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23.avril.202123.4.2021 // Les Crises

Venezuela : Biden va-t-il accroître la pression sur Maduro pour forcer un changement de régime ?

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Source : Responsible Statecraft, Barbara Boland

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises


Le gouvernement américain continue de considérer le chef de l’opposition vénézuélienne Juan Guaido (à gauche) comme le leader légitime du Venezuela, et non Nicolas Maduro (à droite). (Alexandros Michailidis / StringerAl / Shutterstock)

Six années de sanctions économiques éprouvantes ont eu un impact humanitaire « dévastateur » sur le Venezuela, a noté le rapporteur spécial des Nations Unies dans un rapport très critique rendu public le mois dernier. Il en appelle aux États-Unis, au Royaume-Uni et à l’Union européenne afin que soient levées les sanctions qui étranglent l’économie vénézuelienne en violation des lois internationales.

Les « recettes du gouvernement vénézuelien ont diminué de 99 % et le pays vit acutuellement avec 1 % de son revenu d’avant les sanctions » indique le rapport, empêchant ainsi « la capacité du Venezuela à répondre aux urgences de la COVID-19. »

De plus les sanctions sont « des violations des loi internationales » qui ont aggravé la crise économique au Venezuela du fait d’exceptions « inefficaces et insuffisantes » sur les questions humanitaires, a affirmé Alina Douhan, rapporteur spécial des Nations Unies. Le rapport exhorte « les gouvernements du Royaume-Uni, du Portugal et des Etats-Unis et les banques de ces pays à débloquer les avoirs de la Banque Centrale du Venezuela afin d’acheter des médicaments, des vaccins, de la nourriture des équipements médicaux et autres. » Cela débloquerait environ 6 milliards de dollars d’avoirs vénézueliens étrangers permettant ainsi au gouvernement de Maduro d’acquérir le matériel nécessaire à la lutte contre la pandémie.

Le 2 mars le Secrétaire d’Etat Antony Blinken s’est entretenu au téléphone avec le leader de l’opposition Juan Guaido. Les États-Unis ont reconnu depuis janvier 2019 Juan Guaido en tant que chef légitime du Venezuela lorsqu’il a invoqué la constitution pour assumer une présidence intérimaire, prétendant que la réélection du président Nicolas Maduro en 2018 était frauduleuse.

Selon le compte-rendu du département d’Etat, au cours de cette conversation téléphonique, Antony Blinken a mis l’accent sur la nécessité d’ « accroître la pression multilatérale et appuyer une transition démocratique pacifique » suggérant ainsi que Washington continuera les pressions de la période Trump afin de faire partir Maduro ; ce qui est peu probable d’arriver, si on considère que Juan Guaido n’est pas parvenu à unifier une opposition suffisament forte pour y parvenir.

Néanmoins, le 2 mars Juan Guaido a affirmé sur une chaîne de télévision argentine qu’il avait discuté avec Blinken et le Ministre canadien des affaires étrangères Marc Garneau « dans le cadre d’un programme d’une alliance internationale pour sauver la démocratie au Venezuela. »

Pendant ce temps, un responsable de la Maison Blanche a indiqué à l’agence Reuters que l’administration Biden n’est « pas pressée » de lever les sanctions américaines sur le Venezuela. Si Nicolas Maduro prend les mesures de confiance et montre qu’il est disposé à négocier sérieusement avec l’opposition, l’administration Biden « prendra en considération » leur allègement, a affirmé le responsable.

Faisant apparement le jeu de Washington, les médias anglophones décrivent souvent l’extrême pauvreté au Venezuela comme le résultat direct de la corruption de la présidence de Nicolas Maduro. Bien qu’une campagne de plus en plus dure de sanctions économiques soit en place, imposée depuis 2015 par les Etats-Unis, le Royaume-Unis et l’Union européenne, les reportages américain et britannique ne les mentionnent quasiment jamais, pas plus que les effets désastreux qu’elle impose à la capacité du Venezuela à acheter la nourriture et les fournitures médicales cruellement nécessaires.

John McEvoy et le groupe de surveillance médiatique FAIR ont récemment souligné que plusieurs médias traditionnels ont complètement ignoré le rapport des Nations Unies. A la seule exception de CNN, aucun des principaux médias, y compris le New York Times, le Washington Post, la BBC, le Guardian, CNBC, CBS, ou l’agence Associated Press n’a couvert le rapport accablant sur la crise humanitaire actuellement en cours au Venezuela.

Depuis que les Etats-Unis ont débuté en 2015 leur campagne de guerre économique contre le Venezuela riche en pétrole, le pays a connu une des plus grandes crises migratoires. On estime de 4 à 5 millions le nombre de Vénézueliens qui ont quitté le pays à la recherche d’une meilleure vie, avec une population totale qui chute à 27 millions en 2021. Environ 3,2 millions d’enfants, soit un sur trois, ont besoin d’assistance humanitaire, selon le Fonds pour l’Enfance des Nations Unies. Depuis le début des sanctions il y a six ans, la malnutrition a régulièrement augmenté, avec maintenant 2,5 millions de Vénézueliens considérés en insécurité alimentaire grave. Ainsi le pays a vu une aggravation des crises familiales, des violences et des séparations, du travail des enfants, du trafic de drogues et d’humains, du travail forcé et de migration.

Le rapport des Nations Unies décrit une dystopie difficile à imaginer pour l’Américain moyen : des réseaux électriques ne fonctionnant qu’à moins de 20 % de leur capacité ; des agences de service public ayant 30 à 50 % d’employés en moins qu’avant la crise ; même les situations professionnelles telles que les docteurs, les infirmières, les professeurs, les juges et les officiers de police sont majoritairement inoccupées, ayant pour conséquence une désorganisation interne du pays et une surcharge de travail pour ceux qui sont restés en poste.

La campagne pour renverser le gouvernement vénézuelien, ajoute le rapport, « viole le principe d’égalité de souveraineté des états et constitue une intervention dans les affaires intérieures du Vénézuela qui affecte également ses relations au niveau régional. »

Les séries croissantes de sanctions imposées au Vénézuela n’ont fait qu’accroître les souffrances des plus pauvres parmi les pauvres, au pire moment possible, alors qu’une pandémie mondiale fait rage et que le besoin de fournitures médicales est criant.

« Bien que les sanctions ne semblent pas être des armes de guerre, elles sont tout aussi mortelles, voire plus. Mettre en danger la santé de populations à des fins politiques est non seulement illégal mais barbare », note le 18 mars The Lancet dans un rapport sur « la pression maximale » des sanctions des Etats-Unis envers l’Iran.

Les Etats-Unis et le Vénézuela ont déjà connu les sanctions ; malheureusement nous savons comment cela finit.

En 2019 le taux de mortalité chez les enfants âgés de cinq ans au Venezuela a doublé et les enfants mouraient de maladies telles que la diphtérie et la rougeole. L’UNICEF a fourni 55 tonnes de fournitures médicales à 25 hôpitaux à Caracas, y compris des kits pour sage-femmes, des antibiotiques, des traitements contre la malaria afin de compenser les manques liés aux sanctions américaines imposées cette année là par le président Donald Trump.

En 2019, la revue médicale The Lancet a déclaré que l’impact des « sanctions américaines sur la population vénézuelienne ne peut être surestimé. » Plus de 300 000 Vénézueliens sont en danger à cause d’une pénurie de médicaments et de traitements et on estime que 80 000 patients séropositifs n’ont pas accès depuis 2017 à un traitement antirétroviral. Il y avait des pénuries d’insuline car des banques américaines refusent de traiter les paiements vénézueliens.

« Des milliers, voire des millions, de personnes n’ont pas eu accès à des dialyses, des traitements contre le cancer ou l’hypertension et le diabète. Les enfants ont été particulièrement touchés par le retard des campagnes de vaccination ou le manque d’accès aux traitements anti-rejet après une transplantation d’organes en Argentine », a indiqué le Lancet. « Les enfants atteints de leucémie en attente de greffe de moelle osseuse à l’étranger sont en train de mourir. Les fonds pour ces programmes d’assistance médicale viennent de la compagnie pétrolière nationale, la PDVSA. Ces fonds sont dorénavant gelés. »

Selon le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies, « l’utilisation de sanctions économiques à des fins politiques viole les droits de l’Homme et les normes de comportement international. De telles actions peuvent précipiter des catastrophes humanitaires d’origine humaine d’une ampleur sans précédent. Le changement de régime via des mesures économiques susceptibles de mener à la négation des droits humains basiques, voire à la famine, n’a jamais été une pratique acceptée dans les relations internationales. »

Les sanctions imposées auparavant entre 2017 et 2018 ont été responsables de 40 000 morts au Venezuela, selon les économistes Mark Weisbrot et Jeffrey Sachs du Center for Economic and Policy Research (centre pour la recherche politique et économique) :

« Nous avons découvert que les sanctions ont infligé, et continuent sans cesse d’infliger, de très graves atteintes à la vie et à la santé humaine, y compris une estimation de 40 000 morts de 2017 à 2018 ; et que ces sanctions correspondraient à la définition de punition collective de la population civile, décrite aussi bien par les conventions internationales de Genève et de La Hague, que les Etats-Unis ont signé. Elles sont également illégales selon les lois et les traités que les Etats-Unis ont signé et sembleraient également violer des lois des Etats-Unis. »

Parfois des responsables américains reconnaissent le but de ces sanctions, qui est de provoquer la chute de gouvernements hostiles.

Le 22 mars 2019, un haut responsable américain s’est vanté que « l’effet des sanctions contre le Venezuela soit continu et cumulé. »

« C’est un peu comme dans Star Wars quand Dark Vador étrangle quelqu’un, c’est ce que nous faisons économiquement au régime » a dit le haut responsable selon Univision [réseau télévisuel hispanophone, NdT].

Bien que le commentaire de ce haut responsable de Trump soit officieux, lors de la même réunion le directeur de la sécurité nationale John Bolton a mis « tout le secteur bancaire en garde et a annoncé que des personnes travaillant dans le secteur bancaire vénézuelien pourraient être sujets à sanctions. »

Le ministre de la justice américain William Barr a annoncé que c’était « vraiment le moment opportun » d’ajouter des sanctions supplémentaires contre le Venezuela et l’Iran vers la fin du mois de mars 2020.

Bien que les deux pays soient confrontés à la pandémie de coronavirus, en plus des problèmes déjà considérables que connaissaient ces pays, Barr a qualifié cette stratégie de « coup de grâce », affirmant que l’administration Trump pourrait capitaliser sur la pandémie de covid afin d’inciter leurs populations à changer de régime.

Loin néanmoins d’amener un changement de régime, nous savons comment cette approche a plutôt causé des souffrances inhumaines parmi les populations les plus vulnérables du Venezuela.

Malheureusement l’administration Biden semble déterminée à poursuivre la double politique des sanctions économiques et de ce qu’ils appellent la « transition démocratique », comme cela a été confirmé la semaine dernière au cours du point presse du département d’Etat. Quand la question de savoir si Nicolas Maduro « devait partir » lui a été directement posée, Edward Price, le porte-parole, a esquivé la question, répondant à la place :

Nous croyons et nous soutenons les aspirations démocratiques du peuple vénézuelien. C’est la raison pour laquelle nous nous sommes engagés à soutenir le peuple à travers des mesures humanitaires et à cibler des responsables du régime et leurs soutiens impliqués dans les violations des droits de l’Homme et la corruption.

Il est temps pour les responsables de Washington d’abandonner les politiques qui ont échoué par le passé. L’administration Biden devrait oublier toute aspiration à un changement de régime héritée de l’administration Trump, lever les sanctions et laisser l’aide humanitaire arriver au Venezuela aussi vite que possible.

Source : Responsible Statecraft, Barbara Boland, 19-03-2021

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

Georges Clounaud // 23.04.2021 à 07h56

La doctrine « Regime’s change » est de retour. N’en doutons pas.
Biden et son équipe sont des néoconservateurs bellicistes. Il suffit, ne serait-ce que de s’intéresser au parcours du Président US et à celui de Blinken, son secrétaire d’État, pour s’en persuader. Convaincus de l’exceptionnalisme US, ils estiment qu’ils sont habilités à répandre la démocratie et les droits de l’homme à travers la planète directement ou en soutenant tous les opposants aux États qui ne font pas preuve d’allégeance à l’Empire par tous les moyens (mêmes ceux qui ne respectent ni la démocratie ni les droits de l’homme, la fin justifiant les moyens). Cette posture a le mérite d’assurer les débouchés indispensables au complexe militaro-industriel qui les soutient.
Il faudra suivre Blinken, adulé par nos médias pas uniquement parce qu’il appartient au camp du bien, présente bien, ne cesse d’invoquer les « sacro-saintes valeurs », mais aussi parce qu’il est francophone. Le secrétaire d’État US est un interventionniste éhonté, digne héritier des tristement célèbres Paul Wolfowitz ou Dick Cheney même s’il n’est pas Républicain.
Nul doute que cette équipe de malfaisants poursuivra inlassablement sa funèbre entreprise de déstabilisation. Les récents rebondissements ukrainiens en sont l’illustration. Rappelez-vous des récents propos de Biden (ABC – 16 mars dernier) qui ont précédé les tensions dans le Donbass et en Crimée : « Poutine est un tueur. […] le prix qu’il va payer vous aller le voir bientôt ».
Oui America’s back.
Malheureusement.

17 réactions et commentaires

  • LibEgaFra // 23.04.2021 à 07h17

    Et après nous aurons droit à la logorhée sur les droits humains, la « démocratie » et tout le tralala qu’ils nous envient nos « libertés ». Ah oui, la « liberté » de commettre des crimes contre l’humanité pour soumettre tous ceux qui n’abdiquent pas devant le dieu dollar.

      +27

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  • Georges Clounaud // 23.04.2021 à 07h56

    La doctrine « Regime’s change » est de retour. N’en doutons pas.
    Biden et son équipe sont des néoconservateurs bellicistes. Il suffit, ne serait-ce que de s’intéresser au parcours du Président US et à celui de Blinken, son secrétaire d’État, pour s’en persuader. Convaincus de l’exceptionnalisme US, ils estiment qu’ils sont habilités à répandre la démocratie et les droits de l’homme à travers la planète directement ou en soutenant tous les opposants aux États qui ne font pas preuve d’allégeance à l’Empire par tous les moyens (mêmes ceux qui ne respectent ni la démocratie ni les droits de l’homme, la fin justifiant les moyens). Cette posture a le mérite d’assurer les débouchés indispensables au complexe militaro-industriel qui les soutient.
    Il faudra suivre Blinken, adulé par nos médias pas uniquement parce qu’il appartient au camp du bien, présente bien, ne cesse d’invoquer les « sacro-saintes valeurs », mais aussi parce qu’il est francophone. Le secrétaire d’État US est un interventionniste éhonté, digne héritier des tristement célèbres Paul Wolfowitz ou Dick Cheney même s’il n’est pas Républicain.
    Nul doute que cette équipe de malfaisants poursuivra inlassablement sa funèbre entreprise de déstabilisation. Les récents rebondissements ukrainiens en sont l’illustration. Rappelez-vous des récents propos de Biden (ABC – 16 mars dernier) qui ont précédé les tensions dans le Donbass et en Crimée : « Poutine est un tueur. […] le prix qu’il va payer vous aller le voir bientôt ».
    Oui America’s back.
    Malheureusement.

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  • RGT // 23.04.2021 à 10h21

    « Venezuela : Biden va-t-il accroître la pression sur Maduro pour forcer un changement de régime ? »

    Vous pensez le contraire et que le « divin » Biden va faire un virage à 180° en respectant le souhaits de l’immense majorité de la population vénézuélienne ?

    Je pense que vous feriez mieux de partir à la recherche de licornes, vous auriez plus de chances d’obtenir un résultat.

    Le président des USA n’a AUCUN pouvoir face à l’administration corrompue de ce pays. Il n’est qu’une simple marionnette et qu’il se nomme Donald Trump, Joe Biden ou Bugs Bunny ne changera strictement rien à la politique de fond de ce pays.

    Et toute tentative de « drainer le marais » est vouée à l’échec, n’étant simplement qu’une communication électorale à la con pour parvenir à se faire élire sans la moindre parcelle de pouvoir réel.

    Ne vous en faites pas, c’est exactement la même chose dans toutes les démocrassies du « monde libre » et nous en voyons quotidiennement les effets dans notre pays si imprégné des « droits de l’homme » dont les « dirigeants » se permettent de donner des leçons à la terre entière.

    Le fond du problème ne vient pas du guignol placé en « tête de gondole », il vient des institutions elles-mêmes qui permettent à l’administration (où plutôt à ses « hauts fonctionnaires omnipotents » de donner quelques miettes de pain aux « élus » sous forme d’avantages indus pour qu’ils ferment leurs gueules afin que tout ce « beau monde » puisse continuer à vivre sereinement en parasitant au delà de toute décence les cons-tribuables.

      +19

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    • observations // 23.04.2021 à 13h57

      Le président des USA n’a AUCUN pouvoir face à l’administration corrompue de ce pays.

      Absolument pas. Le président peut par exemple mettre en place des sanctions style Venezuela, Cuba, Iran sans l’accord du Congrès et du Senat.
      Il a de très larges pouvoirs dans le cadre de ce qui se nomme – Excecutives Acts – droits étendus depuis disons toujours, par étape.

      Les fonctionnaires et l’administration font la politique ? Pas plus. Dès qu’un président est élu, surtout quand l’on change de parti il renouvelle totalement toute la haute administration dans tous les domaines, l’ENA, les grands corps, les hauts-fonctionnaires à vie, avec un pouvoir de décision n’existent pas dans ce pays. Ils durent le temps que durent les présidents républicain si le président l’est, démocrate si le président est démocrate.

      Ces gens passent du secteur privé au secteur public, parfois sans aucune compétence dans le domaine ou ils agissent.

      La corruption ? Vous devriez consulter le site transparency.org, une référence dans ce domaine pour découvrir qui est en tête de ce classement et qui est à la fin…je n’en écrirais pas plus.

        +2

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      • Garibaldi2 // 23.04.2021 à 14h21

         »Dès qu’un président est élu, surtout quand l’on change de parti il renouvelle totalement toute la haute administration dans tous les domaines,…  ».

        Pour RGT : il s’agit du  »spoil system » (système des dépouilles), expliqué ici :

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Système_des_dépouilles

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        • observations // 23.04.2021 à 14h31

          Oui je le savais et il peut-être utile de le savoir..avant de généraliser…ceci s’applique aussi a tous les ambassadeurs en fait l’ensemble de tout le corps décisionnaire et cela s’étend aussi aux états américains ou une partie du corps décisionnaire est élu, attorney general, par exemple, le ministre de la justice de l’état, etc.

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      • LibEgaFra // 24.04.2021 à 03h49

        « La corruption ? Vous devriez consulter le site transparency.org, une référence dans ce domaine pour découvrir qui est en tête de ce classement et qui est à la fin…je n’en écrirais pas plus. »

        Effectivement, il vaut mieux ne pas en écrire davantage.

        Par qui est financée cette organisation?

        Notamment par le gouvernement anglais, par le départewment d’Etat US, par Soros…

        La Suisse classée au 3me rang… je me marre!

        Quand on sait qu’il existe un projet ferroviaire devisé à un milliard et un autre pour la même ligne, mais catasrophique et devisé à 5 milliards, devinez lequel a les faveurs des autorités?

        La France classée au 23me rang, je me marre!

        Allez, on oublie Balkany, Guérini, Bolloré, les commissions et autres rétro-commissions.

        Les pays corrompus, je veux bien et si on parlait des pays corrupteurs?!

        Et si on établissait la liste des pays qui ont tué le plus de personnes en dehors de leur territoire? N’est-ce pas une autre forme de corruption? Comme de renverser un gouvernement pour imposer ses propres entreprises, comme Haliburton en Irak.

        Et le mensonge n’est-il pas la forme suprême de la corruption?

        J’accuse transparency.org de mentir.

        Quand le parti de Navalny propose de recevoir des millions pour lui permettre d’arriver au pouvoir et ensuite de reverser des milliards à ses souteneurs anglais, qui est corrompu?

          +6

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      • LibEgaFra // 24.04.2021 à 03h59

        « Dès qu’un président est élu, surtout quand l’on change de parti il renouvelle totalement toute la haute administration dans tous les domaines,… ».

        Et alors? Ca ne change absolument pas la politique étrangère qui vise une hégémonie totale sur le reste du monde au besoin par la force. Le seul président qui s’est élevé contre cette politique, qui a parlé de paix sans vouloir une pax americana, a été assassiné.

          +4

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  • Dominique65 // 23.04.2021 à 12h02

    Le mot « barbare » est lâché par les Nations-Unies. C’est exactement cela. Le gouvernement étasunien est barbare. Cela ne l’empêche pas d’être le gendarme du monde. Pendant qu’il tue des dizaines de milliers d’enfants, les chancelleries poussent des cris sur le traitement infligé au truand notoire Navalny (Par lui-même, puisqu’il a décidé sa grève de la faim) par « Poutine », oubliant totalement le sort pire encore réservé à Assange.

      +16

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    • Garibaldi2 // 23.04.2021 à 14h23

      Le gouvernement étatsunien n’est pas le gendarme du monde, il est son gangster !

        +6

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  • observations // 23.04.2021 à 13h33

    Que fait donc la Chine ? Rien. Le Venezuela c’est loin, le pétrole brut local est du pétrole très lourd, l’Arabie Saoudite c’est plus proche. On nous promettait monts et merveilles de ce pays, en cette occasion.
    La Russie. Rien. Elle a de nombreux soucis sur ses frontières, des difficultés financières, engagée à l’extérieur sur des conflits un peu partout (Syrie, Ukraine, Lybie, etc).
    L’iran ? Après la saisie de 2 bateaux, en totale violation du droit maritime, plus rien. ce pays espére la fin des sanctions à son égard surtout.
    Les pays proches du Venezuela et surtout la Colombie ? Ils craignent les sanctions eux-aussi et la Colombie par exemple vise les ressources pétrolières du Vénézuela situées dans l’ouest du pays, un pays ami…espérant un démembrement du pays.
    Cuba ? Ce pays espère un rétablissement de la politique mise en place par Obama et l’abandon de la politique de sanctions mises en place par Trump et ne fait pas grand chose de trop visible.

    Accroître la pression ? On peut se demander sur quoi et comment ?

    En même temps et dans la foulée…

    Guaido a approuvé le déblocage de 152 millions de dollars, dont environ 100 millions seront utilisés pour acheter des vaccins par le biais de l’initiative Covax soutenue par l’Organisation mondiale de la santé ou d’autres organisations, selon un rapport budgétaire approuvé par l’Assemblée nationale. Un autre montant de 23 millions de dollars sera consacré à ce qui a été appelé « la défense de la démocratie », ainsi que 2,3 millions de dollars pour les frais de conseil, de sécurité et de voyage de son cercle proche, sans qu’aucun détail ne soit divulgué sur un éventuel paiement à Guaido.

    Guaido peut utiliser l’argent parce qu’il est reconnu par les États-Unis comme le dirigeant légitime du Venezuela, avec l’autorisation de l’Assemblée nationale du Venezuela et de l’Office of Foreign Assets Control du Trésor américain. La dernière allocation laissera environ 97 millions de dollars sur le compte, soit moins d’un tiers des 342 millions de dollars initiaux rendus accessibles à l’opposition depuis qu’elle a commencé à retirer des fonds en 2020.

      +1

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  • Savonarole // 23.04.2021 à 13h58

    On pourrait refaire la scene d’OSS 117 :  »
    – La démocratie c’est quand les gens sont capitalistes , déjà. Ensuite ils sont gros et portent des Stetson et des Santiags .
    – Comment vous appelez un pays où les scrutins sont vérifiés par la communauté internationale, ou des assemblées locales ont le pouvoir et dans lequel ni l’armée , ni les agents économiques n’ont leur mot à dire ?
    – J’appelle ça le Venezuela Dolores , et pas n’importe quel Venezuela mais bien celui du syndicaliste Maduro..
     »
    Et le pire , c’est que ça colle super bien 🙂

      +11

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  • Hamourabi // 23.04.2021 à 15h30

    Bonjour, indibutablement c’est très-très-très-affligeant.

    Que ƒaire, nous Français? quel espoir véritable en vue pour tous ces pauvres gens?

    Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, c’est objectivement Juan……… « Gladio ». Comme toute cette kyrielle de généraux venus du Nord Viêt Nam, qu’ils installaient à la tête des gouvernements successiƒs à Sài Gòn.

      +0

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  • Grd-mère Michelle // 23.04.2021 à 17h30
    • RV // 23.04.2021 à 18h01

      Je plussoie !
      https://venezuelainfos.wordpress.com/
      Thierry Deronne : Cinéaste, universitaire, licencié en communications sociales (IHECS Bruxelles). Je vis depuis 1994 au Venezuela pour travailler à l’appropriation populaire des médias. Dans un monde où les médias « font la politique », faire la révolution signifie démocratiser radicalement leur propriété mais aussi changer le mode de production de l’information. Par exemple sortir des studios pour ressourcer l’information à l’intelligence populaire.

        +8

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  • Tromby72 // 24.04.2021 à 10h45

    C’est le pétrole, idiot !

    Le Pic mondial de production pétrolière est passé, la production de schiste américaine décline, le moyen-orient commence son déclin aussi (Cf l’Arabie Saoudite qui ne peut plus financer la guerre au Yémen). Il en va de même pour la Russie. En Irak c’est le bordel et il y a un embargo sur le brut iranien contourné par les chinois (ce qui agace les ricains qui mangent leurs chapeaux !).

    Les réserves du Venezuela font partie des dernières encore abondantes (plus de 20% des réserves mondiales). Vu des states, il est impossible d’abandonner la partie. D’autant que leur pétrole de schiste est trop léger et qu’ils auraient avantage à le mélanger au pétrole vénézuélien trop lourd.

    Comme Maduro ne veut pas céder, la question est de savoir quand Biden va envoyer les marines. Sur la stratégie : on peut imaginer un incident naval, un Gualdo emprisonné, ou plutôt un affrontement avec un état voisin (la Colombie, le Guyana, etc..) qui demanderait de l’aide… Intéressant le Guyana peu peuplé et mais avec beaucoup de pétrole au large des cotes et un conflit sur ses frontières maritimes avec le Venezuela au milieu des gisements de pétrole !!

    Pour ce qui est des troupes, Biden se désengage de l’Afghanistan et bientôt de l’Irak.

    La doctrine Monroe est toujours là : l’Amérique aux états-unis !!

      +4

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