Intéressant sujet, auquel je suis souvent confronté…

Source, Youtube, #Datagueule, 17-10-2016

savoir

Dans le monde de la recherche scientifique, publier ses travaux est un passage obligé. Cela permet aux chercheuses et chercheurs de faire connaître leur travail mais aussi d’être identifié par leurs pairs et pourquoi pas d’obtenir un poste, à condition d’être publié dans les bonnes revues. Sauf que cette mécanique de publication – qui permettait à la base de faire circuler le savoir – est devenue une vraie chasse gardée économique : celle des éditeurs scientifiques. Quelques grands noms comme le neerlandais Elsevier ou le groupe Springer/Nature se partagent un marché juteux et privatisent au passage des travaux scientifiques la plupart du temps financés par des fonds publics.

Source, Youtube, #Datagueule, 17-10-2016

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

32 réponses à [Vidéo] Privés de savoir ?

  1. sg Le 05 novembre 2016 à 04h34
    Afficher/Masquer

    Exactement, ce problème des revues scientifiques est très lié à l’émergence des copyrights, qui est l’antinomie du partage de la culture et qui ne profite pas aux auteurs mais aux grandes maisons d’édition. Voir à ce sujet l’excellente vidéo de CGP Grey:
    http://www.cgpgrey.com/blog/copyright-forever-less-one-day.html


  2. nulnestpropheteensonpays Le 05 novembre 2016 à 05h28
    Afficher/Masquer

    “Mais rien ne dure dans ce bas monde et même la tyrannie des trafiquants s’écroulera…”
    c’est fatigant ! 50 ans que j’entends ça , et mon père avant moi …il est mort depuis, schuss…


  3. Oncle Bob Le 05 novembre 2016 à 08h26
    Afficher/Masquer

    La source de tout cela est l’indicateur qu’on a choisi pour évaluer l’efficacité et la valeur de tout et n’importe quoi dans nos sociétés : l’indicateur économique, ici directement corrélé au facteur d’impact des revues (qui n’est qu’un indicateur intermédiaire) car il conditionne l’embauche des chercheurs mais aussi l’attribution de fonds pour les équipes auxquelles ils appartiennent.

    Cette petite vidéo très bien faite montre clairement pour l’activité scientifique, mais c’est vrai pour bcp d’autres domaines, que l’indicateur économique est à côté de la plaque, qu’il est même la négation de la véritable valeur d’une activité qui est avant tout une valeur d’usage!

    Posez-vous par exemple des questions, en termes de besoins réels/d’utilité, sur tous les modes de production industrialisés comme l’agriculture…
    Pour que la résistance soit forte il faut que le maximum de personnes dans leurs propres domaines d’activité, mais aussi d’autres, prennent conscience de ces enjeux.


    • georges dubuis Le 05 novembre 2016 à 09h52
      Afficher/Masquer

      Hum….la véritable valeur d’une activité qui est avant tout une valeur d’usage!…….la seule valeur c’est de pouvoir prendre des décisions, le reste reste exécutif, l’abîme entre les artisans et les salariés…je suis situationniste depuis longtemps, jamais habitué au déni qui vous ruine, ronge l’âme. La valeur, c’est l’idée même de l’échange, de la thermodynamique qui dynamite les idées préconçues, une estime permanente et une résistance au moindre non sens et à l’impression… .c’est être présent.


      • geoffrey Le 05 novembre 2016 à 11h16
        Afficher/Masquer

        mouais…gégé,

        mais précisément, combien d’artisans en France, encore actifs ? rentables ?

        ça se ressert de jour en jour, et c’est là que le bât blesse !!! que sont devenus nos marges de manœuvres, économiques (salaires trop bas !) ou culturelles (apologie du terrorisme, càd ?) ?

        on vit de + en + dans un monde à la Orwell, et des “gens” (si si, ça existe) s’en réjouissent : plus propres, plus prévisibles, plus logiques (très critiquables) sauf que c’est injuste et de + en + inhumain…

        l’enfer de Dante, il est ici…

        Geoffrey, neo-communiste : j’ai toutes les réponses


  4. Boby Dinand Le 05 novembre 2016 à 09h22
    Afficher/Masquer

    Il faut ajouter que les publications scientifiques sont une arme économique très influente qui sert très souvent à valider des fausses études validées part de faux experts pour appuyer tout le processus décisionnaire notamment pour l’Europe.

    https://youtu.be/3gv7jxCtnpk

    Le savoir est effectivement en voie de privatisation totale avec les réductions massive des budgets de recherche publics.


  5. geoffrey Le 05 novembre 2016 à 11h24
    Afficher/Masquer

    le problème, c’est la classe moyenne : elle rend SEULE possible tout ce qui se passe actuellement : immigration-invasion, loi travail, niches fiscales, cop21 (LA grosse arnaque), et ici en l’occurrence le modèle anglo-saxon de la propriété intellectuelle…

    elle est l’arc-boutant du Système : elle est égoïste, matérialiste, individualiste, lâche, servile avec les plus forts, cruelle avec les plus faibles, jalouse de son mode de vie, cynique… (j’arrête ici)

    on le voit bien avec l’euro : pour elle, ça va +/- donc on continue avec l’euro, et tant pis pour les sans-dents.

    si vous voulez creuser la réflexion, y a un vieux barbu allemand qui a écrit sur les rapports de classe, Karl il s’appelait…

    Geoffrey, neo-communiste


    • Loxosceles Le 05 novembre 2016 à 12h02
      Afficher/Masquer

      Mouai. Ne vous inquiétez pas trop, la classe moyenne est en voie de disparition. Mais ça dépend ce que vous appelez “classe moyenne”. Si pour vous il s’agit de la classe intermédiaire entre les prolos et l’élite, alors on appellera plutôt ça la bourgeoisie, dont la classe moyenne n’était que l’exécutante. Quand la classe moyenne aura disparu, ce qu’il reste de la bourgeoisie se fondra avec l’élite. Ah mais attendez… ce n’est pas déjà ce qui se produit ?

      Bon je ne suis pas contre les explications basées sur la lutte des classes, mais il faut veiller à ne pas être trop simpliste quand même. La société est riche d’interactions à niveaux multiples, et il semble que, de nos jours, le véritable axe de fracture passe plutôt par un pouvoir détenu par un “lobby” marchand et industriel qui dicte ses décisions et sa politique à une élite qui n’a plus d’élite que le nom (classe inculte et imbue d’elle-même). La dérive techno-scientiste s’inscrit là-dedans.


      • clauzip12 Le 09 novembre 2016 à 15h49
        Afficher/Masquer

        Je n’ai pour vous répondre que la métaphore du foot. Attquants,milieux de terrain sont la base de l’organisation d’une équipe.
        Supprimez donc les milieux de terrain et vous constatez TROIS situation:
        -les butteurs recevant des passes lointaines et imprécises ne marqueront plus ou peu.
        -les butteurs ne recevant pas de passes exploitables pour marquer se replieront et ne seront plus marqueurs mais sur la défensive.donc,pas de but
        -devant l’incapacité des butteurs à marquer les défenseurs monteront vers le but et fragiliseront leur défense.donc risquemajeur d’encaisser des buts.
        La classe moyenne disparaissant entrainera des conséquences négatives pour le système et ne manquera pas de faire apparaitre notamment ,quant les conflits sociaux seront la seule ressource pour subsister leur utilité extreme.
        Les profiteurs ne sont pas toujours les créateurs et réalisateurs réels.
        Ils ont grandement besoin de bases structurées.


    • RGT Le 05 novembre 2016 à 18h05
      Afficher/Masquer

      le problème, c’est la classe moyenne : elle rend SEULE possible tout ce qui se passe actuellement“.

      Un peu simpliste comme raisonnement.

      Cette fameuse classe “moyenne” n’est pas du tout un groupe social homogène comme le prétendent les marxistes, mais un groupe “économique” de personnes qui gagnent désormais environ 2 à 3 fois le SMIC, qui se font allègrement ratisser par les classes dirigeantes par le biais de l’impôt, qui sont honnies par les “sans dents” car désignées responsables de tous les malheurs de la terre, et méprisées par la classe dirigeante qui les considèrent comme leurs larbins.

      Dans cette classe “moyenne” vous trouverez de tout : Des anarchistes aux royalistes en passant bien sûr par les fauxcialistes et les ripoux-blicains et les marxistes.

      La “cohésion” de la “classe moyenne” n’est qu’un fantasme…


    • RGT Le 05 novembre 2016 à 18h12
      Afficher/Masquer

      De plus, si on considère que son niveau de vie se dégrade chaque jour un peu plus on se demande ce qui la sépare réellement du prolétariat.

      La “classe moyenne” est certes souvent propriétaire de son logement, mais à un prix tel qu’au final il lui reste en fin de mois à peine plus qu’un prolétaire qui loue son logement en ayant accès à des aides sociales.

      Je ne critique pas du tout les aides sociales, je les trouve nécessaires. Par contre, ce qui est assez anormal à mon avis, c’est que les “sans dents” en veuillent tant à cette “classe moyenne” alors que la majorité de ses membres sont dans une situation à peine moins détestable.

      Je suis membre de la “classe moyenne” et j’abhorre le système actuel.

      Je suis aussi un “sans dents” car j’ai besoin de me faire remplacer des dents cassées lors d’un accident domestique.
      L’assurance complémentaire cadres ne rembourse presque rien… Depuis bientôt 2 ans je suis aussi un sans dents, par manque de moyens.

      J’ai juste pu payer l’arrachage pour éviter les complications et j’économise pour pouvoir espérer un jour avoir le “privilège” de mâcher mes aliments.


    • RGT Le 05 novembre 2016 à 18h37
      Afficher/Masquer

      Quelle différence voyez-vous réellement entre un “prolétaire” et un ignoble membre de la “classe moyenne” ?

      Il faut vraiment ouvrir les yeux. Nous sommes tous dans la même galère et les différences de revenus après impôts sont réellement minimes.

      Par contre, la “classe dirigeante” elle bénéficie de privilèges et de revenus qui dépassent largement l’indécence.

      Et quelque soit le régime politique en place, qu’il soit “hyper-ultra libéral” ou “marxiste”, les apparatchiks retirent toujours les marrons du feu.

      Le seul moyen de s’en sortir consiste simplement à supprimer cette “classe sociale” non pas par extermination mais simplement en supprimant tous ses pouvoir honteusement capturés.

      Et le seul moyen de s’en sortir, c’est de réfléchir en commençant par lire les écrits du seul penseur politique réellement issu du sous-prolétariat : Proudhon.

      Marx était un bourgeois, ne l’oublions pas. et le système qu’il a proposé, par sa centralisation ultime, ne peut que favoriser l’ascension d’une “élite”.

      Vous voyez bien que la “classe moyenne” n’est pas un ensemble homogène.

      Et je pense être largement plus “à gauche” que tous les “marxocialistes” de la planète car je souhaite un système plus juste et plus équitable.

      L’écart de revenus maximum entre le plus pauvre et le plus riche au sein d’une nation ne devrait pas dépasser un facteur 10.
      Ce serait déjà excellent.


  6. Krokodilo Le 05 novembre 2016 à 11h45
    Afficher/Masquer

    Très intéressant résumé d’un problème depuis longtemps connu des scientifiques et des universités (débattu sur certains blogs). Mais il fait l’impasse sur un autre monopole, celui de la langue : l’anglais s’est répandu comme un virus (ou un cancer!), écrasant et faisant disparaître de nombreuses revues spécialisées francophones. L’anglais, non content d’être imposé (de fait sinon de droit) à l’école primaire, est devenu obligatoire en médecine, s’infiltre en droit alors que c’est le seul domaine européen où le français résiste… Cet usage de l’anglais comme lingua franca de l’UE rapporte une fortune à la GB, sujet quasi-tabou.


    • georges dubuis Le 05 novembre 2016 à 12h56
      Afficher/Masquer

      Je possède l’anglais, 1/4 de siècle et 2 enfants là bas, cette langue est pleine d’idiomes, c’est la langue du commerce, dire tout en peu de mots…..c’est le ton qui peut tout changer chez ces gens là, de l’affect sans affection. Un cool impitoyable, look at James Bond, un flingot et une coupe de champagne et c’est l’autre qui déguste….charming, darling. Seduction uber alles.


  7. Dahool Le 05 novembre 2016 à 11h48
    Afficher/Masquer

    Bonjour

    J’utilise parfois la notion “monde de dupe” pour caractériser la société dans laquelle nous vivons, cet exemple supplémentaire, que je ne connaissais pas, ne fait que confirmer mon estimation. Par conséquent, nous allons devoir apprendre à vivre avec le doute permanent. Les curieux se rapprocheront de la vérité au prix de très mauvaises sensations, les autres vivront mieux, bercés d’illusions.
    Le monde, il est pas gentil !

    Est-ce que tout est mascarade ?


    • Xavier Le 05 novembre 2016 à 12h16
      Afficher/Masquer

      Si vous assimilez “mascarade” à “habillage langagier des hiérarchies de dominance établies”, oui…

      Ensuite nous sommes nos premières dupes en :
      – n’ayant pas connaissance du fonctionnement de notre système nerveux (habituation, renforcement pour reproduire les expériences gratifiantes, ce qui constitue le B-A BA du conservatisme),
      – ne conscientisant pas les éléments de nos vies pour remédier aux inévitables conflits ou aux somatisations que génère l’inhibition de l’action…

      Mais oui, tout est de fait assez simple macroscopiquement.

      Tellement simple que les “experts” réfutent ces arguments qui leur coupent l’herbe sous le pied, traduisez qui les privent de leur domination acquise à coup d’arguments “d’autorité”.


  8. Xavier Le 05 novembre 2016 à 11h50
    Afficher/Masquer

    Attention, l’accès gratuit à la connaissance pourrait se révéler aussi dangereux que l’accès gratuit à l’information vue dans les années 90 avec les “gratuits” !

    Quelle connaissance ? Quelle information ?

    C’est un peu le biais de cette analyse qui estime que les recherches sont “publiques” alors qu’en fait si les labos le sont (universités, unités du CNRS ou autre), on leur demande d’incorporer toujours plus de fonds privés et donc toutes les recherches n’aboutissant pas à un business model exploitable dans le privé n’intéressent pas, et ces recherches n’avancent pas…

    D’où cette réflexion plus générale sur la recherche : http://nouvellegrille.info/images/imgrec.jpg


  9. Alex Le 05 novembre 2016 à 13h13
    Afficher/Masquer

    Il est clair que le monopole des quelques groupes sur les revues scientifiques est extrêmement malsain, mais le problème est plus général, c’est la tendance à la concentration du capitalisme qui est problématique, ce dans tous les domaines.

    Par exemple l’internet connait un problème similaire à la publication scientifique : chaque site gratuit et de qualité ayant du succès finit par se faire racheter par un groupe comme webedia (futura-science.com, jeux-video.com, etc…) qui le transforme en en grosse daube dont 90% des articles sont en réalité de la publicité déguisée, tout ça dans l’objectif de créer des machines à fric.

    On pourrait aussi citer la concentration excessive des semenciers, et de l’industrie aéronautique (même si celle ci ce justifie plus)


  10. Olivier MONTULET Le 05 novembre 2016 à 13h18
    Afficher/Masquer

    La privatisation et la marchandisation des idées, de la pensées et du savoir est un scandale. Idées, pensées et connaissances ne sont constitués que de l’héritage des idées pensées et connaissances antérieures constituant des cultures. Aucune idée, pensée ou connaissance ne nait de rien, elle émerge du corps social et culturel pas d’un esprit isolé fut t-il génial. De plus ces idées, pensées et connaissances sont le ferment de nouvelles idées, pensées et connaissances futures. Les privatiser est spolier le bien commun de l’humanité. C’est pourquoi je suis résolument contre les droits d’auteurs, les brevets et autre entraves à la libre circulation des idées, pensées et connaissances. Les personnes qui génèrent ces idées, pensées et connaissances doivent être rémunérées non sur ce qu’elles produisent mais bien pour leur fonction sociale. Retenir des idées, pensées et connaissances, c’est entraver l’émergence d’autres pensées, idées et connaissance mais c’est aussi stériliser le travail de ceux qui les produisent.


    • Charles Le 05 novembre 2016 à 14h01
      Afficher/Masquer

      C’est Thalès qui disait qu’il était assez “payé” si l’on mentionnait son nom à propos de toute citation ou référence de son œuvre.

      J’ajoute que certaines revues demandent de l’argent aux auteurs pour publier leurs articles. Il faut aussi voir les prix des abonnements: faramineux dans la plupart des cas. En cas d’impression papier, on peut comprendre qu’un prix soit demandé, mais pour des PDFs?!

      Il existe un site en Allemagne qui fournit des copies d’articles pour environ 6 €, ce qui est raisonnable, mais ce ne sont que des copies scannées (ne facilitant pas la recherche d’un terme).


      • Olivier MONTULET Le 05 novembre 2016 à 14h28
        Afficher/Masquer

        Je partage entièrement l’opinion de Thalès. Il faut cependant mettre en place un système qui rétribue les coûts de recherches (labos, etc…). Cependant comme tout le monde à accès à la production d’autrui chacun assume ses frais et jouis des frais engagés par les autres (c’est donc assez équitable même si les frais engagés ne sont pas tous les mêmes car la valeur de l’idée est toujours incommensurable et non proportionnelle à des frais). Il faut rétribuer celui qui conçois, il ne vit pas de rien. Le payer à la prestation n’a pas de sens car on pense aussi en dehors d’un temps de travail. Le payer à la valeur de sa production n’a pas de sens car sa production est incommensurable, il est impossible de lui attribuer une valeur, car elle est un apport au génie humain comme tout autre apport intellectuel.


        • Olivier MONTULET Le 05 novembre 2016 à 14h36
          Afficher/Masquer

          En fait le problème est que le néolibéralisme nous a inculqué, par sa propagande, que tout était marchandise et que la valeur était déterminée par le marché. Cela n’est qu’une docte idéologique, une incantation auto-réalisatrice. On peut imaginer un autre monde, une autre société, où les rapports ne sont pas marchands. Ce modèle marchand n’est pas universel et encore moins une fatalité naturelle (contrairement à ce que prétendent les pseudoscientifiques que sont les économistes et l’idéologie néolibérale). Dans l’histoire il a exister des culture où il n’existaient pas de rapports marchands. De la même manière ‘occident, à certaine époques, mêmes récente et même encore aujourd’hui – malgré le néolibéralisme qui s’y attaque, de nombreux échangent n’ont pas été des échanges marchands. A nous de faire émerger un nouveau modèle social non-marchand. Ce n’est en rien utopique.


          • Amalric Oriet Le 05 novembre 2016 à 22h33
            Afficher/Masquer

            Pourquoi (presque) personne n’est capable de mettre le doigt sur le vrai problème ? Si Albert publiait quelque considération sur la non-immutabilité de l’espace-temps, AUCUN éditeur ne serait en position d’empêcher la diffusion de ses idées. La véritable raison de la mainmise des Elsevier & Co sur la publication scientifique est que le 99,9 % de ce qui est publié est… comment dirais-je… insignifiant (histoire de rester poli).


  11. Charles Le 05 novembre 2016 à 13h51
    Afficher/Masquer

    “Attention, l’accès gratuit à la connaissance pourrait se révéler aussi dangereux que l’accès gratuit à l’information vue dans les années 90 avec les “gratuits” !”

    Sauf que les journaux “gratuits”, ne le sont pas: ils sont financés par la publicité et leur contenu est quasi nul. Ce qui est demandé par certains c’est d’avoir accès à des articles scientifiques, peer reviewed, alors que ces articles sont généralement vendus à la pièce autour de 30 U$D.

    Toutefois, certains auteurs fournissent leurs articles sur simple requête, et il existe un site qui milite concrètement pour l’accès gratuit aux articles scientifiques.

    Et il faut bien dire que grâce à internet et au format PDF, la tendance va résolument vers l’accès gratuit… “to remove all barriers in the way of science”.


    • Charles Le 05 novembre 2016 à 14h04
      Afficher/Masquer

      PS: Il y a déjà des revues scientifiques qui sont en total libre accès et SANS publicité.


  12. benoi31 Le 05 novembre 2016 à 14h16
    Afficher/Masquer

    Elle s’effondre déjà : un site de piratage a déjà été mis en place et regroupe plusieurs dizaine de millions d’articles gratuitement.

    Ce site a été mis en place par une chercheuse qui en avait justement ras le bol de ne pas avoir accès à des articles essentiels dans son domaine car dissimulés derrière un “paywall” payant, avec des tarifs délirants.

    Si cela vous intéresse, le site est sci-hub.ac, il y a pas mal de débats dessus, mais je trouve que ça a le mérite de rendre la science accessible.
    Et si cela peut aider Olivier…


    • Françoise Crépin Le 05 novembre 2016 à 17h39
      Afficher/Masquer

      maintenant, c’est :
      http://www.sci-hub.cc/
      régulièrement les éditeurs font fermer le site, mais il rouvre rapidement en modifiant son adresse. Pour suivre ces modification, voir leur site facebook ;
      https://www.facebook.com/sci.hub.org


      • Tim Le 05 novembre 2016 à 23h24
        Afficher/Masquer

        J’utilise aussi http://libgen.io/scimag/
        Tres utile avec recherche par DOI…
        Redirige vers scihub quand l’article n’est pas dans la base de données!

        Enfin, certains auteurs publient sur Arxiv https://arxiv.org/, malheureusement pas trop en chimie…


  13. lvzor Le 05 novembre 2016 à 15h56
    Afficher/Masquer

    “Mais rien ne dure dans ce bas monde et même la tyrannie des trafiquants s’écroulera”

    Je ne partage pas votre optimisme.
    On se dirige plutôt vers un système où les entreprises de pompes funèbres attaqueront les Etats car les services de santé qui diminuent la mortalité lèsent leurs bénéfices…


  14. RGT Le 05 novembre 2016 à 17h45
    Afficher/Masquer

    S’il n’y avait QUE les publications scientifiques qui soient en jeu ce ne serait pas trop grave.

    Le problème est bel et bien la privatisation des fruits de la recherche publique, financée par l’état et donc par l’ensemble de la population, qui est phagocytée par les grandes entreprises afin de dégager des profits mirobolants qui bénéficieront ensuite de belles optimisations fiscales afin de ne pas trop se faire honteusement piller par les vilains services fiscaux prédateurs.

    Le plus bel exemple est bien sûr du côté de la plus importante industrie planétaire : L’industrie pharmaceutique, qui désormais profite gratuitement de la recherche en France (INSERM) pour ensuite se faire donner les résultats et déposer des brevets lui assurant de confortables revenus.

    Si l’état avaient la possibilité (volonté politique) de déposer des brevets d’état et donc de récupérer des droits d’exploitations en commercialisant des licences au plus offrant dans des appels publics ouverts, le problème du financement de la recherche serait depuis longtemps résolu.


  15. Diox Le 06 novembre 2016 à 07h29
    Afficher/Masquer

    Le plus gros problème de ce système est qu’il pousse les chercheurs a produire de la quantité d’article plutôt que dans la qualité.
    Résultat il y a énormément de copié-collé et d’assemblages.
    L’argent de la recherche est gaspillé pour pondre des cocotes en papier virtuel.
    Le rapport signal sur bruit tend vers zéro.
    La recherche scientifique véritable n’est plus qu’une chimère faite par hobby ou les centres privés qui eux diffusent dans un cercle réduit.


Charte de modérations des commentaires