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7.avril.20187.4.2018 // Les Crises

[Vidéo] Paul Thueux, pour l’honneur d’un homme, par Bruno Albanti

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Source : Bruno Albanti, 31-03-2017

En 1940, de jeunes pontoisiens entrent en résistance à l’appel d’un général inconnu. Ils sont arrêtés en décembre 1941 au cours d’une tentative d’achat d’arme, puis fusillés ou déportés. Paul Thueux est le seul d’entre eux à rentrer vivant des camps de concentration le 7 juin 1945. Il affronte alors la rumeur qui court dans la ville depuis son arrestation : il est le traître, celui qui a trahi ses copains pour sauver sa vie.

Paul rencontre Marie Germaine Labbé, résistante bretonne, il quitte Saint Ouen l’Aumône et Pontoise en 1947 pour s’installer en Bretagne, à Tréguier, dans le village de sa femme. Il revient 70 ans plus tard, en septembre 2013, pour participer à une cérémonie officielle, au cours de laquelle il obtient enfin réparation. Il trouve ainsis sa place dans l’histoire de la résistance pontoisienne aux côtés de ses amis du groupe Chabanne.

Voir le documentaire en entier c’est ici

Source : Bruno Albanti, 31-03-2017

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Commentaire recommandé

lvzor // 07.04.2018 à 11h12

La coquille dans les “mots-clé” est irrésistible…

7 réactions et commentaires

  • Sandrine // 07.04.2018 à 10h03

    Cette histoire très intéressante notamment parce qu’elle montre combien il est parfois difficile de faire éclater une vérité historique m’en rappelle une autre : dans les années 70-80, lorsque Simone Weil racontait son expérience de déportation, elle se faisait chahuter par de jeunes juifs qui lui demandaient ce qu’elle avait bien pu faire (sous entendu « de degueulasse ») pour avoir survécu…

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  • lvzor // 07.04.2018 à 11h12

    La coquille dans les “mots-clé” est irrésistible…

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    • dubreuil jean pierre // 08.04.2018 à 11h45

      Non elle m’a fait pleurer ! Paul a été accusé toute sa vie d’être le délateur … le tueur ?
      Merci aux responsables du site de corriger ce mot clef. Et grand merci d’avoir mis le film en ligne.

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  • tepavac // 08.04.2018 à 03h31

    Je resterais encore interdit quelques jours avant de proférer une quelconque grossièreté.

    Je tiens au delà de l’instant, exprimer mes plus intimes pensées envers Paul Thueux, ainsi qu’a toutes les victimes de la mère de tous les crimes; celui du ban issu de l’injustice.

    Merci Olivier de ce rappel, oh combien pressant en cette heure si particulière et si familière à la fois…

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  • Brigitte // 08.04.2018 à 08h49

    En France, les héros, en plus d’être fatigués se doivent d’être morts. Un survivant est toujours gênant, voire suspect, il a failli à sa mission suprême, mourir pour la patrie.
    Il y a quelque chose d’humain là dedans, de pudique mais aussi de lâche, on ne veut pas en savoir trop, on préfère recouvrir la vérité d’un linceul de terre.
    On aurait voulu que ce soit notre fils le survivant plutôt que celui du voisin alors on se venge, on lui fait porter sa part de douleur, comme si il n’en avait pas eu assez. Il doit se sentit coupable d’être vivant.
    Cette France-là peut paraître étriquée, repliée sur elle-même, gardant ses bougies avec parcimonie…

    Pourtant, j’ai été frappée par la vie qu’il y avait dans ce village de Bretagne, où il a trouvé refuge, car cette France-là savait accueillir aussi. De nombreux commerçants, une entraide, des fêtes sociales auxquelles tout le monde participait, un côté “bon enfant”, que l’on a perdu aujourd’hui, à l’époque où la vie de village repose au cimetière et où celle des villes moyennes en est à la porte.
    Cette France-là a disparu. Les quelques survivants de cette époque n’y pourront rien changer. Ni toutes les commémorations de tous les héros disparus.

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    • Chris // 08.04.2018 à 14h17

      C’est remplacé par les smartphones et les réseaux…
      Ou quand la technocratie efface l’humanité. Bientôt des robots soigneront nos maux y compris ceux de l’âme, en reformatant nos émotions.
      L’espèce humaine se déclare “en incapacité” ! Incroyable.

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