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29.août.201929.8.2019 // Les Crises

Chronique du quotidien décadent : Avant il y avait SNCF qui avait un réseau, des gares et des trains…

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Source : Thread Twitter, Le Cheminot Masqué, 25-08-2019

Chronique du quotidien décadent : Avant il y avait SNCF qui avait un réseau, des gares et des trains. Aujourd’hui ce sont des entreprises distinctes et voilà comment ça se traduit dans le quotidien.

Les gares appartiennent à Gares et Connexions, bidule qui doit faire du chiffre. Une gare ça doit faire de l’argent car tout plein de monde y passe alors c’est un super point de vente. Mais pas de vente de billets de trains. Pas assez glamour.

Et puis Gares et Connexions se veut indépendante donc hors de question de vendre du billet SNCF sans encaisser un loyer pour ça. En face, SNCF mobilités (les trains) doit aussi faire du chiffre et dépenser moins. Alors rajouter des paiements de loyer, non merci. Adieu guichets.

Le bidule Gares et Connexions doit marquer son indépendance, aussi un de ses décideur s’est dit qu’il n’y avait pas de raison de laisser les cheminots entrer dans les gares comme dans un moulin. Pensez donc, un cheminot dans une gare, en voilà une idée stupide.

Alors pour sécuriser ça, on va mettre des portes à lecteur de badge partout. Et à chaque porte et pour chaque cheminot SNCF, il faudra une demande particulière d’accès. Une fois validée, il aura accès, sinon c’est niet ! Chacun chez soit !

Et quand un décideur estime que l’encodage du lecteur n’est plus assez sécurisé, il change de code. Du jour au lendemain, les cheminots autorisés n’ont plus accès. Et vu que G&C est indépendant, ils ne prennent pas la peine d’avertir SNCF mobilités à l’avance. Tant pis pour eux.

C’est beau l’indépendance ! Un matin, l’usager ne trouve pas son train. On va lui annoncer un problème technique. Et en effet, il y a bien un problème technique : le conducteur n’a pas pu rejoindre son train, G&C a changé les codes et n’a avisé personne.

Autre exemple : on change les horaires du collègue qui ouvre la gare tôt le matin. On le fait embaucher plus tard comme ça il coûtera moins cher. Il arrivera juste avant le départ du premier train. Et on en parle a personne car on est bien indépendant et on travaille pour nous.

Sauf que le train pour partir, il doit être préparé, des essais réalisés, faut du temps, le conducteur doit arriver bien avant le départ. Pas le problème du gars qui décide, lui il n’est pas de SNCF mobilites, chacun sa merde. Lui il fait des économies, le chef est content.

Et un chef content ça vaut tout l’or du monde. Et pour appuyer encore le truc, quand le train partira en retard (car il sera obligatoirement en retard) je vais déclarer que c’est la faute à mobilités, ils n’avaient qu’à deviner.

Du coup on aura pas de pénalités à payer. Car oui, le sport interne est de trouver un coupable pour savoir qui va payer. Entre économies et pénalités évitées, la qualif est à portée de main c’est certain. L’usager ? Pas mon problème, c’est mobilités qui en a besoin.

On pourrait dire « tout ça c’est SNCF, ils n’ont qu’à se parler ». Erreur, ils n’ont plus le droit car se parler et se coordonner ça peut être vu comme magouille interne et les autres opérateurs vont direct en justice pour favoritisme, concurrence déloyale.

Et vous savez quoi ? Ça arrive souvent. Et vous savez quoi ? Y’a plein d’autres exemples avec les autres entreprises bien indépendantes de la très belle famille SNCF qui n’en est plus une. Vous avez voulu la réforme, l’ouverture à concurrence ? Vous l’avez.

(Indépendance des bidules rendu obligatoire par la loi afin de garantir un traitement équitable pour tous les opérateurs ferroviaires : SNCF mobilités, Thello, Flixtrain, Transdev … d’où le lien avec la réforme ferroviaire)

Source : Twitter, Le Cheminot Masqué, 25-08-2019

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Commentaire recommandé

Fritz // 29.08.2019 à 07h17

Le démantèlement de la SNCF est un crime économique et social.
Depuis 1937, cette société appartient au peuple français. Je dis bien : société, pas « entreprise ».
Les [Modéré] qui l’ont détruite devraient casser des cailloux dans des bagnes rouverts à leur intention, et sans badge pour en sortir.

106 réactions et commentaires

  • Fritz // 29.08.2019 à 07h17

    Le démantèlement de la SNCF est un crime économique et social.
    Depuis 1937, cette société appartient au peuple français. Je dis bien : société, pas « entreprise ».
    Les [Modéré] qui l’ont détruite devraient casser des cailloux dans des bagnes rouverts à leur intention, et sans badge pour en sortir.

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    • Babeuf // 29.08.2019 à 09h06

      Je vous donne entièrement raison sur le fond. Par contre c’est bien le nom “société” qui doit être employé, surtout aujourd’hui, à l’heure de la privatisation funeste. En droit “l’entreprise” n’existe pas, c’est-à-dire que l’entité productive qui comprend le collectif de travail n’a aucune reconnaissance juridique.C’est bien là le problème ! C’est donc le seul droit des société qui s’exerce à savoir celui qui confère aux seuls actionnaires majoritaires, le pouvoir.

      Babeuf

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    • Arcousan09 // 29.08.2019 à 10h04

      Il s’agit surtout d’un “service public” notion totalement obsolète dans une société ultra libérale
      Au passage les anglais ont privatisé le rail et il serait question de le renationaliser ….

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      • Véronique // 29.08.2019 à 13h33

        Oui cette notion est totalement obsolète. Même pour ce qui reste de vrai service public.
        Pour ce qui concerne les anciens services publics devenus des entreprises soumises à la concurrence loyale et non faussée (interdit de rire), donc des services purement commerciaux, il faut remarquer que le dogme va très loin puisque les salariés de la SNCF ne doivent plus prononcer le mot “usagers”. Les usagers ont disparu, remplacés par les clients.

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    • Charles de // 29.08.2019 à 14h24

      En somme, on a créé méthodiquement une pétaudière.
      C’est ce qu’on appelle un bordel organisé.

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      • Lustig // 30.08.2019 à 00h31

        que ta main droite ignore ce que fait ta main gauche : ) … mais au sens propre ! bazar garanti…

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    • Patrick // 30.08.2019 à 09h47

      rien n’a été “démantelé” , tout appartient encore à l’état.
      L’avantage d’avoir créé des sociétés bidons , c’est de surtout masquer l’état de délabrement ce ce machin surendetté et “géré” par l’état et ses filiales dans des soucis de clientèlisme électoral ( des électeurs contents , des cheminots contents … et on laisse les dettes aux suivants )

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      • Fritz // 30.08.2019 à 16h59

        Lisez le texte au lieu de répéter votre catéchisme ultralibéral.
        Et parlez à des agents de la SNCF, ils vous expliqueront la dégradation de leur métier.

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  • Galvan // 29.08.2019 à 07h45

    Resultat direct de notre appartenance a l’UE. Le gouvernement Macron est loin d’être le seul responsable de ce dogme débile qui consiste a tout privatiser au nom de la « concurrence libre et non faussée » : paquet ferroviaire et Grandes Orientations des Politiques Économiques
    Il faut faire comme les anglais, quitter l’UE, ce machin n’est pas réformable.

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    • Guadet // 29.08.2019 à 08h13

      « concurrence libre et non faussée »
      En 2005 j’étais encore européiste mais j’ai voté non à cause de ces cinq mots. Il aurait été plus franc d’écrire “mort au service public et aux pauvres” : on le voit bien aujourd’hui.

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      • Dieselito // 29.08.2019 à 09h46

        @Guadet : Ben non voyons! Mort aux services publics c’est pas vendeur….. Une Europe, pardon, une Union européenne c’est forcément plus de mieux, plus de social, plus de richesse, plus de boulot, plus de bonheur. J’ai l’impresssion que Bruxelle et sa clique ont inventé les taux négatif dès Maastrisch…..

        J’aime bien le lapsus décadent. Même Flamby n’y a pas songé….

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      • azuki // 30.08.2019 à 11h49

        «Concurrence libre et non faussée» ça a toujours été pour eux synonyme de “les plus gros ont tout les droits pour bouffer les plus petits» dit aussi «allégorie du renard dans le poulailler»

        C’est à dire en pratique une absence de concurrence, sans libertée et totalement faussée. Pour qu’il y ait concurrence non faussée, il faut qu’il y ait des règle, une régulation, et quelqu’un pour les faire appliquer sanction à la clé, aussi sûrement qu’on a besoin de règles et d’arbitre sur un match de foot.

        Depuis 1883 on fait l’inverse, «on» estime qu’un match OM – Real Madrid se passerait bien mieux sans règle contraignante et sans arbitre… «on» affirme que ça va s’auto réguler tout seul bien mieux qu’avec un arbitre…

        Bref quand «on» emploie des mots c’est pour mieux les vider de leur sens et les pervertir afin que personne ne puisse s’en servir pour décrire réellement leur actes, c’est une guerre idéologique au premier sens du terme, dans le sens de l’ANGSOC et sa fameuse novlang.

        La concurrence libre et non faussée ça commence par réguler les actionnaires, a limiter la taille des entreprises dans le cadre d’un politique anti-monopole, a imposer une transparence totale des flux financier et a interdire l’anonymat.

        Bref le total opposé de la politique menée depuis 40 ans “au nom de la paix, de la démocratie et du progrès» (*blurp*, j’ai comme une nausée)

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    • Brigitte // 29.08.2019 à 09h14

      La faute à qui? mais au peuple français voyons! il est encore et toujours très majoritairement pour l’UE. Souvenez-vous; La grève à la SNCF contre la réforme ferroviaire, le mouvement des gilets jaunes et cerise sur le gateau: les élections européennes. Rien n’y fait, les gens sont gavés par les médias. Ce qu’ils ont retenu: le retard des trains, les saccages de rues, les ralentissements aux rond-points, bref la chienlit et au final, ils ont voté écologie en se donnant bonne conscience, ou sont restés chez eux en croyant faire preuve de lucidité politique. J’ai bien peur que l’écologie soit le nouveau cheval de Troie du capitalisme mondialisé. N’est-ce pas Mr Jérémy Désir ?
      Ce monsieur, qui travaillait à la “city ” a t-il une fois prononcé le mot “France” dans son discours? Non, c’est à l’échelle de la planète que ces lanceurs d’alerte et donneurs de leçon se placent.
      Le sage montre son pays, l’idiot utile regarde la planète.

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      • Barbe // 29.08.2019 à 11h30

        Brigitte,
        Je suis fan de tout ce que vous écrivez.
        Changez rien.

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      • Galvan // 29.08.2019 à 18h53

        Excepté le fait que les français ont voté NON au traité constitutionnel de mise en œuvre de l’UE en 2005 et que Sarkozy la fait passer en douce au parlement 2 ans plus tard. Alors vraiment, la faute à qui ?

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        • Lustig // 30.08.2019 à 00h34

          @ Galvan
          les français ont voté non en 2005, mais ils ont voté Sarkozy en 2007, etc… donc ça remet quand même partiellement en question la “lucidité” du vote de 2005…
          Si le vote de 2005 avait été si conscient et construit, les autres votes dans les années d’après auraient été en cohérence… Hors, il n’en a rien été… ou pas beaucoup

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          • Barbe // 30.08.2019 à 07h14

            Encore quelqu un qui confond voter et élire.
            Dans le premier cas, on répond à une question, laquelle est déterminée et précise.
            Dans l autre, on sélectionne, en transférant, ce qui est plus grave, sa souveraineté.

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          • Catalina // 30.08.2019 à 07h17

            Lustig,
            Je ne suis pas bien sûre que vous puissiez corréler ceci et cela…
            Sarko n’a pas parlé de nous trahir, bien évidement, d’ailleurs, en lisant son programme, on constate avec effroi de quelle manière honteusement mensongère il a baladé ceux qui ont voté pour lui, en fait, quels sont les points de son “programme” qu’il a réalisé ? lol
            https://promesses.fr/programme-nicolas-sarkozy-election-presidentielle-2007/#lg=1&slide=7

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      • azuki // 30.08.2019 à 11h52

        C’est toujours la fautes des vicimes, «si je l’ai violée c’est qu’elle l’a cherchée en mettant une mini-jupe…»

        et on ne le répetera jamais assez, ce n’est pas aussi simple, la manipulation ça existe et ça fonctionne : https://www.mariefrance-hirigoyen.com/

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    • Max // 29.08.2019 à 09h16

      Oui mais le naufrage SNCF laissé faire par des politiques complaisants est largement antérieur à la réforme de mise en concurrence. Ce sont les politiques français avec la légitimité institutionnelle qui en sont responsables, pas seulement l’appartenance à l’UE.

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      • douarn // 29.08.2019 à 10h16

        Entièrement d’accord Max, mais il faut quand même ajouter qu’avant que le France soit dans l’UE, elle était un moteur de l’intégration européenne sous la forme de la CECA puis de la CEE. On peut peut être faire remonter la dérive des politiques publiques à la venue de la jeune génération d’élus post-gauliens.
        French American Fondation (1976), Young Leader (1981), des officines faites pour faire barrage à l’état providence et au socialisme. Une période post chocs pétroliers (1973 et 1979) marquée par une vive inflation qui euthanasiait les rentiers. Il était de bon ton de privatiser à tout va (les banques au premier chef), cela faisait moderne. Il fallait dénigrer la manière dont la France se finançait auprès de la Banque de France (banque devenue publique après la seconde guerre mondiale, elle était privée auparavant).

        Bref, à mon avis, l’UE n’est pas à l’origine de cette dérive. Elle en est l’un des stigmates au même titre avant elle que la CEE ou la CECA. La cause est la doctrine néo-libérale atlantiste.

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        • Véronique // 29.08.2019 à 13h58

          En fait il n’y a eu que la période gaullienne pour mettre en veilleuse l’UE et son dogme néo-libéral présent dans le traité de Rome dès l’origine.
          Donc une dizaine d’années (entre 58 et 69) au maximum. Depuis la fin de la guerre, les dominants oeuvrent pour instaurer le néo-libéralisme avec libre échange, libre circulation et libre concurrence.

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          • Lustig // 30.08.2019 à 00h37

            De Gaulle n’est pas sorti de l’Europe… il a maintenu Monnet et cie… il a pris Pompidou comme 1er ministre… ça pose quand même des questions… c’est bien les grands discours “vive le Quebec libre”, mais derrière il n’y avait pas grand chose…

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            • véro // 30.08.2019 à 15h38

              Je n’ai pas parlé de de gaulle, et je n’ai pas non plus parlé de la sortie de l’UE.
              J’ai juste mentionné la période gaullienne (avec gaullistes et communistes opposés à l’UE), et une mise en veilleuse de l’UE (politique de la chaise vide, introduction d’un certain protectionnisme agricole).
              Avant cette période, les gaullistes et communistes n’étaient pas majoritaires à l’assemblée nationale (voir la loi des apparentements). Pendant cette période, la souveraineté nationale est remise à l’honneur, mais de gaulle est un homme de droite, et il n’aime pas les communistes, et cet antagonisme va être plus fort que ce qui aurait pu les réunir pour sortir du système UE. Et après les dés sont jetés, avec des gens comme Pompidou, la construction européenne reprend vie, et les communistes ne représentent pas une force d’opposition suffisante. Au sein des gaullistes ce sont les partisans de la construction européenne qui vont avoir le dessus.

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      • Brigitte // 29.08.2019 à 10h38

        Max, l’UE ne date pas d’hier non plus. Elle est née du courant libéral économique anglo-saxon importé en europe dans les années 1970 et du marché commun des années 50. Bien sur que les politiques français ont été depuis longtemps à la manoeuvre, sans quoi rien n’aurait pu se faire. Que l’on ait mis du temps à comprendre le processus, c’est pardonnable mais je crois qu’aujourd’hui, il faut avoir de sacrées oeillères pour croire encore à cette machine infernale servant de locomotive….

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        • Lustig // 30.08.2019 à 00h44

          @ Brigitte : le problème c’est que seule une petite frange de la population se cultive, générations après générations… donc en fait, on n’est pas si nombreux à tourner en rond sur le web… Chirac et Marchais aussi dans les années 70 dénonçaient “l’europe germano-américaine”… ils se sont tous les deux reniés… Chirac pour faire carrière, Marchais en acceptant de collaborer avec Mitterrand.

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    • RGT // 29.08.2019 à 09h59

      “Resultat direct de notre appartenance a l’UE. ”

      FAUX !!!

      L’UE n’est AUCUNEMENT RESPONSABLE des perversions et des arnaques décrétées par les “serviteurs de l’état”.

      Je dirais même que ce sont ces mêmes “serviteurs de l’état” qui offrent un blanc-seing à l’UE et qui lui “suggèrent” (voire lui imposent) ces “directives” à la con derrière lesquelles ils peuvent se planquer quand ils sont face aux peuples “énervés” de se faire arnaquer.

      Il suffit simplement de dire “NON” à l’UE et que fera la Kommission ?
      Les “gros yeux” ?

      Si de plus on tape où ça fait mal, au porte-monnaie en ne versant plus un centime à ladite organisation (mafieuse) ET en lui faisant payer des taxes pour le beau_parlement_qui_ne_sert_à_rien ce sera la cerise sur le gâteau.

      Et surtout d’expliquer calmement à la population que si l’on souhaite refuser les “décisions divines” de Bruxelles, c’est simplement pour ne PLUS offrir aux politicards corrompus l’excuse des “directives” pour piller les biens publics au profit de ploutocrates NATIONAUX.

      Si c’est bien fait, les médias des milliardaires ne pourront pas tenter de vanter les “avancées pour la paix” de l’UE, surtout si on les menace de leur couper les “aides à l’indépendance de la presse”.

      “Aides” qui de toutes façons devront supprimées plus tard. Ça fera un peu de ménage et la pertinence de l’information s’en trouvera grandement améliorée.

      Sans compter de VRAIES taxes sur les profits générés par ces médias (surtout la “boîte à cons”) qui permettrait de récupérer pas mal de fric sans avoir besoin de vampiriser les cons-tribuables.

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      • Florent L. // 29.08.2019 à 10h30

        Je plussoie la première partie du commentaire. Beaucoup de gens qui pensent que la fin de l’UE résoudra leurs soucis, d’autres croient en saint Emmanuel et des anges. Je suis fonctionnaire, si un élu ne veut pas d’un truc il lui suffit de ne pas signer, ils savent le faire quand ca les arrange (en plus ca économise le poignet). Ce n’est pas l’UE qui sabre le paysage, ce sont les promoteurs validés par les maires.
        Ce n’est pas l’UE qui sucre les APL pour financer la suppression de l’ISF ce sont les députés.
        Ce n’est pas l’UE qui envoie l’armée française par monts et par vaux mais notre bon président.
        L’UE est responsable a tout le pire de normes idiotes qu’on aggrave encore, de prises de position stériles et des ors du parlement européen. Pour le reste pas besoin de chercher si loin.
        Je suis pour l’autonomie des territoires voulue par l’UE parce qu’elle ne saura jamais gérer les revendications des uns et des autres qui se barreront du machin dès qu’on leur coupera les subventions (je pense aux corses comme aux écossais).

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        • Véronique // 29.08.2019 à 14h11

          L’autonomie des territoires ? C’est le stade ultime de la fin de la démocratie. Retour aux provinces d’ancien régime avec leur lot d’insécurité juridique.

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        • Brigitte // 29.08.2019 à 14h57

          Florent L. dans un sens vous avez raison. L’UE nest pas la source de tous les maux. Ce n’est pas la faute à l’UE si mon voisin tond sa pelouse un dimanche après-midi, malgré la règlementation (européenne?) en vigueur….Les conflits d’intérêt, les arrangements entre amis et les passe-droits existent à tous les niveaux.
          Mais soyons sérieux. l’UE est adoubée par la classe politique depuis longtemps. Pourquoi? par intérêt. Les politiques font du pantouflage entre la France et l’UE. Député, ministre puis député européen, voire commissaire pour les veinards. C’est le parcours “sans faute” d’un politique à droite comme gauche. Quant aux maires, leur dépendance aux grands appareils politiques n’est plus à démontrer, même dans les communes rurales. Donc la boucle est bouclée.
          Et puis, en plus des GOPE, l’UE c’est une croyance en une culture, en une langue supra-nationale qui de facto ne favorise pas l’indépendance.
          Pour finir, je ne comprends pas votre histoire d’autonomie des euro-régions. Si ce sont des euro-régions, elles ne sont donc pas autonomes. Vous les voulez dans l’UE ou en dehors, c’est pas très clair….croyez-vous vraiment que la Catalogne ou l’Ecosse se barreront de l’UE? Vous êtes donc un euro-fédéraliste…CQFD

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          • RGT // 29.08.2019 à 20h25

            Je ne sais pas pour les catalans, mais je peux affirmer que “l’amour” inconsidéré des écossais pour l’UE se limite seulement à l’aide que ladite UE pourrait leur apporter à couper les liens qui l’enchaînent au Royaume Désuni.

            Les écossais ont une haine féroce de la perfide Albion car ils ne veulent pas qu’on leur impose un mode de vie qu’ils n’ont pas choisi et qui est contraire à leur culture et à leurs traditions.

            Une fois débarrassés des vils anglois, ils ne se laisseront pas faire et claqueront la porte de l’UE car ils ne veulent pas vivre sous une dictature étrangère. Ils en ont suffisamment souffert et ne veulent surtout pas se retrouver sous la coupe de nouveaux maîtres qui viendront leur imposer comment cultiver les patates, épandre le lisier ou maturer le Whisky et la bière.

            Et je suis convaincu que l’UE le sait très bien mais pour l’instant, l’ennemi à abattre et bien grand-breton, pour les écossais on verra en temps utile.

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            • Brigitte // 30.08.2019 à 08h49

              Les indépendantistes écossais ne sont pas (encore ) majoritaires dans les urnes en tout cas. L’écosse a voté non au Brexit c’est vrai mais d’une courte tête. Tout ça est compliqué. Ils se sentent oubliés par Londres. Que diront t-ils de Bruxelles?
              L’exemple de l’Irlande n’est pas probant. Pays à la croissance factice, dopée par les multinationales venues y trouver un petit coin de paradis fiscal, voilà une belle perspective d’avenir pour les écossais. ils hésitent et je les comprends.

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        • Blabla // 30.08.2019 à 16h36

          Ce n’est évidemment pas l’UE qui est la cause de la politique ultralibérale, mais c’est un outil pour ceux qui la mènent ; de même que des voitures ne sont pas responsable des morts d’un carambolage mais bien ceux qui les conduisent.

          Par contre, cet état des lieux n’est qu’incomplet : certains (en général, défenseurs de ladite politique, mais pas seulement) l’utilisant pour éviter la sortie de cette union, alors qu’il est tout aussi évident que nous ne changerons pas de politique en y restant (de même qu’on ne réduit pas les morts sur la route en les déréglementant).

          En résumé, ce n’est pas de sa faute seule, il est donc nécessaire mais non suffisant d’en sortir!

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      • Chris // 29.08.2019 à 10h44

        Je vous donne raison.
        C’est bien pourquoi l’Allemagne a dit “non” quand il s’est agit de privatiser la Deutsche Bahn. Bruxelles n’a pas bronché.
        Nos dirigeants et parlementaires sont complètement à côté de la plaque des réalités économico-politiques, comparés aux Allemands plus pragmatiques qui eux, considèrent tout d’abord l’intérêt de l’Allemagne, qui rappelons-le, au contraire de la France jacobine, n’est unifiée que depuis peu de temps. Donc pas question de prendre le risque de diviser le pays…

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        • Bruno Kord // 29.08.2019 à 11h50

          Concernant la SNCF, je rappelle à tous les commentaires qui exonèrent l’UE dans le démantèlement en cours que c’est bien la Commission européenne qui l’a demandé dans sa lettre fixant au Gouvernement français les orientations politique économique qu’il devait suivre.
          Cette demande n’a pas été faite à l’Allemagne, pour l’instant. Nous verrons ce qui se passera le jour où des sociétés de chemin de fer non allemandes demanderont un accès au marché germanique et traineront la République Fédérale devant les tribunaux.
          Enfin, rappeler la responsabilité de l’UE dans le démantèlement du service public français en général et dans le service public ferroviaire en particulier n’est pas synonyme d’absoudre nos gouvernant de leurs responsabilités propres.

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          • RGT // 29.08.2019 à 20h39

            Et pour les autoroutes, c’était déjà l’UE?

            L’UE n’est qu’une belle excuse permettant aux politicards corrompus de financer leurs “amis” et “mécènes” en vue des prochaines élections et pour équilibrer les “frais de gestion” de leur partis.

            Quand on veut se débarrasser de son chien on dit qu’il a la rage.
            Mais si de plus une réglementation vous “oblige” à l’abattre sur le champ ce n’est que du bonheur.

            Particulièrement quand on a soi-même participé ACTIVEMENT à l’élaboration de cette réglementation alors qu’il était tout à fait possible d’utiliser son véto.

            Les allemands sont largement moins cons que les français : TOUTE directive €uropéenne DOIT être approuvée par le Bundestag sinon elle n’est PAS applicable en Allemagne.

            Donc, comme un refus du parlement allemand signifierait à terme l’abolition de cette réglementation, voire même une hémorragie d’états croupions suite à la colère des populations qui verraient qu’il y a bien 2 poids et 2 mesures la Kommission demande d’abord aux allemands s’ils sont d’accord avec cette réglementation.
            Si les allemands indiquent leur désaccord, la réglementation passe directement aux oubliettes ou on se garde bien d’aller crier sur les toits que cette dernière n’est PAS applicable chez les teutons.

            Concernant la privatisation des chemins de fer (et aussi des barrages de l’UE ne se pose pas : Le Bundestag n’a simplement PAS ratifié ces réglementations.

            Par contre, les “investisseurs” allemands ne se gêneront SURTOUT pas pour acheter ces biens publics en France et porteront plainte auprès de l’UE si la France refuse de les céder.

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            • Véronique // 29.08.2019 à 22h31

              Vous parlez de la privatisation des autoroutes ?
              L’UE n’est pas une excuse. L’UE c’est nos dirigeants eux-mêmes. C’est leur feuille de route dogmatique en même temps puisqu’il y en a une.

              Oui les privatisations des autoroutes c’est bien dans la “philosophie” de l’UE. 1986 : de grandes vagues de privatisations sont menées en France, suite à la signature de l’acte unique qui achève le marché intérieur avec notamment la libre circulation des capitaux qui va devenir effective en 90.

              D’une manière générale, l’UE est toujours concernée, et la France doit suivre. Mais contrairement à ce que vous supposez, elle ne le fait pas toujours. Par exemple cela fait des années que la commission réclame la fin du numerus clausus dans les études médicales. Ce n’est que très récemment que la France a accepté de le faire. Pour les réformes concernant le droit du travail c’est pareil. Les réformes ont été réclamées par la commission bien longtemps avant qu’elles ne soient réalisées. Sachant en plus que l’état des finances publiques a donné un moyen de pression à la commission.

              Pour l’Allemagne c’est pareil. D’ailleurs un projet de privatisation des autoroutes est envisagé en ce moment parait-il. Et pour les chemins de fer, c’est privatisé depuis longtemps.
              Et en France aussi il faut un texte législatif pour qu’une directive s’applique. Mais les règlements européens sont quant à eux directement applicables, dans tous les pays de l’UE, y compris en Allemagne.

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            • RGT // 30.08.2019 à 18h23

              La fin du numerus clausus n’a rien à voir avec l’UE.

              Cette fin est en fait liée au manque de vocations et à la perte d’intérêt pour la profession de médecin.

              En fait, quand on se contente de regarder la dégradation du statut des médecins il ne faut pas s’étonner qu’il n’y ait plus de prétendants : J’ai des amis médecins COMPÉTENTS qui ont carrément quitté la profession pour se recycler dans d’autres activités qui n’ont strictement rien à voir avec la médecine.

              Pour compenser les départs (retraite, écœurement, agressions, rémunérations en chute libre avec un croissance du flicage de la Sécu et du sinistère de la santé) il faut bien ouvrir en grand les vannes de la formation car les vocations commencent à se faire franchement rares.

              Par contre, je ne sais pas quel sera le niveau des futurs “élus” car un médecin n’est pas SEULEMENT un robot prescripteur et doit avoir des qualités humaines hors du commun pour arriver à diagnostiquer certaines pathologies qui causent des situations dramatiques. Particulièrement depuis quelques années pendant lesquelles les conditions de travail se sont tellement dégradées que les patients somatisent leur stress professionnel et se retrouvent avec des pathologies PHYSIQUES qui ne sont PAS causées par des phénomènes naturels.

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            • Véronique // 01.09.2019 à 00h25

              @RGT
              La fin du numerus clausus est pourtant complètement liée à l’UE. Cela fait au moins 7 ans ou 8 ans ou peut-être plus, que la commission européenne le réclame. Ceci pour supprimer les barrières à l’entrée (et ça ne concerne pas que les médecins, c’est dans la logique de libéralisation de l’accès aux professions).
              Il suffit pour s’en rendre compte de consulter la page du semestre européen sur laquelle on peut avoir accès aux recommandations par pays qui arrivent à chaque printemps. Ce que je fais chaque année.

              Simple à vérifier donc.

              Pour ce qui concerne les étudiants, il y a encore énormément de candidats au concours, donc ça va, on ne manque pas encore de jeunes souhaitant exercer cette profession. Certes les conditions se sont dégradées, et les conditions d’études aussi, mais peut-être surtout à l’hôpital. Globalement cette profession reste attractive, comparativement à beaucoup d’autres parcours professionnels.

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        • Czerny // 29.08.2019 à 12h16

          ” Nos dirigeants et parlementaires sont complètement à côté de la plaque des réalités économico-politiques ” ? Bien au contraire ! Les français n’ont toujours pas l’air de comprendre que les dirigeants qu’ils élisent régulièrement ne représentent pas LEURS intérêts .Une retrospective sur les 40 dernières années suffit pourtant pour constater ce fait .Les types formés dans les multiples officines atlantistes de tous poil, représentés dans tout le spectre politique national, ont un agenda bien défini et cet agenda ne prend pas en compte l’intérêt commun du pays mais celui de quelques particuliers ou groupes d’intérêts économiques, .L’article le démontre façon limpide .

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          • Lustig // 30.08.2019 à 00h47

            la dictature de la bourgeoisie, comme disait l’autre

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          • RGT // 30.08.2019 à 19h03

            Les “élus” ne défendent QUE leur propre soupe.

            Et il en va de même pour les “hauts fonctionnaires” indéboulonnables dont la principale préoccupation consiste casser du sucre sur le dos de leurs collaborateurs (qui ne font que suivre LEURS ordres) afin de réduire les “coûts faramineux des services publics” tout en augmentant les recettes fiscales pour garantir leur propre avenir…

            C’est bien le problème de TOUTES les “républiques démocratiques” basées sur le modèle occidental, dans lequel la population n’a AUCUN droit de regard sur le fonctionnement de l’état.

            Quand une personne possède les pleins pouvoir sans avoir de comptes à rendre à quiconque elle est en position de favoriser ses propres intérêts et sa propre carrière sur le long terme en prenant des “décisions judicieuses” qui lui ouvriront les portes de sorties vers des “avenirs radieux” même si la majorité de la population doit en pâtir.

            Pourquoi croyez-vous que tous ces “grands hommes” soient vent debout contre l’introduction du RIC et qu’ils tentent les manœuvres les plus sordides pour le rendre totalement inopérant ?

            Ils pourraient devoir rendre DIRECTEMENT des comptes à la population sans avoir à passer par une “alternance” politique factice dans laquelle les “pourris d’en face” ont exactement les mêmes objectifs, sortent des mêmes formations et s’entendent sur les modalités des “changements” qui au final ne sont que de la poudre aux yeux.

            Bref, une “noblesse” moderne qui n’a de comptes à rendre qu’à ses propres “dieux”.

            comme vous pourrez le constater il n’y a AUCUN propos “complotiste” dans ce commentaire.

            Juste le CONSTAT que les intérêts individuels des “élites” convergent (normal, c’est leur gagne-pain) et que la population ne doit absolument pas avoir de droit de regard sur le comportement de ses “représentants” et des “grands administrateurs”.

            nota : Étymologiquement administration vient de minisiter (comme ministre) et signifie “servir”.

            En novlangue, “servir” signifie “se servir”.

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            • Véronique // 01.09.2019 à 00h27

              C’est justement pour ne pas avoir de comptes à rendre à la population que les dirigeants ne veulent surtout pas d’un frexit.

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      • Bruno Kord // 29.08.2019 à 11h49

        “Il suffit simplement de dire non à l’UE, que fera la Kommission ? Les “gros yeux”?”.
        Votre volontarisme a ma sympathie mais je crains qu’il ne pèche par une méconnaissance de la réalité. Tant la Commission que d’autres personnes (et particulièrement les entreprises qui défendent avec acharnement le libéralisme qui est à la base des traités de l’UE ) possèdent les moyens de contraindre un pays à appliquer les règles de l’UE. Je le vois tous les jours dans mon travail (fiscaliste).
        Une décision du Gouvernement ou d’une collectivité territoriale non conforme avec le droit européen ? Elle sera annulée par les tribunaux.
        Une loi votée par le Parlement français ? Elle sera tout autant “annulée” par les tribunaux si elle n’est pas conforme à la règle européenne (qui est supérieure à la loi française, grâce soit rendue à la Constitution française modifiée par nos parlementaires et gouvernements pro-UE).
        Une politique économique non conforme aux grandes orientations que la Commission aura notifiée au Gouvernement français ? L’éventail des rétorsions est large : admonestations, menaces, amendes, annulations de certaines décisions au nom de la concurrence (R.I.P. la mise en oeuvre d’une politique industrielle), et, si vraiment le Gouvernement français voulait aller trop loin, on pourra toujours le faire plier via la BCE qui menacera de couper les lignes de refinancement aux banques françaises (voir l’application dans le cas grec).

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        • RGT // 30.08.2019 à 19h26

          Si vous devez 100 millions d’Euros à l’UE, je peux vous garantir que ladite UE est franchement dans la m****.

          Elle sera contrainte si vous ne payez pas et que vous la répudiez de virer pas mal de monde et de “réduire la voilure”, ce qui réduira considérablement sa capacité de nuisance.

          Et ça pourrait aussi donner des idées aux anglais, aux italiens, aux grecs, aux portugais etc…

          Et si l’UE en appelle à la cour de Justice €uropéenne pour faire condamner la France il est AUSSI possible de lui faire un doigt d’honneur et de lui annoncer que la France ne reconnaît PLUS cette cour de justice, et qu’ils peuvent faire des petits avions avec ses comptes-rendus (pour rester poli).

          Concernant la monnaie, la Banque de France possède TOUS les outils pour fabriquer de la monnaie et il suffirait juste de remplacer le symbole “€” par “F” et advienne que pourra.

          La seule solution pour l’UE consisterait à déclarer la guerre à la France, mais ce serait alors avouer ouvertement que cette institution n’est PAS une garantie de “paix” mais bien un outil de domination des peuples.

          Et comme le dirigeant français possède (encore) une certaine “petite mallette avec un petit bouton rouge” (pourquoi croyez-vous qu’ils tentent de la récupérer ?) il suffirait juste de leur montrer la photo de ladite mallette pour calmer leurs ardeurs.

          Merci De Gaulle.

          La France peut très bien dire du jour au lendemain “je me casse” et la Kommission n’aura qu’à se soumettre.

          Il ne faut surtout pas surestimer les pouvoirs de ce “machin” qui ne ne lui sont donnés QUE parce que “nos” dirigeants le veulent bien.

          Regardez les USA.
          Ils ne se gênent pas pour dénoncer tous les accords qu’ils veulent et PERSONNE ne tente quoi que ce soit pour les en empêcher.
          Avec des “bombinettes” on peut faire ce qu’on veut.

          je comprends désormais pourquoi la France s’est battue pour obtenir ces armes ignobles.

          Re-merci De Gaulle.

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          • Véronique // 01.09.2019 à 00h46

            Mais oui c’est certain, on peut sortir de l’UE. Il suffit… de sortir.
            Mais on ne peut pas se contenter de refuser d’appliquer les recommandations, directives, règlements européens.
            Certaines sanctions sont prévues. Qui peuvent monter très haut (et en plus n’oublions pas que chaque Etat a apporté or et devises à la BCE, y compris le RU qui n’est pas dans la zone euro ; ce ne sont pas des sommes très importantes mais quand même).
            Du coup si un pays se montrait trop longtemps récalcitrant, de toutes façons il finirait par sortir ou par être exclu.
            Cette histoire de “plan A” est une hypothèse d’école.
            Ou bien on a des dirigeants pro-UE, et la question ne se pose pas (ils ne s’opposent jamais, se contentent au pire de faire traîner les décisions, mais finissent par se plier, car l’UE, c’est eux-mêmes).
            Ou bien on a des dirigeants qui ne sont pas pro-UE et une posture d’opposition systématique ne rimerait à rien. Il vaudrait mieux sortir de l’UE.

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      • Véronique // 29.08.2019 à 14h08

        C’est bien gentil de décider ne ne pas verser un centime à l’UE, mais enfin, la banque centrale pour la France, c’est la BCE, et non la banque de France.

        L’UE n’existe de toutes façons que parce que nous avons des dirigeants qui y sont favorables. Ils ne diront pas non à la Commission même si vous l’écrivez avec un “k” au lieu d’un “c”. Bien au contraire.

        C’est inutile de chercher la responsabilité des dirigeants français d’une part, et de l’UE d’autre part. Les deux sont intimement liés. L’UE est juste l’outil indispensable aux dirigeants. Il faut donc changer de dirigeants mais aussi supprimer l’outil ou tout au moins supprimer son applicabilité en France, si on veut en finir avec tout ça. C’est exactement comme lorsque le parlement vote une loi qui déplaît aux électeurs . On ne se contente pas d’élire d’autres députés. On attend d’eux qu’ils abrogent ladite loi.

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      • step // 29.08.2019 à 22h11

        Il suffit simplement de dire “NON” à l’UE et que fera la Kommission ?
        Les “gros yeux” ?

        Arrêter d’approvisionner les guichets en billets, et attendre qu’ un gouvernement hypothétiquement hostile rampe a ses pieds en lui suppliant de rouvrir les vannes.
        Cela fait quelques années que la Kommission peut faire bien mieux que “les gros yeux”.
        Ceci dit je plussoie le fond du commentaire, sortir de l’UE n’est pas suffisant pour inventer le monde d’après. Bien des pays font des politiques sociales et économiques honteuses et ne sont pas dans l’UE mais de politiques “compradores” autochtones. Quitter l’UE est nécessaire mais clairement pas suffisant.

          +3

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  • Urko // 29.08.2019 à 08h01

    Que l’on soit ultra libéral, communiste, colbertiste etc., on sait bien qu’une entreprise qui a été conçue pour être intégrée de à à z ne peut pas être découpée sans que cela ne créé de problèmes majeurs. La SNCF doit redevenir la SNCF, il s’agit d’une urgence. Et tant pis si l’UE ne veut pas : on n’a pas à obéir à ces gens que personne n’a élus.

      +60

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    • K // 29.08.2019 à 11h36

      “Et tant pis si l’UE ne veut pas : on n’a pas à obéir”. Malheureusement si. Car si nous n’obéissons pas à l’UE alors les concurents de la SNCF pourront obtenir gain de cause en justice au motif que le gestionnaire de l’infrastructure favorise un opérateur en particulier (SNCF mobilité). Le gouvernment n’y pourrait rien puisque le droit européen (traités) est supérieur au droit national (lois) dans la hiérarchie des normes.
      Tant que nous resterons dans l’UE, nous ne pourons rien, à part serrer les fesses et faire le dos rond.
      C’est toute la limite de notre pseudo-opposition : Montebourg, Mélenchon, Delaume, Branco, Dupont-Aignant ou Le Pen (depuis le départ de Philippot)… Un discours très critique vis à vis de l’UE mais le refus de sortir de l’UE. En d’autres mots, l’opposition à l’UE ne doit pas aller au delà du discours, au delà de la pure abstraction intellectuelle.

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      • Urko // 30.08.2019 à 07h47

        Les traités, ça se dénonce. C’est du reste leur destin traditionnel que d’être révisés, dénoncés ou non appliqués, après un certain temps.

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        • K // 30.08.2019 à 13h08

          Les traités ne peuvent pas être révisés sans un accord à l’hunanimité.
          Les traités ne peuvent pas ne pas être appliqués sans quoi une partie lésée par leur non-application saisira la justice et obtiendrq gain de cause.
          Par contre les traités peuvent être dénoncés mais cela revient exactement à sortir de l’UE. Quitter l’UE ou se retirer des traités qui définissent l’adhésion de la France à l’UE, c’est exactement la même chose. C’est 2 manières différentes d’exprimer la même idée. Mais notre pseudo-opposition ne veut pas se retirer des traités.

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      • Patrick // 30.08.2019 à 10h24

        D’autant plus que la SNCF ne se fait prier pour profiter de l’ouverture à la concurrence dans les autres pays ou dans le transport routier.

        Comme EDF d’ailleurs 🙂

          +2

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    • Véronique // 29.08.2019 à 14h18

      Bah non, il ne suffit pas de dire tant pis. Nous sommes obligés de faire les réformes réclamées par l’UE (et sa commission en particulier).
      Et ça ne gêne pas nos dirigeants puisque de toutes façons ils le veulent. Mais si nous avions d’autres dirigeants, beaucoup plus circonspects face aux exigences de l’UE, ils seraient aussi obligés de s’y plier.
      Penser le contraire c’est simplement méconnaître ce qu’est l’UE, ce que sont ses institutions, son organisation.
      En admettant qu’on ait des dirigeants qui soient assez têtus pour résister à l’insistance de l’UE, dans tous les cas ça conduirait à sortir de l’UE (à cause de la monnaie). Autant commencer par là.

        +11

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    • RGT // 29.08.2019 à 21h01

      Une “directive” €uropéenne OBLIGE à séparer AUSSI les distributeurs des producteurs d’électricité sous peine de sanctions ubuesques.

      Ce qui permet de “découper” les entreprises en petites entités, et ainsi de pouvoir privatiser les parties les plus rentables profitables tout en laissant les parties “déficitaires” (qui doivent désormais ventre à prix cassés aux “distributeurs” alors qu’avant elles équilibraient l’ensemble production/distribution).

      Habitant à Grenoble, nous avions auparavant une régie municipale (qui ne générait AUCUN profit) qui s’appelait GEG (Gaz et Electricité de Grenoble).
      Avec cette réglementation, la municipalité a été CONTRAINTE de séparer les activités et nous payons désormais nos factures à “GreenAlp)…

      La prochaine étape sera l’obligation de PRIVATISER les distributeurs, ce qui permettra aux actionnaires d’engranger des profits démesurés.

      C’est AUSSI ça le “libéralisme” : La PRODUCTION ne rapporte plus RIEN car les PROFITS sont désormais uniquement réservés aux MARCHANDS qui profitent de marges bénéficiaires insolentes.

      Quand j’étais jeune je n’aurais dû faire une école d’ingénieur électronicien.
      Et plus tard de faire une autre école, d’ingénieur informaticien cette fois.

      J’étais bien bête (mais hélas j’ai encore une certaine notion de la “morale” et le travail est pour moi plus important que le parasitisme).

      J’aurais dû faire carrière dans le commerce ou la finance, au moins je n’aurais pas de fins de mois difficiles et les lois me protégeraient contre les vicissitudes de la “productivité”.

        +3

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    • Véro // 01.09.2019 à 09h18

      “on n’a pas à obéir à ces gens que personne n’a élus”

      Oui et cent fois oui. Mais il ne faut pas compter sur les dirigeants que nous avons, qui sont quant à eux, très contents de contribuer à supprimer la démocratie même si elle n’est que représentative. Une démocratie représentative dans un Etat à régime semi-présidentiel, c’est déjà beaucoup trop de démocratie pour ces gens-là ! Ils ne s’opposeront donc jamais à l’UE. Si tout le monde n’est pas d’accord et que ça ralentit le rythme des réformes imposées par eux grâce à l’UE, ils paieront les sanctions financières si la commission l’exige.

      C’est la population qui doit réagir. Et la revendication que vous énoncez, ne pas devoir obéir à des gens non élus, devrait être le coeur des revendications des mouvements populaires, en particulier des GJ, parce que c’est d’une légitimité incontestable. Il est dommage que les GJ ne l’ait pas compris dans leur ensemble. Il y a eu beaucoup de RIC inscrits sur les gilets, pancartes, banderoles… mais bien trop peu de FREXIT.

        +0

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  • charles // 29.08.2019 à 08h21

    loi stupide ou pas, j’ai bien l’impression que le mot d’ordre dans ce pays c’est “chacun sa merde”.

      +5

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    • Jean D // 29.08.2019 à 10h38

      “chacun sa m…” oui, mais je crois que ce n’est pas seulement “dans ce pays”

      Cette petite historiette contée par un Agent de la SNCF est assez navrante, c’est du Feydeau à l’envers. Au lieu de portes qui claquent à tous vents, elles se ferment. Et au lieu d’un cocu, il y en des millions … les usagers ainsi que les agents de la SNCF qui aimeraient bien assurer leur mission de service public avec efficacité.

      La privatisation rampante de la SNCF fonctionne par l’adjonction de petits grains de sables dans les rouages. Et les petits staliniens de la cause libérale ont le beau rôle en affirmant que si cela ne fonctionne pas, c’est qu’il faut privatiser davantage.

      Ne pas tenir compte de l’expérience, c’est juste de l’obscurantisme. Ne pas réaliser que le train est le moyen de locomotion le plus noble / le moins polluant, c’est suicidaire.

      On entre dans un long tunnel.

        +21

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  • M_a_n_u // 29.08.2019 à 09h05

    Si ça peut « rassurer », c’est le quotidien du privé. Les filialisations à-tout-va engendrent exactement les mêmes symptômes.

      +14

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    • Malbrough // 29.08.2019 à 09h52

      Sauf qu’en plus du gaspillage et des dangers encourus (accidents) que le pognon s’évapore au lieu d’abonder dans les caisses de l’état qui aurait du rester défense du bien commun .

        +10

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    • Actustragicus // 29.08.2019 à 12h02

      @M_a_n_u : Ne pourrait-on dire la même chose des différentes caisses sociales (vieillesse, maladie, chômage, etc.) ? Il serait si simple de constater qu’un vieux maintenu au travail pour économiser sur sa pension = un chômeur de plus qu’il va bien falloir indemniser… mais non, chacun des régimes sociaux tourne dans son coin et on pond des réformes à tire-larigot pour pallier à leur soi-disant dysfonctionnement.
      La globalisation, c’est l’atomisation – exactement le contraire de ce que ça semble vouloir dire.

        +10

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    • RGT // 29.08.2019 à 21h13

      Tout à fait.

      Je vous signale d’ailleurs que les filialisations concernent ESSENTIELLEMENT les unités de PRODUCTION qui fabriquaient des produits de qualité.
      La filiale est ensuite “fourguée” à un “Nanard Tapie” ou un autre fossoyeur qui récupérera de l’état des “aides à la préservation de l’emploi” servant à rembourser son “investissement”, et les profits seront faits par le démantèlement et le bradage des actifs de la filiale une fois le personnel viré.

      Quant à l’ancienne “maison-mère”, une fois débarrassée de ses “boulets”, elle ira faire fabriquer en Chine ou ailleurs des produits auréolés de la qualité passée mais qui seront des grosses bouses très profitables aux actionnaires.

      Puis la “maison-mère” coulera car il ne faut pas (trop) prendre ses clients pour des c***, mais les dirigeants s’en foutent car ils auront engrangé de splendides bonus et partiront avec des parapluies dorés négociés AVANT leur arrivée “bienfaisante”.

      C’est beau le libéralisme.

        +8

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    • Lustig // 30.08.2019 à 00h51

      oui, dans le privé c’est pareil… c’était bien la peine de critiquer la “bureaucratie” pendant des décennies, alors que le système libéral en fait tout autant !

        +0

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  • RC // 29.08.2019 à 09h05

    C’est ce que le management moderne d’il y a trente ans appelait la “concurrence interne” censée doper la productivité de chacun des “collaborateurs” (aujourd’hui devenus, pour la plupart, chômeurs ou burn-outisés). La SNCF s’est, elle, pris un peu plus tardivement ce modèle dans la tronche, mais avec d’autant plus de vigueur que ses grands managers sont des technocrates qui n’ont à répondre devant personne de la débilité (et de la nocivité) de leurs choix et de leurs caprices.
    La notion de «service public» ne sera bientôt plus qu’une notion archéologique…
    Au fait, n’oubliez pas de signer la pétition nationale pour préserver ADP. C’est un peu le même problème que la SNCF (sauf que ça rapporte un ‘pognon de dingue’ et que ça excite les appétits des carnassiers de la finance et de l’ultra-libéralisme qui aimeraient se partager les dépouilles de cet établissement public).

      +31

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  • Eric83 // 29.08.2019 à 09h34

    Côté usager, il ya aussi la SNCF “d’avant” et celle d’aujourd’hui.
    Avant, quand pour x raison, vous n’aviez pas de billet en montant dans le train, vous pouviez aller trouver de suite un contrôleur et lui acheter un billet, sans amende.
    Maintenant, expérience vécue récemment dans un TER, le contrôleur m’indique qu’ils ne peuvent plus le faire. Je dois acheter mon billet sur Internet via mon téléphone portable – pas de téléphone, pas de billet – et l’application SNCF…et donc forcément avec une carte bancaire. ( Pratique pour les mineurs qui n’en ont pas !? ).
    Voilà pour la théorie de l’achat du billet via Internet avec un portable et une carte bancaire dans le train.
    Seulement en pratique, il y a un problème. Lorsque le train est parti de la gare où je suis monté, il ne m’a pas été possible de réserver mon billet à partir de ce point de départ car le train ne s’affichait plus sur l’application…car déjà parti.

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    • Arcousan09 // 29.08.2019 à 09h57

      Vécu:
      la famille de mon frère va aller à Paris pour les enfants.
      Gare des Clayes sous bois:
      – guichet fermé
      – automate en panne …
      Un de ses fils a eu la bonne idée d’utiliser son portable afin de faire une photo de l’automate en panne.
      Tout s’est bien fini: pas de contrôleur et à Paris escalade des portiques et personne n’a rien demandé
      “Avec la SNCF tout est possible” c’est leur slogan !!!!!!

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    • Michel Le Rouméliote // 29.08.2019 à 11h29

      C’est pour ça que je préfère prendre ma voiture gavée d’énergie fossile et que j’évite désormais le train. au moins, je peux aller où je veux et quand je veux !

        +7

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      • Lustig // 30.08.2019 à 00h57

        @Michel Le Rouméliote :
        plus tout à fait… les véhicules d’avant 1997 (essence) et d’avant 2001 (diesel) sont interdits à Paris, dans la petite couronne… et puis il y a aussi un douzaine d’autres zones polluées en France (Lyon, Vallée des Alpes, etc.)… un jour ils vous mettront des caméras automatiques qui vérifieront toutes les voitures

          +0

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        • Michel Le Rouméliote // 30.08.2019 à 10h37

          @Lustig : Pour le moment, je m’en fiche. Ma Subaru roule au GPL (Crit’air 1) et la Saxo de mon épouse est au E85 (Crit’air 3). Quant à Paris, quand je vois ce que cette ville est devenue, j’évite !

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  • Arcousan09 // 29.08.2019 à 09h51

    Une simple et toute petite question:
    Qu’est-ce qui a structuré d’une manière assez équilibrée la France ???
    Réponse: le rail, sociétés indépendantes avant la guerre de 1940, la SNCF ensuite
    Détruisons la SNCF et le rail que nous allons remplacer par des centaines de milliers de camions ….”électriques” … de bus … “électriques” … de voitures …”électriques” !?!?!?
    La destruction de tout ce qui a structuré notre pays est “En Marche” mais pas que car tous les gouvernements de bras cassés de ce pays ont leur part de responsabilité quelle que soit la couleur politique et ce depuis une bonne quarantaine d’années. Le dernier appuie sur l’accélérateur de façon à ne pas rater le mur qui se dresse mais que pas un politique n’aperçoit …. la catastrophe est imminente … rail, hôpital, école, industrie, agriculture, pêche …. and so on ………

      +16

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    • Malbrough // 29.08.2019 à 09h56

      Oui, encore que “ces sociétés indépendantes” étaient globales : elles géraient tout sur une ligne .
      Ici tout est tronçonné , segmenté , alors pour déterminer qui est responsable de quoi faut vraiment être futé .
      Même avec des armées d’avocats en cas de pépin je ne suis pas certain que l’on puisse y arriver .

        +6

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    • Chris // 29.08.2019 à 10h50

      Et pire, ces sociétés privées pratiquent l’optimisation fiscale… et bénéf off shore !
      Donc double ou triple peine pour les usagers qui voient s’envoler les tarifs, diminuer les prestations et les lignes de desserte.
      Ubu roi.

        +7

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  • tchoo // 29.08.2019 à 10h51

    LE but étant de rendre le machin totalement inadapté à sa mission, mécontenter l’usager a qui on fait croire que c’est parce c’est une entreprise d’état et que les syndicats sont trop puissant que ça merde et qu’il faut donc privatiser.
    j’ai un ami qui prétend que c’est de la faute de CGT rail si le rail marchandise ne se développe pas sans jamais être capable d’en apporter la naissance d’une preuve,
    Mais l’intox fait son oeuvre
    Le nombre d’usager du train mécontent ne cesse d’augmenter
    bien dans la prévision

      +15

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    • Jean D // 29.08.2019 à 12h00

      Typique de nos concitoyen qui regardent trop la télé, c’est-à-dire de ces consommateurs d’images qui se croyant informés (le demi-habile de Descartes, https://fr.wiktionary.org/wiki/demi-habile) sont en réalité profondément et habilement désinformés.

      Et il n’y a pas de meilleurs propagandistes qu’un abruti (= par la télé en l’occurrence) qui s’ignore, il a pour lui les accents de la sincérité et le relents fétides du bon-sens.

        +10

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      • Lustig // 30.08.2019 à 00h59

        il serait temps que les milieux politisés prennent position sur le contrôle politique des médias, et plus largement de toute l’industrie culturelle… il est impossible de mener une vie démocratique réelle quand les gens sont exposés aux torrents du divertissement américain

          +1

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    • Patrick // 30.08.2019 à 10h27

      “le rail marchandise”
      ça n’a jamais fonctionné , par contre la SNCF est un très gros transporteur routier ( SNCF Logistic, Geodis … ) , mais c’est en évitant le rail et les syndicalistes de la SNCF .. y’a pas de mystères.

        +4

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  • SanKuKai // 29.08.2019 à 11h06

    La SNCF avait en partie initialement été créée pour pallier á l’échec des grands réseaux privés.
    En fait, en Novlang le “progrès” c’est juste un grand retour en arrière.

    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_SNCF

      +17

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  • Chaplin // 29.08.2019 à 12h11

    Le plus grand plaisir des libéraux est toujours de dénoncer la bureaucratie des services publics. Ce qu’ils ne précisent jamais c’est qu’ils ne veulent pas supprimer la bureaucratie, juste la remplacer par une autre.

      +12

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    • Patrick // 30.08.2019 à 10h32

      Dans le privé , si la bureaucratie devient trop lourde l’entreprise coule ou doit se réformer sous peine de disparaître.
      Dans le public, il suffit de prendre plus de pognon aux contribuables et il n’est même pas nécessaire de leur rendre un service en échange.

        +2

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      • SanKuKai // 31.08.2019 à 00h04

        Le privé ce ne sont pas que des PME.
        Pour avoir travaillé dans des entreprises de plus de 10000 personnes je peux affimer que ce que vous dites est faux.
        J’ai vu des “project managers” inutiles s’incrustant dans des réunions ou les organisant dans le seul but d’envoyer des mails á rallonge pour montrer qu’ils existent; Des procédures complètement inadaptées inventées et mise en place par des consultants très cher payés dans le seul but de justifier leur existence professionnelle. Des équipes de 7 personnes avec une seule qui fait le travail des 6 autres. Des équipes supports client externalisées, incompétentes, multipliant les échanges et questions inutiles dans les tickets pour ensuite totalement ignorer les demandes clients car on sait qu’ils ne partiront pas, puisque changer de produit leur prendrait plus d’un an et serait très couteux. Des procédures de gestion des dépenses courantes kafkaiennes avec des règles appliquées á la lettre par des comptables très scrupuleux pour la seule raison que… “c’est la règle”, alors même que le coût inutile était démontré.
        Et pourtant ces entreprises (et surtout leurs actionnaires) se portent très bien. La bureaucratie n’est pas l’apanage des services publics.

          +1

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        • Patrick // 31.08.2019 à 10h41

          Sauf que dans le cas des sociétés privées ce n’est pas avec mon fric donc ce n’est pas mon problème.
          Et à un moment où à un autre ça finit toujours en catastrophe et ce n’est pas mon problème non plus

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          • SanKuKai // 01.09.2019 à 10h50

            Êtes vous sûr que ce n’est pas votre fric? Je vous recommande la lecture de Crépuscule par Juan Branco. C’est très bien documenté.

              +1

            Alerter
  • Saint-Just // 29.08.2019 à 14h18

    Au japon ca marche bien ce système. Train fonctionnels, toujours à l’heure et gare propres… et surtout voyage pas cher pour les usagers.

    Espérons que la nouvel réforme tendra vers ca plutôt qu’autre chose…

      +2

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    • Jean Aymard // 29.08.2019 à 14h44

      A la différence que la France n’est pas le Japon. Au Japon, le sens du collectif est profondément inscrit dans les mentalités. C’est culturel. En France, si on ne fait pas en sorte que le système y pousse, l’individualité reprend tout de suite le dessus. Il suffit de voir le contenu de ce texte pour comprendre que ça ne peut pas fonctionner. Le démentèlement de la SNCF en différentes entités indépendante va juste la mener à la ruine. Et c’est probablement le but recherché.

        +11

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    • Invasif // 29.08.2019 à 19h43

      Va lire qu’est-ce que il ont fait au Japon. Ca n’a rien avoir avec les idees de concurrence des liberaux. Des compagnies verticalment integree; gars, reseau, et train.

        +5

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  • christian gedeon // 29.08.2019 à 15h16

    je poursuis le totre de l’article “et puis il y a eu des syndicats irresponsables,qui ont grandement facilité le travail de démantèlement de la SNCF”. j’ai toujours soutenu qu’il y avait une complicité au moins objective entre les syndicats français et le patronat…sidérurgie,textile,informatique,marine marchande,machine outils…que de victimes ! Du “patronat ” et des syndicats…

      +5

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    • Patrick // 30.08.2019 à 10h39

      à partir du moment où les syndicats sont largement subventionnés par l’argent public ou par la “fluidication” du dialogue social , ils n’ont plus besoin d’adhérents ni de défendre qui que ce soit.

        +2

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  • Denis // 29.08.2019 à 16h54

    J’ai bien ri!
    Mais ,il ne fallait pas, ce n’est pas une histoire humoristique: c’est du vécu,du réel!

    Pour simplifier, disons que le service public universel est antinomique avec les intérêts de la ploutocratie qui met ses pions au pouvoir.
    Ainsi la ruine des services publics se fait de l’intérieur en scindant, en démotivant,
    en dénigrant les personnels.
    Les usagers,dindons de la farce, s’en prennent aux personnels qui ne font que suivre les directives des dirigeants éclairés( des premiers de la classe?)
    Désormais les services deviennent privés et payant. Et cela ne fonctionne pas mieux( je suis aimable).

    La sortie de ce processus sera bien lente car ne réagissent que ceux qui sont directement concernés( alors que c’est plutôt l’inverse!!! ;-))

    Quant à l’ U.E.: combien de division? Ou combien de divisions?

    Ainsi, d’un pays de haut niveau social, on reviendra au 19éme siècle: grande époque pour les ploutocrates mondialistes.

    C’est la fin de l’été, profitons du soleil et du ciel bleu: pas privatisés mais certains y pensent! 🙂

      +3

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  • Ozman // 29.08.2019 à 17h51

    Merci pour cet article. Gares et Connexions : sûr que 99% des français n’en ont jamais entendu parlé.
    Les français ont voté pour des andouilles. Les andouilles de la politique ont réussi à obtenir le plus de voix grâce aux français niais.
    Casser tout en France : c’est leur crédo.
    Avant on prenait le train : c’était tant de km, et le km coutait tant. On payait tant. Il n’y avait pas d’arnaque. Aujourd’hui vous prenez le train, c’est la loterie, une sorte de casino à roulettes, dans un wagon personne n’a payé le même prix pour un même trajet.
    Le train en France c’est une arnaque.
    En plus, vous montez dans un train sans jamais être sûr de l’heure d’arrivée : pour un oui ou pour un non le train va s’arrêter en pleine campagne pour un suicide (très fréquent) ou d’autre aléas. Il peut vous arriver d’attendre dans des wagons surchauffés, sans toilettes et sans de quoi boire durant des heures et le nuit sans électricité à bord en plus.

      +7

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  • Manant // 29.08.2019 à 18h12

    La question des services publics est un problème intérieur français et touche directement les libertés.
    Validité des billets ramenée au jour d’achat. Pourquoi ? De quel droit ? Qui a protesté ?
    Demande de présentation d’une C.I à l’achat. De quel droit ? Qui proteste ?
    Vérification d’identité dans les trains sur ordre d’un préfet . C’est de l’arbitraire pur et cela est arrivé.
    Suppression des guichets, généralisation des automates, obligation d’avoir une C.B. ou un smartphone, nécessité de passer par internet : de quel droit ? Qui a permis ces diktats ?
    Passons sur les autres points : retard, toilettes fermées, saleté des trains.
    Les Français acceptent tout cela. L’UE bouc émissaire a bon dos : c’est la faute à… Tournez manèges ! Comment, en comparant avec les services publics d’il y a une vingtaine d’années, ne pas comprendre que la dérégulation est une précarisation et que la précarisation vise à supprimer toute stabilité. Vive le chaos à domicile.

      +3

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  • Henri Tanson // 29.08.2019 à 23h29

    Là on est dans le constat ; pas dans l’analyse des raisons qui ont amené à ce résultat.
    Le choix de la mise en concurrence des entreprises publiques, c’est pas un choix français mais une obligation faite par les traités européens et les Recommandations de Recommandations des Programmes nationaux de réformes et les GOPE, puisque, “grâce” à l’article 121 du TFUE, nous nous devons obéir à Bruxelles…
    On nous fait croire que le but n’est pas de détruire les services publics ; alors, pour tromper le Français, on découpe le service public en une multitude d’entreprises dont une partie est privatisée : en général, tout ce qui est rentable. Ça marche de moins en moins bien, l’usager râle… et il se résigne lentement à l’idée que c’est en cédant tout au privé que ça fonctionnera mieux… Ça s’est déjà passé comme ça ailleurs ; résultat identique !

      +2

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  • José // 29.08.2019 à 23h36

    à GALVAN: “Il faut faire comme les anglais, quitter l’UE, ce machin n’est pas réformable.”
    On verra bien demain, après le Brexit” si l’Angleterre, la Grande Bretagne ou je ne sais quoi retrouve le gout du service public. Si avec les conservateurs ou bien les démocrates ou même les Républicains, ce pays abandonne le libéralisme, oublie la concurrence libre et non faussée, et change de cap.
    Est-on bien sûr que nos Sarko, Fillon, Macron aujourd’hui on besoin des injonctions de l’UE pour privatiser à tout va : autoroutes, barrages, aéroports …. et demain la Sécu et son pactole qui dort dans les caisses de l’état, les retraites pour des fonds de pension et de l’argent privé?
    Ne pas se tromper de solution pour ne pas s’éloigner des problèmes.
    Cette UE ne me convient pas, je ne suis pas contre l’Europe, je suis contre le libéralisme. Il se met en place déjà en France depuis belles burettes. Qu’a t-on fait depuis Giscard sinon enfoncer le coin chaque fois un peu plus, hormis la parenthèse 81/83…. J’ai dit libéralisme, j’aurais pu dire néo-libéralisme, j’aurais préféré dire capitalisme, mais faut s’adapter au vocabulaire de son temps.

      +2

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    • véro // 30.08.2019 à 16h37

      Mais bien sûr qu’ils n’ont pas besoin des injonctions de l’UE, puisqu’ils feraient ou tenteraient de faire la même chose sans l’UE.
      Mais avec l’UE, c’est beaucoup plus facile. Plus facile sur un plan économique (le marché UE est plus vaste que le marché français). Plus facile sur le plan politique aussi et surtout car l’UE est une sorte de paravent et de brouilleur de signal qui permet d’avoir une action politique qui s’exprime de manière totalement différente. Le président n’a pas de comptes à rendre aux électeurs français, il en a à rendre à la commission. Les français il peut les oublier. Tout se passe entre lui, ses homologues des autres Etats et les institutions européennes. Les lois sont décidées en amont par la commission. Le parlement se contente de les transposer. les débats ne concernent que les détails. En plus la population n’est informée que lorsque le parlement vote une loi alors que celle-ci a déjà été décidée au niveau de l’UE. Donc l’électeur est toujours en retard d’un train et mis devant le fait accompli. Et la multiplication des textes divers et variés, des institutions aussi, des procédures, rend les choses beaucoup plus obscures, les gens perdent leurs repères.
      Et tout ceci alors que nos chers dirigeants nous répètent inlassablement que nous sommes en démocratie et dans un Etat de droit. On y perd son latin.

        +2

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      • véro // 30.08.2019 à 16h43

        J’ajoute, à propos du néo-libéralisme, que c’est dans les gènes de l’UE de toutes façons. La libre concurrence, les 4 libertés, le productivisme, l’interdiction faite aux Etats de verser des subventions autres que sur le plan social, etc. etc. tout ceci est écrit noir sur blanc dans les traités de l’UE.
        Si on n’aime pas ce genre de chose, il n’y a qu’une seule solution : sortir des traités UE.
        Je doute que les 27 Etats soient d’accord pour abroger l’UE actuelle et en refaire une autre (oui parce qu’il faut tout refaire, forcément). Et je doute encore plus fortement que les dirigeants de ces 27 Etats aient envie d’une autre UE que celle qu’on a. Puisque sa seule utilité est justement d’imposer le néo-libéralisme et la mondialisation et que c’est exactement ce qu’ils veulent.

          +3

        Alerter
  • JeanLouis // 30.08.2019 à 09h48

    Et un tout petit point de détail…. Je ne sais pas si vous avez tenté de joindre “SNCF”par téléphone dans un délai décent et obtenir une réponse à votre problème. Moi oui et je ne vous raconte pas la galère.

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  • patrick // 30.08.2019 à 09h51

    Une petite histoire : Saint jean pied de port vers bordeaux. 6 heures de transport pour 230 km, aller. Retour Bordeaux vers saint jean pied de port : Train en panne au départ, correspondance ratée à Bayonne pour cette raison, prochain train 3 heures plus tard. Plus de bus pour rentrer chez soi à saint etienne de baïgorry, SNCF paie un taxi après une explication difficile, 7 heures de transport.
    Où est passé le service public ? A quoi servent les horaires ? On dit merci à la macronie.

      +2

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    • Patrick // 30.08.2019 à 10h57

      Cet échec n’est pas spécifique à la macronie , ça fait 50 ans que tout ça se met en place.
      Dans un bon nombre de cas, le train n’est simplement pas la bonne solution. Il a tenu simplement par les subventions et l’interdiction de la concurrence sinon il n’aurait eu aucune raison de perdurer.

        +2

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      • Pinouille // 30.08.2019 à 12h01

        C’est pas faux, mais il existe des raisons rationnelles (socio-économiques) de subventionner le train: toute personne préférant le train à la voiture (notamment pour ses trajets domicile-travail ou pour les départs en vacances) contribue à ne pas aggraver les embouteillages quotidiens –> perte de temps, pollution, etc…
        Or les investissements nécessaires pour améliorer la circulation routière ont tendance à devenir pharaoniques puisque ceux qui ne l’étaient pas ont déjà été réalisés. De plus, il est avéré que ces investissements ne règlent souvent pas le problème car un trafic fluidifié ne le reste pas longtemps: cela crée un appel d’air à toujours plus de voitures qui au final créent de nouveau des embouteillages.
        Le train n’est pas obligatoirement la solution à tous ces problèmes, mais il fait partie de l’éventail des solutions possibles.
        Et subventionner le train peut permettre d’éviter de créer une xième voie d’autoroute hors de prix.
        Compte tenu des montants en jeu, tout ceci est la plupart du temps mûrement réfléchi/étudié.

          +6

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      • tchoo // 30.08.2019 à 14h39

        Faure remonter tous les problèmes actuels aux calendes grecques ne font d’atténuer les faits.
        De plus je vous promet , utilisateurs du train ces 50 dernières années la décrépitude du service public remonte aux années 80 et à la volontéde rationaliser le fonctionnement. Par exemple le remplacement de pièces sur les rails est passé du systémisme temporel à attendre la quasi rupture des éléments pour les remplacer. Et maintenant on demande aux gares de faire du pognon

          +1

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  • Patrick // 30.08.2019 à 09h55

    A noter qu’il existe une filiale SNCF qui se porte bien , qui délivre un excellent service et qui rapporte des sous , comme quoi c’est possible.
    Son nom ? SNCF Logistics

    Son secret ?
    – pas de trains , uniquement des camions ( Geodis ) , de l’aérien et du maritime
    – pas de cheminots semi-fonctionnaires , des salariés du privé

      +3

    Alerter
  • serge // 30.08.2019 à 15h47

    Oui mais ce n’est quand même pas qu’à cause de l’UE que la SNCF patine.
    – Investissement massif dans le TGV et son corollaire de “restriction” d’investissement/service sur les autres lignes.
    – Choix d’un outil informatique de “yeld management” issu de l’aéronautique pour toutes la gestion des places/tarifs/surbooking en lieu et place des réservations d’avant.
    – Diverses oppositions internes et gouvernementales quant à l’expansion du fret ferroviaire.
    – Créations de gares plantées au milieu de nulle part, pour un pognon de dingue, et par esprit partisan.
    – Problèmes de maintenance dure ne nécessitant que des “compétences” et des “instructions”.
    – Estimations irréalistes et récurrentes des flux de voyageurs, des zones économiques et des liens entre territoires.
    Etc…
    Cela fait un bon 40 ans que cela se détériore. C’est sûr que les conneries de l’UE en vue de “privatisation” du tout et les réponses très françaises de partage entre entités censées se causer et totalement concurrentes n’arrangent rien. Mais la grosse majorité est quand même au débit de nos gouvernants. Sans compter les syndicats et le” tableau des emplois publics”.

      +0

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    • véro // 30.08.2019 à 17h42

      Mais l’UE et nos dirigeants, c’est du pareil au même, tout est lié.
      Pourquoi investir massivement dans les tgv ? Parce que ça va vite, c’est bien pour les longues distances, par exemple pour relier les capitales nationales entre elles. D’où aussi les gares au milieu de nulle part.
      L’UE c’est aussi cette vision (un peu simpliste à mon avis) que demain on pourra aller de Paris à Berlin puis de Berlin à Rome ou que sais-je encore, et c’est formidable pour les affaires, ou pour la mobilité des travailleurs. On voit grand dans l’UE. Les petites lignes c’est has been. Maintenant on commence à déchanter parce qu’on commence à voir que la vision d’un réseau européen de LGV n’est ni aussi simple à faire, ni aussi rentable ou utile qu’on croyait.
      Mais pendant tout ce temps on a sacrifié énormément de temps et d’argent pour ça au détriment d’une vision moins “ambitieuse” mais plus réaliste.

        +2

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  • Christophe // 30.08.2019 à 16h41

    Horreur ! Il a utilisé le mot “usager” ! Mais il est fous ! Pourquoi pas “voyageur” tant qu’on y est !

      +6

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  • Bracam // 30.08.2019 à 23h55

    On n’a pas non plus vraiment les moyens d’entretenir des personnes qui manquent d’humanité, de sens social, de solidarité. Par chance pour un certain nombre d’entre elles, une petite classe a bien compris comment asservir la masse, en tirer profit et s’abstraire de la nauséabonde récrimination populaire. Effectivement, on ne va pas continuer à desservir quelques hameaux mal habités par des gueux, ni à soigner ceux-là, ou à les éduquer, les nourrir sainement, leur accorder quelque loisir : ils sont devenus inutiles, puants et quérulents pour une infime minorité. Les autres ferment leur gueule, c’est vraiment la moindre des choses. Parfois même ils perdent une main ou un oeil, une vie, mais il faut reconnaître au moins qu’en cela l’exemple de ce que la justice devrait produire en faveur des dominants est rassurante.

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  • Ecureuil // 31.08.2019 à 15h56

    SNCF = Société Nationale des Chemins de fer Français ! Il s’agit là, donc, d’une SOCIETE, et non pas d’une entreprise !!!

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