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25.août.201925.8.2019 // Les Crises

Le désenchantement de la France sous la mandature d’un pur produit du Touquet, un balnéaire hors sol. Par René Naba

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Source : René Naba, 06-08-2019

Le désenchantement de la France sous la mandature d’un pur produit du Touquet, un balnéaire hors sol.

Par René Naba, avec en additif un article de Nadia Henni Moulai Melting Book

Macron An I a été marqué par une grogne sociale paralysant le pays pendant trois mois (grève des cheminots et des transports routiers).

Macron AN II par la déconfiture diplomatique du Jupiter de France avec la rebuffade de son grand ami américain Donald Trump, moins d’un mois après son accueil triomphal au Congrès, sur fond de nominations de complaisance dans le corps diplomatique et dans le système judiciaire, à l’arrière plan du feuilleton politico judiciaire Alexandre Benalla, culminant avec les démissions retentissantes des deux ministres d’Etat de son gouvernement, l’écologiste Nicolas Hulot et le transfuge socialiste, Gérard Collomb; se prolongeant avec la démission de quatre conseillers du Président, Sylvain Fort (communication et discours), Ismaël Emilien, son conseiller spécial et sa tête chercheuse, ainsi que Barbara Frugier, conseillère communication internationale et Ahlem Gharbi, conseillère technique Afrique du Nord et Moyen-Orient, dans la foulée du rebondissement de l’affaire Benhalla, dans sa séquence passeport diplomatique et oligarque russe.

Pour aller plus loin sur ce sujet

https://www.madaniya.info/2018/09/03/france-diplomatie-macron-an-ll-un-fiasco-diplomatique-total-1-2/

https://www.madaniya.info/2018/09/07/france-diplomatie-la-france-patrie-des-droits-de-l-homme-un-etat-voyou-2-2/

Paroxystique, Macron An III a signé la faillite de la technostructure française sur fond de cassure sociale, propulsant les Gilets Jaunes au centre la vie publique nationale, déclenchant une révolte sociale de grande ampleur, impulsée par les sans grades, recrus de taxes, de verticalité et de théâtralité: Les «Gilets Jaunes», lointains successeurs des gueux «Pieds Nus» de l’époque médiévale.

Pour aller plus loin sur ce sujet, cf: Histoire des révoltes populaires des sans-culottes aux gilets jaunes

https://www.les-crises.fr/lhistoire-des-revoltes-populaires-des-sans-culottes-aux-gilets-jaunes/

https://www.les-crises.fr/les-oublies-de-la-republique-par-jean-michel-naulot/

Cf à ce propos: Marcel Gauchet: Emmanuel Macron a échoué sur tout

https://www.les-crises.fr/marcel-gauchet-historien-macron-a-echoue-sur-tout-par-joelle-meskens/

Sous la pression de la Rue, le pouvoir macronien a cédé, ou plutôt a feint de céder, ordonnant un moratoire de six mois pour le gel des prix des carburants, du gaz et de l’électricité. Ne pipant mot sur le rétablissement de l’Impôt sur la Fortune (ISF). Un privilège du «président des ultra riches» à ses amis du grand capital.

Sur la fiscalité des membres du gouvernement, cf ce lien

https://www.liberation.fr/checknews/2018/12/06/peut-on-connaitre-le-nombre-de-ministres-et-parlementaires-concernes-par-l-isf_1696132

Pour mémoire, selon un rapport de l’ONG Oxfam publié lundi 14 mai 2018 et intitulé “CAC 40: des profits sans partage”, les groupes du CAC 40 ont redistribué à leurs actionnaires les deux tiers de leurs bénéfices entre 2009 – année de la crise financière mondiale – et 2016, soit deux fois plus que dans les années 2000. Soit près de 54 milliards d’euros en 2017. Cela a conduit ces entreprises à ne laisser “que 27,3% au réinvestissement et 5,3% aux salariés”, ajoute OXFAM qui dénonce des choix économiques qui nourrissent une “véritable spirale des inégalités”.

Autrement dit, les entreprises du CAC 40 ont enregistré des bénéfices cumulés en hausse de 93 pour cent en 2017 par rapport à 2010 et les dividendes versés à leurs actionnaires ont grimpé de 44 pour cent; alors qu’en contrechamps, les effectifs des grands groupes ont fondu de 20 pour cent et les impôts qu’ils acquittent en France sont inférieurs de 6,5 pour cent au montant versé en 2010.

54 milliards d’euros en 2017 en superposition à 100 milliards d’euros d’évasion fiscale, en dépit de la suppression de l’ISF, avec en parallèle, un endettement publique en 2018 de l’ordre de 2299,8 milliards d’euros, frôlant le seuil symbolique des 100% et au sein de l’Union Européenne une France placée sous la coupe de l’Allemagne, le grand vaincu de la 2me guerre mondiale, avec en prime, le gel des retraites, la suppression de 5 euros au titre de l’APL etc… De quoi expliquer amplement cette explosion de colère sans pareille depuis la révolte étudiante de Mai 1968.

En contrechamps, la France est le pays qui compte le plus de firmes multinationales non financières dans le top 100 mondial, lorsque l’on classe ces dernières par la taille de l’actif implanté à l’étranger: 12 contre 20 pour les États-Unis, 14 pour le Royaume-Uni, devant l’Allemagne et le Japon. Un fait qui fait de la France, une puissance économique décisive…….offshore

Mieux, le pays siège du COP 21, le sommet sur les changements climatiques tenu à Paris en 2015 est, paradoxalement, un des pays les plus en pointe en matière d’investissements dans les énergies fossiles, à forte production de gaz à effet de serre (charbon, pétrole).

Deux rapports publiés en novembre 2018 par Oxfam et «Amis de la terre» dévoilent le comportement des banques françaises en ce domaine. Six d’entre elles, BNP ParisBas, Société Générale, Banque Populaire-Caisse d’Epargne, Crédit Mutuel CFC, et Banque Postale continuent à investir massivement dans les énergies les plus génératrices de gaz à effet de serre.

En 2016-2017, le total des financement consentis s’établit comme suit: 42,9 milliards d’euros pour les énergies fossiles, soit 71 pour cent des investissements, 11,8 milliards pour les énergies renouvelables, soit 20 pour cent, enfin 5,77 milliards pour les autres formes d’énergie.

Mais cet exercice de prestidigitation auquel s’est livré le premier ministre Edouard Philippe au lendemain d’un week end de violence sur les Champs Elysées, Haut lieu de l’industrie du luxe parisien, début décembre 2018, a paru répondre à son souci de calmer le jeu dans la perspective des fêtes de fin d’année et des élections européennes. Un tour de passe-passe vain.

Sentant l’«entourloupe électoraliste», Emmanuel Macron a corrigé le lendemain son premier ministre jupéiste, en annulant purement simplement la hausse des carburants pour 2019.

Trois motions de censure en deux ans, même pas à mi mandat: La magie a cessé d’opérer. L’état de grâce s’est ainsi transformé en défiance, la défiance en détestation chez une grande partie de la population. Une spirale infernale projetant un président en «fin de moi» difficile, en superposition à des fins de mois difficiles pour une grande majorité des Français.

Le malentendu qui a servi de tremplin à Emmanuel Macron pour se propulser à la tête de l’Etat, dans une sorte de hold up d’une rare audace contre son propre mentor François Hollande, s’est révélé dans toute son ampleur à l’occasion de la première grande consultation générale de son mandat: Les élections européennes.

Loin d’être un triomphe romain, elles se sont apparentées à un Golgotha: le chemin de croix de la vanité du plus jeune président de la République Française.

Malchance ou Malediction? Le télescopage du discours d’Emmanuel Macron sur ses conclusions du grand débat national avec l’incendie de Notre Dame de Paris, le 15 avril 2019, a fait capoter tout le plan de communication présidentiel, le privant de son «effet blast», l’effet de souffle qui aurait dû le propulser au firmament de la popularité. Un télescopage qui a retenti dans l’ordre subliminal comme annonciateur de l’effondrement des temps anciens, dont la mesure la plus symbolique aura été la suppression de l’ENA, le temple de la technostructure française.

Battu par le «Rassemblement National», malgré le débauchage des personnages médiatiques (Bernard Guetta, Pascal Canfin) et le ralliement de personnalités de la droite (Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Jean Veil), les élections européennes ont offert à Marine Le Pen une belle revanche sur sa pitoyable prestation du débat présidentiel de l’entre deux tours, en 2017.

Président a minima, en quête de justesse sociale pour juguler une crise de confiance sur fond de crise sociale et de crise de croissance….Sous Macron, «La République en Marche», son slogan de campagne, s’est révélée «en marche arrière».

Vainqueur a minima du fait de l’extrême fragmentation de la gauche, du débauchage des personnages médiatiques (Bernard Guetta, Pascal Canfin) et du ralliement de personnalités de la droite (Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Jean Veil), Emmanuel Macron est un Président a minima, en quête de justesse sociale pour juguler une crise de confiance sur fond de crise sociale et de crise de croissance….Sous Macron, «La République en Marche», son slogan de campagne, s’est révélée «en marche arrière».

«Le rapprochement des Gilets Jaunes avec les sans-culottes est pertinent en ce qu’il replace la question du mépris des élites à l’égard de toutes ces Frances, qu’elles soient périphériques (au sens défini par Christophe Giully), rurales ou issues des quartiers. Nadia Henni Moulaï.

Que dit la crise des Gilets Jaunes ?

Rarement un mouvement spontané n’avait autant bousculé le sommet de l’Etat. Parti de la hausse du carburant , les Gilets jaunes permettent de dézoomer sur une société française, dépassée par la question socio-économique.

Cinq points clés soulevés par les Gilets jaunes.

Le carburant, la goutte de trop

A lire la liste des revendications des Gilets Jaunes, la question dépasse la simple hausse des carburants. Car, c’est du sentiment d’injustice fiscale qu’a démarré le mouvement. Censée financer la transition écologique, la taxation supplémentaire sur le diesel, dont les pouvoirs publics ont fortement incité les Français à l’achat de ce type de véhicules, a connu une augmentation de 4 centimes d’euros pour l’essence et 7 centimes d’euros pour le diesel en 2018

Un cap que l’exécutif compte bien tenir. Jusqu’en 2022, les carburants étant censés augmenter en continu. Avec un objectif, rendre l’essence moins couteuse car jugée moins polluante que le diesel.

Parmi les causes de cette augmentation, la contribution climat énergie (CEE), sorte de taxe carbone incluse dans les taxes sur les carburants et le fioul.

Or, les Gilets jaunes, forcément impactés par la baisse continue du pouvoir d’achat (pas loin de 500 euros de baisse en moyenne) refusent cette nouvelle taxe qu’ils jugent injuste. Surtout, ils pointent l’absence de TICPE et de TVA sur le kérosène ou le soufre. D’ailleurs, selon la Fédération France Nature, un cargo émettrait autant de soufre que 50 millions de voitures. Comment justifier, alors, l’équité de la fiscalité écologique? Le rapporteur de la commission des finances du Sénat, le confessait, le 7 novembre dernier, la hausse de la fiscalité écologique nourrit «un objectif de rendement».

La fin de l’Etat-providence ?

La question de l’injustice de l’impôt est au cœur des revendications. Avec un taux de prélèvements obligatoires, la France est un pays où la recette fiscale représente près de 50% du PIB. Le cadre de l’impôt, basé sur la solidarité, est donc le fond du problème.

Or, et c’est important de complexifier le sujet, la France est en tête de la redistribution. En matière de dépenses de protection sociale, par exemple, elle culmine à la première place européenne. Une place qui illustre bien sa conception de l’Etat-providence.

Les Gilets jaunes remettent-ils alors, à travers la refonte de la fiscalité, le modèle redistributif et donc l’Etat-providence? Rien n’est moins sûr. La dégradation des services publics, illustrée par la situation dans les hôpitaux soumis à des questions de rentabilité, symbolise bien cet État-providence qui ne tiendrait plus ses promesses. Payer des impôts oui, encore faut-il en profiter pourrait-on lire en filigranes dans les revendications.

La dimension symbolique en creux

Le 29 novembre, Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, se voulant rassurant, expliquait que «ce n’est pas un phénomène de masse», à propos des GJ. Une conclusion hâtive et qui élude surtout la dimension symbolique du mouvement. Malgré la faible mobilisation numérique, les Gilets jaunes sont parvenus à mobilier à l’échelle nationale, réseaux sociaux aidant, à un instant T. Fait inédit, les régions, là où le déclassement se fait plus palpable, se sont avérées à l’avant-garde de la protestation.

Si les principales figures des GJ sont politisées, le mouvement n’est officiellement affilié à aucun parti, ni syndicat. Parti du «peuple», il s’apparente davantage comme le souligne Gérard Noiriel à des «sans-culottes et des communards que des poujadistes ou des jacqueries».

Regardés au début de la Révolution française avec mépris par les dominants, les sans-culottes initient le soulèvement populaire qui sonnera la fin de l’Ancien régime. Pourquoi, le rapprochement des Gilets jaunes avec les sans-culottes est pertinent? Parce qu’il replace la question du mépris des élites à l’égard de toutes ces Frances, qu’elles soient périphériques (au sens défini par Christophe Giully), rurales ou issues des quartiers populaires.

Et surtout, elle interroge la fragmentation de la société française où les colères sont, finalement, le point commun qui pourrait devenir point de ralliement pour ces Français, regardés de haut par la classe dominante. Symboliquement, les GJ réveillent le vieux souvenir de la Nuit du 4 août, avec la volonté très nette d’en finir avec une France des privilégiés vs des déclassés.

La désunion, planche de salut de Macron

C’est justement, l’un des enjeux que révèle la crise des Gilets jaunes.

Figure de la Révolution française, Mirabeau écrivait: «La France est un agrégat de peuples désunis». Et c’est précisément, la désunion des Français qui prémunit le chef de l’Etat d’une insurrection, c’est-à-dire du renversement du pouvoir. En France, les colères sont nombreuses mais elles sont fragmentaires. Chacun fulmine dans son coin et à partir de ses propres causes.

Ainsi, l’on parle beaucoup de la France périphérique comme incarnation des GJ mais la liste des revendications publiée par le mouvement en atteste.

Les quartiers populaires, la ruralité et même les métropoles peuvent se retrouver dans les demandes en question. Le comble serait, et c’est le principe de la convergence des luttes, l’union de ces colères.

Pour l’heure, si certains représentants des quartiers populaires appellent à rejoindre les Gilets jaunes, la convergence semble encore minoritaire. D’autant que les agressions racistes du 17 novembre 2018 ont donné une empreinte «extrême-droite» au mouvement.

Le séparatisme social, ciment inconscient de la révolte

Cette désunion trouve son point d’orgue dans le séparatisme social qui s’est fortement accentué ces 30 dernières années. Une note éclairante de la fondation Jean Jaurès publiée en février dernier montre bien comment les élites ont fait sécession par rapport au reste de la société française.

Véritable moteur dans une société, elles ne jouent plus ce rôle, celui d’assumer la solidarité nationale et d’œuvrer en faveur d’un destin national. Le sentiment d’une élite repliée sur elle-même, occupée à la préservation de ses privilèges prédomine. Et c’est précisément, la figure d’Emmanuel Macron, teintée d’arrogance juvénile, qui incarne le mieux cet entre-soi. Elu président de la République à 39 ans, son discours fondé sur la volonté d’en finir avec les privilèges républicains, incarnés pour lui par les fameux «corps intermédiaires» s’est retourné contre lui.

Affaire Benalla, augmentation des salaires ministériels, moquette de l’Elysée a 300.000 euros. Autant d’affaires, qui même déconstruites, laissent dans l’esprit des gens, le sentiment d’une élite baignant dans l’opulence, là où des millions de Français peinent à boucler les fins de mois.

A cela s’ajoute, la dichotomie Paris/Province. Si le 17 novembre 2018 a fait recette dans les provinces, c’est à Paris que le mouvement a pris un tour extrêmement violent le 24 novembre puis le 1er décembre. Le hasard n’existe pas. Dans un Etat très centralisé où le centre décisionnel est à Paris, détruire les Champs Elysées, n’est pas anodin.

Et après? Si le gouvernement appelle au dialogue, Emmanuel Macron a joué la montre, sûr d’un mouvement sans consistance. Une erreur tant la radicalisation crescendo du mouvement est visible. Là, où il aurait dû ouvrir la voie à une négociation d’égal à égal, l’exécutif a campé sur ses positions.

Le problème? Plus les négociations tardent, plus les revendications augmentent, réduisant la marge de manœuvre du gouvernement. En d’autres termes, Macron va certainement renoncer à sa posture ferme et céder à des exigences jusqu’ici inenvisageables. D’autant, qu’une nouvelle mesure, le prélèvement à la source est entrée en vigueur le 1er janvier 2019.

Il est fort à parier que, dans un contexte d’érosion de pouvoir d’achat, l’impact psychologique pourrait pousser certains GJ à «aller chercher» Macron.

Pour aller plus loin sur ce même thème, sur le même site

Cf: Le simulacre Macron

http://www.meltingbook.com/le-simulacre-macron

Faut il changer la Loi sur la laïcité (1905) par Chloé Mathieu, Docteur en Droit Public

http://www.meltingbook.com/laicites-faut-il-changer-la-loi-de-1905/

A quoi joue la Police par Jean Riad Kechaou

http://www.meltingbook.com/a-quoi-joue-police-jean-riad-kechaou/

Football France-Europe: Ce que le Football doit aux quartiers populaires par Abdel Krim Branine

https://www.meltingbook.com/football-france-leurope-doivent-aux-quartiers-populaires/

Pas de printemps pour les Gilets Jaunes par
Cyril Garcia, historien, spécialiste du Maghreb et du Proche-Orient. Une analyse sur les Gilets jaunes à partir du Printemps arabe.

http://www.meltingbook.com/pas-de-printemps-pour-les-gilets-jaunes/

Iman Cravallo: étudiante en finance et mannequin: En France, la mode exige des clichés

http://www.meltingbook.com/en-france-la-mode-exige-des-cliches/

Elodie Soulies: Le ministère de l’éducation à la conquête du rêve américain

http://www.meltingbook.com/le-ministere-de-leducation-a-la-conquete-du-reve-americain/

Algérie: L’ultime épeuve d’Abdel Aziz Bouteflika par Cyriel Garcia

http://www.meltingbook.com/abdelaziz-bouteflika-v-lultime-epreuve/

Source : René Naba, 06-08-2019

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

RGT // 25.08.2019 à 09h03

De toutes façons il est illusoire de penser que les “élites” tant politiques que celles qui intriguent dans les ministères accepteront de lâcher du lest car elles sont bouffies de suffisance.

Suffisance basée sur leur “connaissance” des “affaires de l’état” qu’elles ont détournées afin qu’elles ne profitent plus qu’à ce petit microcosme de cour à côté de laquelle celle de Louis XIV semblait bien austère et peu avantageuse pour ses membres.

Nous avons là une brochette de pipeauteurs qui manient l’esbroufe et le mensonge pour tenter de con-vaincre la population du bien fondé de leurs privilèges encore plus exorbitants que ceux de la noblesse de “l’ancien régime” tant honni car il est désormais drapé dans les oripeaux de la Ripoux-blique.

D’un autre côté, si l’on se met un seul instant à la place de ces “grands hommes” nous comprenons qu’ils défendent bec et ongles leur sources de revenus car s’ils étaient répudiés par la population et privés des revenus de l’impôt leurs compétences si grandes dans les intrigues de palais se retrouveraient d’un coup totalement inutiles et ils devraient déménager sous les ponts pour trouver un abri, ne sachant même pas se torcher seuls.

Le gros problème, c’est que comme ils ne produisent strictement rien en dehors d’une administration pléthorique uniquement destinée à justifier leurs salaires indécents, le tout financés par le biais d’impôts saignant à blanc les simples cons-tribuables ils se retrouvent TOUS en PLS suite à la colère des gilets jaunes “néo-nazis” qui ne veulent plus se faire presser comme de vulgaires citrons.

Ayant la légitimité de leur côté (ils en sont convaincus) ils n’hésiteront pas, comme ils l’ont fait à maintes reprises dans le passé : Faire tirer la troupe sur la foule des citoyens excédés.

Et ne vous en faites pas, si d’aventure un gendarme ou un CRS éveillait sa conscience et décidait de désobéir aux ordres il serait immédiatement fusillé devant ses collègues et les manifestants pour prouver à tous qu’on ne trahit pas les “élites Bienveillantes”.

27 réactions et commentaires

  • charles // 25.08.2019 à 09h03

    dans l’imagerie de la déconnexion élite/citoyen vécue durant cette séquence GJ, il ne parle pas de cette tentative de négociation échouée, dans un palais français, car les uns voulaient une retransmission en direct sur internet (gj), les autres le refusaient, restants campés dans leurs vieilles pratiques du pouvoirs. Le cas est d’autant plus édifiant que quelques semaines plus tard certains GJ se trouvaient propulsés à la tête de liste européennes, suite à des réunions tenus avec le pouvoir dans un secret relatif, dont personne ne voulaient.

    je ne réitère pas un commentaire précédent sur le même auteur, mais sur la question du fonctionnement de la chose publique et de la distribution du pouvoir l’analyse est, il me semble au regard des qualités démontrées par l’auteur, volontairement faible et insuffisante.
    Il se contente de raviver les braises d’une jalousie de classe infructueuse (mépris de classe, perte de pouvoir d’achat, dépense somptueuses, fin de mois difficile).

      +7

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    • Ballot // 25.08.2019 à 09h34

      Je vous rejoins en partie. La dimension économique n’apparaît que dans les exemples d’une question sociale elle-même abordée très succinctement et médiatiquement.
      Il manque une vraie dialectique, un angle d’interprétation, à cette analyse qui du coup apparaît plus comme un relevé chronologique synthétique du quinquennat.

        +4

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      • rene naba // 25.08.2019 à 10h18

        Réponse à Charles et Ballot

        Je n’ai pas pour prétention de procéder à une démonstration ex cathedra d’un phénomène complexe. Ni à le théroriser. Mon ambition est d’offrir à mon lectorat, qui va bien au delà du lectorat de France, -de surcroît en des termes accessibles à des lecteurs lointains nullement avertis de la complexité des problèmes-, une grille de lecture qui leur donne une certaine comprehension du conflit social qui a agité la G=France pendant plusieurs moins. En le plaçant dans son contexte. Te texte, le contexte, le prétexte.tel axiome du vrai journalisme que j’aiu observé scrupuleusement . C’est le propre du métier de journaliste.

          +12

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  • RGT // 25.08.2019 à 09h03

    De toutes façons il est illusoire de penser que les “élites” tant politiques que celles qui intriguent dans les ministères accepteront de lâcher du lest car elles sont bouffies de suffisance.

    Suffisance basée sur leur “connaissance” des “affaires de l’état” qu’elles ont détournées afin qu’elles ne profitent plus qu’à ce petit microcosme de cour à côté de laquelle celle de Louis XIV semblait bien austère et peu avantageuse pour ses membres.

    Nous avons là une brochette de pipeauteurs qui manient l’esbroufe et le mensonge pour tenter de con-vaincre la population du bien fondé de leurs privilèges encore plus exorbitants que ceux de la noblesse de “l’ancien régime” tant honni car il est désormais drapé dans les oripeaux de la Ripoux-blique.

    D’un autre côté, si l’on se met un seul instant à la place de ces “grands hommes” nous comprenons qu’ils défendent bec et ongles leur sources de revenus car s’ils étaient répudiés par la population et privés des revenus de l’impôt leurs compétences si grandes dans les intrigues de palais se retrouveraient d’un coup totalement inutiles et ils devraient déménager sous les ponts pour trouver un abri, ne sachant même pas se torcher seuls.

    Le gros problème, c’est que comme ils ne produisent strictement rien en dehors d’une administration pléthorique uniquement destinée à justifier leurs salaires indécents, le tout financés par le biais d’impôts saignant à blanc les simples cons-tribuables ils se retrouvent TOUS en PLS suite à la colère des gilets jaunes “néo-nazis” qui ne veulent plus se faire presser comme de vulgaires citrons.

    Ayant la légitimité de leur côté (ils en sont convaincus) ils n’hésiteront pas, comme ils l’ont fait à maintes reprises dans le passé : Faire tirer la troupe sur la foule des citoyens excédés.

    Et ne vous en faites pas, si d’aventure un gendarme ou un CRS éveillait sa conscience et décidait de désobéir aux ordres il serait immédiatement fusillé devant ses collègues et les manifestants pour prouver à tous qu’on ne trahit pas les “élites Bienveillantes”.

      +47

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    • Paul // 25.08.2019 à 10h53

      Merci pour ce délicieux ‘’Miel’’ plus bio que bio .

      Cdlt .

        +7

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    • Dafrhel // 25.08.2019 à 14h18

      Merci pour ce mot ! Il me semble que c’est exactement ce que j’aurais pu écrire moi-aussi.

        +4

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    • Vvr // 26.08.2019 à 05h06

      Diatribe poujadisme de bas étage….

      Ils n’ecouterons pas parceque ceux qui décident travaillent, travaillaient ou travailleront pour le pouvoir réel: la finance (grands groupes ‘industriels’ compris). Mais cet aspect du problème semble vous échapper.

      Pour vous le problème c’est l’administration plethorique, soit. Mais gardez à l’esprit que l’impôt, c’est avant tout pour payer la pension de mamie, son epad, son cancer, et la scolarité de son arrière petite-fille. Le reste est dérisoire.

      Donc si votre solution est uniquement de baisser l’impôt, cibler les bureaucrates ne changera rien.

        +4

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  • Ardéchoix // 25.08.2019 à 10h41

    Sur la photo de l’article : #La France n’est pas à vendre. (mais ses entreprises OUI.)
    La vente de Alstom à GE un joli exemple, surveillée et facilitée par nos grands chefs en 2014, création de 1000 emplois et un avenir prometteur. 5 ans plus tard 1000 suppressions d’emplois et le gentil américain est le canard boiteux de WALL STREET de 30 à 7€ l’action en 5 ans.
    Avec une dette à hauteur de 115 milliards de dollars houaaaaa. Alors merci les rois de la calculatrice de Bercy, et chapeau bas.

      +24

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    • Recits d’Yves // 25.08.2019 à 19h51

      Au sens propre du terme, l’Etat met en vente le domaine foncier public depuis pas mal de temps.
      Donc, il n’est pas inexact de dire que la France est vendue à la découpe.

        +6

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  • la vieille gauloise // 25.08.2019 à 11h40

    De toute manière l’ élite fera tout pour se maintenir au pouvoir ,
    la dernière solution de survie pour eux étant le déclenchement d’ une guerre ! A moins que, certains pensent qu’ ils peuvent choisir
    une ” mort douce” ….les baby boomers sont encore au pouvoir , s’ ils décident de rester en France jusqu’ au bout ils préféreront une solution pépère…après, les jeunes n’ ont qu’ à se demmerder….
    C’ est ” après moi, le deluge “…..

      +9

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  • Louis Robert // 25.08.2019 à 14h15

    1. Pour faire court, Macron à été élu. Non?

    2. Il a été « légitimé » par ceux qui votent, par ceux qui « légitiment » en outre, en votant, le système qui engendre tout ce qui fait ici geindre. Non?

    3. Ce Pouvoir s’estime donc légitime par le vote « des Français ». Non?

    4. Ce Pouvoir se défendra donc sans merci et par tous les moyens, par la volonté « du peuple français ». Non?

    5. …… À la fin, bientôt (déjà?), il vous fera taire. — Oui oui. Oui oui oui.

    Allez! Cessez de geindre et continuez d’aller voter! Voter, c’est la démocratie. Non?

    Quelle chance vous avez! Rendez-vous compte!!!

    Il s’en trouve pour affirmer que des gens sont morts pour obtenir ÇA.

      +10

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    • Frexit // 25.08.2019 à 15h58

      Votre raisonnement est le type même de ce que les anciens grecs appelaient un sophisme. Il a le goût, l’apparence de la logique mais n’est pas de la logique. Le point contestable, l’erreur réside dans le point 2 (je pourrais développer plus longuement mais la place ici me manque). “Voter, c’est légitimer le système” dites-vous. Non, vous pouvez voter pour un parti qui est contre le système actuel, par exemple un parti qui prône la sortie de l’OTAN, de l’UE et de l’euro. Ce parti existe; mais à cause de sophistes comme vous, entre autres, il ne fait qu’un peu plus de 1% aux élections.
      Les sophistes ont été dénoncés par Socrate et par son “élève” Platon. Aristote qui voulait faire le tri entre les faux raisonnements et ceux qui sont cohérents a jeté les bases de la logique mathématique.
      Evitez de marcher sur les pas de Protagoras, l’un des plus éminents sophistes reconnu par la tradition antique. Pour notre malheur, les sophistes sont légion aujourd’hui. Et pour notre plus grand malheur, ils disposent d’une formidable caisse de résonance : les médias à leur solde.

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      • Louis Robert // 25.08.2019 à 16h45

        Frexit, « mon bon », vous faites peu de cas des guillemets et de l’ironie moqueuse que trahit cette liste d’affirmations qui ne se présente nullement comme un raisonnement, moins encore comme une série d’affirmations qui seraient de moi. C’est plutôt, comme chacun le sait je crois, un enchaînement d’affirmations par ceux qui défendent ce Système et le Pouvoir qu’il sert. Ce sont eux qui disent à tout vent dériver de ce système une légitimité que pour ma part j’ai toujours contestée énergiquement.

        J’estime que ce système est corrompu jusqu’au trognon (le financement des partis et des campagnes le prouve assez!), qu’il s’agit d’une imposture absolue qui exige que l’honnête homme s’abstienne de toute collaboration voire de toute participation à son égard. Il faut le fuir comme la peste. Je crois que les suites données notamment aux résultats du référendum français sur le traité établissant une constitution pour l’Europe fut assez éloquent pour nous éviter de « développer plus longuement, (surtout puisque) la place ici manque ». Nous le pourrions certes, et très âprement. Mais enfin…

        Tournons-nous vers l’Amazonie qui brûle et vers le crime commis contre l’humanité. Cela vaudra mieux pour tous.

        Cdmt

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        • Myrkur34 // 25.08.2019 à 19h12

          Ce serait sympa un gros reportage sur les anciens lieux de tournage du commandant Cousteau, juste pour voir ce que sont devenus les lieux sauvages des années 80.
          Un peu comme pour la fonte des glaciers, avant/après avec les dates……

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          • Louis Robert // 25.08.2019 à 20h47

            Sympa?

            J’ai suivi récemment Callum Roberts dans son périple, «Océans: la grande alarme » / ; traduit de l’anglais par Thierry Piélat. Flammarion, 2013.

            Je dois vous avouer avoir dû m’arrêter de lire à maintes reprises afin de reprendre mon souffle… et mes esprits.

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        • Véronique // 25.08.2019 à 20h23

          Se tourner vers l’Amazonie ? Mais c’est ce que souhaite nos oligarques. Pour mieux nous détourner de nos propres responsabilités, en particulier de notre devoir d’assumer les résultats des élections.

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          • Louis Robert // 26.08.2019 à 00h46

            Je suis de ceux qui croyaient que les citoyens français pouvaient, jadis, faire plus d’une chose essentielle à la fois… et ce sans avoir à en référer au Pouvoir. On peut semble-t-il s’abstenir de voter, se détourner et rejeter un système électoral, et aussi combattre un crime contre l’humanité.

            Il se peut bien sûr qu’en cela je me sois trompé! Ce monde évolue tellement rapidement, n’est-ce pas?

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            • véro // 26.08.2019 à 14h42

              Si on s’abstient de voter, c’est clair qu’on gagne du temps et qu’on peut faire autre chose.
              Ce serait mieux d’éviter de s’abstenir de voter et de s’informer sérieusement sur notre société, son histoire, son organisation économique, politique, financière.
              Il fut une époque où on trouvait pas mal d’électeurs qui ne votaient pas au premier tour sous prétexte que ce n’était pas utile ! Maintenant certains ne votent plus du tout. Le suffrage universel direct n’est pas tellement ancien dans ce pays, je pense qu’il y a des progrès à faire dans le domaine de la citoyenneté.

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  • Robert // 25.08.2019 à 15h09

    Dernièrement, dans une discussion, quelqu’une m’ a dit : “Macron ? Mais qui mettre à sa place ?”… C’est effectivement une bonne question… C’est même LA question.

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    • Louis Robert // 25.08.2019 à 16h04

      C’est LA mauvaise question par excellence, celle qu’engendre rien d’autre que la servitude volontaire chez les prisonniers du paradigme dominant, par là du Système dominant.

      La question qui libère est celle-ci: « Par quoi remplacer le Système socio-politique qui engendre pareille parodie de démocratie permanente… et l’effondrement qui tôt ou tard s’ensuit? » Cette question livre des réponses libératrices comme on en trouve notamment dans:

      « Notre cause commune: instituer nous-mêmes la puissance politique qui nous manque #CitoyensConstituants », d’Étienne Chouard. Paris, 2019.

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    • Véronique // 25.08.2019 à 20h25

      Non ce n’est pas LA question. Ni même une question. L’individu ici n’a pas d’importance. Ce qui compte c’est de savoir pour quoi on vote, et non pour qui.

        +7

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      • Jean // 25.08.2019 à 21h54

        Dans un sens vous avez raison mais tout bien réfléchi c’est un sens impossible puisque ce sont les hommes qui încarnent les idées. Pour ma part je n’ai jamais croisé une idée dans l rue mais des hommes (ou des femmes) qui en avaient plus ou moins, des bonnes et des détestables.

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        • vert-de-taire // 26.08.2019 à 13h36

          Et Macron défend des idées ?

          Les idées sont défendables par des hommes sous la nécessaire condition de les respecter.
          et là, ça coince ..

          Il reste donc à chercher QUI défendENT nos idées …
          La personnalisation monarchique française n’est pas compatible avec la défense de la population – je ne m’étends pas. Il faut des forces, des contre-pouvoir, bref des contradicteurs dans un mode de prise de décision démocratique …

          Donc chercher QUI n’a de sens que dans un mouvement plongé dans un contexte démocratique – désolé pour le gros mot.

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          • Jean // 27.08.2019 à 15h37

            Si les citoyens ne s’étaient pas contentés de la propagande électorale et s’étaient un tantinet intéressés à la personnalité et au parcours politique de tous les présidents de la V (du maurassien De Gaulle au néolibéral Macron), ils se seraient bien bien rendus compte qu’il n’y avait rien à attendre, que des coups bas, de ces gens-là.
            Il n’y a pas de Robespierre à toutes les générations sauf à ce que les représentants politiques soient automatiquement destitués s’ils ont trompé les citoyens
            Genre : changer la vie, travailler plus pour gagner plus, s’attaqUer à la finance.
            J’en passe et des meilleurs !

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        • véro // 26.08.2019 à 15h11

          Savoir pour quoi on vote, ce n’est pas seulement savoir quelles idées sont portées par les candidats, ou quelles mesures sont “promises”. C’est savoir d’abord globalement ce qu’on veut et ce qu’on ne veut pas, indépendamment des programmes des candidats. Et ensuite repérer dans les programmes ce qui nous semble le plus en accord avec ce qu’on souhaite, et c’est le travail le plus difficile pour l’électeur (par exemple dans le programme présidentiel, il est facile d’être trompé par une phrase du genre “Nous créerons un système universel de retraites où un euro cotisé donne les mêmes droits”. Mais pour un électeur bien informé, cette simple phrase a pour effet de faire clignoter certaines lampes témoins).
          Les personnes sont secondaires. On les remplace au gré des élections.

            +1

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  • Jérôme // 25.08.2019 à 19h12

    Il y a une erreur récurrente au sujet des bénéfices des entreprises du CAC 40.

    Ces entreprises sont très internationalisées. Une grande partie de ces bénéfices ne sont que des bénéfices réalisés à l’étranger par les filiales étrangères de ces groupes et rapatriés dans les comptes de la maison mère enregistrée et cotée en France.

    Pour Total, 90% des bénéfices sont réalisés à l’étranger. Et on comprend aisément pourquoi si on sait que le raffinage ne réalise quasiment pas de profits et que l’extraction a lieu ailleurs qu’en France.

    Pour Renault, moins d’un quart de la production du groupe est réalisée en France.

    Bref, si des salariés de ces entreprises et des contribuables avaient des droits sur ces bénéfices, ce seraient très peu les français et beaucoup les étrangers.

    Il faut donc relativiser le niveau des profits de ces entreprises. Le vrai problème est plutôt la part très élevée des dividendes qui traduit un sous-investissement.

    Ceci rappelé, on est d’accord sur le problème de la sécession des élites, mis en exergue depuis des décennies par Christopher Lasch.

    Macron et le macronisme incarnent un nouveau stade dans la prise de pouvoir par une partie des classes aisées qui se sont séparées des représentants des sensibilités représentant mieux les catégories populaires pour ne plus promouvoir sur leurs intérêts et leur idéologie.

    Cela s’est vu irrémédiablement bien moins avec la crise des gilets jaunes que lors du discours sur « … les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien. »

    Ce propos, puant de mépris stupide, a probablement déclenché le mouvement des gilets jaunes. L’affaire de la hausse des taxes pétrolières n’a été que l’occasion dont s’est saisie la fureur latente.

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    • vert-de-taire // 26.08.2019 à 14h05

      Benef à l’étranger =?> impôts à l’étranger ?

      Il y a plus de 30 ans maintenant l’entreprise dont j’étais salarié ne faisait pas de bénéfices …
      bien que florissante.
      Normal, elle dépendait d’un truc, une argutie juridique (genre variations sur la propriété privée ) la rendait dépendante de ce truc.
      ET le profit était mangé par ce truc via des astuces comptables légales.

      Total fait des bénéfices à l’étranger : une trivialité.
      Mais le gros du savoir faire, de la direction, du management, des capitaux initiaux et emprunts ….

      Exercice d’application (merci de me corriger) :
      Imaginons ou plutôt rêvons quelques instants: j’emprunte à une banque française 1 milliard d’€.
      à moins d’un milliards tu n’as plus rien.
      Avec ce capital et mon génie – nos patrons ne les sont-ils pas ? – je crée dans un autre pays une activité bénéficiaire.

      Les bénéfices dont je me gaverais (et la banque avec) seraient imposés où ? à supposer, fou que je serais, que je ne planquerais rien dans un paradis juridico-fiscal ?

      Droit français, bénef à l’étranger pas d’impôts ?
      Bien-sûr le capital inventé par la banque (qui seule détient le pouvoir de me le prêter ou non) ne provient de nulle part, droit octroyé par la banque de France au nom du peuple français … qui n’a le droit que de se taire. J’ai faux non ?

      Question : où est imposée la plus-value qui me reste après salaires, contributions sociales, taxes, frais, .. ?
      Hypothèse: Réinvestissement quasi nul, distribution aux actionnaires : tout.

      merci de m’éclairer, mon banquier s’impatiente.

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