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10.juin.201610.6.2016 // Les Crises

Seine : une crue 2016 demi-millénaire…

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Nous allons aujourd’hui nous intéresser longuement à la crue de la Seine que nous venons de vivre.

Nous avons parlé hier du pic historique de chaleur de cet hiver.

Il y a une chose importante avec le changement climatique : il ne faut pas non plus lui mettre sur le dos 100 % des événements climatiques anormaux, certains arrivent en effet régulièrement.

Mais a contrario, il ne faut pas non plus le blanchir trop vite, comme cela a été fait avec la crue, qualifiée bien trop vite dans les médias de simplement “trentennale”.

crue-34-ans

Nous allons voir que ce n’est pas du tout le cas…

I. Les précipitations de mai

Commençons par le commencement : les précipitations tombées à Paris au mois de mai :

precipitations-paris

On voit donc qu’on a battu un record de 130 ans – et pas qu’un peu : + 35 % ! (179 contre 133 mm…)

Cela donne ceci en écart à la moyenne (années plus humides que la normale en bleu, plus sèches en orange) :

11-precipitations-paris-mai

Le mois de mai a donc été très arrosé – d’où les problèmes de la Seine…

Voici d’ailleurs la situation fin mai, avec une dépression centrée sur l’Allemagne, qui a déclenché de forts courants d’Est :

eu_2016-05-30

et la vidéo de synthèse que je vous propose :

(En haute résolution ici)

II. Le bassin versant de la Seine

Bien entendu, les seules précipitations à Paris ne sont pas un indicateur parfait, car la Seine charrie en fait les eaux d’un immense bassin versant.

bassin-versant

bassin-versant

Animation flash :

Celui de la Seine représente donc près de 80 000 km², soit 15 % du pays :

bassin-versant-seine-3

Toute goutte d’eau tombant sur cette zone et non évaporée, non absorbée, non stockée en sous-sol va ruisseler dans la Seine jusqu’au Havre.

bassin-versant-seine

Les autres bassins versants du pays :

bassins-versants-france

bassins

III. La Seine

Nous n’allons pas développer trop longuement sur la Seine, nous vous renvoyons sur l’article Wikipédia idoine.

Signalons simplement pour mémoire qu’aux temps anciens, elle disposait d’un bras supplémentaire, rive droite, qui s’est envasé avec le temps :

ancien-lit-seine-1

ancien-lit-seine-2

ancien-lit-seine-6

On en a encore trace sur ce plan de 1550 (à gauche, le long des remparts de l’enceinte – carte orientée à l’Est) :

ancien-lit-seine-4

Il y a donc logiquement une tendance pour la Seine a retrouver son ancien lit durant les crues, à travers les buttes et collines :

Paris_topographie

IV. Les très grandes crues de la Seine

On dispose de mesures de la hauteur des crues de la Seine :

  • parfaites depuis 1885
  • fiables depuis 1800
  • assez fiables depuis 1719
  • indicatives depuis 1649

Voici donc les très grandes crues – de plus de 5 mètres (N.B. : attention le niveau se mesure à partir du niveau zéro, qui correspond aux basses-eaux de 1719, pas du fond du lit, qui se situe environ 2 mètres en dessous) :

11-crue-seine-long-7

01-crue-seine-long-1

Zoomons à partir de 4 mètres :

02-crue-seine-long-2

Supprimons ici les années sans crue (on perd donc le repère temporel) :

03-crue-seine-long-3

Voici pour plus de lisibilité la même chose (en gardant le repère temporel) mais avec des points :

04-crue-seine-long-4

En zoomant à 4 mètres :

05-crue-seine-long-5

On observe donc :

  • 3 crues centennales (1658, 1740, 1910), de plus de 8 mètres,
  • des crues exceptionnelles de 7 à 8 mètres, plutôt cinquantennales,
  • des crues majeures de 6 à 7 mètres, plutôt trentennales,
  • de fréquentes grandes crues de 5 à 6 mètres.

paris-zones-inondees-2

Carte des crues de 1658, 1740 et 1802 – cliquez pour la haute-résolution
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Crue de 1802

renaud

Un document illustrant la crue de 1802

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crue-1910

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Crue de 1910

Concernant ces crues anciennes, je vous recommande ces pages : anciennes crues, 1910 ici, ici et , crues récentes

V. La hauteur de la Seine

On peut recommencer l’exercice à partir de 1870, puisqu’on dispose alors de données fiables pour toutes les années (et non plus pour les seules années de crue).

Voici donc le niveau maximal du fleuve chaque année :

21-crue-seine-hydro

Avec des couleurs :

22-crue-seine-hydro

En zoomant à 4 mètres :

23-crue-seine-hydro

Avec des points :

24-crue-seine-hydro

Lissons par pas de 3 ans glissants la hauteur maximale annuelle :

25-crue-seine-hydro

ou par pas de 5 ans :

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On voit alors apparaître un étonnant cycle des pics de hauteur de la Seine, d’une douzaine d’années.

Intéressons-nous alors pour plus de précision, non plus à la hauteur de plus haut jour de l’année, mais à la distribution de la hauteur quotidienne moyenne de la Seine sur 130 ans, soit durant près de 50 000 jours.

Par pas de 1 mètre :

51-distrib-crue-seine

Par pas de 10 cm. :

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Par pas de 1 cm. :

55-distrib-crue-seine

On note au passage le poids très important de la queue de distribution supérieure.

Ou en zoomant :

56-distrib-crue-seine

On arrive donc à une hauteur moyenne de la Seine de 1,43 m., et à une médiane de 1,13 m.

VI. Les basses-eaux

Précédemment, on s’est longuement intéressé aux crues, donc au maximum annuel.

Nous allons analyser ici le phénomène contraire, avec le minimum annuel, appelé étiage (de aestas, été – car il arrive l’été, enfin, normalement…).

On rappelle que le niveau zéro est la niveau minimal de la Seine en 1719 (et non pas le fond du lit), année très sèche ; il peut donc bien y avoir des niveaux négatifs…

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1946 est exceptionnelle, avec – 1,67 m., car les autorités ont sciemment abaissé le niveau (cela s’appelle “opérer un chômage du fleuve”) à la fin de la guerre pour contrôler le lit. Cela avait déjà été le cas durant la guerre, où la Seine fut chômée en août 1942 et juillet 1943 sur ordre des autorités allemandes (persuadés que les Parisiens avaient immergé armes et munitions en vue d’une future insurrection), puis en octobre 1944, pour inspecter les piles des ponts.

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Le Pont Marie de nos jours

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Le Pont Marie le 19 août 1942

1942-peche-ecrevisses-paris

Août 1942 : des Parisiens à la pêche aux écrevisses…

Voir d’autres photos ici, ici, ici et ici.

Pour information sur les étiages, dont on parle beaucoup moins, chez Pierre de l’Estoile on lit que : “Le jeudi 3 janvier 1591, qui estoit le jour Sainte-Geneviève, la rivière de Seine, qui estoit si basse en ceste saison que l’on pouvoit quasi aller à pied sec du quai des Augustins en l’isle du Palais (ce qui n’avait été vu de mémoire d’homme), vint à croistre ce jour sans aucune cause apparente“. Les eaux les plus basses du XIXe siècle auraient été observées le 29 septembre 1865, à -1,30 m., laissant apercevoir le sol de la rivière.

Rappelons enfin que 4 lacs artificiels de retenue d’eau ont été mis en place pour diminuer l’ampleur des crues à Paris :

  • lac de Pannecière en 1949 (82 M m3),
  • lac d’Orient en 1966 (205 M m3),
  • lac du Der-Chantecoq en 1974 (350 M m3)
  • et les lacs Amance et du Temple en 1990 (170 M m3).

Un 5e lac de Seine est en projet.

Grands_lacs_de_Seine

Les quatre grands lacs de Seine fonctionnent de la même manière. En hiver et au printemps (de novembre à juin), les lacs-réservoirs sont progressivement remplis, grâce aux canaux d’amenée ou au barrage, puisqu’à ces périodes les rivières sont au plus haut. Des prélèvements supplémentaires sont opérés en période de crue, ce qui limite ainsi les inondations : c’est l’« écrêtement des crues » – ils ne les suppriment pas, mais ces grands lacs permettraient pour une crue comme celle de 1910 de réduire de 60 cm l’eau à Paris. De juillet à octobre a lieu le « soutien d’étiage » : lorsque, durant l’été, les cours d’eau sont à leur niveau le plus bas, l’eau contenue dans les lacs leur est restituée.

lacs-3

On observe bien le soutien d’étiage dans notre graphique : on ne connait plus les périodes de très basses eaux du XIXe siècle.

VII. Les niveaux moyens

Voici enfin la moyenne annuelle de hauteur du fleuve :

45-stats-crue-seine

Lissons sur 3 ans :

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ou 5 ans :

47-stats-crue-seine

On retrouve bien les cycles de 10/12 ans, qui ne concernent donc pas que les événements extrêmes, mais aussi les niveaux moyens… Il est probablement lié au cycle du soleil.

Nous sommes apparemment dans la fin d’une phase croissante, proches du maximum.

En synthèse :

48-hauteur-moyenne-mensuelle-seine

VIII. La distribution des crues

Revenons à notre crue de juin 2016.

Elle a été qualifiée de “trentennale”, car son niveau correspond en effet à un niveau qui revient environ tous les 30 ans.

Mais il y a une vraie faille dans l’analyse.

C’est comme pour les températures : si on dit “Aujourd’hui, il fait 30 °C”, c’est une bonne information, mais il est aussi utile de savoir si c’est le 15 août ou le 15 décembre, afin de l’analyser correctement. Dans un cas c’est un record, dans l’autre non…

Voici donc, afin de poursuivre notre étude, la distribution mensuelle des très grandes crues, que nous avons identifiées précédemment.

71-frequences-crues-seine

On voit donc que les très grandes crues se concentrent (évidemment) entre décembre et mars.

Juin 2016 voit ainsi la première grande crue durant ce mois depuis 370 ans…

Voici la répartition en fonction de la hauteur de la crue :

72-frequences-crues-seine

Et ici les seules crues exceptionnelles, de plus de 6 mètres, depuis 370 ans :

75-frequences-crues-seine

On voit bien le côté très exceptionnel de ce que nous venons de vivre…

Comme de nombreuses actions ont été entreprises après la crue de 1910 (et même un peu avant) pour limiter les crues (aménagements, lacs de Seine…), refaisons ces trois graphiques mais à partir de seulement 1885, afin de se rapprocher de la situation présente :

73-frequences-crues-seine

74-frequences-crues-seine

76-frequences-crues-seine

Dans ces conditions, 2016 apparaît même encore plus exceptionnelle.

IX. La crue de 2016

Traçons le maximum annuel du mois de juin de chaque année depuis 1885 :

81-max-seine-mois

L’exception 2016 est alors patente…

Vous pourriez soulever le fait que, si la crue est du 4 juin, les pluies sont surtout du 31 mai.

C’est vrai, représentons alors les mois de mai et juin à la fois :

83-max-seine-mois-05-06

Cela ne change presque rien… De même, si nous rajoutons les mois d’avril à septembre :

82-max-seine-6-mois

Juin 2016 reste bien le record depuis 130 ans…

Arrive à ce stade le (très bref) moment statistique. Pour analyser une distribution, on s’intéresse d’abord à la moyenne.

Mais on peut avoir deux distributions très différentes avec la même moyenne :

ecart-type

On calcule alors l’écart-type (SD en anglais, noté sigma σ), qui est simplement la moyenne des valeurs absolues des “écarts à la moyenne”, et mesure donc “la largeur” moyenne de la distribution.

On peut alors comparer une observation à la valeur de l’écart-type. Plus elle s’en éloigne (ex. : 3 fois l’écart type = 3 σ, ou 5 σ…), plus elle est statistiquement rare.

À titre d’exemple, Motorola a introduit en 1986 un processus d’amélioration drastique de la qualité, baptisé Six sigma. Car dans la production, un niveau de qualité égal à 6 σ est proche du zéro défaut, avec un taux de rebut de 0,0000002 %, soit deux pièces au rebut pour un milliard de pièces produites… (Source)

6-sigma-1

6-sigma-2

Notez le : “le passage de 3 à 6 sigma génère une qualité 20 000 fois supérieure“. Bon, cela s’applique à une distribution suivant une loi normale, ce que cette distribution n’est clairement pas (sachant en plus qu’une loi normale sous-estime les évènements extrêmes). Mais cela donne une idée de l’impact majeur d’une augmentation des sigma sur les fréquences.

Voici ce qu’on obtient si on calcule les moyennes et écarts-type sur toutes les valeurs journalières de l’année :

41-stats-crue-seine

On a un maximum absolu depuis 1885 à 8,62 m en 1910, représentant 9 σ : c’est vraiment très rare (d’où le centennal, donc moins d’une fois sur 36 500…, soit 0,003 %) .

2016, avec ses 6,10 m, apparaît donc assez loin, avec 6 σ, ce qui reste cependant assez rare.

Malheureusement, en raisonnant ainsi, on dilue beaucoup la réalité : pourquoi comparer la grande crue de janvier 1910 avec des valeurs de la Seine en plein été ?

Recommençons l’analyse, mais, en comparant cette fois les valeurs d’une crue à toutes les valeurs de la Seine mais uniquement le même mois, sur 130 ans. On calcule alors des moyennes et écarts-types différents pour chaque mois, et donc on peut calculer pour chaque mois le record historique du mois, exprimé en nombre d’écarts-types du moi. On arrive à ceci (ne partez pas, c’est très visuel en fait) :

62-ecarts-types-seine

Synthèse pour ceux qui n’aiment pas les statistiques : on s’aperçoit que de 1885 à 2015 tous les records mensuels de hauteur de grande crue se situaient entre 4 et 8 fois l’écart-type du mois, ce qui donne une illustration de la zone de rareté.

Eh bien juin 2016 vient d’écraser la précédent record de ce mois, datant de 1983, avec un niveau rarissime de… 14 fois l’écart-type !

Pour les puristes, si on refait les calculs sur mai et juin à la fois, on passe en 2016 le record sur 130 ans de 6 σ à 11 σ, ce qui reste colossal…

BREF, cela signifie que cet événement a été très violent dans son ampleur, à un moment où cela n’arrive pratiquement jamais : cette crue est donc dans son essence (bien plus que de ses effets donc, car en effet loin du niveau de 1910) particulièrement rare, bien plus que ne l’a été la crue de 1910 pour un mois de janvier.

Sortons des statistiques (voilà, c’est fini 🙂 et encore j’ai beaucoup simplifié, les puristes m’excuseront), pour une illustration très simple. On trace un graphique avec :

  • la hauteur moyenne de la Seine
  • le différentiel pour arriver au maximum historique entre 1886 et 2015
  • et le différentiel à rajouter encore pour 2016

On arrive à ceci :

61-records-mensuels-seine

Et on voit donc que juin (2016) a désormais un record supérieur à ceux de novembre, décembre, mars, avril et mai !!! Alors qu’avant, la distribution était cohérente.

Mais c’était avant….

ET ENCORE, par rapport au passé lointain, nous bénéficions de protections supplémentaires – mais qui ont peu joué en juin (les barrages sont pleins), seulement quelques centimètres de gagnés :

lacs-2

lacs

Voici pour information les valeurs mensuelles depuis 40 ans :

79-hauteur-mensuelle-seine

La crue de 2016 est donc un phénomène totalement exceptionnel

Et à ce stade, on peut largement supposer qu’il a très probablement un lien avec les records de chaleur planétaire de cet hiver…

seine-2016-2

X. Et demain ?

Ainsi, la crue de 2016 est bien une crue d’une hauteur trentennale, mais, à cause de sa saison, c’est sans doute une crue plutôt de nature demi-millénaire !, voire plus… !

Cela signifie donc que c’est un “bonus”, et qu’on attend toujours la crue hivernale trentennale, la dernière datant de 1982.

Or, on a vu qu’on était de nouveau dans un cycle décennal de maxima ascendants :

26-crue-seine-hydro

Mais, si le changement climatique nous a probablement fait cadeau de cette crue, on peut aussi se demander s’il aura un impact accélérateur ou ralentisseur sur la prochaine crue trentenalle – car de prime abord, on n’en sait rien…

Il faut pour cela analyser les précipitations : augmentent-elles ou ralentissent-elles ?

Voici la situation annuelle :

01-precipitations-paris-an

Lissons un peu :

02-precipitations-paris-an

On a plutôt une tendance à la baisse des précipitations moyennes annuelles.

Mais ce qui nous intéresse pour les crues majeures, ce sont les précipitations en hiver – et on sait que c’est la saison qui se réchauffe le plus. On a ceci :

21-precipitations-paris-hiver

Lissons :

22-precipitations-paris-hiver

Ainsi, on a par chance une très franche tendance à la diminution des précipitations hivernales, donc du risque de crue majeure.

Cela ne signifie évidemment pas qu’il n’y aura pas bientôt une telle crue, mais disons que cela en diminue la probabilité.

À suivre en 2017, donc – pour voir qui du cycle croissant et des précipitations décroissantes l’emportera…

P.S. nous resterons prudents pour ce dernier point, issu de ce qui n’est qu’une première analyse d’amateur – la prédiction de ces événements extrêmes est évidemment bien difficile…

XI. Vidéos et Livres

Excellentes vidéos de l’émission Le Dessous des Cartes d’Arte : “Crues de la seine : risque régulier, risque oublié”


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Bibliographie :

Pour une description des crues, dans des beaux livres :

  • Charlotte Lacour-Veyranne, Les Colères de la Seine. Éditions Paris-Musées, 1994
  • Eugène Belgrand, L’eau et Paris, Éditions Albin Michel, 2009

Pour des descriptions plus détaillées :

  • Maurice Champion, Les inondations en France depuis le VIe siècle jusqu’à nos jours, 6 vol. Paris, V. Dalmont, 1858-1864 (Document)
  • Eugène Belgrand, La Seine, études hydrologiques, Dunod, 1872 (Document)
  • Auguste Pawlowski et Albert Radoux, Les crues de la Seine (VIe-XXe siècle), Berger-Levrault, 1910 (Document)
  • Alain Goubet, Les crues dans le bassin de la Seine du 17e au début du 19e siècle, La Houille Blanche, 1981 (Document)

XII. En souvenir

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Le pont Alexandre III en 1910, 1982 et 2016 :

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(À propos des informations divergentes sur la hauteur ancienne du zouave, lire ici)

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Commentaire recommandé

ouvaton // 10.06.2016 à 09h25

Vraiment clair. Décidément, il y a plus d’information dans ce texte que dans 15 heures de journal télévisé.

92 réactions et commentaires

  • Astatruc // 10.06.2016 à 06h52

    Quelques précisions sur les Lacs artificiels : ” Au début du XXe siècle, Paris est frappée par de nombreuses inondations, et notamment en 1910, où les dégâts occasionnés par l’élévation de la Seine sont particulièrement catastrophiques. Afin de sauvegarder la capitale française, l’ingénieur Henri Chabal imagine la réalisation de bassins réservoirs capables de réguler les niveaux d’eau du fleuve emblématique de Paris. Un projet qui ne concernait pas uniquement la Seine, mais également ses principaux affluents : l’Yonne, l’Aube et la Marne. C’est donc en Champagne, dans ce qui sera bientôt le Parc naturel régional de la Forêt d’Orient, aux portes de Troyes, que les lacs-réservoirs seront créés de façon artificielle, afin de protéger les merveilles architecturales parisiennes et les habitants de Paris. ”

    http://www.visiter-la-champagne-ardenne.com/fr/blog/histoire-de-la-champagne/les-lacs-reservoirs-de-l-Aube-garde-fous-en-champagne-pour-paris-et-son-bassin

    et le point de situation au 5 juin 2016 :

    http://seinegrandslacs.fr/sites/default/files/pt_situation_05_06_2016.pdf

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    Alerter
  • DocBob // 10.06.2016 à 07h29

    ce qui est préoccupant c’est que cette crue arrive en année de (relative) secheresse, que se passerait il en année pluvieuse ? on peut se poser des question de la cause de cette hausse de la seine : la pluie ne reste t elle pas sur le sol ? A t on un problème avec l’urbanisation, les labours, les forets ?

    la seconde c’est que la gestion des barrages peut être en question, en Belgique la gestion des crues de la Meuse de l’Ourthe de l’Amblève et de la Semois sont gérées en fonction de prévision météo en gonflant le niveau de l’eau à sa limite en vidant les réservoirs juste avant ou pendant la crue avant le pic pour garder le niveau en dessous des innondations, eput être il y a t il une gestion à revoir.

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    Alerter
    • jp // 10.06.2016 à 10h47

      on a un problème avec le sol qui n’absorbe pas autant qu’il le devrait
      “assister à des inondations aussi importantes que celles de ces derniers jours conduit à se poser beaucoup de questions, tant sur l’absence de politique d’aménagement du territoire que sur le rôle d’éponge fort mal assuré par les terres agricoles et notamment céréalières à une période de l’année où une végétation à son apogée devait consommer beaucoup d’eau et freiner le ruissellement.”
      http://www.humanite.fr/inondations-quand-le-sol-devient-une-toile-ciree-608753

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      Alerter
      • Madudu // 10.06.2016 à 17h10

        Sauf que les températures de ce printemps se sont révélées particulièrement fraîches, tout comme le rayonnement c’est avéré particulièrement faible. L’évapotranspiration a sans surprise été relativement faible.

        Avec en plus les précipitations régulières qui ont eu lieu, les sols étaient déjà presque à saturation lors des épisodes pluvieux particulièrement importants qui ont précédé la crue : la capacité d’infiltration des sols n’est pas en cause ici.

        D’ailleurs, cette capacité d’infiltration est en premier lieu affectée par le travail du sol (pas par les -cides), en second lieu par les chantiers de récoltes à l’automne lorsqu’il y en a (betterave, maïs, pomme de terre), et de manière plus marginale par le taux de matière organique et le taux de saturation du complexe adsorbant.

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        Alerter
        • Madudu // 10.06.2016 à 17h11

          C’est pas mal de rappeler cette base au moment où le glyphosate est peut-être sur le point d’être interdit en UE, molécule qui facilite grandement les pratiques dites de conservation des sols, qui consistent en premier lieu à limiter le travail du sol… pour améliorer l’infiltration, augmenter le taux de matière organique, diminuer voir supprimer l’érosion, économiser du carburant, du temps, des pièces d’usures, etc.

          Le glyphosate permet notamment de tuer les couverts végétaux et les adventices qui s’y trouvent avant de semer la culture, pour pas cher. En son absence beaucoup vont se remettre à labourer, ce qui n’est pas très compatible avec les couverts végétaux : double peine pour les sols.

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          Alerter
          • Oncle Bob // 10.06.2016 à 19h37

            Si le travail des sols a bien des conséquences catastrophiques pour leur perméabilité, il est faux de dire que les ‘cides’ n’ont aucun impact, en effet c’est en premier lieu la vie des sols qui entretient son haut niveau de perméabilité, les ‘cides’ sont d’ailleurs aussi bien utilisés dans les cas de labours. En ce qui concerne le glyphosate, c’est un poison dont la toxicité aigue n’est plus a démontrer que ce soit chez l’homme, pour la faune terrestre et aquatique.. (cf Ecotoxicological risk assessment for Roundup (R) Herbicide de Giesy et al. et bien d’autres…)
            C’est vrai que ce sont les marchand de cet herbicide qui sont à l’origine de la technique sans labour qui est arrivé jusqu’à nous en agro-écologie mais des recherches sont en cours pour se passer de cette solution de facilité qui va nous retomber inexorablement sur la gueule, le but est de remplacer les herbicides de tout bord par des rotation de cultures intermédiaires qui, petit bonus, peuvent aussi servir d’engrais vert. C’est assez technique à la mise en place et ça dépendra des conditions de sol et de climat locales mais le jeu en vaut largement la chandelle.

            Donc oui interdisons cette cochonnerie qui vient, cerise sur le gâteau agro-industriel, en appuis à un certain nb d’OGM!

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            Alerter
            • Oncle Bob // 10.06.2016 à 19h37

              Ceci dit les pratiques de gestion agricoles, des berges des grands fleuves et autres bétonnages immobiliers ne sont pas en cause ici, elles ont un effet chronique depuis bien longtemps qui s’amplifie doucement et cet évènement exceptionnel, crise aigue, n’est pas en rapport avec ces éléments.
              Merci à l’auteur pour ce travail, qui mérite de figurer en bonne place dans le livre de Normand Baillargeon ‘Petit cours d’autodéfense intellectuelle’

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            • Madudu // 10.06.2016 à 20h07

              Donc vous préconisez l’interdiction d’un produit dont vous savez qu’il a des usages importants, avant de disposer d’un substitut ?

              Ceux qui pratiquent actuellement l’agriculture de conservation en France, et qui il est vrai sont encore trop peu nombreux, ne pensent pas la même chose, bizarrement.

              D’ailleurs les “recherches en cours” pour se passer du glyphosate (et autres herbicides, il n’est pas le seul, loin de là) sans avoir recours à davantage de travail du sol, ce ne sont pas les “chercheurs” mais quelques agriculteurs passionnés que les mènent.

              Demandez-leur si l’interdiction du glypho maintenant sert la cause de la conservation des sols ou non, vous serez surpris par la réponse !

              Dans un autre registre, demandez-leur ce qu’ils pensent de la manière dont les “CIPAN” sont imposés, encore une fois vous allez être surpris…

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              Alerter
            • Madudu // 10.06.2016 à 20h08

              D’ailleurs, pourquoi parler du glypho et pas des autres -cides ? Parce qu’il est emblématique, symbolique, ou parce qu’il est plus dangereux que les autres ? D’ailleurs vous mentionnez les OGM, mais ils sont tous interdits en France, alors pourquoi les mentionner ?

              D’une manière plus générale, quelles que soient les contraintes imposées à nos producteurs, si ils sont en concurrence avec des acteurs qui n’ont pas ces contraintes il faut aussi les protéger d’une concurrence qui devient, de fait, déloyale.

              Continuer à contraindre toujours plus sans protection, c’est pas “juste” un manque de cohérence ? Qu’on se libère d’abord de l’UE, après on pourra parler politique agricole.

              Enfin bref, navigation à vue dans le brouillard, aucune vision d’ensemble, aucune cohérence, mais c’est pas grave de toute façon tout le monde sait que glypho = monsanto (maintenant qu’il n’en a plus l’exclusivité !) = méchant pas beau, caca poua poua = pas besoin de réfléchir, interdire c’est forcément bien.

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            • Oncle Bob // 11.06.2016 à 07h41

              Je ne sais pas si ma réponse va s’intégrer au bon endroit, je ne peux pas répondre à une réponse, ce qui évite sûrement les discussions à rallonge.
              1 Oui il y a des substituts à toute les saloperies en cides et c’est le but des recherches agroécologiques aujourd’hui, pour le glyphosate c’est la rotation de cultures intermédiaires qui permettra justement de limiter la levée des adventices.

              2 les recherches en cours se mènent souvent en collaboration avec l’INRA, qui s’il n’est pas exempté pour autant des erreurs passées voire d’un certain aveuglement idéologique, contribue à rationaliser et comprendre les itinéraires techniques novateurs, ce qui ne fait jamais de mal… Il est vrai que certains agriculteurs sont en avance sur cette institution, mais j’aurais plutôt cité le cas des semences paysannes : retour à la sélection massique d’antan qui vise à adapter les semences au terroir et aux conditions de culture au lieu de vendre la même semence au monde entier avec le conditionnement de tout le reste (modes de cultures).

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            • Oncle Bob // 11.06.2016 à 07h42

              3 Je mets le ‘glypho’ ds le même sac que tous les ‘cides’, et je parle d’OGM parque lorsqu’ on autorise un pan d’un itinéraire de culture on voit bientôt débarouler le reste sous la pression des intérêts financiers… on connait la chanson… Quant aux mérites du glyphosate et de ces petits copains ‘cides’ je vous invite à jeter un œil à la littérature sur le sujet y compris celle de l’INSERM…

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            • Oncle Bob // 11.06.2016 à 07h42

              4 Absolument d’accord avec vous : les conditions de mise en concurrence des agriculteurs soumis à des réglementations locales sur un marché global est une aberration, et ce n’est pas seulement vrai pour les agriculteurs bien sûr, mais je n’en tire pas les mêmes conclusions que vous. Aujourd’hui les agriculteurs sont enfermés ds cette logique mortifère de la compétitivité globale, ils sont endettés jusqu’au cou car obligés à une fuite en avant sans fin… enfin si, la leur, car bcp se suicident face à la dénaturation de leurs conditions de vie et du piège mortel de la dette. Leur métier n’a plus rien avoir avec celui de leur parents et grand parents… Ils sont à la tête de méga-exploitations, hyper-mécanisées voire robotisées, chimiques et artificialisées à outrance… environnements inhumains où ils s’étiolent pour finalement voir les cours de ce qu’ils produisent s’effondrer sous le coup même du bon résultats de hausse de productivité de ces systèmes agroindustriels et de la globalisation du marché. Ce système est condamné, il n’est ni humainement, ni environnementalement viable, il nous reste à choisir si on veut en sortir par le haut, volontairement, en y mettant les moyens humains, politiques et techniques, ou par le bas, via l’effondrement d’une idéologie fracassée contre le réel.
              Désolé d’avoir tartiné, j’arrête de polluer ce topic.

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            • Madudu // 11.06.2016 à 10h05

              Il y aurait beaucoup trop à dire pour que je réponde vraiment.

              Je comprend de plus en plus les agriculteurs en tous cas ! La société entière leur fait des leçons de technique alors qu’elle n’y connaît évidemment rien, bien sûr en même temps elle leur fait la morale…

              On pourrait demander aux agriculteurs ce qu’ils en pensent, et pas seulement à une petite minorité qui se complaît dans la com’ mais qui ne fait pas grand chose sur le terrain, mais non : ils ne sont pas capable de décider pour eux-mêmes, c’est bien connu !

              Bah oui les pecnos ils sont vraiment pas futés, ça tout le monde le sait. Du coup c’est même pas la peine de leur demander leur avis, “ils ne répondraient même pas à la bonne question” !

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  • Libraire // 10.06.2016 à 07h35

    “on peut largement supputer qu’il a probablement un lien avec les records de chaleur de cet hiver…”

    Les pluies records sur le bassin ont probablement un lien avec le réchauffement observé, reste au météorologue à évaluer avec autant de sérieux que vous l’avez fait ici les probabilités de pluies records à venir.
    Sur ce bassin et sur d’autres.
    Toute la difficulté étant de modéliser en introduisant des paramètres non élimés aux extrêmes,
    Ce qui peut donner des multiplicateurs d’écart type impressionnants, qui donneront des résultats inquiétants, qui permettront de proposer du préventif éfficace.
    Sur la base de ce soucis des autorités à minimiser l’ampleur de celle ci, Je suppute…. un niveau d’incompétence à être dans la prévention du pire.

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    • TZYACK // 10.06.2016 à 20h34

      Le cycle de 10/12 ans correspond à celui de l’activité solaire.
      Le changement climatique planétaire entraîne une régulation thermo-dynamique naturelle de l’atmosphère par des épisodes à caractères cataclysmiques (Sécheresses, cyclones, tempêtes et inondations,..)

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  • Charly1515 // 10.06.2016 à 08h02

    Belle analyse.
    La période de retour dépend de la finalité de l’étude:
    En matière de d’agriculture, de tourisme, on sera sans doute intéressé par la période de retour de cette crue en été… Donc millénale.
    En matière de dimensionnement de réseaux hydrauliques, on qualifiera cette crue sans doute de trentenale…

    Il est vrai que la presse ne s’étale pas beaucoup sur l’impermeabilisation des sols.

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  • Crapaud Rouge // 10.06.2016 à 08h35

    Bravo l’artiste ! Mettre ainsi en évidence le caractère ultra-exceptionnel de juin 2016 n’était pas évident au départ, personne n’y avait pensé. Je regrette seulement de ne pas comprendre le graphe sous “Mais on peut avoir deux distributions très différentes avec la même moyenne” : d’où sortent les deux sigmas différents ? Je présume qu’il s’agit de deux exemples arbitraires, mais la présentation laisse entendre qu’on pourrait avoir 2 sigmas différents à partir des mêmes données. Il faudrait donc ajouter que c’est un exemple produits sur 2 collections hypothétiques de données.

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    • Zahir // 10.06.2016 à 09h47

      En fait c’est très mathématique et Olivier tente d’expliquer comment on procède pour analyser une serie quelle conque de données. Quand tu as une succession de chiffres (suite) on peut calculer 2paramètres important que sont d’abord la moyenne mais ca ne suffit pas pour discriminer 2 suites car elle peuventla meme moyenne et donc le deuxiéme parametre pour differencier ces 2 series de données est le fameux Sigma qui dénote le degrès de confience et donc de rareté d’une donnée c’est comme ca qu’on detecte par exemple des données abbérantes ou rare c’est le cas de Jui 2016

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      • Surya // 10.06.2016 à 15h53

        La variance mesure la dispersion autour de l’espérance (moyenne)

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  • DC // 10.06.2016 à 08h38

    on parle du niveau de la seine a paris et c’est tres bien. J’ai juste une question qui me travaille. Comment cette crue s’est comportée a Nogent sur seine et pour sa centrale nucléaire?.

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  • Crapaud Rouge // 10.06.2016 à 08h56

    14 sigmas, c’est gigantesque ! Sauf erreur de mémoire, les scientifiques du CERN considèrent qu’un signal est significatif, c’est-à-dire qu’il n’est pas le résultat d’une triviale fluctuation statistique, s’il s’écarte d’au moins 9 sigmas. Cela signifie que cette crue de juin 2016 est un évènement qui a une cause particulière. Je vous laisse deviner laquelle.

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    • cartons rouges // 10.06.2016 à 10h04

      Crapaud rouge : Sauf erreur de mémoire, … s’il s’écarte d’au moins 9 sigmas.

      Ben c’est une erreur de mémoire, ils se contentent de beaucoup moins : 5 sigma
      Pour qu’il y ait découverte, il faut cependant cinq sigma ; à ce point, on considère qu’il y a moins d’une chance sur un million que l’observation soit l’effet du hasard.

      + http://cds.cern.ch/record/1416005?ln=fr +

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    • LS // 10.06.2016 à 10h29

      Il faut faire attention et ne pas s’arrêter sur les “x sigma” pour les phénomènes tels que climat, tremblement de terre, finance et plus généralement économie. Leur distribution ne sont pas des distributions gaussiennes.
      Elles sont mieux modélisés par des distribution appelées “L-stable” ou “de lévy”.
      Pour faire simple, la notion d’écart type (voire de moyenne dans les pires cas) n’y est plus utilisable car les valeurs d’écart type trouvées ne convergent plus vers une valeur unique au fur et mesure que l’on ajoute des observations.
      Si cela vous intéresse, je sous suggère “l’économie des extrêmes” de Daniel Zajdenweber des éditions Champs. Il est vraiment (très) intéressant et compréhensible.

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      • Crapaud Rouge // 10.06.2016 à 11h17

        Un rapide coup d’oeil sur Wikipedia montre que la loi de Lévy est continue, c’est-à-dire qu’elle sert à décrire une densité de probabilité. Sachant que le phénomène des crues d’un fleuve est typiquement discret, je vois mal en quoi cette loi serait plus appropriée que la banale courbe en cloche. Surtout qu’elle m’a tout l’air d’être hyper compliquée à comprendre pour les novices… (https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_L%C3%A9vy)

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        • Josh // 10.06.2016 à 12h45

          Le caractère discret ou continue est accessoire ici, on considère que les observations (discrètes) sont directement issues d’une distribution continue. La vraie différence, c’est que la loi de Lévy a une “queue” plus beaucoup conséquente qu’une gaussienne, c’est-à-dire que la distribution est plus épatée. En d’autres termes, les événements plus conséquents (plus à droite de l’axe des abscisses) sont plus probables (car la courbe est plus haute en ordonnées qu’une gaussienne). Donc si les hauteurs de crues de la seine sont issues de cette distribution plutôt que d’une gaussienne, atteindre 5 ou 9 fois l’écart-type mesuré est a priori plus probable.

          Ceci étant dit, le problème de la loi de Lévy est que son écart-type est infini, ce qui signifie qu’en réalité l’écart-type mesuré (nécessairement fini) dépend du nombre de mesures que l’observateur a, ce qui détruit complétement l’utilité de mesurer les écarts à la moyenne en multiple de l’écart-type mesuré.

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        • LS // 10.06.2016 à 13h24

          @Crapaud rouge :
          J’ai rigolé quand j’ai ouvert la page Wiki, je comprends qu’on ne veuille pas la regarder plus de quelques secondes. Ces distributions ne sont pas plus (ou tout aussi) compliquées à comprendre qu’une distribution gaussienne.
          La “crue” a effectivement une définition discrète, basée sur une hauteur d’eau du fleuve supérieure ou non à, par exemple, 5m. Par contre, cette hauteur d’eau est un phénomène continu et donc sa distribution aussi. C’est cette dernière qui permet d’estimer la probabilité de franchir ce seuil. Compter directement l’occurrence des crues, qui donne l’illusion d’un phénomène discret, est une facilité approximative d’autant meilleure que le nombre d’observation est élevé .
          Par contre, j’ai oublié de préciser que le modèle gaussien sous-estime les événements rares de ce type, par exemple, d’un facteur 10000 pour les occurrences de crach séculaire des cours de bourse journalier du Dow Jones.

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        • sissa // 11.06.2016 à 19h39

          La loi normale concerne des variables tout aussi continues que la loi de Lévy.
          Ce qui est mesuré, c’est la hauteur de la crue, et c’est une variable continue(Les hauteurs ne sont pas pile poil u1 m 2 m 3 m etc…)

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      • Crapaud Rouge // 10.06.2016 à 12h29

        LS, votre commentaire m’embarrasse fort, car il est à la fois juste et faux. Parce que vous dites de “ne pas s’arrêter sur les “x sigma”” alors que c’est précisément cet écart de 14 sigmas qui justifie la pertinence de votre commentaire. Je m’explique : par rapport à une distribution gaussienne, un écart de 14 sigmas range la donnée dans la catégorie “hautement improbable”, pour ne pas dire “carrément impossible”. C’est comme si on avait glissé la taille d’un dinosaure dans une série de mesures censées être des tailles d’êtres humains. Que ce soit malgré tout possible prouve que, si l’on veut modéliser la probabilité de l’évènement, alors la distribution gaussienne ne convient pas : je l’admets volontiers, mais modéliser cette probabilité n’était pas le but du billet.

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        • araok // 10.06.2016 à 20h25

          D’accord avec Crapaud rouge.
          Un évènement qui se produit avec une proba correspondant à 14 sigmas est tellement impossible qu’à l’évidence on utilise une notion (écart-type) totalement infondée.
          Ce point est d’ailleurs largement explicité dans son bouquin, le cygne noir, par Taleb.
          Il n’en demeure pas moins que le boulot de notre h^ote est tout à fait remarquable .

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      • Nietil // 10.06.2016 à 23h13

        La loi couramment utilisée par les hydrologues quand ils ne veulent pas s’arracher les cheveux est la loi de Gumbel.

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    • Olivier Berruyer // 10.06.2016 à 11h23

      “s’écarte d’au moins 9 sigmas. ”

      non, bien moins…

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      • Crapaud Rouge // 10.06.2016 à 12h43

        Exact ! Les scientifiques se contentent de 5 sigmas selon cet article : http://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/particules/20160317.OBS6655/une-revolution-de-la-physique-se-prepare-t-elle-au-cern.htmlPour l’heure, les membres des deux expériences CMS et ATLAS ont rassemblé leurs mesures en espérant atteindre le fameux écart-type de 5 sigma chacun, indispensable en physique des particules pour qu’une observation devienne un vrai « résultat ». Il signifie, pour les deux expériences, un résultat fiable à un dix milliardième près et correspondrait à une chance sur dix milliards que ce soit un signal parasite !

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        • RGT // 10.06.2016 à 22h16

          En parlant de stats :
          Quand je faisais des analyses de capabilité de process industriels (ben voui, j’ai AUSSI été qualiticien) il était impératif qu’un process, pour être stable et maîtrisé ait un CP < 3 et un CPk < 5…
          Pour une production en petite série (limite "artisanale") Dans le cas de production de masse, les valeurs étaient largement plus basses.

          Le CP est le centrage et le CPk est la capabilité.

          Lien vite fait (en anglais, si vous voulez approfondir) : https://en.wikipedia.org/wiki/Process_capability_index

          Si le niveau de la Seine était un process industriel, l'entreprise aurait déposé le bilan depuis bien longtemps ;-).

          Et en juin l'usine prenait feu ou se muait en Tchernobyl (au choix) 😉 😉

          Mais bon, le niveau de la Seine n'est pas un process industriel, c'est "juste" un phénomène "naturel"…

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        • sissa // 11.06.2016 à 19h46

          Dans beaucoup d’études scientifiques, on considère que un seuil de 2 sigma, ce qui correspond à 5% au niveau probabilité.

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  • ouvaton // 10.06.2016 à 09h25

    Vraiment clair. Décidément, il y a plus d’information dans ce texte que dans 15 heures de journal télévisé.

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    • Olivier Berruyer // 10.06.2016 à 11h23

      merci, c’est vraiment beaucoup de boulot en peu de temps 🙂

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      • TZYACK // 10.06.2016 à 20h44

        Bon boulot dans lequel j’ai senti la patte de l’actuaire.
        Félicitations

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  • georges glise // 10.06.2016 à 09h27

    je me demande ce que guillaume apollinaire, qui a connu la crue de 1910, aurait pensé de toutes ces statistiques, lui qui s’intéressait plus au pont mirabeau, avec une perspective sur l’ensemble des ponts: bergère ô tour eiffel, le troupeau des ponts bêle ce matin.il aurait pu écrire vienne la nuit, sonne l’heure, les crues s’en vont, je demeure; reste des éternels regards (des badauds sant doute, l’onde si lasse.

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  • LS // 10.06.2016 à 09h46

    J’avoue être impressionné par le travail accompli. Si vous avez tout fait en interne de l’association, je suis troublé par votre capacité à trouver et analyser des données de sources diverses.
    Du coup, je suis intéressé de savoir comment vous vous y êtes pris.
    Qu’est-ce qui vous a donné l’idée de faire l’article et de regarder plus au fond des choses ?
    Comment avez vous trouvé les sources ?
    Avez vous discuté avec quelqu’un de la gestion eaux ? Par exemple, qui vous a donné l’idée de ne comparer que les mois de Juin (ce que n’ont pas faits les médias) ?
    Quels charges ont été nécessaires pour cette étude ?
    Je me pose ces questions car je me pose une autre question : pourquoi les média n’ont pas fait un travail de cette qualité : manque de temps, de culture que j’oserais appeler scientifique, de curiosité ou d’intérêt ?

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    • Olivier Berruyer // 10.06.2016 à 16h28

      Ah oui, c’est moi qui ai tout fait 🙂

      Pour les sources, il faut creuser énormément, c’est un gros labeur (environ 8 à 10 heures rien que pour ça)

      Sur le sujet : venant après le pic de chaleur de février, et le pic de pluies, la crue a piqué ma curiosité

      Comme température et pluie ont atteint un niveau record en 130 ans, mais la crue un niveau seulement trentennal, cela m’a intrigué. Cela signifiait que les grandes crues se produisaient à un autre moment ; et donc que cela n’enlevait pas forcément le caractère exceptionnel à cette crue. D’où mes recherches.

      Après, la charge totale aura représenté une bonne trentaine d’heures. Donc une semaine de boulot normal, pour un article.

      Soit un équivalent coût complet pour un journaliste de l’ordre de 5 000 à 10 000 € : C’est donc totalement non rentable dans le commerce…

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      • Frédéric // 10.06.2016 à 18h48

        Félicitations de ma part aussi. J’ai d’ailleurs utilisé les données sur le réchauffement global de l’article précédent de votre part pour illustrer mon propos sur une étude d’impact que je fais en Grèce. Je vous citerai bien évidemment.

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  • ouvaton // 10.06.2016 à 09h52

    Qui pourrait décider d’investir dans de nouveaux ouvrages anti-crues?
    Personne avec les critères actuels!
    Économiquement, aucun projet ne pourra présenter un retour sur investissement assez rapide. Il faudra attendre la vraie catastrophe. Seul l’avenir immédiat est pris en compte.

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    • olivier77 // 10.06.2016 à 10h34

      Toute intervention humaine supplémentaire sur les cours d’eau risque d’amplifier le déséquilibre actuel. Les sols, bétonnage et agriculture industrielle, sont imperméables.

      Soit on redonne à la nature la possibilité de se régénérer avec des zones humides, des forêts ou il faudra déplacer des millions de M3 d’eau par pompage sur d’autres bassins versants (Loire, Rhône ou Meuse) ou directement en mer (une seine parallèle sous forme de pipe le long de son trajet) pour compenser l’excédent. Nos voisins serait-ils d’accord de recevoir une pollution supplémentaire?

      J’imagine que de nombreux ingénieurs ont du calculer la puissance énergétique perdu lors de cette épisode. Si on avait pu stocker pour s’en servir plus tard.

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      • TZYACK // 10.06.2016 à 20h51

        Cette puissance énergétique “perdue” est en partie celle du réchauffement climatique anthropique du à l’effet de serre

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    • kinimodo // 10.06.2016 à 11h56

      Il y a différentes manières de réagir… la classique qui consiste à se protéger par des aménagements lourds et onéreux type digues, bassins de rétention, et une autre qui consiste à s’intéresser à l’amont et au bassin versant dans sa globalité.
      En favorisant une autre agriculture ( biologique) qui restaure la qualité des sols, en réhabilitant les zones d’épandage de crues en bord de cours d’eau, en restaurant un maillage de haies. Sur un territoire aussi agricole, cette orientation aurait un impact considérable sur la rétention des eaux et sur les inondations… avec bien sûr quantité d’ autres aspects positifs pour l’environnement.

      Evidemment, le risque zéro n’existe pas surtout quand bon nombre de villes sont installées sur d’anciens lits majeurs de fleuves ou de rivières. Lits majeurs qui se sont d’ailleurs créés à partir des dépôts de ces mêmes inondations.

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  • kinimodo // 10.06.2016 à 10h32

    La crue est une conséquence des fortes pluies mais d’autres paramètres importants interviennent et peuvent complètement fausser ces comparaisons historiques.

    Ces paramètres sont multiples: modification de l’usage des sols en zone urbaine comme en zone agricole, aménagements hydrauliques…
    La seule perte de la qualité biologique des sols est bien connue pour avoir un impact majeur sur les phénomènes d’inondation .Bon nombre de nos terres cultivées sont “mortes” biologiquement et n’ont qu’une très faible capacité à retenir l’eau . Qu’en est il aussi de la proportion des cultures par rapports aux prairies sur ce temps long, l’augmentation importante des surfaces goudronnées, etc

    Difficile donc de se faire une idée exacte et de comparer ces crues avec le seul critère niveau d’eau, sans croiser avec les précipitations et sans prendre en compte ces paramètres influents.

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    • Elisabeth // 10.06.2016 à 10h57

      Oui, mais en même temps on parle de niveau d’eau et non pas de quantité de pluie.
      Ce qui est démontré ici est que cette crue est exceptionnelle, le “pourquoi”? est fort difficile à déterminer.
      En tout cas, l’avertissement n’est pas à négliger, et malheureusement là dessus, je n’ai pas beaucoup d’illusions, vu qu’ils sont déjà en train de minimiser la chose…

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  • Elisabeth // 10.06.2016 à 10h53

    l’erreur consiste à croire que la crue survient principalement lorsque les nuages “lâchent leur pluie”
    l’Europe n’a pas de mousson. Les crues surviennent en fin d’hiver à la fonte des neiges, ce qui est montré dans l’article. Une crue en juin, due aux pluies, est exceptionnelle et très préoccupante si elle préfigure de la suite (ce que, je vous l’accorde, personne ne sait.)
    En tout cas, un écart de 14 sigma est tout sauf à négliger. Le raisonnement me semble également parfaitement valable : en matière de météo, et de ce qui s’y rapporte, il est primordial de comparer en fonction des saisons.

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    • Fabien // 10.06.2016 à 11h20

      Heu… Je ne pense pas que la fonte des neiges joue un rôle significatif dans les crues de la Seine. (cf. la carte des bassins versants dans l’article)

      “L’Europe n’a pas de mousson”. Non justement.

      C’est bien ce que je dis,dans nos régions, sauf sans doute en montagne, les crues ne sont pas des phénomènes saisonniers mais des évènements aléatoires qui se produisent lors de concours de circonstances rares à l’occasion d’averses qui tombent dans le même bassin versant au même moment de telle manière que l’eau ruissellant sur les pentes vient engorger un exutoire de manière transitoire.

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  • Ficus // 10.06.2016 à 10h53

    Article à envoyer à Science et vie !

    Concernant le Zouave du pont de l’alma, il faut prendre cette indication avec des pincettes car la statue a été déplacée en 1970, passant de l’aval à l’amont du pont lors de la reconstruction du pont.
    A priori, elle aurait été légerement abaissée.

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  • Pajeot Eric // 10.06.2016 à 10h53

    Comment se fait-il qu’alors que le cumul des précipitations en hiver baisse depuis 20 ans observe-t-on une crue exceptionnelle aujourd’hui ? Il y a 2 facteurs qui peuvent expliquer cela :
    1- L’urbanisation avec pour conséquence une diminution des surfaces d’absorption pour les précipitations
    2- L’agriculture intensive qui a pour conséquence une destruction de la microfaune du sol : nos sols sont quasi devenu stériles, plus de vie biologique, d’où des sols devenus imperméables ! Et quand il pleut l’eau ruisselle au lieu de s’infiltrer dans le sol !

    Pour en savoir plus :
    https://reporterre.net/L-ampleur-des-inondations-est-accentuee-par-les-mauvaises-pratiques-agricoles
    https://www.youtube.com/watch?v=vzMhB1fgWew

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  • Varenyky // 10.06.2016 à 11h04

    Habitant dans le Sud de la Seine et Marne, j’ai pu constater visuellement que le niveau de la Seine et de l’Yonne, ainsi que leurs débits n’était pas très différents des périodes chargées d’hiver, certes les niveaux était hauts mais pas exceptionnels.
    Et pourtant la pluviométrie elle a été exceptionnelle, on aurait pu s’attendre que le fleuve et la rivière s’unissent pour dépasser la hauteur des rives dès Montereau-Fault-Yonne.
    Or c’est le Loing qui a débordé.
    Pour ceux qui connaissent la nationale 7 entre Nemours et Montargis, nous avons l’habitude de longer un long ruban de constructions, de parkings de solderies et centres commerciaux avec leurs diverses surfaces bétonnées. L’ensemble du département du Loiret était connu par les constructeurs pour être le paradis de la modernisation. Orléans et sa vaste banlieue de même.

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  • Tchaf // 10.06.2016 à 11h10

    Sur le sujet:

    https://theconversation.com/pluies-intenses-et-changement-climatique-quel-rapport-60519

    “L’augmentation de l’effet de serre, due aux activités humaines, entraîne un réchauffement des océans et de l’atmosphère, près de la surface. Ce phénomène peut renforcer l’évaporation. Une atmosphère plus chaude peut potentiellement transporter 7 % d’humidité en plus par degré de réchauffement, conformément à la relation de Clausius-Clapeyron.”

    “La variabilité et l’évolution des pluies au nord de la France a récemment été analysée par Bastien Dieppois et ses co-auteurs, dans une étude publiée en 2016 et portant sur plusieurs siècles de données historiques, remontant en 1688. Elle montre une forte variabilité sur plusieurs dizaines d’années (en relation avec la variabilité des températures à la surface de l’océan Atlantique qui affecte la circulation atmosphérique), et une tendance significative à l’augmentation des pluies printanières.”

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  • some // 10.06.2016 à 11h13

    Il y avait quand même plus simple pour se convaincre du caractère exceptionnel de ce mois de juin si ces pluies tombées sur votre tête ne vous avez pas déjà convaincu. Voyez ce que les Allemands ce sont pris sur la tête. Voyez ce que les indiens ce sont pris sur la tête. Ou bien encore en Italie. Et il y a encore beaucoup d’autre exemples en ce mois de mai.
    Dommage quand même qu’il faille tout le temps ergoter à coup d’analyse scientifique pour démontrer l’évidence…

    Par ailleurs il serait sûrement intéressant de s’intéresser aux bulletins météo d’avant crue. Il me semble qu’ils avaient quelques difficultés à prévoir quoique ce soit.

    Enfin bref, il m’est avis que ce n’est pas cette crue ou les prochains records de chaleur qui nous feront dévier d’un iota de notre trajectoire.

    Faisons des enfants, achetons des voitures et sur consommons, tout cela est définitivement signé de bon sens.

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  • Dcomplotspartout // 10.06.2016 à 11h49

    Juste une question, l’état de remplissage des barrages de 92 à 97% est probablement anormal pour juin mais pourquoi n’est-pas monté à 100% ? Et n’est il pas redescendu durant le pic ?
    Ce niveau hautement médiatique de la seine peut il avoir été aidé à la marge par des décisions humaine ?
    Je vis en asie et j’ai été surpris de voir les sites d’info titrer en priorité sur la crue de la seine plutôt que sur le mécontentement social.
    La stratégie des innondations pour répondres aux attaques celà c’est déjà vu en 14 avec l’Yser…(bon d’accord la comparaison est un peu grosse).

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    • Kruger // 10.06.2016 à 14h34

      IIl est tout à fait normal que les barrages soient plein au mois de Juin, tout comme il est normal qu’il soient plutôt vides de Novembre à Mars Avril, période à partir de laquelle ils recommencent à se remplir. C’est toujours ainsi.

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    • Olivier Berruyer // 10.06.2016 à 15h36

      Non, en fait, c’est un coup de Poutine, mais chut….

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  • Nicolas 62 // 10.06.2016 à 12h46

    Tous mes compliments pour cette brillante étude.

    Enfin, c’est parfait d’être arrivé à la conclusion que “la crue de juin 2016 a été un phénomène totalement exceptionnel… et qu’à ce stade, on peut largement supputer qu’il a probablement un lien avec les records de chaleur de cet hiver…”

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  • Josh // 10.06.2016 à 12h47

    Olivier, ça serait possible d’avoir accès à ces données ? Je jouerais volontiers avec pour faire quelques tests statistiques.

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    • Olivier Berruyer // 12.06.2016 à 23h03

      avec plaisir, contactez-moi…

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  • SanKuKai // 10.06.2016 à 14h17

    Juste pour la forme, si les règles affluents/confluents étaient respectées, ce n’est pas la Seine qui coule à Paris mais l’Yonne.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Yonne_(rivi%C3%A8re)
    Mais merci pour cette analyse impressionnante au niveau method et rigueur.

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  • Kruger // 10.06.2016 à 14h29

    Ce travail est interressant, il y a des données essentielles qui ne sont prises en comptes.
    Certains affluents de la seine ont été canalisés, de nombreux marais et zones humides ont été asséchés, le bitume empeche l’inflitration des eaux pluviales, les remontés de nappes sont bloqués par le bitume, mais aussi par le béton, il y a moins de terrains qui permettent à l’eau de s’étaler et ainsi de suite.
    Ensuite, les zones urbanisées influence la météo locale par le stockage de l’énergie envoyé par le soleil.
    Cela impact le déplacement des masses d’air et les nuages mais aussi les précipitations et l’ensemencement des nuages, de mème les rétroactions nuages sont encore mesestimées.
    Comment, voulez vous comparer ce qu’il se passe en ce moment dans une ville de plusieurs millions d’habitants avec le Paris d’autrefois qui n’en comptait que 500 000.
    De la mème façon, on invoque souvent les catastrophes cotières en oubliant de préciser que ces zones était autrefois peu ou pas peuplé du tout.
    Je peux par exemple vous predire qu’il aura un jour une catastrophe majeur sur les côtes méditérranéenne de type tsunami, cela aurait eu peu de conséquence il y a un 150 ans, si cela arrive demain il y a ura des millions de morts, le climat n’a rien à voir la dedans. On sait que cela va arriver tout comme les ouragans.

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    • Crapaud Rouge // 10.06.2016 à 16h50

      Un site explique la configuration météo particulière de mai, voir ici : http://actualite.lachainemeteo.com/actualite-meteo/2016-06-01-08h07/records-de-pluie—pourquoi-un-mois-de-mai-aussi-pourri—30459.php : “La situation dépressionnaire actuelle s’explique par un important conflit de masses d’air en Europe avec de l’air frais qui arrive par l’Atlantique et de l’air chaud qui remonte de Méditerranée vers l’Europe Centrale.” De l’air chaud qui ne peut provenir que du Sahara, (voir http://www.les-crises.fr/on-a-eu-le-mois-davril-le-plus-chaud-de-lhistoire-qui-avait-remarque/), et se charge de vapeur d’eau au-dessus de la Méditerranée. D’habitude, les grosses pluies viennent plutôt de l’Atlantique, mais comme récemment le Danube a lui aussi débordé, et à cause de nuages venus du Sud (en juin, lui aussi : http://lci.tf1.fr/monde/europe/photos-crue-record-du-danube-a-budapest-evacuations-en-allemagne-8007249.html), il est bien possible que le phénomène devienne fréquent, ce qui autoriserait à dire que le climat change.

      Cela dit, comme le montre l’un des graphiques d’Olivier, ce record de 2016 représente 6 fois la moyenne du mois de juin : or, les moyennes tiennent forcément compte des autres phénomènes, genre urbanisation et dégradation des sols. C’est la valeur absolue de 6 mètres qui est “biaisée”, mais pas l’écart à la moyenne.

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      • Quintus // 10.06.2016 à 17h38

        Bonjour,

        merci Olivier pour cet excellent travail de synthèse. Il montre que la crue est exceptionnelle en saisonnalité plus qu’en hauteur, comme l’a été l’épisode meurtrier de Draguignan il y a quelques années (~400 mm en 24 h ce n’est pas anormal en région méditerranéenne en automne, mais en juin…).

        Effectivement quand j’ai vu la tête de la configuration météo (masse d’air très humide en provenance du nord-est) j’ai pensé à ce que les pays germanophones appellent une “Vb” (lire “fünf b”), une dépression qui s’est chargée d’humidité en passant sur la Méditerranée et l’Adriatique chaudes puis a contourné les Alpes par l’est et le nord.

        D’ordinaire ces dépressions concernent l’Europe centrale, les inondations de 2013 et de 2002 en sont les conséquences les plus graves. Mais cette fois les dépressions ont été bloquées par un anticyclone positionné en Scandinavie si puissant qu’il a inversé la circulation zonale et ramené la dépression vers l’ouest, d’où cette situation pas banale de retour d’est très pluvieux et très humide (des points de rosée de 20°C, c’est une humidité quasi-tropicale).

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        • TZYACK // 10.06.2016 à 21h06

          +15°C en moyenne au pôle Nord explique sans doute les changements de circulations zonales et une remontée du climat tropical vers ce pôle

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  • daniel 21 // 10.06.2016 à 17h40

    Sous le pont Mirabeau coule l’YONNE
    ( évidemment ça sonne moins bien)
    La Seine est une RIVIERE , elle est un affluent de L’AUBE qui est elle-même un affluent de L’YONNE. Suivant la hiérarchie habituelle en fonction des débits.
    Vous me direz , ça change pas grand chose, c’est vrai mais un peu d’anti-parisianisme primaire ça fait pas de mal
    pour INFo : dans ma France profonde ( celle qui alimente votre “Seine ” ) environ 6 ou 7 étangs parfois importants ont vus leur digues cédées.

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  • CLÉMENT // 10.06.2016 à 20h48

    En espérant que les sources sont bonnes sinon le raisonnement tombe à l’eau !!
    Mais “Fluctuat nec mergitur !” :-))

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    • daniel 21 // 11.06.2016 à 08h17

      Je rajouterais une citation du “patron ” :
      ” pour les sources, il faut creuser énormément “

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  • Alary Jean Pierre // 10.06.2016 à 21h34

    je voudrais attirer votre attention sur un fait : m’étant penché sur les risques naturelles(crues et carrières) à Paris j’ai découvert dans un ouvrage de la bibliothèque de la Vilette que la crue de 1910 avait été accentuée par une grève des éclusiers qui auraient ouvert les écluses pendant cette période amplifiant la crue. Est-ce vrai?Car la crue de 1910 est un marronnier pour les journalistes…je recopie, je recopie les conneries du concurrent…
    Je précise que cette consultation s’est effectué au début des années 2000..depuis cette bibliothèque a été remaniée…je n’ai pas la référence de l’ouvrage mais l’existence de cette grève est vérifiable…
    On parle du bétonnage comme cause, mais il ne faut pas oublier le drainage des terres de cultures pour améliorer le rendement et bien sur tout cela finit dans un rû puis une rivière,puis…

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    • Alberto // 15.06.2016 à 20h44

      Pas trace de grève de la batellerie en 1910. Il y a eu une grande grève de la batellerie en… 1933. En 1910, c’était plutôt les chemins de fer.

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  • tangosierra // 10.06.2016 à 22h57

    J’ai vécu cette crue comme responsable du dispositif de crise pour une entreprise de l’ouest parisien. Il ne nous avait pas échappé que les crues de référence (1910, 1982, 2001) ont toujours eu lieu entre décembre et mars, jamais en juin. Mais bravo pour l’argumentaire copieusement documenté !
    Une autre observation remarquable : le comportement très hétérogène des affluents de la Seine et sans doute le profil du lit du fleuve ont fait que ce qui est un record au pont de l’Alma est beaucoup moins spectaculaire en aval. En l’occurrence, à la confluence avec l’Oise, qui est restée à des niveaux plutôt raisonnables, la Seine est restée en-deçà du niveau de la crue de mars 2001, elle-même sous le niveau de 1982. Quoi qu’il en soit cet épisode aura eu le mérite d’éveiller les consciences à l’idée que le risque d’une crue majeure est plus que jamais dans l’ordre du possible.

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  • Feubeuh // 11.06.2016 à 00h49

    H2O ne reste a l’etat de vapeur qu’une dizaine de jours dans l’atmosphère. Les record de T° en Fevrier n’ont pas de liens direct avec la crue de Juin.

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  • Michelle // 11.06.2016 à 10h57

    j’ai presque tout lu billet et commentaires alors que je ne comprends rien à toutes ces données mathématiques.
    Mais j’ai envie d’ajouter mon grain de sel: j’ai beaucoup étudié ma généalogie surtout quand j’ai appris qu’on avait submergé au lac de Der, les maisons même églises baptismales de mes ancêtres sauf Giffaumont sur un tertre..pour régulariser les crues constantes de la Seine après 1910 Alors ils vivaient constamment dans l’humidité du marais mes ancêtres propriétaires!

    Mais je voudrais sérieusement ajouter qu’autrefois il y avait surtout durant l’hiver tant de crues des rivières des fleuves etc que ce n’étaient que les PAUVRES qui habitaient le long des cours d’eau, les riches bourgeois essayaient de monter sur les collines si elles étaient bien aménagées…
    Or mes ancêtres devaient être si pauvres que dès qu’ils le purent ils s’installaient sur les hauteurs mais comme ils n’étaient pas bourgeois, avaient seulement de solides mollets ils habitèrent tous sur des hauteurs non aménagées au début qui toutes avec le temps devinrent des zones de super-riches à l’esprit détestable……
    Tout ce que j’ai lu est exact à mon avis mais comme le dit si bien Emmanuel Todd. “Il ne faut jamais oublier la démographie qui elle a une influence considérable sur le long terme!”

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  • Jeanne L. // 11.06.2016 à 14h55

    En revanche la plus grande crue observée de la Loire en 1856 a bien eu lieu en Juin.
    Pourtant le climat n’est pas si fondamentalement dissemblable entre Orléans et Paris tout de même.
    Quand on se promène le long du chemin de halage d’Orléans des marques indiquent la hauteur de l’eau sur les murs qui le longent.
    Tout le val a été recouvert.Il y a eu combinaison de pluies d’origine méditerranéennes sur le cours amont du fleuve et celui de l’Allier et des pluies atlantiques sur le cours moyen, on n’était pas dans le réchauffement climatique en 1856.
    La Seine s’est , cette fois-ci remplie à cause des pluies diluviennes tombées sur le Gâtinais et le nord du Morvan et qui ont rempli l’Yonne, je pense,que si il avait plu autant, en même temps sur le plateau de Langres où sont les bassins des hauts cours de la Marne et de la Seine, et si l’Oise et l’Aisne avaient elles aussi du subir les pluies, l’eau n’aurait pu s’écouler et le niveau de 1910 aurait été atteint.

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  • satisfecit // 12.06.2016 à 09h15

    Le taulier a du soutien :

    Des experts voient la marque du changement climatique dans les inondations en France

    […]
    Un chercheur de haut rang de l’Institut Météorologique des Pays-Bas, Geert Jan van Oldenborgh, a déclaré que les calculs de l’équipe [internationale de scientifiques ayant abouti à ces conclusions] a trouvé que l’échauffement planétaire avait augmenté de 90% les risques d’inondation du bassin de la Loire et de 80% celui de la Seine.

    […]
    « La météo a été très mauvaise » a déclaré van Oldenborgh. « C’était le plus probablement dû au changement climatique »

    Les chercheurs n’ont pas pu trouver de lien avec les pluies en Allemagne.

    […]

    = http://phys.org/news/2016-06-experts-climate-fingerprints-french.html =

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  • yoananda // 12.06.2016 à 12h13

    Beau boulot. Ça c’est le Berruyer factuel que j’apprécie … et qui était un peu absent ces derniers temps.

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    • Olivier Berruyer // 12.06.2016 à 21h30

      il devrait s’inviter à la rentrée je pense 🙂

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  • Charlie Bermude // 12.06.2016 à 17h49

    Je me joins au choeur , de bonne foi , pour dire qu’il y a là un travail remarquable , sur la forme et le fond . Et a quelques commentaires qui ont soulevé la question , de la stabilité en statistiques ou probabilités . Parce qu’il reste une autre question en suspens , tout çà c’est phénoméne naturel ( bien sur en partie ) , ou maniére de gérer , ou ne dit plus gouverner , parce que gouverner c’est prévoir .
    Alors ces statistiques qui sortent de l’ordinaire , elle nous indiquent quand méme un manque de controle , pour ne pas dire , impéritie . On voit çà aussi avec la coupe de foot , on est en état d’urgence , mais déjà on a des expressions de violences inouies et un mort ou presque . ..
    Y a comme un gros écart type , entre les discours , médiatiques , on va dire , et les réalités .

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  • Fredp12 // 12.06.2016 à 18h03

    Bravo.

    Merci pour la leçon de géographie et merci pour les explications claires et complètes.
    Bien sûr une crue en plein mois de juin est une anomalie climatique vraiment inquiétante.

    Mais chut, tout va bien.

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  • Boyington // 13.06.2016 à 08h36

    Hmmm. La hauteur à Paris ne me semble pas la meilleure mesure de « changement climatique ».

    Les précipitations sont une meilleure mesure, car :

    1) l’urbanisation est pour beaucoup dans l’augmentation de la hauteur des crues (il y a moins de plaines alluviales où les rivières peuvent se répandre et ainsi amortir grandement les inondations).

    2) les bassins de rétention étaient volontairement gardés pleins (donc aucun moyen d’amortir la crue non plus) en prévision de ces sécheresses estivales que les modèles climatiques nous prédisent…

    Maintenant, je pense bien que les précipitations étaient très importantes (mais je ne dirais pas demi-millénaires).

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  • line // 13.06.2016 à 10h24

    Pour compléter l’article des “Crises”, avec un point de vue sur les conséquences des politiques d’aménagement et d’urbanisation :
    http://blog.mondediplo.net/2016-06-10-Se-souvenir-de-l-inondation#avantforum
    http://www.eauxglacees.com/Inondations-les-somnambules
    Les deux textes sont du même auteur.

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  • bourdeaux // 13.06.2016 à 22h21

    Blog d’utilité publique. Magnifique travail, merci. Hors-sujet : N. DOZE vous boude ou c’est vous ?

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  • ZED75 // 14.06.2016 à 17h39

    Bonjour
    Très très bon travail. J’ai une question : La hauteur maximale que vous indiquez pour février est 7,70 depuis 1885. Or, je ne retrouve pas l’année dans votre tableau (il y a bien un 7,65 en février 1799 et en 1690) Je sais, je pinaille mais je trouve votre exposé simplement magnifique.

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    • Olivier Berruyer // 14.06.2016 à 21h42

      Au moins vous avez suivi… 🙂

      7,70, c’est toujours la crue de fin janvier 1910, mais début février 🙂 Dans le tableau ne figurent que le maximum annuel.

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  • Crapaud Rouge // 14.06.2016 à 19h30

    La probabilité (ou fréquence) de ce type d’évènement va doubler. Lire ici : http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/20160613.OBS2468/demain-les-inondations-extremes-seront-bien-plus-frequentes.htmlCela signifie que des précipitations extrêmes au printemps vont passer d’une occurrence de plusieurs siècles à un rythme centennal, et ce en lien avec les teneurs en gaz à effet de serre et aérosols dans l’atmosphère.” L’un des liens de l’article pointe vers les résultats, (en anglais) : https://wwa.climatecentral.org/analyses/european-rainstorms-may-2016/

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  • Bouddha Vert // 14.06.2016 à 23h23

    Je me joins au concert de louanges pour votre travail.

    Une remarque concernant la statistique de l’évènement crue 2016.

    Lorsque l’on atteint un sigma de valeur 14, ne peut on pas déjà parler d’un système qui sort de la stabilité pour entrer dans le chaos (au sens physique du terme).
    Couplé au fait que le moi de mai 2016 soit le mois de mai le plus chaud jamais enregistré, ainsi que les 11 précédents, peut on encore parler de “système” climatique.

    A moins que cela ne devienne le système des surprises climatiques.

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  • Ztong // 15.06.2016 à 12h02

    Une hypothèse personnelle : l’impact de El Nino.
    Ce courant chaud du Pacifique dérègle chroniquement le climat mondial.
    Il a eu un effet moyen-fort l’an passé, et nous a donné un été très médiocre.
    On prévoit un El Nino fort voire très fort, cette année, avec beaucoup de répercussions en Asie et en Afrique : http://www.rfi.fr/hebdo/20160101-meteo-predit-el-nino-2016-climat-mondial-temperatures

    J’en déduis, si les mêmes causes produisent les mêmes effets, qu’on aura un été globalement pourri. Des records de précipitation ne m’étonnent donc pas. Ces précipitations se décalent de l’océan aux terres, et vice-versa. Explications ici : http://www.meteofrance.fr/climat-passe-et-futur/comprendre-le-climat-mondial/el-ninola-nina

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  • Brunos // 15.06.2016 à 16h44

    Extrait du début du commentaire de l’article trouvé sur le blog de Patrick Raymond, commentaire que je trouve pertinent:
    “On peut remonter très loin, sans avoir raison. Première force motrice de l’époque, les fleuves étaient exploités au maximum, notamment pendant l’été et ce que montrent les cartes de Cassini, c’est que si on n’avait pas de grands barrages, la multitude de petits était bien réelle, et sans doute, beaucoup plus importante que celle des grands barrages actuels.
    Les moulins avaient tous leurs biefs, et ils se comptaient en centaines de milliers. Pour leurs exploitants, c’était vital de conserver leur eau, pour l’été, sinon, c’était le chômage technique non indemnisé.
    Toute retenue d’eau était fréquemment curée, le limon utilisé comme engrais, à tel point que cela ferait honte aux grands barrages actuels.
    Lesquels, pas nettoyé depuis belle lurette, voient leurs capacités diminuées d’années en années, et pour une bonne raison : il est désormais interdit de le faire. “

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  • Calonne // 16.06.2016 à 09h35

    Juste une petite remarque par rapport à cette étude très intéressante .
    Les crues sont naturellement en lien avec la dynamique des réseaux fluviaux dans leur ensemble et ne sont pas que phénomènes locaux.
    Si l’ Yonne par exemple , qui est une rivière réputée foutraque , a été canalisée , équipée de lacs de retenue , c’était pour entre autre protéger la capitale en aval des débordements de la Seine …et disposer de réservoirs pour les périodes de sécheresse estivales …
    Je lis ici ou là “la sécheresse de février” …
    Et bien pardonnez moi , je n’ai pas le souvenir là où je me trouvais et là où j’habitais, c’est à dire en Charente d’une période de sècheresse .
    Je n’ai eu que de la pluie , des coups de vents, des bourrasques et du froid .
    Et je ne peux pas me tromper : j’ai eu un accident un soir en février lié au surgissement d’un orage de grêle, des micro grêlons très localisé au décours d’une de ces journée venteuses et pluvieuses …
    Cela à 420 kms environ de Paris .

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  • Rico // 16.06.2016 à 11h55

    un complément sur les causes des crues via cette vidéo :
    https://www.youtube.com/watch?v=4erqRb_0W10

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  • Crapaud Rouge // 16.06.2016 à 20h40

    Actualité : http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/climatologie-seuil-record-co2-franchi-hemisphere-sud-partout-ailleurs-63185/ : 400 ppm de CO2 au milieu de l’océan Indien : comme cette mesure provient d’un endroit isolé du monde moderne, elle signifie que les 400 ppm sont atteints quasiment partout. Et cette concentration varie très peu avec les saisons : cela signifie que même si elle redescend sous les 400, ce ne sera pas pour longtemps. Enfin, la vitesse d’augmentation à tendance à augmenter : 2 ppm par an depuis 2012 contre 1,75 depuis 1981.

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  • Bilbo // 17.06.2016 à 19h00

    Juste un grand bravo ! ^_^
    Mes enfants ont apprécié les photos avant/today de 1910 et 1942.
    Au fait, a-t-il plu à la Saint Médard (8 juin) ? “Sil pleut à la Saint-Médard, il pleuvra quarante jours plus tard.”
    et pour rester dans les dictons : “Juin froid et pluvieux, tout l’an sera grincheux.” A voir … 😉

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