J’ai remis à jour quelques graphiques sur le climat, complété par quelques autres.

(pour mémoire, la série mensuelle sur la météo n’existe plus car aucun volontaire ne s’est proposé pour le faire (2 heures par mois environ), tout comme la grosse étude sur le climat à remettre à jour (long, mais à faire une seule fois) – je dis ça, je dis rien… Vous pouvez nous contacter ici)

Voici l’évolution de la température planétaire (sur les terres et les océans) :

p-1

2015 a battu le record historique de 2014…

Et la même lissée sur 3 ans :

p-2

Pour mémoire, “l’argumentation” des négativistes est du genre :

  • En 1996 : “ça monte, mais pas depuis longtemps, ça ne veut rien dire !
  • En 1999 : “donnons-nous un peu de temps pour confirmer la hausse”
  • En 2000 : “ben vous voyez, ça baisse ! C’est n’importe quoi”
  • En 2001 : “ok, ça augmente de nouveau, mais on voit que c’est conjoncturel”
  • En 2003 : “des canicules, ça arrive ! Attendons…”
  • En 2004 : “j’avais raison ça baisse !”
  • En 2010 : “on est sur un plateau, victoire !”
  • En 2013 : “ça repart, mais on manque de recul !”
  • En 2015 : “bizarre ce record, donnons-nous un peu de temps !”
  • etc…

Intéressons-nous maintenant à l’hémisphère nord, et aux seules terres émergées :

hm-1

2015 est encore historique…

hm-2

 

La même chose, depuis 1976, avec pour référence la période pré-industrielle :

temperature-1

+ 1,6 °C sur la planète…

temperature-2

+ 3,1 °C sur les terres de l’hémisphère nord, en février…

Voici le détail :

anomalies-globales

(on voit que c’est l’hiver qui se réchauffe le plus, et l’été le moins en général)

anomalies-terres-hem-nord

(ce tableau est impressionnant ; je ne l’avais pas mis à jour depuis 2012, et zou, il m’a fallu créer 2 sauts d’échelle d’un coup, et j’aurais même dû en faire 3…)

Cela se répartit ainsi en fait en février (mois record) selon la latitude (Pôle sud à gauche, Pôle nord à droite ; Paris est à 48 ° de latitude) :

amaps_zonal (1)

On voit que le réchauffement est croissant avec la latitude (et il y a même un minuscule refroidissement du pôle sud)

Ce sont ces zones en marron qui chauffent le plus (jusqu’à + 15 °C !) :

amaps (1)

Voici pour avril :

avril

 

amaps_zonal

amaps

graphikk

 

graphik

graphikkk

 

avril-4

 

Capture d’écran 2016-06-01 à 06.07.26

Pour voir l’évolution des températures cliquez ici

Les mois avec les plus gros écarts à la moyenne sur la planète :

avril-3

avril-2

99 % de chance que 2016 batte 2015…

P.S. inutile de lancer un “débat” sur le réchauffement climatique en commentaire (ils seront supprimés). Si vous n’êtes pas d’accord, c’est votre droit, mais la procédure correcte est alors de rédiger un papier scientifique, est de l’envoyer à Science pour publication svp. Signalez-nous quand il sera accepté, nous le reprendrons alors. Merci.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

76 réponses à Point sur le climat en graphiques

Commentaires recommandés

christophe Le 09 juin 2016 à 07h07

Un papier qui va à l’encontre de la doxa sur le réchauffement climatique anthropique ne sera jamais publié. C’est bien là le problème, il n’y a pas de place pour le débat. Très démocratique.

  1. Guillaume Besset Le 09 juin 2016 à 05h31
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    +15°C, cela commence à faire beaucoup !

    (rappel d’un fait : Environ 80% du pétrole extrait dans le monde est brûlé dans les transports…)
    Cela ne fait que rendre plus importante l’eau potable ! (l’or bleu’)


  2. Kolia Le 09 juin 2016 à 06h04
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    En fin de compte, un bon hiver nucléaire, et on n’en parle plus…
    Ok, je sors …


  3. Philippe30 Le 09 juin 2016 à 06h59
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    On nous aurait menti ????

    Pourquoi donc ?

    Attendons que les effets de l’augmentation des températures provoquent des désordres planétaires , humanitaires , climatiques etc ….

    Ca deviendra pas joli à voir , ce sera juste avant que l’on passe nous aussi à la casserole

    C’est comme l’histoire de la grenouille que l’on trempe dans l’eau que l’on fait chauffer ensuite , nous approchons du point d’ébullition…

    Philippe


  4. christophe Le 09 juin 2016 à 07h07
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    Un papier qui va à l’encontre de la doxa sur le réchauffement climatique anthropique ne sera jamais publié. C’est bien là le problème, il n’y a pas de place pour le débat. Très démocratique.


    • Crapaud Rouge Le 09 juin 2016 à 08h30
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      Je regrette aussi l’absence de débat, parce que j’aime bien débattre, mais l’évidence du réchauffement entraîne l’inanité de la contestation. Et puis, les arguments des contres commencent à être aussi connus que la “doxa”, et ils sont faibles. Que certains “signes” aillent contre la thèse du réchauffement n’implique pas que les “signes” contraires soient faux. Comme ces derniers sont largement majoritaires, la cause est entendue.


      • Crapaud Rouge Le 09 juin 2016 à 22h48
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        Argument typiquement “faible”. Tous les graphes présentés dans le billet confirment son existence, mais l’on parle de températures moyennes du globe : localement, les écarts à la moyenne de référence peuvent être positifs ou négatifs. Mais globalement, l’écart est positif, aussi négatif puisse-t-il être par endroits.


      • sg Le 10 juin 2016 à 01h09
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        Sur presque tous les sujets de recherche, vous trouverez des thèses et des antithèses. Donc bien sûr que vous trouverez quelques articles pour contredire l’hypothèse du réchauffement climatique ou de l’impact humain, comme pour absolument presque n’importe quel autre sujet.

        Mais c’est pas comme ça que la méthodologie scientifique fonctionne: un seul papier, un seul ouvrage ne vaut rien. Une théorie scientifique naît du faisceau de nombreuses recherches dont les conclusions convergent.

        Donc si 1% d’études vous suffit pour douter des 99%, vous n’avez juste pas besoin de citer d’articles: de toutes façons votre approche n’est ni méthodologique ni scientifique et ne se fonde que sur vos croyances. La méthodologie scientifique, c’est justement ce faisceau, ce consensus que vous décriez.

        Si vous acceptez la science, donc la méthodologie scientifique (puisque c’en est le fondement, et non pas les équations mathématiques…), soit vous acceptez les résultats de ce consensus, soit – et seulement si vous êtes compétents dans ce domaine – vous pouvez publier vos propres études pour tenter de contredire ce consensus.


      • J Le 10 juin 2016 à 14h25
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        Cette extension a aussi été interprétée comme une conséquence du début de diminution, constaté récemment, des glaciers antarctiques. Donc un effet indirect du réchauffement. Une eau non chargée en sel, donc gelant à température plus élevée (0°C comme chacun sait, mais c’est moins avec du sel), arrive massivement dans l’océan.


      • sissa Le 10 juin 2016 à 18h45
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        C’est bien tout le problème de cette qestion, certains croient connaître le sujet mais leur connaissance ne vient que de la lecture de quelques blogs.
        Ensuite, prétendre argumenter sur une question scientifique dans des commentaires de blog, cela n’a guère de sens. Quant aux citations, c’est juste un argument d’autorité mal placé.


    • sg Le 09 juin 2016 à 08h57
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      Christophe, vous démontrez une totale méconnaissance de la procédure de publication des recherches. Personne ou presque ne refusera une publication parce qu’elle va l’encontre de ses croyances: c’est la méthodologie et les données qui priment. Et si une revue scientifique refuse votre publication (ça arrive souvent à tous les chercheurs, pas que ceux qui publient des thèses innovantes…), il suffit alors de publier ailleurs. Et c’est pas les revues qui manquent. On peut même publier soi-même sur Arxiv et consorts.

      Donc s’il y a un consensus scientifique aussi important de l’ordre de 99% comme c’est le cas actuellement pour le changement climatique, ce n’est certainement pas à cause d’une “doxa” qui voudrait que les articles ne soient pas publiés. Regardez le nombre de controverses sur de nombreux sujets, les chercheurs n’ont aucun problème à débattre quand il y a sujet à débat. Ne confondez pas le journalisme et la recherche, ça n’a rien à voir du tout.


      • Eider Le 09 juin 2016 à 13h05
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        « Une nouvelle vérité scientifique ne triomphe pas en convainquant ses adversaires et en leur faisant voir la lumière, mais plutôt parce que ses opposants meurent et qu’ils sont remplacés par une nouvelle génération pour qui cette vérité est familière. »
        – Max Planck, physicien, 1858-1947


    • LanQou Le 09 juin 2016 à 09h33
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      C’est vrai. De même, résolument moderne, les crises refusera probablement la réouverture du débat sur la platitude ou la rotondité de la terre. Le débat créationnisme/darwinisme est tout aussi verrouillé.
      Ne parlons pas de la remise en cause de la gravité. L’aveuglement idéologique des scientifiques est confondante.


    • Kalmac Le 09 juin 2016 à 10h03
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      Christophe,

      je vous encourage à lire la série de ce blog consacrée au réchauffement climatique. Le rôle des médias dans cette affaire n’est pas d’imposer une doxa mais d’instiller le doute.

      Le débat a lieu au sein du monde scientifique et le doute est minime sur l’origine humaine du réchauffement climatique : http://www.les-crises.fr/climat-scientifiques-media-pop/

      Nos médias comme sur plein de sujets jouent leur rôle de chiens de garde.


    • Olivier Berruyer Le 09 juin 2016 à 10h06
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      Non, en effet, on ne “débat” pas sur des faits scientifiques sur des blogs. On débat entre pairs dans des revues scientifiques.

      Abonnez-vous à Science….


    • benoi31 Le 09 juin 2016 à 10h48
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      N’importe quoi !

      Au contraire, les scientifiques adorent la contradiction, et les plus grand journaux (comme Science ou Nature) rafolent des articles qui vont à l’encontre d’une doxa établie… (au risque de publier des choses fausses, ce qui est un autre problème) La plupart des grandes découvertes sont d’ailleurs basées sur la remise en cause d’un modèle qui n’était pas bon ou ne tenait pas en compte de toutes les composantes d’un systèmes : épigénétique vs génome humain (on n’est pas entièrement défini par la séquence de son génome), microbiote versus homme (l’homme est peuplé de microorganismes qui influent beaucoup sur son fonctionnement)…etc etc

      C’est juste que les éventuels papiers qui vont à l’encontre du réchauffement climatique sont des bouses sans nom (genre Vincent Courtillot et ses calculs basés sur le modèle d’une Terre sans albédo et plate)

      Mais par exemple, il existe des controverses sur l’influence du Soleil sur le climat (mais je vous rassure : son influence est négligeable comparé au CO2), et Nature a déjà publié des articles avec des résultats opposés.


      • benoi31 Le 09 juin 2016 à 11h24
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        Ils ne sont pas réduits au silence puisque les papiers qui parlent du soleil ont été publiés (dans Nature, qui est le top niveau revue scientifique)

        Et ils montrent également que dans le réchauffement actuel, l’influence de l’activité solaire est très réduite, voire négligeable (tout en tenant compte du fait qu’il est très difficile de mesurer l’activité solaire dans le passé, donc à moduler). Les changements d’orbite terrestres et d’inclinaison de la Terre (qui a un axe de rotation légèrement penché) font varier la température selon des cycles définis aujourd’hui, mais nous ne sommes justement pas dans un cycle de remontée des températures via ce phénomène, mais plutôt sur un maximum qui diminue

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Param%C3%A8tres_de_Milankovi%C4%87


    • casp Le 09 juin 2016 à 14h02
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      En même temps, on connais bien les arguments de climatosceptique.. Ils sont tellement pauvre en terme de cohérence scientifique, que c’est pas plus mal de ne pas avoir à en lire trop souvent.

      Les personne ne croyant pas au réchauffement anthropique, aurait sans doute du mal aussi à admettre comment s’est créer l’atmosphère sur terre si on leur expliquait… Quoi des être vivants de la planète terre aurait influencé l’atmosphère au point de créer celle que nous respirons aujourd’hui ?? Impossible voyons, la terre est immense, et les être vivant si petit… Alors les hommes ayant modifié complètement le biotope entier de la planète, et ayant brûler des millions d’année de carbone accumulé.. Voyons non cela ne peux pas avoir d’influence.

      Franchement, quand bien même la part anthropique du réchauffement serait inférieur à la part exogène ce dont je doute fortement, vu la catastrophe en cours et vu le peu de temps qu’il nous reste pour éviter l’emballement complet avec dégazage massif de méthane, quelques dizaines d’année à peine. Vous comprendrez qu’il n’est vraiment plus temps de discuter de la poule ou de l’œuf et qu’on doit agir avec nos moyens; Comme il est certain sans le moindre doute possible que le CO2 à un impact; nous devons supprimer nos émissions, et prier pour que cela suffise !


    • Louis Robert Le 09 juin 2016 à 15h01
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      @ christophe

      Pas de place pour le débat?

      +

      Un ouvrage excellent, révélateur, recommandé… dont il fut déjà question ici-même, si je me souviens bien.

      “Les Marchands de doute” — “Ou comment une poignée de scientifiques ont masqué la vérité sur des enjeux de société tels que le tabagisme et le réchauffement climatique”

      Auteur : Naomi Oreskes et Erik M. Conway
      Éditions Le Pommier
      Collection : Essais et documents
      ISBN/EAN : 978-2-7465-0567-4 / 9782746505674


    • Alex Hanin Le 09 juin 2016 à 15h34
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      Si des scientifiques disposaient d’arguments valides contre le RCA, vous pensez bien que l’une ou l’autre revue à comité de lecture s’empresserait de les publier. Il est bcp plus intéressant et rémunérateur de publier des idées révolutionnaires que de confirmer ce qu’on sait déjà.

      L’ennui, c’est que ces arguments valides n’existent pas. Au lieu de dénoncer la “doxa”, faites de la science et éblouissez-nous.


  5. Dany Le 09 juin 2016 à 07h34
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    Dans le tableau : ” Anomalies des températures dans l’hémisphère nord “, je suis étonnée des résultats pour l’été et l’automne 1976 qui ne sont pas très éloignées de la moyenne.
    Pourtant je me souviens que cette année, il avait fait très chaud sur une longue période, les pelouses étaient même complètement brûlées, la consommation d’eau strictement limitée et certaines régions étaient ravitaillée en eau par des camions-citernes.
    Ceci concerne la Belgique, mais je crois me rappeler que la situation était la même en France, Allemagne et Angleterre.
    La situation était peut-être très différente dans d’autres régions de l’hémisphère nord, ce qui contre-ballancerait les résultats. Ça je ne m’en rappelle pas.


    • mimi36 Le 09 juin 2016 à 08h44
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      C’est tout le problême de la perception de la température, 1976 très sec mais sans doute pas aussi chaud que nous l’avons ressenti. Idem température d’hiver nous faisons plus facilement la différence entre 25 et 30 degrés que entre 10et 5 degrés, d’un coté nous avons plus chaud de l’autre nous avons moins froid, c’est idiot mais percevoir du moins froid c’est pas du chaud….!!!!j’arrête là ça devient du Coluche!!!!


    • sissa Le 09 juin 2016 à 15h18
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      Ne pas confondre évènement local dans le temps et dans l’espace (la sécheresse de l’été 1976 en France) et tendance globale (l’année 1976 dans le monde)


  6. J Le 09 juin 2016 à 08h16
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    Il ne devrait pas y avoir, et pourtant il y a, deux convergences antagonistes :
    – les tenants de l’ultra-libéralisme, bien souvent, nient farouchement le réchauffement climatique (et plus globalement la déstabilisation du climat, ce n’est pas qu’une question de température) ou refusent d’y voir une influence “anthropique” ou disent qu’on n’y peut rien…
    – les opposés à l’un sont aussi bien souvent ceux qui affirment l’autre (autant dire que c’est mon cas)…
    Mais que peut-on attendre d’un monde où la vérité et la science deviennent si facilement otage des idéologies (même si, pour le moment, il y en a pour tous les gouts) ?


  7. benoi31 Le 09 juin 2016 à 10h56
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    Vincent courtillot, ce super scientifique qui review lui même ses papiers et base ses calculs sur une Terre plate sans albédo…

    “Vincent Courtillot ainsi que deux autres membres de l’IPGP, Claude Jaupart et Paul Tapponnier, sont accusés de manque d’éthique scientifique pour avoir supervisé, en tant qu’éditeurs, la publication de dizaines de travaux issus de leur propre institut dans la revue scientifique Earth and Planetary Science Letters (EPSL), affaire révélée en 2008 par les journaux Le Monde12 et Libération13. Cette situation de conflit d’intérêts aurait dû, selon Friso Veenstra, directeur de publication au journal, les faire renoncer à assurer la supervision de ces soumissions. ”

    “Au chapitre des conflits d’intérêts, il faut préciser que les entreprises Total et Schlumberger, dont le cœur de métier est les énergies fossiles et qui sont mises en cause dans le cadre de la question du changement climatique, apportent leur soutien à l’IPGP pour son programme de recherche sur la séquestration du CO2”

    Trouvez moi un article scientifique remettant en cause le réchauffement climatique ou son origine humaine publié dans une revue scientifique avec un impact factor supérieur à 10… Oh, wait, il n’y en a pas !


    • benoi31 Le 09 juin 2016 à 20h55
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      J’ai déjà vu cette vidéo et c’est justement une suite d’argumentaires falacieux répétés les uns après les autres… Ce ne sont que des des mélanges entre relations de corrélations et de causalités fausses.

      L’exemple typique c’est le retard du CO2 par rapport aux températures : ce n’est pas parceque l’augmentation des températures cause l’augmentation de CO2 que l’augmentation de CO2 ne cause pas d’élévation des températures.

      “augmentation de température -> augmentation de CO2” n’implique pas que “augmentation de CO2 -> augmentation de température” est fausse.

      C’est de la logique de base, mais il arrive à induire en erreur son auditoire en détaillant pas mal de méthodes et d’hypothèses. Comme quand il parle des paramètres de Milankovic en oubliant de détailler qu’on est justement sur une période de baisse des températures au niveau des cycles (tiens donc…)
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Param%C3%A8tres_de_Milankovi%C4%87


  8. benoi31 Le 09 juin 2016 à 11h21
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    En fait, nous avons des mesures précises sur des périodes beaucoup plus longues, notamment la mesure du ratio des isotopes 18O/16O : il y a une relation entre la quantité d’isotope lourd dans les précipitations et la température (relation déterminée par mesure à notre époque) On peut donc mesurer ce ratio dans les calottes glaciaires (ainsi que la quantité de CO2 présent dans les bulles d’air) nous permet d’avoir une idée précise de la température sur 400 000 ans. On peut remonter plus loin en utilisant les atomes d’oxygènes contenus dans le calcaire qui composent la coque des foraminifères (moins précis car on date par rapport à l’âge de la couche géologique où on l’a trouvé)
    Plus d’infos : http://planet-terre.ens-lyon.fr/article/temperature-des-glaces.xml

    Les mesures sont donc faites au même moment (aujourd’hui) et on compare des choses tout à fait comparables


  9. PatrcikC Le 09 juin 2016 à 12h02
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    La finesse de l’unité de mesure de la circonférence terrestre n’a finalement qu’assez peu impacté la perception globale que nous avons de sa forme : c’est une boule. De même les performances des satellites ont, me semble-t-il, assez peu modifié les constats de tendances climatiques depuis les années 70 (mon échelle d’observation, en fait) ?


  10. benoi31 Le 09 juin 2016 à 12h14
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    Disons qu’il est parfois irritant pour les scientifiques de voir leur travail dénigré par des gens qui emploient des argumentaires falacieux et faussés, d’autant plus quand on parle des faits scientifiques prouvés maintes et maintes fois… (un peu à la manière des gens qui réfutent l’évolution…)

    De mon coté, je trouve que la meilleure réponse se fait via l’éducation et je pense qu’il faut mieux essayer de répondre à chacune des interrogations qu’on peut se poser, légitimes ou pas. Et effectivement, l’agressivité ne résoud rien dans ces cas là.

    Le problème c’est la farouche idéologie à laquelle il faut faire face quand on s’adresse à des climatosceptiques, de la même manière que les créationistes. Il n’y a pas de discussion scientifique possible face à quelqu’un qui refuse tout dialogue, qui pense que la terre a été crée il y a 2000 ans et qui monte des expéditions pour aller chercher un dinosaure vivant (véridique : http://www.icr.org/article/search-congo-dinosaur/)


    • benoi31 Le 09 juin 2016 à 12h27
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      Je n’ai pas dit que ce n’étaient pas des scientifiques, j’ai dit qu’ils utilisaient des argumentaires falacieux et faussés.

      C’est encore plus pervers car il est facile de distiller le doute en tant que scientifique avec un oratoire qui n’est pas familier des normes scientifiques (présence de contrôles négatifs et positifs, analyse des données et des modèles en profondeur, différence corrélation / causalité…)

      Il y a aussi des scientifiques de renom qui sont devenus créationistes, ce n’est pas pour autant qu’on accorde crédit à leur raisonnement.

      Les seuls choses qui ont valeur de connaissance en science sont les articles revus par les pairs parus dans des journaux scientifiques (avec plus de “significance” (désolé pour l’anglicisme) pour les articles parus dans les journaux à impact factor élevé)


  11. Eider Le 09 juin 2016 à 12h22
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    Malheureusement je n’ai plus les références en tête mais si je me souviens bien, aux Etats-Unis, une “mauvaise herbe”, de l’amarante, a déjà bénéficié d’un transfert de résistance au glyphosate (Roundup) et l’agriculture industrielle ne sait plus comment s’en débarraser…


  12. Josh Le 09 juin 2016 à 13h06
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    > Je vois pas ce qu”il y a d’alarmant dans la hausse des températures.

    La hausse des temperatures est extremement alarmante pour un nombre colossal de personnes qui vivent dans les zones les plus chaudes (cf. l’article du l’Inde) et qui risquent tout simplement de mourir de faim et de soif. Un autre probleme est la montee du niveau des oceans, vu qu’une fraction non-negligeable de la population humaine vit pres du niveau (actuel) de la mer. Meme dans des scenarios medians, des villes comme Londre ou Paris seraient rasees de la carte sans intervention humaine. De ce point de vue, le probleme n’est pas tant la temperature haute, que l’accroissement de la temperature pour une civilisation qui s’est construite sur des temperatures plus basses. Donc, oui, la hausse actuelle des temperatures est extremement inquietante, si toutefois on s’inquiete des humains.


  13. matamaure Le 09 juin 2016 à 13h29
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    Face à un phénomène de cette évidence graphique on doit penser :
    – à une causalité externe : activité solaire ou activités humaines ?
    ou
    – à une question méthodologique : mesure-t-on les mêmes choses avec les mêmes outils ?


    • sissa Le 09 juin 2016 à 16h09
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      Pour ce qui est de la méthodologie, depuis qu’une contre-étude financée par les climatos(c)eptiques Koch (deux frères a confirmé les courbes d’anomalie de températures pubiées par les climato-s(c)eptiques

      Quant à la causalité, l’activité solaire semble être écartée: http://www.skepticalscience.com/solar-activity-sunspots-global-warming.htm


    • TZYACK Le 09 juin 2016 à 21h17
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      D’après les égalités des lois de Mariotte et de Gay-Lussac, si les températures augmentent, les pressions et/ou les volumes augmentent. Cet équilibre thermo-dynamique se traduit en réalité par plus de chaleur dans l’atmosphère = plus d’évaporation d’eau = plus de pluies et moins de chaleur localement.
      Le système atmosphérique planétaire global tend naturellement à équilibrer ces paramètres, mais au prix d’anomalies locales cataclysmiques de plus en plus prononcées.


      • sissa Le 10 juin 2016 à 18h48
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        C’est un peu plus compliqué que cela la physique de l’atmosphère (c’est d’ailleurs pour cela que les gars font tourner des modèles sur des ordinateurs pour pouvoir le simuler)


  14. casp Le 09 juin 2016 à 14h15
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    Le souci, c’est que jamais dans l’histoire un changement n’a eu lieu avec un tel rythme.
    Tout comme jamais dans l’histoire on a vu une disparition de la biodiversité à un tel rythme.
    On est en train de vivre une extinction de masse en quelques dizaines d’année là ou cela en à pris des dizaines de milliers dans le passé.

    La conséquence au niveau du climat va être d’atteindre très vite le seuil ou l’emballement à lieue. Le moment ou les dégazage naturel vont s’auto-entrainer. A ce moment on ne pourra plus rien contrôler. Il n’est donc pas raisonnable d’attendre 20 ans pour agir.

    Les conséquences d’un changement aussi rapide sont très difficile à prévoir.
    Ce dont je suis certain c’est que notre civilisation n’y survivra pas. Mais dans le pire des cas on peux même craindre un effet vénus, et la fin de la vie sur terre; le pire des scénarios.
    On peut je pense quand même espérer que cela n’ira pas jusque là et que les bactérie et d’autre forme résistante de vie (voir l’homme car il est malgré tout assez adaptif) pourront survivre et recommencer pour un cycle.
    Ce changement aura pour conséquence certaine d’éradiquer notre civilisation ce qui est déjà regrettable; mais le pire, c’est que la perte de biodiversité aura aussi pour conséquence de mettre même en danger la survie de la vie sur terre.

    Bref il est urgent d’agir, même si seul notre néo-cortex est sollicité par le danger, alors qu enotre reptilien ne vois rien venir ^^..


  15. sissa Le 09 juin 2016 à 14h46
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    Sérieux, il ne faut pas chercher longtemps pour trouver le lien entre divers mouvements climatos(c)eptiques et des think tanks ultralibéraux: http://www.ucsusa.org/global_warming/solutions/fight-misinformation/global-warming-skeptic.html


  16. sissa Le 09 juin 2016 à 14h53
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    Argument n°1 de la liste!
    http://www.skepticalscience.com/argument.php

    Il faut comparer des échelles de temps comparable. Que la température aient été plus élevée il y a 100 millions d’années est véritablement peu pertinent pour ce qui concerne une évolution sur les décennies et siècles à venir. Le problème fondamental est que l’évolution biologique ne se fait pas à un rythme qui permettra d’encaisser le choc.

    Et puis, au risque d’enfoncer une porte ouverte, le problème ce n’est pas la terre, c’est nous.

    J’habite une ville qui a été très largement sinitrée lors des dernières inondations, et il est clair que les changements climatiques sont un sujet de préoccupation.


  17. Alex Hanin Le 09 juin 2016 à 14h54
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    @Christophe

    Pour info, le site que vous mentionnez nous annonçait il y a peu un refroidissement imminent, voire déjà en cours. Et bien entendu la litanie de bêtises qui foisonnent sur Internet : pas de réchauffement depuis 1998, c’est la faute aux océans/aux ondes cosmiques/au magnétisme/aux volcans/etc. (biffer les mentions inutiles), Mars se réchauffe aussi…

    Un peu d’esprit critique ne ferait pas de tort.


  18. casp Le 09 juin 2016 à 15h46
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    Ne voyez vous pas la différence qu’il y a entre une hausse de plusieurs degré en un siècle et une hausse de plusieurs degrés en plusieurs dizaine de milliers d’année ?

    je ne pense pas que cela soit comparable; Les changement que la terre à subit dans le passé et qui sont sur un temps géologique, laisse le temps à beaucoup d’adaptation, aussi bien physique que biologique.

    ici on parle d’un changement bruptal, dans un contexte de très forte perte de biodiversité. Les conséquence d’un tel changement sont plus hasardeuse.


  19. J Le 09 juin 2016 à 15h50
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    Après, crier haro sur les lobbies, c’est bien, mais il n’y a pas qu’eux. Il faudrait penser dès à présent à réduire drastiquement, entre autres, l’usage de voitures individuelles, les voyages en avion, etc. etc. A moins qu’une crise mondiale vraiment conséquente s’en charge (alors il faut s’attendre à une famine mondiale gravissime).


  20. sissa Le 09 juin 2016 à 16h16
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    Depuis des années, l’un des arguments préférés des climatos(c)eptiques étaient “le réchauffement climatique s’est arrêté en 1998”, année exceptionnellement chaude.

    On est parti pour sans doute 10-15 ans de “le réchauffement climatique s’est arrêté en 2016″….


  21. Andrae Le 09 juin 2016 à 16h28
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    Une des conseilleres fédérales Suisse est allé à New York pour signer l’accord conclu après le COP pour limiter le réchauffement maximum à 2C.

    Problème: le rechauffement en Suisse est déjà au-dessus (entre 2.1 et 2.2, et ceci en comparaison / base 1961 – 1990 – page officielle indisponible! hmm…) alors voir p. ex.

    http://www.meteosuisse.admin.ch/home/actualite/meteosuisse-blog.subpage.html/fr/data/blogs/2015/12/le-climat-mondial-en-route-vers-un-record–egalem.html

    Signe-t-elle un promesse rétroactive non-tenue? Pas légal il me semble.

    Le premier graphique … Selon moi, ce qu’on voit là, la montée en 1940, a une cause principale – la deuxième guerre mondiale. Pq la guerre n’est elle jamais mentionnée comme activité humaine qui…? On nous parle du charbon, des transports, du méthane .. pas de la guerre!


  22. Alex Hanin Le 09 juin 2016 à 16h40
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    Le plus drôle, c’est que même si les “climatosceptiques” réussissaient à présenter une théorie alternative sans faire s’esclaffer la planète entière (je ris encore des fameuses ondes cosmiques), ils devraient ensuite expliquer pourquoi l’accumulation du gaz à effet de serre aux propriétés parfaitement connues qu’est le CO2 ne renforce pas ledit effet de serre.

    Plus simple d’affirmer que le Grand Complot les empêche de publier leurs brillantes idées, évidemment. Ce qui est cosmique ici, c’est la bêtise et la crédulité.


  23. Alex Hanin Le 09 juin 2016 à 17h18
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    La réponse à ce genre de “témoignages” est assez simple.

    Sur les 10 ou 20 dernières années, les articles ouvertement sceptiques publiés dans la littérature scientifique mondiale représentent une fraction de pour cent.

    Virtuellement toutes les organisations scientifiques de la planète défendent la théorie du RCA.

    Je pourrais fournir une quantité astronomique des liens vers des articles/vidéos niant l’évolution ou affirmant que les extraterrestres sont parmi nous, p. ex., en vous demandant de les démonter pour me prouver qu’ils ont tort. Le feriez-vous ?

    Si ces gens sont en mesure de réfuter le RCA, qu’ils publient leurs arguments dans l’une des très nombreuses revues à comité de lecture de la planète, ce n’est pas ça qui manque. Je suis sûr qu’elles seront nombreuses à vouloir publier ce qui serait probablement LE scoop scientifique de ces dernières décennies.

    La science n’a pas de temps à perdre avec les innombrables illuminés du Net.


  24. loki Le 09 juin 2016 à 20h33
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    Il y a un excellent n° 20 de science étonnante sur le réchauffement climatique : https://www.youtube.com/watch?v=R6eywXdssMw
    cela permet de gagner un epu de temps sur les conjectures superflues.

    Quant aux conséquences j’aimerais pouvoir m’en faire une idée précise mais c’est totalement hors de portée pour un cerveau humain standard qui n’imagine pas son degré d’ignorance.


  25. sam Le 09 juin 2016 à 21h06
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    Qui se souvient de Jacques Benveniste et la mémoire de l’eau.
    Pendant 20 ans, gare à celui qui osait s’en approcher ou qui osait le défendre un temps soit peu.
    Mais 20 ans plus tard, un scientifique difficilement contestable de part ses compétences et son sérieux a repris le flambeau de Benveniste, il s’agit de Luc Montagnier.
    Ainsi 30 ans après, il va falloir reconsidérer la parole de Benveniste.
    Voyez ce reportage sur la reprise des travaux par Montagnier. Aussi édifiant que passionnant.

    http://bit.ly/22Wb2FN

    Alors à la lumière de cette “affaire mediatico-politico-scientifique” je vous laisse réfléchir au cas du réchauffement climatique.
    Et pour apporter un peu d’eau au moulin de la réflexion, voici une conférence d’un prix Nobel (Ivar Giaever). Sur la méthode de mesure de température de la planète après et avant 1980 avec ou sans océans. C’est tout de même troublant. Il y a aussi la répartition des points de contrôle ainsi que leur multiplication au fil des années.

    http://bit.ly/1WGRhSH


    • sg Le 10 juin 2016 à 01h29
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      Et le principe de précaution? Entre deux hypothèses présentant un risque différent, le principe de précaution veut qu’on pare à la pire. C’est marrant qu’en ce qui concerne le climat, les gens agissent de la façon opposée…

      Clairement, l’analogie entre le “débat” sur le climat et la controverse scientifique à propos des travaux sur la mémoire de l’eau n’ont rien à voir: dans un cas, il y a un risque important concernant la survie de l’espèce humaine, dans l’autre cas ça peut apporter de nouveaux débouchés dans la conception de médicaments au mieux, et au pire ça ne change rien…

      Ça demande plus de réflexion que de se baser sur quelques avis qui contredisent une théorie scientifique (donc confirmée par la grande majorité des études scientifiques), non?


    • benoi31 Le 10 juin 2016 à 07h49
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      Justement, Luc Montagnier est l’exemple typique : un grand scientifique, qui veut rester dans la lumière des projecteurs et joue un peu “l’avocat du diable”… Je pense que pas mal de scientifiques contre le réchauffement climatique ont eu cette démarche…

      Le papier de Benveniste présente des résultats non reproductibles (Nature avait envoyé une équipe d’experts – avec un prestidigitateur notamment – pour répéter les résultats, et ils n’avaient pas été répétables, ce qui est l’essence même de la science)

      Luc Montagnier n’a pas publié un seul article sérieux sur la mémoire de l’eau depuis qu’il s’y est intéressé ! Il a même publié un article où il prétend réaliser des PCR sans template…. (le tout sans publier la méthodologie exacte, ni les données brutes, donc non reproductible par quelqu’un d’autre, contraire aux principes de la science…)

      C’est l’exemple parfait du : ce n’est pas parcequ’un grand scientifique s’y intéresse que c’est vrai.

      Il y a par ailleurs de grands scientifiques qui sont devenus créationistes, ce n’est pas pour autant qu’on accorde de la valeur à leur théorie : seuls comptent les articles publiés dans les revues scientifiques revus par les pairs


    • jubaka Le 10 juin 2016 à 08h42
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      En dehors de conférences (payés par qui?) Giaever a-t-il fait des recherches et publiées les résultats dans des revues scientifiques?
      J’ai lu un article sur une conférence de Giaever il ne remet pas formellement en cause le RCA (scientifiquement difficile à tenir) mais estime que ce n’est pas grave, qu’il y a des choses bien plus grave, que le CO2 est bon pour l’agriculture… En gros oui le RCA est vrai mais continuez à acheter des 4×4 à 25l aux 100km c’est bon pour l’agriculture…

      Il est à noter que la plupart des climatosceptiques ne sont soit pas scientifiques soit scientifiques dans un autre domaine (Giaever, Allègre …).

      Et souvent il faut chercher leur source de revenu pour comprendre (http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/02/23/un-climatosceptique-de-renom-demasque_4581570_3244.html).


    • sissa Le 10 juin 2016 à 19h10
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      La mémoire de l’eau n’est toujours pas plus considérée par la communauté scientifique et les prises de positions de Montagnier (comme celles qu’il a prises sur l’autisme) sont vues comme les errements d’un chercheur vieillissant.

      Ce que dit Ivar Giaev prouve que ce gars(pas non plus de la première fraicheur) ne connaît pas le sujet:http://www.skepticalscience.com/ivar-giaever-nobel-physicist-climate-pseudoscientist.html
      (Le gars explique qu’il s’est fait une idée en un jour sur la question en fouillant sur internet!!)

      Quant un jeune chercheur conteste les théories des plus anciens, c’est peut-être un type en avance sur son temps( mais peut être aussi un hurluberlu) . Quant un chercheur âgé conteste les théories admises apr les plus jeunes, c’est comment dirait-on…


  26. Crapaud Rouge Le 09 juin 2016 à 23h20
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    @CMz : j’ai lu quelques passages du très long article cité. L’auteur se livre à deux contestations qu’il mélange allègrement : d’abord l’importance qu’il convient d’accorder au réchauffement (“à la sauce CO2”), c’est-à-dire que, pour lui, les vrais problèmes sont ailleurs. Son point de vue se défend, rien à dire. Mais il conteste aussi la cause première du réchauffement par le CO2, et là, il est si mauvais que son point de vue ne mérite même pas d’être réfuté.


  27. RGT Le 10 juin 2016 à 00h34
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    Je me souviens que dans ma jeunesse (habitant à Grenoble) qu’à la fin des années 60 et au tout début des années 70 je pouvais faire du ski de fin octobre à fin avril…
    Les stations de ski étaient en plein boom car il y avait beaucoup de neige et pendant longtemps.
    À partir de 1973/1974, la neige s’est “évaporée” et la saison de ski s’est réduite comme une peau de chagrin. Les vacances de la Toussaint et les vacances de Pâques ont été premières à être “sacrifiées”, puis l’enneigement a rapidement décliné dès le milieu des années 70, avec les stations de moyenne montagne qui n’ouvraient plus qu’entre Noël et Février, les stations les plus basses qui fermaient…

    Ensuite il y a eu la fameuse “canicule” de 1976… Aujourd’hui, cette “canicule” passerait pour un été “frisquet”.

    Ce commentaire est basé sur des faits SUBJECTIFS vécus.
    Dans les années 70, je me posais des questions mais comme personne n’en parlait à l’époque je passais pour un “emmerdeur”.


  28. Merle Le 10 juin 2016 à 01h05
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    Je pense que +15°C en avril et en février… On peut commencer à parler d’une sélection naturelle qui vient désormais nous purger pour laisser place à la suite. Bon bah les mecs, c’était sympa. J’ai bien peur qu’on soit un déchet de l’évolution et que le camion des éboueurs arrive au bout de la rue.

    Ce qui est marrant, c’est que les gens ne comprennent pas que même si nous divisions par 10 nos émissions de carbone maintenant, cela ne suffirait pas. Le co2 émis reste, et est lentement absorbé. Il ne suffira pas d’arrêter d’en produire.

    Dans le meilleur des cas, la situation serait juste stabilisée à ce niveau de température: soit deja une catastrophe.


  29. Sébastien Le 10 juin 2016 à 08h44
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    Comment se fait il que le réchauffement s’accélère depuis 40 ans alors que toutes les courbes nous montre que la croissance ralentit partout?
    Vous allez me répondre: pays émergents. Certes, il sont des milliards de plus.
    Alors comment seulement quelques centaines de millions d’Occidentaux ont ils pu le provoquer à eux seuls, et comment se fait-il que le phénomène s’interrompe en plein milieu des Trente Glorieuses?
    J’attends impatiemment vos réponses.


    • Olivier Berruyer Le 10 juin 2016 à 11h22
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      simple : la consommation de pétrole ralentit à peine sa croissance elle… il n’y a que ça qui compte, pas la comptabilité fantaisiste des PIB


    • sissa Le 10 juin 2016 à 20h05
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      ll faut bien comprendre que l’accroissement de la concentration en CO2 est un effet cumulatif, autrement dur ce n’est pas la derivée de la consommation qui compte mais son intégrale.


  30. Alter Le 10 juin 2016 à 14h19
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    L’inertie du système est telle que cela sent le sapin.
    Ce qui est impressionnant, c’est la rapidité du réchauffement climatique. Tellement rapide que les climato sceptiques ne se sont pas encore habitués à la réalité brute et anxiogène.

    J’ai abordé l’écologie par le CO2, en lisant les premiers rapports du GIEC, déjà édifiant. la source du CO2 est le fossile (pétrole, gaz et charbon). La source qui brule l’énergie est l’Humanité (le “modèle” occidental, sa suprématie, son empire).
    Le caractère anthropique du RC n’est même pas à débattre. On en est plus la hélas.

    Ne pas s’étonner si je suis devenu anticapitaliste, anti OTAN, anti consumériste, que j’ai créé une AMAP en 2007, qui j’ai voté NON en 2005 au TCE, que je manifeste contre les gaz de schistes et que j’étudie au peigne fin les programmes politiques qui enfin présenteraient une transition énergétique digne de ce nom.

    Mais tout le monde s’en fout. [modéré]
    Pendant ce temps la, l’Allemagne a pratiquement finie sa transition énergétique (en sortant aussi du nucléaire), et éteins ses premières centrales charbons. Vive le pragmatisme allemand.


    • UltraLucide Le 10 juin 2016 à 19h26
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      On ne parle que du CO2, on est contre le nucléaire, c’est très “militant” et dans l’air du Temps.
      C’est oublier que les mines de lignite allemandes bouffent les campagnes de l’Est à vitesse V majuscule et font grimper les émissions de CO2 de Pologne et d’Allemagne vers des sommets. C’est oublier l’imposture de nos écologistes politiques qui chaque hiver accusent les voitures du smog qui recouvre Paris par vent de nord-est.
      Il n’y a pas de solution miracle à notre soif d’énergie, sauf à bien vouloir considérer que toutes les énergies fossile ou pas doivent être employées en même temps, en proportions diverses suivant les ressources, le climat local et la géographie de chaque pays.
      Le dogmatisme en cette matière ne peut que signer notre impuissance à évoluer et s’adapter.
      Par ailleurs, le cas des océans et de leurs courants me parait plus important que celui de l’atmosphère, et , fort curieusement, ils ont été les grands absents des débats de la Cop21.
      Je suis très étonné que personne n’ai relevé la récurrence croissante des précipitations venues de Méditerranée et remontant le couloir Rhodanien, alors que le Mistral semble être en voie de disparition.
      Le réchauffement n’est pas la cause mais le signe d’un dérèglement général du climat qui va vers une déstabilisation croissante. Le thermomètre de la machine thermique Terre qui est en train de se dérègler.


    • sissa Le 10 juin 2016 à 20h19
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      L’Allemagne n’est pas encore sortie du nucléaire et encore moins du charbon(dont la production s’accroit) et des fossiles. En fait c’est simplement impossible de faire les deux .

      Si on veut bien regarder les données, il n’y a aucune raison de de ne pas sortir en priorité du charbon avant de sortir du nucléaire. La pollution atmosphérique tue bien plus chaque année que le nombre total de morts attribué à Tchernobyl: http://www.huffingtonpost.fr/2013/04/04/nucleaire-empeche-mort-1-84-million-personnes-climatologues_n_3007198.html

      L’urgence aujourd’hui, c’est de sortir du fossile.


  31. GGlosmanificos Le 11 juin 2016 à 01h23
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    juste un truc, quand on voit l’énormité du réchauffement ( surtout mis en graphique, un bon dessin vaut mieux…) , et qu’en face on voit a quel point ça CHIPOTE sur la réalité même du réchauffement ( et je vous passe le blabla sur les CAUSES) et bè je me dit que c’est pas demain la veille qu’on verra le début du bout de la queue d’un commencement de changement de notre façon d’être … On est VRAIMENT mal barré , je crains que tout cela finisse très très mal. Quand on voit comment ça peut vite tourner vinaigre avec un pOvre truc comme la loi El Komry ( une réforme du code du travail pondue par un gouvernement socialo, tu imagines l’ampleur sauvage du truc ) je pense qu’on a raté le début, mais avec un peu de chance on ratera pas la fin.
    Du monde.


  32. Iskander Zakhar Le 11 juin 2016 à 08h32
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    Bonjour
    Puis je poser une question stupide ? Si nous prenons toutes ces études pour exactes et qu’effectivement le climat se réchauffe, quel est alors le plan d’action que nous devons mettre en œuvre ? Je veux dire, à notre niveau individuel ? Si on considère qu’internet polue autant que l’aviation civile, faut-il stopper Internet ? Doit-on mettre notre voiture au garage ? Je veux dire : quels sont nos leviers d’actions ? Et ne me parlez pas de voter… Merci de votre attention.


    • Homère d'Allore Le 11 juin 2016 à 12h38
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      • J Le 12 juin 2016 à 08h22
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        Commencer peut-être par ce qui est le moins nécessaire, loisirs, tourisme. Et une pression sur les plus riches. Un bateau de 100m pour le plaisir d’une personne, est-ce raisonnable ? Et un jet (avion à réaction) privé ? Yann Arthus-Bertrand a renoncé à un hélicoptère dont il avait pourtant fait un brillant usage. Après, ça n’empêche pas de réfléchir pour soi-même.

        Mais peut-être qu’il faut AUSSI, en amont, viser une société où la répartition des tâches respecterait mieux l’équilibre nécessaire entre principe de solidarité et principe de compétition. Ce n’est pas un hasard si ce sont surtout des inconditionnels du tout-libéralisme qui se mettent en travers des mesures pour le climat.


    • Eider Le 11 juin 2016 à 13h34
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      On pleure sur le réchauffement, combien ont vendu leur voiture, ont jeté modem et leur télé, arrêté d’aller en vacances à l’autre bout du monde, sont devenus végétariens,..
      “Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes” – Bossuet


  33. Homère d'Allore Le 11 juin 2016 à 12h31
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    Lorsque je défends le blog d’Olivier contre ceux qui me disent que c’est un “crypto-XXXX” aligné sur Donald Trump, je prends toujours l’exemple de la position nette et claire du blog sur le réchauffement climatique.

    Réchauffement nié par Trump.

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/09/25/97001-20150925FILWWW00038-rechauffement-climatique-trump-n-y-croit-pas.php


    • Olivier Berruyer Le 11 juin 2016 à 13h37
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      Vous devriez alors apprécier la série de la semaine prochaine… 🙂

      (quand je pense que j’affiche ““Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots.” [Martin Luther-King]” sur la homepage, que j’appelle à des référendums réguliers etc. On est en plein Orwell.)


      • Homère d'Allore Le 11 juin 2016 à 16h22
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        Je suis, bien entendu, le premier surpris de cette accusation qui vous est faite. Et défend votre travail avec véhémence.

        Mais je crois que c’est une dernière ligne de défense de vos détracteurs. Je crois que le phénomène Trump les inquiète beaucoup et comme ils ont pu trouver une certaine mansuétude à son égard dans certains billets, ils se précipitent dessus pour vous y associer, trop contents de vous mettre dans une case.

        Toujours sur Trump et le “crypto-fascisme”, leur discours pourrait ressembler à celui de l’article de Robert Kagan dans le Washington Post.

        https://www.washingtonpost.com/opinions/this-is-how-fascism-comes-to-america/2016/05/17/c4e32c58-1c47-11e6-8c7b-6931e66333e7_story.html

        Bien que mes amis critiques à votre égard ne soient pas des néo-cons (ni des cons tout court) ils se retrouvent alignés sur la position de ce sinistre personnage.
        Et comme Trump est quand-même assez critiquable sur de nombreux points, ils en profitent pour tirer cette “dernière ligne de défense”


        • Olivier Berruyer Le 11 juin 2016 à 18h42
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          “trouver une certaine mansuétude à son égard”

          Rassurez-moi, je sont bien des gens qui soutiennent à fond la femme qui a entrainé des centaines de morts puis l’implantation de Daech en Libye ?


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