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18.juillet.201918.7.2019 // Les Crises

Où est Steve ? (et où va la police ?) par Frédéric Lordon

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Source : Le Monde diplomatique, Frédéric Lordon, 15-07-2019

Félix Valloton. — Soirée sur la Loire (1923)
Wikimedia Commons

On peine à le croire et pourtant il le faut. Dans la France de Macron, il est désormais possible d’aller à une fête et de n’en pas revenir. Dans la France de Macron, la police a tout pouvoir. Éborgner du manifestant, on savait ; jeter à la noyade du teufeur, on découvre. En réalité, avec ce pouvoir on n’arrête pas de découvrir. De découvrir vraiment, ou de voir révélé ? — des essences : ici le macronisme comme essence du pouvoir néolibéral, c’est-à-dire de l’État du capital quand le capital pousse tous les feux. Comme souvent, l’essence est indiquée par le premier mouvement, le plus chargé de vérité, ici celui du préfet : l’intervention de Nantes s’est déroulée « de manière proportionnée ». Nous voilà donc informés des proportions en vigueur sous le macronisme : une fête, un mort. La proportion, le tarif — de même que : un acte de « gilets jaunes », tant d’éborgnés.

On le sait en toute généralité : l’essence des institutions commande le mensonge. Car les institutions ne vivent plus pour ceux qu’elles sont censées servir : elles vivent pour elles-mêmes, et n’ont plus cas que d’elles-mêmes. Si la persévérance requiert de mentir, on mentira. Et comme les institutions sont des lieux de pouvoir, ça requiert beaucoup. Alors on ment beaucoup.

Cependant il y a tout de même des variations historiques. Lorsque la légitimité s’effondre, l’institution n’a plus que le recours de se mettre à mentir chroniquement, et puis énormément. Non seulement la fréquence, mais la taille des mensonges n’en finissent plus de croître, jusqu’au tragico-grotesque — registre caractéristique du macronisme : l’ignoble gorafisé. Par exemple, le cas de Geneviève Legay (1). Contre le procureur, qui bien sûr s’était empressé de mentir, les vidéos ont fini par faire voir la vérité. Dans les coordonnées de la langue préfectorale-policière, évidemment validée comme telle par les médias (« on ne fait que rapporter, c’est plus objectif »), tout le débat a tourné autour de la question de savoir si Geneviève Legay a, ou non, « été en contact avec la police ». Dans une langue qui n’aurait pas encore été martyrisée, « être en contact avec » signifie plutôt quelque chose comme « avoir pris langue pour se présenter ». Dans la police de Macron, les présentations se font par bouclier interposé. On se met en rapport avec le bouclier — ou avec la matraque, c’est selon (un tir de LBD, non, c’est autre chose, il reste une distance, il faut encore briser la glace).

Non seulement la fréquence, mais la taille des mensonges n’en finissent plus de croître, jusqu’au tragico-grotesque

Voilà où nous en sommes. Vienne le corps de Steve (2) à être retrouvé, on peut déjà redouter ce qui suivra de l’expertise médico-légale — qu’il était alcoolisé ou sous substance, et que telle est la raison. Comme telle avait été la raison d’Adama Traoré, dont on ne souvient plus bien d’ailleurs si elle était celle de l’infection généralisée (procureur) ou des 400 mètres courus en 20 minutes (expertise médicale d’État). Par quoi, au passage, on mesure aussi l’extension du périmètre des menteurs. Par cercles concentriques : le président « il n’y a pas de violences policières », le ministre de l’intérieur « il n’y a pas de violences policières », donc forcément à leur suite le collaborateur de TF1 « il n’y a aucun blessé grave », puis logiquement, les préfets, les procs (idéalement il faudrait écrire « procureurs » en entier car, avec « procs », une typo peut avoir des effets regrettables), l’IGPN « il n’y a pas de violences policières », et donc également la médecine légale « 400 mètres c’est tout de même un effort », et puis, dans son genre, la chefferie de l’AP-HP qui, comme à la belle époque, fiche les amochés de la police, en jurant n’avoir rien fait de tel, la preuve c’est qu’elle promet de ne pas livrer les fichiers à la police.

En bout de chaîne les médias. Cas plus retors, qui ne ressortit pas toujours au mensonge à proprement parler. Certes, on peut toujours compter sur le collaborateur de TF1 (on n’a pas souvenir que, de l’intérieur du champ journalistique, la moindre condamnation sérieuse ait été émise à l’endroit de Georges Brenier), et puis aussi sur un épisode propice qui fait revenir le naturel (« les casseurs envahissent la Pitié-Salpêtrière »). Pour le reste, s’exonérer du mensonge d’institution (du mensonge du bloc des institutions hégémoniques) ne demande que de ne pas parler. Rien dit, pas menti.

On ne peut pas dire qu’on se soit bousculé pour parler de Steve. Plus exactement, et c’est presque pire, « on en a parlé » — se récrieront les médias. Qui ont depuis longtemps appris à cultiver cet art paradoxal de parler en ne parlant pas : on « en parle », c’est-à-dire on rapporte, factuellement, alors on peut se dire à jour de tous ses devoirs « d’informer », mais dans un articulet, voire une simple dépêche bâtonnée, enfouie dans les profondeurs du journal ou du site Web, et on n’y revient pas. De sorte qu’on en a parlé sans en parler — du grand art. On écrira désormais : on en a « parlé ». Quand la presse veut parler de quelque chose, nul n’en ignore. La canicule, les pitreries one-man-show-grand-débat de Macron : on en a parlé. Le référendum Aéroports de Paris, on en a « parlé ». La mort de Steve, « parlé », pareil.

On ne peut pas dire qu’on se soit bousculé pour parler de Steve

Il arrive aussi qu’inexplicablement, après une longue catatonie, la chape se soulève. Après deux mois de déni des violences policières contre les « gilets jaunes », la presse, soudain, s’était décidée à en parler, mais sans guillemets. Réveil étrange au demeurant, essentiellement focalisé sur les LBD — aller au plus spectaculaire — pour laisser dans l’ombre la cohorte des « petites violences », celle, misérable, qui dit pourtant l’arbitraire de l’État dans l’État, et indique une tendance installée, un nouveau régime. Et puis rendormissement. Ici pareil : après trois semaines de silence, Le Monde fait un article sur Steve, mais un vrai article qui, étonnamment, dit quelque chose. Libération ne veut pas être en reste : une « couv » dès le lendemain. La pompe mimétique est amorcée : d’autres devraient suivre. Et le cycle énervé de l’imitation concurrentielle parcourue, le sentiment du devoir accompli, on passera sans doute à autre chose. On se retiendra donc de pavoiser prématurément, car parler vraiment, parler pour amener un gouvernement policier à s’expliquer, requiert plus que de parler : de faire campagne. « Allô Place Beauvau, c’est pour un signalement », ça, c’est parler. Mais après tout on ne sait pas, ça pourrait s’étendre. Les journalistes en sont venus au point d’avoir dû rédiger un « guide de survie » pour aller dans les manifs sous le macronisme. Les éditocrates et les vedettes du micro/écran ne cillent pas, mais dans les soutes, en plus de la précarisation, ça commence aussi à « détester la police ».

C’est nouveau. Quoique d’une nouveauté conforme aux enseignements d’une sociologie ordinaire : ce que vivent les autres classes, tant que vous ne l’avez pas expérimenté vous-même, rien ne rentre. Les violences policières, l’abus et l’arbitraire extrêmes, tant que c’était confiné aux quartiers des banlieues : rien. Énorme progrès avec les « gilets jaunes », s’il est cher payé (atrocement pour certains) : des couches bien plus larges de la population — y compris des journalistes ! — savent désormais ce qu’il y a lieu de penser de la police : une milice fascistoïde.

Ce que vivent les autres classes, tant que vous ne l’avez pas expérimenté vous-même, rien ne rentre

Dans un texte méconnu, de ceux qu’on dit injustement « secondaires », Bourdieu, dialoguant avec Jacques Maître (3), évoque ces transactions étranges qui se jouent entre les institutions et les individus qui les rejoignent (« qui les choisissent parce qu’elles les ont choisis » dirait-il), transactions implicites par lesquelles les individus trouvent dans l’institution une solution d’assouvissement de certaines pulsions, et les institutions un matériel pulsionnel à exploiter à leurs propres fins. En quelque sorte un échange de bons procédés entre les nécessités fonctionnelles des unes et les nécessités pulsionnelles des autres. Il n’est probablement pas d’institution qui, mieux que la police, illustre cette forme de troc inavouable, dont on trouverait sans doute la trace de bas en haut de la hiérarchie.

Žižek, pour sa part (4), ajoute que le pervers se caractérise en ceci qu’il peut donner carrière à ses pulsions les plus viles en s’exonérant de toute culpabilité du fait de s’abriter derrière quelque grande Justification, de quelque Autorité requérante : le service de Dieu, la Cause, le Devoir, l’État (protéger son autorité). En haut : dans un échantillon de veulerie journalistique difficilement surpassable, Paris Match nous informe que le préfet Lallement rejoint ses réunions « maintien de l’ordre » « en rangers et en pantalon commando » — mais hésitera peut-être à nous montrer sa pavane glaçante où il faut se retenir pour ne pas voir un sadique en liberté. En bas : la totale détente des flics qui gazent à bout portant les malheureux militants climatiques du pont de Sully, bonheur du corps parfaitement à son affaire gazeuse en main, libéré de toute réserve, jouissant d’une position de domination et d’impunité sans une ombre… jusqu’au moment gorafique où le grotesque reprend le pas sur l’ignoble, et le commandant des CRS perd connaissance sous les gaz qu’il fait lui-même asperger !

Mentir, dans ces conditions, c’est vraiment la moindre des choses. En réalité, on peut tout dire, et tout faire. On peut tuer une octogénaire d’un tir visé tendu et puis refuser de fournir les matériels qui permettraient d’établir des preuves. Non sans avoir bien sûr souillé sa mémoire en prétendant que la grenade lacrymogène n’y était pour rien. En fait on n’en finirait pas de dresser le tableau de l’ignominie policière-judiciaire-préfectorale-gouvernementale qui s’est donnée en spectacle depuis deux ans. Sans doute bien entamé à la fastueuse époque du socialisme pragmatique sous Hollande et Valls. Mais quand même avec un nombre de crans impressionnants franchis depuis lors.

On se souvient de ce tour de l’inconscient qui avait conduit Macron à cet aveu échappé, ensuite transformé en élément de langage et retrouvé en bouillie dans la bouche de Griveaux, aveu que le mouvement des « gilets jaunes » faisait un tort considérable à « l’image de la France à l’étranger » (5). Bien sûr dans « le mouvement des “gilets Jaunes” », nous étions invités à entendre, non pas l’épisode, mais les « gilets jaunes » eux-mêmes — « une infime minorité violente » avait dit Macron. Qui pour le reste avait vu assez juste, mais pas comme il croyait. Car il est certain que l’« image de la France à l’étranger » est désormais passablement « détériorée ». L’« étranger » n’en disconvient pas d’ailleurs, il le dit même de manière de plus en plus nette. Die Welt, qui n’est pas exactement une feuille de squatteurs berlinois, titre sur la police française : « La plus brutale d’Europe ». Le moment ne devrait pas tarder où l’on lira — mais dans la presse étrangère seulement — des mises en comparaison de la pratique gouvernementale-policière française et de celle d’Erdoğan. C’est qu’à l’aveugle (sans la reconnaissance des lieux, des tenues, etc., qui identifient), on peine déjà à dire quelles images viennent d’où. Pourtant, d’ici que l’éditocratie française en vienne à lâcher sa scie du « libéralisme » de Macron et de l’« illibéralisme » de Salvini-Orbán-Erdoğan, son théâtre de Guignol préféré, son objet transitionnel, sa certitude du bon dodo, il va en falloir de l’œil crevé et de la main arrachée.

Pendant ce temps, le niveau des eaux boueuses du macronisme n’en finit pas de monter. Une mer de boue en fait, car le délire policier ne trouve ses autorisations que dans un climat d’ensemble — le macronisme, précisément. « Macronisme » est la dénomination française de ce que Tariq Ali, puis Alain Deneault, ont appelé « l’extrême centre ». Il y a quelque chose de très profond dans cette appellation, et pas seulement un effet d’oxymore, quelque chose de très profond qui dit le lieu véritable de la radicalisation dans les sociétés néolibérales. Ça n’est nullement un hasard que ce soit depuis le cœur de ces sociétés, le cœur des dominants, que soit diffusée cette catégorie de « radicalisation », comme de juste sur le mode projectif-inversé : pour en réserver l’application à tout ce qui n’est pas eux quand les véritables radicalisés, ce sont eux.

Les indices les plus accablants ne sont pas forcément les plus spectaculaires. Certes nous savons que nous sommes sous la coupe d’un pouvoir de sociopathes, qui mutile sans un mouvement de conscience, et dont il n’est pas extravagant, au point où nous en sommes, d’imaginer qu’il pourrait faire tirer sur la foule si sa protection l’exigeait. Mais les mouvements collectifs de pensée et de discours de la base des convaincus dont ce gouvernement se fait une ceinture protectrice, quoique moins directement, physiquement, destructeurs, ne sont pas moins inquiétants pour autant. Le malheureux chef des Décodeurs du Monde qui devait sans doute communier dans la représentation centrale de son journal, où la violence est réservée aux extrêmes « usuels » — l’extrême droite et « l’extrême gauche », avec l’avantage indéniable de pouvoir mettre un signe « égal » entre le RN et la France Insoumise — et qui pensait probablement, sur cette base que le macronisme avait l’évidence démocratique du barrage, a découvert à ses dépens la vérité de l’extrême centre, des armées de trolls macroniens, parfois automatisées, parfois décentralisées, d’une morgue, d’une arrogance de classe et d’une violence verbale inouïes — au point de lui faire jeter l’éponge et se retirer des réseaux sociaux. Paradoxe qui, en raccourci, dit tout de l’époque : c’est la macronie qui aura eu la peau de Samuel Laurent !

On aurait tort de croire le phénomène strictement français : il a la même généralité que le néolibéralisme international. En mai 2018, une tribune publiée par un chercheur en sciences politiques dans un New York Times sans doute passablement déboussolé avait fait découvrir que, dans un assez large spectre de pays, les électeurs du centre étaient les plus sceptiques en les valeurs de la démocratie, et les plus enclins, s’il le fallait, à en congédier les institutions caractéristiques, notamment les élections et la presse libres, et à soutenir des régimes autoritaires, et ceci dans des proportions plus importantes que même l’extrême droite et l’extrême gauche ! Le macronisme est la parfaite émanation de cette inclination violemment antidémocratique des « démocrates », ce « centre » que la presse célèbre depuis des décennies, dont elle a épousé toutes les positions, et dont on se demande jusqu’où il faudra aller pour obtenir d’elle le premier décollement.

La « République du centre », cet éden de rationalité apaisée et de pragmatisme bien urbain, jadis célébrée par Rosanvallon, Furet et Julliardpour convaincre (avec succès) le PS d’enfin se rendre à la raison, peine, au bout de trois décennies, à masquer son vrai visage : celui d’une bourgeoisie possédante totalement dégondée. Le « centre » a la tête de malade mental de Macron, celle de voyou des plages de Castaner, et celle d’emmuré de Philippe. Il est assis sur un stock renouvelé de munitions LBD, et adossé à une police qui le tient bien plus qu’il ne la tient. Car évidemment, propre de tous les pouvoirs aux abois, le rapport de force hiérarchique interne s’est complètement renversé. Un gouvernement qui ne se maintient plus que par elle tombe nécessairement dans la main de sa police. Aux inclinations spontanées des gouvernants, s’ajoutent les coudées franches qu’une police sûre de sa position leur extorque. De là qu’« il n’y a pas de violences policières ». Où est Steve ? On ne sait pas. On s’en fout.

Frédéric Lordon

Source : Le Monde diplomatique, Frédéric Lordon, 15-07-2019

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Commentaire recommandé

Macarel // 18.07.2019 à 08h35

Le problème c’est que pour beaucoup de naïfs, Macron est le dernier rempart contre le RN.
C’est bien pour cela qu’il a été élu en 2017, et c’est bien pour cela qu’il pourrait être réélu en 2022.
Ces crédules, ces naïfs ne veulent pas voir que ce sont les politiques néolibérales, la financiarisation de l’économie qui font monter le misère sociale et donc le vote RN.
Tant que cet aveuglement persistera, Macron ou ses clones pourront dormir tranquille. En effet, tous ces “braves électeurs” de Macron fermeront les yeux sur les violence policières exercées sur ceux qui sont les premières victimes de sa politique, tout simplement parce que pour eux, c’est pour la bonne cause qui consiste à empêcher l’accession de la droite extrême au pouvoir : que ce soit par les urnes ou par la rue.
Ce faisant ils cautionnent les méthodes musclées et brutales du pouvoir “d’extrême centre macronien” contre toute contestation, d’où qu’elle vienne, et loin d’éloigner le danger fasciste, ils lui ouvrent un boulevard.
Lorsqu’ils ouvriront les yeux. Si cela arrive ? Il sera trop tard…
Le naïf ancien électeur socialiste qui a voté Macron sera le cocu de l’histoire.

60 réactions et commentaires

  • Catalina // 18.07.2019 à 07h42

    Bonjour,
    Merci pour ce petit bonheur du chien arrosé “Paradoxe qui, en raccourci, dit tout de l’époque : c’est la macronie qui aura eu la peau de Samuel Laurent !”

      +15

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  • RGT // 18.07.2019 à 08h02

    Chronique de la violence d’état ordinaire.

    C’est beau la “démocratie”…

      +8

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  • Guadet // 18.07.2019 à 08h13

    Lordon décrit toujours très bien la mise en place du despotisme néolibéral. Il se fait encore quelqu’illusion quand il imagine la classe dirigeante “s’abriter derrière quelque grande Justification”. On a passé cette époque là, sauf quand il s’agit de s’adresser à des journalistes vraiment trop ringards. La force de l’argent et du pouvoir suffit à se justifier. La violence de la police manifeste cette force, elle est faite d’abord pour ça, et ça ne permet pas seulement de rassurer les riches bourgeois et leurs valets, mais ça les justifie encore à leurs propres yeux. “Dieu”, “la Nation”, “l’État”, “la Démocratie”, ce sont de vieux contes pour enfants pour nos modernes néolibéraux.

      +45

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  • Pegaz // 18.07.2019 à 08h30

    « Car évidemment, propre de tous les pouvoirs aux abois, le rapport de force hiérarchique interne s’est complètement renversé. » !!!

    « […] s’ajoutent les coudées franches qu’une police sûre de sa position leur extorque. » !!!

    Quartier Interdit avec Alexandre Langlois. Révélations du policier sanctionné par Castaner
    https://www.youtube.com/watch?v=_vRtdy7cD0Y

      +21

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    • gracques // 18.07.2019 à 09h56

      Il en reste, quelques policiers républicains….. mais ils ont de plus en plus silencieux , et s’éloignent des fonctions de ‘maintien de l’ordre’.

        +10

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      • Robert // 18.07.2019 à 12h48

        Exact. Il est faux de décrire la police, ou la gendarmerie d’ailleurs, comme inféodée à l’extrême droite. Les personnels sont variés dans leurs opinions, à l’image de la société. Pour le maintien de l’ordre, CRS et gendarmes mobiles, il est sûr que l’usage de la force est dans leur ADN… mais ils reçoivent leurs ordres d’une haute hiérarchie, soumise aux politiques.

          +3

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  • Macarel // 18.07.2019 à 08h35

    Le problème c’est que pour beaucoup de naïfs, Macron est le dernier rempart contre le RN.
    C’est bien pour cela qu’il a été élu en 2017, et c’est bien pour cela qu’il pourrait être réélu en 2022.
    Ces crédules, ces naïfs ne veulent pas voir que ce sont les politiques néolibérales, la financiarisation de l’économie qui font monter le misère sociale et donc le vote RN.
    Tant que cet aveuglement persistera, Macron ou ses clones pourront dormir tranquille. En effet, tous ces “braves électeurs” de Macron fermeront les yeux sur les violence policières exercées sur ceux qui sont les premières victimes de sa politique, tout simplement parce que pour eux, c’est pour la bonne cause qui consiste à empêcher l’accession de la droite extrême au pouvoir : que ce soit par les urnes ou par la rue.
    Ce faisant ils cautionnent les méthodes musclées et brutales du pouvoir “d’extrême centre macronien” contre toute contestation, d’où qu’elle vienne, et loin d’éloigner le danger fasciste, ils lui ouvrent un boulevard.
    Lorsqu’ils ouvriront les yeux. Si cela arrive ? Il sera trop tard…
    Le naïf ancien électeur socialiste qui a voté Macron sera le cocu de l’histoire.

      +62

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    • charles // 18.07.2019 à 10h39

      > Le problème c’est que pour beaucoup de naïfs, Macron est le dernier rempart contre le RN.

      je vous propose une alternative, tout le battage médiatique de son élection ne servait qu’à faire croire à une adhésion populaire par l’entremise d’une manipulation évidente mais réfutée car tout cela n’est que le jeu d’ombres d’élections totalement truquées et dirigées depuis berlin.

        +8

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    • IMBERT Olivier // 18.07.2019 à 11h50

      d’après mes connaissances assez nombreuses et anciennes, l’électeur socialiste notamment petit bourgeois est toujours ancien et nouveau y compris en terme de naiveté( s’il avait su!) jamais de cet homme ou pour ceux qui parfois adhèrent au ps après le sfio et le psu, de cette tendance! Irresponsable, car libre individu, des actions criminelles parfois d’Etat ou disons ennemi de classe des hommes d’Etat ou de gouvernements sociaux libéraux; et ainsi avec sa belle âme toujours peu conscience malheureuse, mais assez imbécile utile à la bourgeoisie financière même et surtout dans ses dénonciations culturelles et surtout sentimentale en campagne électorale…

        +2

      Alerter
    • Jérôme // 18.07.2019 à 12h34

      @ Macarel : toutes les enquêtes d’opinion qualitatives montrent inlassablement, depuis des années, que la finianciarisation de l’economie, la concurrence a tous crins favorisée par le néolibéralisme économique ne sont pas la cause principale du vote FN. C’est l’augmentation de la part de la population originaire de pays extra-européens musulmans, et le choc culturel-identitaire en résultant qui sont le principal moteur du vote FN.

      Il n’y a que 2 politiques cohérentes :
      – la cohérence libérale (libéralisme économique allié au libéralisme culturel et au laisser-faire migratoire : plus on fait entrer de monde et plus le libéralisme s’impose avec le démantèlement de la protection sociale et du récit national, car il faut une forte cohésion culturelle pour accepter une forte solidarité économique et sociale),
      – ou la cohérence régulatrice (contrôle économique, social, culturel et démographique pour maintenir la cohésion d’un groupe en place).

      Les politiques qui combineraient néolibéralisme économique avec conservatisme/régulation culturelle/migratoire, ou inversement qui combineraient régulation économique fortement redistributrice avec libéralisme culturel/migratoire sont incohérentes et irrémédiablement vouées à un douloureux échec.

      Or comme par ailleurs contrairement à un certain système de pensée marxien, tout n’est pas qu’économique dans la vie, la politique de Macron, toute mesurée soit elle, est sociologiquement minoritaire et entraîne un très fort mécontentement.

      Résultat, la petite minorité moyennement aisée qui le soutient plus ou moins a peur et réagit par la violence pour intimider.

      Je suis rarement d’accord avec Lordon mais je le suis sur ce constat. Ça se passe dans la France de Macron. Pas dans l’Italie de Salvini ou dans la Hongrie d’Orban car eux jouissent d’un fort soutien.

        +9

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      • grumly // 18.07.2019 à 16h25

        Sur la corélation entre immigration et vote FN, il me semble que c’est faux. Je crois que c’était vrai il y a 40 ans mais ce n’est plus du tout le cas. J’avais entendu Todd en parler dans une interview. J’ai cherché rapidement un article sur le sujet, mais je pense que vous aurez du mal à un en trouver un qui montre le contraire.
        https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/05/10/presidentielle-le-vote-fn-est-il-concentre-dans-des-zones-avec-peu-d-immigres_5125715_4355770.html

          +4

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        • Catalina // 18.07.2019 à 22h00

          ben je ne sais pas si le vote fn vient de la présence d’étrangers dans les villes et villages car dans bcp de villages à majorité fn il n’y a m^me pas d’étrangers ou quelques-uns qui se sont bien inscrits dans la culture française. Donc ????

            +4

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      • Macarel // 19.07.2019 à 00h18

        Le RN est un parti anti-immigrés, mais les problèmes ne viennent pas forcément des immigrés les plus récents, mais des descendants de deuxième ou troisième génération d’immigrés plus anciens qui habitent des banlieues ghetto où il y a des taux de chômage astronomiques, des jeunes en particulier. Ce qui favorise un tas de types de délinquances. La République a échoué à intégrer ces populations, il faut le dire. Et beaucoup d’habitants de ces quartiers qui en ont marre de cette délinquance et de se trouver de facto dans des zones de non-droit, votent pour le RN.
        Les racistes pathologiques existent, mais la majorité des gens qui votent RN le font parce qu’ils sont exaspérés de l’insécurité qui règne dans leurs quartiers, et par la désertion des services de l’Etat de ces quartiers, ce qui en fait des zones de non-droit.

          +10

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    • Bili // 19.07.2019 à 06h42

      Et si tout les anti-System, racistes, geux , gilet jaune, nationaliste ect… changeait de cheval ?!
      Sachant que le RN ne passera jamais (car les médias on dit que RN=fachiste )
      Le RN et la macronie c’ est la paire gagnante et chacun se complet dans sa place…

        +1

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  • Alain // 18.07.2019 à 09h04

    La problème dans cette affaire est qu’on ne sais PAS où est Steve. On ignore s’il est vivant ou mort, on ignore s’il est au fond de la Loire ou ailleurs. Même si la charge policière de cette nuit tragique était d’une violence inutile et totalement démesurée, accuser la police dès maintenant de l’avoir tué et dissimulé sans le moindre début de preuve nous rabaisse au niveau des macronistes et autres rnistes.
    Pour l’instant, il faut suivre l’affaire, ne rien lâcher, mais nous abstenir de procès en accusation qui se retourneront contre nous si par bonheur (et je le souhaite sincèrement) on retrouve ce jeune homme vivant et totalement ailleurs d’où l’on pensait.

      +7

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    • Fabrice // 18.07.2019 à 09h16

      Lorsqu’une policière s’était noyé lors d’un exercice il avait fallu 3 mois pour la sortir de la Seine d’où elle n’avait pas bougé et encore il avait fallu un article accusatoire pour sa hiérarchie se bouge pour mettre les moyens afin d’aller la repêcher, on peut s’inquiéter à juste titre du peu d’empressement pour retrouver Steve.

      Alors si la probabilité de le retrouver vivant est faible il faudrait qu’on le recherche un peu plus activement, et prioritairement là où la probabilité est la plus forte, donc pas de procès d’intention certes mais une dénonciation de ce manque d’humanité envers sa famille qui elle attend toujours…

        +50

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    • Loxosceles // 18.07.2019 à 12h47

      Le problème est qu’on ne retrouve pas Steve, d’accord. Mais voyons les faits : il est tombé dans l’eau avec d’autres personnes à cause d’une charge de la police et je crois que c’est désormais un fait bien établi. Cela s’apparente tout de même à une mise en danger de la vie d’autrui, voire d’homicide involontaire, le cas échéant. Donc ne pas accuser la police, je ne sais pas… Elle est responsable de ce qui est arrivé, et rappelons que cela se passait pendant une fête et non pas une manif de gilets jaunes… Donc maintenant, ces excès sont généralisés à tout et n’importe quoi…

        +37

      Alerter
  • , // 18.07.2019 à 09h13

    Ça commence à devenir un peu délicat ce constant étiquetage politique.
    Derrière le RN…. et les autres, je ne connais que deux types de gens, les exploiteurs et les exploités. Il n’y a pas un peu plus de 6 millions de fachos qui votent pour le RN. Si au lieu de se servir de ce parti légal comme exutoire, on cherchait plutôt les fautes que nous commirent pour en arriver là ?
    Continuons à nous entre déchirer, Macron pourra dormir tranquille et continuer à gazer, mutiler, éborgner. Le résultat le plus récent des égos des chefs comme ligne de conduite, c’est le “merveilleux” score de ce qu’on appelle – pour encore combien de temps – l’opposition, aux récentes européennes.
    C’est sur, les chefs n’ont jamais dormi dans leur voiture alors qu’ils avaient un travail, ne se sont jamais au régime pâtes/patates pour finit le mois.
    En vérité je vous le dis, ils se foutent totalement de nous, s’intéresser à leur patrimoine est un signe fort. Tant qu’ils passeront à la télé et qu’on parlera d’eux, tout ira bien.

      +7

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    • gracques // 18.07.2019 à 10h19

      Perso , j’arrive très bien a discuter avec des ‘fâchés pas fachos’ , la seule exigence pour moi c’est qu’ils ne soient pas racistes ou tenants de l’obéissance par principe.

        +8

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  • hctaib // 18.07.2019 à 09h21

    La République n’est pas mère de toute les vertus, ni la garantie d’une intégrité du lien entre le peuple et ses dirigeants. Que de dictatures et affiliées sous l’égide d’une République.

    S’il l’on veut conspuer la violence d’un peuple jaune qui est venu des tréfonds de la France, énième boursouflure d’un monde qui s’éteint sous le poids de ses dettes monétaire, énergétique et écologique, alors il faut mettre les bouchées doubles sur le monde politique qui le gouverne en le piétinant chaque matin à longueur d’actes de trahison et de petites phrases.

    Depuis quarante ans le peuple vote et ne se retrouve qu’avec des politiques qui, de ci vendent la France à l’étranger, de là impose des taxes en exonérant les copains, ou encore, qui mentent éperdument les yeux dans les yeux d’une France pourtant vaillante et consciente des efforts nécessaires pour peu qu’une certaine égalité soit de mise.

    Vous ne pouvez pas balayer qu’on ne peut respecter que si l’exemple est donnée et cela fait bien longtemps que le haut de la pyramide méprise la base qui la porte. Voilà d’ailleurs une douce ironie que de convoquer les extremes dans son discours et d’appeler au respect des lois quand celle-ci veillent à piétiner le peuple qui ne demande que l’on ne l’écoute.

    Il est beaucoup plus évident de crier au loup de la violence physique et colporter par des centaines de caméras que de voir la poutre de la violence insidieuse quotidienne.

      +11

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    • gracques // 18.07.2019 à 10h03

      ‘L’ordre’ que vous nous promettez ne vaut pas mieux que celui que nous connaissons , là loi peut n’etre que legalité et non légitimité .
      L’état de droit n’est pas en soit une valeur si on ne peut contester l’état du droit.

        +1

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  • Rafa // 18.07.2019 à 09h37

    Le pire, sinon le pire, du moins lui faisant escorte, la réaction de tel “syndicat” de police s’indignant, voire déposant plainte contre quiconque se mêle de vouloir porter devant la Justice le comportement de leurs mandants. Qu’ont-ils à craindre puisqu’ils ne font qu’appliquer scrupuleusement la loi ? Où alors c’est qu’ils sont au-dessus des lois. Faut juste qu’on nous le dise.

      +4

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  • Macarel // 18.07.2019 à 09h38

    Ce ne sera pas la première fois dans l’histoire, que la dégénérescence d’un pouvoir socialiste qui n’a eu de cesse de trahir sont électorat, ouvre la voie à un pouvoir de type fasciste.
    La France vit actuellement, sa plus grave crise depuis la guerre d’Algérie. La République bourgeoise héritée de 1789 atteint ses limites en terme de compatibilité avec la démocratie.
    Il est d’ailleurs symptomatique de voir les cris d’orfraie des descendants des révolutionnaires bourgeois de 1789, lorsque le 14 juillet, jour de la prise de la Bastille, une partie du peuple, “jaune”, vient perturber le défilé commémoratif de cette prise.
    Qu’ont fait les bourgeois de l’époque le 14 juillet 1789 ? Si ce n’est se livrer à des actes insurrectionnels contre l’ordre monarchique légal établi qu’ils ne supportaient plus !
    Ce qui était bon pour leurs ancêtres de 1789 qui prétendaient agir au nom du peuple, à savoir, de contester le pouvoir en place et même le renverser, ne le serait plus lorsque ce sont eux, héritiers de cette révolution, confortablement installés au sein de la République bourgeoise issue de 1789, qui voient leur légitimité à la tête du pays mise en cause ?
    Il est vrai que chaque fois que le pouvoir bourgeois issu de 1789 a vacillé sur ses bases, en 1830, en 1848, en 1871, 1906, 1948,… il a toujours très férocement réprimé l’insurrection populaire.

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    • gracques // 18.07.2019 à 10h14

      MacareL , 1789 n’était pas que bourgeois , la mystique des dates que vous invoquez à juste titre selon moi doit inclure 1789 ,avec ses ambiguïtés , mais quand même , 1789 étant le prélude nécessaire à 1793.

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      • gracques // 18.07.2019 à 10h16

        Et au fait Adishatz , depuis la Provence .

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      • Macarel // 18.07.2019 à 11h17

        C’est vrai, la constitution de 1793 stipulait dans son article 35 :

        “Article 35. – Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.”

        Ce n’est qu’avec la fin de la Convention et l’avènement du Directoire que la bourgeoisie “compradore” a pris le pouvoir. Et depuis elle ne l’a plus lâché.

        Et adieu-siàtz depuis le Midi-Pyrénées !

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        • Ouvrierpcf // 18.07.2019 à 20h50

          Le Directoire le Directoire qui connait ou a étudié cette forme de Gouvernement ? Pourtant qui sait qu’il eût par exemple un tirage au sort pour désigner des dirigeants tiens le tirage au sort servi présenté par FI par exemple

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      • Jérôme // 18.07.2019 à 13h00

        1793 n’était pas populaire même si les extrémistes révolutionnaires ont bien sûr prétendu le contraire. Pas plus que la révolution bolchévique n’était populaire. La dérive extrémiste de la révolution française a été une catastrophe nationale : les historiens de l’économie estiment que le PIB a été divisé par deux en quelques années. Les ventes des biens nationaux, cela a été des privatisations à la mode Eltsine de tout ce qui faisait tourner ce qui était la sécurité sociale de l’époque.

        Si vous n’admettez pas ce fait, vous ne pouvez pas comprendre pourquoi l’établissement d’une république a été tabou et inenvisageable pendant le demi-siècle qui a suivi et vous ne comprenez pas non plus le succès de Bonaparte et sa popularité persistante pour avoir en quelques années (1800-1804) rétabli l’ordre et la prospérité du pays.

        Que Robespierre ait servi de bouc-émissaire pour des gens plus extrémistes que lui et pour des modérés n’y change rien.

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        • septique // 18.07.2019 à 17h27

          Totalement exact. La vente des biens nationaux a bénéficié aux mieux connectés. Le scandale de la liquidation de la Compagnie des Indes Occidentales a permis a Danton et Desmoulins (entre autres) de s’enrichir prodigieusement.
          Robespierre a été villipendé alors que des assassins de masse comme Fouché à Lyon ont réussi à survivre et prospérer longtemps, plusieurs régimes.
          La réaction thermidorienne vise a liquider définitivement la Commune de Paris, son emprise sur la Convention, rien de populaire. C’est l’abbé Sieyès qui sollicite Bonaparte. Il finira couvert d’honneurs et de prébendes.

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    • Shock // 18.07.2019 à 10h44

      Le pouvoir bourgeois est issu de 1794. Il n’était pas suffisant de se débarrasser de Robespierre, il fallait encore le démoniser pour le restant des siècles de peur qu’il n’inspire une nouvelle révolution anti-bourgeoise.

        +12

      Alerter
      • Jérôme // 18.07.2019 à 17h10

        Robespierre était bourgeois. Il a dézingué les hébertistes.

        Et ceux qui en ont fait un bouc émissaire, ce sont notamment les terroristes massacreurs prévaricateurs dont Fouché et Carrier qui ont choisi de frapper les premiers quand ils ont craint d’être envoyés à l’échafaud par Robespierre en raison de leurs crimes.

          +3

        Alerter
        • septique // 18.07.2019 à 17h30

          Fouché les massacres de Lyon ou il a fait procéder à des fusillades de masse (et a detruit toute une partie de la ville) et Carrier les noyades de Nantes, sans jugements.

          Carrier a quand même été décapité mais seulement parce qu’il a été possible de prouver qu’il avait recu de l’argent pour gracier une femme.

            +3

          Alerter
  • Milsabor // 18.07.2019 à 09h44

    Duracuir : “On est en République, force à la loi”.
    Ben c’est justement là le problème que nomme Lordon : la perversion du système démocratique qui l’inverse en dictature consentie. Perversion politique, économique, médiatique : les crises quoi !
    Lordon donne le lien vers l’analyse de la fondation Saint Simon comme illustration parfaite de la perversion morale en marche, l’incestualité et la corruption : à lire.

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    • Milsabor // 18.07.2019 à 09h59

      Relisez “l’esprit des lois” : la République repose sur la séparation des pouvoirs : législatif, exécutif, judiciaire, économique, médiatique. Est-ce que le compte est bon dans la macronie glabalisée ?

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  • Redrogers // 18.07.2019 à 10h39

    “Die Welt, qui n’est pas exactement une feuille de squatteurs berlinois, titre sur la police française : « La plus brutale d’Europe ».”

    Die Welt va pouvoir appuyer un peu plus son argumentaire avec cette info stupéfiante :
    https://www.bfmtv.com/police-justice/christophe-castaner-decore-des-policiers-soupconnes-de-violences-policieres-1732845.html#xtor=AL-68

    ça me laisse sans voix…

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    • Yannick // 18.07.2019 à 10h57

      Faut voir le côté positif, ça fera gagner un temps fou à la libération pour identifier les collabos…
      Après, on est d’accord, ce n’est pas l’idéal… une médaille ça se perd ou ça se cache… non, l’idéal serait que Gaztaser leur fasse tatouer la médaille (ou leur groupe sanguin) sur le coeur…

        +9

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      • step // 18.07.2019 à 13h20

        Depuis les SS qui avaient des tatouages distinctifs et ont eu bien du mal à les cacher en 45, bizarrement on est moins fan des décorations inamovibles.

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    • Shock // 18.07.2019 à 11h12

      “titre sur la police française : « La plus brutale d’Europe ».”

      Ah, encore une publication qui a dû être achetée en sous-main par Poutine pour distiller sa propagande anti-européenne!

      J’ai bon là? Je peux être recruté comme éditocrate au monde, à incarcération, à tf1 ou à bfm? Apathie qui a diné chez Rugy va pouvoir me conseiller?

      Référence:
      https://www.welt.de/politik/ausland/plus196581527/Frankreich-Warum-Polizeigewalt-dort-Tradition-hat.html?wtrid=onsite.onsitesearch

      “La plus brutale dans TOUTE l’Europe – les raisons de la violence policière de la France.”

      Europe le continent, hein, pas l’union européenne.

      Extrait:
      “Si on n’avait pas pu reconnaître de façon claire grâce aux façades des bâtiments qu’il s’agissait de Paris, on aurait sûrement attribué les événements à une dictature militaire”.

      Mais le régime macronien est une dictature. Il a tous les pouvoirs.

        +21

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      • Marie Colin // 18.07.2019 à 11h48

        Bravo, Shock, je vous intronise direct “éditocrate” 😉

        et merci pour les extraits de ce texte publié en Allemand, langue que je ne maîtrise pas…

          +3

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        • Shock // 18.07.2019 à 12h30

          Merci Madame et je profite immédiatement de ma nouvelle position pour vous proposer ce débat:

          https://www.youtube.com/watch?v=vXKxq5n1U_0

          Et je compte les jours avant que ce débat ne soit proposé plus largement ici.

          En comparant Taddeï avec Apathie (france5) face à Mme Pinçon-Charlot, quelle leçon!

          Ah, le droit de propriété, vache sacrée de la bourgeoisie, exactement ce contre quoi Robespierre s’était opposé, plaçant la vie des plus pauvres au-dessus du droit de propriété. Par exemple le droit de réquisition de biens alimentaires (stockés par les spéculateurs pour faire monter les prix au détriment de la santé de la population). Idem actuellement avec certains médicaments.

            +5

          Alerter
          • Shock // 18.07.2019 à 13h20

            J’adore Mme Pinçon-Charlot! Elle s’exprime très calmement, très clairement, c’est un plaisir de l’écouter quand l’animateur la laisse développer sa pensée, non sans complicité ici. Magnifique! On comprend mieux pourquoi on ne la laisse pas s’exprimer sur les chaînes à la solde du pouvoir ou des milliardaires.

            Merci RT! Merci Taddeï!

              +11

            Alerter
        • guzy // 18.07.2019 à 18h17

          il y a de très bons logiciels de traduction en ligne, j’ai été bluffé par leurs progrès récents. Je lis suffisamment l’allemand pour confirmer les propos de Schock. Ceci dit, si vous avez fait de l’anglais, qui construit les comparatifs de la même manière, il n’y a pas de raison de ne pas comprendre, si on a envie de comprendre bien sûr.

          „Brutalste in ganz Europa“ – Die Gründe für Frankreichs Polizeigewalt

          la plus brutale dans toute l’Europe – les raisons/fondements de la violence de la police française

            +1

          Alerter
          • Shock // 19.07.2019 à 06h24

            Comparons:
            “les raisons/fondements de la violence de la police française”
            et
            “les raisons de la violence policière de la France”

            Dans le premier cas l’accent – et donc la responsabilité des violences – est mis sur la police.

            Dans le second cas l’accent – et donc la responsabilité – est mis sur la France et donc sur son gouvernement.

            Et c’est la seconde traduction qui correspond au titre en allemand.

              +2

            Alerter
  • JMJVJV // 18.07.2019 à 10h45

    De quoi la “République” est-elle le nom ? D’une déesse vierge, immaculée évoluant dans l’azur ? D’un principe idéal de la raison pure ? D’un État investi totalement par le Capital et à son service ? De quoi parlez-vous ?

      +2

    Alerter
  • Héliaste niveau 38 // 18.07.2019 à 13h05

    Le tout au beau milieu d’une vague de suicides sans précédent; la police de ce régime tuant plus de flics que tous les criminels réunis. Pas besoin d’être devin pour comprendre que ça peut pas tenir.

      +3

    Alerter
  • step // 18.07.2019 à 13h14

    ah enfin, l’extrême centre, concept on ne peut plus explicatif de l’époque actuelle commence à être utilisé avec pertinence.

      +3

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    • Bernd Badder // 18.07.2019 à 15h20

      A chaque fois que j’entends parler d’extrême centre, j’ai l’affiche de la campagne pour le Reichstag de 1933 du parti centriste allemand qui me revient à l’esprit : “Wer shützt Familie , Arbeit , Heimat ? Das Zentrum .”
      Au final ces mecs ont faire barrage à un retour de Hindenburg à la chancellerie en votant pour un autre plus “zentrum compatible” et la suite, tout le monde ne la connaît que trop.

        +5

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      • step // 19.07.2019 à 02h02

        C’est surtout ce zentrum via la déflation musclée que fait subir à l’allemagne le chancelier bruning vers 1931/1932 qui fait le lit du nazisme en faisant exploser la misère dans le pays. Contrairement à l’hyperinflation une décennie plus tôt ou la monnaie avait été sacrifiée pour sauver la population, (des dettes du traité de versailles), il avait fait le choix de sauver à tout prix la monnaie jusqu’au dernier des allemands. Avec effectivement la suite que tout le monde connait.

        Décidément une période qui éclaire la période actuelle… à qui veut bien voir.

          +5

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  • Rémi // 18.07.2019 à 15h23

    Merci Duracuir,

    Vous me permettez de rappeller certaines bases.
    Il existe en france une force chargé du maintient de l’ordre et formée à la faire: Les CRS.
    Ce ne sont pas les gilets jaunes qui ont à ma connaissance décidée d’envoyer la BAC face au manifestations. C’est une décision de commandement.
    La BAC est formée à arréter des individus violents dans un contexte hostile.
    Les envoyer face aux manifestation, en les contraingant à acheter sur les propres deniers des équipements de protection en derniére minutes comme certains agents l’ont rapporté revennait à jeter un seau de tripes dans une riviére remplie de Pirranha.
    Cela le commandement ne pouvait l’ignorer. Il a pourtant choisi de le faire.
    La ou es manifestation ont été encadrée par des personnels formés CRS ou gendarmes, les manifestations n’ont pas degénérés.
    Dans l’affaire legay les forces de maintient de l’ordre de la gendarmerie ont REFUSE l’ordre de charge. Seul la police a chargé. Pourquoi parce que la situation ne le necessitait pas.

      +5

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    • Rémi // 18.07.2019 à 15h23

      Pour que vous ne disiez pas que je ne sais pas de quoi je parle, j’étais à Strasbourg pour une manifestation de gilets jaunes, tout s’est bien passé puis à partir de la place Kleber, d’énorme force de police ont commencées à se rassembler autour de la manifestation. Ayant rendez vous j’ai quitté la manifestation alors pacifique. 1/2 heure plus tard d’après les journaux ca a tourné à l’affrontement. Encore une fois les unitées rassmblées n’était pas pour autant que j’ai pu en juger des unitées dédiées au maintient de l’ordre.
      Expliquez moi comment les mêmes gens qui discutaient livres ou de leurs enfants ont pu en trente minutes se métamorphoser en bêtes enragées?
      Vu les lieux ou l’AFFRONTEMENT a démarré il semble qu’une sourriciére ait été délibérement mise en place.
      Alors que fait on?

      Là aussi on parle de violence. Vous condamnez? Ou on applique le deux poids deux mesures?

        +6

      Alerter
  • serge // 18.07.2019 à 15h55

    Le constat le plus juste à faire est de voir que ministres/encadrement/personnels des FDO ont des consignes et les appliquent en vue de mater tout mouvement social ou récréatif exubérant qui part de la société, cette société qui paie les impôts/taxes/prélèvements. Et qu’à contrario, tout mouvement, bassement appelé incivil mais plutôt de sécession/agression gratuite, commis par ceux qui n’ont aucun devoir mais tous les droits, n’a lui aucune consigne, aucune exécution voire aucune explication qui tienne la route quant à cette retenue.
    Combien de temps les FDO vont-ils mettre à se rendre compte qu’ils sont passés du côté obscur de la force, du moins dans l’esprit de la société (qui paie)?
    Combien de temps les branleurs successifs qui nous gouvernent vont-ils mettre à se rendre compte qu’à force de plaies, handicaps et morts de citoyens ne faisant qu’exprimer un droit civil, ceux-ci n’accepteront plus de tendre l’autre joue?

      +6

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  • monique // 18.07.2019 à 17h31

    aie…aie…aie…
    frederic lordon ne va pas tarder à finir en garde à vue(ou incarcération )préventive…
    là au moins il sera en bonne compagnie!!
    jérome rodriguès,maxime ,eric …et les autres…
    plus sympa que l’invitation de macron qu’il a magistralement refusée.
    merci frédéric et bravo!!….
    à suivre

      +8

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  • l-ami-z // 18.07.2019 à 23h58

    “Quand ils ont matraqué des jeunes de banlieue, je n’ai rien dit; Castaner me disait qu’ils étaient dangereux,
    Quand ils ont laissé des migrants se noyer en Méditerranée, je n’ai rien dit; le PS m’avait expliqué qu’on ne pouvait pas accueillir toute la misère du monde,
    Quant ils ont tué un ZADiste d’une grenade, je n’ai pas protesté; le gouvernement me disait que c’était des extrémistes
    Quand ils ont éborgné au flashball des manifestants, je n’ai rien dit; BFM me disait qu’ils étaient violents
    Quand ils ont mis à genoux une classe, je n’ai rien dit; on m’avait expliqué que la discipline était nécessaire dans un état de droit
    Quand ils ont noyé un gamin à la fête de la musique, je n’ai rien dit; c’était devenu normal.” (Anonyme)

    Et la touriste allemande qui s’est faite éborgner le 14/07 sur les champs, quelqu’un en a parlé à part sur RT ?

      +4

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  • lejub // 19.07.2019 à 02h41

    “Žižek, pour sa part (4), ajoute que le pervers se caractérise en ceci qu’il peut donner carrière à ses pulsions les plus viles en s’exonérant de toute culpabilité du fait de s’abriter derrière quelque grande Justification, de quelque Autorité requérante : le service de Dieu, la Cause, le Devoir, l’État (protéger son autorité).”

    On sait quand même depuis le procès de Nuremberg que cette ligne de défense est pour le moins caduque (ce n’est pas de ma faute, je n’étais qu’un exécutant)…

      +1

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  • Jean // 19.07.2019 à 09h21

    https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-19-juillet-2019
    L’interview de la sœur d’Adama Traoré.
    Lucidité et détermination
    Ça se passe de commentaire.

      +0

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  • Ernesto // 20.07.2019 à 02h16

    Cerise sur le gâteau, le “voyou des plages”, sans doute en récompense des bons et loyaux services opérés par les forces de répression (à coups d’yeux crevés et de mains arrachées) pour contenir les prétendues exactions des gilets jaunes, a décidé de décorer 9162 de ses membres, parmi lesquels cinq officiers mis en cause pour des violences, vient de révéler Mediapart.
    En quelque sorte “une prime assumée et publique à la violence” comme l’a dénoncée Me Arié Alimi, l’avocat de Geneviève Legay et membre de la LDH.
    Comble du cynisme et de la provocation, le commissaire divisionnaire Grégoire Chassaing qui dirigeait les opérations à Nantes, le soir de la fête de la musique, qui ont conduit à la disparition de Steve, fait partie des heureux élus, tout comme son collègue qui commandait les auteurs de tirs de grenades lacrymogènes à Marseille, qui ont coûté la vie à Zineb Radouane qui prenait le frais à sa fenêtre.
    Consciente tout de même que cela commençait à faire un peu beaucoup, la Place Beauvau a réglé le problème d’un simple “Si des décorations ont été attribuées à tort, elles seront retirées”.
    La prochaine étape sera-t-elle un permis de tuer délivré en bonne et due forme aux forces de l’ordre pour faire taire à jamais tous ceux qui auraient la mauvaise idée de vouloir contester dans la rue la néfaste politique jupitérienne?
    Confirmation éclatante qu’un pouvoir élu légalement mais totalement dépourvu de toute légitimité ne peut que céder à la tentation autoritaire pour imposer ses volontés.

      +2

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  • Ernesto // 20.07.2019 à 03h01

    SUITE

    Une preuve de plus attestant que nous ne vivons plus en démocratie (le pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple), mais en quelque chose d’autre, dont la dérive persistante et aggravée, plus qu’inquiétante,peut faire craindre le pire. En clair, une marche forcée vers un régime à caractère fascisant.

      +3

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