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7.juillet.20187.7.2018 // Les Crises

La Russie tente de retrouver de l’influence sur la Corée du Nord. Par Mansour Mirovalev

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Source : Al Jazeera, Mansur Mirovalev, 06-06-2018

Contrairement à l’Occident, la Russie ne veut pas que le régime de Kim Jong-un s’effondre ou change du tout.

Le leader nord-coréen Kim Jong-un et le ministre russe des Affaires étrangères Sergey Lavrov se sont rencontrés la semaine dernière pour des entretiens [Dossier : AP].

Les tentatives frénétiques de la Russie de sauter dans le train des pourparlers diplomatiques historiques entre les États-Unis et la Corée du Nord soulignent deux faits simples : Pyongyang ne dépend plus de la Russie pour sa survie économique et politique, et la Russie ne veut pas que le régime du Nord change.

La Corée du Nord a émergé du bourbier de la guerre de Corée il y a 65 ans en tant que vassal loyal et obéissant de Moscou la rouge, qui a calqué avec diligence le système stalinien – et a conservé la plupart de ses caractéristiques effrayantes telles qu’un culte de la personnalité omniprésent de la dynastie Kim, des camps de travail et des purges de masse.

L’inefficacité de son économie planifiée la faisait dépendre en grande partie de la nourriture et du carburant soviétiques, et l’effondrement du géant communiste en 1991 a contribué à une famine chronique qui a tué jusqu’à 3,5 millions de Nord-Coréens. Un an plus tôt, Moscou avait établi des liens avec la Corée du Sud – ruinant les liens diplomatiques avec le Nord pendant une décennie.

Une génération politique plus tard, Kim Jong-un, un despote capricieux et inexpérimenté, a compris une chose à propos de sa nation appauvrie, militarisée et nucléarisée de 25 millions d’habitants.

« Ce n’est pas la marionnette de Moscou », a dit à Al Jazeera Konstantin Asmolov, du Centre d’études coréennes de l’Académie russe des sciences.

Invitation tardive

Jeudi dernier, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déposé une gerbe de fleurs aux pieds des gigantesques statues en bronze de 20 mètres de haut de Kim Il-sung, fondateur de la Corée du Nord, et de son fils et successeur, Kim Jong-il, sur la colline sacrée de Mansu à Pyongyang.

Puis il s’est incliné – un geste superflu pour un diplomate de son rang, qui lui a néanmoins valu une audience imprévue avec le troisième Kim, a conclu le Kommersant, un quotidien russe.

M. Lavrov s’est entretenu avec le « leader suprême » avant le sommet Trump-Kim, la toute première rencontre entre un président américain en exercice et un barreur nord-coréen qui doit avoir lieu à Singapour le 12 juin.

La Russie se sent mise à l’écart et les propos de « diplomate » soigneusement formulés par Lavrov font allusion à l’insatisfaction de Moscou face aux changements précipités – et à son désir d’y participer.

« Nous ne devrions pas essayer de faire des mouvements soudains, nous ne devrions pas accélérer artificiellement le processus qui, bien sûr, exigera beaucoup de temps », a-t-il déclaré dans des remarques télévisées se référant à la dénucléarisation possible de la péninsule coréenne.

« La Russie est prête à contribuer à ces efforts, nos amis coréens s’en félicitent, et nous avons discuté de certaines mesures qui peuvent être prises dans cette direction », a dit M. Lavrov.

Il a également évoqué la reprise éventuelle de projets mis au rancart pour la construction d’un gazoduc, d’un chemin de fer et d’une ligne de transport d’électricité entre la Russie et la Corée du Sud via le territoire du Nord.

Mais tout cela ne deviendra possible que si les Nations Unies et l’Occident lèvent les sanctions imposées à la Corée du Nord pour son programme nucléaire, a-t-il dit.

Il a également invité Kim en Russie pour des entretiens avec le président russe Vladimir Poutine.

À l’époque soviétique, ces visites étaient fréquentes et obligatoires pour le grand-père de Kim, qui avait auparavant commandé un bataillon soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale, et avait été choisi par Joseph Staline pour gouverner l’État communiste coréen naissant. Son fils et héritier est né près de la ville russe orientale de Khabarovsk en 1941.

Cette fois-ci, les médias nord-coréens ont simplement accusé réception de l’invitation.

« La Russie est prête à contribuer à ces efforts, nos amis coréens l’accueillent favorablement. » SERGEY LAVROV, MINISTRE RUSSE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

Préoccupations liées à la réunification

La Russie partage une frontière de 17 kilomètres de long avec la Corée du Nord depuis 1860, et des centaines de milliers de Coréens de souche qui ont émigré vers la Russie tsariste vivent toujours dans l’ancienne Union soviétique. L’un d’entre eux, Viktor Tsoi, reste une rock star russe immensément populaire 28 ans après sa mort dans un accident de voiture.

Moscou ne souhaite pas un nouveau Tchernobyl dans ses provinces du Pacifique, très peu peuplées mais riches en ressources, au cas où le conflit coréen exploserait.

Contrairement à l’Occident, la Russie ne veut pas que le régime de Kim s’effondre – ou change du tout. S’il y avait une guerre civile ou encore une autre famine, l’exode des réfugiés et la mauvaise gestion des armes nucléaires seraient une catastrophe pour l’Extrême-Orient russe.

Une unification de la Corée du Nord et de la Corée du Sud pourrait également s’avérer désastreuse pour la politique de Moscou en Asie.

Après la réunification de l’Allemagne et la transformation pro-occidentale du bloc communiste, l’OTAN s’est approchée des frontières de la Russie. Quelque chose de semblable est probable dans la péninsule coréenne – une Corée unifiée deviendra inévitablement l’allié de Washington, ce qui signifie plus de bases américaines à la frontière russe.

Cependant, la Russie ne dispose pas d’un influence économique suffisante pour influencer les choses en Corée du Nord.

Des dizaines de milliers de travailleurs migrants nord-coréens travaillent dans toute la Russie, tandis que leur gouvernement s’approprie la plupart de leurs salaires. Leur déportation : la méthode préférée du Kremlin pour résoudre les problèmes politiques avec les anciennes républiques soviétiques.

Soutien russe

Les observateurs occidentaux ont noté après la visite de M. Lavrov que la Russie peut encore jouer un rôle dans les pourparlers de Kim-Trump, même s’il n’est pas très important.

« Alors que la Corée du Nord et les États-Unis poursuivent leurs discussions avant le sommet, il est de plus en plus probable que Moscou ne sera pas en mesure d’avoir une influence directe sur le déroulement ou non de la réunion de Singapour », a écrit Christ Stevenson, rédacteur international du quotidien britannique The Independent.

« Cependant, la visite de M. Lavrov à Pyongyang a rappelé aux États-Unis et à leurs alliés que tout accord à long terme nécessitera probablement le soutien de la Russie – et a replacé Moscou au centre d’une autre crise internationale », a-t-il écrit.

L’un des plus grands experts russes sur la Corée du Nord dit que Moscou agira en tant que garant des accords que Trump et Kim parviendront à conclure à Singapour.

« Il existe un consensus entre la Russie, la Chine et la Corée du Nord selon lequel, si des accords sont conclus [avec les États-Unis], la Russie et la Chine seront les garants de ces accords », a déclaré à Al Jazeera Andrey Fyodorov, ancien ministre russe adjoint des affaires étrangères.

« Kim est dans une situation où il ne perd rien », dit-il. « Un autre problème, c’est que Kim ne passera pas d’accord avec Trump sans garanties ».

Et c’est là que la Russie interviendra – avec son droit de veto au Conseil de sécurité des Nations Unies, une vieille envie de contrer et de contredire les États-Unis quand et où elle le peut, et une machine de propagande intérieure qui vante tout ce que fait le Kremlin – même si ce geste sera dérisoire et sans importance en comparaison de l’ancien poids de l’URSS dans la péninsule coréenne.

Vladimir Terekhov, un expert russe de la région Asie-Pacifique, a déclaré à l’agence de presse étatique RIA Novosti au début du mois de juin : « L’influence de la Russie grandit et c’est bien ».

La Corée du Nord « est notre voisin qui compte », a-t-il ajouté.

Source : Al Jazeera, Mansur Mirovalev, 06-06-2018

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Commentaire recommandé

DUGUESCLIN // 07.07.2018 à 06h18

Une phrase m’interpelle: “une Corée unifiée deviendra inévitablement l’alliée de Washington, ce qui signifie plus de bases américaines à la frontière russe.”
Il est évident que ni la Chine, ni la Russie ne souhaitent que les forces américaines (sous couvert de l’OTAN) s’étendent sur toute la péninsule.
La dénucléarisation proposée dans les négociations concerne toute la péninsule. C’est à dire le retrait des forces américaines du Sud contre la dénucléarisation du Nord.
Pas d’armes nucléaires en Corée (nord et sud confondus) est de l’intérêt aussi bien de la Russie que de la Chine.
C’est au contraire la garantie que la Corée ne pourra plus être alliée de Washington qui se négocie. En retour la Corée du Nord bénéficiera de la protection russe et chinoise avec la garantie de la souveraineté de toute la péninsule qui n’a aucun intérêt à s’exposer à une guerre liée à la présence américaine sur son territoire.
La Russie comme la Chine ont intérêt à ce que la péninsule coréenne soit stable, et libre des pressions américaines.
La Russie respecte les souverainetés, ce qui fait d’elle une alliée fiable. La Russie n’est plus l’URSS; faire semblant de le croire n’est que de la propagande anti-russe. Elle est à l’opposé de la politique américaine qui impose sa domination à ses alliés y compris par les menaces, les sanctions et la guerre.
Le secours sino-russe est l’occasion pour la Corée et peut-être aussi pour le Japon de se libérer de l’occupation américaine.

46 réactions et commentaires

  • Fritz // 07.07.2018 à 05h18

    « une Corée unifiée deviendra inévitablement l’allié de Washington, ce qui signifie plus de bases américaines à la frontière russe ». Ah bon ? Cela dépend des conditions de la réunification… Le Vietnam réunifié en 1975 n’est pas devenu aussitôt l’allié de Washington, il me semble.

    La « déportation » des travailleurs immigrés serait « la méthode préférée du Kremlin » ? Je suppose qu’ils sont déportés au Goulag ?

    Allez, une dernière perle : « la Russie interviendra – avec son droit de veto au Conseil de sécurité des Nations Unies, une vieille envie de contrer et de contredire les États-Unis quand et où elle le peut, et une machine de propagande intérieure qui vante tout ce que fait le Kremlin – même si ce geste sera dérisoire … »

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    • RMM // 07.07.2018 à 15h38

      Cet article est mensonger – pure “fake news”:
      D’abord, il faut etre soit aveugle, soit de mauvaise foi pour qualifier de frénétique la diplomatie russe est à l’opposé.
      Ensuite, le processus de paix se déroule selon le plan de Poutine – le “roadmap” russo-chinois. La suspension par Trump des exercices militaires répond au point “double freeze” du roadmap: http://en.kremlin.ru/events/president/news/57684
      Enfin, le grand projet trilatéral – voie ferrée + pipeline + gazoduc + lignes de transmission électrique – n’est certainement pas au rancart: Moon et Poutine sont tombés d’accord le 22 juin pour démarrer les études techniques (http://en.kremlin.ru/events/president/news/57838).
      Quant au nord-coréen Kim, il a fait dire à Poutine, le 14 juin, qu’il a mise au point “une nouvelle stratégie de construction économique” dont on doit supposer qu’il prend en compte ce projet trilateral, vu que son envoyé, le président Moon Jae-in, apres avoir évoqué cette nouvelle stratégie, a remis à celui-ci une grand envelope contenant un “message du leader”… http://en.kremlin.ru/events/president/news/57784

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  • DUGUESCLIN // 07.07.2018 à 06h18

    Une phrase m’interpelle: “une Corée unifiée deviendra inévitablement l’alliée de Washington, ce qui signifie plus de bases américaines à la frontière russe.”
    Il est évident que ni la Chine, ni la Russie ne souhaitent que les forces américaines (sous couvert de l’OTAN) s’étendent sur toute la péninsule.
    La dénucléarisation proposée dans les négociations concerne toute la péninsule. C’est à dire le retrait des forces américaines du Sud contre la dénucléarisation du Nord.
    Pas d’armes nucléaires en Corée (nord et sud confondus) est de l’intérêt aussi bien de la Russie que de la Chine.
    C’est au contraire la garantie que la Corée ne pourra plus être alliée de Washington qui se négocie. En retour la Corée du Nord bénéficiera de la protection russe et chinoise avec la garantie de la souveraineté de toute la péninsule qui n’a aucun intérêt à s’exposer à une guerre liée à la présence américaine sur son territoire.
    La Russie comme la Chine ont intérêt à ce que la péninsule coréenne soit stable, et libre des pressions américaines.
    La Russie respecte les souverainetés, ce qui fait d’elle une alliée fiable. La Russie n’est plus l’URSS; faire semblant de le croire n’est que de la propagande anti-russe. Elle est à l’opposé de la politique américaine qui impose sa domination à ses alliés y compris par les menaces, les sanctions et la guerre.
    Le secours sino-russe est l’occasion pour la Corée et peut-être aussi pour le Japon de se libérer de l’occupation américaine.

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    • Julie Péréa // 07.07.2018 à 09h27

      L’auteur de l’article est à côté de la plaque comme les dirigeants occidentaux. Cela fait 20 ans qu’il existe des pourparlers pour une paix durable entre les Corées, la Russie, la Chine et les Etats-Unis. Par le passé si les néocons et les milieux financiers de la City et Wall Street ont tout fait capoter, certains n’ont cessé de maintenir le dialogue ayant aboutit au sommet entre Trump-Kim.
      La nouvelle donne aujourd’hui, qui est une réalité en œuvre et plus un souhait s’appelle, les Nouvelles Routes de la soie et la paix par le développement mutuel. Ainsi, la Russie, qui participe activement au nouvel ordre économique mondiale, n’a pas à craindre une quelconque perte d’influence sur la Corée du Nord.
      Dans le cadre des Nouvelles Routes de la soie, la Corée du Nord était indispensable pour relier l’Asie du Nord-Est et l’Asie du Sud Ouest. Sur les cartes de corridors de développement, on voit bien que ceux-ci font un Y au niveau de la Corée du Nord pour y joindre également la Corée du Sud.
      Les oligarques financiers et leurs vassaux (dont beaucoup de journalistes) essaient de discréditer les pays émergents aux yeux des opinions publiques. Pendant que l’UE échoue sur la crise migratoire, les émergents proposent la paix par le développement pour tout le monde !! Ah Ah Ah !

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      • RMM // 07.07.2018 à 15h55

        “L’auteur de l’article est à côté de la plaque” – ou malveillant…
        En effet, le dialogue dure depuis 20 ans, et selon le sénateur russe Kosachev (président de la Commission Affaires étrangeres) se félicite de ce que la diplomatie russe ait enfin triomphé. http://theduran.com/trumps-anger-over-kim-lavrov-meeting-shows-his-lack-of-sincerity/
        Kosachev fait reference notamment au plan de paix pour la peninsule, concu par Poutine et propose a Xi Jinping: “We were the initiators of a roadmap for the settlement process on the Korean Peninsula”.
        Mais Poutine n’oublie pas de souligner le role de la Chine au plus fort de la crise Kim-Trump:
        “Recently, China has done a lot to defuse the situation somewhat. We are very happy to see this and will provide any support we can.” http://en.kremlin.ru/events/president/news/57684
        On peut donc dire que Trump et Kim ne font que suivre le plan russo-chinois.

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    • Pepin Lecourt // 07.07.2018 à 09h39

      Je suis bien d’accord avec votre commentaire.

      L’influence de l’Urss fut loin d’être celle décrite par l’article, si elle fut vraie à l’origine et si c’est bien Staline qui imposa Kim Il Sun, assez rapidement le nationalisme Coréen très sourcilleux prit les devants sur l’idéologie Stalinienne et les relations entre Pyong-Yang et Moscou se gâtèrent vite et durablement, pour un rapprochement avec Pékin, culturellement plus proche mais qui ne fut pas là aussi toujours un long fleuve tranquille, toujours en raison du nationalisme Coréen.

      C’est ce nationalisme bien exploité par la famille Kim qui a certainement permis au régime de survivre notamment lors de la terrible famine des années 90, ce que n’aurait probablement pas permis l’idéologie communiste seule et explique la résistance du régime, une idéologie bien particulière que les Coréen appellent du Juche !

      La vision des occidentaux férocement anti-communiste ne leur permet pas de comprendre et fait passer sous silence le comportement des Nord Coréens pendant la grande famine qui furent très nombreux à se réfugier en Chine…pour revenir pour la plupart spontanément en Corée, la crise passée. Lorsqu’on leur demandait pourquoi, ils déclaraient ne pas fuir le régime mais simplement la famine avec la ferme intention de revenir la crise passée. En occident on passe scrupuleusement sous silence qu’un pourcentage non négligeable de Nord Coréens ayant fui au Sud, reviennent au Nord ne s’acclimatant pas à la vie du Sud ou règne le chacun pour soi.

      Enfin l’idéologie communiste au Nord a depuis pas mal de temps subi un grande brèche, encouragé par le régime ou se développe une économie privée exubérante; Si les piliers de l’industrie restent public, une économie privée parallèle sur le bien de consommation explose, fourmillent les marchés privés, les boutiques privées, une petite bourgeoisie de consommation se développe très vite, la période des magasins d’état aux rayonnages semi-vides de quelques produits tristes est révolue depuis plus de 10 ans, aujourd’hui il y a plein de magasins privés presque aussi achalandées qu’en occident, tout au moins dans les grandes villes, lesquelles sont très propres et bien tenues, très plaisantes et aérées.
      Le nouveau modèle économique de la Corée du Nord est naturellement la Chine qui permet la survie du régime tout en assurant la prospérité de la population qui du coup s’accommode du régime

      Cet aspect de compromis déplaît terriblement en occident car il signe une sorte d’adaptation plutôt réussie entre le système et l’économique, c’est pour cela que les USA imposent un embargo féroce pour essayer de tuer dans l’oeuf la réussite économique, se fichant éperdument des souffrances de la population comme ils l’avaient montré durant la grande famine des années 90 où ils avaient freiné des 4 fers les aides alimentaires proposées par l’ONU espérant que la famine achèverait le régime, mais obsédés par leur anti-communisme les américains avaient considérablement sous-estimé le moteur essentiel de la Corée du Nord : le nationalisme.

      Pour ceux qui sont intéressés par ce très étrange pays et son encore plus étrange système je leur conseille la lecture d’un livre, probablement le seul du moins en Français à l’étudier dans un effort de recul objectif, loin de l’obsession anti-communiste et anti-stalinienne occidentale, celui de Philippe Pons voyageur habitué depuis de longues années dans le pays, et ayant des contacts très diversifiés avec des observateurs privilégiés de ce qui se passe en Corée du Nord, dont le titre est : ” Corée du Nord, un Etat guérilla en mutation ” chez Gallimard, cher, 34.5 € mais qui vaut l’investissement pour découvrir ce pays loin des clichés matraqués en occident.

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    • Le Minotaure // 07.07.2018 à 23h08

      “La Russie respecte les souverainetés.” Excellent trait d’humour. Bravo !

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      • neoconsvraiscons // 08.07.2018 à 04h08

        pourriez-vous démontrer que cela n’est pas vrai, sans faire le néo-cons en faisant semblant de confondre Russie et URSS?
        Merci.

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        • Le Minotaure // 08.07.2018 à 16h35

          Invasion de la Tchétchénie, troupes en Ukraine, et ingérences multiples dans des élections de pays tiers.

          Et non je n’ai pas à faire le “néo-cons”. Il faut sortir de cette vision binaire considérant comme atlantiste ceux qui ne sont pas en adoration devant Poutine. La Russie est une puissance comme les autres, dirigée par une oligarchie. Il ne faut pas la diaboliser, mais il faudrait aussi cesser d’imaginer qu’elle serait touchée par la grâce et immunisée des dérives de la raison d’Etat.

          Et enfin pourquoi exclure l’URSS ? L’URSS est partie intégrante de l’histoire de la Russie. Et il suffit d’aller un 8 mai en Russie pour voir que l’Etat russe actuel se place en grande partie dans sa continuité.

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          • Fedor // 08.07.2018 à 19h00

            L’Ukraine est un Etat souverain et indépendant, à l’heure actuelle, tandis que la République de Tchétchénie est officiellement reconnue en tant que composante de la Fédération de Russie à part entière. Vos “exemples” censés illustrer votre propos ne sont donc pas très concluants, s’ils ne desservent pas totalement votre rhétorique éculée.

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            • Le Minotaure // 08.07.2018 à 20h35

              L’Ukraine est un Etat souverain avec des soldats Russes sur son territoire. Et l’épisode de la Crimée est aussi éclairant.

              Quand à la Tchétchénie, elle ne s’est pas ralliée à la Fédération de Russie lors de l’éclatement de l’URSS. Il a fallu un blocus économique, des tentatives de coups d’Etat et d’assassinats contre Doudaev puis finamement deux guerres monstrueuses (la première perdue par la Russie) suivie par plus d’une décennie de lutte anti-guérilla qui connait encore des soubresauts aujourd’hui.

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            • Mr K. // 09.07.2018 à 11h12

              @LeMinotaure

              Sur l’Ukraine, vos devoirs de vacances :
              https://www.les-crises.fr/dossier/la-crise-ukrainienne/

              Il y a un lien très curieux entre la crise Ukrainienne et les guerres en Tchétchénie.
              Une alliance de la carpe et du lapin.
              Une alliance entre les néo-nazis ukrainiens et les djihadistes tchétchènes. Il faudrait plutôt écrire “djihadistes combattant en Tchétchénie”, tant ce conflit a été alimenté de l’extérieur, aussi bien en armes qu’en combattants du jihad .

              Néo-nazis ukrainiens qui sont allés faire le coup de feu en Tchétchénie dans les années 90.
              En retour des djihadistes tchétchènes combattent, par exemple en 2015, aux côtés du bataillon armé de Pravy Sector, le parti d’extrême droite néo-nazi :

              https://www.nytimes.com/2015/07/08/world/europe/islamic-battalions-stocked-with-chechens-aid-ukraine-in-war-with-rebels.html

              Alliance beaucoup moins étrange si on considère leurs points communs :
              Tous les deux financés et armés par Washington.
              Et tous les deux férocement anti-russes.

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          • Dominique // 09.07.2018 à 17h18

            « Invasion de la Tchétchénie »
            Encore un qui ne sait pas que la Tchétchénie fait partie de la confédération de Russie !
            « et ingérences multiples dans des élections de pays tiers. »
            Ah, oui, j’oubliais, c’est grâce à la Russie que nous avons Macron au pouvoir. Comment aurait-il fait pour être élu sans s’attirer les nombreux russophobes français avec son histoire de QG de campagne piraté ?

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            • Le Minotaure // 09.07.2018 à 18h57

              Non je ne fais pas de “devoirs de vacances”, merci. Je connais très bien les dossiers ukrainiens et tchétchènes. Et j’ai beaucoup suivi Les-Crises sur cette question. Je ne suis pas plus pro-ukrainien que pro-tchétchène. Comme je l’ai dit dans mon commentaire précédent, sortez de cette vision binaire du “avec nous ou contre nous”, identique à celle des faucons américains.

              La Tchétchènie fait partie de la Fédération de Russie parce que la Russie a vaincu au bout de deux guerres et plusieurs tentatives de coup d’Etat l’Etat indépendant tchétchène issu de la déflagration de l’URSS. Donc oui il s’agissait bien d’une violation de souveraineté. Comme la présence de troupes russes au parlement de Crimée avant même l’annonce de l’organisation d’un référendum d’auto -détermination.

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            • Mr K. // 10.07.2018 à 11h33

              Complément :
              Document PDF intitulé “L’extrême droite ukrainienne – Origines et trajectoires” datant de juin 2016, par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides.

              Page 7, “3.2.2.Actions armées”, extrait :
              “En 1994, les deux dirigeants de l’UNA-UNSO, Anatoli Lupinos et Dimitro Korchinski, mènent une délégation ukrainienne à Grozny pour rencontrer les dirigeants tchéchènes.
              En 1995, environ 200 combattants de l’UNSO, organisés sous le nom de «Brigade Viking », arrivent en Tchétchénie sous le commandement d’Aleksandr Muzychko.
              Les membres de l’UNSO, vétérans de l’armée soviétique, combattent pendant la bataille de Grozny et sont aussi employés comme formateurs.
              A la fin de la guerre, leur contribution à la lutte pour l’indépendance leur vaut des décorations tchétchènes.”

              https://www.ofpra.gouv.fr/sites/default/files/atoms/files/1603_ukr_historique_pravy_sektor.pdf

              Intéressant de voir aussi les autres lieux de leurs interventions : des points de friction occident – Russie.
              Qui finance?

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              Alerter
            • Le Minotaure // 10.07.2018 à 15h36

              Et le “Qui finance ?”, c’est une question que vous ne vous posez que pour mes volontaires ukrainiens pro-tchetchenes et les volontaires tchetchenes pro-ukrainiens, ou également pour les volontaires russes et tchetchenes pro-Donbass ?
              https://www.theguardian.com/world/2015/jul/24/chechens-fighting-in-ukraine-on-both-sides

              Si vous cherchez à me convaincre que l’OTAN et d’autres puissances pratiquent l’ingérence, vous prêchez un convaincu. Le point de départ de cette discussion, c’est que certains semblent penser ici que la Russie se passerait miraculeusement de ce genre de pratique. Ce qui, pour un Etat puissant, serait une première dans l’Histoire mondiale.

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              Alerter
            • Mr K. // 10.07.2018 à 16h37

              @ Le Minotaure

              Je n’ai aucun problème à reconnaître que d’anciens soldats russes sont “volontaires” dans le Donbass, historiquement terre russe, pour aider les séparatistes.
              Ni qu’un puissant financement privé, bien entendu certainement encouragé par l’état russe, alimente en armes les séparatistes.

              Et je suis tout à fait d’accord avec vous que considérer la Russie et la Chine de manière angélique est plutôt naïf.
              Leurs politiques s’appuient indubitablement globalement sur le respect du droit international, actuellement, et bien évidemment cela peut changer.

              En énonçant cela nous sommes dans des considérations géopolitiques qui collent nettement plus à la réalité que le refrain officiel occidental que vous avez sans doute un peu rapidement repris.

              Il est par exemple très clair que les USA voulaient avec leur coup d’état ukrainien évincer la flotte russe de Sébastopol. Ce qui a créé en réaction la reprise de la Crimée par la Russie.

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            • Le Minotaure // 10.07.2018 à 18h06

              Il est contradictoire de dire que l’Etat russe encourage l’envoi de “volontaires” dans un pays voisin et qu’il respecte “globalement”le droit international. Surtout qu’en Crimée, et très probablement aussi dans le Donbass, il ne s’agit pas seulement de “volontaires” mais de soldats russes.

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            • Mr K. // 10.07.2018 à 18h53

              Cela n’est pas du tout contradictoire.
              L’utilisation du terme “globalement” veut bien dire en français qu’il peut y avoir des entorses. Je l’ai utilisé volontairement.

              La crise date de 2014, il n’y a jamais eu, à part un pelé et un tondu, de soldats russes stricto sensu dans le Donbass.

              Concernant la Crimée, en liaison avec ses bases s’y situant et par contrat avec l’état Ukrainien la Russie avait le droit légal d’y avoir des soldats et de les déployer.

              Et à part pousser votre avantage si légèrement?

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            • Le Minotaure // 11.07.2018 à 09h57

              En Crimée, ils étaient tellement légitimes que jusqu’à début mars ils n’avaient aucun insignes et que le gouvernement russe niait leur présence, hors des bases de Sebastopol.

              Quand aux soldats russes dans le Donbass, le fait que leur présence ne soit pas officielle n’y change rien. http://www.newsweek.com/putins-secret-warriors-tales-three-russian-soldiers-sent-fight-ukraine-339665

              Et non tout ça n’est pas une entorse mais la violation caractérisée de la souveraineté d’un pays. Alors oui il ne faut pas être dupe. L’Europe de l’Ouest et les Etats Unis font pareil, surtout en ce qui concerne l’Ukraine, et on sait que ce pays est un enjeu stratégique majeur. Mais les faits sont têtus.

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            • Mr K. // 11.07.2018 à 10h30

              Ne faites pas semblant de confondre une possibilité générale contractuelle concernant les soldats russes en Crimée et une disposition ponctuelle nécessitée par le coup d’état américain à Kiev.

              Je ne discuterai même pas la source de votre article,” l’Atlantic Council”.
              Vous avez retrouvé “le tondu et le pelé” dont je parle plus haut, bravo.

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  • Alfred // 07.07.2018 à 08h00

    Comme l’ont relevé mes petits camarades cet articles est un tissu d’anneries à la mode “camp du bien-neocon-occidental”. C’est affligeant. Que ces anneries soient ennoncés par un ex-sovietique “de maison” sur un canal “indépendant” ne rend la chose que plus pathétique. Autant lire directement la source de ce genre “d’expertises” dans le nez York Times.
    Ainsi “Kim Jong-un, un despote capricieux et inexpérimenté,”. Il doit donc ses succès à la chance du débutant dans doute. (On connaît des dirigeants posés, modérés et tout à fait parfaits qui sont innexplicablement abonnés à l’échec, en France…et aux us; dans parler du golfe).
    Annecdotiquement je pense que l’image traditionnelle se traduit par “timonier” et non “barreur” (olympique ?) en français. Mais ça va très bien avec l’article.

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    • RMM // 07.07.2018 à 19h14

      Cet article est affligeant, en effet.
      Kim, “capricieux et inexpérimenté” ?
      Ce n’est pas l’avis de Poutine, qui trouve en Km un politicien avisé, averti.
      Commentant les initiatives en direction de son voisin du sud aussi bien que des USA, le président russe dit:
      “Kim Jong-un has obviously won this round. He has achieved his strategic goal. He has a nuclear warhead, and now he also has a missile with a global range of up to 13,000 kilometres, which can reach almost any part of the globe, at least in the territory of his potential adversary. And now he wants to clear up, smooth over or calm down the situation. He is a shrewd and mature politician.” http://en.kremlin.ru/events/president/news/56639

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  • Charles Michael // 07.07.2018 à 08h18

    Je n’ai pas poursuivi très loin la lecture …
    Curieux de connaitre la source de cette étonnante affirmation…. bon ben c’est AlJazeera…. c’était pas mal à une certaine époque; mais ça, c’était avant.

    La Russie a toujours été dans le jeu Nord Koréen comme la Chine.
    En fait la rencontre Trump -Kim Jong Hun a eut lieu et le résultat exactement la proposion Chinoise et Russe d’un double squeeze: arrét des essais nucléaires au Nord contre arrét des grandes maneuvres au Sud.

    premiers pas vers où ? certes; mais premiers pas.

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    • RMM // 07.07.2018 à 16h34

      “le résultat exactement la proposion Chinoise et Russe d’un double squeeze”
      Exactement!
      Et d’apres Poutine (qui avoue avoir ete agréablement surpris par la célérité des deux leaders coréens), la phase suivante est l’organisation d’un cadre de coopération entre les parties prenantes permettant d’aboutir a un texte précis sur les garanties de sécurité que doivent fournir les Américains a Kim – et de fait, a toute la region:
      “a multifaceted cooperation among all stakeholders, first of all, to draft these security guarantees.” http://en.kremlin.ru/events/president/news/57684
      On voit bien qui tient les manettes…

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  • DUGUESCLIN // 07.07.2018 à 09h07

    La Russie ne tente pas de “retrouver” son influence sur la Corée du Nord ni ailleurs.
    Elle exerce une influence grandissante du fait même que son cheval de bataille est le respect des souverainetés, la non-ingérence et le partenariat, la négociation plutôt que la guerre, ce qui s’oppose aux diverses formes d’impérialisme.
    Son influence, du fait de cette attitude, gagne de plus en plus d’adeptes. La russophobie des impérialistes anglo-saxons américains s’explique par le fait que leur domination est remise en question.

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  • RGT // 07.07.2018 à 10h06

    Ne croyez-vous pas simplement que la Russie (et la Chine par la même occasion) souhaite simplement avoir une zone “finlandisée” à ses frontières du sud ?
    Une zone dans laquelle les peuples “autochtones” puissent en toute indépendance choisir leur mode de vie sans être pieds et mains liées inféodés à un quelconque “protecteur” ?

    Et surtout qu’ils leur “foutent la paix” et n’aient pas la capacité militaire de venir les “taquiner” à leurs frontières.

    Rappelez-vous l’hystérie US suite à la révolution cubaine.
    Après avoir, par cupidité, refusé de tendre la main à Castro qui demandait de l’aide et qui n’était pas du tout communiste à l’époque.
    La seule alternative de Castro avait alors été de se réfugier sous la protection de l’URSS qui avait suffisamment de muscles pour empêcher une invasion US.

    Imaginez un seul instant quelle serait la réaction de Washington si d’aventure le Mexique ou le Canada tissaient des liens serrés avec la Chine ou la Russie. Avec bien sûr un déploiement de militaires et d’armes nucléaires sur les territoires de ces pays.
    A mon avis, ce serait l’hystérie la plus totale.
    Des armées “hostiles” juste aux frontières de la “plus grande démocratie du monde”…

    Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais.

    N’oublions pas que l’invasion des pays d’Europe de l’est à la fin de la seconde guerre mondiale n’avait pas pour objectif de les asservir : C’était simplement le SEUL moyen qu’avaient trouvé les “russes” pour établir une zone tampon permettant de sanctuariser leur territoire.
    Ils en avaient “un peu” marre de se faire agresser par les “excités” de l’ouest depuis des siècles (teutons, polonais, baltes, suédois, anglais, français, allemands… ça fait beaucoup) et ils ne voulaient plus que ça recommence.

    Leur problème actuel, c’est que le pays qui désormais souhaite les asservir n’a jamais connu d’invasion et est situé dans une forteresse bien protégée par les océans ou entouré de grands pays “amis” qui servent de tampons et empêchent toute possibilité de contre-attaque lorsqu’ils décident de s’en prendre à une autre nation.
    Une nouvelle “USRSS” post 2nde guerre mondiale en quelque sorte. Mais infiniment plus expansionniste.

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  • IMBERT Olivier // 07.07.2018 à 11h18

    Ceci ignore les coopérations intellectuelles scientifiques militaires et civiles, jusqu’à la logique astronomique et satellitaire qui pendant la guerre de corée, mais tout autant après a conduit à des coopérations y compris avec la France atomiste et d’étude des sous-sols profonds, comme des “lançeurs” de satellites; il y a un rôle très important de la géométrie non euclidienne et utile à l’astronomie coréenne et chinoise qui a fait gagné du temps au camp de la science rouge! Cet article ne comprend donc pas ce qui se passe qui justement, après du temps l’honnêteté scientifique en “cosmopolitique” des nations unies par exemple à l’unesco, fasse ses preuves très terrestre économique sociale et militaire; mais en effet la russie est comme la corée populaire sont à la fois pour l’unité du sud et du nord, et pour des coopérations scientifiques spatiales mais pas seulement, d’ordre socialistes en terme d’infrastructures au sens travaux publics et aussi au sens marxiste.

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  • Louis Robert // 07.07.2018 à 13h25

    Il fut un temps où Al Jazeera brillait ardemment au firmament médiatique. Temps révolu, hélas.

    Je m’en suis détourné au lendemain du coup d’état de l’attachant Abdel-Fattah al-Sissi. Bien qu’il se soit déroulé sous ses propres yeux durant plusieurs jours en Égypte, Al Jazeera ne parvint jamais à percevoir et à admettre publiquement qu’il s’agissait bien d’un coup d’état… ce qui ne lui évita pas pour autant les foudres du « maître du Caire » et de son régime dans les mois qui suivirent. Complaisance n’est en effet jamais garante d’impunité.

    Parcourant rapidement aujourd’hui le texte de Mansur Mirovalev, je ne regrette pas ma décision, communiquée alors aux intéressés, du reste, en des termes « francs » et sincères, comme certains aiment dire. Douloureux divorce… Nostalgie d’un amour heureux.

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  • Mr K. // 07.07.2018 à 13h52

    Avec quelques connaissances sur la question nord-coréenne et les éléments précieux apportés par des commentaires éclairants, on se rend vite compte que cet article ne vaut pas grand chose.

    C’est un article de circonstance écrit par un plumitif mercenaire qui multiplie les gages idéologiques anti-russes du moment .

    Un exemple sur les procédés indignes utilisés par l’auteur.

    Tout à fait dans l’esprit de nouvelle guerre froide montée de toute pièce par l’occident, Mansour Mirovalev cherche à établir une continuité entre des efforts diplomatiques vains et arriérés que ferait la Russie actuellement, et la période soviétique pendant laquelle la Corée du Nord obéissait à Moscou soi-disant au doigt et à l’œil .

    Pour sa démonstration il écrit : “À l’époque soviétique, ces visites [de dirigeant nord-coréen] étaient fréquentes et obligatoires pour le grand-père de Kim, qui avait auparavant commandé un bataillon soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale”.

    On pourrait supposer en lisant cela que Kim Il-Sung était un simple pion de l’URSS ce qui est historiquement faux.

    Kim Il-Sung, le grand père de Kim, a développé des liens très étroits avec les futures élites chinoises en participant à la lutte armée anti-japonaise en Mandchourie dès le début des années trente.
    Il a été un haut gradé de “l’Armée anti-japonaise du nord-est” fondée par le parti communiste chinois en 1935 pour fédérer les mouvements de guérilla.

    C’est pour éviter l’annihilation totale par les japonais que le peu qui restait de cette formation a rejoint l’armée rouge fin 1940 au sein d’une brigade internationale.
    Le grand-père de Kim était donc historiquement le principal chef coréen de la résistance anti-japonaise sino-coréenne.

    On voit donc bien qu’à cette période les liens sont historiquement beaucoup plus étroit avec les chinois qu’avec les russes.

    https://en.wikipedia.org/wiki/Northeast_Anti-Japanese_United_Army

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    • Louis Robert // 07.07.2018 à 14h25

      Lors de la première visite du président Kim en Chine, il a été fait magistralement état, à la réception officielle, à partir de documents d’archives, de ces liens historiquement étroits entre Chinois et Nord Coréens aux plus hauts niveaux…

      Ce document devrait vous intéresser, sinon les envolées de la narratrice… (voir notamment vers 17:13 sq).

      « KCTV documentary on Kim Jong Un’s first visit to China »

      https://m.youtube.com/watch?v=rB69CMCbjyg

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      • Mr K. // 07.07.2018 à 16h42

        Merci pour ce lien.
        Même sans comprendre le coréen, avec les dates inscrites sur les documents d’archives historiques que l’on voit défiler on saisit bien l’ampleur et la continuité des liens Chine Corée du Nord.

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      • Mr K. // 08.07.2018 à 10h17

        Complément sur les liens très étroits entre Chine et Corée du nord.
        50 000 soldats nord-coréens ont participé à la guerre civile chinoise.
        La Chine ayant gagné son indépendance en 1949, c’est le retour de ces troupes très aguerries au pays qui va contribuer au déclenchement de la guerre de Corée.
        Le parti communiste chinois lui-même était en grande partie nord-coréen, ainsi que la guérilla en Mandchourie très très majoritairement coréenne.

        A 25min 40s de cet entretien en anglais avec l’historien Bruce Cumings professeur honoraire de l’Université de Chicago, spécialiste de la Corée :

        https://www.youtube.com/watch?v=ba3dgDUtE9A

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  • RMM // 07.07.2018 à 14h46

    “La Russie à l’écart ?” “projets au rancart?”
    Mais c’est tout le contraire!!!
    En réalité:
    – Le processus de paix se déroule selon le plan de Poutine (roadmap russo-chinois);
    – Moon et Poutine sont tombés d’accord pour démarrer les études techniques du grand projet trilatéral – ferroviaire+gazoduc+pipeline+ligne de transmission électrique – auquel Kim se joindra pour la phase exécution.
    (1) Dans une interview avec un media chinois, le 22 juin, Poutine rappelle l’initiative d’un plan de reglement de la crise coréenne qu’il a proposé à Xi Jinping l’an dernier:
    “We were the initiators of a roadmap for the settlement process on the Korean Peninsula. Recently, China has done a lot to defuse the situation somewhat. We are very happy to see this and will provide any support we can.” http://en.kremlin.ru/events/president/news/57684
    Comme on le sait, sur ce dossier comme sur tous les grands dossiers géopolitiques, Poutine et Xi fonctionnent main dans la main (“Nous nous coordonnons…”), qui au four, qui au moulin…
    (2) Plus tard, Poutine a eu à se féliciter de ce que les pourparler inter-coréens aient suivi le plan russo-chinois – “the inter-Korean talks proceed in the spirit of the Russian-Chinese roadmap on the settlement of the Korean problem”.
    Surtout depuis que Trump a suspend les exercices militaires avec la Coree du sud, appliquant ainsi le point du Plan russo-chinois portant sur le “double freeze” – Kim arrete se stirs de missiles, Trump et Moon arretent les jeux de guerre.
    (3) Les grads projets trilatéraux d’infrastructure-énergie (voie ferroviaire + pipeline + gazoduc) font partie de cette feuille de route.
    Le sud-coréen Moon est plus qu’entousiaste: lors de sa récente visite d’état en Russie,
    – apres avoir remercié Poutine d’accompagner les pourparler (“We are working closely together towards these goals. My sincere gratitude and appreciation to President Putin and the Russian Government…” (http://en.kremlin.ru/events/president/transcripts/57836)
    – il annonce un accord entre son pays et la Russie pour commencer les travaux préparatoires:
    “Preparing for the projects of trilateral cooperation between SK, NK and Russia, we agreed to … carry out the plans that are feasible now – to begin this work by conducting joint bilateral studies on uniting the railways, electric power grids and gas mains.” http://en.kremlin.ru/events/president/news/57838
    (4) Ce qui suppose que la Corée du nord a déjà donné son accord, mais ne serait pas encore prete finacierement. Cette supposition est confortée par les propos tenus lors d’une rencontre entre Poutine et le président du “Supreme People’s Assembly Presidium”, Kim Yong-nam, le 14 juin:
    – Poutine rappelle que la Russie a “pris les mesures requises” pour faciliter une résolution pacifique… (Russia has … taken the necessary steps. We are ready to continue this work…);
    – Poutine rappelle ensuite le projet trilateral;
    – Kim remercie la Russie, annonce une nouvelle stratégie économique adoptée en avril (qui prend en compte le projet trilateral?) et remet à Poutine “un message de Kim Jong-un”, sans en dire un mot. http://en.kremlin.ru/events/president/news/57784
    (5) Alexander Mercouris souligne de “role pivot” de la Russie: “Russia takes centre-stage in Korean diplomacy: Moscow hosts senior North Korean diplomat and delegations from both North and South Korea” – theduran.com/russia-takes-centre-stage-diplomacy-korean-crisis
    (6) Pour sa part, le Sénateur Kosachev, qui préside la Commission des Affaires étrangères, se félicite du succes des actions de la Russie: constantes mais prudentes, pointues et précises mais responsables, et efficaces. http://theduran.com/trumps-anger-over-kim-lavrov-meeting-shows-his-lack-of-sincerity/
    Avancer que la Russie reste a l’ecart, ses propositions mises au rancart, évoquer tentatives frénétiques (frénétique, Poutine???) de sauter dans le train des pourparlers” – tou cela releve, soit de la mauvaise foi, soit d’une ignorance du fonctionnement de la diplomatie russe – double d’une attention défectueuse é la force tranquille mais efficace du “main dans la main” russo-chinois.

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  • RMM // 07.07.2018 à 14h52

    “La Russie à l’écart ?” “projets au rancart?”
    Mais c’est tout le contraire:
    – le processus de paix se déroule selon le plan de Poutine (roadmap russo-chinois);
    – Moon et Poutine sont tombés d’accord pour démarrer les études techniques du grand projet trilatéral – ferroviaire+gazoduc+pipeline+ligne de transmission électrique – auquel Kim se joindra pour la phase exécution.
    (1) Dans une interview avec un media chinois, le 22 juin, Poutine rappelle l’initiative d’un plan de reglement de la crise coréenne qu’il a proposé à Xi Jinping l’an dernier:
    “We were the initiators of a roadmap for the settlement process on the Korean Peninsula. Recently, China has done a lot to defuse the situation somewhat. We are very happy to see this and will provide any support we can.” http://en.kremlin.ru/events/president/news/57684
    Comme on le sait, sur ce dossier comme sur tous les grands dossiers géopolitiques, Poutine et Xi fonctionnent main dans la main (“Nous nous coordonnons…”), qui au four, qui au moulin…
    (2) Plus tard, Poutine a eu à se féliciter de ce que les pourparler inter-coréens aient suivi le plan russo-chinois – “the inter-Korean talks proceed in the spirit of the Russian-Chinese roadmap on the settlement of the Korean problem”.
    Surtout depuis que Trump a suspend les exercices militaires avec la Coree du sud, appliquant ainsi le point du Plan russo-chinois portant sur le “double freeze” – Kim arrete se stirs de missiles, Trump et Moon arretent les jeux de guerre.
    (3) Les grads projets trilatéraux d’infrastructure-énergie (voie ferroviaire + pipeline + gazoduc) font partie de cette feuille de route.
    Le sud-coréen Moon est plus qu’entousiaste: lors de sa récente visite d’état en Russie,
    – apres avoir remercié Poutine d’accompagner les pourparler (“We are working closely together towards these goals. My sincere gratitude and appreciation to President Putin and the Russian Government…” (http://en.kremlin.ru/events/president/transcripts/57836)
    – il annonce un accord entre son pays et la Russie pour commencer les travaux préparatoires:
    “Preparing for the projects of trilateral cooperation between SK, NK and Russia, we agreed to … carry out the plans that are feasible now – to begin this work by conducting joint bilateral studies on uniting the railways, electric power grids and gas mains.” http://en.kremlin.ru/events/president/news/57838
    (4) Ce qui suppose que la Corée du nord a déjà donné son accord, mais ne serait pas encore prete finacierement. Cette supposition est confortée par les propos tenus lors d’une rencontre entre Poutine et le président du “Supreme People’s Assembly Presidium”, Kim Yong-nam, le 14 juin:
    – Poutine rappelle que la Russie a “pris les mesures requises” pour faciliter une résolution pacifique… (Russia has … taken the necessary steps. We are ready to continue this work…);
    – Poutine rappelle ensuite le projet trilateral;
    – Kim remercie la Russie, annonce une nouvelle stratégie économique adoptée en avril (qui prend en compte le projet trilateral?) et remet à Poutine “un message de Kim Jong-un”, sans en dire un mot. http://en.kremlin.ru/events/president/news/57784
    (5) Alexander Mercouris souligne de “role pivot” de la Russie: “Russia takes centre-stage in Korean diplomacy: Moscow hosts senior North Korean diplomat and delegations from both North and South Korea” – theduran.com/russia-takes-centre-stage-diplomacy-korean-crisis
    (6) Pour sa part, le Sénateur Kosachev, qui préside la Commission des Affaires étrangères, se félicite du succes des actions de la Russie: constantes mais prudentes, pointues et précises mais responsables, et efficaces. http://theduran.com/trumps-anger-over-kim-lavrov-meeting-shows-his-lack-of-sincerity/
    Avancer que la Russie reste a l’ecart, ses propositions mises au rancart, évoquer tentatives frénétiques (frénétique, Poutine???) de sauter dans le train des pourparlers” – tou cela releve, soit de la mauvaise foi, soit d’une ignorance du fonctionnement de la diplomatie russe – double d’une attention défectueuse é la force tranquille mais efficace du “main dans la main” russo-chinois.

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    • Mr K. // 07.07.2018 à 16h26

      Très bonnes informations qui montrent à quel point en fait les USA sont à la remorque de ce qui s’est enclenché dans la région.
      Les USA sont coincés par l’espoir international de voir une paix durable établie dans la région.
      Pour le moment le complexe militaro-industriel ne peut pas aller trop ouvertement contre Trump qui sans doute est sincère dans sa volonté de résolution définitive du conflit.

      On peut aussi rappeler le grand rôle politico-médiatique de la Corée du Sud.
      On se souvient de la présence de la sœur de Kim Jong-Un dans la tribune officielle des jeux olympiques, avec le vice président américain faisant tapisserie.
      Et les rencontres au sommet entre les deux leaders coréens dans la zone démilitarisée.

      Il semble que les chinois aient joué aussi un grand rôle dans l’élaboration de la phase diplomatique nord-coréenne si performante sur la scène mondiale.
      Le journaliste brésilien globe-trotter Pepe Escobar, spécialiste de l’Asie, rapporte que la télévision nord-coréenne a montré des images de la rencontre entre Xi Jinping et Kim Jong-Un précédent la rencontre au sommet entre Trump et Kim.
      On y voyait la sœur de Kim prendre des notes de tout ce que disait Xi.

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    • Louis Robert // 07.07.2018 à 16h26

      Merci de vous être donné tout ce mal, RMM.

      L’Empire choisit d’ignorer puis de taire presque tout ce dont vous parlez… puis fait tout simplement comme si rien de cela n’existait. D’où ces inventions fantaisistes amusantes à propos de tentatives « frénétiques »…

      Or nombreux sont les citoyens qui soupçonnent ce qu’il en est vraiment et qui parviennent à savoir. Merci de contribuer ici à cet effort collectif de lucidité qui toujours trouve des lecteurs, y compris ceux que l’on n’attendait plus.

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      Alerter
      • RMM // 07.07.2018 à 19h32

        Merci.
        J’ai fait une réponse, mais je constate que je l’ai postée par erreur à “Seraphim” (plus bas.)

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  • Seraphim // 07.07.2018 à 17h01

    Il est tombé de la lune Mansour? Il aurait au moins pu lire des oeuvres libres de tout soupçon, comme Henry Kissinger sur “La Chine”, quil à, dans son remarquable chapitre sur la Corée du Nord démontré qu’en 1950 déjà, si les Chinois (un million de soldats dont le fils de Mao qui y mourra) ont fait la guerre pour les Coréens, habillés de vêtements militaires coréens, c’était à l’instigation et sous la houlette de Staline.
    Par ailleurs ne sait-il pas qu’en 2016 aeu lieu la première liaison touristique régulière internationale de la Corée du nord, par un paquebot de Vladivostok? Ignore-t-il que depuis 7 ans déjà, par accord avec la Russie, il y a à Pyongyang une grande église orthodoxe et que la Corée envoie des séminaristes en Russie pour étudier?
    Enfin et surtout, il semble n’avoir aucune idée du rôle de M. Andreï Karlov : ce remarquable ambassadeur de Russie qui parlait parfaitement le coréen, était ami de Kim Il Sung, reçu par lui dans sa ‘datcha’, avait dévoué sa vie au rapprochement des deux Corées. Ayant passé 15 ans au nord, il passa aussi 3 ans à Séoul, inlassable promoteur de la paix. Que son propre fils est toujours 1er conseiller d’ambassade à Pyongyang?
    Et qu’il a dû le payer de sa vie? Merci Excellence Karlov, lâchement assassiné en direct par un faux djihadiste en décembre 2016 à Ankara lors d’une exposition photos! A qui Al Jazeera fera croire qu’un membre des services de sécurité turc “punissait” la Russie pour son intervention salvatrice en Syrie?? Déjà ce qui se travaillait là c’était l’opposition (administration Obama) au plan russe vis à vis de la Corée de nord. Que Trump a, fort heureusement, neutralisé!

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    • Mr K. // 07.07.2018 à 17h40

      Les informations que vous donnez sur l’ambassadeur russe Andreï Karlov assassiné en Turquie sont très intéressantes.
      Il a peut-être été assassiné pour son aptitude personnelle à pouvoir faire avancer la paix en Corée.

      Par contre il faut à mon avis beaucoup se méfier de ce que raconte Kissinger.
      Le jeu des américains a été d’enfoncer un coin entre la Chine et la Russie communistes.
      Géopolitiquement Il fallait à tout prix éviter une alliance durable entre les deux pays, ce que les USA ont réussi.
      (Et qu’ils devraient faire aujourd’hui, mais les intérêts financiers à court terme l’emportant maintenant…)

      L’intervention chinoise en Corée du Nord, même si évidemment les soviétiques beaucoup plus solides étaient pour cette lutte commune contre l’impérialisme américain, a certainement été aussi motivée par le soutien à des frères d’armes de la lutte contre les japonais sur le territoire chinois.

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  • RMM // 07.07.2018 à 17h18

    Merci.
    J’ajouterai que Poutine a la tete pleine de projets pour le développement de la Corée du nord, en la coopération avec la Corée du sud, mis aussi avec la Chine, ceci étant, pour lui, le moyen le plus sur d’oeuvrer vers la réunification:
    “… infrastructure projects, energy facilities – many opportunities for joint work both in a three-party and four-party format” – c’est-a-dire donc en y associant la Chine… (http://en.kremlin.ru/events/president/news/57684)
    Moon se déclare en phase avec Poutine, et en effet, c’est sur une plateforme de réunification avec le nord, grace à une coopération plus étroite avec la Chine et la Russie – “the New Northern Policy”.
    C’est parce qu’il a le soutien de son peuple qu’il peut se permettre d’aller vite. D’autant plus qu’il a beaucoup a gagner economiquement, en s’insérant dans le méga-projet chinois, le BRI, mais aussi en investissant tant au nord de la péninsule que dans l’extreme-orient russe – et ailleurs, car la liste énoncée par Poutine est tres longue.
    Bref, Moon se prépare à s’émanciper de la tutelle américaine. Et ce n’est pas Trump qui le regrettera. L’état profond era obligé accepter le fait accompli…

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  • PAPY 57 // 07.07.2018 à 18h43

    Bonjour

    Article très passionnant car démonstration de la propagande.
    Mais je vais pousser un coup de gueule, car ras le bol, comme sur pratiquement tous les sites dans notre beau mais malheureux pays, de nombreux commentateurs qui pigent la langue outre manche et atlantique ne peuvent se passer de nous inonder de textes étrangers à notre noble langue ( qui fut pendant de longtemps celle de la diplomatie) sans les traduire.
    J’ai 62 ans et en l’an 1969 du siècle dernier j’ai quitté l’enseignement publique pour entrer dans un centre d’apprentissage des usines DE WENDEL de la sidérurgie LORRAINE.
    Un enseignement technique et pratique dirigé pour être apte à remplir un emploi manuel et pas à baragouiner autre chose que notre noble langue ( j’ai obtenu un CAP de mécanicien ce qui m’a permis de faire une carrière de 43 ans qui c’est finie en tant que contre maître, en appèle cela ” manager encadrant” dans votre jargon d’aujourd’hui” , l’ascenseur social a fonctionné pour moi, ce qui n’est plus les cas maintenant.
    Alors ayez pitié de l’ignare que je suis, mais je pense ne pas être le seul à ne pas être dans ce cas et devoir faire appel à gogol traduction me gonfle.
    Cordialement

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    • Mr K. // 07.07.2018 à 20h06

      Je comprend votre ras le bol.
      Je fais moi-même référence souvent à des documents en anglais comme source de ce que je raconte en français, auquel cas il n’est pas nécessaire de lire l’anglais pour comprendre mon commentaire.

      Je traduis en français souvent quand nécessaire (parfois je n’ai pas le temps) pour que le lecteur puisse suivre.
      Même si j’ai compris un texte, pour le traduire rapidement de l’anglais au français j’utilise le traducteur DeepL :

      https://www.deepl.com/translator

      PAPY57 je vous recommande de l’essayer, il fonctionne beaucoup mieux que Gogol traduction et est très facile d’utilisation.
      Bien cordialement.

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    • Charles // 13.07.2018 à 10h11

      “Faire appel à gogol traduction me gonfle”
      “de nombreux commentateurs… ne peuvent se passer de nous inonder de textes étrangers… sans les traduire”

      Eh bien, ne les lisez pas. Vu la qualité des information de RMM, c’est une bénédiction que le temps qu’il a passé à rédiger gratuitement ses commentaires. Il aurait dû encore prendre la peine de les traduire pour vous ? Alors qu’il y a de multiples traducteurs gratuits facilement accessibles en 2 clics ? On est loin du temps où il fallait ouvrir son dictionnaire et sa grammaire soi-même ou demander à un ami. Ça vous gonfle… Restez ignare, tant pis pour vous.

      Il y a un bon peu de bénévoles qui traduisent gratuitement de nombreux articles pour ce site et de nombreux autres. Vous trouvez ça normal. Tellement que les commentateurs doivent aussi traduire les sources dont ils ont besoin pour prouver leur argumentation.

      La confiture aux cochons…

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  • moshedayan // 08.07.2018 à 10h35

    Un article visiblement russophobe, écrit par un aigri de l’URSS-Russie ex-refuznik ou un émigré originaire d’une minorité musulmane ou d’une ex-république d’Asie centrale , peut-être le Kazakhstan ? D’une obédience intellectuelle semblable à quelques uns qui se réjouissaient discrètement dans les années 80 de la mort de soldats soviétiques en Afghanistan. En plus des erreurs d’analyse soulignées par vos lecteurs du site.
    La Russie ne souhaite qu’une chose que la Corée soit unie et bienveillante à l’égard de tous ses voisins, c’est-à-dire sans les Etats-Unis, plus un seul soldat américain sur le sol coréen -point barre.
    Tout le reste est propos de propagande occidentale ou islamo-occidentale.
    Qu’Al Jazeera se garde bien de se mêler de ce qui ne la regarde pas.

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    • RMM // 08.07.2018 à 16h07

      Mirovalev (né à Tashkent, habite à Moscou) est un Russophobe virulent. Il suffit de jeter un coup d’oeil sur la liste de ses articles sur Aljazeera: https://www.aljazeera.com/profile/mansur-mirovalev-.html
      Ses themes favoris sont les dissensions religieuse et ethniques en Russie. Exemples:
      – “Is Russia attempting to erase Crimean Muslim culture?” (article du 18/02/2018)
      – “How Crimean Tatars defy Moscow’s pressure” (02/20/2018)
      Pauvres Tatars, se lamente-t-il. Ils sont un quart de million, mais le Kremlin cherche à “effacer leur culture, leur “éthnicité musulmane.” C’est une comunauté persécutée, mais qui se défend, qui organise la résistance à l’oppression poutinienne – en militant au sein du Hizb ut-Tahrir.
      Mais le méchant Kremlin ne recule devant rien. Songez donc: il a osé fouiller le domicile d’un activiste du Hizb ut-Tahrir, innocente et pacifique organisation qui ne cherche qu’à restaurer, gentiment et sans violence aucune, un caliphat musulman en Crimée. Mais Moscou s’obstine à qualifier d’extrémiste cette inoffensive structure – par pure haine des Tatars, mais aussi par manque d’esprit démocratique, vu que Hizb ut-Tahrir fonctionne en toute quiétude en Ukraine et dans tout l’occident. (“Pro-Russian police allege he is an activist of Hizb ut-Tahrir, an organisation that strives to peacefully restore a Muslim caliphate and operates freely in Ukraine and many Western nations. But Russia outlawed it as ‘extremist’.”) https://www.aljazeera.com/news/2018/01/crimean-muslims-defy-moscow-pressure-180127070916068.html
      Nous sommes donc. conclut le journaliste, devant un génocide – lent, pour le moment, mais qui peut s’accélérer demain, sur un mot d’ordre du Kremlin:
      “A slow genocide? ‘It is very likely that tomorrow, Crimean Tatars will be declared the most terrible criminals, and this will be a pretext for a new genocide’.”
      Autres titres qui achevent de démontrer la mauvaise foi de ce journaliste, sa haine de la Russie, de l’Eglise russe, de Poutine en particulier, et ses efforts pour attiser les ressentiments religieux et ethniques (https://www.aljazeera.com/profile/mansur-mirovalev-.html):
      – “Central Asian migrants succeed in Russia despite xenophobia” (24/12/2017) – Sur les “malheurs” des travailleurs migrants d’Asie centrale, persécutés en raison de leur ethnicité et de leur religion musulmane – et les moyens de défense…
      – “Evictions, trials as Russian Church claims property” (7/9/2017) – Sur la restitution des biens du monastere de Valaam.
      Pour Mirovalev, cette restitution, qui entraine l’éviction d’occupants illégitimes, n’est pas justifiée: elle releve de la vassalisation de Valaam par le Kremlin (“a Kremlin-endorsed monastery” – la preuve: Poutine s’y rend de temps en temps.)
      – “Alexandrov Russian Army Song and Dance Ensemble loss” (26/12/2016)
      L’Alexandrov n’était qu’une “arme musicale” (“Russia’s singing weapon”), “un instrument de propaganda bien accordé au profit du Kremlin.”
      Donc, bon débarras, quoi – et bien fait pour Poutine…
      – “Is the Kremlin fueling the HIV/AIDS epidemic? (19/7/2016)
      Depuis que Poutine a sévi contre les ONG étrangeres, il n’y a plus assez de monde pour lutter contre le Sida: les infections ne cessent de progresser. https://www.aljazeera.com/indepth/features/2016/05/kremlin-fuelling-russia-hivaids-epidemic-160515153616919.html
      Sacré Aljazeera…

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