Source : Partage-le.com, traduit par Jessica Aubin, le 26 Août 2016.

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Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

49 réponses à Se distraire à en mourir (BD : Aldous Huxley & George Orwell par Neil Postman)

Commentaires recommandés

Loxosceles Le 29 octobre 2016 à 02h29

Ce qu’Huxley pensait du travail d’Orwell, dans cette lettre qu’il lui adressait en 1949 :

http://www.deslettres.fr/lettre-daldous-huxley-a-georges-orwell-la-soif-de-pouvoir-peut-etre-tout-aussi-bien-satisfaite-en-suggerant-au-peuple-daimer-sa-servitude/

“Je suis en parfait accord avec ce que les critiques ont écrit à son sujet, je n’ai donc pas besoin de vous dire, une fois de plus, à quel point votre livre est excellent et profondément important. (…) je sens que le cauchemar de 1984 est destiné à moduler le cauchemar d’un monde ressemblant plus à ce que j’ai imaginé dans Le meilleur des mondes.”

Les visions des deux paraissent opposées, mais en réalité se complètent, et se chevauchent dans les faits que l’on observe.

Huxley ajoutait aussi : “Parallèlement, bien sûr, il y aura peut-être une guerre atomique et biologique à grande échelle et, dans ce cas, nous aurons à vivre d’autres cauchemars d’un genre nouveau et à peine imaginable.”

  1. Loxosceles Le 29 octobre 2016 à 02h29
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    Ce qu’Huxley pensait du travail d’Orwell, dans cette lettre qu’il lui adressait en 1949 :

    http://www.deslettres.fr/lettre-daldous-huxley-a-georges-orwell-la-soif-de-pouvoir-peut-etre-tout-aussi-bien-satisfaite-en-suggerant-au-peuple-daimer-sa-servitude/

    “Je suis en parfait accord avec ce que les critiques ont écrit à son sujet, je n’ai donc pas besoin de vous dire, une fois de plus, à quel point votre livre est excellent et profondément important. (…) je sens que le cauchemar de 1984 est destiné à moduler le cauchemar d’un monde ressemblant plus à ce que j’ai imaginé dans Le meilleur des mondes.”

    Les visions des deux paraissent opposées, mais en réalité se complètent, et se chevauchent dans les faits que l’on observe.

    Huxley ajoutait aussi : “Parallèlement, bien sûr, il y aura peut-être une guerre atomique et biologique à grande échelle et, dans ce cas, nous aurons à vivre d’autres cauchemars d’un genre nouveau et à peine imaginable.”


    • Matt Le 29 octobre 2016 à 10h10
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      Pour avoir (succintement) l’avis d’Orwell sur Huxley, il faut lire ‘le fascisme prophétisé’, trouvable dans le recueil ‘Dans le ventre de la baleine’, et qui date de 1940. (donc avant la parution de 1984)
      On peut y lire la limite de l’oeuvre d’Huxley selon Orwell, ce qui peut aussi expliquer la différence entre les deux ouvrages (en plus de l’inspiration d’Orwell par l’histoire récente)


  2. JEAN DUCHENE Le 29 octobre 2016 à 04h16
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    en fait Orwell et Huxley sont tous les deux d’actualité. Les gouvernements utilisent la matraque et les tranquillisants culturels.


    • Xavier Le 29 octobre 2016 à 09h28
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      Ne pas oublier que George Orwell avait été inspiré par le communisme dont le management social utilise largement le bâton.

      Cela explique sa vision très coercitive dans 1984.

      On peut catégoriser les types de management social dans l’histoire en trois parties :
      1) Le bâton : la force soumet les individus de la société aux volontés des dominants (monarchie, théocraties, communisme l’ont largement utilisée)
      2) La carotte : c’est le grand “progrès” apporté par le capitalisme et le productivisme : “les lendemains seront meilleurs et plus confortables”, sauf qu’en systémique, il y a des limites que l’on touche actuellement, les mythes de l’expansion du progrès infinis s’effondrent…
      3) La peur du loup : gavés de consommation, les dominants du système capitaliste ne peuvent nous gérer par le bâton. Cela n’a pas marché en URSS, nous n’irons pas de nous-mêmes vers cela. Il leur reste donc une seule manière de préserver les hiérarchies qu’ils dominent : nous diviser par la peur d’un ou plusieurs sous-groupes qu’ils isoleront d’une manière ou d’une autre…

      Force est de constater que les médias, les politiques, utilise sans arrêt cette technique de polarisation, quittes à déliter la société dont leur dominance “hors-sol” leur a fait oublier l’importance.


      • andré Le 29 octobre 2016 à 11h45
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        La peur du loup explique grandement la politique absurde en matière économique et migratoire. On ouvre les frontières économiques et on se retrouve avec une concurrence déloyale mondiale ici, on ouvre aussi les frontières tout court ouvrant un occident en crise industrielle et de surcroît nationale. Bref la division par la peur, on peut la constater tous les jours et la rhétorique culpabilisante qui va avec :
        Tu es au chomage : Tu n’avais qu’à être meilleur à l’école, en fait il n’y a pas assez d’emploi, cf le chomage des seniors
        Tu n’aimes pas le libre échange : C’est pourtant grâce à lui que tu peut acheter pas cher ta bouffe et ton smartphone, en réalité, les inconvénients dépassent les avantages
        Et le summum, tu n’as pas envie que tout le tiers monde s’invite chez toi, tu es un horrible raciste, un sous-homme indigne au pays des droits de l’homme.
        Enfin écrire des post pareil c’est du complotisme primaire anti système en fait c’est juste une tentative de critique sociale basée sur ma propre experience


      • openmind Le 29 octobre 2016 à 14h11
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        Sauf que 1984 se passe en Océanie et dans un ex-pays qui s’appelait l’Angleterre…et que l’Eurasie c’est les Russes +Chinois…alors je pense qu’Orwell avait compris grâce à la guerre d’Espagne que le Communisme, le Fascisme et la Démocratie étaient tous les 3 mensongers, violents à leur manière et d’ailleurs dans 1984, la force n’est employée qu’à la toute fin lorsque le “terroriste” Winston ose s’opposer au régime et là tous les régimes se valent, regardez la police aux USA en France etc lorsqu’il s’agit d’arrêter un “déséquilibré” ou pire un “terroriste”.
        Avant cela la force s’appuie sur la masse qui contraint l’individu au mimétisme…et la vidéo surveillance n’est-elle que communiste?…
        Moi aussi à 18 ans j’ai cru que Orwell s’inspirait de l’URSS et que nous n’étions en rien concerné par cela mais je pense qu’il avait vu au delà de l’instant historique et que son génie était qu’il savait que cela nous concernait aussi! Il avait vu juste.


    • Stef1304 Le 29 octobre 2016 à 14h32
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      En parlant de tranquillisants… Ne pas oublier tout le volet “chimique” de l’industrie pharmaceutique ( avec ses progrès, mais aussi ses excès); sans négliger non plus les consommations populaire de “pétards” et d’alcool.


  3. Nerouiev Le 29 octobre 2016 à 05h44
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    L’un ne va pas sans l’autre, une sorte de complémentarité pour la tranquillité. Mais les mêmes distractions finissent par lasser et la recherche du choquant pour continuer s’épuise à son tour. Mais quand l’argent viendra à manquer, et c’est bien en route, on risque de voir apparaître des distractions en hyper réalité, quelque chose qui pourrait s’apparenter à de la révolution en interne et non plus chez les autres.


    • Nicolas Le 29 octobre 2016 à 07h36
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      C’est la matraque pour qui ne veut pas se distraire et tente d’interférer dans la distraction des autres.


  4. Ovuef2r Le 29 octobre 2016 à 06h54
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    Huxley n’avait pas prévu les “2 minutes de la haine” de Orwel. Ben Laden, Saddam Hussein, Ghaddafi, Bachar El Assad, Poutine en furent ou en sont les Goldstein bien involontaires. J’avais lu ces livres dans les années 70, je les ai fait lire à mon fils dans les années 2000. En 70 c’était encore de la science fiction, en 2000 la fiction avait rattrapé la réalité…


    • Stef1304 Le 29 octobre 2016 à 14h44
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      Les “2 minutes de haine” existent depuis que la société existe. L’universitaire René Girard a longuement écrit sur le phénomène dit du bouc émissaire qui vise à réguler les tensions et l’aggressivité en organisant et régulant son expression dans le champ social.
      Si nouveauté il y a, c n’est pas que celle ci se pare du vêtement de la vertu ( anti-fascisme, anti-racisme, anti-sexisme, anti- etc.); cela a toujours été le cas, si on y réfléchit bien.
      Donc oui, si nouveauté, il y a, c’est que cette mesure classique et régulatrice de la violence dans le corps social :
      1 – “profite” du vecteur des média modernes ( avec tous les effets que cela comporte)
      2 – ne vise plus la conservation de la société en l’état (comme dans toutes les sociétés dites traditionnelles), mais vise au contraire, sa déstructuration maximale ( à chaque acteur sa cible…), en s’attaquant en particulier, aux diverses instances symboliques de l’autorité et de la régulation ( toujours au nom de motivations catégorielles et sectorielles ) .

      En ce sens, plus le phénomène se répète, plus il s’auto-nourrit et s’amplifie et réciproquement, plus il s’amplifie, plus il se répète et se duplique.


  5. Aquitanis Le 29 octobre 2016 à 07h06
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    Orwell et Huxley doivent beaucoup à l’ écrivain russe , Eugéne ZAMIATINE qui a écrit ” NOUS AUTRES ” , livre vite interdit par Staline et étrangement oublié alors que ce livre est un chef d’oeuvre !


    • FerDex Le 29 octobre 2016 à 10h53
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      Merci je ne connaissais pas
      Gratos ici en PDF : http://www.ebooksgratuits.com/pdf/zamiatine_nous_autres.pdf


    • bizmarco Le 29 octobre 2016 à 12h49
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      2 visions complémentaires et plus récentes se trouvent dans 2 romans d’anticipation :

      – LA LIQUIDATION de Laurent Cordonnier (2014) qui dévoile l’absurdité du régime de l’économie de marché et de l’homo economicus dont la vie tourne autour de la rigueur implacable du calcul économique dans tous les domaines…

      – GLOBALIA de Jean Christophe RUFIN (2015) qui interroge sur le sens d’une démocratie poussée aux limites de ses dangers et de la mondialisation…

      2 excellents romans.


  6. Duracuir Le 29 octobre 2016 à 08h33
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    Mélange des deux:
    Huxley: divertissement abêtissant, hédonisme narcissique, traitement massif chimique(anti-dep et anxiolytiques) et bientôt génétique
    Orwell: surveillance généralisée(NSA), minute de la haine(Poutine, Trump), détention et assassinats extra-judiciaires assumés,et surtout dressage à la passivité par un système judiciaire implacable pour toute résistance d’un citoyen à une agression quelle qu’elle soit, racaille, entreprise, puissance publique.


    • Georges Clounaud Le 29 octobre 2016 à 09h28
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      Dit autrement et plus crûment : pour faire avancer les ânes dans la direction souhaitée, il faut savoir manier la carotte et le bâton.


      • Stef1304 Le 29 octobre 2016 à 15h19
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        Là encore, rien de nouveau sous le soleil, depuis Platon, sinon la nouveauté technologiste et l’hubris à l’échelle planétaire (sic).


  7. Xavier Le 29 octobre 2016 à 08h42
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    Tout le monde a retenu d’Orwell son “Big Brother” : la surveillance généralisée.
    Pourtant deux points me semblent très pertinents :
    1) La réécriture de l’histoire : nous avons validé en particulier grâce au cinéma (loisirs donc convergence avec Huxley) un tas de “points de vue” très manichéens écrivant une histoire occidentale “progressiste” .

    2) il a décrit la marginalisation de ceux qui refusent ou qui ont été exclus de la société en catégorisant :
    – les membres du parti, acceptant la surveillance généralisée et travaillant finalement tous dans le même objectif (productiviste chez nous)
    – les Prolétaires, exclus de la cité et du confort moderne mais libres de surveillance


    • Xavier Le 29 octobre 2016 à 10h19
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      Donc plutôt que de nous inféoder au productivisme, il serait temps que l’Homme comprenne que sa seule “liberté” est de faire fonctionner son cortex associatif : imaginer, créer…

      Ce, forcément, au prix d’un certain confort, mais peut-on encore parler de confort à un tel niveau d’asservissement et de dépendance ?

      Conscience, Connaissance et Imagination remplaceraient avantageusement Liberté, Égalité et Fraternité. (Henri Laborit)


    • Loxosceles Le 29 octobre 2016 à 11h32
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      La réécriture de l’histoire, il est vrai, mais aussi la guerre perpétuelle, sur les territoires des plus démunis qui sont devenus les champs de bataille des blocs les plus puissants.


  8. Alfred Le 29 octobre 2016 à 09h18
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    Un livre genial à lire «l’industrie de la contrainte» :

    Résumé :

    Clinatec, Minatech vous n’en n’avez surement jamais entendu parler et pourtant ces centres de recherches sont la fierté d’une bonne partie de nos gouvernants, l’objectif de ces structures ?

    “Nous mettre des nanos dans la tête”

    A l’heure où les anti-dépresseurs échouent de plus en plus à compenser le mal-être d’une partie de la population, il serait tellement plus facile de reprogrammer ces cerveaux malades, d’annihiler tout sentiment de révolte, de peur ou de frustration afin de rendre la planète “plus intelligente” comme le promettait la pub d’IBM.

    Dans les années 60, José Delgado lors d’une expérience réussit à arrêter la charge d’un taureau à pleine vitesse en activant un implant intracrânien à distance, on peut également citer une patiente qu’il faisait tomber amoureuse de son thérapeute à loisir.

    Près de 50 années plus tard, où en sont ces technologies, quelle type de société allons nous laisser à nos enfants?

    Un livre sourcé, retraçant en partie l’historicité d’un phénomène qui risque de nous mener tout droit vers la société de la contrainte.

    http://aufildesidees.org/livres-a-commander/82-l-industrie-de-la-contrainte-collectif-pieces-et-main-d-oeuvres.html


    • SPQR Le 29 octobre 2016 à 19h50
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      Comme l’écrivait Semprun, cité par Michéa, la vraie question n’est pas “quel monde allons-nous laisser à nos enfants ?” mais “quels enfants allons-nous laisser au monde ?”


    • O.Pinçon Le 01 novembre 2016 à 17h08
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      Peux t’on implanter deux nanos tech dans la tête de nos gouvernants , une pour développer leur empathie de la Nation et de son Peuple et une autre pour développer le bon sens ?


  9. cyril Le 29 octobre 2016 à 09h47
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    un monde orwello-huxleyeen. nous y sommes.


  10. Lysbeth Levy Le 29 octobre 2016 à 10h00
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    et bien voilà, on a Orwell comme président et Huxley comme premier ministre ! Car les amusements a n’en plus finir on en a plus que d’emplois, et de la censure c’est en train de se mettre en place gentiment grâce aux “ligues de la vertu et du vice” : http://www.nextinpact.com/news/85184-la-licra-declare-guerre-aux-propos-haineux-sur-net.htm
    Disons que certains “anti-systèmes” “autoproclamés” dans un “mano à mano” personnel avec le Ministre Valls, ont leur vidéo “enlevées” systématiquement alors qu’on peut voir celles de l’Etat Islamique ou Daesh sans l’avoir demandé. Il y a un site de délation gouvernemental et un organisme “Pharos” qui se charge de repérer les “mauvais penseurs”..Comment cela se fait il qu’on peux bloquer certains sites, vidéos, tout en laissant d’autres qui sont parait-il des vidéos radicalisant des “jeunes” ? IL y a là un grand mystère ! Qui peux m’expliquer ?


    • Stef1304 Le 29 octobre 2016 à 15h23
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      C simple. L’un va dans le du projet politique et social souhaité par l’équipe au pouvoir, l’autre, non.

      Dans le cas que vous évoquez, au nom d’une “morale”, il est permis de remettre en cause les principes même de l’Etat de droit et des libertés publiques.


  11. Raoul Le 29 octobre 2016 à 10h41
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    Dans nos sociétés occidentales, c’est le monde d’Huxley qui semblait devoir s’imposer. Mais la machine s’est grippée. On ne sera peut-être plus en mesure de donner aux gens leur « soma », quelle que soit la forme de la drogue, et il faudra, donc, en venir aux méthodes orwelliennes.

    Pour le moment, on est dans une combinaison des deux, mais je pense que c’est la société orwellienne qui s’imposera quand la crise financière et économique inévitable ne permettra plus au peuple de se réfugier dans la consommation. La montée de la pauvreté entraînant une prise de conscience et des contestations, il faudra bien trouver le moyen de reprendre les choses en main.


    • Stef1304 Le 29 octobre 2016 à 15h53
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      La machine s’est elle seulement “grippée” où est elle tacitement et progressivement passée par pertes et profits ?

      Voir la philosophie “néo conservatrice” qui l’accompagne aux USA
      http://www.opednews.com/articles/1/opedne_donald_a_080423_leo_strauss_and_the_.htm

      Pour le reste, Je partage votre avis.

      Enfin, pour faire écho au message précédent de Lisbeth levy, de mon point de vue, le type d’affaire qu’elle évoque est effectivement instrumentalisé dans le sens du renforcement d’instruments de type “orwelien”, au fur et à mesure que s’approfondit la crise du système lui même.

      En ce sens, ce type d’affaire participe d’une tendance de fond


  12. Julie Le 29 octobre 2016 à 11h03
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    A propos d’interdire les livres, une petite anecdote: en PACA, il y a de moins en moins de trains. Il y a donc en échange quelques bus, pour relier les différentes villes (constituées de “communautés” de villes plus petites), et paraît-il pour alléger le trafic (l’un des plus denses de France, pour le plus grand bonheur de Vinci). Comme les départements sont grands, il est courant de faire 30 ou 45 mn de trajet quotidien ou plus, pour ceux qui ont choisi de prendre le bus au quotidien. A certaines heures, ceux qui veulent simplement voir une expo ou aller chez un médecin, devront prendre un car scolaire omnibus qui mettra le double du temps, mais il n’y a pas le choix.
    Quant aux livres… eh bien l’art de la lecture est semble-t-il interdit dans la plupart des bus départementaux. En tout cas, après la tombée de la nuit, pas de liseuse au dessus de votre tête.


  13. Antimediocratie Le 29 octobre 2016 à 11h35
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    Peut-être le contexte familial d’Huxley explique-t-il en partie qu’il ait été si en phase avec son époque et comment elle allait ensuite se déployer :
    « Julian Huxley » sur @Wikipedia:
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Julian_Huxley?wprov=sfti1


  14. gerald B Le 29 octobre 2016 à 11h45
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    Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes.

    Bossuet


  15. Benoît Le 29 octobre 2016 à 13h07
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    Il manque un plan au triptique:
    Farenheit 451 de Ray Bradbury avec la perte de conscience dans les écrans, la pensée unique et les livres que l’on brûle…
    Et oui, il faut être prudent, notre monde ressemble de plus en plus à ses fictions inquiétantes. Mais des bulles d’espoir existent! Suivons les résultats des élections en Islande de ce jour par exemple.


  16. RGT Le 29 octobre 2016 à 13h41
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    Il serait juste de faire honneur à leur précurseur totalement méconnu :

    Evgueni Zamiatine , dans son roman Nous autres.

    J’ai trouvé une adaptation théâtrale de cette œuvre sur Internet, je vous en fais profiter :

    https://www.youtube.com/watch?v=wmBIEMa7yNk

    Mais je ne saurai vous conseiller de lire le roman, c’est toujours bien meilleur.

    Comme il est désormais tombé dans le domaine public, profitez-en, ce n’est pas du tout du piratage.

    [clic droit] [Enregistrer la cible du lien sous]
    http://www.ebooksgratuits.com/pdf/zamiatine_nous_autres.pdf

    Bonne lecture !!!

    P.S. Vous voyez, je ne suis pas si nul que ça, le problème c’est que je n’ai pas souvent le temps de “déterrer” des liens sur les œuvres qui m’ont aidé à forger ma pensée.


  17. Louis Le 29 octobre 2016 à 13h42
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    On s’achemine vers un monde qui pioche chez l’un et chez l’autre. Le problème c’est que dans le meilleur des mondes l’objectif des dirigeants n’est pas le pouvoir mais une espèce de résolution des problèmes de l’humanité à travers l’eugénisme.

    Orwell est beaucoup plus terre à terre. Quand le “héros” demande à son geôlier pourquoi ils font tout ça et s’attend à une réponse sophistiquée sur l’homme et la société, le type lui répond simplement “for power”.

    Je crois plus à un gouvernement de type Big Brother qu’à un Mustapha Mond cultivé et philosophe.

    De plus il y a chez Orwell beaucoup de concepts essentiels qu’on oublie (généralement parce que les gens parlent sans avoir lu le livre)
    – le doublethink (ou l’art de pouvoir penser et exprimer 2 choses contradictoires sans y voir la contradiction c’est à dire en étant de bonne foi)
    – la novlangue (concept essentiel dans le livre)
    – la ré écriture de l’histoire permanente
    – l’apprentissage de la barbarie aux enfants
    – la destruction de l’amour (présent aussi chez Huxley d’ailleurs) remplacé par de la copulation


  18. Alain Le 29 octobre 2016 à 14h17
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    N’oublions pas chez Huxley la gestation artificielle hors du corps de la maman. Nous n’y sommes pas encore mais presque avec la GPA et la PMA et la marchandisation de l’humain. l’eugénisme se répand…


  19. sadsam Le 29 octobre 2016 à 14h42
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    Ce thème de la gestation pour autrui a été repris par Margaret Atwood dans “La servante écarlate” (The handmaid’s tail en anglais), roman qui s’inscrit ainsi dans la série “Nous autres”, “Meilleur des mondes”, “1984” et “Farenheit”.
    Schlondorff en a fait un film mais je ne me souviens pas avoir jamais vu un article à l’époque.

    Sinon en ce qui concerne la dictature et les moyens d’y résister, il faut lire ou relire le témoignage de Victor Klemperer sur l’Allemagne nazie “LTI. Lingua tertii imperii”.


  20. Lydia Le 29 octobre 2016 à 14h59
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    Orwell,Huxley : Des visionnaires ou simplement lucides ?sûrement les deux…!
    Pour cela il faut vivre comme les chats , ne dormire
    Que d’un œil…!


  21. Eric83 Le 29 octobre 2016 à 15h27
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    Huxley et Orwell nous offraient deux visions de l’asservissement des peuples par des “élites autoproclamées”.
    Nos “élites” ont trouvé ces visions concrètement très complémentaires et s’en servent suivant les circonstances du moment mais toujours avec le meme objectif de fond : aliénation et docilité des peuples.

    Ces livres dits d’anticipation sont non seulement en vente libre mais les collégiens sont en plus invités à les lire.

    A l’inverse, le livre, Praktischer Idealismus, datant de 1925 fait partie des livres “interdits”. Pourtant l’auteur, Richard Coudenhove Kalergi est un des penseurs de l’UE et la fondation qui porte son nom “honore” tous les 2 ans des “européistes convaincus” comme Merkel, Juncker ou Von Rompuy.
    Quand on découvre la pensée développée par Kalergi – et dont nous pouvons observer des traductions très concrètes dans notre réalité – on comprend que ce livre ne soit pas en tete de gondole des librairies. Il est néanmoins traduit et disponible en PDF en français.
    https://archive.org/details/R.N.CoudenhoveKalergiIdealismePratique1925FR


    • jack Le 29 octobre 2016 à 15h57
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      C’est quoi une “élite”. Juste ce qu’un “système” considére comme le nec plus ultra de sa production.

      [Modéré]

      Et il en est ainsi des plus salops, des plus tordus, des plus amoraux, des plus riches en argent, des plus rechercheurs d’honneurs médiocres, des plus moralement corrompus, des plus lâches, des plus serviles, et ainsi de suite en dimensions “élitistes”.

      Le système français actuel semble à présent pleinement configuré pour produire ce genre d’ “élites” et écarter les autres postulants, écarter les non élites, les non alignés.

      [Modéré]


    • Stef1304 Le 29 octobre 2016 à 16h05
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      C effectivement un livre à méditer… Là pour le coup, on est véritablement dans l’apologie de l’eugénisme culturel, au profit d’une élite dont l’idéologie se retrouve étrangement en partie dans la philosophie américaniste et néo-conservatrice d’un Léo Strauss.
      http://www.opednews.com/articles/1/opedne_donald_a_080423_leo_strauss_and_the_.htm

      Avec toujours, de façon sous-jacente, ce mépris pour le peuple ( la plèbe ) et ce souci de l’enfumer et de l’instrumentaliser.


  22. sissa Le 29 octobre 2016 à 16h45
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    Orwell a décrit le “socialisme” réel et sa tyrannie.
    Huxley a décrit le capitalisme consumériste et l’asservissement qui l’accompagne.


    • Raoul Le 29 octobre 2016 à 20h04
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      Pour Orwell, je suis d’accord, mais pour Huxley cela me semble discutable. Le monde que décrit Huxley est un monde technocratique, extrêmement hiérarchisé et organisé. Il semble tout de même un peu éloigné du laisser-faire des sociétés capitalistes, même si on peut retrouver nombre de traits dans notre monde actuel.

      Je pense que l’auteur qui a le mieux imaginé l’évolution des sociétés capitalistes est Philip K. Dick. Les conglomérats sont devenus dominants et pratiquent à une échelle jamais vue la propagande et la manipulation, au point qu’il devient impossible de savoir ce qui est vrai, ce qui est faux ou même simplement ce qui est réel. Lire, par exemple « Simulacres », « Le maître du Haut-Château », ou l’extraordinaire « Ubik ».


  23. horace Le 29 octobre 2016 à 20h13
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    A lire ou relire surtout aussi ,, La 25 eme heure ” de C Virgil Gheorghiu
    premiere edition de 1949 avec une preface de Gabriel MARCEL adressee justement a Huxley

    la dictature du ,,keep smiling ” anticipee des 1949
    https://www.youtube.com/watch?v=5Msc390j_YU


  24. sacco Le 29 octobre 2016 à 20h43
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    Il pourrait bien apparaître que dans cette manière de comparer Orwell et Huxley il entre quelque chose de l’idéologie bien contemporaine du vainqueur de la compétition et de la pensée unique.
    En fait, ces deux auteurs parlent de la même chose : il s’agit des modalités d’organisation sociale pour abolir les pensées (plutôt Orwell), éliminer la capacité de penser (plutôt Huxley). Leur point rigoureusement commun : annulation du sujet pensant, c’est-à-dire d’un être humain.L’un mettant l’accent sur la censure venant de l’extérieur, l’autre sur la censure venant de l’intérieur ; mais il n’y a jamais l’une sans l’autre pour que ça réussisse.


  25. Diox Le 30 octobre 2016 à 16h56
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    SI vous souhaitez connaître ce que donne la fusion des concepts des deux auteurs, je vous suggère de visionner cette série : Psycho Pass.
    Cela vient du japon et c’est une vision assez juste d’une évolution possible.


  26. Lepage Gérard Le 30 octobre 2016 à 22h20
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    N’oublions surtout pas le film ‘Brazil’ de Terry Gilliam (1985)
    https://www.youtube.com/watch?v=sSwqX2l0Ed4&feature=youtu.be


  27. fanfan Le 31 octobre 2016 à 15h33
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    « Quelle forme est-il encore envisageable de donner à la résistance ? Peut-on espérer voir se lever les populations superflues contre le capitalisme technologique et ses soutiens politiques ? »
    > Lire “Machines arrière !”, lien : http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/machines_arrie_re.pdf

    > Lire avec Dans l’homme tout est bon (homo homini porcus), http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=783

    > Ecouter aussi l’émission “Terre à Terre” du 8 mai 2016 : http://terreaterre.ww7.be/emissions/raw/160507.mp3


  28. O.Pinçon Le 01 novembre 2016 à 16h57
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    A propos des 2 images sur les livres.
    Ayons une pensée de réconfort pour ceux qui continuent à lire des livres car la lucidité qu’ils en tirent les rendent encore plus malheureux face à l’inconscience collective.

    ” D’ici à la prochaine génération, je pense que les leaders mondiaux découvriront que le conditionnement des enfants et que l’hypnose sous narcotiques sont plus efficaces, en tant qu’instruments de gouvernance, que les matraques et les prisons, et que la soif de pouvoir peut être tout aussi bien satisfaite en suggérant au peuple d’aimer sa servitude plutôt qu’en le frappant et en le flagellant pour qu’il obéisse. ” Lettre d’Aldous Huxley à George Orwell


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