Source : News Monkey, 16-05-2016

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Bon ça commence à être inquiétant là, non? La NASA tire à nouveau la sonnette d’alarme: le mois d’avril 2016 est le plus chaud jamais enregistré, dépassant de plus d’un degré le record précédent! C’est le septième mois d’affilée à battre un record de températures, et le troisième mois de suite à le faire dans de telles proportions…

2016 est donc bien partie pour être l’année la plus chaude jamais enregistrée. Si on en croit la NASA, le mois d’avril est donc le troisième mois consécutif à battre de plus d’un degré la température moyenne enregistrée entre 1951 et 1980. Lorsque ce triste record a débuté, en février, les spécialistes parlaient d’une situation urgente pour le climat. On est en avril, et ce phénomène ne semble pas prendre fin.

El Niño comme facteur aggravant

Cette masse d’air chaud qui englobe la planète est stimulé par un courant marin d’eau chaude qui répond au doux nom d’El Niño. Il s’agit en fait d’une anomalie climatique qui empêche l’eau froide de remonter vers les côtes sud-américaines. Mais ce n’est pas tout: El Niño a également la force de repousser des zones de précipitations et de sécheresse ou même de dévier des cyclones.

Cela dit, il ne s’agit pas du plus gros phénomène El Niño enregistré à ce jour. Et il ne peut expliquer à lui seul un tel pic des températures. Mais son influence s’inscrit dans une période de réchauffement global. Ce qui pousse les températures vers des records jamais atteints.

“La chose intéressante est l’ampleur avec laquelle nous brisons ces records”, a déclaré Andy Pitman, un climatologue australien. Mais il n’est pas surpris non plus par le phénomène: “les experts climatiques n’ont de cesse de le répéter depuis les années 80. Et vu que la situation est encore plus claire depuis les années 2000, je me demande vraiment où est la surprise?”

  • Février 2016: + 1,33 degré Celsius
  • Mars 2016: + 1,29 degré Celsius
  • Janvier 2016: + 1,11 degré Celsius
  • Avril 2016: + 1,11 degré Celsius
  • Décembre 2015: + 1,10 degré Celsius
  • Octobre 2015: + 1,07 degré Celsius
  • Novembre 2015: + 1,01 degré Celsius

Source: The Gardian

Source : News Monkey, 16-05-2016

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Avril 2016 : records de températures battus à l’échelle de la planète

Source : Météo City, Jean-baptiste Giraud, 18-05-2016

Capture d’écran 2016-06-01 à 05.31.16

Le mois d’avril 2016 est donc le nouveau détenteur du record de température, à l’échelle de la planète, depuis que les statistiques météo existent, soit un peu moins de deux siècles. Il bat de 0,24 degré celsius le précédent record (2010), pour un mois d’avril. Mais il est surtout supérieur de 1,11 degré celsius à la température moyenne enregistrée, sur terre et en mer, entre 1951 et 1980…

L’année 2016, bien partie pour être celle de tous les records

Pour les météorologues, l’année 2016 risque de prendre la première place, en matière de records de température. Tous les mois, depuis le début de l’année, ont en effet déjà battu des records de douceur !

Mais pour une fois, le réchauffement climatique global ne serait pas le seul responsable de cette succession de records. C’est El Nino, très actif depuis quelques mois, qui adoucit les températures dans l’hémisphère Nord, et par conséquent, augmente la moyenne à l’échelle planétaire.

Néammoins, nombre de climatologues affirment que l’espoir de contenir à 1,5 degré celsius l’augmentation globale de la température sur la planète, au XXIe siècle, soit définitivement impossible à tenir. Désormais, la limite basse, pour eux, est de 2 degrés. À condition que l’on bouge vraiment pour contenir les émissions de gaz à effet de serre, notamment, ce qui n’est pas gagné…
En savoir plus sur http://www.meteocity.com/magazine/actualites/record-temperature-avril-2016_3598/#eHscsaw1Qzok4gGh.99

Source : Météo City, Jean-baptiste Giraud, 18-05-2016

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Chaleur record en mars pour le 11e mois consécutif, du jamais vu depuis 137 ans

Source : Sud-Ouest, 19/04/2016

Le mois de mars est le onzième consécutif à battre un record de chaleur. © AFP DENIS CHARLET

Le mois de mars est le onzième consécutif à battre un record de chaleur. © AFP DENIS CHARLET

La température moyenne mondiale à la surface de la planète en mars 2016 a été “la plus élevée pour un mois de mars dans les annales

Le mois dernier a été le mois de mars le plus chaud jamais enregistré et le onzième mois consécutif au cours duquel un tel record a été battu, une série inédite en 137 ans de relevés.

La température moyenne mondiale à la surface de la planète en mars 2016 a été “la plus élevée pour un mois de mars dans les annales des statistiques sur la température mondiale de la NOAA“, l’Agence américaine océanique et atmosphérique. Celle-ci effectue des relevés depuis 1880.

La température moyenne sur la Terre en mars a été de 12,7 degrés Celsius, soit 1,22°C supérieure à la moyenne du XXe siècle.
“Cela a dépassé le précédent record établi en (mars) 2015 de 0,32°C”, a ajouté la NOAA, précisant que cet écart de 1,22°C en fait la plus importante anomalie par rapport à la moyenne des plus de 1 600 mois mesurés depuis 1880.

Capture d’écran 2016-06-01 à 05.37.20

Réchauffement planétaire

Ces derniers records de température illustrent la poursuite de l’accélération du réchauffement planétaire. Le mercure a ainsi battu, et de loin, un nouveau record pour l’année 2015, surpassant celui de 2014, un phénomène que la plupart des climatologues attribuent à l’accumulation dans l’atmosphère des gaz à effet de serre provenant de la combustion du pétrole et du charbon.

Depuis 1997, première année depuis 1880 à avoir connu une montée record du thermomètre sur la planète, 16 des 18 années qui ont suivi ont été plus chaudes, selon la NOAA.

“En tout, les neuf mois avec les anomalies de températures les plus importantes par rapport à la moyenne du XXe siècle sont tous intervenus ces neuf derniers mois“, constate encore l’agence américaine.

Source : Sud-Ouest, 19/04/2016

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Record de chaleur en Inde: 51°C

Source : La Presse, Annie Banerji, 20-05-2016

Les services météo ont lancé une alerte en raison de la persistance de cette «forte vague de chaleur» pendant le week-end sur le nord et l'ouest de l'Inde, en particulier à New Delhi où la température a atteint 47 °C cette semaine. PHOTO ROBERTO SCHMIDT, AFP

Les services météo ont lancé une alerte en raison de la persistance de cette «forte vague de chaleur» pendant le week-end sur le nord et l’ouest de l’Inde, en particulier à New Delhi où la température a atteint 47 °C cette semaine.
PHOTO ROBERTO SCHMIDT, AFP

Le nord de l’Inde affronte une sévère vague de chaleur, le thermomètre ayant atteint un record de 51 °C dans une ville de l’État désertique du Rajasthan, qui complique le quotidien d’un pays où centaines de personnes meurent chaque année de la chaleur.

Ce record a été enregistré jeudi à Phalodi, à environ 600 km à l’ouest de New Delhi. Le précédent record remontait à 1956, avec une température enregistrée de 50,6 °C dans ce même État du Rajasthan.

«Hier a été enregistrée la température la plus chaude jamais connue dans le pays, 51 °C à Phalodi», a dit B.P. Yadav, haut responsable de l’India Meteorological Department, à l’AFP.

Des centaines de personnes meurent chaque année de la chaleur en Inde. Les températures dépassent régulièrement les 40 °C dans le nord du pays en mai et juin, mois les plus chauds de l’année.

Les services météo ont lancé une alerte en raison de la persistance de cette «forte vague de chaleur» pendant le week-end sur le nord et l’ouest de l’Inde, en particulier à New Delhi où la température a atteint 47 °C cette semaine.

Les animaux du zoo de la capitale ont pris des bains froids et ont reçu des solutés contre la déshydratation.

La consommation d’électricité a atteint jeudi un nouveau record dans cette mégapole de 17 millions d’habitants, sous l’effet du fonctionnement à plein régime des appareils de climatisation.

Les policiers en poste aux carrefours ont aussi reçu des liquides anti-déshydratation et des «écharpes rafraichissantes» spéciales contenant des cristaux pour abaisser la température corporelle, selon la presse locale.

Les hôpitaux de la capitale ont enregistré un pic de visites pour des coups de chaleur et des gastroentérites tandis que plusieurs États ont anticipé le début des vacances d’été en raison de la chaleur.

Les plus pauvres sont les plus touchés par la chaleur.

«Les sans-abri souffrent le plus de la chaleur. Les hébergements d’urgence sont insuffisants et inadaptés» à Delhi, explique Sunil Kumar Aldelia, directeur du Centre For Holistic Development (CHD), spécialisé dans l’hébergement des sans-abri.

«Une centaine de ces centres sont en tôle, inadaptés aux fortes chaleurs. Et ces centres manquent d’approvisionnement en eau potable, de ventilateurs et de sanitaires», ajoute-t-il à l’AFP, réclamant la mise en oeuvre d’un plan d’urgence.

Pénurie d’eau

Une alerte «vague de chaleur» est lancée quand les températures maximales atteignent 45 °C, ou dépassent de 5 °C la moyenne des années précédentes sur la même zone.

Au Gujarat (ouest), la principale ville Ahmedabad a enregistré sa température la plus élevée depuis 100 ans jeudi à 48 °C.

Cette vague de chaleur survient au moment où l’Inde doit affronter une sévère sécheresse depuis plusieurs mois. Quelque 330 millions de personnes, soit un quart de la population est affectée par le manque d’eau après deux années de faible mousson.

Des pénuries d’eau potable touchent plusieurs États et la faiblesse des précipitations a contraint à des mesures extrêmes, comme la surveillance des retenues d’eau par des gardes armés ou l’envoi de trains pour approvisionner en eau les régions les plus affectées.

Les services météo prévoient une mousson supérieure à la moyenne cette année, offrant un rayon d’espoir au secteur agricole qui fait vivre 60 % de la population. Nombre d’agriculteurs ont été forcés de prendre le chemin des villes cette année pour travailler comme ouvrier journalier.

Mais elle ne devrait toucher le Kerala (sud) que le 7 juin, six jours plus tard que la moyenne, avant de s’étendre au reste du pays.

La sécheresse a alimenté la propagation des feux de forêt dans les monts de l’Uttarakhand (nord) et certaines parties de l’Himachal Pradesh (nord), destinations appréciées de dizaines de milliers de touristes à cette époque de l’année.

La chaleur avait tué plus de 2400 personnes l’an dernier en Inde, l’une des vagues les plus meurtrières de son histoire récente.

Capture d’écran 2016-06-01 à 05.46.09
Source : La Presse, Annie Banerji, 20-05-2016

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83 réponses à On a eu le mois d’avril le plus chaud de l’histoire! Qui avait remarqué ?

Commentaires recommandés

DocteurGrodois Le 09 juin 2016 à 07h02

Le CO2 est devenu le petit doigt derrière lequel on cache toutes les autre catastrophes écologiques en cours, ainsi que des escroqueries titanesques. Car on continue d’empoisonner et de raréfier nos ressources les plus vitales (eau, air, nourriture).

Maintenant on sait pourquoi les gouvernements occidentaux se sont préoccupés du réchauffement climatique. C’est un excellent prétexte pour imposer de nouvelles taxes “vertes” pour financer des projets “verts”, cautionnés par les “Verts”, tout en ne changeant rien.

Les taxes “vertes” c’est bien sur pour les citoyens de base et les petits. Les grands industriels ont accès au marché du crédit carbone, et peuvent polluer le tiers-monde, ou mème payer la mafia pour couler un navire rempli de leurs déchets toxiques au large des cotes Italiennes.

Les projets “verts”, c’est par exemple des centrales au lisier de porc, qui permettent de ne pas modifier le mode de production des porcheries. Ou alors on subventionne lourdement des éoliennes quasi-inutiles en plus d’être moches.

Les “Verts”, je vous les laisse.

  1. Stephane Le 09 juin 2016 à 06h06
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    En France, ça ne s’est sans doute pas remarqué.
    Par contre, en Asie du Sud-Est pour avril et mai on a atteint des records en termes de canicule. Il y a même eu des morts. Il me semble avoir entendu que les niveaux de chaleur étaient inédits depuis au moins 60 ans.


  2. christophe Le 09 juin 2016 à 06h48
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    Chez moi, ile de la Réunion, il fait de plus en plus froid par contre.


    • olivier chaillot Le 15 juin 2016 à 19h55
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      Normal ! les calcul (et donc les raisonnements qui en découlent) se font sur des moyennes … faites l’expérience : vous vous mettez la tête dans un four et les pieds dans un congélateur … en moyenne vous serez bien ! C’est exactement par un raisonnement analogue que certains confondent météo et climat …


  3. tocquelin Le 09 juin 2016 à 06h49
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    petit rappel : avril et mème début mai 2016 ,longue période de petites gelées matinales qui atteignent lourdement vignes et arbres fruitiers,fin mai début juin inondations sur une partie de l’europe


  4. Philippe30 Le 09 juin 2016 à 06h55
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    Faut pas s’inquiéter avec la COP21 nous sommes sauvés ….

    Et puis les gréves réduisent les consommations d’hydrocarbures…

    La seule chose qui est inquiétante c’est l’effet retard des gaz à effet de serre , le permafrost qui fond , la banquise qui fond , le golf stream qui perd de son intensité et les pluies qui deviennent importantes …


    • Dominique Le 09 juin 2016 à 23h47
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      « le golf stream qui perd de son intensité »
      C’est une des menaces potentielles, mais ce n’est pas du tout effectif.


  5. DocteurGrodois Le 09 juin 2016 à 07h02
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    Le CO2 est devenu le petit doigt derrière lequel on cache toutes les autre catastrophes écologiques en cours, ainsi que des escroqueries titanesques. Car on continue d’empoisonner et de raréfier nos ressources les plus vitales (eau, air, nourriture).

    Maintenant on sait pourquoi les gouvernements occidentaux se sont préoccupés du réchauffement climatique. C’est un excellent prétexte pour imposer de nouvelles taxes “vertes” pour financer des projets “verts”, cautionnés par les “Verts”, tout en ne changeant rien.

    Les taxes “vertes” c’est bien sur pour les citoyens de base et les petits. Les grands industriels ont accès au marché du crédit carbone, et peuvent polluer le tiers-monde, ou mème payer la mafia pour couler un navire rempli de leurs déchets toxiques au large des cotes Italiennes.

    Les projets “verts”, c’est par exemple des centrales au lisier de porc, qui permettent de ne pas modifier le mode de production des porcheries. Ou alors on subventionne lourdement des éoliennes quasi-inutiles en plus d’être moches.

    Les “Verts”, je vous les laisse.


    • Alex Hanin Le 09 juin 2016 à 10h22
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      Franchement, j’ai bcp de mal à supporter ce genre de commentaires qui frise la désinformation et la théorie du complot.

      1) Le CO2 n’est pas le “petit doigt”, c’est un problème monumental, probablement le plus grave auquel l’humanité ait jamais été confrontée.

      2) On connaît parfaitement la tactique consistant à rabaisser un problème particulier au prétexte que ceci ou cela est nettement plus grave, le but étant bien entendu de décourager toute action.

      3) Les gouvernements occidentaux auraient dû intervenir bcp plus vite et bcp plus fort. Dire qu’ils se sont rués sur l’occasion pour imposer des taxes est du plus haut ridicule.

      4) Il s’agit de l’avis nihiliste par excellence : tout est foutu, ne faisons rien parce que ça ne sert à rien et il y a de toute façon plus grave, par définition si ça semble “vert” c’est que ça ne l’est pas, bref foutez-moi la paix.


      • Crapaud Rouge Le 09 juin 2016 à 12h03
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        Il s’agit de l’avis nihiliste par excellence : tout est foutu, ne faisons rien parce que ça ne sert à rien” : “l’avis nihiliste” invite à déplacer le problème. Si “tout est foutu“, la bonne question n’est plus de pinailler en espérant hypocritement éviter des bouleversements, c’est celle des conditions de survie de l’humanité. Parler de “problème monumental” revient au même que de dire “tout est foutu” : ça signifie dans les deux cas que l’humanité ne dispose même pas d’un début de solution, donc que… tout est foutu !


        • fanfan Le 09 juin 2016 à 22h56
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          “Si le monde se réchauffe entre 4 et 6 degrés, ce qui est tout à fait probable d’ici la fin du siècle, cela nous invite à réfléchir à la fin du monde, fin du monde telle que l’on peut la concevoir et, dans cette pensée apocalyptique, le temps lui-même est inversé. Plutôt que d’avoir l’histoire qui est poussée par le progrès, aujourd’hui il faut voir l’histoire tirée vers l’avenir par cet événement futur qui est donc l’apocalypse.
          Par conséquent dans les sciences sociales et en philosophie, on est confronté à ce défit du changement climatique quant à la conception du monde, ce n’est plus un processus ouvert où l’être humain peut écrire l’histoire de la planète.
          Aujourd’hui, dans l’anthropocène, dans cette nouvelle ère, on se retrouve avec des possibilités futures de plus en plus rétrécies par cet apocalypse et cela représente la mort de l’humanisme, la mort de l’idée – qui pourtant est l’essence des Lumières – que l’humanité et ce que nous croyons va déterminer l’avenir.
          Tout à coup, ce sont des forces géologiques, climatiques qui déterminent le futur à notre place.” Cive Hamilton, Requiem pour l’espèce humaine
          http://www.les-crises.fr/clive-hamilton-requiem-pour-lespece-humaine/


          • fanfan Le 09 juin 2016 à 23h19
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            Sauver la planète sans changer nos pratiques sociales, économiques et politiques ?
            La « croissance verte », ce mélange de productivisme énergétique, de technologie triomphante et de marchandisation mondiale du bien commun qu’est le climat, est-elle vraiment “la” solution face à l’urgence climatique et à la crise écologique ?
            N’y a-t-il pas d’autres options, moins risquées, moins porteuses d’inégalité, plus sûres, pour construire « notre avenir commun » ?
            Benjamin Dessus, ÉcoRev, n°43, printemps-été 2016
            http://www.global-chance.org/Sauver-la-planete-sans-changer-nos-pratiques-sociales-economiques-et-politiques


          • Christophe Vieren Le 10 juin 2016 à 12h09
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            UN article récent de Benjkamin Dessus, toujours au sujet du méthane :
            Pourquoi il faut interdire l’importation de gaz de schiste américain
            Là c’est l’occasion de s’abonner pour soutenir cette Scop, j’ai nommé Alternatives économiques et son excellent journal en ligne AlterEco+


      • Homère d'Allore Le 09 juin 2016 à 13h04
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        Autre cause non négligeable d’émission de gaz à effet de serre: la production industrielle de viande qui, outre le méthane des rots de vache et le protoxyde d’azote du lisier, entraîne une déforestation massive pour planter des cultures destinées à l’alimentation animale.

        Réduire la consommation de viande est l’action que chacun peut réaliser hic et nunc.

        http://media.la-boucherie-vegetarienne.com/video/source_France_5_-_extrait_un_monde_sans_viande_16_02_2016.mp4


        • Crapaud Rouge Le 09 juin 2016 à 14h05
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          Réduire la consommation de viande est l’action que chacun peut réaliser hic et nunc.” : ok, réduisons, l’Argentine exportera plus de viande en Chine et moins en Europe… Ce que “chacun” peut faire est une goutte d’eau dans l’océan. Le problème n’a jamais été que Tartampion fasse ceci ou cela, le problème c’est que des millions/milliards de Tartampion font la même chose, aidés en cela par un système capitaliste qui n’a de cesse de faire consommer toujours plus à toujours plus de Tartampion.


      • DocteurGrodois Le 09 juin 2016 à 13h05
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        @Alex

        Franchement j’ai aussi beaucoup de mal avec les accusations pavloviennes de complotisme.

        Je ne nie en rien la crise climatique qui commence, et dont le CO2 émis par l’activité humaine en est le principal contributeur.

        Ma critique porte sur les incohérence des gouvernements occidentaux, et du notre en particulier, en réponse à cette crise. Idem pour les autres pollutions graves qui nous empoisonnent.


        • RGT Le 10 juin 2016 à 01h15
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          Les incohérences des gouvernement occidentaux (et pas SEULEMENT occidentaux d’ailleurs) sont simplement liées aux intérêts des grandes entreprises qui financent les partis politiques.

          Les gouvernement sont composés de personnes qui en premier lieu veillent à leur propre intérêt et orientent leurs discours en fonction des instructions qui leur sont dictées par leurs “généreux mécènes”…

          Ils se foutent royalement que les “sans dents” se retrouvent dans une “merde noire” tant qu’ils ont les moyens de pouvoir échapper aux conséquences des décisions qu’ils imposent aux “gueux” à grands coups d’article 49.3 accompagnés de mouvements de menton “volontaires”.

          Nous partons dans le mur mais rien ne sert de s’agiter car en temps de “simple gueux” nous ne pouvons RIEN changer. Il y a trop d’intérêts économiques en jeu et l’intérêt public ne compte pas comparé à certains intérêts privés.


          • RGT Le 10 juin 2016 à 01h30
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            J’ai décidé de “sauver les fesses” et celles de mes proches en investissant dans une ferme située dans un village de montagne (même en plein été la température est “confortable”), avec 3000m2 de terrain agricole qui me permet de subvenir à mes besoins via des produits 100% NATURELS.

            Tout combat contre la doxa officielle défendue par nos “Grands Humanistes” est totalement inutile et j’en ai marre de subir les quolibets (voire même les insultes) des “zozos” lobotomisés par cette “bien-pensance”.

            Certains argueront que mon comportement est foncièrement égoïste.

            Je leur répliquerai qu’il est inutile de vouloir sauver une personne qui se noie volontairement. On risque de couler avec elle.

            Je n’ai plus l’âge de me battre contre les moulins à vent.

            Par contre, je suis toujours disposé à aider toute personne qui vient me solliciter.

            A condition que cette sollicitation ne soit pas guidée par des intérêts qui me seraient nuisibles bien sûr.


      • Cédric Le 09 juin 2016 à 13h24
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        finalement est-ce le CO² le plus grave ou les gaz type méthane , en moins grande quantité mais ayant un effet de serre multiplié ? j’aimerai bien connaitre les quantité rejetées dans l’atmosphere / leur degré de nocivité.


        • casp Le 09 juin 2016 à 13h38
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          Tout est grave sans distinction, car tout ceci nous fait approcher à grand pas du cercle vicieux, le moment ou les dégazages naturel du à la température, seront supérieur à ceux de l’homme.
          A ce moment, un très grand cycle va commencer, et il n’est pas dit que l’homme puisse survivre même si sa capacité d’adaptation étant forte, je pense que oui.

          Mais à quel prix …. ? Perte de notre civilisation et perte du biotope qui nous à vu naître.


          • RGT Le 10 juin 2016 à 01h48
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            Si les SEULS problèmes sont le CO2 et le méthane la vie ne sera pas interrompue.
            Comme par le passé, de nombreuses espèces s’éteindront (c’est hélas déjà bien engagé) mais d’autres prendront le relais.

            N’oublions pas que nous devons notre existence à une catastrophe écologique qui a éradiqué l’espèce dominante, les dinosaures, il y a 65 millions d’années.
            Et que les dinosaures ont eu leur chance suite à une autre catastrophe écologique il y a 250 millions d’années, etc, etc.
            Il y a déjà eu 4 extinction de masse sur terre et chaque fois un “sang neuf” a émergé, plus adapté et performant.


        • Azza Le 09 juin 2016 à 15h11
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          Il ne disparait pas de l’atmosphere. Il est elimine de differente manieres, dont une consiste en son oxydation et transformation en vapeur d’eau et en CO2.

          Donc, apres avoir rechauffe en tant que Methane, il continue de rechauffer en tant que CO2.

          Double effet Kiss Kool.


        • fanfan Le 09 juin 2016 à 23h01
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          Le changement climatique est un des aspects des changements globaux, il y a aussi la perte de bio-diversité, et l’un plus l’autre risquent fort de s’additionner pour augmenter encore la gravité de la situation.
          Le fait de perdre un certain nombre de systèmes qui pouvaient assurer des rôles de tampon dans les écosystèmes mondiaux va empirer les choses et rend encore plus imprévisibles un certain nombre de rétroactions en chaînes qui vont certainement se produire dans les fonctionnements de la planète.


        • Christophe Vieren Le 10 juin 2016 à 12h02
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          Sur la question du méthane, Benjamin Dessus pointe le problème car trop souvent oublié. A ce jour il n’est que le 2e GES mais cela risque de changer dans les décennies à venir surtout si l’on développe des gaz de schistes dont l’exploitation est source de fuite de méthane conséquentes.
          Son blog sur Mediapart (je ne sais si il faut être abonné pour accéder aux blogs mais c’est l’occasion) :
          L’Ademe complice de l’omerta sur le méthane, puissant gaz à effet de serre?


    • Deres Le 09 juin 2016 à 18h57
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      Je suis bien d’accord. Les accords mondiaux comme la COP21 n’arrêteront pas au final la croissance du CO2. Nos politiques le savent bien, mais en réalité, le but est de profiter de ce changement à leur avantage personnel et ceux de leurs bons amis.


      • patrick Le 11 juin 2016 à 22h41
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        c’est évident , quand autant de politiciens et de médias se concentrent de cette façon sur un sujet , quittes à fournir des arguments bidons ( cf : notre excellente Ségolène ) , on peut se dire qu’il y a des gros enjeux qui nous dépassent mais qui n’ont rien à voir avec nos intérêts.


    • TienTien Le 09 juin 2016 à 21h44
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      DocteurGrodois

      Bien d’accord avec votre commentaire !
      Je n’ai guère entendu parler, lors de cette COP21, de la déforestation galopante au niveau mondial. Il me semble pourtant que le sujet est d’une indéniable urgence ! Bien sûr, il ne faut surtout pas gêner en quoi que ce soit l’hyper capitalisme…


      • Alter Le 10 juin 2016 à 16h13
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        Les réponses à l’augmentation du CO2 sont les réponses à la cause du réchauffement climatique. Donc y répondre c’est aussi s’attaquer à la déforestation, mais aussi à toutes les formes d’oppression sur notre planète (unique).
        Je ne vois pas l’intérêt de disqualifier un combat prioritaire, pour en juxtaposer un autre.

        Les pays occidentaux ? Le système capitaliste ? Ils tentent tous de survivre à ce qui vient : une remise en cause claire du “modèle” et des niveaux de vie occidentaux, alors que tous nous envient.

        L’équation est probablement insoluble mais il y a la part impalpable qu ‘est l’Humanité : réaction ? pessimisme ? reflexe moutonnier ?
        Pour le moment on parle beaucoup mais peu agissent.
        Les commentaires sont souvent peu productifs.

        Qui a créé une AMAP ici à part moi ?


        • Saez Le 11 juin 2016 à 12h13
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          Voilà une remarque intéressante. (Il y en a d’autre bien sur…)
          La question à se poser au niveau individuel est qu’est-ce que je fais pour changer les choses. Si vous attendez un changement venu d’en haut,vous attendez pour rien.
          La seul attitude légitime et défendable est celle de la petite goute d’eau du colibri, c’est à dire des choix bien réels dans la vie de tous les jours. Et ne me répondez pas que vous avez des contraintes, quand on veut trouver des solutions, on en trouve.
          – Après avoir vendu ma voiture en 1990, je roule en vélo depuis, cela ne me pose aucun problème quotidien, ni pour les grands trajets où on peut combiner plusieurs solutions.
          – Après avoir éteint ma TV, j’ai dégagé du temps pour faire moi même tous un tas de choses que j’achetais toutes prêtes avant. (Objets, cultures)
          – Après avoir diminuer des activités chronophages et énergivores, je consomme beaucoup moins d’électricité.
          Et tous les jours, tout doucement, je progresse dans une vie avec moins de contraintes, qui est plus économique, plus agréable, et moins pollueuse. J’ai encore plein de progrès à faire.
          Que se passerait il si une majorité de gens revivait en communauté de proximité,avec des produits locaux, moins de déplacement, des AMAP un peu partout, et des contacts humains réel entre producteurs et acheteurs.
          Idéaliste me direz-vous, rétrograde même ! Et c’est pourtant ma vie de tous les jours, et je suis parfaitement intégré dans le système que je combats (c’est plus facile de l’intérieur), j’ai juste un peu l’impression de vivre à côté.
          Chacun sa lutte


    • le Prolo du Biolo Le 11 juin 2016 à 22h11
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      C’est vrai qu’une centrale nucléaire c’est tellement plus joli, hein ?….


    • Kaiel Le 12 juin 2016 à 18h21
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      Je me posais des questions en regardant cette dénonciation de la géoingénierie :https://www.youtube.com/watch?v=JkswWkh9eI4


  6. Homère d'Allore Le 09 juin 2016 à 07h17
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    La France est sauvegardée grâce à Hollande. Après le Roi-Soleil, la France connaît son Président-Pluie…

    Ah zut, on me dit que c’est lié à l’échelle planétaire. En tout cas, si l’eau devient la ressource la plus importante, on va retrouver notre rang de superpuissance !


  7. Jeanpaulmichel Le 09 juin 2016 à 07h21
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    Pas grave. Avec le TAFTA en cours de discussion, les échanges avec l’Amérique du Nord vont s’intensifier et la pollution suivre le même chemin.
    Ils vont pouvoir vendre ici leurs produits tels que poulets à la javel. Excellent !!
    La Nouvelle Zélande continuera à nous vendre ses moutons.
    Vu que “tout le monde” s’en fout, produire là bas pour vendre et consommer ici à encore beaucoup d’avenir et le réchauffement aussi.
    Nos gouvernements refusent de changer le système alors qu’il serait si simple de consommer ici ce que nous produisons ici en favorisant la production locale et les circuits courts.
    Quant au niveau de pollution, l’exemple des moteurs trafiqués (WW, Audi…) montre que le niveau réel des rejets est au moins 5 fois supérieur aux données annoncées.
    Tant que ce petit cinéma perdurera…


    • fanfan Le 09 juin 2016 à 23h13
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      On a des accords transatlantiques (traités de libre échange Canada-UE et US-UE) dans lesquels sont prévus des textes qui donneront aux entreprises le droit d’attaquer les États si ces derniers font des choses qui gênent leurs activés. Quand on met en place de tels systèmes, on ne vois pas comment on pourrait espérer régler les problèmes planétaires comme ceux de la biodiversité et du changement climatique !


  8. Ovuef2r Le 09 juin 2016 à 07h29
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    On est pas capable d’avoir des représentants politique autre que Hollande, Sakozy, Obama, et tant d’autres. Qui passent leur temps à faire le boulot pour que les marchands d’armes écoulent leur production sur la tête des yéménites ou des syriens, ou autre miséreux du Donbas.
    Pourquoi on s’alarme d’un réchauffement climatique quand il n’est au pire que le résultat d’un système que personne ne remet en cause, et au mieux un phénomène naturel hors de notre atteinte. Et qui, s’il fait du tort à certains permet a d’autres de vivre plus confortablement ?
    Pourquoi, si les gaz d’avions sont si importants dans ce fameux réchauffement, doit on continuer les compétitions internationales ou le tourisme de masse dans tous les coins de la planète ?
    Bref : ou c’est très grave, de notre ressort, alors on arrête tout, à commencer par la recherche d’une croissance à tout prix. Ou c’est globalement supportable et on transfère des populations des pays invivables vers ceux devenus accueillants…


    • Freddi Le 11 juin 2016 à 09h36
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      Pourquoi ?
      Tout simplement parce que si on rend notre société plus sobre on va mettre des millions de personnes au chômage; celles qui fabriquent tous les produits inutiles ou a obsolescence programmée.
      L’état d’urgence climatique est malheureusement incompatible à court terme avec une économie de croissance qui nourrit la plupart d’entre nous.
      Voilà le dilemme du politicien actuel.
      Continuer et crever ou bien agir et entraîner des manifestations monstres pour le pouvoir d’achat et contre le chômage.
      On est mal barré?


      • le Prolo du Biolo Le 11 juin 2016 à 22h14
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        Mais pourquoi faudrait-il absolument travailler ?

        Si on n’a plus besoin de gens pour fabriquer des trucs inutiles, on pourra les payer à profiter de la vie sans que ça coûte plus cher que de les payer à fabriquer des trucs inutiles et à jeter …


  9. BA Le 09 juin 2016 à 08h04
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    « Climat : 100 millions de migrants à la grille du château ? »

    Un autre travail de premier plan, paru dans la revue Climatic Change, décrit une sorte d’apocalypse pour les pays d’Afrique du Nord et une bonne part du Moyen-Orient. Progressivement au cours de ce siècle, de vastes zones pourraient devenir inhabitables à cause d’une augmentation continue de la température. Qui ne descendrait plus au-dessous de 30 °C la nuit et grimperait jusqu’à 50 °C le jour. Intenable, y compris pour l’agriculture. 550 millions d’humains sont directement concernés.

    L’Algérie est désormais en première ligne, qui est livrée depuis plus de cinquante ans à une soldatesque corrompue, incapable d’utiliser la manne pétrolière et gazière au service de son peuple. L’étude de Climatic Change évoque une possible augmentation des températures d’été de six degrés d’ici à 85 ans. Et personne ne tiendra sur place dans ces conditions. Or l’Algérie est un pays de 40,6 millions d’habitants, dont 30% ont moins de 14 ans.

    On peut aussi exprimer cela autrement : il est presque certain que des millions, des dizaines de millions, peut-être des centaines de millions d’habitants de cette fournaise prendront tôt ou tard la route. Vers chez nous, car il n’y a pas d’ailleurs. La loi travail, les points de retraite, la carrière de Hollande ou de Valls ou de triple andouille dominent dans les journaux alors qu’un tsunami se lève à l’horizon.

    http://link.springer.com/article/10.1007/S10584-016-1665-6


  10. Alex Hanin Le 09 juin 2016 à 09h01
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    Ce qui est inquiétant, c’est de lire des choses pareilles. “137 ans de mesures”, sans blague. Avez-vous jamais lu ne fut-ce qu’une étude publiée dans une revue à comité de lecture ? Ou simplement consulté les informations vulgarisées de n’importe quelle organisation spécialisée dans le domaine ?

    Les gens continuent de répéter avec entrain les bêtises prédigérées qui circulent sur le web depuis au moins 10 ans. Le RC est gravissime, mais la paresse intellectuelle humaine est tout aussi préoccupante.


  11. Theoltd Le 09 juin 2016 à 09h05
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    Bon, ben c’est pas le cas chez moi. D’après mes propres statistiques, issues de mon ressenti corporel et de ma memoire (en attendant Alzheimer,) les mois d’Avril, Mai et Juin ont été de loin les plus froid de mon histoire humaine. J’habite sur la cote d’Azur, et je vous assure que ca été pourri de chez pourri. Mais bon, je veux bien croire qu’il a fait chaud partout ailleurs puisqu’on me le dit….(quoique l’air froid qui nous arrive dessus, doit bien venir de quelque part non?).


    • FracoisG Le 10 juin 2016 à 01h28
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      Et ne pas confondre 6 mois, 6 ans, 60 ans voire 600 et climat…


    • patrick Le 11 juin 2016 à 22h48
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      ici aussi , dans La Dombes, Avril et Mai ont été pourris , avec beaucoup d’eau.
      avantage quand même : l’hiver a été clément , les fruitiers ont démarré assez tôt mais les légumes tardent un peu à cause du printemps un peu frais.
      Il faudrait que le climat se réchauffe vraiment et là ça serait le jackpot pour les cultures.


  12. DocteurGrodois Le 09 juin 2016 à 09h24
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    Le problème c’est que comme l’a dit l’Econoclaste Nicolas Meilhan (sur Thinkerview je crois) il n’y a aucune source d’énergie alternative aussi efficace et rentable que les énergies fossiles, que ce soit pour le transport ou électricité. Il faudra trouver un moyen d’être plus propres et efficaces avec ce que l’on a, et utiliser les alternatives comme appoint.

    En plus de ça, les énergies dites renouvelables, ne sont guère propres ni renouvelables.
    Par exemple les panneaux solaires, les composants d’éoliennes, les batteries de voitures électriques sont tous faits à partir de terres rares qui ne se produisent en masse pour l’instant qu’en Chine (mais la production a discrètement repris aux USA, Canada, Australie, Brésil..).

    L’extraction de ces minerais est dangereuse et polluante, et le raffinage l’est encore plus. Un peu comme le gaz de schiste, mais en pire, avec des milliers tonnes de déchets nucléaires et chimiques dans la nature.


    • Alex Hanin Le 09 juin 2016 à 09h36
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      “Par exemple les panneaux solaires, les composants d’éoliennes, les batteries de voitures électriques sont tous faits à partir de terres rares”

      C’est faux. Le leader allemand ENERCON produit des éoliennes sans terres rares. De nombreux panneaux solaires sont fabriqués sans terres rares, et même sans argent dans le cas de Silevo par exemple.

      Attention à ne pas tomber dans le piège pseudo-environnemental tendu par les défenseurs des énergies fossiles et les think-tanks ultralibéraux.

      Ce qui ne veut pas dire que tous les problèmes sont résolus, loin de là, mais vos sources sont manifestement peu fiables.


      • DocteurGrodois Le 09 juin 2016 à 14h03
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        Pardon, je reformule: la très grande majorité des panneaux solaires, composants d’éoliennes, des batteries de voitures électriques, ainsi que d’une multitude d’autres produits (iPhones etc) sont fabriqués à partir de terres rares.

        Il est pour l’instant très difficile et peu rentable de substituer ces éléments avec des métaux plus simples, et on va plutôt dans le sens d’intensifier l’extraction des terres rares dans le monde.
        Aussi, les éoliennes sans aimant ont tendance a prendre feu. Il y a les pièges de la propagande anti-écolo, et il y a aussi ceux du marketing new age. Rien n’est parfait hélas.


      • patrick Le 11 juin 2016 à 22h50
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        ben oui, une dynamo de vélo ne contient pas de terres rares , tout dépend du rendement attendu ( et donc de la quantité d’énergie à produire )


    • Astatruc Le 09 juin 2016 à 16h12
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      peut-être qu’aussi il faudra trouver un moyen pour soigner la cupidité de certaines multinationales qui ont basé leur vie sur notre consommation.En effet, si nous changeons de mode de vie les premiers touchés seront les géants industriels.
      Et puis aussi bien sûr nous éduquer nous m^me à la chasse au gaspi !


    • araok Le 09 juin 2016 à 20h13
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      Avec 1 litre d’essence votre voiture fait 20 km. Poussez la pendant 20 km et vous comprendrez la densité d’énergie contenue dans l’essence!


    • UltraLucide Le 09 juin 2016 à 23h08
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      Quels composants d’éoliennes sont-ils faits à partir de terres rares?


      • patrick Le 11 juin 2016 à 22h54
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        les aimants sont faits en neodym
        si vous comparez les performances des aimants en ferrite et celles des aimants en neodym , vous comprendrez qu’avec des aimants en ferrite vous ne produirez jamais la même quantité d’énergie.


    • sissa Le 12 juin 2016 à 06h30
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      Il y a bien une énergie disponible qui soit comparable en efficacité, voire qui soit plus efficace sous certains aspects que les fossiles, mais elle n’est guère prisée par les écolos.


  13. willybear Le 09 juin 2016 à 10h11
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    Mouais, tout cela est bien beau et ces débats sont fort intéressants…
    mais le seul vrai problème, qui reste l´ultime vrai tabou …est ceci:

    http://www.worldometers.info/world-population/

    et la, quelle solution Msieurs Dames?

    Bonne fin de semaine a toutes et tous.


    • casp Le 09 juin 2016 à 13h49
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      Ce ne serait pas un problème si le mode de vie était adapté.
      On peut produire assez de nourriture, et si c’est fait de façon astucieux c’est bon pour l’atmosphère et pour la biodiversité.(cela demande juste plus de main d’œuvre qu’aujourd’hui)

      Le problème ce sont les bien de consommation non-indispensable; ou individuel alors qu’ils pourraient être mutualisé. Avec tout ce que cela engendre, exploitation de ressource, production, puis commerce.

      Et le problème c’est aussi le manque de contrainte/ taxe sur tout ce qui ne fonctionne pas en mode 0 déchet tel un vrai écosystème.


    • olivier77 Le 09 juin 2016 à 14h13
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      On n’en arrivera pas là. La Chine va décroitre démographiquement suite à sa politique sur la natalité (enfant unique), et d’autre part à leur sex-ratio homme-femme [url]http://french.china.org.cn/china/txt/2011-04/28/content_22461690.htm[/url]

      [url]https://fr.wikipedia.org/wiki/Sex-ratio#Anomalies_du_sex-ratio_en_Asie[/url]
      Pour des peuples ayant l’habitude de vivre dans la pauvreté, rien ne changera fondamentalement, c’est l’écosystème qui manquera avant la nourriture (ex Madagascar, démographie et déforestation).

      Ceux qui vont prendre cher, c’est nous, les occidentaux, moins rompu au serrage de ceinture avec notre mode de vie. Néanmoins le territoire français est suffisamment vaste pour remettre une partie des citadins dans les champs et de recommencer à tirer subsistance soi-même du sol.


    • fanfan Le 10 juin 2016 à 00h32
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      La démographie n’est nullement en cause dans le réchauffement climatique. Toutes les régions du monde s’orientent vers une stabilisation, voire une diminution de leur population … à l’exception de l’Afrique noire, qui est précisément la région du monde la moins «polluante» !

      Pour ne pas céder à la pensée unique malthusienne : Hervé Le Bras « Les limites de la planète. Mythes de la nature et de la population ». ISBN 2-08-066877-3. 1994. 349 pp. Flammarion: Paris
      Hervé Le Bras – Les défis démographiques de la mondialisation, Début à 5:30
      https://www.youtube.com/watch?v=G3pinhB8DtU


  14. Jacques F. Le 09 juin 2016 à 11h28
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    Le réchauffement climatique au niveau de la planète, c’est un peu comme la fièvre au niveau du corps humain : ça sert à combattre ponctuellement un mal, et il y a de grandes chances que ça ne soit pas mortel.

    Personnellement, je ne m’inquiète pas trop pour la planète sur le très long terme.
    Le seul problème, c’est que “le mal” en question, c’est nous, et si on continue comme ça, la planète finira par avoir raison de nous.


    • Inox Le 09 juin 2016 à 23h11
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      Complètement d’accord. Notre planète, et les premiers éléments de vie ont connu d’énormes catastrophes dans les premiers ages. Je ne suis pas du tout inquiet pour eux.

      Ceux qui ont le plus à craindre c’est nous. Comment va réagir l’espèce humaine à un éventuel bouleversement climatique majeur. Une chose est sûr, on va pas faire dans le genre solidarité. Quoi que, pourquoi pas. Autant avoir de l’espoir.


  15. Christophe Foulon Le 09 juin 2016 à 11h37
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    Ça fait plaisir de revoir les infos du climat, en effet depuis le clap de fin de la COP 21 c’était un peu le désert.

    La tendance au réchauffement n’est plus contestable, ce qui m’inquiète le plus c’est quand ils vont tenter la terra-ingénierie pour “corriger” les malfonctions du climat.

    Parce que j’en suis convaincu ils tenteront. 🙁


    • fanfan Le 10 juin 2016 à 00h44
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      Une étude, publiée par la revue scientifique Climatic Change en 2013, identifie pour la première fois les 90 entités (entreprises, états), responsables des deux-tiers des émissions de gaz à effet de serre qui se sont accumulées dans l’atmosphère depuis le début de la révolution industrielle jusqu’à nos jours.
      Le principal enseignement ? La crise climatique que nous traversons a été principalement causée par les producteurs de pétrole, de gaz et de charbon, qui représentent pas moins de 83 entités sur les 90 pointées du doigt, les restantes étant productrices de ciment.
      http://link.springer.com/article/10.1007/s10584-013-0986-y/fulltext.html


  16. Merle Le 09 juin 2016 à 12h12
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    C’est ça qui est bien avec une exponentielle. Au début, ça croit très lentement… Mais une fois que le temps s’est bien écoulé…


  17. Spartacus Le 09 juin 2016 à 12h24
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    Le probleme du rechauffement climatique est indépassable tant que nous resterons dans le paradigme de la “maximisation des profits au bénéfices des 1% …” (beaucoup de commentateurs viennent d’ailleurs de le souligner avant moi).

    La solution ne me parait pourtant pas hors d’atteinte: prennez les $10 000 milliards des “Quantitative Easing” créés par les trois plus grandes banques centrales mondiales et confiez les aux 10 000 meilleurs physiciens/mathématiciens/théoriciens de la planète. Dans moins de 10 ans, vous obtiendrez un réacteur à fusion nucléaire de l’hydrogène d’une puissance de un TeraWatt (l’equivalent de 1000 réacteurs actuels à fission nucléaire de l’uranium) avec lequel il vous sera envisageable de pieger tout le CO2 de la planete et accessoirement de vous passez de 90% de la consomation actuelle de pétrole.

    Mais rassurez-vous, avant cela nous contiuerons à bruler des combustibles fossiles tout en attendant que nos vieux réacteurs nucléaires explosent (ben quoi, faut bien s’occuper non ?).


    • UltraLucide Le 10 juin 2016 à 19h52
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      Le fond du problème est que notre société mondiale de profit à court terme est incapable de générer une solution permettant à la fois de résoudre la question du dérèglement climatique et d’assurer la continuité et la viabilité du business as usual.
      Par ailleurs, les militaires semblent réticents à considérer que des tanks et des bombardiers puissent utliser des énergies renouvelables. Ce pourrait être un point de blocage pour notre évolution……..:)


  18. JM_Fachaux Le 09 juin 2016 à 13h00
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    Je suis agacé par vos articles sur le climat, c’est quoi le but, de nous faire voter pour le parti des verts dirigé par des imposteurs et qui sert de voiture balai pour le parti “socialiste”.

    La pollution c’est la conséquence du “progressisme”.
    L’écologie c’est le conservatisme.
    Mon choix est fait.
    Je suis pour le déplacement limité des capitaux, des personnes et des marchandises, pour cela certains me traitent de nazi facho d’extrême droite, je ne sais pas de quoi ils parlent.


  19. David D Le 09 juin 2016 à 13h55
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    Il y a certainement un changement climatique, mais les français ne peuvent pas remarquer que le mois d’avril 2016 a été particulièrement chaud. C’est le même cas de figure que pour l’année 2014 où l’été avait été peu marqué en France. Cette année, pas de neige en hiver, sauf sur les sommets montagneux, mais le printemps a été assez pourri. Vacances de février ou vacances d’avril pour le sud-ouest, le climat n’était certainement pas top. En février, il ne faisait pas froid, mais gris et pluvieux. En avril, il y a une alternance de beaux jours et de mauvais jours avec des séquences plus longues de temps douteux que de temps beau et clair. En avril, une fille d’Amérique centrale me demandait s’il y avait des jours d’été en France avant son départ en juillet, car elle en a juste connu un peu à son arrivée en septembre. Or, depuis, le mois de mai a été marqué par les inondations.
    On ne peut pas parler du réchauffement climatique aux français sans prudence, parce que les constats immédiats sont en contradiction avec les données planétaires visiblement. Et la communication est essentielle sur ce sujet, puisqu’il s’agit de faire réagir.
    Ce qui est perceptible en France, c’est le dérèglement des saisons en avec une nette disparition des jours où la neige tient au sol en hiver, et la fonte des glaciers.


  20. Georges VALGEORGES Le 09 juin 2016 à 14h28
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    Faisons juste un p’tit calcul avec le pétrole (je vous laisse vérifier les données de base et le calcul).

    – Production cumulée de pétrole depuis l’origine de l’exploitation = Env. 200 Milliards de tonnes = 200 000 000 000 de tonnes = 200 000 000 000 000 de kg

    – Surface de la terre : 510 067 420 km2 = 510 067 420 000 000 m2

    ce qui permet de calculer le poids de pétrole « brulé » par m2 depuis l’origine = Cumul Prod° / Nb de m2, soit 200 000 000 000 000 de kg / 510 067 420 000 000 = 0,392105028 kg/m2

    Donc depuis le début de l’exploitation du pétrole, nous avons brûlé l’équivalent de 392 gr de pétrole par m2.

    Bien entendu, tout le pétrole extrait n’a pas été brûlé (matières plastiques, produits chimiques,… qui ne seront eux même pas tous incinérés) mais ça ne doit pas peser beaucoup dans la balance.
    Je vous laisse imaginer le résultat auquel on parvient si on ajoute la production de charbon, de gaz et de bio-masse…

    Rappelons que la consommation de ce type d’énergies ne cesse de croître.

    Franchement, s’étonne-t-on encore de ce réchauffement ?

    Je ne suis pas scientifique, mais à mon avis, le CO2 est un indicateur, mais ce n’est pas le bon. Ce qui compte réellement c’est la consommation (par combustion) d’énergies non renouvelables.


    • Jacques F. Le 09 juin 2016 à 14h58
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      @Georges VALGEORGES, je ne comprends pas où vous voulez en venir avec votre calcul “poids de pétrole brûlé par m2”.

      Le pétrole n’est pas stocké en flaques à la surface de la Terre, mais en poches souterraines.
      Donc ne faites pas le calcul par m2, mais par m3 !


      • Georges VALGEORGES Le 10 juin 2016 à 14h18
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        Et bien, imaginons que ta maison soit construite sur un terrain de 1000 m2.
        Tu prends 1000 m2 x 392 grs de pétrole = 392 kg.
        Tu étale ces 392 kg de pétrole sur ton terrain et tu y met le feu, juste pour voir si ça réchauffe (ou pas) l’atmosphère. 😉

        C’est une image… 200 milliards de tonnes de pétrole ça ne parle à personne.
        Dire que ça revient à répandre 392 grs de pétrole pour chaque m2 de la surface de la terre et d’y mettre le feu, permet de comprendre la folie de cette course à la consommation d’énergie.
        Enfin, je pense que c’est plus parlant.


    • Crapaud Rouge Le 09 juin 2016 à 22h11
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      Bien résumé Azza, c’est le soleil qui nous chauffe, et sa chaleur s’accumule au lieu d’être dissipée dans l’espace. Cela explique, soit dit en passant, l’inertie climatique : une augmentation de CO2 ne produit pas immédiatement une augmentation de température, celle-ci n’apparaît qu’après que la chaleur solaire s’est accumulée.


  21. DocteurGrodois Le 09 juin 2016 à 16h46
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    Même sans grand calcul on peut se rendre compte avec un peu de bon sens qu’on a quelque chose à voir avec le dérèglement du climat. Mais le truc c’est que ce même bon sens nous empêche de s’en rendre compte au jour le jour, ou même d’une année a l’autre. En plus on a tous connu des étés pourris et des hivers trop chauds, ou trop froids, etc. Et entre Nostradamus, Paco Rabanne, et Al Gore, on sait pas qui croire.

    Aujourd’hui, le débat scientifique n’est plus de savoir s’il y a un réchauffement mais à quelle vitesse il se produit.

    Le problème pour moi c’est qu’on déconnecte la question du climat de celle de la pollution, voire de l’empoisonnement pur et simple, à grande échelle. “On” pourrit notre sol, notre eau, et notre air. Les figuiers en Suède ça sera peut-être dans 50 ans, mais les métaux lourds dans la compote de bébé c’est maintenant.


    • Alter Le 10 juin 2016 à 16h27
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      “Et entre Nostradamus, Paco Rabanne, et Al Gore, on sait pas qui croire.”
      Si c’est pas un négateur du réchauffement climatique, je sais plus reconnaitre un chien d’un chat, même entre chien et loup…

      Les articles pleuvent sur le fait la Syrie s’est effondrée suite à un réchauffement climatique énorme sur 4 ans, détruisant la paysannerie qui avaient pourtant sélectionné des graines résistantes depuis l’origine de l’agriculture. L’état en a été déstabilisé (pourtant une dictature dure) et s’est transformé en guerre civile.

      Je dis cela je dis rien. Ils sont maintenant en train de se noyer dans la méditerranée pour trouver climat plus intéressant, quelques uns dans nos rues.
      On est au début d’un effondrement des Etats exposés, dictatures ou pas. Alors nous en pseudo démocratie, les CRS commencent à répondre de façon musclées aux petites manifestations, que ce soit étudiant, familial ou syndical.
      Le monde se durcit, car tout le monde sait.

      Alors votre “Les figuiers en Suède ça sera peut-être dans 50 ans”, cela me fait bien rire…


  22. JT Le 09 juin 2016 à 17h48
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    Bonjour,

    Après un voyage scolaire à Londres, j’ai découvert qu’une partie des bus roulent à l’hydrogène ! Pour les sceptiques, je vous laisse cet article :

    http://www.latribune.fr/green-business/l-actualite/1086836/londres-passe-aux-bus-a-hydrogene.html

    J’ai également discuté avec un ingénieur du CEA qui m’a confirmé que ce type de moteur était parfaitement opérationnel (Peugeot ayant d’ailleurs été à la pointe du développement).
    De plus, si l’on considère que d’autres systèmes sont au point (géothermie, éoliennes, production d’énergie par les vagues, panneaux solaires…), on en vient à la conclusion qu’une poignée d’irresponsables opère une véritable prise en otage cosmique. Encore un petit effort, et dans deux générations, il n’y aura plus d’humains sur terre.


    • benoi31 Le 09 juin 2016 à 18h02
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      L’hydrogène est en effet excellent. 2/3 problèmes cependant : l’hydrogène est mélangé à l’O2 ce qui fait une réaction explosive qui permet à la voiture d’avancer : le problème c’est que cette réaction est hautement explosive (on utilise le même mélange dans les fusées…). Je vous laisse imaginer les dégats en cas d’accident et perçage du récervoir d’oxygène.

      L’autre problème c’est que pour catalyser la production d’O2 et d’hydrogène à partir d’eau (l’inverse quoi), il faut utiliser beaucoup d’électricité… Qui n’est pas toujours produite de manière renouvelable.

      Enfin, dans les premiers prototypes, la réaction servait à catalyser la charge d’une batterie électrique (tout sauf renouvelable) qui alimentait un moteur électrique. Je ne sais pas si des moteurs à hydrogène ont été développés depuis.

      L’idée d’EDF (qui bosse pas mal là dessus), c’était d’exploiter l’énergie électrique qui n’est pas utilisée la nuit pour produire ce genre de combustibles. (pour les centrales nucléaires notamment) Plutôt une bonne idée lorsque l’énergie électrique n’est pas stockable.

      En tout cas je suis comme vous, et je ne comprends pas pourquoi ce genre de système n’est pas plus favorisé et mis en avant


      • TZYACK Le 09 juin 2016 à 21h46
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        Les pétroliers possèdent ou achètent tous les brevets des inventions qui pourraient concurrencer leur activité. C’est pourquoi, rien ne change et ne changera jusqu’à notre fin !


      • Bouddha Vert Le 10 juin 2016 à 00h17
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        L’hydrogène est le plus petit atome, 1 proton et 1 électron, le réservoir pour le contenir doit être le meilleur du monde et comme sa densité énergétique est faible, il faut des réservoirs à 700 bars pour avoir de l’autonomie, et perdre par la même occasion la moitié de l’énergie efficace.
        Etc, etc..
        Une purge…


    • MENUET Le 09 juin 2016 à 19h10
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      Je rebondi sur les PAC (Piles A Combustibles).
      les véhicules à combustibles sont quelques choses de connus depuis bien longtemps. En 1997, en école d’ingénieur en génie des procédés, j’ai fait un “état de l’art” sur ce sujet. Il en ressortait que suite aux prototypes spatiaux des années 1960, le procédé avait été optimisé et permettait dès 1997 d’avoir connu plusieurs prototype in situ de bus ou voiture à Hydrogène.
      mon hypothèse sur le pourquoi cela n’a pas été mis en place sont les suivantes :
      1 – pas de vision politique au delà de 2 ans (et je suis généreux) cf le canal Seine Nord comme superbe exemple.
      2 – pas de volonté politique pour valoriser le territoire : mettre en place l’infrastructure décentralisée nécessaire : des pompes à “hydrogène” (1) (avec l’aide de nos industriels ) => et là, comme vous le dites Peugeot sait le faire !
      3 – pas de financement (avec nos banques universelles en faillites qui ne songent qu’à se sauver sur le dos des gens)
      4 – peur du progrès (car si on fait cela : c’est à dire toucher à la voiture), alors on peut faire beaucoup de chose par ailleurs.
      note (1) : l’hydrogène est très dur à stocker, donc en réalité on stocke des composés qui peuvent libérer de l’hydrogène (ex méthanol …)
      cf http://www2.cnrs.fr/sites/communique/fichier/gp_presentation.pdf


  23. Crapaud Rouge Le 09 juin 2016 à 21h43
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    La croissance est la seule variable par laquelle nos gouvernants réfléchissent et par laquelle nos sociétés sont dans une relative stabilité.” : c’est vrai au moins depuis le néolithique ! Un “principe de croissance” est à la base de toutes formes vivantes. Toutes les espèces deviennent invasives dès lors qu’elles n’ont aucun prédateur, l’univers lui-même est né d’une croissance titanesque, les trous noirs ne demandent qu’à grossir, les dinosaures pesaient des tonnes, etc. etc. Et le clou de tout ça, c’est que chaque individu passe par une phase de croissance sinon il resterait une cellule. Donc, sans croissance, plus rien ni personne n’existe. A méditer.


  24. Antarctique Le 10 juin 2016 à 00h49
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    un article scientifique tout à fait sérieux vient d’être publié dans le Journal of Glaciology [revue de glaciologie]. Il s’agit ni plus ni moins que de chercheurs de la NASA et d’universitaires de premier plan.

    Voilà ce que dit l’article en substance, d’après l’analyse des photos satellitaires de l’Antarctique :

    – entre 1992 et 2001, la couverture de glace de l’Antarctique a augmenté de 112 milliards de tonnes de glace.

    – entre 2003 et 2008, la couverture de glace a connu un nouveau gain de 82 milliards de tonnes de glace. Le chiffre pour la période 2009-2014 n’est pas donné.

    [MODéRé / : https://francais.rt.com/international/9632-calotte-polaire-antarctique-climat ]

    Depuis 1992, l’Antarctique a gagné au moins 200 milliards de tonnes de glace supplémentaire.
    http://minu.me/du67


  25. Macarel Le 10 juin 2016 à 07h54
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    Tout le monde s’en fou, l’on va continuer à aller dans le mur en klaxonnant !


  26. christian gedeon Le 10 juin 2016 à 10h53
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    Bon décidément le modérateur de cet article ne veut rien entendre…il n’en demeure pas moins vrai que c’est la démographie galopante qui est bel et bien LA question essentielle,qu’on le veuille ou pas… zut Olivier,on a quand même le droit de dire au moins çà,non?
    [MODERATION: Par respect pour les modérateurs et les lecteurs du site, merci de faire un effort pour énoncer des arguments clairs, un minimum articulés et basés si possible sur des sources fiables dans un langage digeste.]


  27. Interimlover Le 10 juin 2016 à 13h28
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    D’expérience personnelle (à savoir ces 10 dernières années, ce qui paraîtra légitimement peu), mais avis surtout, et unanimement, partagé par les populations locales (dont la tradition orale des plus fortes en la matière) : les bouleversements semblent pour l’heure des plus spectaculaires en Afrique équatoriale.

    Sans doute peut-il voire doit-il y avoir là toutes sortes de particularismes et de raisons propres (le déboisement par exemple), mais notre constat de terrain était celui-ci : saisons humides globalement toujours plus tardives (certaine incertitude est bien sûr inévitable…mais jusqu’à deux mois de retard?), canicules inhabituelles, récoltes systématiquement perturbées, baisse voire assèchement des plans et cours d’eau… D’année en année, le niveau par exemple du fleuve Congo semblait toujours anormalement, et quelques-fois spectaculairement, bas.


  28. Boyington Le 10 juin 2016 à 19h12
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    Pour mai 2016, mesures satellitaires. En 2e place derrière 1998 (depuis 1978), mais bon les températures les plus chaudes sont toujours pendant des années El Nino:

    https://wattsupwiththat.com/2016/06/06/global-temperature-report-may-2016/


  29. Yves Le 12 juin 2016 à 21h43
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    Je vous recommande le documentaire/film “La Glace et le Ciel” qui raconte la vie du scientifique Claude Lorius… ça fait plus de 30 ans qu’il annonce un dérèglement du climat.
    http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=228538.html


  30. Yves Le 13 juin 2016 à 08h02
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    Art Media Agency mentionne qu’un rapport publié par les Nations Unies le 27 mai 2016 recense 31 sites naturels et culturels menacés à court terme par le changement climatique tels que Venise, Stonehenge, les îles Galapagos ou encore la statue de la Liberté.

    Lien : http://whc.unesco.org/document/139944


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