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7.août.20197.8.2019 // Les Crises

« La pensée critique et éclairée est dangereuse pour les puissants »

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Source : Le Grand Soir, Chris Wright, 08-07-2019

Mohsen Abdelmoumen : Vous avez écrit « Worker cooperatives and revolution » où vous évoquez les coopératives de travailleurs. Dans ce livre passionnant, on remarque votre optimisme quant à la venue d’une nouvelle ère où l’humain est au centre. Vous citez l’exemple de la coopérative New Era Windows, à Chicago, D’après vous, sommes-nous dans une nouvelle ère où l’union des travailleurs sous forme de coopérative dessinera l’avenir du monde ?

Dr. Chris Wright : Je pense avoir été un peu trop optimiste dans ce livre sur le potentiel des coopératives ouvrières. D’une part, Marx avait raison de dire que les coopératives « représentent dans l’ancienne forme les premiers germes de la nouvelle ». Il s’agit du socialisme microcosmique, puisque le socialisme n’est que le contrôle démocratique de l’activité économique par les travailleurs, ce qui est essentiellement le cas des coopératives. Même dans les grandes entreprises de Mondragon qui ont vu des conflits entre les travailleurs et la direction élue, il y a bien plus de démocratie (et un salaire plus égal) que dans une grande entreprise capitaliste typique.

De plus, il y a un mouvement en expansion aux États-Unis et ailleurs pour lancer de nouvelles coopératives et promouvoir la transformation d’entreprises capitalistes existantes en coopératives (qui, soit dit en passant, sont souvent plus productives, rentables et plus durables que les entreprises conventionnelles). D’innombrables militants s’emploient à diffuser une philosophie coopérative et à bâtir un large éventail d’institutions démocratiques et anticapitalistes, des entreprises au logement en passant par des formes politiques comme la budgétisation participative (des sites Web comme Shareable.net et Community-Wealth.org fournissent des informations sur ce mouvement). C’est toute cette « économie solidaire » émergente qui m’a vraiment intéressé lorsque j’ai écrit le livre, bien que je me sois concentré sur les coopératives des travailleurs. J’ai été frappé par le fait que l’idée même d’une société socialiste n’est que l’économie solidaire au sens large, en ce sens que toutes ou la majorité des institutions, selon les deux visions, sont censées être communautaires, coopératives, démocratiques et non exploitantes.

Il est vrai, cependant, qu’une nouvelle société ne peut pas émerger de la seule initiative populaire. Une action politique à grande échelle est nécessaire, car les gouvernements nationaux disposent d’un pouvoir aussi immense. À moins de pouvoir transformer la politique de l’État de manière à faciliter la démocratisation économique, vous n’irez pas très loin. Les coopératives seules ne peuvent pas faire le travail. Il faut des partis politiques radicaux, des confrontations de masse avec les autorités capitalistes, toutes sortes « d’actions directes » déstabilisatrices, et tout cela prendra beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps. Les révolutions sociales à l’échelle mondiale dont nous parlons prennent des générations, voire des siècles. Cela ne prendra probablement pas aussi longtemps que la transition européenne du féodalisme au capitalisme, mais aucun d’entre nous ne verra le « socialisme » de son vivant.

Les marxistes aiment critiquer les coopératives et l’économie solidaire parce qu’elles ne sont que des intermédiaires, quelque peu apolitiques et pas suffisamment confrontés au capitalisme, mais, comme je le dis dans le livre, cette critique est peu judicieuse. Une transformation socialiste du pays et du monde aura lieu à plusieurs niveaux, de la base jusqu’au plus ambitieux étatiste. Et tous les niveaux se renforceront et se complèteront mutuellement. Au fur et à mesure que le secteur coopératif se développera, de plus en plus de ressources seront disponibles pour l’action politique « étatiste » ; et comme la politique nationale deviendra de plus en plus à gauche, la politique de l’État encouragera les prises de contrôle des entreprises par les travailleurs. Il y a un rôle pour chaque type de militantisme de gauche.

Ne pensez-vous pas que l’affaiblissement du mouvement syndical aux USA et ailleurs dans le monde encourage davantage la voracité de l’oligarchie capitaliste qui domine le monde ? La classe ouvrière à travers le monde n’a-t-elle pas un besoin vital d’un grand mouvement syndical ?

La classe ouvrière a désespérément besoin de syndicats redynamisés. Sans syndicats forts, vous obtenez la forme la plus vorace et la plus misanthrope du capitalisme que vous puissiez imaginer, comme nous l’avons vu au cours des quarante dernières années. Les syndicats, qui peuvent être la base des partis politiques, ont toujours été le moyen de défense le plus efficace des travailleurs et des travailleuses, voire le plus offensif. Aux États-Unis, ce n’est qu’après la fondation du Congrès des organisations industrielles à la fin des années 1930 qu’une importante classe moyenne, soutenue par des syndicats industriels comptant des millions de membres, a vu le jour dans la période d’après-guerre. Les syndicats étaient d’importants sponsors et organisateurs du mouvement américain des droits civiques, et ils ont réussi à promouvoir l’expansion de l’État providence et des règlements sur la sécurité au travail. Ils peuvent être de puissants alliés des écologistes. Il est difficile d’imaginer un avenir viable si le mouvement syndical n’est pas ressuscité et renforcé.

Mais je ne pense pas qu’il puisse y avoir un retour du grand paradigme d’après-guerre de la négociation collective à l’échelle de l’industrie et de la social-démocratie nationale. Le capital est devenu trop mobile et mondialisé ; des compromis de classe comme ceux-là ne sont plus possibles. Dans les décennies à venir, le rôle le plus ambitieux des syndicats sera plus révolutionnaire : faciliter les rachats d’entreprises par les travailleurs, la formation de partis politiques de gauche, le contrôle populaire de l’industrie, la résistance massive à l’agenda mondial de privatisation et d’austérité, l’expansion de la sphère publique, la construction d’alliances internationales des travailleurs, etc.

En fait, je pense que, contrairement aux vieilles attentes marxistes, ce n’est qu’au 21ème siècle que l’humanité entre enfin dans l’ère des grandes batailles apocalyptiques entre le monde du travail et le capitalisme. Marx n’avait pas prévu l’État-providence et le compromis keynésien de l’après-guerre. Maintenant que ces formes sociales sont en train de se détériorer, le travail organisé peut enfin prendre sa dimension révolutionnaire. Si lui et ses alliés échouent, il n’y aura plus que de la barbarie.

Votre livre « Finding our compass : Reflections on a World in Crisis » pose une question fondamentale, à savoir vivons-nous dans une vraie démocratie ?

Certainement pas. Aucun d’entre nous. Les États-Unis ont des structures démocratiques, mais sur le fond, c’est très antidémocratique. Même la science politique dominante le reconnaît : des études ont montré que la grande majorité de la population n’a pratiquement aucun impact sur les politiques, parce qu’elle n’a pas assez d’argent pour influencer les politiciens ou engager des lobbyistes. Pratiquement, la seule façon pour eux de faire entendre leur voix est de perturber le bon fonctionnement des institutions, par exemple par des grèves ou la désobéissance civile. Nous l’avons vu avec les manifestations des gilets jaunes en France, et nous l’avons vu quand les contrôleurs aériens ont refusé de travailler et ont ainsi mis fin à la paralysie du gouvernement Donald Trump en janvier 2019. Nous vivons dans une oligarchie, une oligarchie mondiale, qui n’est pas beaucoup freinée par le processus normal du vote « démocratique ».

Mais le vote peut être un outil important de résistance, surtout s’il y a de véritables candidats d’opposition (comme Alexandria Ocasio-Cortez, par exemple). Dans ce cas, la société peut commencer à devenir un peu plus démocratique. Il reste donc essentiel pour la gauche de s’organiser sur le plan électoral, même s’il faudra un certain temps pour obtenir un grand gain politique.

Ne pensez-vous pas qu’une nouvelle crise du capitalisme est en cours ? Le système capitaliste n’est-il pas générateur de crises ?

Je ne suis pas économiste, mais n’importe qui peut voir que le capitalisme a une tendance profondément enracinée à générer des crises. Il existe une longue tradition d’érudits marxistes expliquant le pourquoi des crises de surproduction et de sous-consommation (entre autres causes) sauvages et à répétition des économies capitalistes : David Harvey, Robert Brenner et John Bellamy Foster sont des chercheurs qui ont accompli récemment un excellent travail sur le sujet. Cela tient en grande partie au fait qu’une « autonomisation capitaliste excessive », pour citer Harvey, conduit à une « répression des salaires » qui limite la demande globale, ce qui freine la croissance. Pendant un certain temps, le problème n’apparaît pas vraiment parce que les gens peuvent emprunter, et sont obligés d’emprunter de plus en plus. Mais l’accumulation de dettes ne peut pas durer éternellement s’il n’y a pas de croissance du revenu sous-jacent. D’énormes bulles de crédit apparaissent à mesure que l’emprunt devient incontrôlable et que les capitalistes investissent leur richesse colossale dans la spéculation financière, et les bulles s’effondrent inévitablement. Puis des choses comme la Grande Dépression et la Récession de 1929 se produisent.

Aussi horribles que soient les crises économiques, les gauchistes devraient reconnaître, comme l’a fait Marx, qu’elles offrent au moins de grandes possibilités d’organisation. Ce n’est que dans un contexte de crise à long terme et de déclin de la classe moyenne qu’il peut y avoir une transition vers une nouvelle société, parce que la crise force les gens à se rassembler et à réclamer des solutions radicales. Elle détruit également d’énormes quantités de richesses, ce qui peut amincir les rangs de l’hyper-élite. Et l’énorme mécontentement social qui résulte de la crise peut affaiblir la résistance réactionnaire à la réforme, comme ce fut le cas dans les années 1930 aux États-Unis. D’un autre côté, le fascisme peut aussi prendre le pouvoir dans de tels moments, à moins que la gauche ne prenne l’initiative.

Il n’y a pas d’espoir sans crise. C’est la leçon paradoxale et « dialectique » du marxisme.

Vous avez écrit un article évoquant la médiocrité d’Obama. Ne pensez-vous pas que l’actuel président des USA Donald Trump rivalise avec Obama dans la médiocrité ?

Dans la compétition pour savoir qui est le plus médiocre, peu de gens peuvent dépasser Trump. Il est juste une non-personnalité pathétique, une incarnation presque invraisemblable, stupide, ignorante, narcissique, apitoyée sur elle-même, cruelle et vulgaire de tout ce qui ne va pas dans le monde. Il est si loin en dessous du mépris que même parler de lui, c’est déjà s’abaisser soi-même. Donc en ce sens, je suppose qu’il est un « leader » approprié du capitalisme mondial. Obama au moins est un bon père de famille, et il est intelligent. Mais il manque presque autant de principes moraux que Trump, et il n’a aucun courage moral. Je ne sais pas quoi dire de quelqu’un qui a annoncé en 2014, alors qu’Israël massacrait des centaines d’enfants à Gaza, qu’Israël avait le droit de se défendre, et qui a ensuite approuvé l’envoi d’armes à cette nation criminelle en plein massacre à Gaza. C’est un mégalomane égocentrique sans morale.

Vous avez dit dans un de vos articles que le gouvernement US considère ses citoyens comme des ennemis en recourant à la surveillance généralisée. Le véritable danger ne vient-il pas de ce système qui espionne tout le monde ?

Je pense que Glenn Greenwald a raison de dire que peu de choses sont aussi pernicieuses qu’un état de « sécurité nationale » expansif. La surveillance en est un élément clé, facilitant la persécution des manifestants, des dissidents, des immigrants et des musulmans. L’État dit de « droit et d’ordre public » est un état de désordre extrême sans droit, dans lequel le pouvoir peut agir en toute impunité. Il commence à s’approcher du fascisme.

L’un des dangers de la surveillance d’État est qu’il pourrait fonctionner comme le panoptique de Jeremy Bentham : parce que les gens ne savent pas quand ils sont observés ou ciblés, ils se surveillent et se régulent tout le temps. Ils évitent de sortir des sentiers battus, étant des abrutis et des consommateurs obéissants. Tout faux pas pourrait les entraîner dans le trou noir de la bureaucratie de l’État policier. Ils intériorisent donc la soumission. Bien sûr, dans notre société, il y a bien d’autres façons de faire intérioriser l’asservissement aux gens. La surveillance n’en est qu’une parmi d’autres, mais elle est particulièrement vicieuse et dangereuse.

Une autre raison de s’inquiéter est que la capacité des sociétés Internet à « espionner » les utilisateurs leur permet de censurer le contenu, soit de leur propre initiative, soit sous la pression politique. Google, Facebook, Twitter et d’autres entreprises de ce genre censurent constamment les gauchistes (et certains à droite) et suppriment leurs comptes. Les critiques des crimes israéliens sont particulièrement exposées, mais ce ne sont pas les seules. La seule véritable façon de résoudre ce problème serait de rendre les sociétés Internet publiques, car les entités privées peuvent faire pratiquement tout ce qu’elles veulent avec leur propre propriété. Il est absurde que les gauchistes ne puissent se connecter, coordonner et construire des mouvements qu’avec l’approbation de Mark Zuckerberg et d’autres fascistes du monde des affaires. Il est également terrifiant qu’une alliance de surveillance puisse se développer entre les géants du monde des affaires et les gouvernements. C’est une autre caractéristique du fascisme.

Comment voyez-vous le traitement inhumain que subit Julian Assange et l’acharnement contre lui des administrations britannique et américaine ?

Comme l’ont dit les commentateurs de gauche, la persécution d’Assange est une attaque contre le journalisme lui-même et contre l’idée même de défier les puissants ou de leur demander des comptes. En ce sens, c’est une atteinte à la démocratie. Mais c’est à peu près toujours ce que font les structures de pouvoir, essayant de saper la démocratie et d’étendre leur propre pouvoir, de sorte que le traitement vicieux d’Assange n’est pas une surprise. Mais je doute que les États-Unis et la Grande-Bretagne puissent gagner leur guerre contre le journalisme à long terme. Il y a trop de bons journalistes, trop de militants, trop de gens de conscience.

Cette société capitaliste est basée sur la consommation mais elle se targue de concepts tels que « liberté d’expression », « droits de l’homme », « démocratie », etc. Ne vivons-nous pas plutôt dans un système fasciste ?

Je ne dirais pas que l’économie politique de l’Occident est vraiment fasciste. Elle a des tendances fascistes et ne se soucie certainement pas de la liberté d’expression, des droits de l’homme ou de la démocratie. Mais la société civile est trop dynamique et donne trop de possibilités d’organisation politique de gauche pour dire que nous vivons sous le fascisme. Le fascisme classique de l’Italie et de l’Allemagne était beaucoup plus extrême que tout ce que nous vivons actuellement, en particulier aux États-Unis ou en Europe occidentale. Nous n’avons pas de chemises brunes qui défilent dans les rues, de camps de concentration pour les radicaux, d’assassinats de dirigeants politiques et syndicaux, ou d’annihilation totale du monde du travail organisé. Il y a toujours la liberté de publier les opinions dissidentes.

Mais les grandes structures de pouvoir aux États-Unis aimeraient bien voir le fascisme sous une forme ou sous une autre et travaillent d’arrache-pied pour y parvenir. Et ils ont des armées d’idiots utiles pour exécuter leurs ordres. Les « libertaires » américains, par exemple, qui sont des millions de personnes, sont essentiellement fascistes sans le savoir : ils veulent éliminer l’État-providence et la réglementation de l’activité économique afin de libérer le génie entrepreneurial et de maximiser la « liberté ». Ils ne voient pas comment, dans ce scénario, les entreprises, auxquelles aucune force compensatoire ne s’opposerait, s’empareraient complètement de l’État et inaugureraient la tyrannie la plus barbare et globale de l’histoire. L’environnement naturel serait complètement détruit et la plus grande partie de la vie sur Terre prendrait fin.

Dans un sens du fascisme, les marxistes des années 1920 et 1930 diraient, comme vous le dites, que nous vivons dans un système plutôt fasciste. Pour eux, le terme désignait l’âge des grandes entreprises, ou plus précisément, la quasi-fusion des affaires avec l’État. Dans la mesure où la société s’approchait d’une dictature capitaliste, elle s’approchait du fascisme. Nous ne vivons pas littéralement sous ce genre de dictature, mais sans résistance déterminée, cela pourrait bien être notre avenir.

N’y a-t-il pas une nécessité de relire Karl Marx ? Comment expliquez-vous la disparition de la pensée critique dans la société occidentale ?

En fait, je pense qu’il y a beaucoup de pensée critique dans la société occidentale. La montée du « socialisme démocratique » aux États-Unis en est la preuve, tout comme la popularité de Jeremy Corbyn en Grande-Bretagne. La gauche se développe à l’échelle internationale, bien que la droite aussi. Mais dans la mesure où la société souffre d’un manque de pensée critique, les raisons ne sont pas très obscures. La pensée critique et éclairée est dangereuse pour les puissants, alors ils font tout leur possible pour la décourager. De nombreuses études ont examiné les méthodes d’endoctrinement du public par les entreprises et l’État, et l’ampleur de cet endoctrinement. Noam Chomsky est célèbre pour ses nombreuses enquêtes concernant la puissante « fabrication du consentement » ; l’une des leçons de son travail est que la fonction première des médias de masse est de garder les gens ignorants et distraits. Si les informations importantes sur les crimes d’État sont supprimées, comme elles le sont constamment, et que les puissants sont continuellement glorifiés, alors les gens auront tendance à être sous-informés et peut-être trop partisans de l’élite. C’est plus amusant, de toute façon, de jouer avec des téléphones, des applications et des jeux vidéo et de regarder des shows TV.

Les mécanismes par lesquels la classe des affaires favorise la « stupidité » et l’ignorance sont assez transparents. Regardez n’importe quelle publicité télévisée, ou regardez CNN ou Fox News. C’est de la pure propagande et de l’infantilisation.

Quant à Karl Marx : Il y a toujours une nécessité de lire Marx, et de le relire. Lui et Chomsky sont probablement les deux analystes politiques les plus incisifs de l’histoire. Mais Marx était aussi un écrivain tellement formidable qu’il est un pur plaisir à lire et qu’il est sans cesse stimulant et inspirant. Il vous rajeunit. Ses pamphlets politiques sur la France, par exemple, sont des chefs-d’œuvre stylistiques et analytiques. D’ailleurs, on ne peut tout simplement pas comprendre le capitalisme ou l’histoire elle-même si ce n’est à travers le prisme du matérialisme historique, comme je l’ai dit ailleurs.

Bien sûr, Marx n’avait pas raison sur tout. En particulier, sa conception et sa chronologie de la révolution socialiste étaient erronées. La « révolution », si elle se produit, sera, comme je l’ai dit plus tôt, très longue, puisque le remplacement mondial d’un mode de production dominant par un autre ne se fera pas avant deux décennies. Même à l’échelle nationale, le fait que les nations modernes existent dans une économie internationale signifie que le socialisme ne peut pas évoluer dans un pays sans évoluer dans plusieurs autres en même temps.

Je ne peux pas entrer dans les détails sur la façon dont Marx s’est trompé sur la révolution (comme dans sa notion vague mais trop étatiste de la « dictature du prolétariat »), mais dans Worker Cooperatives and Revolution je lui consacre quelques chapitres. Il est malheureux que la plupart des marxistes contemporains soient si doctrinaires qu’ils considèrent qu’il est sacrilège d’essayer de mettre à jour ou de repenser un aspect du matérialisme historique pour le rendre plus approprié aux conditions du 21e siècle, ce que Marx aurait difficilement pu prévoir. Ils n’honorent certainement pas le Maître en pensant en termes de dogmes rigides, qu’ils soient marxistes orthodoxes, léninistes ou trotskystes.

Vous êtes un humaniste et la condition humaine est centrale dans vos travaux. Etes-vous optimiste par rapport à l’avenir de l’humanité ?

Franchement, non, je ne le suis pas. Les forces des ténèbres ont trop de pouvoir. Et le réchauffement de la planète est une menace trop grave, et l’humanité n’en fait pas assez pour y remédier. Il vaut la peine de rappeler qu’à la fin du Permien, il y a 250 millions d’années, le réchauffement climatique a tué presque toute vie. Si nous n’agissons pas très vite, d’ici la fin du siècle, il n’y aura plus de civilisation organisée à protéger.

Et puis il y a le problème des milliards de tonnes de déchets plastiques qui polluent le monde, de l’extinction des insectes qui « menacent la nature d’effondrement », des conflits impérialistes dangereux entre grandes puissances, etc. Je ne vois pas beaucoup de raisons d’être optimiste.

Nous savons comment faire face au réchauffement climatique, par exemple. Mais l’industrie des combustibles fossiles et, ironiquement, les écologistes agissent de manière à accroître la menace. Selon de bonnes recherches scientifiques, comme le rapporte le nouveau livre A Bright Future (parmi tant d’autres), il est impossible de résoudre le problème du réchauffement de la planète sans accroître de façon exponentielle l’utilisation de l’énergie nucléaire. Contrairement à l’opinion générale, l’énergie nucléaire est généralement très sûre, fiable, efficace et écologique. L’énergie renouvelable ne peut pas faire le poids. Le monde a dépensé plus de 2 billions de dollars en énergies renouvelables au cours de la dernière décennie, mais les émissions de carbone sont toujours en hausse ! Ce niveau d’investissement dans l’énergie nucléaire, qui est des millions de fois plus concentrée et plus puissante que l’énergie solaire et éolienne diffuse, aurait pu nous mettre sur la bonne voie pour résoudre le réchauffement climatique. Au lieu de cela, la crise est en train de s’aggraver. Les énergies renouvelables sont si intermittentes et insuffisantes que les pays continuent d’investir massivement dans les combustibles fossiles, qui sont incomparablement plus destructeurs que le nucléaire.

Mais la gauche est catégorique contre l’énergie nucléaire, et il est très difficile même de publier un article qui lui soit favorable. Seuls des articles biaisés et mal informés sont publiés, à quelques exceptions près. La gauche est donc en train d’exacerber le réchauffement climatique, tout comme la droite. Pourquoi ? En fin de compte pour des raisons idéologiques : la plupart des gauchistes aiment l’idée de la décentralisation, la dispersion du pouvoir, le contrôle communautaire de l’énergie et l’anticapitalisme, et ces valeurs semblent plus compatibles avec l’énergie solaire et éolienne qu’avec le nucléaire. L’industrie nucléaire n’est pas exactement un modèle de transparence, de démocratie ou d’intégrité politique.

Mais le chroniqueur environnemental du Guardian, George Monbiot, a raison : parfois, il faut choisir un moindre mal pour en éviter un plus grand, dans ce cas-ci l’effondrement de la civilisation et probablement la plupart de la vie sur Terre. Est-ce là le prix que les écologistes sont prêts à payer pour pouvoir se vanter de leur vertu politique ? Jusqu’à présent, il semble que la réponse soit oui.

Nous, les humains, devons nous libérer de nos manières tribales, de nos façons de penser en troupeau. Nous devons être plus disposés à faire preuve d’esprit critique, d’autocritique et à cesser d’être aussi complaisants et conformistes. En fait, la jeune génération semble montrer la voie, par exemple avec Extinction Rebellion et toutes les formes exaltantes de militantisme qui émergent de toutes parts. Mais il nous reste encore un sacré bout de chemin à parcourir.

Je n’ai pas perdu espoir, mais je ne suis pas optimiste. Les vingt ou trente prochaines années seront les plus décisives de l’histoire de l’humanité.

Interview réalisée par Mohsen Abdelmoumen

Qui est le Dr. Chris Wright ?

Chris Wright est titulaire d’un doctorat en histoire américaine de l’Université de l’Illinois à Chicago, et il est l’auteur de Notes of an Underground Humanistet Worker Cooperatives and Revolution : History and Possibilities in the United States.

Son site web est www.wrightswriting.com.

Source : Le Grand Soir, Chris Wright, 08-07-2019

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christophe // 07.08.2019 à 07h47

Superbe article jusqu’au… chapitre nucléaire. Le nucléaire n’est pas un moindre mal : un seul accident suffit à condamner un territoire – et ses multiples formes de vie – pour des milliers d’années. Et dans le contexte géo-politique que l’auteur décrit justement, un accident nucléaire est vite arrivé : un simple bombardement conventionnel ou un acte terroriste ciblé sur une centrale nucléaire et l’affaire est pliée. Ce n’est pas un dogme gauchiste, c’est une réalité. Le choix n’est pas entre le nucléaire et le non-renouvelable / et l’énergie fossile, il est entre la croissance du pib intrinsèquement liée à la structure capitaliste et la croissance d’une agriculture vraiment durable, massivement basée sur le travail humain et le respect de la terre… couplée à une décroissance du consumérisme.

99 réactions et commentaires

  • Fritz // 07.08.2019 à 07h41

    Article intéressant et réfléchi (en plus, il évoque les Gilets jaunes). En effet, l’opposition de la Gauche et des écologistes à l’énergie nucléaire a quelque chose de surprenant. Je crois me rappeler cependant que le PCF avait soutenu l’énergie nucléaire, au temps de Georges Marchais.

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  • christophe // 07.08.2019 à 07h47

    Superbe article jusqu’au… chapitre nucléaire. Le nucléaire n’est pas un moindre mal : un seul accident suffit à condamner un territoire – et ses multiples formes de vie – pour des milliers d’années. Et dans le contexte géo-politique que l’auteur décrit justement, un accident nucléaire est vite arrivé : un simple bombardement conventionnel ou un acte terroriste ciblé sur une centrale nucléaire et l’affaire est pliée. Ce n’est pas un dogme gauchiste, c’est une réalité. Le choix n’est pas entre le nucléaire et le non-renouvelable / et l’énergie fossile, il est entre la croissance du pib intrinsèquement liée à la structure capitaliste et la croissance d’une agriculture vraiment durable, massivement basée sur le travail humain et le respect de la terre… couplée à une décroissance du consumérisme.

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    • Véro // 07.08.2019 à 08h26

      Mais il n’y a pas que l’agriculture.
      Et pour ce qui concerne l’agriculture, on les trouvera où les bras pour travailler, dans une société vieillissante qui n’a plus l’habitude de vivre dehors même quand il fait trop chaud ou trop froid ?
      Si nous devons revenir à une agriculture sans machines, il y aura décroissance du consumérisme par la famine.
      Pour ce qui est du nucléaire, le risque est énorme mais les centrales ne sont pas toutes comme celles de fukushima ou tchernobyl. Et les accidents nucléaires ne finissent pas tous tragiquement (three mile island 1979).
      La réalité actuellement c’est plutôt la peur pour ce qui concerne le nucléaire. Mais la réalité des centrales thermiques indispensables même en présence de renouvelable éolien ou solaire, ce sont les particules fines que les gens respirent tous les jours, et l’augmentation du CO2.

        +18

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      • christophe // 07.08.2019 à 11h47

        Bien sûr, il n’y a pas que l’agriculture, il y a tout un projet de société à mettre en place. Je l’évoque car il s’agit d’une activité répondant à un besoin primaire. Il ne s’agit pas non plus d’un retour à la bougie (*). La forme d’agriculture décrite dans le texte qui suit, par exemple, me semble à terme démocratiquement, socialement et écologiquement plus durable que le modèle agricole dominant : http://www.srfood.org/images/stories/pdf/officialreports/20110308_a-hrc-16-49_agroecology_fr.pdf
        (*) Pour ce qui est du pétrole et des technologies, j’aime assez bien ce compromis proposé par Philippe Bihouix :
        https://msgddcc.files.wordpress.com/2015/01/fl_lage-des-low-tech_claire-piotrowski.pdf
        Pour ce qui est du nucléaire, hum, j’aimerais vraiment que vous puissiez avoir raison.
        Bien sûr, tout cela relève peut-être de l’utopie au mauvais sens du terme. Dans ce cas, comme le dit si bien Onfray, et dans un contexte de fin de civilisation, tâchons de rester élégants et buvons du bon vin. Bonne journée.

          +9

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        • Véro // 07.08.2019 à 13h36

          Oui j’ai lu au sujet de l’agroécologie. Il n’y a rien de vraiment révolutionnaire. peut-être que dans certains pays, ça peut l’être, mais en France c’est déjà moins novateur.
          D’ailleurs dans l’article suivant il est écrit “Dans notre paysage
          agricole, les exploitations sont principalement de grosse monocultures ou des élevages industriels.” C’est méconnaître l’agriculture française. Il existe encore de très nombreuses exploitations moyennes qui ne font pas de monoculture. D’ailleurs les subventions PAC sont conditionnées par un certains nombre d’obligations environnementales, dont celle de diversifier les cultures. Pour les élevages industriels, oui en revanche il y en a, trop, et c’est malheureusement lié au fait que l’exploitation “traditionnelle” (polyculture élevage avec ruminants, ou même seulement grandes cultures, ou exploitation agricole spécialisée en ruminants) n’apporte plus un revenu suffisant, et s’il y a de moins en moins d’exploitations en polyculture élevage (ruminants), et donc de plus en plus d’exploitations qui ne font plus que de la culture, c’est aussi une question de revenu (non pas que les céréales rapportent vraiment plus à l’heure actuelle, mais au moins elles n’obligent pas à une présence quotidienne et réduisent le temps de travail).
          Nous avons aussi encore beaucoup de territoires qui ne sont pas uniquement des plaines sans arbres, et les effluents d’élevage sont utilisés évidemment pour fertiliser les terres. On pratique aussi le plus souvent la rotation des cultures.

            +3

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          • Véro // 07.08.2019 à 13h37

            [suite]
            Moi ce que je vois pour ce qui concerne la France par exemple, c’est que nous produisons énormément juste pour exporter. Ce n’est pas spécialement dans l’intérêt des agriculteurs puisque lorsqu’on additionne le prix qu’ils reçoivent et les subventions, on n’atteint pas un niveau suffisant pour à la fois payer les charges et retirer un revenu correct (ou un revenu tout court).
            Le gaspillage il commence là, avec le libre-échange (lié lui-même à la surproduction, au capitalisme).

              +9

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            • glamas // 07.08.2019 à 17h10

              Pour ce qui est du nucléaire vous oubliez un peu facilement le stockage des déchets (voir leurs réutilisations (très opportunes) à des fins militaires, en Irak par exemple).

                +3

              Alerter
            • Véro // 07.08.2019 à 19h20

              @glamas

              Je n’oublie pas le stockage des déchets. Ils ne sont pas stockés n’importe comment. Les déchets, ça fait partie de la problématique nucléaire.

                +1

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    • Morne Butor // 07.08.2019 à 09h38

      Vous avez bien raison. Le nucléaire est la pire des énergies, à l’exception de toutes les autres. Et ce n’est pas qu’un bon mot.

      Il faut comparer un problème planétaire, le réchauffement climatique, qui va toucher (et touche déjà à certains endroits) la totalité de la surface de la planète (avec la montée des eaux, on parle de centaines de milliers de km² qui vont disparaitre) avec un problème local : Fukushima = 370 km² toujours évacués aujourd’hui, mais le périmètre se réduit au fil des ans, Tchernobyl = environ 3000 km² évacués au détriment des hommes, mais au bénéfice de la flore et de la faune.

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      • azuki // 07.08.2019 à 10h08

        Intoxiqués a ce que je vois. Et pour three mile island on est réellement passé près de la catastrophe majeure, le fait qu’on a eu du bol et qu’elle n’ait pas eu lieu ne signifie aucunement qu’on avait la situation sous contrôle et n’est absolument pas un motif pour se rassurer. De même que le fait que l’évacuation de Tokyo n’a pas eu lieu à cause du sens du vent n’est en rien un motif de satisfaction ou de contrôle de quoique ce soit.

        Le nucléaire “civil” est la pire des énergie et à très long terme puisque ça se compte en milliards d’années. Il a été créé pour fabriquer des bombes, il fait preuve d’une irresponsabilité totale en misant sur les “progrès” de l’avenir pour résoudre l’inconséquence présente, pollue pour des milliards d’années pour 40 ans de production (60 en prenant d’énormes risques) et va très bientôt ruiner la France ne serait-ce que parce que économiquement c’est en train de basculer vers un naufrage, aucune fuite en avant n’empêchera ça.

        Ah, et au fait, fukushima c’est une catastrophe en cours.

        Sinon tout va très bien, madame la Marquise.

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        • Fritz // 07.08.2019 à 10h16

          Combien de morts à Fukushima ? Attention, ne citez pas le nombre de victimes du séisme de Sendai, qui a fait plus de 15.000 morts (avec le raz-de-marée)…
          A comparer avec le bilan de la catastrophe de Courrières (1.100 morts).

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        • Véronique // 07.08.2019 à 10h36

          On est passé à côté ? Mais ce n’est pas le fait du hasard. C’est lié à la conception de la centrale qui a tenu bon, malgré la perte de contrôle que personne ne nie.
          Et Fukushima, ce n’est pas le même type de centrale.

          Oui le nucléaire c’est très dangereux. Normal puisque c’est hyper puissant. Mais ça ne produit pas de GES.
          Je préfère ça aux centrales fuel, charbon, ou gaz. Les énergies renouvelables ne permettent pas de s’en passer. Elles permettent seulement de consommer un peu moins de ces matières fossiles.

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          • Véronique // 07.08.2019 à 11h25

            J’ajoute que les centrales thermiques ne sont pas non plus exemptes de dangers. Parfois ça explose et il y a des morts.

            Un site intéressant pour visualiser en temps réel l’intensité carbone de chaque pays par rapport à sa consommation d’électricité, ainsi que l’import-export d’électricité.
            https://www.electricitymap.org/?wind=true&solar=false&page=country&remote=true&countryCode=FR

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          • azuki // 07.08.2019 à 11h26

            Fukushima c’est pas un problème de type de centrale, mais de comment elle a été implémentée par Général Electric qui est le principal responsable. Les deux réacteurs construits après sont cassés, mais n’ont pas explosés ni perdu le combustible dans le sous-sol. Sans même parler que cette implémentation est aussi la principale cause de la pollution de la quasi totalité de l’océan pacifique.

            Peu importe la centrale, le risque nucléaire est trop énorme quelque soit le niveau de sécurité qui n’est certainement pas et ne sera jamais à la hauteur, l’interface chaise-clavier prédominera toujours comme a Fukushima sur les preuves scientifique dès lors qu’il y a beaucoup d’argent en jeu, le problème des déchets est insoluble, et pour couronner le tout c’est une énergie obsolète y compris sur le plan purement économique et ça va bientôt ruiner la France.

            Après on peut pratiquer «les trois sagesses» et la fuite en avant au nom «du progrès». D’ailleurs «le progrès» a été un des trois facteurs qui ont présidé au larguage des bombes sur Hiroshima et Nagasaki, les deux autres ont été en premier lieu de faire peur a ses «alliés» pour se partager la domination du monde, le deuxième plus électoral : Il fallait a tout prix justifier les faramineuses dépenses qui ont servi a le construire. Un peu comme Super-Phenix quoi, qui a été lancé contre l’avis de tous uniquement pour permettre a certain de garder leur poste et pouvoir par le principe du pieds dans la porte… et probablement rebelote pour l’EPR mais je suis moins bien informé «dans les hautes sphères» que par le passé.

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            • Shock // 07.08.2019 à 11h29

              Il faut proposer à tous ceux qui sont favorables à l’énergie nucléaire de stocker les déchets dans leur jardin. Du reste les centrales nucléaires sont l’exemple type qui permet de mesurer le déni de démocratie. Seul Genève a un article constitutionnel voté par le peuple qui s’oppose à toute construction de centrale nucléaire y compris en France voisine.

              Curieux… le commentaire d’azuki auquel je répondais a été supprimé pendant que j’écrivais…

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            • Véro // 07.08.2019 à 11h51

              Déjà on ne peut pas utiliser l’argument de la bombe pour s’en prendre à la production d’énergie.
              Autrement, si on doit supprimer toutes les technologies qui ont permis de faire des armes, on supprime tout.
              Il y a pourtant un problème de conception aussi pour Fukushima puisqu’il y a eu des fuites.
              On peut améliorer les sécurités, mais il faut investir dans ce domaine et pas massivement dans le renouvelable (qui est abusivement appelé renouvelable d’ailleurs).
              Enfin il y aurait beaucoup à dire, mais tous ceux qui prêchent contre le nucléaire ne proposent rien qui soit concrètement réaliste et supportable sur le plan climatique. Il y a toujours le problème de l’intermittence.

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            • Dominique Gagnot // 07.08.2019 à 13h15

              Comme d’habitude, vous considérez le délirant gaspillage de ressources et d’énergie lié au capitalisme comme inéluctable…

              Commencez donc par lister nos besoins matériels,
              et les moyens rationnels et écologiques de les satisfaire.

              Vous constaterez alors que :
              on peut diviser notre consommation d’énergie de sorte à faire avec la seule énergie récupérée du soleil, (par toutes les méthodes possibles)
              et annuler la consommation de ressources fossiles via leur recyclage, et utilisation de matériaux renouvelables (qui poussent dans la nature)

              Voici pour tout remettre à plat : http://bit.ly/capitalisme

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            • Véro // 07.08.2019 à 13h46

              @ Dominique Gagnot

              On peut sans aucun doute réduire notre consommation énergétique, mais il faudra malgré tout de l’énergie, surtout si un jour on se décide à relocaliser l’essentiel de ce que nous consommons. Je doute que le soleil suffise.

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            • Dominique Gagnot // 07.08.2019 à 14h01

              Vero, voyez à partir de la page 82 de http://bit.ly/capitalisme :

              4- Reconsidérer la production pléthorique d’objets redondants (illusion de choix) ou vite périmés, rationaliser les produits industriels, partout coopérer, limiter la concurrence seulement là où ses effets sont positifs, par exemple dans des innovations souhaitables : concevoir des objets à durée de vie illimitée …

              On peut se demander quel est l’intérêt d’avoir le choix entre des centaines ou milliers de téléphones, de machines à laver, de modèles différents d’automobiles…
              Il s’agit là d’une autre conséquence du capitalisme. Chaque fabricant a intérêt à produire ses propres modèles, pour se démarquer de la concurrence, et en multiplier le nombre pour accroître ses parts de marché. Mais cela conduit à un désastre écologique : gaspillage incontrôlé de précieuses ressources, rejets de toutes sortes de déchets dans la nature…

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            • Véro // 07.08.2019 à 16h22

              @Dominique Gagnot

              Nous sommes bien d’accord sur la nécessité de réduire tout ce qui n’est pas vraiment utile, mais il faudrait chiffrer les besoins pour savoir vraiment ce qu’il faut comme énergie. Je suppose que cela a dû être fait. Quel serait le besoin moyen annuel en énergie par habitant par exemple ?
              Ce sera forcément important même en réduisant les besoins au strict nécessaire, parce que nous avons des transports, nous avons aussi des technologies qui demandent beaucoup d’énergie.
              Bon en tous cas, nous n’en sommes pas là et pour l’instant, il faut déjà que les travailleurs reprennent le contrôle de la production, et suivre la voie de l’Allemagne qui ferme ses centrales nucléaires est à mon avis suicidaire.

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            • Gilles // 07.08.2019 à 20h34

              Tiendrez-vous les mêmes propos au lendemain d’une catastrophe nucléaire en France qui pourrait arriver cette nuit, demain, dans un an , dans cinq ans ??

              Pensez-vous qu’il soit “responsable” de miser sur cette énergie dont on ne sait que faire des déchets et que l’on ne maîtrise pas en cas d'”accident” ?

              Que pensez-vous du rapport de l’ADEME (caché un certain temps sur ordre gouvernemental) qui envisage un mix énergétique 100 % renouvelable en 2050?

              https://www.ademe.fr/mix-gaz-100-renouvelable-2050

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            • Dominique Gagnot // 07.08.2019 à 21h12

              Je poserais le problème dans l’autre sens :

              1 – De quelle quantité d’énergie solaire disposons nous ?
              (la Terre reçois 1kW / m²…, c’est énorme, même si on n’en exploitait que 1 %)

              2 – De quelles matières renouvelables ou recyclables dispose t-on ? C’est tout aussi énorme…

              Problème : faire avec, sachant que chaque humain dispose de 24 h/jour, et de l’aide des animaux.

              Ok, c’est un peu caricatural, mais il n’y a pas d’autre solution durable que de partir de là. La difficulté est que notre manière de penser, façonnée par des siècles de capitalisme imbécile est à revoir totalement.

              La plupart des humains refusent d’imaginer un avenir très différent de ce qu’ils ont toujours connu. Peur de l’inconnu. Alors que le champ des possibles n’est qu’une question d’imagination. (encore faut il s’intéresser à ce que proposent ceux qui en ont)

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            • Véronique // 08.08.2019 à 09h40

              @ Gilles

              Oui je tiendrais les mêmes propos. Si je voulais éliminer tout ce qui peut conduire à des catastrophes et qui me fait peur, beaucoup de choses seraient éliminées, trains, avions, ponts etc. et centrales thermiques, pas seulement nucléaires. Les déchets comporte un risque important, mais ils ne sont pas stockés n’importe comment.

              Mes revendications dans ce domaine ne sont donc pas la suppression, mais la mise en place du maximum possible de mesures de sécurité.

              J’ai regardé le rapport de l’ADEME. Je le trouve non réaliste. Il projette de produire de l’électricité à partir de divers matériaux, dont à peu près un quart à un tiers de résidus de cultures.
              Mais il est très optimiste par rapport à la quantité de ces résidus. Parce que les cultures intermédiaires ne peuvent pas permettre d’obtenir ce qu’ils écrivent. En plus ils ne savent pas visiblement ce qu’est une culture intermédiaire, ils ne savent pas qu’on ne récolte pas de fourrages l’hiver, ils ne savent pas que les semis d’été ne permettent pas d’augmenter les rendements etc. Et bien sûr ils comptent sur les agriculteurs pour leur fournir une matière première gratuite ou quasi-gratuite, au détriment des cultures. Il y a un projet de méthanisation près de chez moi, j’ai l’occasion de constater que c’est un marché de dupes.
              Et à terme, pour approvisionner les méthaniseurs, il faudra utiliser des cultures de vente.

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          • Shock // 07.08.2019 à 11h37

            La part du nucléaire comme source d’énergie mondiale est très faible et “ne permet pas de s’en passer”, des centrales fuel-charbon-gaz. Les centrales nucléaires servent d’abord à produire des bombes. Le CO2 n’est pas un polluant, les déchets nucléaires si.

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            • Fritz // 07.08.2019 à 12h17

              Les centrales nucléaires servent d’abord à produire des bombes ??

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            • grumly // 07.08.2019 à 14h38

              Pour faire une bombe nucléaire il faut de l’uranium enrichi ou du plutonium. L’uranium enrichi c’est le combustible des centrales, le plutonium un déchet des centrales. Quand l’Iran a voulu se lancer dans le nucléaire civil, l’argument pour leur refuser c’était qu’ils en avaient besoin pour faire des bombes nucléaires.

              Un article qui explique qu’avec du combustible, c’est assez simple de fabriquer une bombe, mais pour ça il faut des centrales.
              https://www.sortirdunucleaire.org/Nucleaire-civil-la-vitrine-legale
              “Pour se faire une idée de la facilité de la fabrication de la bombe atomique, il est intéressant de noter qu’aucun essai nucléaire, d’aucun pays, n’a raté, pas même une seule fois. La première bombe à l’uranium lâchée sur Hiroshima n’avait même pas été testée. Seule celle au plutonium utilisée à Nagasaki avait été testée à Alamagordo en juin 1945, aux Etats-Unis. L’état d’Israël possède l’arme atomique et est certain de son bon fonctionnement sans avoir jamais procédé à un seul essai. A titre de comparaison le développement du spatial s’est révélé beaucoup plus difficile et a connu de nombreux échecs dramatiques.”

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            • Morne Butor // 07.08.2019 à 16h14

              De nombreux pays qui ont la bombe nucléaire l’ont faite sans avoir construit de centrale nucléaire au préalable : Israël, Pakistan, Corée du Nord, etc.

              Il suffit de prendre du minerai d’uranium et de le centrifuger des centaines de fois pour l’enrichir progressivement jusqu’au dessus des 80% d’U235 nécessaires pour faire une bombe. Aucun besoin de centrale pour cela.

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        • Ouvrierpcf // 08.08.2019 à 17h43

          Comment sont alimentés les climatiseurs des appartements princiers monégasques ? Par des éoliennes par des panneaux solaires par une centrale hydromarine ou plar les réseaux français connectés aux centrales nucléaires françaises Sa majesté Regnier a t elle pris position sur cette affaire ne prend t elle pas plus fréquemment l’hélicoptère que la trottinette ou le ter nice Monaco ou le bus voire le covoiturage

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    • Bats0 // 07.08.2019 à 10h22

      Ok avec vous christophe, mais moins par rapport au nucléaire, car s’il faut aller dans le sens d’une décroissance du consumérisme, nous ne pourrons pas modifier notre société du jour au lendemain; il faudra faire des choix c’est certain. Même si le projet d’ITER semble être une autre solution par rapport à nos besoin énergétique (faudra toujours se chauffer, et nos réfrigérateurs auront toujours besoin de l’électricité), ce n’est pas pour demain que nous auront des tokamaks opérationnels afin de contenter les milliards d’être humain qui occupent notre planète ( http://www.cea.fr/presse/Pages/actualites-communiques/sciences-de-la-matiere/tokamak-west-premier-plasma.aspx ). Par contre il ne faudra pas tarder à se réveiller, afin de mettre en pratique une décroissance réfléchie; il y a urgence : http://www.cea.fr/presse/Pages/actualites-communiques/actualites-communiques-climat-environnement.aspx ;
      https://global-climat.com/2019/08/01/fonte-majeure-a-la-surface-du-groenland/ ;
      https://www.youtube.com/watch?v=CIJJ4X0cv94
      Mais bon, il y a toujours un bug : l’être humain; plus précisément, son cerveau : https://www.youtube.com/watch?v=GPMSADqi3A8
      Explications : https://www.youtube.com/watch?v=jrdLIRh3na0
      En fait, ce n’est qu’une question de bonne volonté, et c’est là où ça se complique

        +2

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      • azuki // 07.08.2019 à 11h36

        Quand on décompte les «milliards d’êtres humains» qui peuple la planète, ne pas oublier que d’en éliminer 10% bien sélectionné va résoudre 90% du problème… et même mieux, plus on monte, plus on résoud une grande quantité de problème, un seul super-riche pollue autant que des milliers, voire des millions de super-pauvres.

        Ce qui détruit la planète, ce ne sont pas les «milliards d’être humains» qui tiendraient sur 2 états américains avec une super-ville de la densité de Paris, en tout cas ce ne sont pas «les milliards» les permier responsables, mais la portion répartie entre les quelques dizaines et les 10% dont nous faisons partie en tant que Français.

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        • Véro // 07.08.2019 à 11h54

          D’accord et pas d’accord.
          Il y a à l’intérieur de chaque pays des riches et des pauvres. Même si un pauvre en France pollue plus qu’un pauvre en Afrique, il reste un pauvre, donc pollue de toutes façons moins qu’un riche, et il n’a pas le choix.

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          • Dominique Gagnot // 07.08.2019 à 21h30

            Mais bon sang, la pollution dépend avant tout du système économique qui régit nos existences !

            Le capitalisme, à fortiori libéralisé, vise à maximiser le gaspillage, car plus on gaspille, plus on extraie, plus on échange, plus on fait tourner la machine et plus les profits sont élevés !

            C’est basique de comprendre ça…. Commencez par les bases avant d’échafauder une suite.

            ça n’a aucun intérêt de dire qu’un américain consomme x fois plus qu’un africain. C’est leur système économique qui les conduit à ça, ça n’a rien d’absolu !

            Bref, je m’énerve à lire/entendre toujours les mêmes absurdités. Je crois que c’est foutu avec des raisonnements de ce type. On arrivera à rien, vous êtes trop nombreux à penser à l’envers. D’autant que certains sont trrrrès puissants, et y trouvent leur intérêt…

              +7

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            • Véronique // 08.08.2019 à 09h04

              Je ne sais pas pourquoi vous vous énervez. Je ne pense pas penser à l’envers, mais je pense que vous lisez à l’envers.
              Je réagissais seulement par rapport à l’intervention précédente qui évoque l’élimination d’êtres humains.
              Je ne faisais d’ailleurs aucune comparaison de consommations. Et je sais bien que c’est le système économique qui conduit aux niveaux de consommation et de gaspillage.
              Mais c’est le même système pour tout le monde néanmoins car ce système n’a pas de frontières. Du coup il vaut mieux parler de riches et de pauvres plutôt que d’américains ou de français.

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        • Fritz // 07.08.2019 à 12h35

          « éliminer 10% bien sélectionné […] dont nous faisons partie en tant que Français » ?
          Joli programme. 10 % de l’humanité, cela fait 750 millions de personnes ?

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          • Bats0 // 07.08.2019 à 13h04

            Faut savoir lire entre les lignes Fritz; je pense qu’azuki voulait démontrer que ce ne sont pas les milliards d’être humains qui sont les premiers responsables de l’érosion écologiques de la planète, mais surtout les énergivores que sont les occidentaux.
            Mais ce que je voulais démontrer, dans l’élaboration de mon post, c’est que les réels responsables sont nos comportements face au désastre écologique qui se profile devant nous; lorsque notre cerveau nous commande comment agir, si nous n’en prenons garde, il devient notre ennemi :
            “Au cœur de notre cerveau, un petit organe appelé striatum régit depuis l’apparition de l’espèce nos comportements. Il a habitué le cerveau humain à poursuivre 5 objectifs qui ont pour but la survie de l’espèce : manger, se reproduire, acquérir du pouvoir, étendre son territoire, s’imposer face à autrui. Le problème est que le striatum est aux commandes d’un cerveau touours plus performant (l’homme s‘est bien imposé comme le mammifère dominant de la planète) et réclame toujours plus de récompenses pour son action. Tel un drogué, il ne peut discipliner sa tendance à l’excès. À aucun moment, il ne cherche à se limiter.
            Hier notre cerveau était notre allié, il nous a fait triompher de la nature. Aujourd’hui il est en passe de devenir notre pire ennemi.”
            J’écris souvent sur ce blog que notre problème est notre “égo”, devenu disproportionné malgré nous.

              +9

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            • Dominique Gagnot // 07.08.2019 à 21h42

              Le problème c’est surtout ceux (les 0,1%) qui manipulent notre égo…
              Ont ils tort d’en profiter, puisqu’ils ont compris comment les 99,9 % fonctionnent ?
              Moralement oui, logiquement, non.
              D’autant qu’il est quasi impossible de faire appel à l’intelligence, et si facile de faire appel à la connerie humaine.

                +5

              Alerter
    • Louis Robert // 07.08.2019 à 14h15

      @Christophe

      Je ne suis pas convaincu par vos propos sur où nous en sommes quant à l’énergie, ses usages, leurs effets, les choix qui s’offrent à nous, ce que nous pouvons et devons faire… et le temps qu’il nous reste pour agir. J’apprécierais donc vous lire (succinctement, il va sans dire) sur les propos très documentés, si clairement articulés et présentés par monsieur Jancovici sur ces sujets, notamment dans cette conférence:

      « Jancovici : La COP21, début d’un monde nouveau ? – 18/02/2016»

      https://m.youtube.com/watch?v=gW8BBC8idho

      Merci.

        +2

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    • RGT // 10.08.2019 à 09h27

      L’énergie nucléaire est tout ce qu’il y a de plus naturelle, et tous es écolos de la terre ne pourront jamais me contredire.
      Elle est même à la base de ce qui a permis à l’univers de ne pas devenir un désert glacé sans aucune étoile pour augmenter localement la température.

      Les principaux problèmes réels du nucléaire sont en fait:

      – La CONCENTRATION d’atomes fissiles (sinon ça ne chauffe pas assez) qui devraient en fin d’utilisation être “dilués homéopathiquement” (une idée concernant cette solution a été proposée en enfouissant profondément les déchets dans les failles océanique pour qu’ils soient renvoyés dans le manteau pour des centaines de millions, voire des milliards d’années).
      Ce ne sont pas les protestations des “écolos” qui ont fait capoter ce projet mais simplement des considérations économiques, le stockage en surface ne coûtant quasiment rien même s’il est risqué pour les couillons qui ont la (très) mauvaise idée d’habiter à proximité.

      – L’utilisation de réacteurs à eau pressurisée (ou de réacteurs refroidis au sodium, ce qui est encore pire) qui ont l’immense “avantage” d’avoir de nombreux points communs avec les filières de fabrication d’armes nucléaires.
      Par contre, ces réacteurs peuvent au moindre pet de travers se transformer en splendides “bombinettes sales” si les consignes de sécurité et de maintenance ne sont pas respectées. Et de plus leur démantèlement coûte une fortune, d’où les décisions “avisées” d’allonger leurs durées de fonctionnement afin de ne pas être “responsable” du désastre financier.

        +2

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      • RGT // 10.08.2019 à 09h44

        Il existe d’autres types de réacteurs bien plus fiables (à sels fondus et thorium par exemple, actuellement testés par la Chine), voire d’autres possibilités encore plus “exotiques”, mais qui n’ont jamais été étudiés sérieusement car ils ne permettaient pas de collusion avec le lobby des armes nucléaires.

        Par contre, j’avoue que je ne crois pas trop à l’avènement des réacteurs à fusion, pour de simples questions techniques : Les températures et les pressions nécessaires sont largement trop importantes pour pouvoir être réellement exploitables ET rentables.
        Les lois de la physique ont hélas la particularité d’imposer des limites qui ne sont PAS dépassables, à moins de faire de nouvelles découvertes qui permettraient d’en repousser les limites.

        Par contre, l’avantage de l’énergie nucléaire, c’est que cette “source” (transformation en fait) d’énergie ne rejette aucun gaz à effet de serre ni aucun polluant dans l’atmosphère si on ne joue pas avec le feu en grappillant sur les consignes de sécurité pour “optimiser” les profits.

        Et c’est là que certains purs scientifiques se fourguent : Ils partent du principe que TOUTES les consignes de sécurité sont respectées, comme dans leurs laboratoires.

        Le problème, c’est que si un réacteur nucléaire “tombe” dans le privé, les actionnaires exigeront systématiquement des profits toujours plus importants.
        Le poste le moins critique à leurs yeux étant bien sûr la sécurité car elle ne rapporte rien et qu’elle coûte très cher, donc on fait l’impasse et advienne que pourra, les profits seront là.

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    • Jaffar le sournois // 10.08.2019 à 22h50

      En ce qui concerne le développement de l’utilisation de l’énergie nucléaire, voici un article très intéressant sur la R&D concernant les réacteurs de quatrième génération (réacteurs à neutrons rapides).
      Il semblerait que d’ici une vingtaine d’années, nous soyons capables d’utiliser l’uranium 238 dans ces centrales et de recycler une grande partie des déchets radio actifs actuels, ce qui nous donnerait des capacités de création d’énergie sans GES sur des millénaires.
      https://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/reacteurs-de-4e-generation

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  • Catalina // 07.08.2019 à 08h12

    Par Dmitry Orlov – Le 30 juillet 2019 – Source Club Orlov

    “Pour tous ceux qui vivent en Occident (les États-Unis, l’UE et ses différents partenaires comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande) et qui veulent savoir ce qui se passe réellement dans le monde, un obstacle majeur est le filtre puissant imposé à la réalité par les médias occidentaux. Ils utilisent deux méthodes pour empêcher la réalité de s’infiltrer dans le public, l’une active, l’autre passive.”

    http://cluborlov.blogspot.com/2019/07/mass-media-delusions.html

    (Avec Deepl, vous avez accès à une traduction de bonne qualité)

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  • Barbe // 07.08.2019 à 08h17

    J’ai arrêté de lire quand il a parlé des délais, et qu on ne verra une société juste de notre vivant.
    Bon moyen pour décourager les hommes.
    Allez voir ce que dit friot du temps nécessaire à la création de la sécurité sociale.

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    • Véro // 07.08.2019 à 08h33

      Mais la sécurité sociale (j’ai lu Friot au fait), a été créée juste après la deuxième guerre mondiale. A un moment très particulier, de crise très grave, et à un moment où le parti communiste était le premier parti en nombre d’adhérents, et se trouvait en France auréolé par son activité résistante.
      Un changement peut très vite se faire, mais les ressorts qui permettent de le déclencher peuvent mettre du temps à venir si les rapports de force politiques n’évoluent pas (et en ce moment, sur le plan économique la situation s’aggrave mais lentement, et les gens ne votent pas, donc c’est le statu quo).

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      • Barbe // 07.08.2019 à 08h52

        Oui, oui. Je connais tout ça.
        Ce ne sont que des excuses.
        C’est toujours la faute à autre chose.
        En attendant, ceux qui veulent la fin de la secu et des retraites y arrivent bien.
        Il faut juste savoir ce que l on veut.

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        • Véro // 07.08.2019 à 09h12

          Il faut surtout être réaliste.
          Les choses n’arrivent pas toutes seules. Oui ils détricotent le régime général, mais ils sont minoritaires et solidaires, et ils ont l’argent, et ils ont déjà le pouvoir entre leurs mains.
          Il y a en France 44 millions d’électeurs. Combien sont-ils à vraiment souffrir du système actuel ? pas seulement juste subir en attendant des jours meilleurs, mais souffrir quotidiennement ? Entre 10 % ? 20 % ?
          La majorité est en léthargie.

          En plus de quelles excuses parlez-vous ? Des excuses pour quoi au juste ? Et pour qui ? Je n’ai pas besoin d’excuses, je fais tout ce que je peux à mon échelle pour que le système change. Et je pense que la plupart de ceux qui veulent un changement radical font ce qu’ils peuvent.

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          • Véro // 07.08.2019 à 09h16

            J’ajoute que ce n’est pas du tout décourageant de parler des délais nécessaires. Il faut en être conscient justement pour ne pas se décourager. Il y a beaucoup de personnes qui se découragent vite dès lors qu’elles n’obtiennent pas rapidement un résultat. La persévérance est essentielle.
            D’ailleurs il n’a pas fallu beaucoup de temps pour créer le régime général, certes, mais la décision de le créer n’est pas arrivée rapidement. Il a fallu du temps aussi, avant le régime général, il y a eu pas mal de générations qui ne l’ont pas connu.

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            • Ouvrierpcf // 08.08.2019 à 17h55

              La. Lutte des classes vous connaissez oui non mais l’intérêt national aussi c’est sous Colbert que des marins purent partir en retraite en touchant une pension et que se développa fortement et la Marine française et la France état Nation

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        • azuki // 07.08.2019 à 10h57

          Ce ne sont pas des excuses. Au niveau individuels, les humains (une partie au moins) ont une certaine intelligence qui leur permettent un certain degré d’anticipation, au niveau collectif on n’a pas trouvé. En tout cas pas chez nous, parce que l’Empire chinois n’a jamais été un paradis, mais a prouvé qu’il savait durer.

          Il y faut investir dans les sciences “molles”, à savoir les sciences sociales, pour trouver des fonctionnement sociaux mieux adaptés au contexte mondialisé actuel que celui des tribus de chimpanzés qui est notre modèle dominant.

          Tant que les instincts individuels de recherche du pouvoir et de la domination prévaudront sur la responsabilité, on courra a notre perte. Il y a de quoi être pessimiste en regardant les élections Trump et Macron qui n’ont rien a voir ni avec l’intelligence, ni avec la responsabilité, ni avec l’anticipation.

          Ce qui saute aux yeux en regardant le comportement de nos “zélites”ce n’est pas leur intelligence ! C’est leur psychopathies et perversions narcissiques, qui sont précisément des déviances qui les rendent totalement insensible à l’empathie, à l’intérêt général et aux conséquences a long terme de leur actes, même si pour manipuler ils sont parfois doués pour les simuler.

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          • Dominique Gagnot // 07.08.2019 à 22h06

            Oh que si il y a de l’intelligence dans ce qu’ils font, mais ces “ils” restent dans l’ombre. C’est réfléchit et programmé depuis l’après WW2.
            Je ne crois pas que l’évolution de nos sociétés soit le fruit du hasard.

            Et ils ont besoin de psychopathes, de “sans morale” pour exécuter leurs programmes… On connait tous leurs noms.

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        • gotoul // 07.08.2019 à 12h17

          Il y a longtemps qu’ils s’activent à mettre fin à la Sécu et aux retraites, ça leur prend beaucoup, beaucoup de temps. Ils progressent malheureusement

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          • gotoul // 07.08.2019 à 12h23

            En fait on est plus dans le capitalocène que dans l’anthropocène : l’homme ne détruit la planète que depuis l’avènement du capitalisme, pendant des dizaines de milliers d’années il n’y a pas eu de problèmes alors que depuis quelques petites centaines d’années tout part à vau-l’eau.

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      • Wollaston // 07.08.2019 à 08h53

        Entièrement d’accord
        Mais j’ajouterais un point primordial : le peuple était armé et avait appris à s’en servir.

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        • Astap66 // 07.08.2019 à 10h54

          Entièrement d’accord.
          Même si la route est longue, elle en vaut la peine.
          Certains objectifs sont atteignables : ne pas donner tout pouvoir aux actionnaires. Donner un vrai droit de décision aux salariés. Juridiquement, c’est fondé puisqu’ils constituent le capital variable et font l’avance de leur force de travail. Voter pour la pétition ADP. Faire interdire les produits polluants (plastiques, additifs..). Trouver une solution au niveau local pour passer outre la division des syndicats et partis politiques et pousser les revendications unitaires…
          Faire respecter le droit au logement opposable,etc..
          Il y a tellement de choses à faire

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          • Dominique Gagnot // 07.08.2019 à 22h13

            Avant de pouvoir faire ça, ben il faut être aux manettes ! Ce qui ne s’est encore jamais produit, sauf quelques mois en 1945 ou 1946…

            Et si on est au manettes, on peut imaginer beaucoup plus vaste… remettre le monde à l’endroit, par exemple.

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            Alerter
    • Astap66 // 07.08.2019 à 09h48

      Mais Friot dit aussi qu’on ne fait pas la révolution en prenant le palais d’hiver mais en changeant le mode de production. Il explique que la bourgeoisie a mis quatre siècles pour le faire (en ne faisant plus la corvée pour le seigneur mais en lui payant l’impôt ) avant de prendre le pouvoir politique. Dans ce long processus, il y a des avancées fulgurantes (le régime général de sécurité sociale en 1945, et même la révolution de 1917 qui a consacré l’égalité des femmes et des hommes ou le droit à l’éducation supérieure gratuite pour tous) et des périodes de régression (nous y sommes).
      Je pense qu’aujourd’hui, un objectif atteignable serait de donner un droit de véto aux salariés pour toutes les décisions majeures investissement, de fermeture de site, de nomination des dirigeants : après tout, ne sont ils pas eux-mêmes une partie du capital?
      Mais pas simplement aux travailleurs :aux habitants du lieu où l’entreprise est implantée, aux consommateurs de sa production…

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    • Louis Robert // 07.08.2019 à 15h51

      @ Barbe

      Dites-nous donc plutôt COMMENT, EXACTEMENT, nous parviendrons à nous sortir de cette « chienlit » (de Gaulle) dans laquelle nous baignons, et dans combien de temps, selon vous?

      Vous pouvez vous inspirer de la présentation de Jancovici donnée en référence à 14h15.

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      • Barbe // 07.08.2019 à 17h24

        Un des éléments de solution ?
        Le peuple vote directement les lois et les grandes décisions.
        Les députés seront utiles pour écrire les textes. Pas les voter.
        Fin des lobbys. Fin de la ploutocratie. Fin de la politique partisane.
        Et si un texte est rejeté, ceux qui l ont écrit devraient attendre un peu avant d en proposer un autre.
        Pas de démocratie participative, c’est de l entubage. Seule la voix directe des gens.
        Une condition à cela. Pas, Jamais, de vote électronique.

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        • Louis Robert // 07.08.2019 à 20h12

          C’est oublier la question essentielle, qui est celle du Pouvoir, qui se trouve ni au fond des urnes du jour, ni dans un éther électronique. Un peuple ne prend pas le Pouvoir et l’exerce encore moins en se contentant de seulement rédiger et « voter directement » des lois.

          Un peuple doit d’abord être, dans les faits, le souverain, donc disposer de tout le Pouvoir puis l’exercer entièrement et sans partage. Pour qu’il en soit ainsi, un peuple doit se lever pour saisir le Pouvoir et immédiatement devenir souverainement constituant; après quoi il sera opérant, exécutant: politiquement, législativement, financièrement, socialement, militairement, etc.

          À défaut de quoi, un peuple restera prisonnier de sa servitude volontaire, donc enfermé dans la simple rhétorique, au mieux très élégante certes mais tout autant inefficace. D’où ces massacres hebdomadaires des vociférants et des choristes des rues qui ne satisfont que les masochistes.

          Le Pouvoir n’est jamais livré, tout bonnement donné au peuple. Le peuple doit s’en saisir et savoir le défendre. Cela s’entend… c’est ce que l’on tait le plus communément dans l’Empire, le bruit d’une seule main qui applaudit.

            +3

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          • Barbe // 07.08.2019 à 21h07

            certes, je ne parlais pas du gouvernement, ce que peut-être, vous entendez par POUVOIR… je parlais du souverain.
            La logique élémentaire, aussi bien que la réalité, les distingue : et il va de soi que le gouvernement ne peut pas être le peuple, ni pour le peuple; il ne peut servir que les intérêts particuliers à chaque fois. La seule chose que le peuple peut avoir, c’est la votation des règles.
            Car l’élection, on a donné : cela donne toujours les pires.
            D’ailleurs, qui ne voudrait pas voter les lois qui vont s’exercer sur ou autour de lui?
            Quel fou dira : moi, je veux bien subir la loi, mais pas la voter…?

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            Alerter
          • Dominique Gagnot // 07.08.2019 à 22h17

            Le Pouvoir réel est dans la propriété des ressources essentielles : du sol à la monnaie, en passant par les moyens de production, etc. C’est expliqué là : “COMPRENDRE L’ARNAQUE CAPITALISTE, IMAGINER LE SYSTÈME D’APRÈS”. PDF gratuit : http://bit.ly/capitalisme

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  • NulH // 07.08.2019 à 09h46

    Attention, tous les acteurs modestes, sérieux, savent s’organiser, partout.

    Suggérons un passage en association jusque toute organisation. .. Il suffit de s’y mettre. .on commence par un bout… puis on avance …

    Ceci forme… la base…la théorie vient avec… . Parallèlement. .. selon le besoin. ..

    D’excellents auteurs ont travaillé ce propos. .. dont bien évidemment dans l’hexagone. ..un des ensembles parmi les plus avancés dans ces sciences

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  • Kokoba // 07.08.2019 à 10h53

    J’aime beaucoup la description de Trump et d’Obama.

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  • Pinouille // 07.08.2019 à 11h21

    Cet article résume bien les défauts du système à l’œuvre aujourd’hui.
    Mais il tombe, comme trop souvent, dans les travers des interprétations idéologiques pour aboutir à des conclusions qui relèvent plus de la pensée magique. Je m’explique:

    Fidèle à la pensée marxiste, c’est le capitalisme qui est ici identifié comme la source de tous les maux de l’occident. Or, quand M Wright passe en revue détaillée les problèmes, je ne vois pour la plupart que les conséquences de déviances politiques/démocratiques qui aboutissent au renforcement oligarchique. Cela n’a, amha, qu’un rapport très éloigné avec le capitalisme. Pour preuve, cette même tendance à la concentration des richesses et pouvoirs + corruption + copinage a lieu en Chine. Je suis d’avis que c’est moins la propriété privée (des moyens de production notamment) qui est ici en jeu, qu’un lent mouvement de disparition des circuits de redistribution des richesses produites et du pouvoir du peuple.

    M Wright fonde ses espoirs sur les coopératives. Mais si les coopératives étaient factuellement plus efficaces (en terme économique) que les entreprises capitalistiques classiques, elles les auraient supplantées depuis plusieurs décennies. Or, il n’en est rien.

    Je partage les préoccupations relatives aux inégalités qui atteignent des niveaux mortifères. Mais on n’y répondra jamais sans se poser les bonnes questions sur l’efficacité économique (dans tous les sens du terme) des changements proposés. Sinon, ce nouveau système ne tiendra pas la route face à ses concurrents. Ref: l’histoire.

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    • Véro // 07.08.2019 à 11h56

      La Chine se déclare communiste, mais elle est aussi capitaliste.

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      • Ouvrierpcf // 08.08.2019 à 18h04

        Votre commentaire doit avoir éte rédigé sous le coup d’une émotion ou pour faire réagir j’ai lu plus de consistance et f arguments dans nombre de vos écrits la Chine état nation appellee République Populaire de Chine decide de des budgets via le vote organisé par l’approbation des plans établis par le PCC pas la bourse de Londres où celle de New York

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        • manuel // 08.08.2019 à 19h18

          Vaste blague la chine est un pays capitaliste à tendance fascisante. Il n’y a pas de communisme au numéro que vous avez demandé et il n’y en a jamais eu. L’oppression a été totale et a visé à la tête tous ceux qui ne pensaient pas comme il faut.

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        • Véronique // 09.08.2019 à 17h31

          pourtant la Chine adhère à l’OMC. Elle s’est ouverte aux marchés internationaux, elle pratique le libre-échange, elle a libéralisé en partie l’économie…
          C’est un capitalisme d’Etat, avec une libéralisation limitée. Bien sûr elle mène aussi une politique sociale très importante, mais non démocratique.
          J’aurais tendance à voir la Chine comme un pays plutôt capitaliste, mais dominé par un Etat autoritaire et socialiste. Un peu comme si elle était une gigantesque multinationale qui veille sur ses salariés (tente de leur apporter du bien-être tout en les surveillant de près).
          Peut-être que je suis dans l’erreur.

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    • Sandrine // 07.08.2019 à 18h07

      A la lumière du texte que nous venons de lire (son début surtout), je se suis tentée de conclure de votre commentaire que vous ne croyez pas qu’une alternative soit possible au capitalisme car vous ne croyez pas à la démocratie au sein des entreprises.
      La démocratie tout court est-elle envisageable si la sphère économique lui reste imperméable?

        +1

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    • Véro // 07.08.2019 à 18h53

      Pourquoi dites vous que les coopératives ont été supplantées par les entreprises capitalistes classiques ?
      Il y a sans doute davantage d’entreprises non coopératives que d’entreprises coopératives, mais c’est lié à l’historique des entreprises.
      Si une entreprise s’est constituée au départ sous une forme non coopérative, puis s’est transmise, il y a peu de chances qu’elle ne se transforme un jour en coopérative.
      Certaines structures de type coopératif ont tellement bien fonctionné qu’elles sont devenues des sociétés cotées en bourse (mais ce n’est pas forcément positif). Je pense au Crédit agricole par exemple. Ou au Crédit mutuel.
      Il y a aussi un certain nombre de mutuelles dans le secteur de l’assurance.
      Et il y en bien d’autres.
      On ne peut pas dire que ça ne fonctionne pas.
      extrait wikipedia : En 2016 en France, 23 000 entreprises coopératives pèsent 317 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Elles emploient, directement et indirectement, plus d’un million de personnes. En France, une personne sur trois est membre d’une ou plusieurs coopératives. À elles seules, les 100 premières entreprises coopératives représentent un chiffre d’affaires cumulé de 240,5 milliards d’euros. Les entreprises coopératives sont des acteurs économiques incontournables. Coop FR est l’organisation représentative des entreprises coopératives en France. http://www.entreprises.coop »

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    • Pakete // 08.08.2019 à 00h15

      Pour commencer, souvenons-nous que la Chine est un pays capitaliste, qui cherche depuis un certain temps à être reconnue comme une “économie de marché” et qui, par ailleurs, a sorti les sceaux pour écoper les pertes cataclysmiques de la bourse de Shangaï – ce qui n’est, en soit, pas très “communiste”. Pour autant, c’est un capitalisme avec ses spécificités, mais c’est bien, d’un point de vue général, un pays capitaliste malgré l’habillage “communiste”.

      Concernant les dérives “politiques/démocratiques qui aboutissent au renforcement oligarchique” qui n’auraient pas de rapport avec le capitalisme, c’est pourtant un besoin essentiel pour le capitalisme afin de renforcer et/ou de protéger sa position. Comme si l’oligarchie ne profitaient pas du capitalisme ! Alors qu’elle en est la première bénéficiaire… Le capitalisme étant un cadre économique, certains acteurs – comme l’oligarchie ! – ont tout intérêt à mettre en oeuvre les moyens pour le protéger et le maintenir le plus longtemps possible. C’est assez étrange de diviser l’un et l’autre alors que l’autre n’est qu’une extension de l’un, ce dernier ayant toujours trouvé les moyens pour exploiter son prochain (Le capitalisme d’aujourd’hui n’est guère qu’une extension moderne de la féodalité, la seule différence est que le seigneur est obligé de payer les serfs – et encore ! Si l’état ne permet pas aux exploiteurs de ne payer qu’un euro de l’heure….). C’est pour cette raison que Micron et compagnie n’ont guère plus que les matraques pour imposer leur médiocrité. La raison ne leur appartient plus, ne leur reste que la force et le gribouillage au niveau des institutions pour se maintenir au mieux au pouvoir.

        +3

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  • Morne Butor // 07.08.2019 à 11h37

    L’équivalent du GIEC pour le nucléaire s’appelle unscear.org. C’est un comité scientifique, essentiellement constitué de médecins, qui, comme le GIEC le fait pour le climat, analyse toutes les analyses scientifiques sur les accidents nucléaires. Nulle part les rapports UNSCEAR ne mentionnent des risques de bébés malformés. Le risque principal identifié porte sur le cancer de la thyroïde chez les enfants, mais il est estimé comme étant très faible.

    Comparez les analyses UNSCEAR avec celles du GIEC et vous verrez que nos problèmes ne viennent pas du “trop nucléaire”, mais du “pas assez de nucléaire” !

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  • Shock // 07.08.2019 à 11h53

    C’est oublier:
    1- qu’une fois les 10% éliminés, les 10% suivants prendront leur place
    2- ce sont les 90% qui permettent aux 10% de s’enrichir et de polluer
    3- ce ne sont pas les riches qui défrichent la forêt amazonienne, ni qui polluent lors de l’extraction de l’or

    Moralité: c’est tout le système qu’il faut revoir, à condition que le défaut ne soit pas dans le cerveau et les instincts.

    Bon encore un commentaire d’azuki passé à l’as…

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    • Sandrine // 07.08.2019 à 14h54

      Et que proposez-vous si le défaut est dans le cerveau et les instincts?

        +1

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      • Shock // 08.08.2019 à 10h37

        Et si la Terre tourne autour du soleil, suis-je aussi tenu de proposer quelque chose?

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        • Sandrine // 08.08.2019 à 14h24

          Bon, je vais etre plus précise dans ma question que manifestement vous n’avez pas envie de comprendre.
          Vous écrivez que “une fois les 10% éliminés, les 10% suivants prendront leur place (…) c’est tout le système qu’il faut revoir, à condition que le défaut ne soit pas dans le cerveau et les instincts.” cela revient à suggérer que pour vous, l’élimination des plus pollueurs est une solution au problème de la planète à condition que ce ne soit pas ses déterminants biologiques qui conduisent de l’espèce humaine à détruire irrémédiablement l’environnement dans lequel elle vit”… auquel cas…
          Au quel cas quoi?
          “Changer le système” ou penser que l’homme est déterminé par ses “instincts”, il faut choisir.
          Sinon on aboutit à des solutions du type de celles proposées par un certain moustachu de triste mémoire.

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  • marire // 07.08.2019 à 14h57

    Bof! Pas très critique ce texte de Monsieur Wright! Il reprend la propagande qu’on nous sert journellement: Le réchauffement est du à l’homme! Il nous sert aussi la solution à laquelle le GIEC nous prépare : Vive le nucléaire! Un peu d’histoire: le GIEC a été fondé sous l’égide de Madame Thatcher pour qui le CO2 était un ennemi personnel lié à ses démêles avec les mineurs. Plus actuel, les dirigeants français du GIEC: Jouzel et Masson Delmotte sont des salariés du CEA.
    Personnellement je crains beaucoup plus le nucléaire que le CO2.
    En France , aucune de nos centrales nucléaires n’est installée dans une zone de sécurité ( à plus de 250 km de villes). Nous léguons à nos enfants un pays avec des centrales nucléaires vieillies, des monceaux de déchets ( Bure, La Hague)

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    • Véro // 07.08.2019 à 16h30

      Il y a bien d’autres points évoqués que le réchauffement climatique, dans ce texte.

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    • Louis Robert // 07.08.2019 à 20h24

      « Personnellement je crains beaucoup plus le nucléaire que le CO2. »

      Avez-vous la moindre idée d’où nous mène ce dernier, que nous le voulions ou pas? Nous en faisons pourtant de plus en plus l’expérience chaque jour… et l’accélération globale ne fait que débuter.

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      • marire // 08.08.2019 à 08h55

        Que la concentration de CO2 dans l’atmosphère soit passée de 0,003% à 0,004%, non je n’ai pas la moindre idée des conséquences réelles; mais parmi ceux qui répètent les incantations sur ses dégâts, combien comprennent les problèmes physiques que cela met en jeu? Un raisonnement simpliste ne me convainc pas. Tous ces problèmes globaux sont physiquement liés à de nombreuses équations complexes. La climatologie est une science toute nouvelle et encore balbutiante.

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      • Theoltd // 09.08.2019 à 10h23

        Encore un devin!
        Nous sommes envahis par les devins!

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  • monique // 07.08.2019 à 17h41

    il ne néglige pas l’opacité du nucléaire,mais il la minimise .
    si on veut s’en sortir ,il faudra rapidement penser non-nucléaire et décroissant..sinon rien.

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  • libvert.fr // 07.08.2019 à 17h46

    “Extinction Rebellion” est pour la désobéissance civile.

    Pour ma part, je préfère la promotion d’objectifs de long terme sains sans désobéissance (www.libvert.fr)

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  • Tardieu // 08.08.2019 à 08h33

    (suite)

    Avec Maria J. Stephan — une spécialiste des affaires étrangères qui a travaillé pour le Département d’État des USA et pour l’OTAN avant de travailler pour le U.S. Institute of Peace (Institut des États-Unis pour la paix, une institution fondée par le Congrès des États-Unis en 1984), et qui est membre permanente d’un des Think Tank les plus influents et tristement célèbres de Wall Street, le Council on Foreign Relations (CFR), quatre autres organisations particulièrement subversives et révolutionnaires, n’est-ce pas — elle a co-écrit un livre sur la résistance civile (Why Civil Resistance Works) qui prétend que la non-violence est la meilleure manière de lutter.

    https://www.partage-le.com/2018/06/erica-chenoweth-ou-quand-letat-et-les-banques-promeuvent-la-non-violence-par-nicolas-casaux/

    LVOG – Là vous avez la totale : Banque mondiale, l’UE et différentes fondations privées, Département d’État des USA et l’OTAN, le Congrès des États-Unis, Wall Street, le Council on Foreign Relations (CFR). Vous vous voyez lutter au côté de ces gens-là avec le pedigree et les sponsors idéologiques qu’ils ont ?

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  • Tardieu // 08.08.2019 à 08h40

    Avec Maria J. Stephan — une spécialiste des affaires étrangères qui a travaillé pour le Département d’État des USA et pour l’OTAN avant de travailler pour le U.S. Institute of Peace (Institut des États-Unis pour la paix, une institution fondée par le Congrès des États-Unis en 1984), et qui est membre permanente d’un des Think Tank les plus influents et tristement célèbres de Wall Street, le Council on Foreign Relations (CFR), quatre autres organisations particulièrement subversives et révolutionnaires, n’est-ce pas — elle a co-écrit un livre sur la résistance civile (Why Civil Resistance Works) qui prétend que la non-violence est la meilleure manière de lutter.

    Parmi les grands succès de la non-violence, Erica Chenoweth et Maria Stephan font souvent référence au renversement de Milosevic. Une aberration pour au moins deux raisons. La première, c’est que le mouvement qui a détrôné Milosevic, entre autres via l’organisation Otpor!, a en partie été financé et organisé par les USA, par la CIA[1], et par diverses fondations privées[2]. Ainsi, comme pour nombre des soi-disant « mouvements populaires » cités par nos deux propagandistes de la non-violence, l’aspect « populaire » est ici plus que discutable.

    https://www.partage-le.com/2018/06/erica-chenoweth-ou-quand-letat-et-les-banques-promeuvent-la-non-violence-par-nicolas-casaux/

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  • Tardieu // 08.08.2019 à 08h50

    Pourquoi mon commentaire où je donnais le nom de mon portail a-t-il sauté ? La Voix de l’Opposition de gauche.

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  • bob // 08.08.2019 à 09h09
  • Milarepa13 // 08.08.2019 à 09h43

    Quand l’oligarchie fait la promotion des fanatiques écervelés qui relaient sa propagande.

    – L’été militant d’Extinction Rebellion – Slate.fr 24 juillet 2019

    extinctionrebellion.fr

    En mobilisant 3,5% de la population(2), seuil à atteindre pour déclencher un changement de système – en utilisant des idées comme celle de « Momentum-driven organizing »(3).

    2 – La notion de “3,5% de la population” est expliquée dans le Tedx de Erica Chenoweth : The success of nonviolent civil resistance (en anglais) Erica Chenoweth…

    Qui est Erica Chenoweth ?

    Erica Chenoweth dirige le Program on Terrorism and Insurgency Research (Programme de recherche sur le terrorisme et l’insurrection) de l’université de Denver, aux USA, et est également une chercheuse au PRIO, Peace Research Institute Oslo (Institut de recherche sur la paix d’Oslo). Pour comprendre et/ou anticiper ce qui va suivre, précisons que le PRIO est financé par la Banque mondiale, l’UE et différentes fondations privées (des organisations toutes plus révolutionnaires les unes que les autres, n’est-ce pas). Avec Maria J. Stephan…

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  • jean pale // 08.08.2019 à 18h57

    Concernant la surveillance, c’est bien pire que ce qui est décrit dans cet article.
    “L’état profond” US a la main sur la NSA, laquelle NSA surveille mais surtout ENREGISTRE tous les échanges sur internet, au niveau mondial (de manière totalement illégale selon la loi US).
    La conséquence, c’est que lorsque le gouvernement américain souhaite affaiblir quelqu’un pour une raison x ou y (investigation à stopper, homme politique à controler, dirigeant d’entreprise à corrompre etc…), il suffit de ressortir tout son historique des archives ainsi que celui de ses proches, puis de le faire chanter à la moindre irrégularité.
    Selon William Binney, lanceur d’alerte de la NSA (15 ans avant Snowden), de nombreux dirigeants de pays du golfe sont ainsi potentiellement soumis au chantage de la révélation de leur accès à la pornographie. Plus important, l’ensemble de la classe politique américaine est sous la coupe de l’état profond, et on peut supposer que Trump qui a eu de nombreux liens d’affaire avec la Mafia est totalement sous la coupe de cet état profond (sachant par ailleurs qu’ils dispose de dossiers sur ses opposants). En fait l’ensemble de la classe politique dirigeante occidentale (je ne parle pas des godillots) est probablement composée de personnes que l’état profond US contrôle.
    Ce qui est grave, au-delà de l’illégalité complète de cette pratique, c’est que tout opposant politique potentiel est ainsi susceptible de se voir soumis à chantage par rapport à ses affaires privées.
    https://www.youtube.com/watch?v=g6se41MoXWw

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  • Seb // 09.08.2019 à 18h09

    * Les forces des ténèbres ont trop de pouvoir.
    * De nombreuses études ont examiné les méthodes d’endoctrinement du public par les entreprises et l’État, et l’ampleur de cet endoctrinement.

    P447&448
    En occident la démocratie est admise, en principe, mais, en réalité, les régimes des partis confèrent aux leaders un pouvoir qui n’a peu à voir avec le principe démocratique et dans ces pays on constate que la bureaucratie s’est assuré une existence propre et inattaquable. Ainsi on voit que – l’idéal de la démocratie – la communauté fraternelle des citoyens ayant des droits égaux – n’est pas réalisée et n’est même pas réalisable. Reiwald se pose la question sur les raisons qui empêchent sa réalisation et les voit surtout en trois directions : ce sont d’abord les différences biologiques des hommes, ensuite les différences dans les domaines économique, social, politique et culturel, et enfin, la tendance des hommes de renoncer à des décisions propres, d’en laisser la responsabilité et le travail à un tiers, et de se mettre en dépendance de celui-ci. Les racines de cette tendance sont à rechercher dans l’affectivité, qui se précise déjà chez l’enfant entre un et cinq ans : c’est alors qu’il se forme le sentiment de la dépendance du père, lequel lui octroie sa protection, ses soins et qui le punit. Dans la famille tout est fait afin que la volonté propre de l’enfant soit brisée, pour qu’il devienne facile et soumis. L’école continu l’ « éducation » dans la même direction.

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  • Seb // 09.08.2019 à 18h10

    Des réflexes conditionnés appropriés se forment de sorte que l’homme mûr tombe à chaque occasion dans une situation de dépendance envers celui qui a plus d’expérience, qui est plus puissant, plus âgé, envers le supérieur, le chef. Ils deviennent tous, dans son inconscient, les successeurs et les remplaçants du père, et il les suit, en pleine conscience ou inconsciemment.
    Le rapport « meneur-foule » établi dans le sens indiqué, est selon Reiwald, le plus grand ennemi de l’idée démocratique. Même après chaque révolution, ce rapport est réinstauré sous une nouvelle forme. Il sape les digues les plus sure de la démocratie. La croyance est répandue aujourd’hui que la démocratie commence hors des camps de concentration. Mais c’est illusion : on trouve à chaque pas , dans les pays « démocratiques », des institutions qui font échouer l’idéal d’un vraie communauté. L’idéal réalisé c’est celui du père omnipotent par rapport au fils qui en dépend, du seul responsable par rapport à l’irresponsable, du meneur par rapport au mené. c’est la vraie raison du fait qu’on rencontre si rarement réalisé le principe démocratique de l’autonomie.

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  • Seb // 09.08.2019 à 18h20

    * Il est difficile d’imaginer un avenir viable si le mouvement syndical n’est pas ressuscité et renforcé.
    Les syndicats n’ assurent que leur propre organisation.
    P449&450
    Le problème de la démocratie totale était le problème central pour Lénine et c’est à ce problème qu’il échoua. A l’origine le leader est conçu comme le serviteur du parti de masse, mais le développement de l’organisation le porte au sommet du parti.

    L’organisation, dit Michels, pousse inéluctablement vers la « culture » des chefs et des élites : ainsi se forme toute une caste des meneurs des masses ouvrières. Et ce n’est qu’une minorité infime qui prend part aux décisions du parti. L’énorme masse des organisés n’a pour l’organisation que la même indifférence que l’on voit dans la masse des électeurs pour le parlement. La cause de la formation d’une caste dans un parti est l’apathie des masses et leur besoin de suivre un meneur. La conséquence en est que partout dans le parti s’installe le vote indirect, ce même mode qui, dans la vie de l’État, est combattu violemment par le parti.

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  • Seb // 09.08.2019 à 18h22

    Dans ce dernier ce sont les commissions qui deviennent l’instance décisive. C’est le même phénomène qu’on observe dans les sociétés par actions, ou, malgré tous les droits des actionnaires, ils sont pratiquement mis hors du circuit et l’administration devient toute puissante. Le même processus se retrouve dans tous les groupes et associations de nos jours. La direction du parti devient impossible sans une certaine dose de pouvoir dictatorial, car c’est alors seulement qu’on arrive à garantir une transmission rapide et une exécution précise des ordres dans la lutte. Le facteur conservateur important de la tradition est devenu indispensable aussi bien aux masses révolutionnaires qu’à celles conservatrices. »

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  • Seb // 09.08.2019 à 18h25

    *Vivons-nous dans une vraie démocratie ?
    P451
    Notre conclusion des faits énoncés nous mène à affirmer que les « démocraties » d’aujourd’hui ne méritent aucunement leur nom et devraient être plutôt désigné comme « démocratoïdies » : en réalité, elle n’appliquent les principes démocratiques qu’à des oligarchies, à des petites minorités privilégiées dans leur sein, aux membres d’une caste dirigeante. L’énorme majorité des citoyens de ces démocratoïdie » sont des citoyens de deuxième classe », ils sont violé psychiquement par la propagande détenue par la caste dirigeante, qui s’arroge le droit de parler au nom de ces masses. Nous voyons la cause de cet état de choses dans le gigantisme actuel des États et nous reviendrons encore à parler de l’idée que la vraie démocratie n’est réalisable que dans les entités sociales de petite envergure, dans les éléments d’une « micro-sociologie » ou, à la place de la démagogie, du viol psychique des masses » axé sur la terreur, il sera possible d’instaurer le « psychagogie », dont le ressort socio-psychique sera l’enthousiasme constructif.

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  • clauzip 12 // 09.08.2019 à 23h58

    S’agissant du nucléaire C.Writh résonne avec le développement actuel .
    -En admettant un nombre de réacteurs moyen par pays développés de l’ordre de 30 et en cours de développement.
    -en admettant que les réserves naturelles d’uranium permettraient de fournir presque indéfiniment tout au moins pour 1 siècle les 5 à 6 mille réacteurs sur la planète dans un premier temps.
    -En admettant que les déchets nucléaires aient trouvés une issue acceptable pour la survie de l’humanité.
    Enfin ,qu’il n’y ai pas eu un accident majeur,les probabilités augmentant avec le nombre.
    Le nucléaire ne me parait pas être la solution pour les nécessites énergétiques de l’avenir.
    En effet ,considérant la demande énergétique comme actuellement avec une croissance de 3% /an les besoins seront plus éleves.
    Il apparait que notre croissance type actuelle n’est pas soutenable.
    Par conséquent ,tant en raison des ressources naturelles limitées,en raison des conséquences sur l’environnement,la soutenabilité de la perspective nucléaire est invraisemblable.
    L’avenir nous conduira à une réduction des dépenses énergétiques dans des proportions impensables.
    Si le nucléaire reste dans l’actualité énergétique il ne pourra le rester que dans des proportions modérées.
    Les énergies renouvelables développées au maximum ne fourniront qu’une partie de nos besoins actuels.
    Un changement majeur de l’économie s’imposera tôt ou tard si toutefois la dégradation du climat nous en laisse la possibilité.
    Quand le train est lancé,il est inarrêtable.

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  • jcnello // 10.08.2019 à 14h02

    Le jour où un seul véritable accident nucléaire décisif se produira, ce sera l’occasion de rappeler à ce monsieur que l’industrie nucléaire présente un potentiel de destruction total. Le risque est le produit de la probabilité de survenance d’un évènement et de sa gravité….si la gravité est infinie, même une probabilité de survenance extrêmement faible ne signifie rien: nous serons anéantis avant d’avoir pu en commettre l’analyse.

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  • Artisanal // 12.08.2019 à 06h43

    Pour savoir de quoi ont parles :https://youtu.be/smGve9f6kpQ c’est pas long et bien expliqué

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  • Blabla // 13.08.2019 à 15h28

    Le mal n’est ni dans le communisme ni dans le capitalisme (libéral financier), mais à la racine des deux, dans le productivisme, qui produit et, fatalement, gâche matières premières, nourriture, énergie, eau et air. La forme actuelle parait plutôt sympathique car elle fait prospérer l’espèce humaine (nous n’avons jamais été aussi nombreux et nous le sommes de plus en plus) en raréfiant les famines (elles surviennent toujours quand le système est perturbé), mais cela au détriment du reste de la biosphère.

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    • Blabla // 13.08.2019 à 15h29

      Nous en sommes à un point où même nous transformer en chasseurs cueilleurs ne suffirait pas à rendre notre espèce inoffensive! Donc, la sobriété, nécessaire,ne suffit pas.

      Le besoin est de décroître notre consommation de ressources : on peut se mettre à manger les produits de notre jardin bio, mais il faudrait énormément de terres, donc raser les zones protégées OU exproprier beaucoup (pas seulement des riches, disons beaucoup de moyens propriétaires) et tout redistribuer OU ENCORE exproprier moins (les grands propriétaires) ET abandonner les villes : ne vous attendez pas à voir beaucoup de volontaires, surtout parmi les élites autoproclamées.

      Pour alléger la facture, on peut aussi faire décroître la population (qui dit qu’on est plus heureux quand on est nombreux?), mais vous trouverez encore moins de volontaires pour se faire euthanasier ou stériliser (et qui choisirait les sacrifiables?)

      Ceci dit, une fois la population moins dense et plus sobre, on pourrait vivre avec un panel énergétique moins large :

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      • Blabla // 13.08.2019 à 15h30

        la seule source réellement propre et utile est l’hydraulique : pilotable, pratiquement continue et renouvelable. Évidemment, la quantité disponible est très faible!

        Les hydrocarbures et le charbon devraient être les premiers à partir, et complètement : de même que pour le productivisme, ils nous ont habitués à vivre en surconsommant facilement ; c’est par eux que l’Homme lance la plus grave catastrophe (un accident nucléaire, c’est une zone de plusieurs centaine de km² polluée pour des siècles, le réchauffement c’est la moitié de la planète pour un million d’années) et ils sont de toutes façons de plus en plus rares et causent des nuisances de plus en plus fortes pour un rendement de plus en plus faible : ne nous acharnons pas!

        Le Nucléaire repose sur le postulat d’une société urbaine de services continus (il est peu pilotable, donc même la Fusion ne peut régler le problème) et doit disparaître avec elle.

        Le Solaire et l’Éolien sont intermittents et pourraient donc servir à alimenter des moteurs, mais non électriques, pour éviter le gâchis : air comprimé ou hydrogène peuvent se produire en bouteilles et se récupérer en périodes pleines. Je répète que l’activité humaine n’a pas à être continue et ne le doit pas (sauf pour les besoins les plus critiques, comme les hôpitaux)

        Je remercie les courageux ayant lu ce message jusqu’ici!

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