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Avec l’intervention russe en Syrie le 30 septembre dernier, le monde a changé d’une manière sans doute aussi radicale que lors du 11 septembre 2001. Un tournant décisif de l’Histoire s’écrit à un rythme de plus en plus soutenu. Ennemi à abattre un jour, partenaire incontournable le lendemain, Vladimir Poutine souffle le chaud et le froid mais avance toujours ses pions. Après la Tchétchénie, la Géorgie et l’Ukraine, voici ses armées en Syrie, pour la première fois hors de son territoire depuis la chute l’ex-URSS. Allié préférentiel des grands émergents, de la Chine à l’Iran, il s’affirme également comme un modèle de rechange à l’extrême droite et parfois de la droite, comme de l’extrême gauche de l’échiquier européen.

A regarder ici aujourd’hui.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie nullement que nous "soutenons" Vladimir Poutine. Par principe, nous ne "soutenons" aucun gouvernement nulle part sur la planète. Nous sommes au contraire vigilants, tout gouvernement devant, pour nous, justifier en permanence qu'il ne franchit aucune ligne jaune. Mais nous sommes évidemment également attachés à lutter contre le deux poids 2 mesures, et à présenter tous les faits.

42 réponses à [Vidéo] Poutine, le nouvel empire, par J. M. Carré

Commentaires recommandés

Roman Garev Le 22 décembre 2016 à 11h09

De quel “Président Ukrainien” qui aurait “violemment réprimé des manifestations pacifistes” parlez-vous ?
1) S’il s’agit de Yanoukovitch, il n’a reprimé quoi que ce soit, il a préféré de fuir en Russie sans aucune résistance aux putschistes armés, et c’étaient les policiers de “Bérkoute” sans armes quelconques qui mouraient sous les pierres, les cocktails Molotov et le tir des snipers mercenaires (polonais, géorgiens etc.).
2) Pacifiste, ça veut dire “exigeant la paix”. Vous avez dû confondre avec “pacifique”. N’importe, le Maïdan n’avait rien ni de pacifique ni de pacifiste, juste le contraire. Et les nazis de l’Ouest de l’Ukraine y ont fait leur apparition massive et déterminante dès le début du Maïdan, fin 2013.

  1. Sebastienc Le 22 décembre 2016 à 10h16
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    J’ai vu le documentaire, qui est plutot intéressant et bien réalisé. Certes, si l’on tente de nous faire comprendre que Poutine est un tyran avec des envies de conquêtes et qui se moque des droits de l’homme, plusieurs intervenants démontrent aussi qu’il agit avant tout comme un opposant et un équilibre face à l’impérialisme occidental, qui s’est cru tout permis après 91 (Les interventions de Hubert Vedrine sont à ce titre remarquables).
    Alors parfois le documentaire est d’une grande mauvaise foi (Les neo-nazis à Maidan n’ont fait leur apparition QUE parce que le Président Ukrainien a violemment réprimé des manifestations pacifistes) mais il a le mérite de donner des points de vue opposés et d’être moins simpliste et propagandiste qu’il n’y paraît.


    • georges glise Le 22 décembre 2016 à 11h01
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      les néonazis de maidan n’ont pas été créés par les pacifistes, s’ils sont intervenus c’est qu’ils existaient déjà, sans réelle interruption depuis 1945.


    • Roman Garev Le 22 décembre 2016 à 11h09
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      De quel “Président Ukrainien” qui aurait “violemment réprimé des manifestations pacifistes” parlez-vous ?
      1) S’il s’agit de Yanoukovitch, il n’a reprimé quoi que ce soit, il a préféré de fuir en Russie sans aucune résistance aux putschistes armés, et c’étaient les policiers de “Bérkoute” sans armes quelconques qui mouraient sous les pierres, les cocktails Molotov et le tir des snipers mercenaires (polonais, géorgiens etc.).
      2) Pacifiste, ça veut dire “exigeant la paix”. Vous avez dû confondre avec “pacifique”. N’importe, le Maïdan n’avait rien ni de pacifique ni de pacifiste, juste le contraire. Et les nazis de l’Ouest de l’Ukraine y ont fait leur apparition massive et déterminante dès le début du Maïdan, fin 2013.


      • Sebastienc Le 22 décembre 2016 à 13h39
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        Oui je parlais de Ianoukovich, et je ne parle pas de manifestations réprimées par ce dernier, ce n’est pas moi qui le dis mais le documentaire (ce à quoi je réponds que c’est faux et absurde).
        Merci d’avoir rectifié mon erreur de mot.


      • lon Le 22 décembre 2016 à 21h35
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        faut apprendre à lire un post avant de fondre dessus comme le chevalier blanc…sebastienc donnait la version du docu , pas la sienne


    • Romuald Le 22 décembre 2016 à 14h05
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      C’est çà une bonne propagande. Quand c’est passée, on a le sentiment que finalement c’était assez équilibré et ce qui reste c’est quand même le caractère illégitime de la politique russe ! Et Védrine est très fort dans cet exercice. Mais il faut garder à l’esprit que c’est un atlantiste convaincu.


    • Pierre Bacara Le 25 décembre 2016 à 05h48
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      PROPAGANDE, CHANGEMENT ET CONTINUITE

      Je n’ai visionné que le début du film par manque de temps mais j’aurais apprécié de le voir dans son intégralité.

      Joseph Goebbels disait qu’en matière de propagande, la politique du 180 degrés est contre-productive. Comprendre : chaque nouvelle époque tactique en matière de proagande doit s’inspirer de la prédécente afin de donner, si possible, l’illusion de la continuité – condition même de la crédibilité. Goebbels a réalisé des tours de force dans ce domaine.

      Son adage est aujourd’hui universellement respecté et ce film en est une énième illustration.


  2. Scorpionbleu Le 22 décembre 2016 à 10h30
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    Documentaire très ambigüe et manipulateur, sous des apparences d’objectivité i Qui semble même montrer un sympathie à l’égard du Tsar !

    Il y a bien longtemps que Védrine manie la mauvaise foi dans ces analyses et commentaires..


    • Thomas13 Le 22 décembre 2016 à 14h18
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      Pour une fois qu’il y a un documentaire relativement équilibré qui pose les bonnes questions,

      je salue et je partage.

      Il ne sert à rien d’avoir sa vision, son opinion, si on ne peut la partager avec les autres.

      Védrine est justement le type qui est capable de faire le lien entre le mainstream et la contestation minoritaire, alernative. Il est précieux.
      Et si vous l’écoutez bien, il dit tout. Son discours est très dur contre l’occident et sans complaisance abusive contre Poutine.

      Contester la politique du gouvernement français est indispensable.

      Défendre les intérêts de la France l’est aussi, il ne faut pas l’oublier.


    • Eric Le 22 décembre 2016 à 21h38
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      Védrine sent son hypocrite à plein nez, son sous-Villepin qui lui-même est possiblement en partie un poseur. Tout au long de la ” mandature ” Hollande, Védrine n’a fait que donner l’impression à travers chacune de ses prises de parole de gratter à la porte du ministère des affaires étrangères comme un mort de faim. De même que l’atroce Elisabeth Guigou.


      • Dominique Le 23 décembre 2016 à 00h41
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        On ne peut pas comparer Védrine et Guigou. Celle-ci est une acharnée atlantiste poutinophaube au possible.


        • Eric Le 23 décembre 2016 à 09h05
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          Dans le sens où c’est la même en pire. En même temps, c’est tellement grossier que cela présente au moins l’avantage de la voir arriver de bien plus loin 🙂


  3. Xavier Le 22 décembre 2016 à 10h46
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    Il en faut des “méchants” pour ne pas voir en face la réalité de l’occident, de sa quête de domination, des horreurs qu’il produit depuis le 19ème siècle et l’industrialisation, système d’expansion le plus aboutit, permettant aux dominants d’être sur une pyramide bien plus haute que ne le furent les religions.

    Mais il me semble plus qu’opportun, urgent de travailler sur les liens systémiques entre les classes dirigeantes et les peuples qui, finalement, profitent d’un certain confort en contrepartie de leur aliénation.

    Nos systèmes nerveux sont en cause, l’habituation à ce confort, d’autant plus qu’aucune spiritualité n’existe plus pour donner des raisons de supporter l’inconfort.


    • Maguy Le 23 décembre 2016 à 23h38
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      “Mais il me semble plus qu’opportun, urgent de travailler sur les liens systémiques entre les classes dirigeantes et les peuples qui, finalement, profitent d’un certain confort en contrepartie de leur aliénation” : =>
      8 millions de français vivant en dessous du seuil de pauvreté et la précarisation galopante des de ceux quI croyaient pouvoir y échapper classes moyennes comprises. Vous appelez ça du confort ? et vous continuez à croire de les élites bourgeoises changeront d’elles-mêmes ? Assez d’illusions et de compromissions naïves et lâches .


    • Maguy Le 23 décembre 2016 à 23h45
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      “’aucune spiritualité n’existe plus pour donner des raisons de supporter l’inconfort” ??
      Bien au contraire le web avec une ribambelle de réseaux sociaux comme (facebook et autres), regorgent de pages et liens qui recommandent prières et mantras, idées positives et autres pratiques plus ou moins mystiques, sensés changer le monde par des voies “spirituelles” en dédouanant un peu trop facilement l’immense responsabilité de la caste des possédants avec qui vous nous proposez de composer perpétuellement. Jusqu’à quand faudrait-il baisser sa culotte pour que l’immense majorité du peuple constamment berné et méprisé comprenne que l’on ne peut plus leur faire confiance car leurs intérêts fondamentaux de profits privés par l’exploitation de la majorité sont antinomiques avec le partage et la justice sociale pour le bien de tous en commençant par les éternels oubliés bafoués de l’histoire de l’humanité. Porca miseria !!
      .


  4. Duracuir Le 22 décembre 2016 à 10h49
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    C’est marrant, ce sont les mêmes, ou leurs fils, qui traitaient de Gaulle de dictateur, l’attaquaient en permanence à longueur de colonnes et d’ondes, caviardant son message pour le rendre inaudible ou ridicule alors qu’il était hyper lucide et d’une grande intelligence.
    Esprit collabo, quand tu nous tiens.


  5. Jacques F. Le 22 décembre 2016 à 11h20
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    France 2 pourra se féliciter d’avoir diffusé 2 reportages avec 2 points de vue différents.

    Je me demande naïvement pourquoi c’est celui là qui a été diffusé à 23h, et l’autre en prime-time…


  6. Charles Daraya Le 22 décembre 2016 à 12h01
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    Il faut voir les trois documentaires de Carré, entre 2004 et 2017: l’évolution est très sensible.
    En 2004, Poutine est à peu près un mafioso totalitaire. Toute la rhétorique antifasciste occidentale y est. En 2017, c’est un homme d’état à poigne, soutenu par son peuple et la perfidie occidentale est évoquée.
    Il y a du progrès.


  7. Nicolas D. Le 22 décembre 2016 à 12h40
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    L’exercice du documentaire est très difficile. Un des moyens de juger le travail journalistique est de regarder qui intervient au cours du reportage. Sur France 2 l’autre soir, dans le premier documentaire qui retraçait la carrière de Poutine, environ 75% des personnes interviewées (journalistes, experts, etc.) étaient des opposants à Poutine. A des degrés divers, mais des opposants. Les autres étaient plutôt neutres, la femme de Sobchak étant plutôt sympa. Aucun vrai supporter de Poutine. Alors, même si le reportage se veut neutre et, de fait, il n’était pas outrancier, cela donne une tonalité forcément globalement négative.

    Avec le reportage de Carré, c’est l’inverse : Migault, Raviot, Moreau, Carrère d’Encausse… ont une vision plus favorable à Poutine et à la politique qu’il conduit en Russie. Je crois que c’est la première fois que je vois en France un reportage qui donne ainsi la parole à des supporters. Et ça fait du bien. Ce serait bien que lors des débats sur France Inter, Europe ou à la télé, on oppose un peu les uns aux autres plutôt que de former des plateaux à 90% atlantiste anti-Poutine à fond.


    • Fritz Le 22 décembre 2016 à 13h26
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      Reste à savoir organiser la confrontation de points de vue opposés. Concernant la Russie, je me rappelle d’une émission réussie sur RTL, le 2 septembre 1999 (quelques semaines après la nomination de Poutine comme Premier ministre), entre Anne de Tinguy, aimable représentante du point de vue occidental, et Jacques Sapir (“J’ai mon mot à dire”).
      Deux intervenants seulement, mais qui pouvaient développer leur point de vue sans être interrompus, arbitrés par un modérateur discret (Bernard Poirette). J’ai beaucoup appris ce soir-là.


    • Vladimir K Le 22 décembre 2016 à 15h13
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      De mémoire, il y avait l’intervention d’un opposant à Poutine ; le fameux banquier qui a été plus ou moins ruiné par la politique de Poutine (il a l’air de bien s’en sortir), et malgré tout, ses commentaires n’étaient pas extrêmement négatifs – pas de grosse rancoeur et de la compréhension, en tout cas je l’ai perçu comme ça.

      Tout comme le fait que les opposants qui ont été assassinés ne constituaient pas vraiment une menace pour Poutine, et sont sans doute le fait soit d’éléments individuels qui voulaient bien se faire voir des autorités, soit de conflits internes.

      Et en parlant de conflits, et sans vouloir cracher sur la tombe de qui que ce soit, j’ai lu que la journaliste canadienne Heidi Hollinger a été en conflit avec Anna Politkovskaya, et que cette dernière n’était pas forcément la blanche colombe que l’on nous a présenté – mais étrangement, on nous parle très rarement de l’incident entre les deux journalistes, pourtant assez grave.


  8. ErJiEff Le 22 décembre 2016 à 13h06
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    Le monde change et cela se confirme de plus en plus par ceux-là mêmes des media main stream qui s’échinent depuis des années à nous persuader du contraire :

    Un exemple au hasard ? Ces derniers jours sur LCI , 24 heures en questions.
    – 15 décembre : Libération d’Alep avec Frédéric Pons, Isabelle de Gaulmyn, Frédéric Pichon et le général Vincent Desportes ; Calvi n’en est toujours pas revenu d’avoir mené “la première émission révisionniste” à propos d’Alep.
    – “Toujours pas revenu” et c’est lui-même qui le dit le 21 décembre, à Eric Denécé (qui rétablit magistralement la mise en scène du terrorisme salafisto-wahabisto-takfirsto-islamiste) juste après avoir reçu Carolyne Galactéros (pour une fois libre de terminer ses phrases sans être interrompue par des pignoufs genre Dely ou Quin) et Pascal Boniface qui ont, plus ou moins aidés par Dorothée Schmid, réussi à contenir Bruno Tertrais qui n’a pas pu pour une fois nous assommer avec ses tirades complotistes et mensongères dès qu’il est question de Poutine…


    • ErJiEff Le 22 décembre 2016 à 13h06
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      Poutine, un tyran ?
      Gouvernement autoritaire, oui.
      Politique ultra nationaliste, oui.
      Mais tyrannie…
      Jusqu’à plus ample informé, il gouverne en Russie, les Russes sont contents, ils le lui montrent par leurs votes, quand nous montrons par nos votes à Flanb… François Hollande que nous sommes mécontents. C’est cela le monde multipolaire que nous propose Poutine, et il semble plutôt attrayant.

      Enfin, il n’est pas un Pinochet, ni un colonel grec, ni un général argentin.

      Et en plus, Il n’est pas aidé en sous-main par la CIA.


      • Charles Le 22 décembre 2016 à 18h42
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        “Gouvernement autoritaire, oui.”
        Pourriez-vous nous expliquer en quoi le gouvernement russe est autoritaire?
        Par exemple en quoi il serait plus autoritaire que le gouvernement français?
        Je n’ai pas souvenir qu’un gouvernement français ait demandé l’avis du parlement pour entrer en guerre (au hasard: Libye, Syrie…). Ni que la Russie soit en état d’urgence depuis de si nombreux mois.

        “Politique ultra nationaliste, oui.”
        Pourriez-vous également nous expliquer en quoi le gouvernement russe mène une politique ultra-nationaliste?
        Peut-être parce qu’il défend les intérêts du pays au lieu de défendre les intérêts d’un autre pays comme la France?
        Et que signifie ultra-nationaliste pour une pays composé d’un grand nombre de nations? Savez-vous qu’il n’y a pas que des Russes en Russie? Ultra-fédéraliste, je comprendrai, mais ultra-nationaliste?


        • Asian Le 22 décembre 2016 à 19h25
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          En tant que Russe je peux essayer de vous expliquer: Il est vrai que le pouvoir en Russie se tient de fait sur l’autorité de Poutine car les lois ne sont pas appliquées par tous. C’est comme ça, c’est un peu notre mentalité, il nous faut un dirigent fort pour nous gouverner. Regardez ce qui se passe en province, difficile de se débarrasser des corruptionnaires. Apparemment pour eux l’état de droit n’existe pas. Combien de fois Poutine était obligé de se déplacer personnellement dans les régions. C’est pour cela qu’il a fondé le front populaire pour que les gens apprennent à défendre leurs intérêts eux-mêmes. Et cela commence à apporter ses fruits!
          Il est nationaliste parce qu’il fait des efforts depuis plusieurs années pour rassembler les Russes autour de leurs valeurs historiques , ce n’est pas la question des nationalités mais la question du retour aux racines. Et là vous avez raison, cela n’a rien à voir avec la détestation des autres peuples mais plutôt une concentration de tous les efforts pour la gloire du peuple russe dans son ensemble. Remarquez que parmi les citoyens russes vous avez plusieurs célébrités américaines et pas que…


          • Charles Le 22 décembre 2016 à 20h13
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            @Asian

            Je pense que vous avez mal compris mon précédent commentaire.

            Il ne faut pas confondre autorité avec autoritarisme. Qualifié quelqu’un d’autoritaire signifie qu’il fait preuve d’autoritarisme et non d’autorité. Exemple d’autoritarisme: Valls avec l’utilisation du 49.3. Je pense que Poutine a de l’autorité, c’est une marque d’intelligence et qu’il n’a pas besoin de faire preuve d’autoritarisme. Faire respecter la loi (par exemple contre la corruption) n’est pas un acte d’autoritarisme.

            Il ne faut pas confondre patriote avec nationaliste. Nationaliste (même sans le “ultra”) fait référence en France au FN. En Russie, Jirinovsky est nationaliste. Alors Poutine ultra-nationaliste…Défendre les intérêts de son pays, c’est tout au plus être patriote.

            Certes, Poutine est imprévisible. Pourquoi? Parce qu’il fait ce qu’il dit dans un monde habitué aux mensonges et à l’hypocrisie. Poutine est un géant de la même trempe que des hommes comme Kennedy, de Gaule, Churchill. Malheureusement il n’a en face de lui que des nains.


            • ErJiEff Le 22 décembre 2016 à 23h03
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              Je ne pense pas qu’Asian (que je remercie d’avoir répondu pour moi) se soit mal exprimé.
              Quand je dis gouvernement autoritaire, je dis bien gouvernement qui fait preuve d’autorité. Cela n’a rien de péjoratif, bien au contraire : un pays de 17.000.000 KM², 9000 km d’Ouest en Est, regroupant une multitude d’ethnies et la totalité des grandes religions ne se gouverne pas avec seulement des bons sentiments. Poutine a su en quinze ans remettre la Russie à flot, il n’a rien d’une nounou.
              La Russie a subi la dernière guerre comme aucun autre pays en Europe.
              Elle a écrasé les forces de l’axe à 80% et c’est grâce à sa victoire que le débarquement en Normandie a pu se faire.
              En prime, elle n’a jamais été aidée en quoi que ce soit et il lui a fallu se reconstruire par ses propres moyens. Vous croyez que la bande à Flanby aurait été capable d’obtenir le quart du dixième de ce qu’a obtenu Poutine ? Et vous croyez qu’il a pu l’obtenir en distribuant des bisous ?


            • Asian Le 22 décembre 2016 à 23h17
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              Merci pour votre commentaire Charles. Il est intéressant de savoir ce que pense Poutine du nationalisme car la question lui a été posée en 2014. Voici sa réponse en bref: “Le patriotisme peut se transformer en nationalisme et c’est dangereux pour notre pays. Le plus grand nationaliste en Russie c’est moi. Idéalement le nationalisme sain c’est lorsque vous dirigez votre politique et toutes vos actions pour le bien de votre peuple. En revanche si vous comprenez par le nationalisme l’intolérance et le chauvinisme à l’égard des autres nations, cela finira par détruire notre pays multiculturel et multiconfessionnel. On fera tout pour éviter cela”.
              La vidéo pour les russophones à l’appui:

              https://youtu.be/O6F6_txVm3U


            • ErJiEff Le 22 décembre 2016 à 23h19
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              Charles pour ce qui est du nationalisme :
              Dans ce pays multi ethnique et multiculturel, réside une chose qui a disparu dans la plupart des pays occidentaux, et dont on ne mesure jamais l’importance vitale.
              Ce n’est pas seulement du patriotisme, les Russes sont amoureux de leur pays.
              Ils le tiennent pour leur pourvoyeur en toutes choses, et seront toujours prêts à se sacrifier pour lui ; envoyez trois brigades de l’OTAN faire les marioles là-bas, et vous verrez tous les adversaires de Poutine se joindre à lui, parce qu’en Russie toutes ces ethnies si diverses se retrouvent pour donner vie à une nation.
              Une seule nation, contrairement à ce que vous pensez, la Mère Russie et c’est même tout le secret de leur force.

              Mais bon, nous n’avons sans doute pas la même façon de nous exprimer, et vous avez un peu vite interprété en vous basant sur le sens que vous donnez à deux mots.
              J’espère que maintenant vous aurez compris que comme vous, j’éprouve un immense respect pour un grand homme d’État à la mesure d’un grand pays.


            • Charles Le 23 décembre 2016 à 21h08
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              @ ErJiEff et Asian
              Oui, je vois maintenant que nous n’avons pas la même compréhension des mots “autoritaire” et “nationaliste”. J’oppose autorité à autoritarisme. Le mot “autoritaire” peut être compris dans l’un ou l’autre sens, en positif (une autorité naturelle) ou en négatif (un prof autoritaire dont le pouvoir ne tient que par celui que lui donne l’institution). De même le mot “nationaliste” quand il est accolé au mot “front” me fait du souci. J’oppose volontiers patriote à nationaliste. Merci à Asian d’avoir rappelé les paroles de Poutine. Qui peut ne pas être d’accord avec ces paroles? Remarquez le sourire d’un auditeur quand Poutine dit qu’il est le plus grand “nationaliste”. Je vous fais humblement remarquer que les Russes parlent de la grande guerre patriotique et non pas nationaliste. Ma compréhension est que la Fédération de Russie est composées de plusieurs nations, mais d’un seul peuple, d’une seule patrie. Pour le reste nous sommes entièrement d’accord. Poutine est ce qui arrive de mieux à la Russie après la décennie catastrophique Eltsine.


  9. Jean-Marc Le 22 décembre 2016 à 13h10
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    Le vent tourne, les commentateurs aussi, il était de bon ton sous la gauche socialiste de conspuer Poutine le méchant, mais les carrières continuent et il faut penser à l’avenir sur le service public. Il semble que le bon cheval soit maintenant Fillon donné comme futur président de la république (on y est pas encore le courant anti système est puissant et nous réserve encore pas mal de surprises avant mai 2017), et comme l’ami Fillon est “copain comme cochon” avec l’ami Poutine, il est temps de changer son fusil d’épaule pour les médias français. Quand il faut assurer la tambouille journalière, la girouette suit le vent pas le contraire. La gauche française, enfin la gauche hollandesque, aura quand même réussit à nous brouiller avec les deux plus grandes puissances militaires, la Russie et les USA, chapeau bas ! Je comprend mieux la place d’Ayrault comme MAE, pour ce genre de besogne il n’y a pas mieux !


    • Micmac Le 22 décembre 2016 à 17h42
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      Heu… rien à voir, mais “gauche socialiste”, vraiment?

      Les gens qui sont au pouvoir actuellement ne sont ni de gauche, ni socialiste…

      D’ailleurs, pour revenir au sujet, leur politique étrangère est un des aspects de ce problème.


    • Sébastien Le 22 décembre 2016 à 23h22
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      C’est exactement ce qu’on veut vous faire croire, et visiblement, ça fonctionne du tonnerre.
      Sarkozy aussi s’est rapproché de Poutine. Pourquoi ne pas voter pour lui?
      Indécrottables ces français.


  10. Vladimir K Le 22 décembre 2016 à 14h00
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    Les reportages (en fait, il y avait deux reportages (le Mystère Vladimir Poutine, et Poutine le nouvel Empire) ne sont pas aussi catégoriques, et plus nuancés que les commentaires de Telerama, mais moins que l’équivalent de la BBC (Putin, Russia and the West).

    Je suis curieux de voir la critique de Télérama sur le magnifique reportage sur l’Arabie Saoudite, diffusé sur France 5 il y a deux semaines, et qui y justifiait le manque de libertés, la légion d’honneur, les amitiés, minimisait l’action au Yemen et victimisait l’Arabie Saoudite…


  11. Roland Le 22 décembre 2016 à 16h02
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    Hélène Carrere d’Encausse: “Ce qu’ils regardent avec intérêt (les russes), c’est la renaissance de leur pays.”
    Eh oui les français quant à eux ne peuvent voir que la dégénérescence et la décrépitude du leur! Merci aux patrons successifs!


  12. Dillmann Le 22 décembre 2016 à 17h01
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    je lis les informations liées à la Syrie sur pleins de médias. Ceux du mainstream européen m’ont toujours surpris par leur parti pris et surtout par le maccarthysme ambiant.
    Dans leurs commentaires, si on ose émettre un doute raisonnable sur leurs sources, on est classé troll de Poutine !
    Avec la chute d’Alep est un florilège d’articles anti-russe est apparu et depuis ça continue : CIA l’election américaine, des risques sur l’éléction allemande, le FN et Fillon seraient à la solde de la russie….etc
    C’est un délire médiatique, qui est calmé pour l’instant par l’attentat à Berlin, que nos éditocrates ne comprennet pas


    • Krystyna Hawrot Le 22 décembre 2016 à 21h57
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      Et oui – la défense de la vérité est payée par l’honneur et pas par le fric! La Russie, toujours dans ses valeurs traditionnalistes…


  13. tchoo Le 22 décembre 2016 à 19h54
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    A vous lire, on sent comme un vent en train de tourner légèrement au sein de nos merdias……
    Est ce les propos de Trump qui font tourner casaque à nos chiens de garde?
    Ou ce vent n’est qu’une légère brise, juste là pour re-crédibiliser ces “prescripteurs” d’opinion?


  14. Morad Le 22 décembre 2016 à 21h02
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    Hubert Védrine feint d’adopter une position de neutralité, voire de compréhension vis-à-vis de la Russie et critique même, à mots couverts la politique de l’OTAN . C’est parfaitement malhonnête de sa part car nous savons, depuis l’élection de Hollande et la prise du pouvoir par la gauche, qu’il est un atlantiste convaincu. N’oublions pas que ce personnage a été chargé par la gauche de donner son avis sur le maintien ou non de la France dans le commandement de l’OTAN tel qu’il a été fait par Sarkozy, au grand dam, du moins en communication, de la gauche de l’époque et que Védrine a fourni un rapport allant dans le sens du maintien même s’il reconnaissait que les avantages et les inconvénients s’équilibraient. En fait, les socialistes français sont des va-t’en-guerre invétérés et des atlantistes convaincus et ils nous le prouvent chaque jour depuis la guerre de libération algérienne.


    • Fritz Le 22 décembre 2016 à 21h55
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      Je suis d’accord avec @Morad. Quel que soit le prestige intellectuel de M. Védrine, son allure critique envers la doxa, il reste le ministre des Affaires Étrangères qui a justifié la guerre de 1999 contre la Serbie (“L’affaire de quelques heures”). Quelques jours avant les bombardements, il osait dire : “La délégation yougoslave est au pied du mur”, sans aucune remarque analogue envers la délégation humanitaire de l’UCK. Et en 2011, il a approuvé la guerre contre la Libye.

      S’il nous lit, qu’il sache bien le mépris que nous lui portons.


    • Sébastien Le 22 décembre 2016 à 23h20
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      C’est ça quand on préfère des “mous” au lieu de prendre des “durs” avec qui on sait à quoi s’en tenir.


  15. ErJiEff Le 22 décembre 2016 à 23h39
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    Au bout du compte et réflexion faite, inutile de se perdre en conjectures, car pour être honnêtes…
    On s’en fout un peu non ?

    L’essentiel est de constater qu’Alep est libérée, que les troupes d’élite syriennes peuvent se consacrer à Palmyre, Idlib, Deir-ez-Zor, et pourquoi pas, al Racca…
    Et surtout qu’en attendant, Russes, Iraniens, et Turcs débattent de l’avenir du Moyen-Orient sans perdre leur temps à dialoguer avec les USA qui ne doivent pas en mener bien large avec la bande de forces spéciales diverses et variées qui se terraient à Alep Est.
    Encore une prouesse de Poutine : il assoit à la même table des Iraniens et des Turcs pour discuter leur coordination !


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