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12.décembre.201112.12.2011 // Les Crises

LA CRISE N°18… service après vente !

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Suite à la publication de mon billet LA CRISE n°18, Henri Regnault n’a malheureusement pas eu le temps d’intervenir au niveau des commentaires. Il vient de me faire parvenir cette “réponse groupée”.

La diffusion de LA CRISE N°18 en début de semaine dernière a suscité de nombreuses réactions, via des commentaires sur le blog d’Olivier Berruyer ou via des mails (une bonne cinquantaine) qui m’ont été adressés directement par des lecteurs qui ont pris connaissance de ma lettre sur le site du CEIM-UQAM (où sont disponibles tous les numéros de LA CRISE, du N°1 sept. 2007 au N°18) ou sur le blog d’Olivier. Je remercie tous ceux qui ont pris le temps de commenter ou de poser des questions… auxquelles je n’ai pas toujours la réponse, sachant que ma lettre reflète autant mes interrogations que mes certitudes. Il m’est évidemment impossible de répondre individuellement mais j’adresse à toutes et tous cette réponse collective… en attendant LA CRISE N°19… en 2012 assurément… sans engagement de date (l’avantage d’une lettre gratuite et sans abonnement est que l’auteur reste libre de son rythme de production et n’est pas obligé d’écrire pour honorer un engagement préalable !).

Les commentaires et les mails reçus sont très variés quant aux thèmes abordés. Ils se focalisent néanmoins autour de trois thèmes principaux :

  • la nature possible d’un fédéralisme européen ;
  • la portée du dernier accord européen et les espoirs associés ;
  • la faisabilité du défaut raisonné.

1/ La nature possible d’un fédéralisme européen.

Soyons bien clairs. Les éventuels futurs Etats-Unis d’Europe ne seront jamais l’équivalent des Etats-Unis d’Amérique parce que les histoires sous-jacentes ne sont pas les mêmes. L’expression d’une « Fédération d’Etats Nations » me semble appropriée pour donner une idée du possible. Mais les points incontournables pour une avancée vers un certain fédéralisme relèvent de la convergence fiscale entre les Etats et de la montée en puissance du budget européen.

La situation actuelle est intenable en matière de fiscalité des entreprises et en particulier d’impôts sur les bénéfices : on ne peut pas accepter le dumping fiscal de l’Irlande par exemple. Que le cœur de l’Europe finance sa périphérie à travers des fonds structurels pour en faciliter la mise à niveau des infrastructures constitue la mise en œuvre légitime d’une solidarité régionale (les mexicains en voudraient bien autant dans le cadre de l’ALENA, mais hors de question pour les Etats-Unis au nom du sacro saint principe du « trade not aid » !). Mais que la périphérie vienne poignarder ses donateurs par un dumping fiscal qui tire les recettes fiscales de tous les pays vers le bas (dans une période où on n’en a vraiment pas besoin !) c’est proprement scandaleux. Donc, sans aller jusqu’à imposer un taux unique d’impôt sur les bénéfices, l’Europe serait bien inspirée d’imposer une fourchette étroite de taux acceptables et encore plus d’unifier l’assiette de la base imposable. Il faut faire de cette question un casus belli.

En matière budgétaire, la montée en puissance des ressources est indispensable. Il n’est pas question d’atteindre les 25% de PIB du budget fédéral US (dont 5% pour la défense impériale, hypertrophiée), ça n’aurait pas de sens relativement à la répartition des tâches en Europe entre les Etats et l’Union. Mais si le 1% actuel pouvait être significativement multiplié (donc avec des recettes fiscales affectées), cela permettrait de conduire des politiques européennes de productivité, de croissance, de mobilité de la main d’œuvre ainsi que de grands travaux qui prennent toute leur pertinence à cette échelle territoriale.

2. La portée du dernier accord européen et les espoirs associés

Plusieurs messages me demandent ce que je pense de l’accord européen de vendredi dernier : pas beaucoup de bien… au moins pour la partie émergée de l’accord, et s’il existe une partie immergée, il m’est difficile d’en prendre la mesure. Les positions allemandes antérieures étaient claires : pas de monétisation, mais pas de tabou contre le défaut partiel. La position française était moins claire mais on pouvait entrevoir une petite faiblesse en faveur de la monétisation pour éviter le défaut qui fragilise les banques… donc BNP, Soc Gé et Crédit Agricole. L’accord franco-allemand, sur lequel s’alignent tous les autres pays sauf le Royaume Uni consiste à rejeter et le défaut et la monétisation : ils sont fous ces gaulois et ces goths ! Ne reste plus que le suicide collectif de la grande austérité. On peut resserrer la contrainte budgétaire, mais auquel cas il faut desserrer la contrainte monétaire, sinon on fonce dans le mur. J’espère donc qu’il y a une partie immergée de l’accord (sans en être certain) qui tout en respectant l’indépendance de la BCE (inévitable concession à la paranoïa allemande) l’incite, une fois le ravalement de la façade budgétaire en chantier, à prendre ses responsabilités dans une gamme d’objectifs dépassant la seule lutte contre l’inflation.

Les nocturnes négociations bruxelloises m’ont néanmoins apporté un grand sujet de satisfaction à mon réveil vendredi matin : dire Merde à la Grande Bretagne, j’en rêvais, Merkozy l’a fait, et en plus sur le bon sujet, en l’occurrence la dérive off shore de la City qui n’a pas sa place dans l’Union Européenne. En écrivant le paragraphe sur la déconnexion atlantique dans LA CRISE N°18, je ne pensais pas que les faits me donneraient aussi vite raison.

3. La faisabilité du défaut raisonné

Beaucoup de questions autour de la faisabilité du défaut raisonné et sur ses modalités possibles de mise en œuvre. On arrive là aux rivages de l’océan de mon incompétence. Ce que je sais c’est que la réduction massive des dettes souveraines sera inévitable : il n’y a pas d’autre issue aux niveaux d’endettement atteints. Ce dont je me doute c’est qu’au cœur des appareils d’Etat on y réfléchit et on s’y prépare, en toute confidentialité. Et ce que j’imagine c’est que nous serons tous pris par surprise, un vendredi soir très tard après la fermeture de Wall Street. Par exemple, fin janvier 2013 le Président américain élu ou réélu pourrait bien nous faire un discours du style Nixon 1971… non pas pour annoncer le rétablissement de la convertibilité or du dollar (vous pouvez toujours rêver !) mais pour asséner au monde entier le reformatage de la dette américaine et les conditions de son remboursement sur 99 ans… au taux directeur de la FED au jour du discours, soit 0,25%. Et ce que je crains le plus c’est que nos braves dirigeants européens, imbus de leurs certitudes austères acquises sur les bancs des universités américaines, aient l’air bien cons, comprenant enfin l’adage « faites ce que je dis, pas ce que je fais », et qu’ils n’aient plus qu’à se réunir en conclave à Bruxelles jusqu’à ce que la fumée des titres des dettes européennes sorte de la cheminée ! Puisse l’esprit de la lucidité venir les visiter avant que nous assistions à un tel spectacle : ils veulent éviter le défaut pour sauver leur honneur… et surtout les banques, ils auront le défaut, les faillites bancaires, et le déshonneur en prime.

Voilà ce que je peux vous dire pour le moment. J’abandonne provisoirement le clavier pour me consacrer à la cuisine des canards qui m’attend sous peu, et aussi europhile que je sois… si jamais il venait à l’idée des bureaucrates bruxellois d’interdire le gavage des oies et des canards…je deviens souverainiste, j’entre en dissidence et je fonde le MLP (Mouvement de Libération du Périgord). Sur ce, laissons de côté quelques jours la dette, les taux, les CDS, l’Euro et le dollar… et reprenons des forces pour aborder 2012… une année très chaude (et je ne parle pas du réchauffement climatique, bien réel lui aussi !).

Bonnes fêtes

Henri REGNAULT, le 12 décembre 2011

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

21 réactions et commentaires

  • Coma81 // 12.12.2011 à 17h52

    TOTALEMENT D’ACCORD SUR TOUT.
    Mais l’euro dans tout ça ?

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  • Fabrice // 12.12.2011 à 19h13

    Bonnes fêtes Olivier,

    si vous vous perdez votre latin (même temporairement), j’espère que vous trouverez des forces et l’inspiration.

    Tenez un petit article qui a attiré mon attention je le soumet à tous pour alimenter un peu le moulin du forum :

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/12/10/dans-les-entrailles-des-cygnes-noirs_1615361_3234.html

    quelqu’un pourra peut être nous en dire plus sur cette personne et son travail.

    Bonne fin d’année, carpe diem sera je pense une bonne pensée vu que l’avenir est incertain et qu’il nous échappe. 😉
     
     
     

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  • gus // 12.12.2011 à 20h55

    billet très bien rédigé, globalement d’accord (mais à vrai dire, concernant le destin de la dette, cela me semble simplement correspondre au bon sens), même si l’auteur est sans doute plus europhile que moi (au moins il n’est pas eurolâtre, on peut discuter sans se faire traiter de fasco)

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  • BA // 12.12.2011 à 21h00

    Lundi 12 décembre 2011 :
     
    Exode des riches Français qui fuient la France vers la Suisse.
     
    Le directeur de la rédaction de Challenge, Pierre-Henri de Menthon, qui intervient dans la chronique « Les coulisses des entreprises » sur BFM Business, annonce que les Français riches sont en train de quitter la France à vitesse grand V.
     
    De ce fait, on peut se demander s’il y a un pilote dans l’avion France…
     
    On assiste à une sécurisation de l’épargne des Français les plus riches qui retirent leur argent des banques spécialisées, une situation similaire à la crise financière de 1929 aux USA.
     
    Pierre-Henri de Menthon pointe notamment le fait que les Français les plus riches réalisent des retraits et que cela se passe « loin des caméras, à l’abri des bureaux cossus des banquiers privés, ceux qui gèrent le patrimoine des grandes fortunes ! »
     
    Dans la vidéo ci-dessous, il est précisé :
     
    « Chez Pictet et Lombard Odier, deux grandes banques privées de Genève, les ouvertures de comptes par les Français se multiplient, des dizaines de millions affluent tous les jours. »
     
    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=_oEWxIkVA7o#!
     

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    • Goldfinger // 12.12.2011 à 23h05

      Courage: fuyons !!!

      Eh oui, il existe encore en Suisse des banquiers qui sont responsables à 100 % sur leur patrimoine propre. Autant dire que la préoccupation de rendement y passe bien après celle de sécurité.
      Malheureusement il faut disposer de fonds assez importants pour accéder à leurs services.
      Encore plus malheureusement … je ne les ai pas (et je pense que ce n’est pas demain la veille) 🙁
      Que faire donc ? Personnellement,
      je fuis donc les obligations souveraines (il y en a dans vos assurances vie). Contre l’ avis du professseur Regnault (une fois n’est pas coutume) j’ achète quand même, entre 1500 et 1700 USD/once, un peu d’or (adossé à des réserves physiques) voire sous forme matérielle (pièces avec des primes faibles car je ne suis pas expert). Au niveau des actions je fuis le secteur financier lors de rebond(s) et privilégie les grosses entreprises ayant fait leur preuve (alimentaire, energie, eau, …) et distribuant un dividende généreux. L’immobilier comme logement ou comme investissement oui mais pas n’importe où à n’importe quel prix.

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  • edgar // 12.12.2011 à 23h31

    Passer “simplement” le budget de l’UE à 3% du PIB de l’union ferait de “bruxelles” le premier budget de la zone, devant l’Allemagne et la France.
    Vous écrivez vous-même qu’il n’y a pas de soutien populaire à un état fédéral fort en Europe. le problème est qu’avec 3% on y est déjà et que ce niveau est insuffisant pour compenser les politiques d’austérité menées par ailleurs. nous ferions bien mieux d’en finir au plus vite.

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  • Dr. Goulu // 13.12.2011 à 07h03

    Toujours amusant de voir la Suisse citée comme paradis fiscal (ce qui implique un enfer ailleurs…), mais pas comme modèle potentiel pour l’UE. 

    Pourtant ça fait longtemps (depuis 1848 pour ne pas dire 1291) que la Suisse a construit un état fédéral de 26 états de tailles et de langues différentes, mis en place un gouvernement multipartite à la proportionnelle (qui sera renouvelé demain), et une démocratie directe qui se développe avec le vote sur internet.

    Economiquement, le franc suisse a été imposé comme “monnaie unique” remplaçant les nombreuses monnaies locales en 1850, puis a participé pendant 62 ans à l’Union Monétaire Latine, la précédente tentative de monnaie unique européenne ( http://drgoulu.com/2009/04/03/combien-vaut-1-franc/ … vous aviez déjà oublié ça ? )

    Plus récemment, la Suisse s’est dotée d’un mécanisme de “frein à l’endettement” ( http://www.efd.admin.ch/dokumentation/zahlen/00579/00595/00603/index.html?lang=fr ) qui fait que ses finances publiques sont actuellement saines.

    Quelles leçons tire l’UE de la “mini Europe” située en son centre ? Jusqu’ici ça peut se résumer à “surtout ne pas s’en inspirer”.

    Bon, je retourne améliorer la productivité de l’industrie d’exportation helvétique, parce qu’on s’est pris 20% dans la marge, avec vos bêtises, et que là le chômage menace de monter au dessus de 3% …
     

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    • step // 16.12.2011 à 00h04

      …et un taux de prélèvement des fonds placés en son sein proche de zéro, et une opacité financière que recherche tous les mafiosis. oups pardon, j’ai glissé sur mon clavier.

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  • tchoo // 13.12.2011 à 12h07

    Bonne fête, bonne cuisine
    J’ai lu avec plaisir vos lettres
    si vous fondez le MLP, je fonde le MLG (Mouvement de Libération de la Gascogne) et dans la foulée on fait une Union de M  (lol !)
     

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  • BA // 13.12.2011 à 12h21

     
    Pierre-Henri de Menthon pointe notamment le fait que les Français les plus riches réalisent des retraits et que cela se passe « loin des caméras, à l’abri des bureaux cossus des banquiers privés, ceux qui gèrent le patrimoine des grandes fortunes ! »
     
    Dans la vidéo ci-dessous, il est précisé :
     
    « Chez Pictet et Lombard Odier, deux grandes banques privées de Genève, les ouvertures de comptes par les Français se multiplient, des dizaines de millions d’euros affluent tous les jours. »
     
     
    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=_oEWxIkVA7o#!
     
     
    Nous sommes embarqués dans un grand bateau appelé “ZONE EURO”.
     
    Or, que voyons-nous ?
     
    Nous voyons les passagers les plus riches qui sont en train d’entasser leurs richesses dans des canots de sauvetage.
     
    Nous voyons les passagers les plus riches qui sont en train de fuir le bateau “ZONE EURO”, pour aller mettre leurs richesses dans les banques privées suisses : la banque Pictet, la banque Lombard Odier, etc.
     
    Nous voyons les passagers les plus riches qui s’éloignent du bateau “ZONE EURO”, et qui mettent à l’abri leur épargne en-dehors de la zone euro.
     
    C’est un signe qui ne trompe pas.
     
    C’est un signe qui montre que le bateau “ZONE EURO” est en train de couler.

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    • eilandis // 13.12.2011 à 15h38

      En fait, je crois surtout qu’ils anticipent ce qu’ils font tout pour éviter depuis 2008, aussi bien en Europe qu’aux Etats-unis : les taxes à venir qui vont inévitablement cibler les riches.

      Le “Merde” de l’UE au Royaume-Uni va dans le même sens : qu’elles le veuillent ou non, d’une manière ou d’une autre les banques vont devoir assumer et si ça n’est pas en cédant sur un défaut partiel des dettes, ça va être par une ponction sur le capital via l’inflation. En effet l’accord Merkel-Sarkozy laisse en réalité à penser qu’une monétisation va avoir lieu, mais c’est trop tôt pour l’avouer, c’est une arme de destruction massive contre les Etats-Unis. C’est à celui qui tirera le premier. Nous sommes en plein dans un guerre économique avec les EU au travers d’un poker menteur (de moins en moins menteur si on en juge par le Merde aux britanniques, mais les EU, c’est plus gros, il faut prendre plus d’élan).

      Tiens, au passage, je note que le LEAP pronostiquait ce “merde” depuis quelques mois déjà, un point pour eux.

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  • FrédéricLN // 13.12.2011 à 19h06

    Assez d’accord avec cet article, en particulier la description des dirigeants européens…

    En revanche, je ne vois pas très bien ce que le budget européen propre fait là. A vrai dire, l’existant me semble déjà mal justifié : pourquoi diable le tabac ou les céréales devraient-elles être payées au même prix dans toute l’Europe, poussant à l’uniformisation des cultures et au bas de gamme, là où nous aurions besoin de diversité des territoires et des cultures ?

    Et je ne vois pas ce qui peut justifier un taux d’imposition des sociétés différent selon le pays. Au moins les entreprises transnationales devraient être imposées à un taux unique dans toute la zone euro. Faire différemment est pousser à la fraude.   

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  • Patrick Juignet // 14.12.2011 à 08h31

    A l’appui de la thèse d’Henri Regnault :

    Ne pas payer est idéologiquement acceptable aux USA, du fait de lois (fréquemment utilisées), qui permettent aux entreprises de se protéger de ses créanciers pour se restructurer. Elles se mettent sous sauvegarde. J’emprunte cette note à Wikipédia pour expliquer : « When a business is unable to service its debt or pay its creditors, the business or its creditors can file with a federal bankruptcy court for protection under either Chapter 7 or Chapter 11. In Chapter 7, the business ceases operations, a trustee sells all of its assets, and then distributes the proceeds to its creditors. Any residual amount is returned to the owners of the company. In Chapter 11, in most instances the debtor remains in control of its business operations as a debtor in possession, and is subject to the oversight and jurisdiction of the court ».
    Dans la législation américaine, ces lois régulent les riques de faillite des entreprises. Elle permettent la continuité des entreprise afin de sauvegarder l’emploi et ne pas déstabiliser le système économique en permettant au débiteur pour se restructurer sans payer ses dettes. Un certain nombre d’entreprises en difficulté se mettent d’ailleurs sous la protection du Chapter 11, de manière totalement cynique, afin de pouvoir rompre certains contrats (notamment avec le personnel).
    Il est donc tout a fait possible que les USA décident un jour de restructurer leur dette d’une manière quasi équivalente à un défaut de paiement. 

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  • Patrick Juignet // 14.12.2011 à 08h59

    Comme je n’ai pas le mail d’Henri Regnault, je lui signale que je le cite sur le blog de l’An 01  

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