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8.juillet.20188.7.2018 // Les Crises

Trump donne raison aux extrémistes iraniens et victimise les citoyens ordinaires. Par Trita Parsi et Ryan Costello

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Source : Trita Parsi & Ryan Costello, Consortium News, 09-05-2018

La décision de Donald Trump de retirer les États-Unis de l’accord nucléaire iranien ne fait que renforcer les tenants iraniens de la ligne dure, faire du tort aux gens ordinaires et accroître le potentiel d’une guerre dévastatrice, soutiennent Trita Parsi et Ryan Costello.

Par Trita Parsi et Ryan Costello

Lorsque le Plan d’action global commun a été annoncé en 2015, le peuple iranien est descendu en masse dans les rues pour célébrer ce qu’il croyait être le début d’une nouvelle ère.

Longtemps écrasé par les pressions américaines et leur propre gouvernement, ils avaient de bonnes raisons d’être optimistes. La menace de guerre s’éloignait et les sanctions qui ont étouffé l’économie iranienne allaient bientôt être levées. Beaucoup espéraient que le président iranien Hassan Rouhani, conforté par son succès à la table des négociations, tirerait parti de son capital politique et allégerait l’environnement sécuritaire difficile de l’Iran chez lui.

Aujourd’hui, alors que le président Donald Trump déchire l’accord, le peuple iranien est de nouveau celui qui souffrira le plus. Les partisans iraniens de la ligne dure, renforcés par l’échec de l’accord, affûtent leurs couteaux pour contrer Rouhani et le ministre des Affaires étrangères Javad Zarif, et les risques d’une guerre catastrophique sont sans aucun doute plus grands.

L’Iran a fait tout ce qu’il fallait pour se conformer aux conditions de l’accord, détruisant le cœur de son réacteur à Arak, habilitant les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique et limitant considérablement son programme d’enrichissement de l’uranium. Les sanctions ont d’abord été levées sous la présidence de Barack Obama, et l’Iran a bénéficié d’un soulagement limité. Mais cet optimisme longtemps attendu a été rapidement stoppé par l’élection de Trump, qui a juré de mettre fin à l’accord conclu sous son prédécesseur. Les espoirs de l’Iran pour un avenir meilleur ont été bouleversés par une star de la télé-réalité devenue démagogue.

Une menace de guerre plus immédiate

Les doutes quant à savoir si Trump était réellement sérieux sur ce qu’il avait dit pendant sa campagne volatile s’étaient dissipés dans la première semaine de sa présidence, quand il a interdit aux Iraniens et à beaucoup d’autres d’entrer aux États-Unis sur la base d’un peu plus que du sectarisme.

Rouhani : Des couteaux sortis pour lui. (Photo officielle iranienne)

Peu de temps après l’interdiction, Trump a commencé à mettre à mort l’accord nucléaire moyennant un millier de coupes. Des accords majeurs avec des sociétés internationales comme Boeing n’ont jamais vu le jour. Les banques européennes, craignant les sanctions américaines qui restaient en vigueur, ont refusé de réintégrer le marché iranien. De plus, M. Trump et ses hauts fonctionnaires ont violé l’accord à maintes reprises, mettant en garde les entreprises étrangères contre le fait de faire du business avec l’Iran tout en laissant dans le doute la mise en œuvre des engagements des États-Unis.

Et en mars, Trump a commencé à promouvoir les voix les plus caustiques sur l’Iran à des postes clés en matière de sécurité nationale. John Bolton, qui n’a jamais cessé d’appeler à bombarder l’Iran et a pris l’argent d’un culte terroriste iranien détesté qui cherche à changer de régime, est devenu conseiller en matière de sécurité nationale. Mike Pompeo, l’un des principaux opposants à l’accord nucléaire, est maintenant secrétaire d’État. La menace de guerre est de retour, cette fois plus imminente que jamais auparavant.

Beaucoup d’Iraniens se sentent à nouveau désespérés, en raison d’une variété de facteurs, dont le moindre n’est pas une économie étouffée par les sanctions, un fait qui s’est manifesté en décembre et janvier lorsque l’Iran a été secoué par les plus grandes manifestations depuis le Mouvement vert de 2009. Pourtant, beaucoup sont restés chez eux, non pas pour soutenir le régime, mais par crainte de la suite.

Maintenant, le discours dur, à savoir qu’on ne peut pas faire confiance aux États-Unis et qu’ils ne lèveront jamais les sanctions, a été justifié par la décision à courte vue et égoïste de Trump d’abroger l’accord nucléaire. Les partisans de la ligne dure cherchent à reprendre tous les leviers du pouvoir aux modérés comme Rouhani et Zarif, à détruire les espoirs de réforme et à assurer l’élévation d’un successeur de la ligne dure au Guide suprême iranien Ali Khamenei. S’ils y parviennent, cela signifiera une plus grande répression au pays et une escalade à l’étranger.

Pourtant, tout comme les partisans de la ligne dure à Washington, les radicaux iraniens n’ont pas de bon “plan B” pour ce qui vient après l’accord. Et, étant donné la soudaineté de la décision de Trump de déchirer l’accord sans qu’il y ait une violation iranienne, Rouhani et Zarif ont eu une dernière chance de sauver le compromis nucléaire et d’empêcher le cabinet de guerre de Trump de trouver une justification pour mettre en place leurs plans de guerre et de changement de régime.

Le chef de la politique étrangère de l’Union européenne, Federica Mogherini, a juré que l’Europe respectera les engagements pris dans le cadre de l’accord, en agissant dans le respect de ses intérêts en matière de sécurité et en protégeant ses investissements économiques. Le président français Emmanuel Macron a averti que la décision de Trump menace le tissu même du régime de non-prolifération. De façon critique, M. Rouhani a également indiqué que l’Iran peut obtenir des avantages dans le cadre du JCPOA sans les États-Unis. Cela autorise l’Europe, la Russie, la Chine et l’Iran à négocier un nouvel accord de la dernière chance, avec l’Europe prenant des mesures pour atténuer les effets de la réimposition des sanctions américaines et protéger les entreprises qui font des affaires avec l’Iran.

Mais les chances d’un tel accord de relance, même en l’absence de Trump, sont minces.

L’Europe, en particulier, est extrêmement vulnérable aux sanctions américaines, et l’Europe a été lente à reconnaître que son meilleur espoir de conserver l’accord nucléaire repose non pas sur le soutien à Trump, mais sur le blocage de Trump. Israël et l’Arabie saoudite détiennent également de nombreuses cartes qui pourraient court-circuiter la diplomatie et entraîner les États-Unis dans une confrontation militaire directe.

La majorité du peuple iranien, cependant, n’a guère d’autre choix que d’espérer que Rouhani et Zarif pourront naviguer dans ces eaux traîtresses, de peur que l’Iran ne soit déchiré par des puissances extérieures, tout comme l’Irak et la Syrie avant eux.

Cet article a été publié à l’origine sur HuffPost.

Trita Parsi est le président du National Iranian American Council. Ryan Costello est directeur adjoint des politiques du National Iranian American Council. Ryan Costello s’est joint à la NIAC en avril 2013 en tant que Policy Fellow.

Source : Trita Parsi & Ryan Costello, Consortium News, 09-05-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

Max // 08.07.2018 à 08h00

L’Iran voulait au moins deux choses.
Récupérer ses avoirs financiers estimés a 100 ou 150 milliards de $ bloqués dans les banques occidentales principalement américaines.
Diversifier ses clients pour ses hydrocarbures.
Pourquoi les USA bloquent.
Les avoirs iraniens, ils ne veulent pas les rendre et en cas de réintégration de l’Iran, ils avaient prévu de rendre l’Iran responsable de l’attentat des deux Tours afin de maintenir le blocage des avoirs iraniens.
Il faut renflouer financièrement l’Arabie Saoudite et les USA en tant qu’exportateurs de pétrole.
Aujourd’hui, il ne reste plus que le $ comme moyen de pression pour les pays qui se sont mis en dépendance vis-à-vis des USA.
Pour l’Iran
Les occidentaux n’ayant plus le monopole technologique, sur ce point pas de changement.
Ainsi PSA n’est plus depuis longtemps un fabricant d’organes (ponts, essieux, moteurs, freins boites de vitesses, etc.) mais achète ses organes a des équipementiers étrangers et donc l’Iran ira directement les acheter a la source et ce sera moins chers.
La Chine est le principal partenaire économique de l’Iran depuis longtemps et de ce coté, très peu d’inquiétude.
La Russie (et la Chine) ne veut pas de la mise en place d’un régime pro-occidental a Téhéran et rien que pour ca elle fera au moins le minimum.
Pour les iraniens quelque que soit le scenario, ils voient bien que les régimes pro-occidentaux de la région ne riment pas avec liberté.
La levée des sanctions aurait simplement diversifiée l’offre.
Si comme c’est probable les clients traditionnels de l’Iran tiennent, ils n’y aura pas en conséquence de nouveaux clients pour l’Arabie Saoudite et les USA et pour ce qui concerne les avoirs iraniens aux USA, les USA ne les rendront jamais…… comme quoi il est dangereux d’utilisé le $.

12 réactions et commentaires

  • Pierre D // 08.07.2018 à 05h59

    Trump donne surtout un coup de main (et des prétextes) à ceux qui entretiennent une déstabilisation pérenne des anciens mandats français et britanniques de la SDN au Proche Orient… à savoir: Riyad et Tel Aviv.

     2

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  • Fritz // 08.07.2018 à 06h06

    Tiens ? Consortium reprend des articles du Huffington Post ? Je me disais aussi… Tout ce que dit cet article n’est pas faux, loin de là, mais il ne manque plus que l’adjectif « ultra-conservateur » pour avoir un écho de la presse dominante. C’est sûr, la société iranienne aspirait à la détente, mais voilà, le vilain Donald est venu et il a déchiré le zoli papier signé par le zentil Barack.

    Alors qu’Hillary, elle, promettait zentiment d’effacer l’Iran (« oblitérer », autrement dit : rayer de la carte) …
    https://www.reuters.com/article/us-usa-politics-iran/clinton-says-u-s-could-totally-obliterate-iran-idUSN2224332720080422

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    • zignature // 08.07.2018 à 08h02

      « le zoli papier signé par le zentil Barack. »

      Il semble qu’il y ait des finesses.

      Dans une réponse à l’alors membre de la Chambre des Représentants Mike Pompeo, le Département d’Etat, par la plume de Julia Frifield, Secrétaire Adjointe aux Affaires Législatives, déclare que

      « Le [JCPOA ] n’est pas un traité ou un accord exécutif, et ce n’est pas un document signé. […] »

      http://www.humanrightsvoices.org/assets/attachments/documents/11.24.2015.state.dept.letter.jcpoa.pdf

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    • jean pierre de cornulier // 08.07.2018 à 08h06

      Parfaitement juste. A focaliser sur Trump on passe à côté de l’essentiel et fragilise cet article dont vous avez si bien parlé.

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  • Max // 08.07.2018 à 08h00

    L’Iran voulait au moins deux choses.
    Récupérer ses avoirs financiers estimés a 100 ou 150 milliards de $ bloqués dans les banques occidentales principalement américaines.
    Diversifier ses clients pour ses hydrocarbures.
    Pourquoi les USA bloquent.
    Les avoirs iraniens, ils ne veulent pas les rendre et en cas de réintégration de l’Iran, ils avaient prévu de rendre l’Iran responsable de l’attentat des deux Tours afin de maintenir le blocage des avoirs iraniens.
    Il faut renflouer financièrement l’Arabie Saoudite et les USA en tant qu’exportateurs de pétrole.
    Aujourd’hui, il ne reste plus que le $ comme moyen de pression pour les pays qui se sont mis en dépendance vis-à-vis des USA.
    Pour l’Iran
    Les occidentaux n’ayant plus le monopole technologique, sur ce point pas de changement.
    Ainsi PSA n’est plus depuis longtemps un fabricant d’organes (ponts, essieux, moteurs, freins boites de vitesses, etc.) mais achète ses organes a des équipementiers étrangers et donc l’Iran ira directement les acheter a la source et ce sera moins chers.
    La Chine est le principal partenaire économique de l’Iran depuis longtemps et de ce coté, très peu d’inquiétude.
    La Russie (et la Chine) ne veut pas de la mise en place d’un régime pro-occidental a Téhéran et rien que pour ca elle fera au moins le minimum.
    Pour les iraniens quelque que soit le scenario, ils voient bien que les régimes pro-occidentaux de la région ne riment pas avec liberté.
    La levée des sanctions aurait simplement diversifiée l’offre.
    Si comme c’est probable les clients traditionnels de l’Iran tiennent, ils n’y aura pas en conséquence de nouveaux clients pour l’Arabie Saoudite et les USA et pour ce qui concerne les avoirs iraniens aux USA, les USA ne les rendront jamais…… comme quoi il est dangereux d’utilisé le $.

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  • RGT // 08.07.2018 à 10h49

    Je ne voudrais pas vous paraître vieux jeu ni encore moins grossier mais ce Donald Trump commence à me les briser menu !!!
    https://www.youtube.com/watch?v=HLBpvWxQq8k

    Tout dirigeant US ferait mieux de s’occuper réellement (pas de simples effets de manches) de la population la plus défavorisée de son propre pays avant d’aller foutre le bordel sur la planète entière.
    Vous me répondrez que ce comportement fait partie des obligations du CDD qu’il a signé pour 4 ans mais ce n’est pas une excuse.

    L’Iran est une très vielle victime des USA (opération Ajax de 1953) et la révolution de 1979 n’était pas un soulèvement “intégriste”.
    Il était simplement initié par la SEULE opposition qui survivait encore dans ce pays après l’extermination des “infâmes bolchéviks” qui avaient commis l’affront de nationaliser les ressources pétrolières.

    Si une opposition réellement socialiste (pas “sociale-démocrate”, une vraie dans la lignée de Mossadegh) avait pu exister j’ai la certitude qu’elle aurait pu reprendre le pouvoir et s’orienter dans une direction politique très différente.
    Du moins dans la forme, les “vilains mollahs” ont aussi, comme tous les chiites et contrairement aux sunnites, un sens de l’équité sociale développé.

    Tant que le “Sacro-saint” Dollar restera la monnaie OBLIGATOIRE pour les échanges internationaux TOUS les pays de cette planète seront inféodés aux USA. Le jour où ce privilège scandaleux cessera l’économie US s’effondrera car elle ne pourra plus subventionner sa dette (servant à renflouer ses ploutocrates) en faisant payer le reste de la planète.

    Ça me rappelle une petite blague que j’avais raconté à un américain qui dirigeait une grosse usine d’une transnationale US en Roumanie.
    Je lui avais demandé : “What is the difference between one Dollar and one €uro ?” (Quelle est la différence entre un dollar et un Euro ?)
    Il avait commencé à prendre sa calculette pour me répondre en se basant sur les taux de change et je lui avais répondu :
    “Stop computing, it is not necessary : The difference is exactly one €uro.” (Arrêtez de calculer, ce n’est pas nécessaire : La différence est exactement de un Euro.)
    Il a commencé à être étonné puis a tiré une gueule de 15 pieds de long quand il a compris…
    Il ne m’a ensuite plus adressé la parole pendant toute la durée de mon séjour.
    Le roi n’aime pas être nu.

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  • Chris // 08.07.2018 à 11h29

    Nous sommes en zone dangereuse car les Iraniens en ont archi-marre des sanctions occidentales (12 ans !) qui paralysent leur économie, avec à la clé chômage, inflation, massacre économique des jeunes diplômés, investissements insuffisants, etc…
    Dire qu’avec Obama certaines sanctions furent levées est un euphémisme : les multinationales en ont tiré profit mais pas vraiment la population. D’où la rogne grandissante et les manif. du printemps qui laissaient à penser la possibilité d’un renversement.
    Se dire que les jeunes et moins jeunes désoeuvrés, à la merci de la drogue et incapables économiquement de fonder une famille (acte important dans cette société de type patrimonial), qui regardent assidument les chaines occidentales, gardent un contact avec une diaspora iranienne importante non soumise à la rigueur de moeurs des dictats islamiques, l’engagement militaire en Syrie et le chouchoutage des Gardiens de la Révolution qui s’y font dézinguer, tout cela contribue à déstabiliser l’Iran : mais c’était bien le but des sanctions, non ?
    Finalement, le reniement du JCPAO américain sert plutôt les intérêts du Gvt iranien.
    Depuis son intervention en Syrie, l’Iran peut également compter sur la Russie et la Chine :
    https://www.les-crises.fr/quand-layatollah-a-dit-non-aux-armes-nucleaires-par-gareth-porter/
    “Un accord préliminaire en vue de la création d’une zone de libre échange a été paraphé entre l’Union Economique Eurasienne (UEE) et l’Iran, ce qui permettra d’adoucir les éventuelles sanctions US. Inutile de dire que les échanges ne se feront pas en dollars mais en roubles”.
    http://www.rusnavyintelligence.com/2017/09/la-russie-autorise-deux-navires-iraniens-a-emprunter-ses-voies-navigables-domestiques.html
    “Au plan commercial, Russes, Azerbaïdjanais et Iraniens se sont récemment entendus sur la création d’un corridor commercial Nord-Sud fait de voies ferrées et de routes. Le transport de fret sur les voies navigables intérieures russes vient conforter ce projet, en y ajoutant un volet fluvial. Il s’agit d’un signal politique envoyé en outre par Moscou à Téhéran – deux puissances eurasiatiques – indiquant que leur coopération économique peut s’appuyer sur des routes disposant jusque là d’un accès restreint, jalousement contrôlé par la Russie.”

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  • Christian Gedeon // 08.07.2018 à 12h29

    Ben comme d’habitude,cet article est excessif dans les deux sens. Non Trump n’est pas le monstre décrit,et non les mollahs ne sont pas les gentils de bonne foi décrits aussi. Pour la bonne compréhension ,il faut remonter aux sources de la révolution islamique iranienne,et à une doctrine qui semble decidemment échapper à beaucoup ,celle de la wilayat el fakih,base et fondement du khomeinisme. Cette doctrine est une doctrine impérialiste. Elle prône la dissémination de la révolution islamiste sous l’angle chiite et à terme une domination mondiale. Elle est le presqu’exact pendant de la vision des frères musulmans…ne hurlez pas,c’est la stricte vérité,et cette vérité la Khamenei et les pasdarans n’ont pas reculé dessus d’un iota…l’attitude des russes,qui ont fermement mis le holà aux prétentions iraniennes en Syrie est un signe qui ne trompe pas…l’accord reviendra quand les molahs renonceront à leur vision islamique planétaire. Désolé donc de ne pas participer à la vision générale du blog.

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    • DUGUESCLIN // 08.07.2018 à 19h45

      Oui mais l’impérialisme américain ne jugule pas l’impérialisme musulman (selon vos termes), au contraire il l’utilise.
      Il favorise et soutient l’islamisme djihadiste genre daesh, pour diviser et affaiblir le monde musulman mais surtout pour affaiblir tous ceux qui sont susceptibles de résister à leur domination. L’Iran qui possède du pétrole et qui est sur la route de la soie, musulmane ou non, dérange les plans de domination et de contrôle du monde des impérialistes anglo-américains. Si l’Iran était une république chrétienne, par exemple, l’attitude américaine serait la même si l’Iran refusait la soumission. La Russie, majoritairement chrétienne, par exemple, est mise dans le même panier que l’Iran.
      Il ne s’agit donc pas d’un combat de “l’impérialisme” américain contre “l’impérialisme” musulman mais d’une volonté de domination contre tout sorte de résistant qui revendique sa souveraineté.
      L’Arabie Saoudite, radicalement musulmane, est alliée des USA.

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      • Christian Gedeon // 08.07.2018 à 22h41

        C’est une vision dogmatique que vous présentez la…je n’ai d’ailleurs pas parlé de combat entre les deux impérialismes. Par contre j’ai parlé d’islamisme,pas d’Islam ni de musulmans. Quant à la Russie,je répète qu’elle cherche aussi à mettre au pas l’Iran en Syrie . C’est curieux que vous ne vouliez pas le voir. Ne vous fiez pas aux apparences de ” l’affrontement ” russo américain. Pas plus qu’à ce nouveau fantasme new age de ” la route de la soie “.

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        Alerter
  • Louis Robert // 08.07.2018 à 12h30

    Impuissance et soumission européennes font triste spectacle.

    « Le chef de la politique étrangère de l’Union européenne, Federica Mogherini, a juré que l’Europe respectera les engagements pris dans le cadre de l’accord, en agissant dans le respect de ses intérêts en matière de sécurité et en protégeant ses investissements économiques…. Mais les chances d’un tel accord de relance, même en l’absence de Trump, sont minces. L’Europe, en particulier, est extrêmement vulnérable aux sanctions américaines, et l’Europe a été lente à reconnaître que son meilleur espoir de conserver l’accord nucléaire repose non pas sur le soutien à Trump, mais sur le blocage de Trump. »

    L’émancipation de l’Europe impuissante et soumise n’est pas pour demain… Son immense responsabilité dans les événements qui viennent ne fait aucun doute. Triste spectacle de nains! Y manque cruellement le grand Charles de Gaulle.

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  • Lysbeth Levy // 11.07.2018 à 12h37

    “John Bolton, qui n’a jamais cessé d’appeler à bombarder l’Iran et a pris l’argent d’un culte terroriste iranien détesté qui cherche à changer de régime, est devenu conseiller en matière de sécurité nationale””
    Oui c’est un des lobbyistes pro-israelien contre l’Iran, cultivant de bonnes relations avec le MAK groupe sectaire terroriste ayant ces bureaux a Paris et Albanie : http://irandidban.com/fr/opinion/17004-john-bolton-,-d%C3%A9fenseur-de-zion,-promoteur-du-terrorisme-mek
    http://irandidban.com/fr/nouvelles/17000-accueillir-l-ompi-et-les-forces-am%C3%A9ricaines-en-albanie Ils se sont réunis a Paris ou la “gouroute” Maryam Radjavi en “fichu bleu” demande un changement de régime violent en Iran. http://irandidban.com/fr/nouvelles/16992-rudy-,albanie-et-changement-de-r%C3%A9gime-de-l-iran Longtemps inscrit comme groupe terroriste, Mme Hillary Clinton l’ a décoché en 2012 afin de l’aider a prendre le pouvoir a travers le terrorisme, l’ingérence et la propagande.: https://www.carnegiecouncil.org/publications/ethics_online/0074
    .Changer des “extrêmistes” devenu plus pacifique depuis, pour mettre à la place ce groupe criminel aussi extrêmiste” ayant assassiné pris en otages, beaucoup de leurs propres membres, leur demandant de se suicider par immolation pour les beaux yeux de la Gouroute, c’est aller de Charybde en Scylla non ? .. ..

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