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31.août.201931.8.2019 // Les Crises

Qui est Nicolas Berggruen, le milliardaire « philanthrope » qui a financé Sylvie Goulard ? Par Laurent Dauré

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Source : Ruptures, Laurent Dauré, 28-06-2017

L’information était disponible depuis 2014, mais Le Journal du dimanche l’a actualisée et mise sur le devant de la scène le 25 juin dernier : Sylvie Goulard a reçu de l’Institut Berggruen plus de 10 000 euros par mois d’octobre 2013 à janvier 2016, période au cours de laquelle elle était députée européenne (voir notre article). Dans la rubrique « Mon parcours » de son site personnel, l’éphémère ministre des Armées présente ainsi son activité au service du think tank américain : « Conseillère spéciale du Council for the Future of Europe [Conseil pour l’avenir de l’Europe] », un groupe de réflexion qui dépend du « Nicolas Berggruen Institute for Governance [Institut pour la gouvernance] ».

Sylvie Goulard précise ensuite qu’il s’agit d’une « association à but non lucratif visant à promouvoir une meilleure gouvernance mondiale et européenne. » Elle ajoute que le Conseil pour l’avenir de l’Europe « est présidé par Mario Monti » et qu’il « comporte des personnalités de sensibilités politiques diverses telles que, notamment, Jacques Delors, Guy Verhofstadt, Pascal Lamy, Romano Prodi ou Jean Pisani-Ferry. » On imagine les débats enflammés entre ces anticonformistes que tout oppose…

Un milliardaire « philanthrope » de plus

Basé en Californie, l’Institut Berggruen a été fondé en 2010 par le milliardaire américano-allemand – qui a grandi en France – Nicolas Berggruen, fils du richissime collectionneur et marchand d’art Heinz Berggruen (décédé en 2007). Le magazine Forbes évalue la fortune personnelle du golden boy à 1,81 milliard de dollars. Mais, à 55 ans, cet ancien jet-setter est quelque peu blasé, il a l’argent triste et veut désormais être reconnu en tant qu’intellectuel.

Nicolas Berggruen est actionnaire et membre du conseil d’administration du Monde.

Nicolas Berggruen aspire même à une vie d’ascète : « Je ne suis pas si attaché aux biens matériels […]. Je possède très peu de choses. […] quelques papiers, deux ou trois livres et quelques chemises, vestes et pulls », déclare-t-il en 2012 au Daily Mirror. La preuve de son détachement des biens de ce monde : il a longtemps vécu « sans domicile fixe », c’est-à-dire dans des hôtels cinq étoiles, ce qui fascinent les médias. Le Figaro est tombé sous le charme de ce bourlingueur de luxe qui « sillonne le monde dans son jet privé Gulfstream IV. Ce nomade richissime peut ainsi résider dans 14 villes différentes en un mois. » Sans doute en phosphorant durant les vols sur les moyens de réduire l’empreinte carbone des gueux.

Financier à la réputation d’excentrique se piquant de « philanthropie » et d’ « idées », Nicolas Berggruen reste avant tout un homme d’affaires. Avec sa holding personnelle, qui fait des investissements immobiliers et financiers dans le monde entier, il est l’actionnaire majoritaire du premier groupe de médias espagnol Prisa (qui possède notamment le quotidien El País). Ce géant des médias présent dans 23 pays détient 15 % du groupe Le Monde. D’après Mediapart, M. Berggruen « siège au conseil d’administration du Monde ». On peine à comprendre la discrétion du « journal de référence » sur un si prestigieux compagnonnage.

L’amicale de la « mondialisation heureuse »

Quand L’Obs – alors encore Le Nouvel Observateur – publie un portrait du « loup de Wall Street repenti en berger philanthrope », qui est sollicité pour faire l’éloge du « milliardaire qui voulait sauver le monde » ?… L’indispensable Alain Minc bien sûr ! Le chantre de la « mondialisation heureuse » semble parler de lui-même lorsqu’il plaide en faveur de Nicolas Berggruen : « Un businessman arpentant le domaine des concepts ne fait-il pas œuvre plus utile qu’un intellectuel se lançant dans les affaires ? » Pur hasard : Alain Minc est lui aussi membre du Conseil pour l’avenir de l’Europe, ainsi que du 21st Century Council (Conseil du XXIe siècle), un autre groupe de réflexion issu de l’Institut Berggruen, dont la description et la composition valent le détour.

« C’est un honnête homme au sens du XVIIIe siècle. Quelqu’un qui a décidé de mettre son argent au service de l’intérêt général » – Jacques Attali, à propos de Nicolas Berggruen

Ancien président du conseil de surveillance du Monde, il se trouve qu’Alain Minc a représenté Prisa et… Nicolas Berggruen lorsque le groupe espagnol voulait racheter le quotidien vespéral en 2010, une offre concurrente de celle portée par le trio finalement victorieux Bergé-Niel-Pigasse (cf. le livre Un si petit Monde d’Odile Benyahia-Kouider, Fayard, 2011). Un banquier de chez Rothschild épaulait alors secrètement M. Minc dans cette opération tout en prétendant par ailleurs travailler gratis pour la Société des rédacteurs du Monde. C’était Emmanuel Macron. Le futur président était même allé jusqu’à se cacher au dernier étage d’un immeuble pour éviter – en vain – que son double jeu ne soit découvert.

Le portrait au cirage de Nicolas Berggruen brossé par L’Obs serait incomplet si l’irremplaçable Jacques Attali n’y avait pas apporté sa touche : « C’est un garçon étrange, extrêmement gentil, extrêmement cultivé et extrêmement curieux, dans tous les sens du terme ». Et le grand mage médiatique surenchérit : « C’est un honnête homme au sens du XVIIIe siècle. Quelqu’un qui a décidé de mettre son argent au service de l’intérêt général. Je le crois sincère dans sa démarche. » Même si elle a touché 300 000 euros d’émoluments, Sylvie Goulard devrait être décorée pour avoir servi un si précieux personnage.

Le financier qui voulait être philosophe

Fort de quelques cours particuliers de philosophie (on imagine le salaire des deux professeurs…), Nicolas Berggruen a écrit avec le journaliste Nathan Gardels un livre intitulé Gouverner au XXIe siècle : La voie du milieu entre l’Est et l’Ouest (Fayard, 2013). Cet ouvrage en appelle à une « gouvernance intelligente » faisant la synthèse entre la « démocratie libérale occidentale » et le « modèle chinois ». Ce must-read des élites transnationales comporte une préface de Jacques Attali et un avant-propos d’Alain Minc. Dans lesquels, on le soupçonne, les Dupond et Dupont du mondialisme néolibéral doivent insister sur les « réformes indispensables ». « Je dirais même plus, les indispensables réformes… »

« Le paradoxe de la démocratie : afin de sauver la démocratie, nous devrons peut-être en avoir moins » – Nicolas Berggruen

Le dessein intellectuel et politique de Nicolas Berggruen est assez facile à cerner à travers la fadeur cyber-patronale de ses propos : il s’agit de ripoliner l’incontournable capitalisme à coups de nouvelles technologies, de « gouvernance » et de « démocratie participative ». Dès lors on comprend son attachement à l’intégration européenne à la sauce digitale. Une visite du compte Twitter de ce ravi de la crèche mondiale donne un aperçu de sa « pensée profonde ». Il écrit par exemple le 24 mai 2017 : « Le paradoxe de la démocratie : afin de sauver la démocratie, nous devrons peut-être en avoir moins. » Précisons qu’il ne s’agit pas d’une citation de 1984. Un article du site Les Influences fournit d’autres éléments d’appréciation éclairants sur le personnage : « Nicolas Berggruen, le supercapitaliste des idées ».

À noter que notre financier-philosophe, via son Institut, a fondé avec le Huffington Post un nouveau média en 2014 : le WorldPost, une publication dédiée aux « enjeux mondiaux ». Il y (co)signe lui-même des articles, comme celui-ci ; le titre laisse deviner un point de vue résolument iconoclaste : « Le “président start-up” de la France est exactement ce dont l’Europe a besoin pour redémarrer ».

Macron pour les Nuls

Comme on peut aisément s’en douter, ce membre éminent de l’oligarchie est un détracteur féroce du nouveau président français. Ses tweets en attestent : « Macron écrit l’histoire pour la France et l’Europe – un leadership nouveau, post-parti » (7 mai) ; « La France célèbre ses francs-tireurs : le Roi-Soleil, Napoléon et maintenant, Macron » (12 juin) ; « Le gouvernement d’Emmanuel Macron offre une aube nouvelle à la France, à l’Europe et à la civilisation occidentale » (19 juin). Il ne manque qu’une sobre allusion à Jupiter. Dommage que Sylvie Goulard ne soit plus de cette aventure héroïque. Peut-être va-t-elle se consacrer à la 4e édition de son bien nommé classiqueL’Europe pour les Nuls.

« Il m’impressionne beaucoup parce qu’il est à la fois généreux et engagé » – Nicolas Berggruen, à propos de George Soros

Qui sont les modèles de Nicolas Berggruen ? Sans surprise, les milliardaires mécènes William Gates (Bill pour les intimes) et Warren Buffet. Mais aussi George Soros, à propos duquel il déclare en 2010 : « Il m’impressionne beaucoup parce qu’il est à la fois généreux et engagé. » Toutefois, comme M. Berggruen se réclame de la « post-idéologie » – une fumisterie capitaliste –, il nuance quelques années plus tard : « J’ai un grand respect pour lui, pour ce qu’il a fait. Mais l’Institut [Berggruen] n’a pas de parti pris idéologique [sic]. Nous ne sommes pas là pour dire à des pays arabes par exemple : la démocratie libérale à l’occidentale est le meilleur système. Il faut tout changer et être comme nous. »

Nicolas Berggruen fait penser au personnage de Paul Arnheim dans le génial roman L’Homme sans qualités (1930-1932) de Robert Musil. Comme l’industriel Arnheim, le financier Berggruen cherche à concilier l’esprit et les affaires. C’est très perceptible dans cet article – coécrit avec Nathan Gardels – publié dans le Washington Post (13 avril 2017). Le titre semble parodique mais il n’en est rien : « Comment les prochaines élections en France et en Allemagne peuvent sauver l’Occident ».

Remercions Sylvie Goulard d’avoir permis d’attirer l’attention sur son mécène. Dans le bestiaire du capitalisme mondialisé et « innovant », il aurait été regrettable de passer à côté du spécimen Nicolas Berggruen.

Laurent Dauré

Source : Ruptures, Laurent Dauré, 28-06-2017

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medmed // 31.08.2019 à 08h34

Je vous parle pas du scandale si Melenchon (ou un de ses colistiers) recevait 10.000€ par mois quand il était député à Bruxelles par un think tank Vénézuélien, Russe ou autres. Les procureurs de la justice et des médias seraient depuis longtemps en chasse et à perquisitionner jusqu’au dans son t. du c., Melenchon mis en examen, et sans aucun doute, en prison.
Sylvie Goulard elle, reçoit une promotion et sans doute bientôt la légion d’honneur, si ce n’est déjà fait. Ainsi va ce monde.

42 réactions et commentaires

  • Guadet // 31.08.2019 à 07h18

    Encore un élément qui nous ferait croire à un complot mondial des riches. Mais il n’en est rien, évidemment ! Gardons les yeux fermés pour continuer à croire nos politiques et nos médias.
    Et on appelle ça “philanthropie” ! C’est en novlangue 1984 alors.

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    • M.Smith // 31.08.2019 à 14h06

      ” « Le paradoxe de la démocratie : afin de sauver la démocratie, nous devrons peut-être en avoir moins. » Précisons qu’il ne s’agit pas d’une citation de 1984.”

      Hélas ces gens ne citent pas 1984 (incapable de n’y rien comprendre) mais VIVENT DANS 1984.
      Ce ne sont pas de simples cyniques complotistes mais de vrais malades adeptes de la double pensée.
      « Winston laissa tomber ses bras et remplit lentement d’air ses poumons. Son esprit s’échappa vers le labyrinthe de la double-pensée. Connaître et ne pas connaître. En pleine conscience et avec une absolue bonne foi, émettre des mensonges soigneusement agencés. Retenir simultanément deux opinions qui s’annulent alors qu’on les sait contradictoires et croire à toutes deux. Employer la logique contre la logique. Répudier la morale alors qu’on se réclame d’elle. Croire en même temps que la démocratie est impossible et que le Parti est gardien de la démocratie. Oublier tout ce qu’il est nécessaire d’oublier, puis le rappeler à sa mémoire quand on en a besoin, pour l’oublier plus rapidement encore. Surtout, appliquer le même processus au processus lui-même. Là était l’ultime subtilité. Persuader consciemment l’inconscient, puis devenir ensuite inconscient de l’acte d’hypnose que l’on vient de perpétrer. La compréhension même du mot « double pensée » impliquait l’emploi de la double pensée » George Orwell, 1984, Première Partie, Chapitre III1

      Le problème n’est pas celui des personnes (en ce moment Macron est le summum mais il pourrait être remplacé par pire) ni celui d’une caste ou d’un entre-soi mais d’un système. Les complots ne créent pas le système, le système mortifère du néo libéralisme crée les complots au travers de ceux qu’elles favorisent.
      Lorsque le problème est radicale peut-on encore réformer quoi que ce soit, ne faut-il pas une solution radicale ? Supprimer l’argent ? Renverser la table avant qu’elle ne nous renverse ?
      https://www.youtube.com/watch?v=bJcv9BSXQe4

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  • Guadet // 31.08.2019 à 07h30

    Depuis M. Néandertal revenant de la chasse avec le plus de gibier, toujours les riches ont voulu détenir le pouvoir. C’est la loi du plus fort des sociétés animales.
    Ce qui est passionnant dans cet article, c’est de voir le raffinement que cela revêt aujourd’hui, au point d’être présenté comme de la “philanthropie”.

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    • Niya // 31.08.2019 à 11h19

      Bonjour,
      Ce serait sympathique, comme nous n’en savons que bien peu, de ne pas attribuer aux chasseurs cueilleurs chez qui existe une division du travail, les défauts et la rapacité des sédentarisés qui se sont appropriés les communs.

      Cordialement

      Je me souviens avoir lu l’existence dans certaines peuplades d’un tabou empêchant le chasseur de manger les animaux tués par lui-même.

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      • MIZZGIR // 31.08.2019 à 14h26

        Chez les chasseurs-cueilleurs la seule spécialisation horizontale qui existe est la répartition des rôles entre hommes (la lance, ce qui se projette vers l’extérieur) et femmes (le panier, ce qui se recueille vers l’intérieur). Sinon il n’y en a pas. Tout le monde fait tout. Et il y a très peu de “hiérarchie” (contrairement au cliché répandu de la grosse brute qui terrorise la tribu) car, en l’absence de police ou d’armée (le flic et le soldat c’est tout le monde) un chef qui avec quelques “costauds” voudrait accaparer le pouvoir serait vite remis à sa place. Un petit groupe humain de qq dizaines de personnes nomadisant sur un vaste territoire ne saurait fonctionner autrement. C’est de ce mode de vie, pendant très longtemps (bien plus longtemps que l’époque historique), que nous viennent nos aspirations “démocratiques “. Mère Nature nous a conçus comme ça. Voir Pierre Clastres et Marshall Sahlins.

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        • placide // 02.09.2019 à 08h47

          Dans les société primitive la violence est omniprésente dans la lutte pour la possession des femmes (pierre Clastres), car il n’y a pas d’équivalent de jouissance sous forme d’objet.

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          • MIZZGIR // 02.09.2019 à 18h01

            Il ne me semble pas avoir lu ça chez Pierre Clastres, dont je connais le fameux “la société contre l’état” et ” chronique des indiens guayakis”. Mais je n’ai pas lu toute sa production, et vous avez sans doute raison. Cependant, malgré tout, il me semble que le statut des femmes était probablement bien meilleur dans nombre de clans de chasseurs-cueilleurs que dans beaucoup de sociétés primo-agricoles ou plus tard dites “civilisées” qui leur ont succédé. Mais rien n’est parfait. Attention : je n’ai jamais dit que chasseur-cueilleur c’était le paradis sur terre. Ils avaient nombre de défauts, étaient en guerre permanente, endémique, entre tribus, pouvaient se montrer très violents contre leurs ennemis (exemple du guerrier indien d’amérique du nord, capable de tenir un discours “philosophique” sublime de présence et d’harmonie au monde – on se dit purée ce mec a tout compris – mais ce même mec était aussi capable d’écorcher vif son ennemi lentement pendant 3 jours pour le faire souffrir au maximum…). Ils étaient aussi notoirement sénilicides et infanticides. Mais, au-delà de ça (ce qui n’est pas rien, je vous le concède…), dans le mode de décision propre à une tribu, ils étaient plus “démocratiques” que nous, chacun ayant son mot à dire (sauf les trop jeunes et les trop vieux… trop long à expliquer ici), car, en petit nombre, impossible pour quelques uns d’accaparer tout le pouvoir : ils se seraient retrouvés en butte contre tous les autres, dont ils avaient besoin, car ils ne pouvaient compter que sur leur groupe, et sur rien d’autre ! J’espère qu’on se comprend.

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      • MIZZGIR // 02.09.2019 à 19h07

        Niya, j’avais oublié de vous répondre sur un point. Vous dites “je me souviens avoir lu l’existence dans certaines peuplades d’un tabou empêchant le chasseur de manger les animaux tués par lui-même”. On trouve par exemple cela chez les Guayakis (dans “Chronique des Guayakis” de Pierre Clastres). Bel exemple de “système” (parmi d’autres possibilités) mis en place par ces “sauvages” pour assurer un minimum de redistribution des “richesses” et de cohésion “sociale”. Le chasseur qui ramène une proie doit la donner aux femmes d’une autre famille, qui se chargeront de la répartir équitablement selon les besoins de chacun au sein de leur foyer. Lui-même n’en mangera donc pas, mais bénéficiera de la même façon de la proie ramenée par un autre chasseur, et donnée à une femme de sa propre famille. Le bien commun avant l’intérêt particulier ! Nous n’avons rien inventé.

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        • Niya // 03.09.2019 à 07h40

          Merci de m’avoir remis en mémoire Pierre Clastres dont j’avais lu quelques fragments il y a longtemps.
          Sur certaines fouilles, on trouve ce qui s’apparente à de véritables ateliers de taille de pierres.
          Étaient-ils fréquentés par tous les individus ou seulement par quelques-uns spécialisés dans cette activité ?
          D’autres vestiges me font penser à une possible division du travail : la production symbolique, le chamanisme, …
          N’y a t’il qu’un seul comportement possible ?

          Bonne journée à Tous

            +1

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  • Malbrough // 31.08.2019 à 07h32

    Petite recherche sur wiki concernant ce premier de cordée .
    Ce Nicolas est fils de :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Heinz_Berggruen qui a fait fortune dans le marché de l’art .
    Puis : https://fr.wikipedia.org/wiki/Heinz_Berggruen

      +4

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  • Eric83 // 31.08.2019 à 08h07

    “Dommage que Sylvie Goulard ne soit plus de cette aventure héroïque. Peut-être va-t-elle se consacrer à la 4e édition de son bien nommé classique L’Europe pour les Nuls.”

    Ben,si,la revoilà, cette si précieuse mondialiste est la candidate désignée de Macron au poste de commissaire européen !

    https://www.lopinion.fr/video/texto/commission-europeenne-qui-est-sylvie-goulard-candidate-designee-195956

      +11

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  • chr bernard // 31.08.2019 à 08h11

    ” « Le paradoxe de la démocratie : afin de sauver la démocratie, nous devrons peut-être en avoir moins. » Précisons qu’il ne s’agit pas d’une citation de 1984.”
    Magnifique !

    De manière générale, cet article me fait penser à un livre un peu étrange (car simple addition d’articles de ‘blog’) mais intéressant de Valérie Bugault (“Les Raisons Cachées du Désordre Mondial”, Ed. Sigest, 2019) qui souligne que par delà l’Europe, par delà l’Américanisation, c’une mondialisation pure et simple qui est en gestation (Europe et Amérique n’auront été que des étages de lancement, de cette tête de fusée) grâce à les caractéristiques juridiques ultralibérales et hors frontières des grosses sociétés commerciales (en clair, les multinationales), au profit de la finance mondiale.

      +30

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  • medmed // 31.08.2019 à 08h34

    Je vous parle pas du scandale si Melenchon (ou un de ses colistiers) recevait 10.000€ par mois quand il était député à Bruxelles par un think tank Vénézuélien, Russe ou autres. Les procureurs de la justice et des médias seraient depuis longtemps en chasse et à perquisitionner jusqu’au dans son t. du c., Melenchon mis en examen, et sans aucun doute, en prison.
    Sylvie Goulard elle, reçoit une promotion et sans doute bientôt la légion d’honneur, si ce n’est déjà fait. Ainsi va ce monde.

      +127

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  • florian lebaroudeur // 31.08.2019 à 08h36

    Le blues du businessman en quelque sorte…

    Il est inutile d’attendre quelque chose d’utile et de bon de la part de ce genre de personnage. Je sais, je suis dure, mais il faut être lucide. Ces produits “Hors-Sol” ont beau essayé de faire quelque de bien pour se donner bonne conscience, ils seront toujours prisonniers de leur biotope dans laquelle ils ont grandi. Ils ont beau avoir conquis le monde, prendre tout ce qu’il avait à prendre, ce seront toujours des insatisfaits chroniques.
    Quel est le meilleur remède pour empêcher la nuisance de ces personnes:
    Celui de la technique douce: Les faire changer en leur faisant comprendre…Peine perdue
    Celui de la technique brutal: Leur faire peur pour provoquer une réaction salvatrice…Ils s’en protégeront coûte que coûte.
    Celui de la technique radical: Les attacher ou les éliminer physiquement…C’est beaucoup trop cruel et indigne

    Je crois qu’on va devoir se les coltiner jusqu’au jugement dernier…

      +9

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    • tchoo // 31.08.2019 à 10h13

      Vous faites une immense erreur en supposant que ces personnages veulent faire le bien.
      Leur seul but C’est de préserver et perpétuer un ordre du monde dans lequel ils restent dominant quoiqu’il en coute

        +42

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      • pipo // 31.08.2019 à 11h23

        “Leur seul but C’est de préserver et perpétuer un ordre du monde dans lequel ils restent dominant quoiqu’il en coute”
        Oui et c’est pour notre bien qu’ils doivent rester dominant, les autres sont trop nul pour décider.
        ça c’est ce qu’ils ont réussi à se faire croire à eux-même et à faire croire à la majorité d’entre nous.
        La réalité, c’est qu’ils sont poussés par la passion du pouvoir, c’est inconscient. Il y a une déconnexion entre ce qu’ils pensent et ce que leur corps veut et ce sont les signes de la perversion.

          +17

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    • Donnot // 01.09.2019 à 00h55

      Il aurait fallu choisir le 4 août plutôt que le 14 juillet et la Carmagnole plutôt que la Marseillaise

        +2

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    • kasper // 01.09.2019 à 03h53

      Un type qui prétend posséder peu de choses alors qu’il a un jet prive, soit il se fout de notre gueule et il est un ennemi, soit est sincère et il faut le foutre a l’asile.

      Le pire est qu’il est sans doute sincère…

        +3

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  • Duracuir // 31.08.2019 à 08h47

    Un BHL anglo-allemand quoi. Un BHL de plus quoi.

      +22

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  • Ardéchoix // 31.08.2019 à 08h58

    Ce monsieur SDF des 1% “a l’argent triste”
    Après j’ai vomi sur mon smartphone, je suis donc dans l’incapacité de continuer .

      +24

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  • anatole27 // 31.08.2019 à 09h58

    Je me pose la même question qu’avec Soros, le mécréant est il devenu saint sur le chemin de Damas

    https://www.parismatch.com/People/Cinema/Hollywood-oscar-vanity-fair-153414

    «Ici, pas de copinage ni de système D. Pour entrer dans les soirées, il faut du pouvoir, de la gloire,
    des dollars.» Un tsunami de bimbos a envahi le jardin du légendaire Chateau Marmont. Deux filles
    pour un homme, c’est ce qu’a demandé le milliardaire Nicolas Berggruen, organisateur de la soirée.

    https://o.nouvelobs.com/pop-life/20140314.OBS9914/nicolas-berggruen-le-milliardaire-qui-voulait-sauver-le-monde.html

    Il n’en a pas toujours été ainsi. Pendant longtemps, il a organisé quelques jours avant les Oscars une des
    fêtes les plus select de Los Angeles, au célèbre Chateau Marmont. S’y pressait le Tout-Hollywood,
    attiré par la réputation de la soirée : « Deux filles pour un garçon. » Mais Berggruen a décidé de mettre fin aux festivités. Ces agapes ne collaient plus avec ses velléités philanthropiques.

      +11

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  • anatole27 // 31.08.2019 à 10h09

    On remarquera parmi les membres et conseillers de l’institut Berggruen : Attali, BHL, Minc, Lamy ..

    https://www.berggruen.org/people/group/members-advisors/

    et du coup on comprend mieux comment Macron a pu nommer Goulard

    Berggruen Institute on Governance Sciences Po 28 mai 2013

    https://eu2025.wordpress.com/tag/nicolas-berggruen-institute/

    10:00: Growth Initiatives For Europe J.Attali
    11:30: European Business Climate introduction A.Minc Moderateur : Emmanuel Macron
    13:00: Forging a Common European Culture: Bernard-Henri Levy Moderateur : C.Ockrent
    14:30: The Role of the European Parliament Fillon – Goulard – Pascal Lamy
    17:00: Democracy in Europe Goulard Monti

    On remarquera que Ockrent , Lamy, Goulard font aussi parti de l’ECFR

    https://www.ecfr.eu/council

    et on se rappelle du titre de Paris Match

    «Ici, pas de copinage ni de système D. Pour entrer dans les soirées, il faut du pouvoir, de la gloire,
    des dollars.»

      +33

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  • RGT // 31.08.2019 à 10h15

    « C’est un honnête homme au sens du XVIIIe siècle. Quelqu’un qui a décidé de mettre son argent au service de l’intérêt général »

    Comme un certain François-Marie Arouet, dit Voltaire qui devait sa fortune au “commerce de l’ébène” (il était de ce “bois dont on fait les héros”) et défendait la bourgeoisie contre la noblesse et la royauté en allant se planquer en Suisse…

    Et qui bien sûr considérait comme normal d’aller exploiter “ceux qui ne sont rien” pour son propre profit.
    On voit bien qui a été le “mentor philosophique” de Macron.
    L’opposé de Jean-Jacques Rousseau (traîné dans boue car il a posé les vraies questions qui dérangent toutes les “élites”, qu’elles soient de “droit divin” ou de “droit financier”).

    Que cette éloge émane de Jacques Attali n’est donc pas étonnante.

      +23

    Alerter
  • Renaud // 31.08.2019 à 11h52

    La lassitude parfois m’étreint.
    À ceux qui font des commentaires ici, ne vous étonnez plus et sachez que ce qui transparaît ici est un vrai échantillon du ‘substrat’ de cette caste mondialisée car mondialiste (disons ainsi pour faire au plus court) où l’on se coopte et s’entraide. Il y a 10 ans, exactement le 11 novembre 2009, j’avais interrogé de façon détaillée Sylvie Goulard sur la passivité de la représentation politique au sujet du système financier et des dettes publiques dont le paiement des intérêts à payer aux marchés financiers (donc aux déjà les plus riches) qui sont prêteurs à la France (qui a donc perdu sa souveraineté) et cela représente le 2ème poste du budget de l’État en France… Un argent, à la base, sorti du néant, mais qu’il faut rémunérer. Soit autant de ponctions en monnaie par les banques et l’État sur les vraies richesses concrètes produites en biens et services par les vrais producteurs qui sont les seuls à donner sa valeur à la monnaie ils sont ainsi les propriétaires (spoliés) de la monnaie, car sans capacités de production, la monnaie n’aurait aucun sens. Réponse reçue? Aucune évidemment…
    Je le répète encore, la Suisse territoriale (et non pas la Suisse bancaire qui est aussi sale que toutes les autres banques comparables) fonctionne bien pour l’essentiel, elle n’a pas de gouvernement à proprement parler.
    Il y a là un modèle concret dont on pourrait s’inspirer.

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    • Grd-mère Michelle // 31.08.2019 à 14h56

      Cet article doit surtout nous alerter sur les dysfonctionnements liés au système de gouvernance de l’UE, en particulier de la Commission. Ces nominations de commissaires par les instances dominantes de chaque pays membre ne peuvent conduire qu’à un statut-quo à propos de la prévalence du profit de quelques-un-e-s sur les besoins réels et les aspirations des populations.
      Une réforme des “institutions” s’impose, si nous voulons que les préoccupations de chacun-e d’entre nous, en ce qui le/la concerne ainsi qu’en ce qui concerne sa progéniture, soient entendues et considérées.
      À nous de nous adresser aux parlementaires de l’UE que nous avons élu-e-s pour les inciter à mettre cette question sur la table.

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      • Dominique65 // 31.08.2019 à 15h13

        « Une réforme des “institutions” s’impose »
        Mais elle n’aura pas lieu. Il faudrait mettre les 28 d’accord. Je te laisse trouver la conclusion qui s’impose.

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        • Grd-mère Michelle // 31.08.2019 à 15h50

          Le “Conseil de l’Europe” doit aussi être réformé. Mais c’est au Parlement, seule institution de l’UE régulièrement élue, de s’en charger.
          Les citoyen-ne-s doivent s’élever EN MASSE pour la valorisation de leurs volontés communes, et s’affirmer prêt-e-s à s’impliquer, en commençant par s’informer correctement (ce qui, j’en conviens, consiste souvent à lire entre les lignes),surtout au moment des élections, dans la marche du monde. Donc, merci à tout qui révèle des vérités dissimulées.
          Avec une pensée toute particulière pour J.Assange.
          À l’ère des communications, la sincérité est une révolution.

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          • Chris // 01.09.2019 à 13h07

            Le “Conseil de l’Europe” doit aussi être réformé. Mais c’est au Parlement, seule institution de l’UE régulièrement élue, de s’en charger.
            Le Parlement Européen ?
            Un parlement croupion qui ne fait qu’entériner les lois proposées par la Commission, parfois en changeant la place de quelques virgules dans un élan de contestation…
            Des parlementaires en réalité parfaitement inutiles, mais nécessaires pour donner l’illusion d’une démocratie.
            Ainsi fonctionne l’Union Européenne, un copié-collé du Politburo de l’ère soviétique :
            https://www.touteleurope.eu/actualite/comment-fonctionne-le-parlement-europeen.html
            “Les commissions parlementaires sont chargées d’examiner, amender et adopter les propositions législatives émanant de la Commission européenne, ainsi que les rapports d’initiative (non contraignants juridiquement) des eurodéputés”.
            Tout est dit.
            Désolée de vous enlever vos illusions…

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            • Grd-mère Michelle // 01.09.2019 à 15h02

              Tout à fait d’accord, mais le Parlement EU est dominé par le groupe néo-liberal(étant donné que les “chrétiens” le sont tout autant que les autres), et ça, c’est la responsabilité des électeurs/trices et des abstentionnistes, tout autant que de la division de l’opposition. La démocratie ne peut fonctionner que si tout le monde s’y implique.
              Mon illusion, mon espoir, mon rêve, mon utopie, ce serait que les citoyen-ne-s (le peuple des “dirigé-e-s”) bien informé-e-s(à l’ere des communications, c’est POSSIBLE) décident enfin de s’occuper de la gestion de la société qu’ils/elles constituent.
              Au lieu de passer leur temps à récriminer, sans rien imaginer ni proposer…

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          • Dufifi // 03.09.2019 à 03h22

            Sans rire ? Vous comptez sur le parlement européen pour réformer quelque chose ?

            Écoutez donc plutôt ce qu’en dit Giscard d’Estaing, un de ceux qui l’ont mise sur pieds : https://www.youtube.com/watch?v=8C-6l09Z3dk

            Quand on veut connaître la vérité sur le fonctionnement de l’UE, rien ne vaut mieux que de l’entendre de la bouche de ceux qui l’ont bâtie…

            Avec ou sans écriture inclusive, le résultat est le même.

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            • Grd-mère Michelle // 03.09.2019 à 14h54

              @Dufifi
              Puis-je vous demander pour qui vous avez voté (si vous avez voté?) à la récente élection européenne?
              La démocratie, et les institutions élues, ne peuvent fonctionner que si tout le monde s’y implique:
              1- en s’informant sur les questions en cause
              2- en faisant l’effort de se déplacer pour choisir des représentant-e-s, qu’on peut ensuite suivre et contrôler, et à qui on peut demander des comptes(ou révoquer aux élections suivantes).
              La particratie que nous connaissons, avec sa compétitivité et ses modes de propagande, ses collusions avec les milieux économiques et religieux, ne résisterait pas au contrôle des populations si celles-ci étaient conscientes de leur pouvoir.
              C’est à l’école, dès le plus jeune âge, que les enfants doivent apprendre à prendre ensemble des décisions pour un groupe, du plus petit (typiquement, le couple) au plus grand (l’humanité tout entière).

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      • vert-de-taire // 31.08.2019 à 15h40

        Souvenez-vous de comment ont été élaboré les Institutions de l’UE (de ce qu’est devenue l’UE) ?

        Une constituante dont les productions des constituants étaient corrigées par des aigrefins afin de fabriquer un système ultralibéral, irréversible, incompréhensible et a-démocratique le tout enveloppé dans de la guimauve multicolore.
        Durant ce moment d’élaboration, la fumée nous envahissait et les bons sentiments dégoulinaient pour nous empêcher de penser.
        Ça a tellement bien fonctionné que la méthode fonctionne toujours aussi bien : vous CROYEZ à une réforme possible d’un machin conçu pour être irréversible – donc totalitaire.

        Cet article démontre cette continuité nécessaire de propagande, de spectacle, de fabulations, …
        ET ÇA (en) MARCHE formidablement (à part quelques Gueux Jaunes, racaille terroriste ) …
        Un certain financier a été élu et son seul opposant réel (au sens potentiellement dangereux) a été bombardé grâce à l’accaparement totalitaire des médias.

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        • Dominique65 // 04.09.2019 à 16h18

          « son seul opposant réel (au sens potentiellement dangereux) a été bombardé grâce à l’accaparement totalitaire des médias. »
          Bonjour. Si tu penses à Fillon, je ne vois pas ce que son élection aurait changé par rapport à la situation actuelle. Je veux bien que tu approfondisses.

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  • Myrkur34 // 31.08.2019 à 12h29

    Moi j’aime bien les associations à but non lucratif….:o)

    Sinon pour paraphraser un film de Jean Pierre Mocky, y a t’il un politicien non coopté par un milliardaire ou ne participant pas à un quelconque think tank comme la plupart des experts de nos débats télévisés ?

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    • Larousse // 31.08.2019 à 13h47

      Peut-être Agnès Verdier-Mollinier. la “cruella” du libéralisme, néo-cons francophone…
      Les 101 GJ n’ont pourtant dans cette version rien à craindre… m d r

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  • Betty // 31.08.2019 à 16h21

    Je pense qu’il est utile également de lire les prétentions de ce monsieur: “En plaçant des philosophes et des artistes dans des sites de recherche clés pour favoriser le dialogue avec les technologues, le programme vise à rendre l’IA et la biotechnologie visibles en tant que sites expérimentaux EXCEPTIONNELLEMENT PUISSANTS POUR REFORMULER NOTRE VOCABULAIRE afin de penser à nous-mêmes. L’ambition du programme Transformations de l’Homme est d’intégrer nos découvertes dans la production à la fois d’intelligence artificielle et de biotechnologie et de contribuer ainsi à l’épanouissement humain et non humain.” https://www.berggruen.org/work/the-transformations-of-the-human/

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  • Michel Le Rouméliote // 31.08.2019 à 17h31

    “Le gouvernement d’Emmanuel Macron offre une aube nouvelle à la France, à l’Europe et à la civilisation occidentale », une “Aube dorée” sans doute ?
    Quelqu’un aurait-il le 06 de ce monsieur Berggruen ? Après les cours de philo, je peux lui donner des cours de géographie ou de grec moderne et, à défaut, biner ses fraisiers. Ça m’arrangerait, parce que je suis un peu juste en ce moment et quelques petits sous me feraient bien.
    PS : J’ai eu l’occasion d’écouter et de rencontrer Mme Goulard durant la campagne des Européennes de 2014. J’avoue ne pas avoir été émerveillé par la puissance de sa pensée…

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    • Vingaut // 01.09.2019 à 01h13

      Ce sont nos fléaux modernes, ces penseurs qui veulent tout penser à notre place. Toute chose oscille, toute action provoque une réaction. Ils parviennent à mener la barque tant que les moutons acceptent la tonte. Ils portent en eux une rapacité qui causera leur perte.
      Je le verrai de mon vivant, et peut etre que j’en serai acteur car je suis las de ces demagogues, las au point de retrouver le goût de m’en défaire. J’ai peur et pourtant j’en rêve comme la promesse d’une dernière goulée d’air avant l’abîme. Si un jour ils parviennent à me convaincre de l’ineluctabilité de leur dessein funeste à l’égard de la civilisation que je représente, alors je ferai mon possible pour être digne de l’héritage sanguinaire de nos ancêtres.
      Oscillation…

        +5

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  • LBSSO // 31.08.2019 à 22h52

    Si ce n’est pas toi c’est donc ton frère…Olivier.

    Nicolas Berggruen a pour frère Olivier ( pas Berruyer, je vous rassure).Et à quelle occasion trouve-t-on ce monsieur ? Ici par exemple:
    https://wikileaks.org/macron-emails/emailid/3176
    ou encore:
    “Berggruen was a donor to the presidential campaign of Emmanuel Macron during his campaign, as revealed by the 2017 Macron e-mail leaks.”
    https://en.wikipedia.org/wiki/Olivier_Berggruen

    Avec les précautions d’usage concernant ces échanges épistolaires wikiLeaks.

      +8

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  • Ovuef2r // 01.09.2019 à 05h52

    Et l’on apprend que dame Goulard est LA candidate de la France pour occuper un des sièges de la future commission européenne. Malgré toutes ces casseroles qui devraient faire un vacarme autour des cette nomination.
    Lu sur RT mais qu’on retrouve aussi sur Libération ou MSN :
    https://www.msn.com/fr-fr/finance/other/sylvie-goulard-c3-a0-la-commission-europ-c3-a9enne-un-pari-risqu-c3-a9/ar-AAGy3gN

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  • Didier Lagasse // 01.09.2019 à 07h39

    Il en va du principe même de la corruption,
    jamais un politique en fonction ne doit recevoir de l’argent autre que celui de ses émoluments.

    Nouvel indice de l’effondrement des valeurs morales et éthique des élites.

      +8

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