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10.octobre.202010.10.2020 // Les Crises

Revue de presse du 10/10/2020

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Dans la revue en particulier cette semaine, intemporalité, présent et perspectives (?) du journalisme. Et un peu la même chose côté aviation civile. Merci à nos chercheurs habituels d’article et bonne lecture à tous les autres.

CRISE DE L’EMPLOI

Reconvertir les salariés du secteur de l’aviation : la réflexion commence

"La grave crise économique qu’affronte le secteur aérien pèse sur le devenir des salariés de l’aéronautique (entre 300.000 et 450.000 personnes en France). Comment opérer la reconversion écologique du secteur en préservant l’emploi ? C’est la question cruciale qui se pose dès aujourd’hui."

Source : Reporterre

DÉMOCRATIE

Plus d’un millier de syndicalistes et d’activistes assassinés en Colombie depuis l’accord de paix

"Contrairement à ses deux grands voisins, le Venezuela et le Brésil, la Colombie n’occupe guère de place dans nos médias. À croire que, longtemps coincé dans la rubrique « narcotrafic », le pays de Pablo Escobar s’est normalisé avec la signature de l’accord de paix, en 2016. Fin de la guerre, fin de l’histoire. D’où l’oubli – médiatique en tous les cas – dans lequel le pays est tombé… Et le choc à y regarder de plus près, pour quiconque découvre la gravité de la situation. En 2019, la Fondation pour la liberté de la presse a enregistré 113 menaces et 360 agressions contre des journalistes."

Source : CADTM

ENVIRONNEMENT

Combattre les inégalités des émissions de CO2

"Le dernier rapport d'OXFAM révèle qu’entre 1990 et 2015, les 10% les plus riches de la population mondiale ont été responsables de 52% des émissions de CO2 cumulées et que les 1% les plus riches de la planète (630 millions de personnes) sont responsables de deux fois plus d’émissions que la moitié la plus pauvre de l’humanité. Les 50% les plus pauvres de la planète sont responsables de seulement 7% des émissions de CO2 cumulées. La croissance totale des émissions des 1% les plus riches est 3 fois plus élevée que celle des 50% les plus pauvres. Si les restrictions liées au Covid-19 ont entraîné une baisse des émissions dans le monde, la tendance globale, elle, n’a pas changé."

Source : Oxfam France

FRANCE

Budget 2021 : malgré la crise, le gouvernement s'entête à baisser les impôts

"Alors que la crise sanitaire a creusé le déficit public, le gouvernement accentue sa politique de baisses d’impôts. Privé de recettes durables, il compte sur la croissance et sur les réformes, en particulier celle des retraites, pour redresser les comptes. Loin de changer de cap, le gouvernement profite de la pandémie pour « accélérer ». Cette ambition se traduit dans les mesures du projet de loi de finances pour 2021, présenté lundi. « Ce budget de relance repose sur quelques principes fondateurs de notre politique économique », a indiqué le ministre de l’Economie Bruno Le Maire en conférence de presse. Le premier ? « C’est la baisse des impôts », condition sine qua non, selon lui, pour « réussir la reconquête industrielle ». Résultat, sur les 100 milliards d’euros du plan de relance, 32 seront décaissés l’année prochaine, dont 10 pour la seule réduction des impôts de production qui pèsent sur les entreprises."

Source : Alternatives économiques

La Gendarmerie nationale va pouvoir commencer à remplacer ses vieux blindés en 2021

"La mission « Sécurités » devant être dotée d’une enveloppe de 13,9 milliards d’euros, augmentée « d’un milliard d’euros au titre du plan de relance sur l’ensemble du périmètre du ministère de l’Intérieur », les « moyens des forces de sécurité sont renforcés en 2021 » pour leur permettre de « faire face à toutes les menaces et aux besoins importants en matière de sécurité intérieure », est-il expliqué dans le document. Aussi, et à ce titre, la « gendarmerie mobile entamera le renouvellement de sa composante blindée et des véhicules destinés au maintien de l’ordre », annonce Bercy."

Source : Opex 360

Référendum en Nouvelle-Calédonie : le non l'emporte de peu

"Les électeurs de Nouvelle-Calédonie étaient appelés pour la deuxième fois aux urnes ce dimanche 4 octobre afin de se prononcer sur leur indépendance. Selon les résultats définitifs, ils ont rejeté de peu l’indépendance de l’archipel avec 53,26% des voix. Le “oui” est donc en progression par rapport au référendum de 2018, lorsque le “non” à l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie l’avait remporté avec 56,7% des voix. Le scrutin a été marqué par une mobilisation sans précédent, largement supérieure à celle du premier scrutin il y a deux ans. Toujours selon les résultats partiels, la participation est de 85,85%, contre 81% il y a 2 ans." [Jean : avec les réserves métalliques calédoniennes, une ZEE de 1.740.000 km2 (des iles Chesterfield aux iles Mattew et Hunter) et sa position géostratégique (base arrière US pendant la guerre du pacifique contre le Japon), la Chine, les USA, l'Australie et la NZ regarde l'affaire très sérieusement.]

Source : Huffington Post

GÉOPOLITIQUE

Les États-Unis et le Maroc signent un accord de coopération militaire

"Comme avec la Tunisie, deux jours plus tôt, les États-Unis ont signé un accord de coopération militaire d’une durée de dix ans avec le Maroc, à l’occasion d’un déplacement du chef du Pentagone, Mark Esper, à Rabat, le 2 octobre. Un tel renforcement des relations militaires entre les deux pays n’est pas surprenant. Le Maroc accueille l’exercice militaire African Lion, organisé chaque année par l’US AFRICOM, le commandement américain pour l’Afrique. En outre, il est un excellent client de l’industrie américaine de l’armement, avec les commandes récentes de chars Abrams, de 24 avions de combat F-16 « Viper » et de 24 hélicoptères d’attaque AH-64E Apache."

Source : Opex 360

MATIÈRES PREMIÈRES

Avion à hydrogène : quelques éléments de désenfumage

"Airbus communique massivement sur ses projets d’avions à hydrogène (plan ZEROe), laissant de côté des aspects importants du développement de la technologie. L'hydrogène n'est pas une source d'énergie mais un vecteur énergétique, comme l’électricité. L’Atécopol calcule que pour produire, par électrolyse de l'eau, l'hydrogène "vert" en mesure d'alimenter les avions de Paris-Charles-de-Gaulle, il faudrait utiliser par an l'électricité produite par 16 réacteurs nucléaires ou 10.000 à 18.000 éoliennes (entre 400 et 650 éoliennes pour Toulouse-Blagnac). Si les avions à hydrogène ont vocation à faire des trajets dans un rayon de 3.700 km maxi, alors cela soulève au moins le problème de la concurrence avec le train autre moyen de transport décarboné."

Source : Le blog de Atelier d'Ecologie Politique de Toulouse

MEDIATHÈQUE

Les devoirs du journaliste selon Albert Camus

"Les "quatre commandements" du manifeste censuré de l'écrivain traversent son oeuvre romanesque et structurent sa réflexion philosophique. Le manifeste que nous publions a été rédigé par Albert Camus (1913-1960) près de trois mois après le début de la seconde guerre mondiale. Il a alors 26 ans. Non signé, le texte est authentifié. Il est aussi d'actualité. Il pourrait tenir lieu de bréviaire à tous les journalistes et patrons de journaux qui aspirent à maintenir la liberté d'expression dans un pays en guerre ou soumis à la dictature, là où le patriotisme verrouille l'information. "Toutes les contraintes du monde ne feront pas qu'un esprit un peu propre accepte d'être malhonnête", écrit Camus, pour qui résister, c'est d'abord ne pas consentir au mensonge. Il ajoute : "Un journal libre se mesure autant à ce qu'il dit qu'à ce qu'il ne dit pas.""

Source : Le Monde

Coronavirus : le gouvernement a débloqué 2 milliards pour les médias

"Alors que la crise du coronavirus a durement affecté les médias, le gouvernement a débloqué presque 2 milliards pour les médias, sur un total de plus de 5 milliards pour la culture et les médias, depuis mars, a-t-il annoncé en fin de semaine. Ces chiffres recouvrent des mesures très diverses. Dans le secteur de l'audiovisuel et de la communication, l'enveloppe atteint 985 millions d'euros au total. L'essentiel (845 millions) concerne des dispositifs transversaux de soutien à l'économie (activité partielle, prêts garantis par l'Etat, exonérations de charges etc.)."

Source : Les Echos

LVMH acquiert Challenges en viager

"Dans les affaires, il y a les mariages à la hussarde, style OPA de Veolia sur Suez. En un mois, l’affaire est bouclée, même si pas grand monde, même pas l’Etat, n’est convaincu de l’intérêt de l’opération. Et puis il y a l’achat en viager, quand on verse un « bouquet » en attendant tranquillement le décès du propriétaire pour prendre possession des lieux. C’est ce processus que semble entamer Bernard Arnault, patron et principal actionnaire de LVMH, avec son entrée promise, en 2021, au groupe Challenges, à l’invitation de son propriétaire Claude Perdriel. LVMH participera l’an prochain à une augmentation de capital de 5 millions d’euros, en apportant 2,25 millions." [Où comment s'assurer que la ligne éditoriale pro-Macron restera inchangée pour 2022 par rapport à 2017]

Source : Alternatives économiques

GPT-3, une intelligence artificielle capable de rivaliser avec Ernest Hemingway

"Développé par la start-up fondée par Elon Musk OpenAI, ce logiciel peut générer seul des textes étonnamment cohérents, même s'il comporte plusieurs biais et se révèle dénué de bon sens." [Mais le bon sens, beaucoup s'en passent...]

Source : Le Figaro

RÉFLEXION

La cotisation, puissant mécanisme d’émancipation

"Les mêmes arguments continuent d’agiter le paysage politique. Une partie de la gauche proteste contre les cadeaux fiscaux et la réduction des services publics. Une partie de la droite explique qu’il en va de l’attractivité et de la compétitivité de notre économie. S’il n’aura échappé à personne que depuis trente ans les discours se répètent des deux côtés, les observateurs attentifs auront noté que la distinction entre impôt et cotisation sociale n’est jamais faite : tous deux sont mis dans le même sac des « charges ». Cette absence de distinction doit nous interpeller. L’enjeu de cette dichotomie est pourtant crucial : la cotisation est, contrairement à l’impôt, un mécanisme intrinsèquement émancipateur."

Source : Le vent se lève

La délinquance en col blanc (2-9)

"La délinquance en col blanc est le système et la pratique de criminalité la plus violente de notre société. Provoquant des conséquences sociales et économiques terribles, elle est aussi la moins condamnée. La bourgeoisie veut être amnistiée par la société des actes délinquants qu’elle commet, tout en ne pardonnant rien aux classes dominées pour des agissements similaires ou moins graves." [Plusieurs articles sur ce thème sur le même blog.]

Source : Le blog de Marcuss

VUES D’AILLEURS

L’Afrique exporte plus de capitaux qu’elle n’en reçoit

"Chaque année, au moins 89 milliards de dollars de capitaux sortent d’Afrique de manière illicite. C’est ce que constate la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced) dans un rapport récemment publié. Le secteur des matières premières est en première ligne. Il y a bien sûr le pétrole mais pas seulement : or, diamants, platine, etc. Ces sorties illicites de capitaux sont quasi équivalentes au total de l’aide publique au développement reçue par les pays africains (48 milliards de dollars) et des investissements directs étrangers (54 milliards de dollars) pour la période 2013-2015. De 2000 à 2015, ce sont 836 milliards de dollars qui ont disparu. Comparé au stock total de la dette extérieure de l’Afrique, qui s’élevait à 770 milliards de dollars en 2018, cela fait de l’Afrique un « créancier net du reste du monde », selon le rapport."

Source : CADTM

ÉCONOMIE

Veolia-Suez : simple comme un coup de fil de l'Elysée ?

"Une chose est certaine, c'est qu'ils sont sortis. Les deux membres CFDT du conseil d'administration d'Engie avaient quitté la salle quand le conseil s'est prononcé par six voix contre quatre en faveur de la cession des parts de Suez détenues par Engie, à Veolia, lundi 5 octobre. Et là commence le nouveau feuilleton-mystère du capitalisme français : pourquoi donc sont-ils sortis ?" ["Ils ne sont pas corrompus, ils sont la corruption", a écrit Juan Branco dans Crépuscule.]

Source : Arrêt sur images

Commentaire recommandé

RGT // 10.10.2020 à 11h12

La principale différence entre la cotisation et l’impôt est considérable.

Dans le cas de l’impôt, la loi vous oblige à subir le racket « légitime » de l’état et vous oblige à payer pour des « services » qui échappent totalement à votre contrôle, étant entre les mains des « divins élus » et des « hauts fonctionnaires » qui ne suivent que leur propre intérêt et n’ont de comptes à rendre à personne.

Dans le cas de la cotisation, vous avez (théoriquement) droit de regard sur l’utilisation des cotisations que vous avez versées et vous avez aussi (théoriquement) le droit d’aller voir ailleurs si cette utilisation ne vous convainc pas.

Ce constat est valable dans le cas d’assurances mutuelles.
Je ne parle pas des « assurances complémentaires santé » dont la majorité ne doivent pas être nommées « mutuelles » car elles sont détenues par des entreprises totalement privées.

Lorsque vous devenez SOCIÉTAIRE d’une VRAIE mutuelle vous obtenez AUSSI le droit inaliénable de vous faire entendre et de voter pour des représentants (à vous de les choisir avec circonspection, certains étant totalement corrompus comme partout) et vous pouvez ainsi faire infléchir la « politique » de répartition des fonds.

Dans le cas de la « sécu », le problème principal provient du fait que cet organisme est dirigé de manière « collégiale » par les cotisants, les représentants du patronat ET le gouvernement.
Et comme dans tout « ménage à trois » il y a toujours au final deux membres qui s’allient pour dominer le troisième dans leur propre intérêt.

La SEULE solution consisterait à modifier le financement de ce « machin » en transférant les « cotisations patronales » dans le salaire brut des salariés (ce qui ne changerait RIEN au niveau financier) puis que ces cotisations soient entièrement payées par le salarié…

Opération « blanche » qui éjecterait le MEDEF du trio infernal.
Ensuite, la « sécu » serait plus « motivée » à poursuivre les GROS fraudeurs et j’ai dans l’idée qu’elle verrait ses « trous » se combler à une vitesse ahurissante, ce qui éjecterait AUSSI le gouvernement de l’équation.

Et en second lieu, elle pourrait ENFIN définir en toute liberté le prix des médicaments et pourrait « convaincre » les actionnaires de l’industrie pharmaceutique à « modérer » leurs prétentions pour que les médicaments restent abordables tout en leur permettant d’avoir des profits « décents ».

L’idéal serait que la « sécu » se rapproche de la recherche publique et qu’elle devienne automatiquement « copropriétaire » des brevets issus de cette recherche (financée par NOS impôts ne l’oublions pas) pour éviter que ces brevets ne soient « donnés » à l’industrie et à ses actionnaires qui font ensuite du « mécénat politique ».

17 réactions et commentaires

  • Vercoquin // 10.10.2020 à 08h49

    Combattre les inégalités des émissions de CO2

    Je note une coquille:
    « … les 1% les plus riches de la planète (630 millions de personnes) sont responsables … »
    Population mondiale = 7.7 milliards en 2020
    1% = 77 millions
    10% = 770 millions

    Problème de copier/coller sans doute.

      +7

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    • le Plancton // 11.10.2020 à 17h00

      En effet, j’avais également remarqué l’incohérence arithmétique de cette affirmation. Mais qui n’altère cependant pas le sens du contenu, tout à fait pertinent, faut-il le souligner… !

        +0

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  • RGT // 10.10.2020 à 11h12

    La principale différence entre la cotisation et l’impôt est considérable.

    Dans le cas de l’impôt, la loi vous oblige à subir le racket « légitime » de l’état et vous oblige à payer pour des « services » qui échappent totalement à votre contrôle, étant entre les mains des « divins élus » et des « hauts fonctionnaires » qui ne suivent que leur propre intérêt et n’ont de comptes à rendre à personne.

    Dans le cas de la cotisation, vous avez (théoriquement) droit de regard sur l’utilisation des cotisations que vous avez versées et vous avez aussi (théoriquement) le droit d’aller voir ailleurs si cette utilisation ne vous convainc pas.

    Ce constat est valable dans le cas d’assurances mutuelles.
    Je ne parle pas des « assurances complémentaires santé » dont la majorité ne doivent pas être nommées « mutuelles » car elles sont détenues par des entreprises totalement privées.

    Lorsque vous devenez SOCIÉTAIRE d’une VRAIE mutuelle vous obtenez AUSSI le droit inaliénable de vous faire entendre et de voter pour des représentants (à vous de les choisir avec circonspection, certains étant totalement corrompus comme partout) et vous pouvez ainsi faire infléchir la « politique » de répartition des fonds.

    Dans le cas de la « sécu », le problème principal provient du fait que cet organisme est dirigé de manière « collégiale » par les cotisants, les représentants du patronat ET le gouvernement.
    Et comme dans tout « ménage à trois » il y a toujours au final deux membres qui s’allient pour dominer le troisième dans leur propre intérêt.

    La SEULE solution consisterait à modifier le financement de ce « machin » en transférant les « cotisations patronales » dans le salaire brut des salariés (ce qui ne changerait RIEN au niveau financier) puis que ces cotisations soient entièrement payées par le salarié…

    Opération « blanche » qui éjecterait le MEDEF du trio infernal.
    Ensuite, la « sécu » serait plus « motivée » à poursuivre les GROS fraudeurs et j’ai dans l’idée qu’elle verrait ses « trous » se combler à une vitesse ahurissante, ce qui éjecterait AUSSI le gouvernement de l’équation.

    Et en second lieu, elle pourrait ENFIN définir en toute liberté le prix des médicaments et pourrait « convaincre » les actionnaires de l’industrie pharmaceutique à « modérer » leurs prétentions pour que les médicaments restent abordables tout en leur permettant d’avoir des profits « décents ».

    L’idéal serait que la « sécu » se rapproche de la recherche publique et qu’elle devienne automatiquement « copropriétaire » des brevets issus de cette recherche (financée par NOS impôts ne l’oublions pas) pour éviter que ces brevets ne soient « donnés » à l’industrie et à ses actionnaires qui font ensuite du « mécénat politique ».

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    • Patrick // 10.10.2020 à 12h02

      J’avais eu un exemple avec un de mes salariés il y a quelques années
      En arrondissant : brut 2000€ , net 1500€ , salaire avec toutes les charges 3000€ ( on n’est pas chien , on avait déjà mis en place à l’époque toutes les complémentaires santé et retraites possibles ).
      Donc le gars se plaignait de son net sans se soucier du salaire complet comportant finalement 1500€ de cotisations diverses et variées.
      Imaginons que je lui verse les 3000 € , pour moi ça ne fait aucune différence.
      Mais le même gars ( une vraie pince ) , aurait eu à faire 1500€ de chèque tous les mois à tous les organismes.
      A mon avis , au bout de 3 mois on est au bord de l’émeute . Ce qui serait sans doute une bonne façon de responsabiliser tout le monde et d’obliger les différents organismes à une gestion plus claire et plus rigoureuse avant qu’il n’y ait des têtes au bout des fourches 🙂
      Et moi ça m’arrangerait !!

        +14

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      • thecis // 10.10.2020 à 13h57

        Au delà de ça, à long terme, c’est le reste à vivre du salarié qui va se réduire comme peau de chagrin, entre inflation et stagnation du salaire.

        Même la chose est vrai maintenant, le fait de transférer toute la charge sur le salarié, cela ne l’impactera que lui seul laissant son patron se désoler du système tout en accumulant les richesses comme avant, voir de manière plus prédatrice (à évaluer).

          +0

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        • Patrick // 10.10.2020 à 14h03

          Pas du tout , je parle bien du salaire complet , on part sur les montants actuels.
          Et ensuite la négociation de salaire se fera sur ce salaire complet, donc le coût reste le même.
          Avantage par rapport aux travailleurs détachés, plus de problème de différence sur les cotisations.
          Mais je doute que les salariés accepte tout de payer, à mon avis la sécu et les caisses de retraite seront rapidement en cessation de paiement, ça va être compliqué pour elles.

            +3

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          • thecis // 10.10.2020 à 15h29

            J’ai bien compris qu’à date le résultat est le même. Toutefois vous occultez complètement la nature variable des charges et le rapport de force employeur/salarié dans la négociation d’une augmentation.

            Vous êtes peut-être vertueux en la matière. Sans naïveté, la majorité des patrons ne le sont pas. En plus, comme la chose est budgété, les managers déploient des trésors d’imagination pour faire passer la pilule à ceux qui ne font pas parti du gâteau alors que leur performance devrait leur permettre.

            Un nivellement par le bas. Constaté depuis une vingtaine d’année, minimum !

              +5

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      • Philippe T. // 10.10.2020 à 14h24

        Bonjour,
        Je n’ai jamais trop compris cette distinction entre « cotisations salariales » et « cotisations patronales ».
        Les unes comme les autres ne sont-elles pas une partie du salaire destinée à financer la protection sociale?

          +1

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        • Emma // 10.10.2020 à 14h28

          C’est un pb linguistique !!! Le mot tente de changer la réalité, on en revient toujours à Orwell.

            +0

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      • Gilles // 10.10.2020 à 15h19

        Les mots sont importants et, s’ils sont bien employés, évitent les confusions:

        « salaire avec toutes les charges 3000€ »

        Je vous rappelle que ce ne sont pas des « charges », mais des cotisations (percevez-vous la différence?)
        Mais le fond de votre proposition ne serait pas si mauvaise: verser l’ensemble salaires + cotisations aux salariés qui reverseraient eux-mêmes le montant à la sécu (pour faire court)
        Par contre je ne vois pas où ça vous arrangerait!!
        Ce qui simplifierait beaucoup, c’est qu’une fois le % sur salaires correspondant aux cotisations fixées pour tel ou tel salarié en fonction de son statut, vous n’ayez qu’un calcul à faire (salaire* %) et un seul chèque à établir à un organisme centralisateur qui ventilerait la somme à tous les organismes sociaux.
        Ce serait trop simple? Il est vrai qu’il faut être de plus en plus « balaise » pour établir des bulletins de salaire mais, chose bizarre, je n’ai jamais entendu le MEDEF critiquer ce mécanisme. Pourquoi ??

        « A mon avis , au bout de 3 mois on est au bord de l’émeute »

        On comprend tout de suite l’estime que vous portez aux salariés.

          +4

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        • Patrick // 10.10.2020 à 15h52

          Ça m’arrangerait parce que le dialogue avec les salariés serait beaucoup plus clair.
          Actuellement quand on discute de 2000 brut , le salarié calcule 1500 net et moi je calcule 3000 ( selon l’exemple pris plus haut ) , donc on n’est jamais sur la même longueur d’onde.
          De plus les salariés auraient directement conscience du coût du système français, ils pourraient beaucoup plus facilement comparer les coûts et les bénéfices du système.
          Connaissant un bon nombre d’entre eux , ça va leur faire très mal de faire un ( ou des ) gros chèque aux différents organismes, y’en a un paquet qui vont ressortir les gilets jaunes ou refuser de payer.. moi, je dis 3 mois , 6 mois grand maximum. Le MEDEF a tout intérêt au statu quo

            +5

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          • Gilles // 10.10.2020 à 16h05

            je ne vois pas pourquoi ça leur ferait très mal puisque, pour eux aussi, ça ne change rien au « schmilblick ».

            Quant au fait d’être ou de ne pas être sur la « même longueur d’onde », vous semblez avoir des à-priori sur l’intelligence de vos salariés et vous semblez
            ne pas vouloir accepter que ces cotisations soient du salaire différé. Aussi je vous encourage vivement à créer une entreprise dans un pays où il n’y a ni sécurité sociale, ni retraite ni allocation chômage.

              +6

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  • RGT // 10.10.2020 à 11h30

    Deux sujets qui, si on réfléchit à peine, ne sont que la même fa(r)ce du même problème :

    – Coronavirus : le gouvernement a débloqué 2 milliards pour les médias.
    – La délinquance en col blanc.

    Les cols blancs du gouvernements (conseillés par les cols blancs issus de l’ÉNA) font un splendide cadeau à d’autres cols blancs pour que ces derniers ne voient pas peurs profits altérés par une pandémie qui leur « cause un préjudice irréparable ».

    Ces 2 milliards auraient été bien plus utiles à l’ensemble de la population s’ils avaient été injectés dans le système de santé en permettant aux plus démunis, habitant dans des DÉSERTS SANITAIRES de pouvoir être décemment soignés.

    Comme les « décideurs » sont à l’abri de ces problèmes en ayant gratuitement accès aux meilleurs systèmes de santé situés dans leur petit entre-soi parisien, ils ne vont surtout pas se préoccuper de simples « gueux » qui ne « comptent pour rien » (sauf quand il faut leur caresser le cul en période électorale) et décident de la répartition des fonds publics à leur seul avantage sans le moindre état d’âme pour tous ceux qui crèvent dans les « trous du cul du monde » du territoire français.

    Plus le temps passe et plus le système est pourri, avec une accélération de ce phénomène initiée par le Divin Mitterrand qui a permis d’ouvrir en grand les vannes de la « performance » des services publics.
    Performance par rapport bien sûr aux attentes des « élites » et au détriment des « moins que rien » qui s’entassent dans les ronds-points pour crier leur colère.

    Et qu’on « écoute » à grands coups de LBD bien sûr.

      +13

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    • Patrick // 10.10.2020 à 15h54

      2 milliards, c’est l’ensemble des aides et subventions habituelles annuelles à la presse.
      C’est dommage de soutenir financièrement des entreprises appartenant à des milliardaires, mais le gouvernement soigne ses soutiens.

        +15

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  • Fernet Branca // 10.10.2020 à 14h50

    La gendarmerie veut renouveler ses vieux blindés VAL avec des Serval dernier cri. Elle aurait donc peur que les futurs Gilets Jaunes utilisent des engins explosifs improvisés comme les « djihadistes » au Mali.

      +7

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  • aire // 11.10.2020 à 10h46

    Colombie…pas un mot sur les « dirigeants » du régime! Pourtant pour faire simple, « ils sont des enfants de pute, mais ce sont nos enfants » a dit un ancien de la CIA! Pas comme ces salauds d’Allendé, Morales,…, et avant eux, ou après eux tant d’autres. Bon d’accord, ils étaient, sont ou seront dans le camp du mal, mais quand même ça commence à faire tâche!

      +1

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