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24.septembre.201824.9.2018 // Les Crises

Sergei Skripal aurait travaillé avec les services secrets espagnols

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Source : The New York Times, Michael Schwirtz & Jose Bautista, 06-09-2018

Vidéo de surveillance de l’ancien espion russe Sergei Skripal dans une supérette au cours du mois précédent son empoisonnement à Salibury, Angleterre. Crédit : Creditvia Agence France Presse – Getty Images

Il semble que Sergei V. Skripal, l’ancien espion russe empoisonné en Angleterre au moyen d’un puissant agent neurotoxique, ait travaillé au cours des dernières années avec des agents du renseignement en Espagne, un pays bloqué dans une bataille rangée avec les groupes membres du crime organisé russe, certains de ceux-ci étant en lien avec le gouvernement russe.

Le récit des activités de M. Skripal en Espagne, fourni par un haut fonctionnaire espagnol et un auteur qui suit les activités de l’appareil se sécurité espagnol, apporte de nouveaux détails à une enquête aui a enflammé les relations entre la Russie et l’Ouest.

Selon certains représentants européens, plutôt que de simplement vivre une vie tranquille de retraité, M. Skripal, ancien agent des services de renseignement militaire russe, a continué à fournir des informations à des espions situés en République Tchèque et en Estonie. A présent, il semble qu’il ait également été actif en Espagne.

Cette révélation ajoute encore une frappante similarité entre l’affaire concernant M. Skripal et celle qui concernait l’ancien agent opérationnel du renseignement russe Alexander Litvinenko, décédé à Londres en 2006 après avoir été empoisonné par un isotope radioactif, le polonium 210. Les autorités espagnoles ont reconnu avoir engagé M. Litvinenko dans une campagne de lutte contre les grandes figures du crime organisé russe en Espagne.

M. Skripal a une longue histoire avec l’Espagne. En tant que colonel dans une agence de renseignement militaire russe plus largement connue sous l’appellation GRU [direction générale du renseignement], il a été en poste à Madrid au milieu des années 1990 où il a travaillé sous couverture comme attaché militaire à l’ambassade russe.

D’après des notes des tribunaux russes, c’est là qu’il aurait été recruté comme agent double par les services de renseignement britanniques. Ceci aurait déclenché une large suite d’événements : son arrestation en 2004 en Russie, sa libération lors d’un échange d’espions avec les États-Unis en 2010 et sa réinstallation en Angleterre cette même année.

Mais au cours des dernières années, M. Skripal est retourné en Espagne pour assister à plusieurs réunions avec des agents de son service de renseignement, le CNI [Centro Nacional de Inteligencia], même si le contenu et le timing précis de ces réunions sont secrètes, selon le fonctionnaire et auteur espagnol Fernando Rueda.

« Il a continué à venir en Espagne », a indiqué M. Rueda, faisant référence à des conversations avec des agents du renseignement espagnol.

En mars dernier, M. Skripal et sa fille Yulia ont été empoisonnés dans leur maison en Angleterre par une souche rare et mortelle d’un agent neurotoxique sous le nom de Novichok. Ils en sont presque morts.

L’Angleterre a accusé la Russie d’avoir empoisonné M. Skripal et mercredi, elle a annoncé les premières mises en examen dans cette affaire en identifiant deux agents du renseignement rattachés au GRU. Au cours de leur enquête, les enquêteurs britanniques ont diffusé des images de caméra de surveillance montrant les 2 agents russes se rendant sur la scène de crime puis de retour à Moscou.

Jeudi, les dirigeants américains, français, allemands ainsi que ceux d’autres pays ont publié un communiqué dans lequel ils expriment leur « entière confiance » dans l’estimation britannique selon laquelle l’attaque dont a été victime M. Skripal a été perpétrée par les deux agents russes. S’adressant au Conseil de Sécurité des Nations-Unies, l’ambassadrice britannique Karen Pierce a soulevé la possibilité de nouvelles sanctions contre la Russie qui a nié de façon virulente toute implication dans l’empoisonnement.

Les résultats de l’enquête britannique, particulièrement l’implication des deux agents du GRU, suggère que l’empoisonnement était un acte de représailles de la part des anciens collègues de M. Skripal.

Mais un acte de représailles pour quoi exactement ?

Six mois après l’empoisonnement, les raisons de cet acte restent floues. Était-ce une attaque purement symbolique, un avertissement lancé aux autres agents opérationnels russes pour leur rappeler de rester loyaux ? Ou M. Skripal a-t-il fait quelque chose pour mettre ses anciens camarades en colère ?

Dans les années qui ont suivi son installation en Angleterre, M. Skripal ne s’est pas caché dans sa cité d’adoption de Salisbury, allant boire un verre dans les pubs locaux et faisant cuire des saucisses dans son jardin.

Mais il s’est rendu à Prague en 2012 où il a eu un déjeuner arrosé avec des agents des services de renseignement tchèques. Il est aussi allé dans la capitale estonienne de Tallin en 2016 où il a rencontré des espions locaux. A chacun de ses voyages, qui étaient approuvés et organisés par le service du renseignement extérieur britannique, le MI6, il a partagé ses connaissances des méthodes russes d’espionnage et il a possiblement fourni des informations qui ont conduit à l’expulsion d’agents sou couverture.

« Cela a permis d’améliorer notre travail », a indiqué un fonctionnaire européen qui était au courant de la tenue de ces réunions.

Malgré tout, l’Espagne est un cas à part.

Depuis la chute de l’empire soviétique, l’Espagne est le refuge des patrons russes du crime et des fonctionnaires corrompus amateurs de Lamborghinis et de superbes villas sur la Costa del Sol. Certains sont soupçonnés d’entretenir des relations avec le Kremlin.

Les visites continuelles de M. Skripal en Espagne ont été confirmées par un haut fonctionnaire toujours en poste qui n’a pas souhaité fournir plus de détails. Mais d’anciens fonctionnaires ont indiqué que M. Skripal aurait été particulièrement utile à la répression opérée contre le crime organisé russe.

« Depuis le début, nous avions un gros problème », a indiqué un chef de la police espagnole à présent à la retraite qui a accepté de parler de certaines enquêtes confidentielles à condition de rester anonyme. « Nous ignorions le phénomène russe et son crime organisé. Nous ne savions pas comment ils opéraient. »

« Skripal, Litvinenko », a-t-il dit, « ils ont donné une image plus précise de la réalité. »

Le procureur espagnol et les enquêteurs ont reconnu avoir travaillé avec Litvinenko, un expert du crime organisé russe qui s’est enfui d’Angleterre après une dispute en public avec Vladimir V. Poutine alors qu’il était directeur du Service Fédéral de Sécurité.

Au cours de l’enquête britannique sur la mort de Litvinenko, l’avocat de sa famille a affirmé qu’il était lui aussi un agent rémunéré de l’agence de renseignement espagnole et qu’il avait planifié de se rendre en Espagne pour remettre des preuves de possibles liens entre le Kremlin et des grandes figures de crime organisé russe. Il a été tué avant d’avoir pu faire ce voyage.

Les fonctionnaires ne veulent pas dire si M. Skripal état impliqué dans ce même type d’activités ou si, comme en Estonie ou en République Tchèque, il ne donnait que des conférences à des espions espagnols. De tels déplacements n’auraient pas été illégaux et ne sont pas rares de la part d’anciens espions essayant de rester utiles.

Cependant, les collègues russes de M. Skripal auraient pu avoir un point de vue différent sur la chose.

Aleksandr Gusak, un colonel du Service Fédéral de Sécurité à présent à la retraite, a passé beaucoup de temps à réfléchir au cas des traîtres. Il était l’officier supérieur de M. Litvinenko au moment où il a fui en Angleterre. Selon lui, les russes avaient une sorte d’antipathie génétique à l’égard des traîtres, même s’il a ajouté que s’il avait mené l’attaque contre M. Skripal, il aurait utilisé « un sabre plutôt qu’un spray ».

« J’ai été élevé avec des idées soviétiques », a indiqué M. Gusak. « Pour moi, les traîtres, vous leur crachez dessus, vous les attrapez et vous leur tirez une balle. Ou vous les pendez et pissez sur leur tombe. »

Source : The New York Times, Michael Schwirtz & Jose Bautista, 06-09-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

zx8118 // 24.09.2018 à 08h29

En marche vers une nouvelle réforme de la justice : la confiance remplace la preuve.
– nous avons confiance dans la culpabilité de l’accusé
– condamné

C’est sympa, nouveau, cela fera faire des économies et la lenteur de la justice sera plus qu’ un mauvais souvenir.

67 réactions et commentaires

  • Fritz // 24.09.2018 à 07h26

    Skripal ? C’est les Russes !
    La mafia ? C’est les Russes, et d’ailleurs c’est un mot russe !
    L’affaire du courrier de Lyon ? Les Russes, vous dis-je !
    La bête du Gévaudan ? Elle était russe !

      +60

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    • Tonton Poupou // 24.09.2018 à 10h21

      Et ceux qui ont vaincu Hitler en Europe !? ……….. C’est aussi les Russes !
      Ils sont partout !

        +46

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      • RGT // 25.09.2018 à 20h48

        Vous oubliez le grand génocide sanglant qui a exterminé les dinosaures…

        Encore les russes, et c’est Vladimirovitch en personne qui conduisait les troupes d’extermination.

        Sans parler de la peste noire, sortie des mêmes laboratoires que le Novitchok !!!

        Qu’on ne me parle plus jamais des russes !!!

          +7

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  • zx8118 // 24.09.2018 à 07h58

    “Jeudi les dirigeants américains, français, allemands ainsi que ceux d’autres pays ont publié un communiqué dans lequel ils expriment leur « entière confiance » dans l’estimation britannique selon laquelle l’attaque dont a été victime M. Skripal a été perpétrée par les deux agents russes”

    Aie confiance :
    https://m.youtube.com/watch?v=MdP0AZrrayM

      +15

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    • zx8118 // 24.09.2018 à 08h29

      En marche vers une nouvelle réforme de la justice : la confiance remplace la preuve.
      – nous avons confiance dans la culpabilité de l’accusé
      – condamné

      C’est sympa, nouveau, cela fera faire des économies et la lenteur de la justice sera plus qu’ un mauvais souvenir.

        +63

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      • Pepin Lecourt // 24.09.2018 à 13h50

        Les systèmes mafieux reposent sur la confiance.

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        • faxmax // 25.09.2018 à 02h20

          Non, les systèmes mafieux reposent sur la peur et l’omertà.

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          • V_Parlier // 26.09.2018 à 14h11

            Mais celui qui la subit la déguise en confiance pour sauver l’honneur…

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  • Le Belge // 24.09.2018 à 08h31

    Je n’ai, sincèrement, plus envie de lire quoi que ce soit venant des Etats-Unis. L’empire ne mérite pas mon attention. Qu’ils cessent d’occuper les pays d’Europe, de mettre encore plus de chaos chez-nous. Qu’ils laissent la France tranquille, qu’ils laissent mon pays tranquille également. Qu’ils arrêtent d’occuper l’Allemagne et se regardent dans la glace avec un peu d’honnêteté. Oui, l’empire est sale et dégueulasse, basé sur le racisme, le génocide et le mensonge.
    Que la Grande-Bretagne arrête d’être dans le sillage de ses anciennes colonies américaines et accepte, une fois pour toute, la fin de son empire au lieu de projeter sa soif impérialiste dans ses anciennes colonies.

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    • amike // 24.09.2018 à 13h58

      “je n’ai plus envie de lire quoi que ce soit venant des EU…”.

      D’Amériques ou d’Europe ? Parce que nos grands média font du copier coller des NYT, Wapo, CNN, et autres MSNBC, NYer, Reuters et A.P.

      Je ne sais pas si les propos de ce Guzak sont vrais, mais en tout cas, sur ce lien de la BBC, il est rapporté des propos bien plus mesurés. Certes, 10ans plus tard, la mémoire des journalistes peut avoir tendance à enjoliver les choses… 😉

      Lien BBC “Former FSB boss condemns…” : http://www.bbc.co.uk/pressoffice/pressreleases/stories/2007/02_february/07/newsnight.shtml

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    • Vladimir K // 24.09.2018 à 20h25

      Oh si pourtant, c’est très drôle ! Ils n’ont aucune honte à raconter que Skripal expliquait aux services secrets Estoniens le fonctionnement du KGB/FSB. L’Estonie qui était une république soviétique, et qui donc connait parfaitement le fonctionnement des services secrets soviétiques/russes – mais bon, pas sûr qu’au NYT on sache vraiment où se trouve l’Estonie.

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      • V_Parlier // 26.09.2018 à 14h14

        D’un côté ils sont logiques avec eux-mêmes car ils proposent un mobile pour accuser les russes, mais de l’autre ce manque de citations de noms de personnes réelles et cet abus d’allusions floues du type “en contact avec le Kremlin” me fait bien l’effet d’une enième grosse propagande anglo-américaine comme on les connait.

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  • un citoyen // 24.09.2018 à 08h37

    “Au cours de leur enquête, les enquêteurs britanniques ont diffusé des images de caméra de surveillance montrant les 2 agents russes se rendant sur la scène de crime puis de retour à Moscou.”
    => Ca coince sur ce point et donc les deux journalistes de NYT semblent croire à certaines infos sans les vérifier, le lieu le plus proche où ils auraient été vus par une caméra serait une station-service à 500m du lieu du crime, ce qui ne prouve pas qu’ils s’y rendaient (https://www.les-crises.fr/video-les-suspects-de-l-affaire-skripal-se-confient-a-rt/ – L’étrange alibi des Russes – Craig Murray)

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    • un citoyen // 24.09.2018 à 09h53

      Autre point : “En mars dernier, M. Skripal et sa fille Yulia ont été empoisonnés dans leur maison en Angleterre par une souche rare et mortelle d’un agent neurotoxique sous le nom de Novichok. Ils en sont presque morts.”
      => Une souche rare : plus vraiment car reproductible et surtout en dehors de la Russie (où elle avait été confectionnée à l’époque soviétique).

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    • Question // 24.09.2018 à 11h47

      Mais où est la vidéo où on les voit dans cette rue et en pleine action?

      Est-ce qu cela prend du temps pour incruster leur image sur une photo crédible?

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    • un citoyen // 25.09.2018 à 01h15

      Hmm… J’ai un doute après vu une autre info. Dans le Guardian (https://www.theguardian.com/uk-news/2018/sep/13/skripal-suspects-account-of-salisbury-trip-does-not-add-up), l’article parle d’un chemin arboré menant de l’autre côté de Wilton Road en face de la station d’essence vers Christie Miller Road où le crime a été commis. Alors que sur une carte de Salisbury, on ne voit que les rues et pas ce chemin et c’est par ce plan que j’avais été conduit à être d’accord avec C.Murray (ce chemin semble exister en utilisant -exceptionnellement- google maps, mais ce n’est pas évident à voir et à certifier à cause des arbres qui couvrent la vue y compris avec un grand zoom à vue horizontale ).
      Par les rues, on peut y accéder par Canadian Avenue mais cela ne mène pas directement vers Christie Miller Road à cause de deux embranchements.
      Donc… si la caméra de la station a montré que les deux suspects ont emprunté ce chemin arboré après avoir traversé la route (j’en doute d’après les angles des photos qui ont été montrés mais à vérifier dont surtout la direction prise à la fin, faudrait voir la vidéo pour être sûr mais pas trouvé), si ce chemin existe bien et si ce dernier est direct, ben il peut y avoir des chances qu’il y ait des suspicions plus fortes qu’ils aient été vers les Skipral (ce qui ne prouverait toujours pas qu’ils sont coupables mais cela accentuerait davantage les doutes).

        +3

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      • Serge WASTERLAIN // 25.09.2018 à 12h20

        Merci Un citoyen pour ce commentaire. Serait-il possible de mettre le lien google Maps qui montre ce chemin arboré. J’ai tenté de le trouver, mais je ne maîtrise pas suffisamment Google Maps pour y parvenir.

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        • un citoyen // 25.09.2018 à 13h35

          Ravi que quelqu’un s’y soit intéressé 🙂
          (Pour la vue horizontale, ce n’est pas très compliqué, il suffit de zoomer à fond à l’aide de la molette de la souris. Le zoom s’effectuera là il y a le curseur de la souris)
          Voilà ce qui semble être une entrée de ce chemin (mais on ne sait pas où ça va exactement) : https://www.google.fr/maps/@51.0743258,-1.8170444,3a,60y,349.99h,90t/data=!3m6!1e1!3m4!1sPRV0qj5bD_ER9z84Ca2l2g!2e0!7i13312!8i6656 (possible qu’il faut ajuster le zoom après vérification, il faut aussi attendre un peu)

          Sinon, la vue en hauteur correspondante sur Wilton Road avec la station essence : https://www.google.fr/maps/@51.073203,-1.816729,126a,35y,349.99h,45t/data=!3m1!1e3

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          • Serge WASTERLAIN // 25.09.2018 à 19h00

            Ces liens sont très intéressants.

            J’ai demandé sur google un itinéraire pédestre entre le 86, Wilton Road (maison juste à côté du sentier) et le 4 de Christie Miller Road qui est le numéro visible le plus proche de la séniorerie Bemerton Lodge et qui devrait être en face d’où débouche le chantier. A chaque fois, l’itinéraire indiqué passe par Canadian avenue.
            Toutefois, j’ai zoomé sur les alentours et il me semble bien avoir trouvé là ou débouche le chantier dans Miller Road en face du 4.
            Il semblerait qu’il soit donc possible de rejoindre le 4 de Christie Miller au départ du 86 Wilton par ce chantier. Ça ne prouve rien si ce n’est qu’il est peut-être possible (‘’possible’’ car je ne connais pas l’emplacement des caméras) de faire ce trajet sans être repéré par une caméra.
            https://www.google.fr/maps/@51.0767753,-1.8154656,3a,35.8y,66.81h,74.91t/data=!3m6!1e1!3m4!1skmPJ0FwKDRO8u-J6EITtoQ!2e0!7i13312!8i6656

            Encore merci pour vos liens.

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            • un citoyen // 25.09.2018 à 21h33

              Je crois qu’il y a un petit problème qui ne vient pas de vous : même en tournant la photo (en appuyant sur Ctrl et en bougeant la souris), le lien ne donne pas la vue tournée mais celle prise dans un orientation fixe. Il faut donc dézoomer votre vue, tourner la photo de 180° et zoomer vers l’entrée d’un petit parking où la sortie du chemin semble s’effectuer au fond. mais impossible de zoomer à fond sur le fond de ce parking. Pour le Guardian, ce chemin mène vers Christie Miller Road.

              L’autre question que je me pose aussi est s’il y a des bifurcations le long de ce chemin (les deux suspects pourraient dans ce cas l’avoir emprunté -ou non- par curiosité puis tourné à droite ou à gauche avant Christie Miller Road, tout comme en suivant Canadian Avenue). Mais comme pour le parking, impossible de zoomer à fond le long du chemin sous les arbres.

              J’ai cherché aussi la caméra dans la station sous tous les angles possibles mais pas trouvée. Et impossible de mettre la main sur une vidéo ou des photos à cette station après avoir cherché une bonne heure, qui pourrait nous indiquer où elle est et ce qu’elle peut prendre :-/

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              Alerter
  • Serge WASTERLAIN // 24.09.2018 à 09h49

    Ouf ! ! On a enfin trouvé un motif aux russes pour vouloir éliminer Skripal. Et du solide hein ! Pas de la nioniote puisque c’est le même que pour Litvinenko. Voilà qui va clouer le bec à tous les complotistes russophiles poutinistes qui ne veulent pas voir l’immense danger que représente l’impérialisme de la Russie. Heureusement, l’OTAN nous protège…

      +16

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  • Kiwixar // 24.09.2018 à 09h56

    Y a plein de trucs bizarres dans la VO : les suspects auraient mis le poison sur la poignée de porte (donc à l’exterieur) et Skripal ET sa fille auraient touché la poignée. Deux personnes pour tirer la porte derrière eux. A tour de rôle? Qui fait ça?

    Et un puissant neurotoxique mais les victimes tombent malades des heures (4?) après? Et quel assassin mettrait un poison côté extérieur au risque de tuer une femme de ménage, la prof de piano ou des témoins de Jehovah?

    Et le Kremlin SEUL suspect? Y en a une floppée… la mafia russe, les Espagnols, les Ukrainiens, les Nord-Coréens (assassinat au VX du demi-frère de Kim Jong-Un). Des britanniques pro-Brexit voudraient dégommer May pour avoir un hard brexit. Des remainers qui voudraient dégommer May pour revoter… Un deséquilibré du labo militaire d’à côté…

    Ne chercher que côté russe, c’est comme ce type qui cherche ses clés de voiture sous un lampadaire parce que y a que là qu’il y a de lumière…

      +50

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    • Sybillin // 25.09.2018 à 08h20

      Dommage qu’Hercule Poirrot n’ait pu se pencher sur l’enquête pour faire la lumière sur cette affaire!

        +3

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  • peyo // 24.09.2018 à 10h18

    Infâme article qui accuse sans aucune preuve, ce n’est pas de l’information mais plutôt un scénario de film.

      +16

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  • Donetskij Vasia // 24.09.2018 à 10h37

    Heureusement que la Russie est un vrai pays souverain d’où les patriotes ne peuvent pas être extradés vers l’Otanie. Ducoup, avec la présomption d’innocence, ils restent innocents, – il faut pas l’oublier.
    Vivement que Petrov i Boshirov aillent rejoindre Lugovoj (injustement accusé d’avoir empoisonné Litvinenko) à Douma,

      +2

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  • Pinouille // 24.09.2018 à 10h57

    J’ai l’impression que la plupart des commentaires font abstraction de la quoi-qu’on-en-dise réelle probabilité que la Russie soit impliquée dans cet empoisonnement des Skripal.
    L’absence de preuve décrédibilise en effet toutes les accusations officielles de la Russie sur ce sujet.
    Mais prendre aujourd’hui fait et cause pour elle relève à mes yeux pour autant du même manque de nuance qu’en face.

    Il est fort probable que l’on n’arrive jamais à identifier de manière incontestable les protagonistes/décideurs de cet empoisonnement. Et quand bien même on y arriverait, les accusés déploieraient, comme d’habitude, une panoplie de contre-arguments destinés à affaiblir les certitudes accusatoires.
    Bref, nous sommes ici, comme très souvent, dans le cas où il est nécessaire de s’affranchir des réflexes logiques binaires vrai/faux.

      +11

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    • Question // 24.09.2018 à 12h06

      @zx8118

      “En marche vers une nouvelle réforme de la justice : la confiance remplace la preuve.
      – nous avons confiance dans la culpabilité de l’accusé
      – condamné”

      N’est-ce pas encore un progrès plus important?

      En marche vers une nouvelle réforme de la justice : la probabilité remplace la preuve.
      – il est probable que l’accusé est coupable
      – condamné

      Pourquoi s’embarrasser de preuves?

        +11

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    • Serge WASTERLAIN // 24.09.2018 à 12h43

      Bien compris la leçon : chaque fois que j’évoquerai un argument qui pourrait démontrer que la Russie est accusée à tort, je le ferai suivre par “ATTENTION ! Tout est possible”, ou je le ferai précéder d’un “je me trompe peut-être mais”, ou les deux formules, c’est mieux encore.
      Si vous avez une autre suggestion pour que je puisse m’affranchir des réflexes binaires vrai/faux, je suis preneur, tant il est vrai que cette affranchissement n’est pas à la portée du commun des mortels.
      Je suppose que ces précautions devront également être prises chaque fois qu’un argument tentant à prouver la culpabilité russe sera utilisé ou bien aurai-je tout faux ?

        +4

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      • Pinouille // 24.09.2018 à 15h59

        “chaque fois que j’évoquerai un argument qui pourrait démontrer que…”
        Mais vous ne démontrez rien. Vous ne prouvez rien.
        Pas plus vous que d’autres, que les services anglais.
        Dans ce cas comme dans tant d’autres, en l’absence de preuves qui s’imposent à tout le monde, c’est avis contre avis. On peut passer sa vie à affirmer que c’est l’avis 1 qui prévaut contre l’avis 2. La belle affaire.

        “Si vous avez une autre suggestion pour que je puisse m’affranchir des réflexes binaires vrai/faux, je suis preneur”
        Ca peut commencer par arrêter de se convaincre que vous démontrez quoi que ce soit sur ce sujet alors que vous n’exprimez qu’un avis personnel (tout aussi construit et argumenté soit-il). Ou alors vous participez à l’enquête ou la contre enquête. Spectateur ou acteur.

        “tant il est vrai que cette affranchissement n’est pas à la portée du commun des mortels”
        Je ne sais pas si cet affranchissement est à la portée de tous, mais je constate qu’il se fait rare. Ici comme ailleurs.
        Il suffit de regarder les émissions d’actualité grand public pour s’en rendre compte. Ex: JJ Bourdin qui veut sa réponse vrai ou faux, blanc ou noir, pour ou contre.
        Et le public de lui reconnaître le talent d’aller à l’essentiel et de tirer les vers du nez de son interviewé. Car ce public fuit la nuance, l’incertitude, la complexité.

        “Je suppose que ces précautions devront également être prises chaque fois qu’un argument tentant à prouver la culpabilité russe sera utilisé ou bien aurai-je tout faux ?”
        C’est précisément parce que ces précautions ne sont pas de mise que le travail d’OB est salutaire. Je ne suis pas dans sa tête, mais son objectif affiché est moins de convaincre/prouver que la Russie est innocente comme l’agneau qui tombe du nid, que justement de nuancer une parole officielle qui fait de la propagande en prétendant dire le vrai.

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    • caliban // 24.09.2018 à 13h06

      17 commentaires … et 1 seul qui fait sienne la devise de Socrate, la seule chose que je sais c’est que je ne sais rien. Ouf, l’honneur (et la salubrité psychique) est sauve sur ce site 🙂

      J’en reviens à une précédent réflexion amorcée par mon auguste personne sur ce site (et c’était à propos de Trump “victime du Système”).
      • Qu’est-ce qui pousse les commentateurs à commenter ?
      • Surtout quand le commentaire est une simple opinion personnelle, sans lien complémentaire pour l’étayer ?
      • Qu’est-ce qui fait croire à ces commentateurs que leur opinion personnelle à le moindre intérêt pour leurs pairs ?
      • Pulsion égotique ? (https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/%C3%A9gotisme/28045)
      • Zone des commentaires : lieu de partage et de réflexion ou défouloir ?

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      • Serge WASTERLAIN // 24.09.2018 à 13h44

        Des milliers d’articles dans les medias msm et pas un seul pour étudier la possibilité de l’innocence de la Russie semble moins vous perturber que nos pseudos pulsions égotiques.
        Par ailleurs, je vous retourne la question : Qu’est-ce qui vous fait croire que votre opinion forcément personnelle, sinon ce ne serait pas la vôtre, sur nos éventuelles pulsions égotiques a le moindre intérêt pour nous ?
        Et si nos commentaires ne vous intéressent pas, pourquoi les lire et surtout les commenter de façon aussi condescendante et désobligeante ? Qui êtes-vous pour vous croire autorisé à nous juger et nos mépriser pareillement ?
        Moi au contraire, ces commentaires, même si je suis régulièrement en désaccord avec certains, m’intéressent et, avec la lecture des médias msm et ‘’complotistes’’ m’aident à me forger une opinion dont je suis prêt à changer au fil des discussions et de mes lectures. Oui, contrairement à vous, je considère que nous sommes ici sur un lieu de partage et de réflexion, même s’il est vrai que parfois il s’agit pour certains d’un lieu de défouloir, comme semble d’ailleurs le démontrer la plupart de vos interventions.

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      • caliban // 24.09.2018 à 14h08

        @Serge

        Pourquoi tant d’agressivité ?
        • je ne me prononce pas sur le traitement médiatique de cette affaire (j’ai une opinion personnelle mais je la garde pour moi car elle ne me paraît vraiment pas intéressante et je n’aurais que des banalités à diffuser)
        • je propose simplement de réfléchir à nos pratiques et je m’inclus bien entendu dans le lot 🙂 Ce sujet m’intéresse ainsi que Pinouille à qui je répondais, mais si ce n’est pas votre cas je le comprends tout à fait.

        S’il s’agit bien ici d’un “site d’auto-défense intellectuelle”, il me semble propice à la réflexion. Cela commence me semble-t-il par se regarder dans le miroir, non pas par narcissisme mais bien au contraire pour éviter d’être les marionnettes de nos propres “pulsions” ou de nos biais de confirmation, il faut comprendre clairement “ce qui nous agit”.

        Cela dit, chacun est libre d’écrire ce qu’il veut tant qu’il respecte la charte du site.

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      • basile // 24.09.2018 à 19h26

        @Caliban. Vous avez remarqué qu’il n’est pas bon, pour un journaliste, de prendre parti.
        Le journaliste se borne donc, en général, à relater les faits d’un ton neutre. Surtout s’ils sont en faveur du camp du mal.

        Par contre, il va laisser transparaître une certaine satisfaction, si les faits renforcent le camp du bien. Un peu comme le panneau APPLAUSE, pour que l’auditeur, s’il s’est assoupi, comprenne (on ne sait jamais) qu’il doit se réjouir de cette nouvelle qu’elle est bonne.

        sinon, toute autre nouvelle en défaveur du camp du bien, va être donnée sur un ton tellement morne, que l’auditeur (qui n’a rien compris) comprendra que c’est une mauvaise nouvelle. Un peu comme l’institutrice qui appuie chaque mot d’une histoire, avec un sourire ou des gros yeux selon le cas.

        et j’avoue que c’est hyper frustrant ce manque de prise de position, nous laissant l’impression d’être seul à hurler au scandale, ou seul à nous réjouir. Ca fait donc du bien, après avoir lu un long texte neutre documenté, de lire un commentaire réduit à un seul mot imagé résumant notre sentiment.

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      • caliban // 24.09.2018 à 20h33

        @basile

        Merci pour votre “témoignage” d’utilisateur 🙂
        On comprends mieux certains commentaires avec ce point de vue.

        Pour ma part – et si ma propre expérience utilisateur peut avoir un intérêt quelconque – je ne lis plus les commentaires qui ne comportent pas au moins un lien hypertexte, ou alors je les survole.
        • ce que je recherche dans la zone des commentaires c’est avant tout un partage de connaissances.
        • je suis lassé par l’expression des opinions personnelles, la subjectivité de certains commentateurs qui ne trouveront jamais autre chose que ce qu’ils cherchent

        Ne jamais penser contre soi-même est une paresse de l’esprit que l’on a raison de reprocher aux journalistes dits “mainstream”. Pour que ce reproche soit crédible, il me semble qu’il faut faire l’effort d’éviter nos propres biais de confirmation.

        Bref, s’interroger constamment :
        • pourquoi on pense ce qu’on pense
        • qu’est-ce que parler veut dire (ici parler = poster un commentaire)

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        • basile // 24.09.2018 à 21h29

          mon cher, ce que je pense est pensé en fonction des rapports de force, et fonction de qui domine, qui est dominé. Le monde n’est pas un match de tennis, où des bourgeois la bouche en cul de poule applaudissent du bout des doigts, en connaisseur, tantôt le bon coup de l’un, tantôt celui de l’autre. Et disent à la fin, on a assisté à un beau match.

          car nous faisons partie du match, et on doit donc prendre partie, même de mauvaise foi, en fonction de qui est dominé. Le jour où le dominé, par représailles, veut prendre la place du dominant, alors on peut changer de camp.

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        • caliban // 24.09.2018 à 23h09

          En admettant que la pensée individuelle, la vision du monde de tout un chacun, soit la résultante de rapports de force (sociaux, symboliques, … ?), je ne vois pas pourquoi il faudrait choisir un camp ? Je vois une contradiction dans votre propos :
          • si vous faites partie des dominés
          • vous n’avez pas à choisir votre camp, on vous l’impose.

          … mais j’ai peut-être mal compris votre métaphore sportive 🙁

          J’aurais 2 questions à vous adresser (j’ai un avis sur la question 🙂 ) :
          01 • croyez-vous que la zone des commentaires de ce site est en règle générale correctement utilisée ?
          02 • quel est selon vous la meilleure façon d’utiliser cet espace d’expression libre ?

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          • basile // 25.09.2018 à 03h30

            en parlant de match, je parlais de celui des 2 géants, qui dure depuis 1945 (voire avant). Oui, comme vous dites, « on » nous impose un camp. Mais je choisi l’autre, ne serais-ce que par esprit de contradiction.

            question 01 : la zone des commentaires, en faits, n’est pas utilisée. Car du ménage périodique y est fait, pour, comme OB l’a déjà dit, éviter d’alourdir la lecture par des commentaires non essentiels. C’est son choix et ce n’est pas un blog de loisirs.

            question 02 : le blog ne s’y prête pas trop, la police de caractère étant un peu grande, la place est vite remplie. Par ailleurs, le nombre de réponses à des réponses est limité.

            ainsi le blog ne permet pas de jouer à faire une olla, que j’ai inventé sur un forum ou j’ai été modo, où l’arborescence des réponses pouvait aller complètement à droite.

            https://www.casimages.com/i/180925033934238295.jpg

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          • Sam // 25.09.2018 à 15h06

            croyez-vous que la zone des commentaires de ce site est en règle générale correctement utilisée ?

            Les commentaires ici sont souvent d’excellente qualité, certains débats y sont passionnants, approfondissent les articles et élargissent le champ de réflexion.

            D’ailleurs, un grand merci à tous.

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      • Gilgamesh // 26.09.2018 à 11h17

        Bonjour Seraphim

        En quoi s’interroger sur le comportement des commentateurs vous gêne-t-il ?
        Par exemple qu’est-ce qui vous incite à entrer dans ce fil de discussion vieux de 48 heures ?

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        • Seraphim // 26.09.2018 à 14h06

          Vous imaginez sans doute que tout le monde est “addict” à la minute près? Que l’on est avide avant tout de multiplier les sources et les infos (Caliban au seul affût des liens hypertextes, des ‘références’)? Un monde où 48h, c’est long et vieux! Des échanges uniquement remplis de réactions, de preuves et de contre-preuves. Comme si ce n’était justement ces “passions” qui avaient généré cette dérive, cette folie anglaise multipliant toutes les “données”, ou les médias américains survoltés depuis des mois sur le Russiagate! Comme un labo de la police scientifique accumulant toutes les traces possibles, et croyant remplacer l’intelligence de Sherlock Holmes, voire le simple bon sens, par une pile de documents genre commission d’enquête, de celles qui ont noyé le poisson de la mort de Kennedy ou du 9/11…?

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    • Serge WASTERLAIN // 24.09.2018 à 13h19

      Vous écrivez : ‘’L’absence de preuve décrédibilise en effet toutes les accusations officielles ‘’DE’’ la Russie sur ce sujet.’’
      Et ce lapsus qui vous fait utiliser inconsciemment ‘’DE’’ à la place de ‘’CONTRE’’ faisant passer la Russie du statut d’accusé à celui de procureur n’a rien de révélateur sur votre capacité à vous affranchir de tout préjugé envers ceux qui tentent de convaincre – à tort ou à raison, là n’est pas la question – de l’innocence de la Russie et de votre totale absence de conviction sur ce dossier.

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      • Pinouille // 25.09.2018 à 10h43

        Chaque réponse que je vous fais est systématiquement effacée sans que je comprenne pourquoi…
        Dernier essai:
        Je vous confirme n’avoir aucune conviction sur ce dossier.
        Et je ne cesse de m’interroger sur la capacité de certains (pro ou anti russe) à pouvoir s’en forger une en l’absence de preuve: c’est pour moi le signe d’un manque de rationalité dont la généralisation m’inquiète. Car la rationalité est à mes yeux (et pas qu’aux miens) indispensable pour rester ancré au réel. Et le réel, ça a une importance trop souvent contestée.
        J’ai bien conscience que ce terme “manque de rationalité” peut être perçu comme le déni hautain de la pertinence du raisonnement de certains. Mais ce n’est pas un déni, et il n’est pas hautain: ce n’est pas que je ne veux pas voir de logique rationnelle dans ces positions, c’est juste que je n’en vois pas. Si vous considérez avoir une position rationnelle, je vous saurai gré de bien vouloir me l’expliquer.
        Basile, dans un commentaire plus haut, assume une position de principe anti-dominant. Ca a le mérite d’être clair. A défaut de la partager, je la comprends (enfin).

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        Alerter
        • Sam // 25.09.2018 à 15h18

          Le doute comme instrument de la raison ?

          Pourtant, calomnier, c’est instiller le doute.

          Dans ces histoires d’espions, il n’est pas question de se forger une certitude sur des faits que nous ignorons totalement.
          Il est question surtout du naufrage de la communication et de son instrumentalisation à des fins politiques, en l’occurrence diaboliser la Russie de façon grotesque.

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        • Question // 26.09.2018 à 10h03

          “Et je ne cesse de m’interroger sur la capacité de certains (pro ou anti russe) à pouvoir s’en forger une en l’absence de preuve”

          Avez-vous bien écrit: “absence de preuve”?

          Voulez-vous nous dire qu’en l’absence de preuve, c’est à l’accusé (ici la Russie) de prouver son innocence?

          Est-ce bien rationnel?

          En l’absence de preuve, une accusation n’est-elle pas irrationnelle?

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          • Serge WASTERLAIN // 26.09.2018 à 13h39

            Hé oui, c’est la nouvelle règle juridique qui s’applique à ceux qui ne sont pas d’accord avec la “communauté international”.
            Surtout que dans le cas présent, la “confiance” en ce que dit l’UK suffit pour juger la Russie coupable… …les preuves, c’est dépassé… …d’ailleurs, “L’absence de preuve n’est pas la preuve de l’absence”

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          • Pinouille // 26.09.2018 à 18h56

            “Avez-vous bien écrit: “absence de preuve”?”
            Je ne suis pas un spécialiste de ce dossier, mais il me semble en effet qu’il manque actuellement cruellement de preuve.

            “Voulez-vous nous dire qu’en l’absence de preuve, c’est à l’accusé (ici la Russie) de prouver son innocence?”
            Si j’avais voulu vous le dire, je l’aurais dit/écrit.
            Ma phrase que vous avez repris dans votre commentaire n’a pas de sens caché.
            Je ne sous-estime pas le point que vous soulevez. Mais ce n’est juste pas celui que je soulève.

            “En l’absence de preuve, une accusation n’est-elle pas irrationnelle?”
            Un faisceau d’indices concordants peut suffire, mais fragilise l’accusation. D’où mon premier commentaire.
            Il me semble important de distinguer le fonctionnement de la justice, qui obéit à certaines règles, et celui de la diplomatie, qui obéit à d’autres règles.

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    • Patrick // 24.09.2018 à 14h18

      Disons que l’affaire Skripal est tellement mal “montée” par le gouvernement britannique que l’on ne peut qu’en rire et tourner cette affaire en ridicule.
      Il n’est pas à exclure que le gouvernement Russe essaie un jour ou l’autre d’éliminer quelqu’un, mais on peut être sur que ce jour ils ne le rateront pas et que rien ne permettra de prouver qu’ils ont fait le coup.

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    • Gerard du Biolo // 27.09.2018 à 17h56

      “La probabilité que les Russes soient effectivement impliqués”.

      Le fait que les Russes aient demandé des preuves, des échantillons du produit, de participer à l’enquête, etc … et que tout cela leur ait été refusé montre bien qui a quelque-chose à cacher …
      Sans même parler du fait que Skripal était un agent grillé et essoré, qu’ils n’avaient plus aucun intérêt/raison d’attaquer.

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  • Alfred // 24.09.2018 à 11h24

    Sur le rôle (réel) des britsh dans les élections américaines :
    https://www.zerohedge.com/news/2018-09-23/uk-begged-trump-not-declassify-russia-docs-cited-grave-concerns-over-steele
    Pour eux le faisceau d’indices existe et n’est pas ridicule, à la différence des accusations contre les russes.

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    • Kiwixar // 24.09.2018 à 11h41

      Les Brits ont aidé Hillary parce qu’ils étaient sûrs qu’elle allait gagner. Ce n’est donc pas de l’ “ingérence” mais de la “coopération anticipée”.

      Le “i” de “MI6” veut dire “intelligence”…

      Tiens, en parlant d’Idiocracy, les gouvernements occidentaux ne devraient-ils pas cesser de financer des services extérieurs aux résultats calamiteux et plutôt financer chez eux les infrastructures, la santé, les retraites?
      … Les chemins de fer?

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  • Max // 24.09.2018 à 12h25

    Sur un autre sujet : on n’a plus entendu parler du Brexit depuis le départ en trombe de Boris Johnson (c’était en juin…)
    Quelqu’un sait où on peut trouver un récit sincère et/ou une bonne analyse? On peut pas vraiment écouter nos médias sur ce sujet…

      +1

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    • Dominique65 // 24.09.2018 à 16h49

      Patientons un peu. Il y a a fort à parier que Taddeï ouvrira un débat sur ce sujet.

        +4

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  • René Fabri // 24.09.2018 à 13h19

    Cette piste d’une revanche du crime organisé russo-espagnol est une possibilité.

    En tous cas je note une erreur, peut-être une tromperie volontaire, de l’article dans la phrase suivante : “Litvinenko, un expert du crime organisé russe qui s’est enfui d’Angleterre après une dispute en public avec Vladimir V. Poutine alors qu’il était directeur du Service Fédéral de Sécurité.”

    The New York Times fait référence à la conférence de presse du 17 novembre 1998, qui fut le point d’orgue d’une fronde de certains membres des services secrets russes, dont Litvinenko. Le juge britannique Robert Owen en parle en détail dans son “Litvinenko Inquiry Report” aux paragraphes 3.48 à 3.64, et ne rapporte aucune autre dispute de Litvinenko. La conférence était organisée par l’oligarque Boris Berezovski, qui était visé par le FSB. Son chef, à l’époque, n’était pas Valdimir Poutine, mais Nikolai Kovalyev. Et justement, grâce à cette fronde, Kovaliev a été remplacé par Poutine, sur qui Berezovski misait, et qu’il va ensuite installer à la tête de la Russie pour remplacer Eltsine.

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  • boris // 24.09.2018 à 13h37

    ajouter aussi Pablo miller et christopher steele a l’histoire …..
    On est pas sortie du brouillard (londonien)jos….

      +3

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  • koui // 24.09.2018 à 15h54

    C’est https://en.wikipedia.org/wiki/Steven_Hatfill qui m’a tuer…. Aaargh! Couic.

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  • serge // 24.09.2018 à 16h03

    Tout ce que l’on peut dire concernant des espions ou ex-espions qui auraient (mal) glissé sur une plaque d’égout est que l’on n’en saura à peu près jamais rien de vrai. Vu que c’est du billard à 25 bandes, chacune de ces bandes a tout intérêt à renvoyer la boule vers une autre.
    Reste quand même, vu les moyens détenus par chaque “agence” intéressée à pourrir un adversaire, la pauvreté du scénario et de la réalisation déroulés pour cette affaire Skripal, surtout si on y ajoute les épisodes tous plus nuls les uns que les autres.

      +4

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  • Spartel // 25.09.2018 à 10h26

    Avons-nous un commentaire de John le Carré sur cette affaire ?

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  • Serge WASTERLAIN // 25.09.2018 à 12h22

    En tout cas, je constate qu’à cause de l’intervention de quelques-uns, il n’est plus possible sur ce post – comme c’est arrivé également sur d’autres – d’exprimer ce que l’on pense des derniers rebondissements dans l’affaire Skripal, on est maintenant tenu d’expliquer pourquoi on commente et/ou pourquoi on a un avis ou pas, ce qui n’a d’ailleurs aucun intérêt aux yeux de ces ‘’quelques-uns’’, tout comme l’affaire Skripal semble-t-il. Le sommet sera probablement atteint quand les lecteurs du blog qui ne commentent pas viendront commenter pourquoi… …ou plutôt non ! Le sommet sera atteint quand OB en reviendra à son corps de métier premier : l’économie… …clouant ainsi définitivement le bec aux Martin et Dupont qui se permettent de commenter la géopolitique alors qu’ils n’y connaissent rien et qui de ce fait ne peuvent avoir qu’un avis partisan et tronqué !

    Dorénavant, si j’interviens encore, je veillerai à ne mettre un lien URL qu’en cas d’absolue nécessité. Ça m’évitera d’être lu par ceux qui ne lisent que les posts avec URL – ce qui n’est évidemment pas valable pour eux tant la pertinence de leurs commentaires est évidente, avec ou sans lien URL; qu’ils ne placent bien souvent que pour être certain que les ignares égotiques que nous sommes comprennent le français – n’y voyez surtout aucune violence ni condescendance de cette élite qui veut seulement contribuer à notre épanouissement intellectuel. Après tout, qu’ils fassent comme moi : vérifier et chercher un complément d’information sur la toile sur les infos dans les commentaires qu’ils ne lisent pas, mais qu’ils commentent pourtant ! Et s’ils ne comprennent pas le sens d’un mot, qu’ils le recherchent dans wiki dictionnaire !

    De même, je ne répondrai plus à ces personnes, ça m’évitera d’être agressif et surtout de contribuer à ‘’troller’’ les fils de discussion… …ce qui n’aura donc pas valeur de ‘’Qui ne dit mot consent’’.

      +4

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  • Georges // 25.09.2018 à 14h31

    Un point important trop souvent oublié.

    Les Skripal sont vivants.
    On ne sait pas où ils sont ni s’ils ont quelque chose à dire. Et personne parmi les journalistes ne semble se soucier de ce qu’ils sont devenus.
    ———————
    Les faits schématisés :
    1-Des personnes mal en point, retrouvées sur un banc.
    2-Qui sont ces personnes et un petit morceau de leur histoire (ex-espion échangé et sa fille).
    3-Identification de la raison de leur mal en point, empoisonnement.
    4-Identification du poison utilisé.

    sur 3&4, ça vient uniquement des services britanniques, mais je pense qu’ils ont été empoisonnés et avec le poison identifié, bien que de la façon dont tout cela a été monté, on puisse légitimement douter. Le point 2 étant validé également par les russes, on l’accepte tel quel.

    donc -3bis, refus des britanniques (à cause du 4 et du 2, nationalité) de coopérer avec les autorités russes, contrairement à ce qui est prévu par l’accord international sur les armes chimiques dont les britanniques et les russes sont signataires, accord qui prévoit une coopération en cas de désaccord, afin d’essayer de désamorcer une escalade (et donc l’hypothèse que les occidentaux veulent le contraire d’un désamorçage est donc tout à fait recevable et mérite qu’on y passe du temps).
    -3bisbis, les “occidentaux” appuient les conclusions britanniques “par la confiance” (pour compenser 3bis). Ce faisant, ils reconnaissent indirectement qu’ils n’ont pas de preuves à présenter (soit à cause de leur absence, soit parce qu’elles soulèveraient des questions gênantes, soit…).
    -3bisbisbis, s’étant aperçu que 4 ne suffisait pas vraiment à accuser les russes (notamment à cause d’une période sous Eltsine dans laquelle les contrôles étaient devenus inexistants et que tout le monde un peu bien placé pouvait se produire à peu près n’importe quoi, moment de la grande montée de leurs mafias), il y a les deux visiteurs qui se font prendre sur les vidéos (les russes ne savaient pas encore jusqu’à ce moment là qu’il y avait des surveillances vidéos !!).
    Etc, etc…

    Pour moi, même s’il devait arriver qu’une preuve béton soit contre les russes, il n’en resterait pas moins que le système occidental a essayé de manipuler et qu’il doit y avoir des zones d’ombres très sérieuses pour avoir voulu avancer dans l’opinion publique de cette façon.

    Essayer d’analyser les éléments qu’on veut bien nous donner pour essayer de défendre ou attaquer une partie, c’est quasiment voué à l’échec si on croit pouvoir arriver à trouver la vérité ou quelque chose d’approchant, mais c’est excellent de le faire car ça permet de trouver les zones d’ombre (qui sont très très nombreuses), ça permet de voir comment la manipulation opère, et ça peut, si ça prend, les amener à lâcher des éléments importants.

    Il y a eu un essai de manipulation grossier, et ce n’est pas le premier, et comme ça fonctionne bien dans l’opinion publique (c’est à dire que leur manipulation arrive à toucher un gros pourcentage de la population), ça ne va pas s’arrêter.

    Comment ces faits sont rapportés avec leur chronologie me semble tout aussi intéressant que les faits eux-mêmes.

    Je note que même s’ils arrivaient à prouver que ces deux visiteurs russes, sur lesquels il est tout à fait légitime d’enquêter, étaient les personnes ayant agi dans cette affaire, il n’en resterait pas moins que ça n’accuserait pas encore les russes.

    On joue sur l’ambiguïté : “les russes ont fait le coup” et “des russes ont fait le coup”. Pour illustrer :
    -les russes arrivent à recruter des anglais pour empoisonner les victimes. Les russes ont fait le coup et des anglais ont réalisé matériellement le coup.
    -les anglais (ou autres) arrivent à recruter des russes pour empoisonner les victimes. Les anglais ont fait le coup et des russes ont réalisé matériellement le coup.
    -etc (deux autres cas théoriques). Mais d’autres possibilités si on ne veut pas rester trop schématique avec des commanditaires de commanditaires etc.

    Merci bien à tous pour les divers points de vue, parfois contradictoires. Et si ces points de vue sont bien argumentés et vont à l’encontre de l’idée provisoire que je me suis faite, un merci supplémentaire !!!

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    • un citoyen // 25.09.2018 à 18h33

      Je pense pour ma part que tout le problème est à la fois le climat anti-russe insupportable (1) et le peu de retour sur l’énorme enquête réalisée par les enquêteurs britanniques (2) (ou alors peut-être que leur enquête n’est pas terminée).
      Sur ce dernier point (2), la presse n’a donné que les éléments principaux et ces derniers ne sont pas approfondis (certains journaux mieux que d’autres ceci dit). Et je n’ai pas pu mettre la main sur un rapport détaillé y compris dans le site du gouvernement UK (à moins que j’ai mal cherché). Un rapport de l’OAIC sur un événement en Syrie, détaillé, très scientifique et suivant des règles strictes, par exemple, permet de mieux raisonner en s’y sourçant pour essayer de trouver la vérité ou de se forger une opinion le cas échéant.
      Ce qui signifie que les enquêteurs et les autorités britanniques en savent plus que nous, que l’on peut nous-mêmes facilement se tromper en se fiant aux seuls éléments connus et qu’il ne reste ainsi que la confiance, dont vous avez parlé, sur la déontologie nécessaire à apporter sur cette enquête et sur ses conclusions. Une confiance dont plusieurs journaux se sont suffis.
      Mais cette confiance ne peut pas être au rendez-vous pour tout le monde à cause du point (1). Ce qui conduit à une partie de réfuter en bloc et à raisonner par un chaînage arrière incomplet tout comme, inversement, ceux qui sont convaincus que ce sont les russes et qui essaient de récolter tous les éléments possibles en leur faveur.
      Il reste donc :
      – le chaînage avant, c’est à dire la méthode qui se base sur les faits, dont le raisonnement s’appuie sur les faits et qui ne concède à aucune certitude immédiate.
      – le chaînage arrière à condition que ce que l’on cherche à prouver corresponde parfaitement aux faits et non en se limitant à ceux qui arrangent.
      Mais dans les deux cas, à cause du point (2) on est bloqué …

        +3

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    • RV // 25.09.2018 à 21h36

      …/… -3bisbisbis …/…
      la formule de ce poison est dans le domaine public, il a été “publié”, pas la peine de supposer un quelconque trafic mafieux pendant la période Eltsine, n’importe quel laboratoire spécialisé pouvait et peut le fabriquer.

      par ailleurs, un article bien fagoté
      https://www.wsws.org/fr/articles/2018/03/14/pers-m14.html

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    • Gilgamesh // 26.09.2018 à 11h24

      Georges,

      Au risque d’épaissir le mystère, avez-vous entendu parlé des autres affaires d’empoisonnement dans la région de Salisbury ? Cet été une femme décédée et son enfant et il y a une dizaine de jours un couple hospitalisé en urgence.

      Il n’en a pas été beaucoup question dans la presse.

        +3

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      • jdautz // 26.09.2018 à 14h07

        Sisi, ils ont essayé de nous faire le coup de Skripal-le-retour, mais malgré de louables efforts de promotion du film, il est difficile de faire rire avec des blagues éventées, surtout quand le scénario déjà de série B pour la première devient de série Z pondu par un tâcheron possédant 3,5g d’alcool de whisky dans le sang.

        Quelle déchéance littéraire et intellectuelle pour l’empire Grand Breton.

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  • Gerard du Biolo // 27.09.2018 à 17h45

    Les gens raisonnables soulignaient avec justesse que Skripal n’avait strictement plus aucun intérêt pour les Russes, et qu’ils n’avaient donc aucune raison de s’attaquer à lui.
    Il fallait donc “redorer le blason” de cette “cible” insignifiante, et le voilà donc repeint en espion espagnol bla-bla-bla.
    Belle ficelle, que dis-je : une corde, un câble …

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