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21.septembre.201821.9.2018 // Les Crises

La quête catalane pour l’indépendance ne faiblit pas. Par Attilio Moro

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Source : Attilio Moro, Consortium News, 25-07-2018

Dans une interview accordée à Consortium News, un leader indépendantiste et membre du parlement espagnol déclare à Attilio Moro que les Catalans n’ont pas renoncé à chercher à se séparer de Madrid.

Par Attilio Moro à Barcelone

« Liberté pour les prisonniers politiques », proclament des banderoles accrochées sur des centaines de balcons, de la Place de Catalogne aux Ramblas, et de la Vila de Gracia dans le Quartier Gothique. Elles appelaient à la liberté pour les nombreux militants de base réclamant l’indépendance vis-à-vis de l’Espagne et qui ont été arrêtés. Et aussi pour la liberté de Charles Puigdemont, l’ancien président de la Generalitat de Catalunya, qui a été arrêté en mars par les autorités allemandes. Un juge allemand a rejeté la demande d’extradition de l’Espagne le 19 juillet. Il ferait face à des accusations de rébellion et de sédition s’il retournait en Espagne.

Puigdemont s’était enfui en Belgique le lendemain du référendum sur l’indépendance, le 1er octobre 2017, avec la police espagnole à ses trousses. Les agents des services secrets de Madrid ont ensuite caché un traceur GPS dans la voiture dans laquelle il se rendait d’Helsinki, où il avait assisté à une conférence, à Bruxelles. Il est maintenant à Hambourg, sous la surveillance de la police allemande.

Huit ministres du gouvernement catalan dissous (le vice-président Junqueras, Joseph Rull, Dolores Bassa, Meri Borras, Joaquim Forn, Charles Mund, Jordi Torull, Raul Romeva) sont tous détenus dans une prison de Madrid, accusés d’avoir menacé l’intégrité du pays. Sept leaders indépendantistes et intellectuels se sont échappés en Écosse et en Hollande pour éviter d’être arrêtés.

Il n’y a eu ni armes ni violence lorsque ces dirigeants ont organisé le référendum sur l’indépendance, qui a remporté un succès retentissant et qui, selon Madrid, a violé la Constitution espagnole. Ces arrestations avaient pour but d’empêcher la tenue du référendum.

Puigdemont : Recherché en Espagne.

Plus tôt ce mois-ci, au siège du Partit Democrata, l’un des deux grands partis catalans indépendantistes, j’ai rencontré Sergi Miquel, un leader indépendantiste et membre du parlement national.

« Ma génération n’avait jamais vu ce genre de mesures, nous pensions qu’elles appartenaient au passé, à l’époque franquiste », m’a-t-il dit. « Mais tout cela se passe aujourd’hui en Espagne, en Europe : des députés et des gouverneurs démocratiquement élus sont arrêtés et détenus pour des raisons politiques. La sentence sera prononcée à l’automne. Ils risquent jusqu’à trente ans de prison. »

J’ai demandé à Miquel si le nouveau gouvernement minoritaire espagnol du Premier ministre socialiste Pedro Sanchez serait plus disposé à faire des compromis que l’ancien Premier ministre, Mariano Rajoy.

« Dans deux ans, il y aura de nouvelles élections en Espagne, et aucun des partis politiques ne nous parlera, afin de ne pas perdre les électeurs espagnols qui sont contre nous », a dit Miquel. « Nos dirigeants pourraient même recevoir une peine exemplaire. Beaucoup dépendra de l’Europe : l’UE doit cesser de fermer les yeux sur cette violation flagrante de la démocratie et des droits de l’homme sur son territoire. »

Le 9 juillet, Sanchez et Quim Torra, premier ministre de Catalogne qui a succédé à Puigdemont, se sont rencontrés à Madrid pour tenter de relancer le dialogue. Ils ont convenu de reprendre les réunions dans sept ans entre les ministres espagnol et catalan. Et ils ont discuté de la possibilité de commémorer conjointement l’attentat terroriste perpétré à Barcelone en août dernier. Mais Sanchez s’est opposé catégoriquement à la tenue d’un nouveau référendum sur l’indépendance de la Catalogne.

« L’indépendance nous attend »

Miquel: « Notre chemin est tracé »

J’ai demandé à Miquel ce qu’on pouvait faire en attendant pour les prisonniers catalans. « Malheureusement pas grand-chose », dit-il. « Depuis mars dernier, les familles des prisonniers n’ont obtenu qu’un seul jour de voyage pour voir leurs proches pendant 45 minutes dans une prison de Madrid. Nous demandons – et les organisations humanitaires devraient nous rejoindre – qu’ils soient au moins transférés dans une prison à Barcelone. Bien sûr, nous espérons une amnistie, puisque aucun crime grave n’a été commis. Nous espérons que le nouveau gouvernement, après les prochaines élections, sera formé par le Parti socialiste et le groupe politique le moins hostile à notre égard, Podemos. »

Miquel n’a pas exclu que le gouvernement catalan organise un nouveau référendum sur l’indépendance, malgré les arrestations et la violente répression contre les électeurs la première fois. « Nous pouvons subir des pertes et des revers, mais notre chemin est tracé », a-t-il dit.

Miquel a déclaré que même chercher à obtenir plus d’autonomie par rapport à Madrid serait difficile, du moins à court terme.

« Nous serions prêts », a-t-il dit. « Mais le gouvernement espagnol ne l’admettra pas. Au contraire, ils érodent lentement le peu d’autonomie que nous avons réussi à obtenir au cours des 50 dernières années. Les Basques aujourd’hui sont beaucoup plus autonomes que nous. Nous voulons que notre droit à l’autodétermination soit reconnu en Espagne et en Europe. Nous savons que le processus sera long et complexe. Nous devrons faire face à d’autres difficultés, arrestations et violations des droits. Mais nous savons qu’au bout du chemin, l’indépendance nous attend. »

Attilio Moro est un journaliste italien chevronné, correspondant du quotidien Il Giorno de New York, qui a travaillé auparavant à la radio (Italia Radio) et à la télévision. Il a beaucoup voyagé, couvrant la première guerre en Irak, les premières élections au Cambodge et en Afrique du Sud, et a couvert le Pakistan, le Liban, la Jordanie et plusieurs pays d’Amérique latine, dont Cuba, l’Équateur et l’Argentine. Il est actuellement correspondant pour les affaires européennes à Bruxelles.

Source : Attilio Moro, Consortium News, 25-07-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Kiwixar // 21.09.2018 à 07h00

Il ne s’agit pas d’un mouvement d’indépendance mais d’un mouvement de changement de dépendance (de Madrid/Bruxelles à Bruxelles tout court). Les “indépendantistes” catalans ont clairement affirmé qu’ils souhaitent rester dans le machin eurocratique.

Quelle “indépendance” revendiquent-ils donc s’ils doivent toujours prendre leurs ordres à Bruxelles auprès d’eurocrates non-élus, respecter les GOPE, obéir aux quotas divers décidés par des euroïnomanes, faire partie de l’Otan sans discuter et être contributeurs nets à la pieuvre?

Les vrais indépendantistes, ce sont les Britanniques qui ont voté par référendum pour reprendre en main leur destin.

44 réactions et commentaires

  • Kiwixar // 21.09.2018 à 07h00

    Il ne s’agit pas d’un mouvement d’indépendance mais d’un mouvement de changement de dépendance (de Madrid/Bruxelles à Bruxelles tout court). Les “indépendantistes” catalans ont clairement affirmé qu’ils souhaitent rester dans le machin eurocratique.

    Quelle “indépendance” revendiquent-ils donc s’ils doivent toujours prendre leurs ordres à Bruxelles auprès d’eurocrates non-élus, respecter les GOPE, obéir aux quotas divers décidés par des euroïnomanes, faire partie de l’Otan sans discuter et être contributeurs nets à la pieuvre?

    Les vrais indépendantistes, ce sont les Britanniques qui ont voté par référendum pour reprendre en main leur destin.

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    • DocteurGrodois // 21.09.2018 à 10h20

      Je ne crois vraiment pas à une cabale soutenue par l’UE ni par les US.
      Je crois plutôt à un moment à la Saakashvili qui, ayant pris de très politiques déclarations de soutien pour des engagements d’assistance concrets, avait décidé d’envahir l’Ossétie du Sud…

      Car même si l’UE a effectivement intérêt à diminuer les prérogatives souveraines des États, les États membres qui la composent n’en ont aucun a vouloir déstabiliser l’Espagne jusqu’à l’anarchie ou à la démembrer. De plus l’Espagne abrite des bases stratégiques de l’OTAN. La preuve étant que Puidgemont s’est pris un énorme râteau diplomatique.

      Au passage, en Belgique Puidgemont était défendu par ses amis d’extrême droite du Vlaams Belang. Le front indépendantiste Catalan a tendance à se cacher derrière les divers mouvements de gauche qui en font partie mais qui ne forment que la moitié, l’autre moitié étant beaucoup moins divisée et globalement néolibérale, conservatrice, et plus ouvertement xénophobe.
      Je précise cela parce que la Catalogne est un sujet complexe qu’on ne peut pas réduire à une histoire de gentils et de méchants, et qu’une catalogne indépendante a plus de chance de ressembler à un eldorado fiscal qu’à un paradis des travailleurs.

      Au sujet de l’attentat de Barcelone, il est apparu récemment que la CIA avait prévenu la police Catalane qu’un attentat était en préparation sur les Ramblas à Barcelone. Or ils n’ont pas tenu compte de l’avertissement et n’ont pas notifié leurs collègues de la police nationale…

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      • Sam // 21.09.2018 à 11h06

        C’est les indépendantistes catalans qui ont cru pouvoir trouver un soutien du coté de l’UE, mettant cette dernière dans l’embarras : déconstruire les pays oui, l’éclatement de l’Espagne non. D’autant que pour l’UE, il ne s’agit pas de remplacer une souveraineté par une autre, mais bien d’avoir la main mise sur l’ensemble.

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        • Fritz // 21.09.2018 à 12h16

          Les indépendantistes catalans se sont trompés en comptant sur l’UE. Ce machin tyrannique a fait le choix de s’appuyer sur les gouvernements en place, à Madrid comme à Paris, pour asseoir sa domination supranationale.

          Il suffit de voir nos ministres accoler systématiquement le torchon étoilé au drapeau national.

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    • Le Belge // 21.09.2018 à 10h50

      J’abonde dans le sens de Kiwixar en y ajoutant que Carles Puigdemont est protégé par le parti nationaliste flamand d’extrême-droite NVA qui lui procure une villa dans un quartier huppé de Waterloo, en Belgique.

      Il y a bel et bien des connexions entre les indépendantistes catalans et flamands. De plus, pour des partis “indépendantistes”, ils sont tous les deux partisans de la soumission à l’OTAN (la NVA est, par exemple, partisane de l’achat par la Belgique du F35 américain que tous les experts en aviation militaire classent parmi les plus inutiles du monde).

      Waterloo étant gangrénée par l’Anglosphère, c’est proprement “étrange” que les partis voulant la balkanisation de l’Europe continentale se réclame d’une servilité à l’égard du pouvoir anglo-américain.

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      • Marie // 21.09.2018 à 18h20

        Bon au risque d’ouvrir une discussion belgo-belge sans fin,
        pour ma part j’estime qu’il est faux d’affirmer que la NVa ( issue de la Volksunie pour rappel) soit un parti d’extrême-droite, ce qu’est indubitablement le Vlaams Belang.
        Bien que l’électorat entre le Vlaams Belang et la NVa tient à quelques mailles, tout comme de nombreux membres du premier rejoignent le second ( vu la déculottée électorale, la soupe vaut bien quelques pas), on ne peut pas mettre tout ce petit monde (qui pèse lourd aujourd’hui) dans le même panier.
        Tous deux indépendantistes et nationalistes certes, le parti de De Wever ne vocifère pas “que la Belgique crève”, jusqu’à vomir sur le Parlement comme le Vlaams Belang. N’en déplaise ça reste un parti démocrate.
        Et pour l’avoir expérimenté, ma “francitude” n’a jamais été mise à mal par un partisan de la Nva.
        Pas plus que je n’ai eu à souffrir d’une quelconque discrimination alors que je vivais à Anvers dont De Wever est le bourgmestre.
        Ce qui les distingue principalement est l’européisme de la NVa qui ne tient pas du tout à la disparition de Bruxelles et de ses prébendes!
        Séparatiste radicale vis à vis des francophones, la NVa reste néo-libérale et donc pas du tout pour la fermeture des “”futures” frontières de la Flandre: main-d’oeuvre étrangère bon marché et tout le toutim en libre circulation!

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  • Boubanka46 // 21.09.2018 à 07h24

    Si le gouvernement espagnol avait eu l’intelligence d’être favorable au référendum, je suis certain que l’élan indépendantiste se serait essoufflé. Et ceci sans avoir forcement besoin d’organiser de référendum puisqu’il aurait fallu au préalable réussir à modifier la constitution.

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  • Fritz // 21.09.2018 à 07h34

    Le sujet de l’indépendantisme catalan nous divise. Personnellement, j’estime que le gouvernement catalan était en droit d’organiser un référendum le 1er octobre 2017, c’était dans la logique de la décentralisation poussée depuis le statut. De leur point de vue, Puigdemont et les siens ont eu tort de ne pas organiser une garde symbolique aux frontières de la Catalogne lorsqu’ils ont proclamé l’indépendance, le 27 octobre, comme les Slovènes l’avaient fait en 1991. Cela aurait placé le gouvernement de Madrid devant une alternative : reconnaître le fait accompli, ou utiliser la force armée.

    A propos : le très castillan José Maria Aznar vient de nier devant une commission parlementaire qu’il avait engagé l’Espagne dans la guerre d’agression contre l’Irak, en 2003. Les c…, ça ose tout…

    https://francais.rt.com/international/54032-jose-maria-aznar-nie-participation-madrid-guerre-irak

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    • J. Reno // 21.09.2018 à 08h49

      Y a qu’à… faut qu’on…
      L’avantage de ne rien connaître à un problème est de pouvoir en dire n’importe quoi . Un exemple : la sauvegarde des frontières est assurée en Espagne (y compris bien sûr en Catalogne) par la Garde Civile, force militaire au statut semblable à celui de notre Gendarmerie, ainsi que par l’Administration de Douanes. Il s’agit de fonctions régaliennes qui ne sont pas susceptibles d’être déléguées aux pouvoirs régionaux : communes, départements (provincias) ou Régions Autonomes (telles la Catalogne). Si un pouvoir local, comme celui de la généralité de Catalogne, s’était avisé de forcer le contrôle d’une ou plusieurs frontières (ports, aéroports, frontières terrestres) cela n’aurait pu se faire que par un coup de force lourdement puni par les lois espagnoles (ou les lois de n’importe quel pays démocratique). Au lieu d’une dizaine, le nombre d’emprisonnés aurait pu être de plusieurs dizaines, voire centaines. L’autonomie catalane aurait, dans ce cas, été automatiquement suspendue pour des années. Il n’y a évidemment eu personne en Catalogne pour prendre un tel risque…qui dans le cas précis était une certitude.

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      • Fritz // 21.09.2018 à 12h04

        Je n’y connais rien et je dis n’importe quoi, merci pour votre courtoisie. J’ai lu seulement que Carles Puigdemont voulait s’inspirer du “modèle slovène”. Et vous n’ignorez pas que les milices slovènes ont pris le contrôle des frontières de la république yougoslave de Slovénie en juin 1991, casus belli qui a permis l’indépendance de la Slovénie au prix de quelques dizaines de morts, en majorité du côté fédéral.

        Ce n’est pas que j’approuve ce geste illégal : je regrette l’éclatement de la Yougoslavie. Je disais seulement que Puigdemont n’est pas “allé au bout de sa logique”, au bout de ses idées, comme le montre son atermoiement. Vingt-six jours entre le référendum et une “déclaration d’indépendance” qui n’a été suivie d’aucun geste concret pour assurer cette indépendance.

        Je persiste : Puigdemont aurait pu déployer les Mossos d’Esquadra aux frontières de la Généralité. Et si le sang avait coulé, la faute en serait retombée sur Madrid.

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        • exdar // 21.09.2018 à 13h27

          Les mossos d’esquadra on juré la constitution espagnole, et la moitié ou plus de leurs effectifs sont “españolistas”. La déclaration d’indépendance est une farce menée par des partis de droite corrompus s’appuyant sur des partis de gauche divisés face á la situation, La catalogne compte 7,5millions d’habitants dont a peu prés 55% qui ne veulent pas l’indépendance et lutteront contre . Salut i força al canut

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          • Fritz // 21.09.2018 à 14h09

            “à peu près 55 % qui ne veulent pas l’indépendance” ? Le 1er octobre 2017, ils étaient un peu moins de 8 %, exactement 7,83 % :
            https://fr.wikipedia.org/wiki/Référendum_de_2017_sur_l'indépendance_de_la_Catalogne#Au_niveau_national

            Quant aux abstentionnistes… les absents ont toujours tort, devant un choix de cette importance.

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            • Fred79 // 21.09.2018 à 19h48

              Le référendum a été déclaré illégal par le gouvernement et la justice espagnol, donc les abstentionnistes sont les seuls dont l’avis peut compter en la matière et ils représentaient 58% de la population catalane.
              Je ne comprends même pas comment on peut encore débattre de ce non évènement.

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            • Fritz // 22.09.2018 à 08h25

              « Le référendum a été déclaré illégal…. »
              Tiens, ça me rappelle quelque chose. La position de Kiev et de l’UE sur la Crimée ?

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            • exdar // 22.09.2018 à 17h18

              Encore une manipulation de chiffres , je vis en catalogne depuis 20 ans, , les partis nationaliste ne représentent que 46% des voix, ils ont la majorité au parlement,a cause de la loi électorale espagnole qui est mal conçue et favorise les votes en milieu rural ,https://www.lavanguardia.com/elecciones/elecciones-catalanas-2017. comme vous pouvez le voir les indépendantistes on moins de votes mais obtiennent la majorité. Vous remuez du vent comme les indépendantistes.

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            • Fritz // 22.09.2018 à 18h13

              C’est vous qui remuez du vent, et je le prouve :

              une éventuelle surreprésentation des zones rurales (effectivement favorables à l’indépendance dans le cas de la province de Gérone) peut certes expliquer la majorité en sièges des indépendantistes au parlement de Catalogne, mais en aucun cas le résultat en suffrages exprimés du référendum d’indépendance, où c’était “un homme, une voix”. Et c’est ce résultat que j’ai indiqué en lien.

              Désolé pour mon ton (je vous réponds du tac au tac), mais la haine qui suinte de certains commentaires anti-catalans me fait réagir, même si je suis indisposé par les outrances du catalanisme.

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            • exdar // 23.09.2018 à 15h06

              Mauvaise foi quand tu nous tient; le référendum foireux et anticonstitutionnel du 1er octobre . n´est pas représentatif de la population catalane il manque prés 60% du recensement éléctoral lors du vote.Haine anti-catalane ?mes deux enfants sont catalans, mais je déteste les crétins nationalistes de toutes origines.

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            • Fritz // 23.09.2018 à 23h58

              N’insistez pas, même si la mauvaise foi vous possède. Votre argument sur la surreprésentation hypothétique du vote rural était foireux et même nul, s’agissant d’un référendum. Quant à ses imperfections, ayez la décence de rappeler le comportement de la police espagnole.

              Je ne nie pas que les anti-indépendantistes soient nombreux en Catalogne, et si j’y vivais, j’en ferais peut-être partie. Mais ils auraient dû se mobiliser en votant dès le référendum du 1er octobre 2017.

              Les abstentionnistes ont toujours tort.

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        • Chris // 21.09.2018 à 14h03

          Comparer la Catalogne à la Slovénie de 1991 me parait lapidaire.
          La Slovénie a joué sur du velours, enkystée en frontières communes avec l’Italie, l’Hongrie et l’Autriche, dont 2 membres de l’OTAN, laquelle, rappelons, fut l’instrument actif du démembrement de l’ex-Yougoslavie.
          L’abattage d’un (rare) chasseur serbe par la DCA italienne a clos le débat !

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          • Fritz // 21.09.2018 à 15h58

            Ce qui a avantagé la Slovénie, c’est l’existence d’une milice, sur le modèle titiste de la défense décentralisée.
            En 1991, la Hongrie ne faisait pas partie de l’OTAN. Ce machin était alors dans l’incertitude quant à son avenir. C’est la guerre de Bosnie qui lui a donné un prétexte pour se perpétuer, à partir de 1993, comme “bras armé” de l’ONU (sous la pression, Boutros-Ghali avait dû s’y résoudre).

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            • Chris // 21.09.2018 à 18h58

              A ma connaissance, chaque république constituant la Yougoslavie avait une milice.
              La Slovénie a surtout recueilli un flot de réfugiés des républiques voisines, prenant bien soin de ne pas se mêler aux disputes “sudistes” attisées par l’OTAN : une méfiance justifiée envers un Kosovo/Albanie légendairement retors, mais aussi envers une Serbie arrogante qui se sentait des ailes pour remplacer le vide soviétique.

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          • Francesc Pougault // 21.09.2018 à 23h55

            les abstentionistes par définition n’ont exprimé aucune conviction. Il est donc impossible de savoir s’ils sont séparatistes ou unionistes.

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        • J. Reno // 21.09.2018 à 18h13

          Vous avez “lu” une stupidité tout à fait semblable à celles que profèrent à toute heure du jour et de la nuit les indépendantistes catalans.
          Quant au “castillan” Aznar il a, bien entendu, comme bon homme atlantiste de droite, accouru au “secours” de Bush pour agresser l’Irak. Mais il a contribué aussi à préparer l’absurde marche vers nulle part des indépendantistes catalans en signant avec leur père spirituel, Jordi Pujol, un pacte dit “pacto del Tinell” qui accorde à la Catalogne d’importantes cessions de souveraineté en échange de son appui pour virer Felipe Gonzalez et se mettre à sa place. Ledit Pujol est aujourd’hui inculpé pour corruption aggravée après avoir utilisé ses fonctions de Président de la Catalogne pour enrichir sa famille et lui-même.
          [modéré]

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          • Chris // 21.09.2018 à 19h07

            @Fritz, qui parle d’honneur, alors qu’il s’agit purement de fric et de place à prendre ?
            Je plussois le commentaire de Reno.
            Vu l’histoire de la Catalogne, le pacte dit “pacto del Tinell” qui accordait à la Catalogne d’importantes cessions de souveraineté n’avait rien d’étrange : fallait bien une monnaie d’échange !
            Il me semble que la Généralité de Valence a plus d’autonomie que celle de Catalogne. Juste ou faux ?

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          • Fritz // 21.09.2018 à 22h32

            Tenez, “J.Reno”, une stupidité à lire : https://www.liberation.fr/planete/2017/10/12/catalogne-slovenie-meme-combat-pour-l-independance_1602386

            La presse castillane assure qu’il n’y a aucun rapport entre la splendide démocratie espagnole et l’affreuse dictature yougoslave de Milosevic :
            https://www.elespanol.com/espana/20171011/253474986_0.html

            Mais je vous sens crispé dans votre haine. Je crois qu’il est inutile de prolonger cette discussion.

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    • Exdar // 24.09.2018 à 13h15

      Donc vous ne ne savez de la catalogne que ce vous lisez, pour argumenter c’est plutôt léger. Je vous le répete la majorité n’a pas voté le 1er octobre, parce que le référendum n’avait aucune validité légale. La police espagnole comme tous les flics sont des chiens de garde, Grâce a ces crétins de nationalistes catalans qui ont réveillé le nationalisme espagnol( qui lui est vraiment dangeureux), on aura sûrement un affrontement civil dans les prochaines années.Pour ce qui de la loi électorale:https://www.lavanguardia.com/politica/20160602/402223053925/sospecha-sistema-electoral-bajo.html

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    • Exdar // 24.09.2018 à 13h26

      Sur la loi électorale espagnole:https://www.lavanguardia.com/politica/20160602/402223053925/sospecha-sistema-electoral-bajo.html
      Les unionistes ne sont pas allés voter le 1er Octobre , car le référendum foireux n’allait être reconnu par aucun pays. Ahora lo entiendes o te lo explico en castellano.

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      • Fritz // 24.09.2018 à 16h25

        Merci bien. Je prendrai le temps d’étudier cet article de La Vanguardia.
        Si mes souvenirs sont bons, la loi électorale espagnole avait déjà été contestée après les législatives de 1933 et 1936.

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  • Fritz // 21.09.2018 à 07h54

    Es pot escriure en francès o en català, si us plau ?

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    • Laurent // 21.09.2018 à 09h45

      tenen por de fer ho, no volen anar a la presó

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      • Laurent // 21.09.2018 à 09h55

        Et basically, les Catalans sont prospères parce qu’ils sont au bord de la méditerranée, ont un port “un tant soit peu important”, ont développé leur région, et ont une histoire…
        20% du PIB de l’Espagne peut expliquer ceci ou cela.

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  • la vieille gauloise // 21.09.2018 à 07h57

    Selon le projet du parlement européen l’ indépendantisme peut se relier au régionalisme Puisqu’ il s’ agit de supprimer les États Nations au profit des régions donc les indépendantistes sont aides et finances par les Américains Ça fait partie du PLAN ….c’ est aussi la stratégie du ” diviser pour mieux regner ” Un continent européen morcelé en régions sera plus facile à maîtriser pour l’ oligarchie mondialiste …..quoique ….rien n’ est sur !…..

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    • Francesc Pougault // 21.09.2018 à 09h36

      L’article de Attilio est farci d’inexactitudes chronologiques; les prisonniers politiques ont été transférés en prisons de Catalogne. Le 11 Septembre dernier, l’indépendentisme a réaffirmé que une autonomie modifiée a cessé d’être un objectif, Puigdemont et les autres exilés sont libres de circuler en Europe après les rejets des demandes d’extraditions espagnoles par les juridictions d’Allemagne, de Belgique, d’Ecosse, de Suisse et le retrait de ces demandes par la juridiction espagnole ( qui jetterait en prison les exilés s’ils s’aventuraient en Espagne).
      Ceci dit, je partage le point de vue de “la vieille gauloise”, “diviser pour mieux régner”, il est urgent de supprimmer l’indépendance de la France., cela ferait une division de moins.

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  • Pinouille // 21.09.2018 à 09h38

    Il m’est d’avis que la volonté indépendantiste catalane serait moins vive si elle n’était pas la région la plus riche du pays: https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/catalogne-les-5-chiffres-qui-eclairent-les-enjeux-du-referendum-752337.html
    Si l’on considère les choses sous l’angle économique, on peut résumer la chose à une région qui essaye de s’extraire de la solidarité nationale.
    En extrapolant, on voit l’Italie du nord qui en a assez de payer pour l’Italie du sud, et à l’échelle européenne l’Allemagne qui ne voit aucune raison de payer pour la Grèce, l’Italie, etc…
    Avec une telle logique, on déconstruit tout et on se rend vite compte que tout le monde est perdant.

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  • Francesc Pougault // 21.09.2018 à 10h10

    Eh oui,les deux millions et demi de Catalans qui ont voté la majorité independantiste au Parlement de Barcelona, les centaines de milliers qui pour leur part ont voté pour que les Catalans soient libres de leur choix, contrairement aus partis de droite espagnols qui nient le droit à l’autodétermination, tous ceux là sont donc des suppots du capitalisme; les autres sont de véritables revolutionnaires.

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    • Pinouille // 21.09.2018 à 14h23

      “contrairement aus partis de droite espagnols qui nient le droit à l’autodétermination”
      Ils nient peut être moins le droit des peuples à l’autodétermination que le fait que les barcelonais constituent un peuple à eux seuls.

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  • Czerny // 21.09.2018 à 10h19

    Et pendant que les catalans font mumuse avec leur quête d’indépendance, le fond vautour US Blackstone devient le plus grand propriétaire immobilier non seulement de Catalogne ,mais aussi d’Espagne http://www.elmundo.es/economia/empresas/2018/04/06/5ac62e5122601d02598b4634.html
    Mais bon, ici à Barcelone tout le monde s’en fout .L’herbe est abondante et pas chère ,on continue de vivre chez papa-maman à 35 ans passé et les manifs quotidiennes “Volem ser independents ” empêchent de se poser les questions qui fâchent .

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    • Chris // 21.09.2018 à 14h19

      Libre-circulation des hommes, marchandises et capitaux…
      Blackstone rachète l’Espagne.
      Tandis que les chinois, belges, et mandataires luxembourgeois, achètent nos terres, nos demeures centenaires et forêts.
      Pire. Alors que les fonds des Français lambdas sont sous strict contrôle des banques comme du fisc, eux débarquent avec des valises bourrées d’Euros et/ou dollars !
      C’est ça, l’Union Européenne : un vaste pillage de l’Europe. Plus besoin de guerres !

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  • Danielle VQ // 21.09.2018 à 11h53

    Ничего не понятно. Можете-ли Вы писать на французском языке пожалуйста?

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  • Louis Robert // 21.09.2018 à 14h50

    Il est des flammes que le souffle des grands vents avive.

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  • Czerny // 21.09.2018 à 15h34

    Et comme un malheur n’arrive jamais seul , Valls brigue la mairie de Barcelone …….

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    • Laurent // 21.09.2018 à 17h49

      Vu qu’il cause en Castillan, à mon avis, il est pas arrivé…

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      • Chris // 21.09.2018 à 19h11

        Bof entre le castillan et le Français, Valls y est presque : le catalan.

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        • Francesc Pougault // 22.09.2018 à 11h20

          et entre le catalan et le lapon, toutes les langues d’europe

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