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16.avril.201816.4.2018 // Les Crises

Philippe Simmonot : Un siècle de malédiction, par Richard Labévière

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Source : Proche & Moyen-Orient, Richard Labévière, 02-04-2018

Evénement – Le centenaire de la Déclaration Balfour – signée le 2 novembre 1917 – est passé complètement inaperçu. Pourtant, cette simple lettre de cent-vingt-deux mots adressée à un certain lord Rothschild, tapée à la machine sur un papier sans en-tête officiel et signée simplement Arthur James Balfour (son titre ministériel n’est même pas indiqué) va servir de fondement au mandat que la Grande Bretagne va exercer sur la Palestine de 1920 à 1948. « Il a été la cause de centaine de millions de morts et en causera probablement bien d’autres, car nul ne voit la fin du drame qui en est issu. Nous en subissons encore aujourd’hui les conséquences », écrit Philippe Simonnot dans son dernier livre1 dont chaque page est une leçon d’histoire, d’intelligence et de courage.

Pour s’attaquer à un tel sujet, il ne faut pas être un perdreau de l’année. Philippe Simonnot ne l’est pas ! Journaliste puis chroniqueur au Monde,docteur ès sciences économiques, il est l’auteur de nombreux ouvrages traitant des différents aspects de l’économie contemporaine – dont Chômeurs ou esclaves – Le dilemme français – aux éditions Pierre-Guillaume de Roux en 2013, et Nouvelles leçons d’économie contemporaine chez Gallimard en 2017, ainsi que d’essais touchant à différents sujets historiques, tel Le Secret de l’armistice – 1940 (Plon, 1990). Depuis quelques années, il publie des analyses de l’actualité dans l’hebdomadaire Le Nouvel Economiste. Il est, en outre le créateur du site « Observatoire des religions » (www.observatoiredesreligions.fr).

En trois chapitres denses et d’une implacable clarté pédagogique, Philippe Simonnot déconstruit méthodiquement le contexte historique de l’événement que constitue la Déclaration Balfour, en s’appuyant sur d’innombrables sources et commentaires de première main. Au fil des pages, se révèlent tractations sordides, combines politiciennes et alliances contre nature qui vont précipiter les Proche et Moyen-Orient vers un abîme sans fond qui n’est pas près de se refermer.

UN ECHEC PATENT

Un an après leur signature, les accords Sykes-Picot sont foulés au pied par une Grande Bretagne qui veut faire de la Palestine un Buffer State – un Etat-tampon – pour sauvegarder le canal de Suez, le cordon ombilical de la Route des Indes impériales. Sans exonérer les autres constructions impériales et leurs conséquences historiques, il faut bien constater que l’héritage du colonialisme britannique a généré et continue à nourrir les foyers les plus profonds et les plus meurtriers des crises internationales : Apartheid Sud-Africain, partition Inde/Pakistan, Arabie saoudite/Qatar, partition de l’Afghanistan, implosion de l’Irak et de la Libye, guerre des Malouines et, last but not least, le conflit israélo-palestinien !

Les diplomates britanniques – au premier rang desquels Winston Churchill dont la résistance sans concession à l’Allemagne nazie a occulté tous les coups politiques les plus tordus – n’ont eu de cesse d’instrumentaliser les minorités ethniques et la religion musulmane au service des intérêts de la Couronne. Avant que Washington n’en comprenne et n’en détourne toutes les ruses, Londres est l’un des principaux sponsors de l’Islam politique et de son revers consubstantiel : le sionisme !

Et c’est l’un des grands apports de la leçon magistrale de Philippe Simonnot de rappeler comment cette idéologie politique s’est élaborée initialement contre les Juifs eux-mêmes. A la fin du XIXème siècle, nombreuses furent les communautés juives d’Europe qui combattirent résolument les mots d’ordre des premiers sionistes et de leur chef de file, le journaliste autrichien Theodor Herzl. C’est à lui, traumatisé par l’affaire Dreyfus, que l’on doit la formule mortifère – « un peuple sans terre pour une terre sans peuple ». Adossé à cette ineptie ethnographique, Theodor Herzl mise sur l’antisémitisme pour conforter les chances de réussite de son futur Etat juif. Comme il l’écrit à son confrère de la Neue Freie Press, Ludwig Speidel « l’antisémitisme, qui représente parmi les masses un courant puissant et inconscient, ne portera pas tort aux Juifs. Je le tiens même pour un mouvement utile du point de vue de la formation du caractère des Juifs. (…) L’éducation s’accomplit seulement par des coups durs. Il se produira un processus de sélection à la Darwin. Les Juifs s’adapteront eux-mêmes. Ils sont comme des phoques que la nature jette dans l’eau. Ils prennent l’apparence et les habitudes des poissons, ce qu’ils ne sont certainement pas. Une fois qu’ils seront retournés sur un terrain sec, et qu’on leur permettra d’y rester pendant quelques générations, ils transformeront de nouveau leurs nageoires en pieds »2.

Philippe Simonnot en tire une première conclusion : « pour nous, la Déclaration Balfour est non pas un succès, mais un échec du lobby juif. Corollaire : ce n’est pas la pression du sionisme qui a enfanté la Déclaration Balfour, c’est la Déclaration Balfour qui a fait du sionisme un authentique mouvement politique du fait que la plus grande puissance de l’époque validait son projet. Auparavant, ce même projet n’intéressait qu’une minorité juive venue principalement d’Europe centrale et orientale et de Russie, rencontrant une forte opposition partout en Europe occidentale et aux Etats-Unis ».

UNE HISTOIRE DE PETROLE

Dans son implacable quête du réel, l’auteur met à jour l’épistémè – la connaissance en acte, aurait dit Michel Foucault – de la déclaration britannique : une histoire de pétrole d’un intérêt stratégique qui précède la révolution de l’automobile, à savoir la décision prise au début du XXème siècle par l’Amirauté britannique de convertir au fuel la Royal Navy, qui jusque-là alimentait ses vaisseaux au charbon.

« Premier Lord de l’Amirauté en 1911, Churchill, toujours lui, fait valoir que ce mode de propulsion donnera un avantage marqué sur la flotte de guerre allemande, la Kaiserliche Marine en pleine expansion, qui marche encore au coke. L’Angleterre cherche à tout prix à conserver son monopole dans la maîtrise de mers que menace la formidable montée en puissance de la marine allemande », explique Philippe Simonnot ; « le seul inconvénient du choix pétrolier est qu’il n’y a pas une seule goutte du précieux liquide dans le sous-sol anglais (non seulement les gisements de la mer du Nord sont inconnus, mais leur exploitation éventuelle n’est même pas imaginable). D’où l’importance devenue vitale du pétrole perse et des voies pour l’acheminer. En juillet 1913, le même Churchill déclare à la Chambre des communes : « sans pétrole, l’Angleterre ne recevra plus ni maïs, ni coton, ni tout autre matière nécessaire au fonctionnement de son économie. L’Amirauté doit pouvoir contrôler le pétrole à la source ; elle doit pouvoir extraire, raffiner et transporter le pétrole. Bref, l’Empire britannique sera pétrolier ou ne sera plus ».

Les Etats-Unis retiendront la leçon, lorsque qu’à partir du milieu des années 1920, ils lanceront leurs grandes compagnies pétrolières. Mais c’est surtout aux lendemains de la Seconde guerre mondiale – l’encre des accords de Yalta n’est pas encore sèche – que Roosevelt s’empresse de convoquer le roi ibn Séoud à bord du croiseur lourd l’USS-Quincy pour signer un premier pacte « pétrole contre protection ». En effet, le premier Pacte du Quincy (14 février 1945) accorde l’exploitation des plus grandes réserves d’hydrocarbures du monde aux sociétés américaines en échange de la protection d’une dynastie bédouine qui n’a aucune légitimité pour prétendre à la gestion des lieux saints de l’Islam que sont La Mecque et Médine.

Le Pacte du Quincy est signé pour 60 ans. Il sera reconduit en 2005, pour une même durée par George W. Bush sans que l’événement ne suscite une seule ligne dans la presse parisienne… Toujours est-il que ce marchandage fondateur de l’Arabie saoudite moderne repose sur une première révolution de palais, sinon sur un coup d’Etat dont les bases ont été jetées par l’Intelligence Service britannique.

L’ASSASSINAT DE LAWRENCE

Depuis le début de la Première guerre mondiale, Londres avait misé sur le chérif Hussein. Hachémite, c’est-à-dire descendant du Prophète, Hussein a été chargé par les Turcs de la garde des lieux très saints de la Mecque. Il a épousé la fille d’un haut fonctionnaire turc et reçu force subsides d’Istanbul. Le voici maintenant stipendié aussi par les Anglais qui cherchent à l’utiliser contre l’empire ottoman. Londres va jusqu’à lui promettre que lui-même et ses fils Ali, Abdallah et Fayçal régneraient sur des entités indépendantes (Hedjaz, Syrie, Irak, Jordanie), réunies dans une grande fédération arabe gouvernée depuis La Mecque ou Damas. La suite est connue…

Les 300 000 Arabes combattant dans l’armée ottomane demeureront loyaux envers l’Empire. En comparaison, le nombre de ceux qui rallieront la bannière du chérif de La Mecque sera extrêmement faible, tout au plus quelques milliers d’hommes – souvent des déserteurs qui ne savent où aller – faiblement motivés à l’idée de combattre des coreligionnaires. Tout le contraire de la légende hollywoodienne d’un certain Thomas Edward Lawrence, plus connu sous le sobriquet de Lawrence d’Arabie.

Dans ses mémoires, il écrit : « je voyais bien que si nous gagnions la guerre, les promesses faites aux Arabes seraient un chiffon de papier. Si j’avais été un conseiller honnête, j’aurais dû renvoyer mes hommes chez eux au lieu de les laisser risquer leur vie pour ces histoires douteuses. Mais l’enthousiasme arabe n’était-il pas notre meilleur atout dans cette guerre du Proche-Orient ? J’affirmais donc à mes compagnons de lutte que l’Angleterre respectait la lettre et l’esprit de ses promesses. Rassurés là-dessus, ils se battirent vaillamment. Pour moi, loin d’être fier de ce que nous faisions ensemble, je ne cessais de remâcher une amère honte »3.

Londres lâchera les Hachémites pour se tourner progressivement vers les Saoud, plus dociles et malléables. Et la honte ce cette nouvelle manipulation ne quittera plus Lawrence jusqu’à son « accident » de moto. Mort suicidaire ou provoquée, plusieurs sources dignes de foi estiment que l’Intelligence Service ne pouvait pas laisser vivre ce témoin capital de toutes les facéties orientales de la Perfide Albion… Près du lieu de l’accident, quelques minutes avant la chute mortelle, on vit disparaître un fourgon noir qui n’a jamais été retrouvé. Les historiens enquêtent toujours…

DU MASSACRE DE DEIR-YASSIN A LA BOMBE

Dans la logique de la Déclaration Balfour, les morts de la Révolte arabe devaient en annoncer d’autres ! Deux mois avant la naissance d’Israël – le 14 mai 1948 – la Haganah conçoit le « Plan D » (D comme Daleth en hébreu : la porte). Ce document prévoit une large campagne d’intimidation – pur euphémisme – allant d’attaques des groupes armés de la Haganah et des terroristes de Stern, à des bombardements en règle. Il est aussi prévu de mettre le feu aux habitations ou de les dynamiter ! Les directives de Ben Gourion sont claires : « l’objectif principal de l’opération est la destruction des villages arabes (…) et l’évacuation des villageois, afin qu’ils deviennent un poids économique pour les forces générales arabes ».

Le premier fait d’armes du Plan Daleth est le massacre de Deir-Yassin, perpétré le 9 avril 1948. Philippe Simonnot : « ce village, dont les trois quarts des habitants furent sauvagement massacrés, était condamnés à disparaître, « parce qu’ils se trouvaient dans une zone que le plan Daleth avait décidé de nettoyer ». L’« Oradour israélien », comme le nomme Rodinson4, est si connu qu’on n’y reviendra pas ici. Menahem Begin, juif polonais très pieux et très respectueux des rites juifs, qui sera Premier ministre d’Israël de 1977 à 1983, était à l’époque chef de l’Irgoun, une organisation terroriste juive. Même s’il nie la réalité du massacre, il en vante les effets : « les forces juives avançaient dans Haïfa comme un couteau dans du beurre. Les Arabes s’enfuirent en criant Deir-Yassin »5.

L’étape suivante est la « purification ethnique », la « désarabisation » de Haïfa. Philippe Simonnot : « de fait l’opération a débuté la veille même de Pâques, le 21 avril 1948. Mordechai Maklef, l’officier chargé du nettoyage, lance des ordres clairs et précis : tuez tout arabe que vous rencontrerez, incendiez tout ce qui est inflammable, ouvrez les portes à l’explosif ». Maklef deviendra plus tard chef d’état-major de l’armée israélienne…

Philippe Simonnot : « ce ne sont pas seulement ces villes qui sont « nettoyées », c’est aussi tout l’arrière-pays rural. Généralement, les « hommes », c’est-à-dire les mâles de 10 à 50 ans, sont séparés des femmes, des enfants et des vieillards. Des « meneurs » sont exécutés sur-le-champ. Des femmes sont violées, des enfants massacrés. La population ayant été évacuée, des mines sont placées dans les décombres pour dissuader un éventuel retour des habitants. La machine de purification est lancée, elle fonctionne toute seule à plein régime : en tout temps et en tout lieu, la soldatesque n’a pas besoin d’ordres précis, d’instinct elle sait ce qu’il faut faire.

« Une fois que la décision a été prise, assure l’historien israélien Pappé, la mise en œuvre a pris six mois. Quand ce fut terminé, plus de la moitié de la population palestinienne d’origine, environ 800 000 personnes, on l’a dit, avait été déraciné, 531 villages détruits, 11 villes vidées de leurs habitants ». La moitié du « travail » avait été accomplie entre le 30 mars et le 15 mai, alors que la Palestine était encore sous mandat britannique. L’auteur nous décrit la passivité, proche de la complicité, des troupes anglaises devant lesquelles des atrocités sont commises. De fait, elles n’avaient plus qu’un seul souci, sécuriser leur retraite, opération toujours délicate et périlleuse on le sait. L’Angleterre a écrit là l’une des plus horribles et des plus honteuses pages de son histoire – le solde sanglant de la Déclaration Balfour ».

Autre avatar emblématique de la Déclaration Balfour, la bombe israélienne6. Celle-ci « reste dans la clandestinité et ses détenteurs n’ont pas à subir la surveillance et les contrôles des organes que la communauté internationale a institués pour les puissances nucléaires ou cherchant à le devenir, notamment l’Agence internationale de l’énergie atomique. De plus, Israël peut se permettre le luxe de ne pas signer le Traité de non-prolifération nucléaire, ce qu’en tant que puissance atomique il serait obligé de faire. Enfin, les Etats-Unis peuvent continuer officiellement à appuyer Israël sans être accusés d’abandonner leur politique officielle de non-prolifération », conclut Philippe Simonnot.

ZEM-MOUR MAIS PAS TEMERAIRE

Dernièrement, Eric Zemmour a rendu compte du livre de Philippe Simonnot dans Le Figaro. Courageux, mais pas téméraire, le polémiste – qui doit parfois donner des gages – écrit des choses bien curieuses : « Simonnot s’émeut avec raison des exactions et des massacres commis par les Israéliens, et les accuse de « nettoyage ethnique ». Mais il reconnaît que ce concept est anachronique, et qu’à l’époque les transferts de populations – Allemands expulsés d’Europe centrale ou échanges entre Musulmans et Hindous, lors de la naissance du Pakistan – étaient monnaie courante. En fait, il plaque une sensibilité moderne sur des gens qui, justement, veulent s’arracher à la modernité pour fonder un État et une nation, et qui regardent comment les autres – les Américains avec la conquête de l’Ouest, les Allemands avec les guerres de Bismarck – ont fait dans un passé plus ou moins lointain ».

Quelle salade niçoise, ou plutôt quelle confusion entre mézzé et falafel !!! L’histoire comparée, c’est comme le ski en neige profonde. Sa pratique ne permet pas la moindre faute de carre. Les « transferts » de populations de Zemmour ne tombent pas du ciel par une corde à foin, mais résultent, avons-nous dit, de politiques délibérées… coloniales, sinon néo-coloniales. Les « échanges entre Musulmans et Hindous », provoqués par le Foreign Office lors du retrait britannique et de la création du Pakistan ont fait plus d’un million de victimes. Eric Zemmour – qui commet lui-même les anachronismes historiques qu’il reproche à Philippe Simonnot – devrait relire les grands auteurs.

Pour ne pas conclure sur cette sinistre séquence, du massacre de Deir-Yassin à la bombe atomique israélienne et aux Intifada successives jusqu’au sinistre Netanyahou, citons le grand historien Arnold Toynbee, que Philippe Simonnot reprend dans son livre : « si la noirceur d’un péché doit se mesurer au degré d’intensité avec lequel le pécheur a péché contre la lumière que Dieu lui accordé, les Juifs ont encore moins d’excuses d’avoir chassé en 1948 les Arabes palestiniens de leurs demeures que n’en eurent Nabuchodonosor, Titus, Hadrien et les inquisitions espagnoles et portugaise lorsqu’ils expulsèrent , persécutèrent et chassèrent les Juifs en Palestine et ailleurs, dans le passé. En 1948, les Juifs savaient, par expérience, ce qu’ils faisaient ; et ce fut leur suprême tragédie que la leçon tirée de leur affrontement avec les Nazis les ait conduits non à éviter, mais à imiter certains des crimes commis par les Nazis contre les Juifs »7.

Cela, c’est de l’analyse historique, et pas de la critique littéraire à la petite semaine. Inutile d’ajouter que l’ouvrage de Philippe Simonnot s’impose, d’ores et déjà, comme l’un des grands classiques nécessaires à tout essai de compréhension de l’Orient compliqué. A lire et diffuser absolument !

Bonne lecture, et à la semaine prochaine.

Richard Labévière
2 avril 2018

1 Philippe Simonnot : Le Siècle Balfour – 1917/2017. Editions Pierre-Guillaume de Roux, mars 2018.
2 Theodor Herzl : The Complete Diaries of Theodor Herl (2 vol.) – Thomas Yoseloff, 1960, vol. 2, p. 278.
3 T. E. Lawrence : Les Sept piliers de la sagesse. Editions Payot, 1936.
4 Maxime Rodinson : Peuple juif ou problème juif ? Editions La Découverte, 1997.
5 Menahem Begin : La Révolte d’Israël. Editions Plon, 1953.
6 Selon les experts militaires les plus sérieux, Israël disposerait actuellement de 200 à 300 ogives nucléaires, engageables sur trois vecteurs : missiles moyenne et longue portée, avions de chasse et sous-marins.
7 Arnold J. Toynbee : A Story of History. Vol. VIII : Heroic Ages. Contacts between Civilisation in Space (Encounters between Contemporaries). Oxford University Press, 1954, page 290.

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Source : Proche & Moyen-Orient, Richard Labévière, 02-04-2018

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Commentaire recommandé

fanfan // 16.04.2018 à 15h30

– France Culture, Les Cours du Collège de France : https://www.franceculture.fr/personne-henry-laurens.html
– Le problème des réfugiés arabes de Palestine. De la Déclaration Balfour aux camps de l’U.N.R.W.A. par Micheline Paunet : https://www.monde-diplomatique.fr/1960/06/PAUNET/23658
– Israël : un pays créé par le terrorisme (article extrait de The Nakba) par Anne Alexander et John Rose : http://quefaire.lautre.net/Israel-un-pays-cree-par-le
– Le Noachisme : (1) Qu’est ce que le noachisme ? http://www.alterinfo.net/Le-Noachisme-1ere-partie-Qu-est-ce-que-le-noachisme_a94817.html ; (2) Le tribalisme, l’élection et le messianisme : http://www.alterinfo.net/Le-noachisme-et-le-peuple-juif-le-tribalisme-l-election-et-le-messianisme_a95599.html

34 réactions et commentaires

  • caliban // 16.04.2018 à 07h30

    Merci pour la diffusion de ce compte-rendu.

    Pour les personnes intéressées par la Déclaration Balfour et la période qui précède, je conseille les conférences d’Henry Laurens, Professeur au Collège de France (https://www.college-de-france.fr/site/henry-laurens/course-2017-2018.htm). Son approche est originale, elle consiste à suivre jour après jour les évènements de la région, on y apprend beaucoup sur l’enchaînement des évènements.

  • Sandrine // 16.04.2018 à 09h27

    “En 1948, les Juifs savaient, par expérience, ce qu’ils faisaient ; et ce fut leur suprême tragédie que la leçon tirée de leur affrontement avec les Nazis les ait conduits non à éviter, mais à imiter certains des crimes commis par les Nazis contre les Juifs”
    Il y a une coquille, non? Ou alors je ne comprends pas quelque chose.
    La phrase devrait être il me semble :
    ” En 1948, les Juifs savaient, par expérience, ce qu’ils faisaient ; et ce fut leur suprême tragédie que la leçon tirée de leur affrontement avec les Palestinien (?!) les ait conduits non à éviter, mais à imiter certains des crimes commis par les Nazis contre les Juifs”… Mais même comme cela je ne comprends pas très bien.

    • Arnould // 16.04.2018 à 11h21

      Selon les nazis qui ont certes utilisé l’antisémitisme ambiant en Europe centrale pour accéder au pouvoir par les élections, ce seraient les Juifs qui auraient déclaré la guerre à l’Allemagne nazie, et non le contraire, en appelant au boycott mondial des produits allemands dès 1933, alors que l’Allemagne était déjà une puissance qui dépendait de ses exportations.

      Quand au “coup de poignard dans le dos” de l’Allemagne à la fin de la 1ère guerre par les Juifs, ce concept nationaliste allemand des années 1920/30 remonterait bien à la déclaration Balfour. Selon les nazis, c’est en échange de cette déclaration que les Juifs nord-américain aurait réussi à faire entrer les USA en guerre contre l’Allemagne alors qu’il y avait un fort courant politique pour un engagement aux côtés de l’Allemagne ou au moins pour rester neutre.

      Je suppose qu’il y avait beaucoup de phantasmes chez les Allemands concernant cette entrée en guerre des Américains, par exemple ils nauraient pas dû torpiller les navires US qui commerçaient avec les Britanniques. Mais par ailleurs il n’y a jamais de fumée sans feu non plus, comme dit le proverbe…

      • JS // 16.04.2018 à 14h40

        Cet intéressant exposé de l’argumentaire nazi ne change rien à la réalité de ce que Toynbee ose appeler un “affrontement”: la mise en oeuvre d’une politique systématique de persécutions en Allemagne après 1933 puis d’extermination des Juifs d’Europe à partir de 1941. Quant à comparer ce sommet de l’horreur avec ce qu’ont enduré les Palestiniens depuis 1948, c’est non seulement d’une parfaite mauvaise foi mais c’est, comme toute manipulation de l’histoire dans le cadre d’un conflit contemporain, une façon très efficace de rendre impossible le dialogue est l’apaisement.

        • Sandrine // 16.04.2018 à 16h33

          Toynbee a écrit ça dans les années 50; de plus son oeuvre s’inscrivant dans une perspective spiritualiste d’étude des civilisations sur le long terme, l’utilisation du terme “affrontement” peut se justifier.
          Labevière utilise de manière décontextualisée la citation de Toynbee – et ce faisant, il tord le bras à l’Histoire.

    • Fisset // 16.04.2018 à 12h07

      Non, à mon sens il n’y a pas coquille, l’idée étant que les Juifs seraient d’autant plus “coupables” de leurs exactions envers les Palestiniens qu’ils furent eux-mêmes les victimes de procédés similaires en Europe auparavant. Ils n’auraient donc même pas l’excuse de “l’innocence” (bidon) à agiter comme beaucoup de peuples européens le firent après la seconde guerre mondiale les ramenant de facto au statut de peuple tout à fait ordinaire (suprême tragédie).

      • Sandrine // 16.04.2018 à 14h18

        Dans ce cas le texte de R. Labevière est très très tendancieux… Parler ” d’ affrontement avec les Nazis” en parlant des Juifs dans leur globalité… est tout simplement infondé. Il n’y avait à l’époque aucune instance officielle (ou même officieuse) qui aurait pu revendiquer une quelconque représentation des Juifs en général (Sur la base de quel critère l’aurait-elle fait d’ailleurs?).
        Et quel aurait été au juste l’objet de ce prétendu “affrontement” entre les Allemands et le Juifs? La domination du continent?…
        Alors là on s’enfonce très très loin et très très bas!

        • Fisset // 17.04.2018 à 01h13

          Si le choix du terme “affrontement” n’est pas des plus judicieux il reste que l’appartenance à cette judaïté est bien constitutive d’une entité identifiable et de la sorte “affrontable”. Quant à la nécessité d’une pomme de discorde avérée entre les antagonistes, l’histoire s’en est le plus souvent passée dès qu’il fut question pour l’un de régler quelque chose d’inavouable sur le dos de l’autre.

        • JustVNR // 17.04.2018 à 01h24

          1933 : Mars : 24 : Le « Daily Express » titre sur la déclaration de guerre de la Judée à l’Allemagne. Cette déclaration, qui implique à leurs dépens l’ensemble des juifs, en appelle au Boycott économique de l’Allemagne nazie.

          4 jours plus tard, le « Frankfurter Zeitung » publie la réponse suivante :

          « Si les Juifs de divers grands pays […] devaient entretenir l’espoir de pouvoir venir en aide aux Juifs d’Allemagne par le biais de quelque propagande anti-allemande, alors nous devons leur dire que cela leur coûtera fort cher sans qu’ils puissent en tirer profit » (P. Longerich, « Nous ne savions pas », p. 78-80).

          1933 : Avril : 01 : Les nazis organisent un boycott des entreprises juives pour une journée.

          • JS // 17.04.2018 à 06h21

            Mein Kampf avait parfaitement exposé le point de vue nazi sur les Juifs et le comportement des chemises brunes dès avant 1933 ne laissait aucun doute sur leur volonté d’appliquer ce programme. Alors, le souci de la précision c’est bien mais suggerer comme vous le faites que ce sont les Juifs qui ont “tiré les premiers”, c’est absurde et assez indécent au vu de ce qui s’est passé ensuite.

            • Arnould // 17.04.2018 à 09h49

              Figurez-vous que comme Sandrine j’ai été choqué par le terme “affrontement” entre Juifs et nazis vu ce qu’on sait aujourd’hui de l’enchaînement des événements. Je tentais juste une petite explication de texte pour replacer cet “affrontement” au niveau mondial et non national allemand, d’autant qu’il y avait de nombreux Juifs également du côté des bolchéviques, au moins dans l’imaginaire nazi. Par contre je ne peux pas croire que les nazis avaient décidé d’assassiner les Juifs dès 1925 ou 1933 comme vous le pensez. Je crois qu’ils voulaient les expulser, comme c’est arrivé tant de fois dans leur histoire. Désolé pour cette divergence d’opinion, et j’espère que mon opinion ne relève pas de la loi Gayssot.

               0

              Alerter
            • Sandrine // 17.04.2018 à 11h52

              @Arnould
              En 33, on n’en était certes pas à imaginer concrètement les modalités pratiques de la solution finale. De nombreux appels au boycott des entreprises juives avaient cependant été lancés bien avant l’accession au pouvoir de H., dès les années 20 ; laisser entendre que le boycott organisé en Allemagne après l’accession au pouvoir n’aurait été qu’une simple “réaction” relève de l’hypocrisie.
              E. Nolte, en son temps, avait produit des argumentations de ce type (disant en particulier que des juifs auraient appelé publiquement à “l’extermination de la bourgeoisie allemande” dès la première guerre mondiale). A l’époque, Nolte était relativement isolé; je suis sidérée de voir que ce genre d’argumentaire fallacieux soit de plus en plus répandu.

               0

              Alerter
      • fanfan // 16.04.2018 à 17h37

        Ilan Pappe, Le Nettoyage ethnique de la Palestine, trad. de l’anglais par Paul Chemla, Éd. Fayard, 2008, 396 p.
        A la fin de 1947, la Palestine compte près de 2 millions d’habitants : un tiers de Juifs, deux tiers d’Arabes. La résolution 181 des Nations unies décide sa partition en deux Etats : l’un doit être presque exclusivement peuplé d’Arabes ; dans l’autre, les Juifs seraient légèrement majoritaires.
        Un an plus tard, c’est un Etat à très forte majorité juive, Israël, qui occupe 78 % de la Palestine. Plus de 500 villages ont été rasés, de nombreuses villes ont presque entièrement perdu leur population arabe. Et 800 000 Arabes palestiniens originaires des territoires qui font désormais partie d’Israël peuplent des camps de réfugiés hors de ses frontières.
        Ilan Pappe, historien israélien, à l’aide de documents d’archives, de journaux personnels, de témoignages directs, reconstitue en détail ce qui s’est vraiment passé à la fin de 1947 et en 1948, ville par ville, village par village. Apparaît alors une entreprise délibérée, systématique, d’expulsion et de destruction : un « nettoyage ethnique » de la Palestine.
        https://www.amazon.fr/nettoyage-ethnique-Palestine-Ilan-Papp%C3%A9/dp/2213633967

        Ilan Pappé : “Comment Israël a fait de la Palestine la plus grande prison du monde”
        http://www.ujfp.org/spip.php?article6096

        • JS // 16.04.2018 à 19h41

          Entretemps, il y a eu une guerre, déclenchée et perdue par les Arabes.

  • fox 23 // 16.04.2018 à 09h59

    Merci pour ce rappel d’une réalité trop souvent masquée.
    C’est aussi lors de cette épuration ethnique que fut assassiné, sous les ordres de Yitzhak Shamir, futur premier ministre, le comte Folke Bernadotte.
    Diplomate suédois, ayant sauvé plusieurs milliers de juifs de l’extermination durant la guerre, il était envoyé par l’ONU naissante pour surveiller la pleine application des accords de partage de la Palestine. Seulement, pour cela il fallait faire revenir – pour ceux n’ayant pas été supprimés – les centaines de milliers d’arabes jetés hors de chez eux.
    Les comparses furent arrêtés et jugés le temps de calmer la colère onusienne qui accepta alors Israël en son sein.
    Aussitôt ce fait acquis, les assassins furent libérés, Yeoshua Cohen, le tireur, devenant le garde du corps de Ben Gourion.

  • Lyonnais // 16.04.2018 à 10h10

    A lire aussi :

    Le Crime occidental.

    VIVIANE FORRESTER

    Et si les Israéliens et les Palestiniens n’étaient pas victimes les uns des autres, mais tous deux ensemble de l’histoire européenne, de ses crimes antisémites ? L’auteur, documents à l’appui, démontre comment les puissances occidentales (Europe et Etats-Unis) refusèrent d’accueillir sur leur sol des juifs tentant de fuir la folie hitlérienne, et comment, au sortir de la guerre, plutôt que de « se repentir » auprès d’un peuple sciemment martyrisé, elles préférèrent se débarrasser des survivants en facilitant leur regroupement sur une terre extérieure, alors occupée par des autochtones arabes considérés comme quantité négligeable, voire inexistants. Ce malentendu originel empêcherait toute résolution définitive des antagonismes. Les puissances occidentales continuent de proposer leurs bons offices en tant qu’arbitres alors qu’elles sont directement responsables de la tragédie proche-orientale.

    Benjamin Joyeux

    Fayard, Paris, 2004, 244 pages, 17 euros.

    • Sandrine // 16.04.2018 à 10h39

      La citation que vous proposez n’est qu’une reprise lénifiante de la thèse “main stream” qui lie shoah et naissance d’Israel en faisant joyeusement l’impasse sur le role capital de la déclaration Balfour

  • Homère d’Allore // 16.04.2018 à 11h49

    Le Pacte du Quincy, évoqué dans cet article, n’est que la sécurisation d’accords précédents.

    Arrètons de lui donner autant d’importance.

    https://orientxxi.info/magazine/de-quoi-parlaient-le-president-americain-et-le-roi-saoudien-en-fevrier-1945,1213

  • Bellettre // 16.04.2018 à 13h52

    Message retenu. C’est par une recherche personnelle sur les accords secrets de Sykes-Picot via Internet que j’ai découvert Henry Laurens (pour une raison que j’ignore j’ai toujours voulu savoir pourquoi le Moyen Orient avait été redessinait et connaître la cause des conflits Israël – Palestine). L’écouter c’est mesurer le degrés d ‘ignorance de choses essentielles dont on ne parle que trop peu. De plus cela reste un sujet tabou. Sans curiosité, comment se rendre compte que notre aujourd’hui est lié à ce passé pas si lointain et l’on devrait le découvrir durant toute sa vie scolaire. J’oserai le terme de “salubrité publique”. Bien courtoisement.

    • fanfan // 16.04.2018 à 16h24

      « des passages de nouveaux manuels d’histoire contemporaine à destination des classes de première générale, contestés par des associations juives, vont être “modifiés” à l’occasion de l’impression des versions définitives, a indiqué lundi l’éditeur Hachette Education »
      https://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2011-07-07-Nakba

    • fanfan // 16.04.2018 à 16h25

      Ces modifications concerneraient la description du « partage de la Palestine » par les « manuels de premières L, S et ES à la rentrée 2011 ». Et l’agence de citer le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), qui dénonce une « présentation du conflit israélo-palestinien tout à fait scandaleuse ». M. Richard Prasquier voit notamment dans l’emploi du terme Nakba (« catastrophe », en arabe) une « idéologisation » et s’en prend à des « erreurs factuelles », sans toutefois, observe l’AFP, « préciser lesquelles ». Pour sa part, note enfin la dépêche, « le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a reproché aux auteurs du manuel d’“interpréter les faits historiques, de tronquer la vérité, de prendre parti” ».
      Responsable, en dernier ressort, du contenu des manuels scolaires destinés aux lycéens français, le ministère ne tombe-t-il pas dans le communautarisme, si souvent vilipendé par le président de la République et le premier ministre, en acceptant de laisser un éditeur en réviser le contenu à la demande d’associations ou de groupes d’influence représentant (ou prétendant représenter) diverses « communautés » ?

    • fanfan // 16.04.2018 à 16h26

      La question se pose d’autant plus que la prise de position du CRIF rejoint la loi récemment votée par l’Assemblée nationale israélienne interdisant la commémoration, sous le nom de Nakba, de l’exode des Palestiniens durant la guerre judéo-palestinienne, puis israélo-arabe de 1947-1949… Ce qui pose une question supplémentaire : le CRIF a-t-il pour objectif de faire appliquer en France la législation israélienne et la République française doit-elle se plier à cette exigence, notamment en matière d’éducation ?

  • calal // 16.04.2018 à 14h15

    Un an après leur signature, les accords Sykes-Picot sont foulés au pied par une Grande Bretagne qui veut faire de la Palestine un Buffer State – un Etat-tampon – pour sauvegarder le canal de Suez, le cordon ombilical de la Route des Indes impériales.

    AH,tout le charme d’oceania et de son amour du commerce…

  • fanfan // 16.04.2018 à 16h31

    1948-2008 – Histoires d’Israël « Manière de voir » #98 , avril – mai 2008 : https://www.monde-diplomatique.fr/mav/98/
    Compléments documentaires par Olivier Pironet : https://www.monde-diplomatique.fr/mav/98/A/16574

  • MERCIER jean-Jacques // 16.04.2018 à 17h38

    Pour complément aux massacres de 1948 en Palestine aidé par l’Amérique de façon cachée, lire “PILOTES SANS VISA” édition Jean Froissart de Harold Livingston, pilote et auteur de cette épopée massacrante. On y lis le plaisir de massacrer des palestiniens sur une plage en larguant manuellement des bombes d’un petit avion… incroyable cruauté ?

  • Olivier P. // 16.04.2018 à 20h44

    “a été la cause de centaines de milliers( et non pas de millions ) de morts et en causera probablement bien d’autres, car nul ne voit la fin du drame qui en est issu”
    En tout cas c’est ce qui est écrit sur la 4 éme de couverture .

  • moshedayan // 16.04.2018 à 21h19

    Cet article est à mettre dans les mains de tous les étudiants de Sciences-Po qui voudraient prétendre à devenir de bons diplomates et remplacer le corps actuel qui occupe les postes clés du Quai d’Orsay depuis plus de 20 ans et qui mène votre pays d’échec en échec.
    J’ajouterai personnellement qu’Israël doit nécessairement renoncer aux territoires d’avant 1967 en grande partie (entre 70 et 80% de ceux-ci), restituer au plus vite le Golan et les droits de la Syrie et des Druzes syriens et libanais. Enfin négocier une paix durable en échange d’une politique de développement et de restrictions démographiques des Etats voisins (pour le bien de tous, équilibre sociétal, ressources alimentaires et hydrographiques)

    • AYIN // 17.04.2018 à 18h26

      Il y a le meme aveuglement arrogant dans vos conseils que dans le choix de votre pseudo.

  • AYIN // 17.04.2018 à 18h05

    Philippe Simmonot, il faudrait un livre pour répondre a ces fantasmagories venues de vous et citées sur Crises par Richard Labeviere. Les actes commis couramment par les Arabes – viols, meurtres, mutilations – sont bien connus et répertoriés, cela ne vous autorise pas a en accuser les Juifs. Citer comme source Ilan Pappe est déjà remarquable : comme si vous vous appuyiez sur un historien nazi pour raconter les camps d’extermination.
    Je vous citerai juste un article de Benny Morris au sujet de Deir Yassin paru sur le site Cairn :
    Morris Benny, « L’historiographie de Deir Yassin », Cités, 2004/2 (n° 18), p. 121-160. DOI : 10.3917/cite.018.0121. URL : https://www.cairn.info/revue-cites-2004-2-page-121.htm
    … et j’en extrais ce passage :
    “Il est intéressant de noter que les seules investigations exhaustives menées par des universitaires arabes – Kan’ane et Zeitawi, d’une part ; Walid Khalidi, d’autre part (voir plus bas) – ne mentionnent pas un seul cas de viol. De plus, les survivants arabes interrogés des décennies plus tard soit rejetèrent carrément les récits de viol en les traitant de « mensonges » [45](Paul Holmes (Reuters), « Deir Yassin, a Casualty of…),
    soit laissèrent entendre la même chose et dirent que les femmes enceintes n’avaient pas été maltraitées, et encore moins passées à la baïonnette, par les soldats juifs [46] (BBC, « The 50 Bears’ Car ; Israel and the Arabs »,..).
    À la vérité, plusieurs des Arabes interrogés dirent explicitement que des responsables arabes, dont Hussein Fakhri al Khalidi, secrétaire du Comité national de Jérusalem, avaient enseigné aux survivants ces histoires d’atrocités à faire dresser les cheveux sur la tête et les avaient encouragés à les répandre – ou leur avaient ordonné de le faire – afin d’augmenter la pression imposée aux États arabes pour qu’ils envahissent la Palestine [47](BBC, « The 50 Years’ War ; Israel and the Arabs »,…)
    et afin de noircir les juifs.”

    • Fisset // 18.04.2018 à 10h15

      Dialogues d’épiciers tout à l’inventaire de leurs misères respectives… aucun intérêt! Il suffit de constater que des centaines de milliers de palestiniens ont un jour cru nécessaire, à tort ou à raison, que leur survie passerait par la fuite devant les milices juives pour mesurer l’effroi, l’horreur de ces événements. Le reste n’est qu’ergotage destiné à camoufler de bas calculs politiciens. Ne serait ce le cas, en un demi-siècle, cette grande démocratie israélienne aurait trouvé une solution honorable au drame historique de sa naissance au lieu de donner le spectacle d’une société corrompue où ses élites passent de tribunaux en prison quand elles ne sont pas au pouvoir ou assassinées. Rien n’est aujourd’hui trop misérable pour cette nation, ni la spoliation de terres, ni les guerres contre des civils, ni les murs, ni les humiliations sans fin, ni les meurtres impunis. Israël, l’histoire d’un naufrage…

  • RGT // 17.04.2018 à 21h00

    Je tiens à éviter toute polémique qui risquerait de me faire accuser d’actes qui rappellent “Les Heures Les Plus Sombres De Notre Histoire” etc…

    Par contre, je conseillerai à Philippe Simonnot et à Richard Labévière de faire profil bas et de se montrer discrets, ils risquent d’être jetés à la vindicte populaire en salissant ainsi “l’Immaculée Perfection de l’État le Plus Exceptionnel et Exemplaire de cette Planète”.

    Attention : BHL et consorts veillent et leurs propos risquent de déplaire fortement.
    Ils risquent fort de se retrouver interdits de réunions publiques sur tout le territoire de France et de Navarre “pour préserver la Paix Publique”.

    Comme un vulgaire humoriste qui ne me fait pas rire mais qui devrait quand-même avoir le droit de s’exprimer.

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