabler que cela déboucherait sur un dirigeant encore plus ferme que Poutine (qui a calmé le jeu). Si le Kremlin n’a rien à voir avec cette affaire, il aurait pu provoquer la rupture des relations diplomatiques -ou le rappel immédiat des ambassadeurs, vu les accusations et les propos de B. Johnson.

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      • René Fabri // 05.04.2018 à 12h54

        La source des “just five hours” est The Sun : https://www.thesun.co.uk/news/5964074/tory-mp-hints-police-investigating-sergei-skripal-poisoning-are-looking-into-person-on-flight-with-yulia/

        Plus en amont, la chaine Sky News a donné l’information sur le passager suspect, qui est reparti “a few hours later”.

        Et encore plus en amont, le député de Salisbury, Mr Glen, est à l’origine de cette information sur l’enquête en cours.

        Par contre, je ne sais pas quelle est la source de Mr Glen, ni l’identité du passager, ni ses motivations pour ce court séjour.

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        • Toff de aix // 05.04.2018 à 13h06

          Alors cette “source” comme vous l’appelez, n’en est pas une. Vous parlez du sun, le tabloïd a scandales propriété de Rupert Murdoch (un gars tout à fait neutre isnt it ?) jamais en retard d’un scoop foireux pour booster ses chiffres de vente ? Ce même “journal” qui a milité pour la guerre en Irak, et qui a insulté le président français de l’époque qui refusait, à raison, d’y aller ?

          En gros, ces “sources” sont les mêmes que celle de l’otan dans l’affaire du vol MH117, on attend toujours les soi disant preuves irréfutables de la “culpabilité des russes”, de “la monstruosité de Poutine”… Du vent, de la propagande même pas fine, rien d’autre

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  • Danielle VQ // 05.04.2018 à 13h19

    Il semblerait que le ministère des affaires étrangères français ait déjà répondu que les questions étaient infondées. Ah bon?

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  • ANNA // 05.04.2018 à 14h44

    Bon, je vais me répéter, mais tant pis…

    Le “poison” Novitchok n’existe pas !
    Skripal et sa fille n’airaient pas pu “être empoisonnés” avec :

    Novitchok est UN SYSTÈME d’armes chimiques de combat, développé en URSS
    Ce SYSTÈME (en URSS) portait le nom de “FOLLIANT”
    et l’agent neurotoxique binaire en question porte le nom de A-234

    Le fait que les Britanniques sortent CE NOM de Novitchok (comme dans un film Strike Back) dans cette affaire est déjà révélateur (!) pour les experts russes.

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    • P’tetbenkwui // 05.04.2018 à 16h22

      Tiens … le post d’Anna interpelle tout de même. En tout cas il mérite de s’y pencher et de faire le point. Si ceci s’avère exact, ça pourrait ne pas rester sans suites. Diplomatiques ou autres.

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  • basile // 05.04.2018 à 14h56

    je viens d’entendre à l’instant l’émission France Info junior, consacrée à l’affaire. Une pure propagande, et la plus abjecte, car elle conditionne l’opinion de très jeunes enfants. On s’étonne après de la russophobie (au sens propre du mot phobie) de soi-disant élites, qui meurent de trouille irraisonnée rien qu’à entendre le mot « russe ».

    Propagande qui m’a rappelé les prêches des curetons, instillant sournoisement la peur du diable à leurs ouailles.

    – Question d’un mômard (de sa voix hésitante enfantine innocente)
    Pourquoi…la Russie… et.. l’Angleterre…

    – Réponse du curé, pardon, de France info, de sa voix douce et bonne, pas du tout haineuse.
    Parce que la Russie a pris la Crimée qui appartient à l’Ukraine; Et dans le Dombas…

    – Question d’un mômard (toujours d’une voix hésitante enfantine innocente)
    Est-ce …que … la Russie… va attaquer … l’Angleterre

    Non, quand même pas. (sous entendu peut-être) histoire de lui foutre la trouille pour la vie entière.

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  • Grand-père // 05.04.2018 à 14h59

    De toute manière même si la Russie était coupable,( on ne comprend pas pourquoi mais on ne peut pas l’exclure) la violence de la réaction témoigne d’un climat inamical pourri. Il y avait d’autres manières de gérer le problème.
    Par ailleurs je pense que le fameux “permis de tuer” de 007, comme disait quelqu’un ne doit pas être une simple vue de l’esprit dans la pratique.
    Enfin les meurtres ciblés par drones ne font pas couler autant d’encre et n’en sont pas moins des attentats sur sol étranger.

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  • Opp’s // 05.04.2018 à 18h39

    Certes tout milite pour donner à penser que les “russes” n’avaient aucun intérêt à mener cette opération à ce moment-là et de cette manière-là !

    Mais enfin de l’autre côté on pourrait aussi se poser la question de savoir pourquoi les anglais auraient eu un intérêt particulier à monter une opération aussi foireuse et faiblarde.

    – Tout en n’oubliant pas que la maladresse et le n’importe quoi peuvent bien affecter des coups un peu tordus à trois bandes où l’on se prend les pieds dans le tapis !

    – Et sans exclure l’hypothèse d’une relative sincérité des deux côtés (les russes ne sont pas directement impliqués et May dispose d’autres informations qui lui font penser que ce n’est pas le cas …)

    Reste que les positionnements médiatiques et individuels des uns et des autres (les non impliqués) sont assez croustillants à observer !

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  • moshedayan // 05.04.2018 à 19h16

    le 30 mars j’écrivais ceci sur votre site
    :https://www.les-crises.fr/affaire-skripal-le-grotesque-document-anglais-sense-presenter-les-preuves-contre-la-russie/
    ” Voilà mon opinion et l’interprétation que je donne à la dernière communication du MID. Le retour en Russie de Youlia Skripal est plus que souhaitable, afin qu’elle soit mise hors de danger et son père aussi éventuellement.
    Sans le vouloir, les Skripal sont devenus des otages des Britanniques.”
    Et bien, la télévision russe vient de diffuser une conversation téléphonique entre Youlia Skripal et une de ses cousines qui laisse bien entendre qu’elle ne sent pas vraiment libre dans l’Hôpital où elle est soignée. Il est maintenant impératif que cette citoyenne russe puisse s’exprimer librement et qui lui soit possible de choisir sans contrainte ou pression la date de son retour en Russie.

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  • Henri Tanson // 05.04.2018 à 23h23

    Deux enseignements à tirer de l’affaire Skripal : il y a donc des armes militaires de type neurotoxique, qui circulent sans contrôle… Des terroristes qui voudraient s’en servir pourraient faire des dégâts monstrueux.
    On se demande ce qu’il serait advenu si, justement, une attaque de grande ampleur avait eu lieu et avait tué un grand nombre de personnes; on aurait immédiatement accusé la Russie et la réponse aurait été autrement plus violente que le rappel de diplomates… Nous ne sommes pas passés loin d’une catastrophe; la prochaine fois ?

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  • max // 06.04.2018 à 14h47

    Pour rappel, un mercenaire a été échangé contre une 10ene d’agents russes, sous couverture, l’accord étant que le mercenaire et la 10ene d’agents russes ne soient pas victimes de représailles.
    La partie russe avait plus à perdre dans une rupture de cet accord et donc je ne pense pas qu’elle l’a rompu.
    La Russie a vraisemblablement des preuves d’une machination des fives eyes mené par la GB et que la France (qui a demandé à etre membre des fives) a accepté d’être complice.
    La fille, elle sera retenue le plus longtemps possible dans un lieu confiné, jusqu’à ce qu’elle fasse sienne la vision britannique de l’affaire.
    Le père lui a sans doute déjà tout compris.

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    • moshedayan // 07.04.2018 à 09h01

      Bien d’accord avec vous, la fille est maintenant devant ce dilemne devant les Britanniques : acceptez notre version et restez plutôt chez nous (où il vous en coûtera… et cette simple menace sous-entendue comme on sait faire l’effraie déjà) ou nous vous retenons le plus possible et si vous rentrez en Russie, tenez-vous à carreau parce que nous avons toujours votre père. Un tel scénario est fort possible.
      La seule issue possible est le retour des Skripals en Russie. pour leur bien en fin de compte.
      Ceci montre clairement que cette affaire aura des suites très sérieuses, voire dramatiques, d’où la retenue de la Russie et la grande colère cachée mais aussi forte de la Chine. Si la France est mêlée directement à ce montage britannique, les services de renseignements s’intéresseront d’encore plus près aux activités de la France en Asie.

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  • Alain zago // 06.04.2018 à 19h47

    Je me garderai bien d’apporter ma propre lumière dans cette sombre(très sombre) affaire ! Décidés à en découdre avec ASSAD , UK et FR supportent mal la présence de la Russie dans ce conflit ! Il ne nous reste plus qu’à prier pour que cette affaire ne se termine pas comme l’assassinat de l’archiduc à Sarajevo ! Je sens bien , moi qu’il y a “anguille sous roche”

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