Petits rappels…

Les 80 millions de morts de la seconde guerre mondiale :

 morts de la seconde guerre mondiale décès pertes deuxième

Soulignons que les 25 millions de soviétiques morts se répartissent principalement par nationalité en :

  • Russie : 14 millions (13 % de la population de 1940) – 7 M de soldats, 7 M de civils ;
  • Ukraine : 7 millions (16 %) – 1,7 M de soldats, 5,3 M de civils (NB. Il s’agit surtout des civils Ukrainiens du Centre et de l’Est, hors Galicie – sauf pour les Juifs) ;
  • Biélorussie : 2,3 millions (25 %) – 0,6 M de soldats, 1,7 M de civils.

Les pertes militaires en Europe durant la deuxième guerre mondiale :

 morts de la seconde guerre mondiale décès pertes deuxième

Et en Asie :

 morts de la seconde guerre mondiale décès pertes deuxième

Et le total des morts militaires par pays :

Ainsi – et en lien avec les soucis actuels… :

 morts de la seconde guerre mondiale décès pertes deuxième

(N.B. : c’était juste un rappel factuel. Comme le souligne Daniel Schneidemann, OUI, bien sûr que le fait que l’URSS ait été envahie et pas les USA, joue – tout comme la folie stalinienne, les purges, l’impréparation etc. Je souhaitais juste répondre à ceux qui, comme sur France Culture disaient que “Poutine “gâchait un peu la fête” des commémorations du D.Day” ou comme BHL d’annuler l’invitation de Poutine… Et rappeler QUI avait brisé l’armée nazie…)

Voilà où était le front de l’Est le 6 juin 1944 (entre le orange 30/04 et le violet 19/08) :

 morts de la seconde guerre mondiale décès pertes deuxième

Quoi qu’il en soit, respect pour tous les soldats, quelle que soit leur nationalité, qui ont donné leur vie pour notre liberté…

Documentaire :

Extrait du soldat Ryan :

P.S. Merci à Philippe pour les images 🙂

285 réponses à 6 juin 1944 – 6 juin 2017

Commentaires recommandés

Résistance Le 27 juin 2014 à 18h10

Et les attentats du réseau Gladio / Stay Behind ? C’est pas les yankees peut-être ?
Munich, Bologne, Belgique, puis la Serbie, aujourd’hui l’Ukraine, la Maison des syndicats… Vous comprenez ce qui se passe en Etats-Unis d’Europe ?

  1. jeanmaire Le 06 juin 2014 à 14h44
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    En ces temps troublés, il serai temps à notre peuple de revenir au fondement du rôle que doit jouer la France dans le concert des nations. Pour en finir avec la médiocrité, le manque de courage, mais surtout avoir une vision et une politique comme cette pensée dominante chez de Gaulle : “Toute politique doit être au service de la Grandeur”. C’est une hypothèse morale. La deuxième hypothèse de travail est qu’un homme qui voulait informer son peuple et lui communiquer ses desseins, a pu expliquer à la postérité le sens de ses démarches. Dans cet esprit les Mémoires d’Espoir, son livre posthume “Il est possible qu’un homme réfléchisse son action et la domine ainsi”. J’ai ainsi recueilli les expressions significatives du Général.
    Sur le plan européen, la mention de la fameuse lettre de l’ex-chancelier allemand nous a permis de supposer qu’il y a eu une connivence entre la France et l’Allemagne et que le grand axe dont parle Jacques Chirac : « Paris, Berlin, Moscou », rompu par Sarkozy !!, appartient à la vision gaulliste. 1. Pourquoi de Gaulle a-t-il soutenu l’Europe des Six ? Elle est, selon lui, une base économique à laquelle il manque un sommet politique, c’est-à-dire une volonté autonome ! Le plan Fouchet de 1963 est un projet d’union politique d’une Europe des Six, économique et militaire sous protection américaine. Il s’agit pour de Gaulle de donner une tête politique à une Europe des Six existante et nécessaire pour se défendre contre les importations américaines, en vivant de l’industrie allemande, centre de l’Europe occidentale.
    2. De Gaulle a proposé, selon son expression seule authentique, une Europe européenne – et non point comme on l’entend dire, une « Europe des patries » – pour se dégager de la puissance américaine qui est selon lui indifférente au sort de l’Europe et ne la voit que dans son opposition à l’hégémonie Russe des années d’apres guerre. Il pense à une autodétermination : l’Europe aux Européens, de l’Atlantique à l’Oural. De Gaulle n’a pas réussi à entraîner les pays européens à se retirer de l’O.T.A.N, mais pour lui, ce n’est qu’un demi-échec. Il propose en effet une tête politique à l’Europe : l’union franco-allemande. Il dit tout haut ce que l’Allemagne ne peut pas dire. En fait, le général de Gaulle visait plus loin et plus haut que ses partenaires européens qui n’avaient pas la même liberté que la France devenue puissance atomique, avec une autonomie de défense. De Gaulle, dans ses actions, vise toujours (c’est ce que nous a appris sa lecture) un futur lointain; ce geste de quitter l’O.T.A.N a une vertu exemplaire, une portée plus qu’européenne, mondiale, internationale. Il s’agit que chaque pays se dégage d’une hégémonie, américaine ou russe, qui le laisse passif; et c’est dans un climat nouveau que peut seule naître la paix; tel est le « message » de de Gaulle, à travers cette initiative qui souleva beaucoup d’oppositions au sein des partis politiques en france. L’extrême droite haïssait le Général a tel point que plusieurs attentats ont faillis lui ôter la vie, la droite atlantiste et les socialistes ont toujours été véhément à son encontre. Sur les relations avec l’est de l’Europe et notamment, selon la formule gaulliste de « l’Europe de l’Atlantique à l’Oural » avec l’Union soviétique. De Gaulle formule devant ses interlocuteurs l’idée par excellence de sa politique, que le monde est lié à l’Europe, que l’union de l’Europe signifie une vision de la liberté du monde, liberté dans laquelle et par laquelle l’Europe peut agir, exercer sa culture. De Gaulle formule la pensée, dans une citation rapporter d’un toast adressé au président du Soviet suprême, que si l’Europe avait été unie, une guerre odieuse, comme celle du Vietnam n’eût pas été possible. Quelle est , selon vous la raison ? Une Europe unie signifie la fin de la guerre froide, laquelle sert de prétexte aux affrontements idéologiques et masque les intérêts nationaux. De Gaulle est un homme de la seconde guerre mondiale; il a vu que la division de l’Europe, après l’effondrement du centre de l’Europe occupé par l’Allemagne et ses alliés, avait permis la naissance de deux hégémonies puissantes, vivant de la terreur atomique, mais incapables d’oeuvrer politiquement, sinon par la violence financière, du côté américain, avec le dollar monnaie étalon, et par la violence dictatoriale stalinniene du côté de l’Est. « Notre politique, Peyrefitte, je vous demande de bien la faire ressortir, c’est de réaliser l’union de l’Europe, mais quelle Europe ? L’Europe doit être in-dé-pen-dante. Cela ne veut pas dire qu’elle ne doit pas avoir d’alliés, seulement elle doit exister pour elle-même.» Tout est dit. 1962 : « Veut-on, ou ne veut-on pas, que l’Europe soit européenne ? Veut-on éviter qu’elle soit subordonnée aux États-Unis, ou ne le veut-on pas ? Veut-on, ou ne veut-on pas, que le Marché commun soit complété par une organisation politique, faute de quoi la construction économique finirait par dépérir ? Veut-on, ou ne veut-on pas, que les chefs d’État ou de gouvernement se réunissent pour arrêter ensemble les décisions qu’ils sont seuls à même de prendre ? » En somme l’Europe doit signifier, dans la perspective authentiquement gaulliste, la fin des deux hégémonies, et même de toute hégémonie autre que la diffusion de la culture, de l’humanité. On peut même reconnaître à de Gaulle ce passage de l’idéalisation de la France à celle de l’Europe, dans un ton poétique. Chacun connaît, et cela m’ enthousiasme, à la première lecture, le portrait féerique brossé de la France : «La France vient du fond des âges. Elle vit. Les siècles l’appellent. Mais elle demeure elle-même au long du temps» Comment donc admettre qu’un si beau paysage intellectuel, physique et moral disparaisse par la magie d’une politique ? je pense à cette politique du régime précédant l’arrivée de Gaulle, qui avait accepté de «remettre en toute propriété le commandement de cet ensemble apatride (sans patrie) aux Etats-Unis d’Amérique », entendez cet ensemble européen. « Notre défense, et par-là, notre politique disparaissaient dans un système dirigé par l’étranger, tandis que le généralissime américain, installé près de Versailles, exerçait sur l’Ancien Monde l’autorité militaire du nouveau maitre du monde.


  2. Sophiane Le 06 juin 2014 à 14h57
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    Excellent boulot Olivier, personnellement j’ai toujours considéré que c’était grâce à Staline que le 3ème Reich s’est éteint ! et pas à Roosevelt ! En effet, la première défaite d’Hitler lui a été infligée à Stalingrad
    Mais ça fait du bien de remettre les choses à leur place.
    Surtout que les Russes ont payé un très lourd tribu, sans communes mesures avec toutes les armées occidentales confondues.


  3. José Le 06 juin 2014 à 15h15
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    En lien avec ce qui ce dit ici, je vous propose la lecture de ce petit article qui date du 7 mai :
    Commémoration du 8 mai : « Il y a une édulcoration de la notion de fascisme » -L’historien Jean-Paul Scot analyse le sens de cette commémoration ; tout à fait à propos.

    See more at: http://www.humanite.fr/commemoration-du-8-mai-il-y-une-edulcoration-de-la-notion-de-fascisme-526456#sthash.FKqR8Dtz.VDJKCMsQ.dpuf

    Olivier, votre travail n’est pas peine perdue, tout le monde ne « sait pas tout ça », bien au contraire. Il est salutaire.


  4. Louis Robert Le 06 juin 2014 à 15h18
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    À leur mémoire, ce 6 juin 2014.

    “DIRE NON” — “Mars ou la guerre jugée”, Émile Chartier dit Alain.

    +

    “Dire non, ce n’est point facile…

    Une grève est déjà puissante; la grève de l’esprit est souveraine si tout le monde s’y met; mais si vous attendez les autres, personne ne s’y mettra; commencez donc. Guerre à vos passions guerrières, si enivrantes dans le spectacle et la parade, dans la victoire surtout. À toutes ces ivresses, dire non…

    Chacun cherche sa liberté, mais mal, voulant violence contre violence, et tombant aussitôt dans un autre esclavage… Ceux qui préparent la guerre le savent bien; c’est votre esprit qu’ils veulent; j’entends ces jugements confus que l’imitation soutient, que le spectacle et l’éloquence ravivent. Ne buvez point ce vin-là. Nul ne peut vous forcer; l’enthousiasme ne peut être obligatoire. En ces temps où j’écris, la fête de la victoire est proche; je m’étonne d’avoir entendu beaucoup d’hommes et de femmes qui, d’ordinaire, n’osent pas beaucoup, dire froidement; “Nous n’irons point par là.” Un autre disait, entendant des clairons: “Cela serre le cœur.” Il n’y a point de loi qui puisse ordonner que vous soyez hors de vous-même.

    Ainsi, devant toute déclamation guerrière, le silence; et si c’est un vieillard qui se réchauffe à imaginer le massacre des jeunes, un froid mépris. Devant la cérémonie guerrière, s’en aller. Si l’on est tenu de rester, penser aux morts, compter les morts. Penser aux aveugles de guerre, cela rafraîchit les passions. Et pour ceux qui portent un deuil, au lieu de s’enivrer et de s’étourdir de gloire, avoir le courage d’être malheureux…

    Ici, vous êtes spectateur; et ces acteurs emphatiques dépendent de vous. Il n’est même pas nécessaire de siffler; il suffit de ne pas applaudir. Dire non.”


  5. Benjamin Franklin Le 06 juin 2014 à 15h28
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    Ca me semble un peu malsain de vouloir déterminer le mérite dans la victoire sur le nazisme au nombre de morts, parce que
    -en 1944, la guerre se gagne autant avec du matériel que des hommes (et comme on dit, “la sueur épargne le sang”)
    -un grand nombre de morts peut aussi bien signifier l’incompétence des meneurs d’hommes que la difficulté intrinsèque des combats

    La nature bolchevik du régime politique à l’époque et la personnalité catastrophique de Staline ont coûté très très cher à la Russie. Si la Russie a vaincu les nazis, c’est en dépit du bolchevisme et de Staline, et certainement pas grâce à eux, il faudrait le rappeler. Les frontoviki ont affronté les allemands devant eux et le NKVD derrière eux.

    Rappelons quelques faits quand même :
    -en 1937, la Russie dispose du meilleur corps d’officiers supérieurs au monde, des hommes expérimentés et intelligents qui ont théorisé (et testé) les corps blindés, les parachutistes, la bataille aéroterrestre, l’art opératif, bien avant les allemands. Staline les a massacrés et remplacé par des incompétents serviles, aux commandes en 1941.
    -dans les premiers mois de l’invasion allemande, les allemands ont été accueillis en libérateurs partout en Russie. Les moujiks espéraient ouvertement qu’ils aboliraient les kolkhozes et rouvriraient les églises. Le temps nécessaire pour qu’ils réalisent que les nazis voulaient les exterminer alors que les bolcheviks se contentaient de les réduire en esclavage a coûté très cher.
    -la Russie des années 1890-1913 a un taux de croissance industrielle spectaculaire. La Russie des années 20 et 30 aurait pu très bien bâtir un complexe militaro-industriel suffisant en se passant des plans quinquennaux et de la collectivisation, et en évitant de massacrer ses paysans juste avant l’invasion allemande. En plus, un régime non bolchevik aurait pu plus facilement échanger avec le reste du monde.
    -à cause des purges et des famines plus ou moins volontaires (Holodomor), il manque quelques millions de personnes sur les listes de conscrits en 1941.

    Plus les diverses bourdes imputables à Staline lui-même, bien sûr
    -malgré le meilleur réseau d’espionnage de l’époque, qui lui a fourni la date et l’heure de l’invasion, il n’y croit pas et n’a rien préparé
    -le “glacis” constitué par l’annexion de la Pologne orientale, des pays baltes et de la Bessarabie est un gros gâchis, parce que pour fortifier la nouvelle frontière, Staline cannibalise les installations de la ligne fortifiée qui porte son nom 300 km derrière. Les deux lignes seront ineffectives lors de l’invasion.
    -et autres bourdes militaires, mais Hitler en faisait des pires

    Ensuite, si le front de l’Est a absorbé 85% des effectifs de la Wehrmacht, le front de l’Ouest et les fronts secondaires ont absorbé 40% de l’effort économique du IIIe Reich, simplement parce qu’à effectifs égaux, des sous-marins, des avions et de l’équipement DCA coûtent beaucoup plus chers que des chars, des canons et des mitrailleuses.
    Ca devrait être une évidence, mais si l’Allemagne avait pu concentrer tous ses moyens sur un seul adversaire, elle l’aurait écrasé sans problème : si elle n’avait produit que des avions et des sous-marins en 41-42, l’Angleterre était écrasée, si elle n’avait produit que des chars et des canons, c’est la Russie qui était vaincue. La production de U-Boote en 1941 correspond à quelques milliers de chars.

    Enfin, en termes d’effectifs, en janvier 1945, la première armée du monde est toujours la Wehrmacht…

    Cela étant posé, merci à la Russie d’avoir vaincu les nazis. Pardon pour 1914. Et désolé pour le bolchevisme.


    • Benjamin Franklin Le 06 juin 2014 à 18h11
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      merci pour le travail fait, je suis encore scotché sur l’interview de Poutine !


    • step Le 07 juin 2014 à 00h29
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      Dans ce cas là, il faut l’indiquer en haut de la page olivier; si ce post est à destination des imbéciles, car ceux qui sont au courant vont crier au concours de morts comme spipou.


      • Trombinacoulos Le 07 juin 2014 à 09h45
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        @ Step

        Je comprend votre point de vue, mais malgré tout, je viens de passer une heure à lire l’article + les échanges et suis très heureux car moins “imbécile”. Je me réclame d’être un imbécile, c’est un signe d’intelligence, la finalité est de mourir moins “con”, et ce site, Olivier et toutes les personnes qui laissent des commentaires m’aident beaucoup dans cette tâche ardue.


    • brennec Le 07 juin 2014 à 10h29
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      Une autre question est; pourquoi on y invite allemands et italiens. De toute façon cette comémoration transformée en spectacle de cirque est carrément honteuse. Mais visiblement les chefs d’états présents ont tous besoin de se passer une petite couche de lustrant et c’est ce qu’ils ont trouvé pour ce faire. Ironiquement es seuls a ne pas en avoir besoin sont les allemands et les italiens, poutine dans une moindre mesure.


      • Ghosties Le 08 juin 2014 à 03h57
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        Réponse tardive certes.

        Peut-être simplememt parce qu’il existait des résistant allemands et italiens qui essayaient de lutter contre leur dictature respective.

        Comme aurait dit le colonel Claus von Stauffenberg : “Les nazis sont avant tout l’ennemi de l’Allemagne”.


  6. Nicolas Le 06 juin 2014 à 17h28
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    vous vous sentez bien? il s’agit de reconnaître que nous devons la fin de l’Allemagne nazie bien plus aux soldats soviétiques qu’aux américains. L’URSS a vaincu MALGRÉ Staline, personne ne veut lui ériger une statue. Enfin sauf peut-être les Géorgiens de Gori. Par contre ça ne dérange personne que les nouveaux alliés des ricains, en Ukraine, aient des svastikas tatouées sur le corps.


    • Spipou Le 06 juin 2014 à 18h19
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      Mais si, ça dérange ! Mais est-ce qu’on est obligés de rester à tout prix dans cette logique binaire et manichéenne ? Ca devient insupportable, à la fin !

      Heureusement qu’il y a des commentaires comme celui de Benjamin Franklin. Qui en plus nous (me) apprennent des choses.

      Ou l’article sur l’interview de Poutine. Là, oui, bravo !


      • OlegM Le 06 juin 2014 à 18h27
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        Il y avait des cadavres d’on sait pas qui avec des “svastikas tatouées sur le corps” ?
        Il y a mieux: un vivant gouverneur populaire du Donbass (donc prorusse DNR) issu des camps d’entrainement d’un certain Barkashev. Google a une belle collections d’images qui parlent mieux que 1000 mots.
        https://www.google.fr/?gfe_rd=cr&ei=peqRU83bD6LR8geBg4GADQ&gws_rd=ssl#q=%D0%93%D1%83%D0%B1%D0%B0%D1%80%D0%B5%D0%B2+%D0%B1%D0%B0%D1%80%D0%BA%D0%B0%D1%88%D0%BE%D0%B2%D1%86%D1%8B+%D1%84%D0%BE%D1%82%D0%BE
        Ca,ca ne dérange personne, j’espère?
        J’espère aussi que ce message ne va pas être censuré 🙂


        • PL Le 06 juin 2014 à 23h52
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          Vous postez des commentaires dans l’esprit du “ni-ni”, mais tout ceci n’est pas vraiment constructif.
          1. Il y a des fachos en russie, comme partout. Pourquoi voulez-vous qu’il n’y en ai pas ? Vous-même avez mentionné Vlasov. Et alors?
          2. Concernant gubarev, ce que vous dites ne fait pas sens. Gubarev est trentenaire. Il a déjà une grosse activité politique derrière lui. Des photos circulent indiquant qu’il aurait peut-être fait partie, à 18 ans, d’un groupuscule d’extrème-droite. A vérifier. Ce qui semble plus certain, c’est qu’il a ensuite été membre du parti de Natalia Vitrenko, d’importance nationale, et classé à l’extrème gauche. Il a été candidat pour ce parti, puis candidat sous une autre étiquette propre, sans grand succès. Et puis ces derniers mois Novorossia. Alors peut-être qu’il a mis du chemin pour se trouver, peut-être qu’il est opportuniste. En tout cas ce qui est indiscutable, c’est que son influence actuelle n’a rien à voir avec un quelconque programme ou discours fasciste.
          Jacques Chirac était communiste dans sa jeunesse. Lionel Jospin était trostkiste. Henri Weber, que mr Berruyer connait bien, a fondé la LCR avec Krivine. Mais quand ils sont arrivés au pouvoir, de l’eau avait coulé sous les ponts.


      • Nicolas Le 06 juin 2014 à 18h29
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        On va pas y arriver. Moi tout ce qui m’inquiète, c’est qu’on est dans un monde unipolaire. Pas bipolaire, unipolaire. Nous sommes des sujets de l’Empire Américain. Leur propagande est partout, leurs crimes innombrables. Si les crimes des américains en Ukraine ne vous dérangent pas, allez regardez un western (un de ceux où on glorifie le génocide des Amérindiens) et ne m’interdisez pas de dire ce que je pense. Et ne commencez pas à mettre en parallèle le rôle des USA et de la Russie dans la crise actuelle, ce serait grotesque. La Russie n’a aucune intention de contrôler la France. Si on se libère de l’Empire, on est libre, point. Ça vous embête tant que ça qu’il y aie des Français qui rêvent que leur pays devienne libre ?


  7. Nanker Le 06 juin 2014 à 18h22
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    “Ca me semble un peu malsain de vouloir déterminer le mérite dans la victoire sur le nazisme au nombre de morts”

    Même pas besoin de faire ça il suffit de regarder la chronologie de la guerre : le grand retournement du conflit a été Stalingrad (victoire soviétique) et l’estocade définitive portée aux troupes d’Hitler a été la bataille de Koursk à la mi-43.
    Après cela les Nazis n’ont cessé de reculer face sur le front de l’Est.

    Dans cette 2ème Guerre Mondiale les Américains joue les pique-assiettes : ils arrivent en retard et s’attribuent les mérites de sacrifices menés par d’autres.
    C’est la vie… mais ne soyons pas dupes!

    Et puis d’un point de vue moral je trouve problématique (pour ne pas dire malsain) d’instrumentaliser la mort de jeunes gars de 18-20 ans pour alimenter aujourd’hui une politique impérialiste et dominatrice. Du genre “notre jeunesse s’est sacrifiée pour que vous soyez libres, alors vous les Européens vous avez une dette envers nous”. Traduction : acceptez ces droits de cuissage que représentent l’OTAN et le TAFTA…

    Bush fils avait commencé et Obama le faisan poursuit son oeuvre de propagande…


  8. yt75 Le 06 juin 2014 à 19h39
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    Video infographique en première page de Libé actuellement :

    http://www.dailymotion.com/video/x1ysauo_le-debarquement-de-normandie-explique-en-deux-minutes-chrono_news

    C’est quand même plus correct !!

    Pas un mot du front de l’Est, et sur la carte du début, le Reich jusqu’au frontière de la Russie.


  9. dioup Le 06 juin 2014 à 20h22
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    Pourquoi De Gaulle refusa d’aller commémorer le débarquement?

    Le débarquement du 6 juin, ç’a été l’affaire des anglo-saxons, d’où la France a été exclue. Ils étaient bien décidés à s’installer en France comme en territoire ennemi! Comme ils venaient de le faire en Italie et comme ils s’apprêtaient à la faire en Allemagne. Ils avaient préparé leur AMGOT, qui devait gouverner souverainement la France à mesure de l’avance de leurs armées. Ils avaient imprimer leur fausse monnaie, qui aurait eu cours forcé. Ils se seraient conduits en pays conquis.
    C’est exactement ce qui se serait passé si je n’avais imposé, oui imposé, mes commissaires de la République, mes préfets, mes sous-prefets, mes comités de liberation! Et vous voudriez que j’aille commémorer leur débarquement, alors qu’il était le prélude à une seconde occupation du pays? Non, non, ne comptez pas sur moi! Je veux bien que les choses se passent gracieusement, mais ma place n’est pas là!
    Et puis, ça contribuerait à faire croire que, si nous avons été libérés, nous ne le devons qu’aux américains. Ca reviendrait à tenir la Résistance comme nulle et non avenue. Notre défaitisme naturel n’a que trop tendance à adopter ces vues. Il ne faut pas y céder…
    Les Français sont déjà trop portés à croire qu’ils peuvent dormir tranquilles, qu’ils n’ont qu’à s’en remettre à d’autres du soin de défendre leur indépendance! Il ne faut pas les encourager dans cette confiance naive, qu’ils paient ensuite par des ruines et par des massacres…
    Il faut commémorer la France et non les anglo-saxons.

    “C’était De Gaulle” Alain Peyrefitte


  10. Serge Le 06 juin 2014 à 20h52
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    @dioup
    Oui d’ailleurs,il convient de souligner que cette commémoration hollywoodienne fortement médiatisée du débarquement est très récente.
    De Gaulle ne s’était même pas rendu en Normandie pour son 20° anniversaire .
    Je note donc que ce n’est pas l’acteur principal de la France libre qui a inauguré ce “spectacle” ,mais le président décoré de la francisque,le résistant tardif,ami intime de Bousquet ,monsieur Mitterand.
    Etonnant ,non?…
    Enfin pas tant que cela ! …


  11. Serge Le 06 juin 2014 à 21h11
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    @Spipou
    Au delà ce que vous reprochez à tort au responsable du site quant à ce que vous nommez “la
    concurrence des morts”,j’espère au moins que vous ne vous illusionnez pas comme tous les “bisounours” qui nous servent la soupe médiatique sur les véritables buts de guerre des US pour s’investir dans ce débarquement .
    En tout cas ce qui compte c’est le résultat .
    Et les faits sont là : Après 1945,une grande partie du monde ,dont nous, est devenue une province américaine .
    Economiquement et surtout plus grave encore ,culturellement .


  12. aikongo Le 06 juin 2014 à 21h52
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    Comme d’habitude excellent article ! Merci
    Suite au comportement lamentable de quelques excités qui ont hués Poutine, il est bon de rappeler ce que disait de Gaule au sujet de ces commémorations, François Asselineau a consacré un article long et bien documenté sur ce sujet sur le site facebook de l’upr

    https://www.facebook.com/notes/fran%C3%A7ois-asselineau-union-populaire-r%C3%A9publicaine/-lhistoire-vraie-il-y-a-50-ans-le-6-juin-1964-charles-de-gaulle-refusait-de-comm/10152064558167038


  13. kinimodo Le 06 juin 2014 à 23h44
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    Sur ce même sujet
    6 juin 1944: Ce qu’on ne vous dira pas

    http://www.michelcollon.info/6-juin-44-ce-qu-on-ne-vous-dira.html?lang=fr


  14. ElPombo Le 07 juin 2014 à 00h39
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    Mais que Poutine mette à l honneur l opération Bagration si il veut des honneurs qui ne lui sont pas dus, en attendant les russes n ont jamais débarqué en Normandie et le contexte actuel ainsi que sa personnalité en font un persona non grata, ceci est la commémoration d un évènement particulier et non sur la victoire finale, que je sache on n invite pas de généraux russes à la commémoration de la bataille des Ardennes ou d américains à Koursk.

    Quoi qu il en soit tout cela tourne de plus en plus au kidnapping mémoriel.


    • Ratchadamri Le 08 juin 2014 à 17h01
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      Parce que sans l’URSS il n’aurait JAMAIS eu de débarquement. Donc même si on n’a pas participé directement, c’est quand même aussi grace à nous. Je ne peux que vous conseiller de lire le blog d’Olivier plus souvent, il vous apprendra beaucoup et sur le contexte ukrainien, et sur le personnage de Poutine.


  15. Hellebora Le 07 juin 2014 à 02h00
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    A lire sur le site de Michel Collon, cet article (script d’1 conférence ?) d’ Annie-Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine, université Paris VII-Denis Diderot
    “Le triomphe du mythe de la libération américaine de l’Europe”

    Début : “En juin 2004, lors du 60e anniversaire (et premier décennal célébré au XXIe siècle) du « débarquement allié » en Normandie, à la question « Quelle est, selon vous, la nation qui a le plus contribué à la défaite de l’Allemagne » l’Ifop afficha une réponse strictement inverse de celle collectée en mai 1945 : soit respectivement pour les États-Unis, 58 et 20%, et pour l’URSS, 20 et 57%1. Du printemps à l’été 2004 avait été martelé que les soldats américains avaient, du 6 juin 1944 au 8 mai 1945, sillonné l’Europe « occidentale » pour lui rendre l’indépendance et la liberté que lui avait ravies l’occupant allemand et que menaçait l’avancée de l’armée rouge vers l’Ouest. Du rôle de l’URSS, victime de cette « très spectaculaire [inversion des pourcentages] avec le temps », il ne fut pas question. Le (70e) cru 2014 promet pire sur la présentation respective des « Alliés » de Deuxième Guerre mondiale, sur fond d’invectives contre l’annexionnisme russe en Ukraine et ailleurs.”

    http://www.michelcollon.info/Le-debarquement-du-6-juin-44-du.html?lang=fr


  16. domi Le 07 juin 2014 à 09h27
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    Gilles Devers parle de vous aujourd’jui : http://lesactualitesdudroit.com/2014/06/06/70e-anniversaire-du-d-day-desesperement-nul/

    LGS aussi renvoie à votre site, en complément de cet article: http://www.legrandsoir.info/continuez-elkabbach.html

    C’est amplement mérité, vous faîtes un travail remarquable. merci!


  17. Gwelan Le 07 juin 2014 à 12h22
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    Au vu des 68% de décès de civils, je crois qu’il serait intéressant de savoir combien sont morts du fait de leur annexion et combien sont morts du fait de leur libération. S’il existe des statistiques sur le sujet, çà pourrait aussi remettre des pendules à l’heure parce que par exemple, mes grands parents qui habitaient la région parisienne ne l’ont pas quitté du fait de l’occupation allemande, ils avaient même une batterie de DCA dans leur jardin pendant deux ans, sans problème de cohabitation si je puis dire. Ils ont fui les bombardements alliés qui eux, touchaient un peu au hasard et d’autant plus s’il s’agissait de bombardements US à haute altitude.


  18. Crapaud Rouge Le 07 juin 2014 à 17h00
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    Merci pour se démontage en règles ! Pour compléter dans le sens de ce billet et contre l’avis de Spipou, je resignale cet aticle d’Annie Lacroix-Riz sur LGS : http://www.legrandsoir.info/le-debarquement-du-6-juin-1944-du-mythe-d-aujourd-hui-a-la-realite-historique.html La fin est plus que parlante :
    – que, fin mars 1945, « 26 divisions allemandes demeuraient sur le front occidental », à seule fin d’évacuation « vers l’Ouest » par les ports du Nord, « contre 170 divisions sur le front de l’Est », qui combattirent farouchement jusqu’au 9 mai (date de la libération de Prague) [38] ;

    – que le libérateur américain, qui avait doublé à la faveur de la guerre son revenu national, avait sur les fronts du Pacifique et d’Europe perdu 290 000 soldats de décembre 1941 à août 1945 [39] : soit l’effectif soviétique tombé dans les dernières semaines de la chute de Berlin, et 1% du total des morts soviétiques de la « Grande guerre patriotique », près de 30 millions sur 50.

    Ce “décompte macabre” pour faire pièce à un autre, celui de l’opinion publique. Le même article commence en effet ainsi : “à la question « Quelle est, selon vous, la nation qui a le plus contribué à la défaite de l’Allemagne » l’Ifop afficha une réponse strictement inverse de celle collectée en mai 1945 : soit respectivement pour les États-Unis, 58 et 20%, et pour l’URSS, 20 et 57%” Faut reconnaître qu’entre temps il y a eu Staline et sa dictature de parano dont nous payons encore le prix.


  19. Miki Le 07 juin 2014 à 20h16
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    Bonjour,
    Les pertes soviétiques sont en effet très importantes et je n’en étais pas conscient, par contre il ne faut pas oublier ce qu’a fait l’URSS de la moitié de l’Europe par la suite !! Quand je lis dans les commentaires qu’ils n’ont rien occupé ça me dégoute !! Allez leur demander !! Je reviens de trois ans en Pologne et leur pays en est encore marqué !


    • gwelan Le 08 juin 2014 à 11h03
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      Moi je dirais qu’il ne faut pas oublier ce que les alliés ont fait de l’Europe de l’Ouest non plus …D’abord un champ de ruines, ce que les allemands n’étaient bien gardés de faire, puis une soumission quasi totale pour financer la reconstruction …Le prochain “reset” monétaire que nous promet Christine Lagarde nous permettra, une fois que çà sera fait, de comparer nos misères et nos traumatismes, mais au moment ou l’Occident s’effondre pendant que la Russie se reconstruit, je ne suis pas certain qu’on sera les moins à plaindre au bout du compte.

      Notre vision, sans minimiser les choses, me semble encore très “idéologiquementé” de parti-pris. Nous sommes au bord du gouffre d’une économie certainement séductrice mais moribonde – situation sur laquelle il y a un tel tabou que quasiment personne ne parvient à l’accepter, mais comme le dit Atali, nous avons au mieux 18 mois avant de faire le grand saut.

      Là, on verra ceux qui avaient des parachutes en état de marche…

      One, two, three o’clock rock (etc …)


    • pavlo Le 06 juin 2017 à 22h59
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      regardez le pourcentage de pertes polonaises.

      Les Polonais, aveuglés par leur russophobie absurde, oublient que sans l’URSS ils n’existeraient pas. Le but des nazis était d’exterminer la totalité des Polonais, de façon à y implanter des colons allemands; et ils s’y employaient à un rythme d’enfer.

      1 Polonais sur 5 a été tué!!

      Mais les Polonais crachent sur ceux qui les ont sauvé de la disparition et ouvrent leurs bras même à ceux qui, de nos jours, glorifient le génocide d’enfants polonais.

      C’est vrai quoi, ces méchants russes qui ont brisé le beau rêve européen. La vie était si belle a Osvietsim, ces multitudes qui venaient de toute l’Europe s’y libérer par le travail et s’élever dans les cieux.

      L’URSS est vraiment un pays d’arriérés; pensez donc, ils laissent vivre leurs ennemis vaincus, alors que le summum de la civilisation est pourtant d’exterminer femme et enfants.
      Ces mujiks slaves s’efforcent même de préserver et de promouvoir les langues et cultures des autres, au lieu d’uniformiser comme dans le monde civilisé occidental.
      Et puis ces russes infâmes vont même jusqu’à se retirer pacifiquement, ne laissant pas un seul soldat; heureusement que la civilité de l’OTAN est venue s’étendre sur la Pologne. Imaginez, la Pologne aurait pu devenir pacifique, neutre et faiblement militarisé, ouf, on l’a échappé belle, heureusement que les troupes anglo-saxonnes et allemandes sont venues empêcher cela.


  20. Ulysse Kuros Le 08 juin 2014 à 11h26
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    http://shelf3d.com/hbp61fOVFaE#Eisenhower%27s%20Rhine-Meadows%20Death%20Camps%20-%20Documentary

    voilà pour commencer, compléter un peu le tableau WWII l’épisode des POV (Prisoner Of War) mais justement il est question de point de vue, de perspective, de focale de vitesse d’obturation dans la photographie de ce lourd épisode commémoré à l’occasion du D-Day

    Il est temps qu’on rende compte de la complexité, des intérêts croisés, des prises d’intérêts multiples notamment des étasuniens, collusifs et double-agencés.
    En Corse on a cultive une monovision sur la libération – on occulte encore l’attitude des troupes italiennes, le tribut lourd qu’elles consentir et leur concours décisif; même simplisme à l’échelle européenne pour perpétuer l’élan premier finalement: le nazisme téléguidé pour mettre à mal l’ours soviétique – le dérapage réside dans la défaillance du système de guidage de la machine nazie et pourtant un mot d’ordre depuis 33 pendant quasi 10 ans: WAIT ! le cynisme du banquier (du monde) qui à la fin ramasse…


  21. VAILLANT GERARD Le 08 juin 2014 à 12h34
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    En effet, dans ce “Monde libre” des “Grandes Démocraties” ou la finance régente tout, peut importe le nombre de morts d’un coté comme de l’autre. J’ai 70 ans et n’ait jamais connu un monde entièrement en paix. Oui, l’Impérialisme règne toujours sur la “Mondialisation” prêt au besoin à de plus grands massacres, il est politique, économique, financier, militaire, médiatique, etc… Mais sa force fait aussi sa faiblesse 1 % d’un côté, 99 % de l’autre.


  22. Les Dessous du débarquement allié | L'Amer Dessous Des Cartes Le 21 décembre 2014 à 14h40
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    […]  Source des graphiques: Les-crises.fr […]


  23. basile Le 06 juin 2017 à 17h10
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    je comprends pourquoi O.B est dans le collimateur de la bonne presse : « il fait de la politique ». Il empêche le bon bourgeois de digérer en lisant les Échos.

    Il est admis pour l’harmonie du vivre ensemble d’avoir sur la seconde guerre mondiale un statu quo. En clair, on doit laisser le Français moyen penser ce qu’il veut sur la question, c’est à dire rien. Mais si on dit au Français avec tableaux à l’appui que ce qu’il pense est faux, on brise le vivre ensemble, on fait de la politique.

    Comme disait ma tante, bien mariée à un banquier, lors des réveillons de famille : s’il vous plait, ne parlez pas de politique, ça fait des fâcheries. Sous entendu, ça remet en cause nos certitudes.


  24. pucciarelli Le 06 juin 2017 à 17h13
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    Je suis d’un temps où nul ne mettait en cause le rôle de l’URSS dans l’écrasement de l’Allemagne nazie. L’Éducation Nationale, les “grands médias” et l’idéologie qui va avec ont depuis froissé les intelligences mal formées, et forgé des convictions dangereuses, faisant de la Russie actuelle la continuatrice de l’URSS en la diabolisant. Combien de nos concitoyens haïssent à présent ceux qui nous ont réellement sauvé du nazisme? Cela n’induit pas la blancheur angélique des vainqueurs. Mais un peu de culture historique parfois permet de se défendre contre la propagande. On oppose les totalitarismes, on fait de Staline et Hitler des clones, et viendra donc le temps où les sacrifices de l’URSS ne compteront plus pour rien. Et peut-être que la Wermarcht deviendra un parangon de vertu démocratique face à l’ogre rouge? Merci pour ce papier.


  25. Duracuir Le 06 juin 2017 à 19h01
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    Nécessaire rappel.

    Néanmoins, le graphique oublie 2 millions, 2000 000 de morts Indiens, plus précisément Benghalis.

    Vous allez me demandez comment la guerre a tué 2 millions de Benghalis? C’est tout simple, en 1942, les réquisitions pour l’armée britannique, et une terre brulée préventive contre des Japonnais qui ne vinrent jamais, entraîna une famine qui fit 2 millions de morts en TOUTE CONNAISSANCE DE CAUSE;

    c’est marrant, on parle toujours de l’homodor en Ukraine mais jamais de ce crime contre l’humanité là.


    • Philou Le 06 juin 2017 à 21h31
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      Idem pour la famine du Tonkin (1 à 2 M de morts, on ne saura jamais !) d’octobre 44 à mi-45… encore que là, les responsabilités soient partagées :
      – gabegie des autorités coloniales françaises jusqu’en mars 45, date à laquelle les Japonais, déjà en place en Indochine et particulièrement au Tonkin, massacrent ou internent soldats et fonctionnaire français et redoublent évidemment leurs réquisitions de riz, de vivres, de moyens de transport comme les jonques, etc.
      – bombardement des routes du Tonkin par les Alliés.
      – panique des Indochinois, exodes et contre-exodes parachevant le chaos. Gabegie de l’administration vietminh dans ses zones (rizières non-entretenues).
      – partout la guerre, la guérilla, les inondations, les épidémies…


      • Philou Le 06 juin 2017 à 21h32
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        …pardon, il semble bien que le graphique intégrait les pertes de l’Indochine Française…


  26. Georges Le 06 juin 2017 à 20h17
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    Comment les données sur les victimes soviétiques de la deuxième guerre mondiales ont-elles pu être vérifiées par les historiens, alors que cette guerre a été précédée par une période de plus de 20 années de grands troubles, par endroits de famines et d’épurations, et suivie par des règlements de compte de masse contre tous ceux qui ont été considérés comme des collaborateurs? Il était de toute évidence dans l’intérêt de Staline d’englober la plus grande part possible de ses victimes dans le nombre des victimes de guerre soviétique.


    • Pavlo Le 06 juin 2017 à 21h38
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      Justement, elles ne sont pas connues de façon exacte.

      Et ce fait est utilisée, de façon répugnante, pour dévier le débat sur des aspects “techniques” de chiffres, si 20 ou 25 (ou même 60 pour certains qui font de l’ultra-enchère, en comptabilisant les non-nés-qui-auraient-pu-naître)… et en omettant et tentant d’effacer des mémoires le POURQUOI.

      Car tous ces morts soviétiques ne sont pas morts par accident, mais suite à une guerre d’agression qui réunissait sous la houlette nazie la totalité de l’Europe, en hommes mobilisables et en industrie.
      Et non seulement une guerre d’agression (ce qui est déjà un crime) mais une guerre d’EXTERMINATION.
      On le voit très bien avec les rapports militaires/civils. Alors que les civils des pays de l’Axe et d’Europe occidentale sont globalement épargnés, les civils slaves sont impitoyablement exterminés par les nazis et leurs alliés. C’est on ne peut plus criant dans le cas de la Pologne, qui fut totalement sous domination nazie.


  27. Outis Le 06 juin 2017 à 20h57
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    Pour une doc sur l’arme nucléaire USA en Allemagne:

    https://de.wikipedia.org/wiki/Nuklearwaffen_in_Deutschland

    ou en français:

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Ramstein_Air_Base


  28. Vincent P. Le 07 juin 2017 à 12h07
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    J’habite le bocage (Bas- ) Normand.
    Ici, il existe un vrai tabou que les anciens ont peine à évoquer, et que la propagande a bien tue:
    Ils ont bien mieux vécu l’occupation que la libération ! (j’entends: le moment de la libération, pas l’après.)
    Il faut pour cela préciser que pour garnir les premières vagues du débarquement le 6/6, les ricains ont vidé leurs pénitenciers !
    Sans généraliser, nos chers libérateurs n’étaient donc, pour nombre d’entre eux, pas vraiment des anges, et beaucoup d’exactions ont été commises par des soldats US, dont celles qui sont aujourd’hui de vieilles grands mères gardent parfois un souvenir pas forcément agréable…
    Il faut rappeler que les populations civiles Françaises étaient considérées comme ennemies !
    Quant à la méthode : le tapis de bombes et l’anéantissement de toutes les infrastructures civiles n’avait dès l’époque rien à envier à l’Irak !

    J’ajoute que le plan Américain n’était pas à l’origine de libérer l’Europe, mais de l’envahir militairement !
    Faute d’avoir réussi cela, le plan Marshall nous asservit économiquement par la dette à la place, nous conduisant à la position de serfs d’aujourd’hui, via l’U.E.
    Enfin, le ratio morts civils/ pertes militaires pendant la bataille de Normandie fait sérieusement relativiser l’héroïsme de nos “chers libérateurs”. Très chers, indeed !
    Je recommande aux amateurs les ouvrages d’Anthony Beevor sur la WW2, dont “Stalingrad” et “D-Day et la bataille de Normandie”.


  29. Joanna Le 07 juin 2017 à 17h08
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    Billet très utile. Il m’est déjà arrivé plusieurs fois d’y faire référence dans des commentaires proposés sur d’autres sites avec à chaque fois bien sur le lien sur ce site. Précédemment OB avait fait état des réponses des citoyens de nos nations à la question de savoir grâce à qui le régime de Hitler avait été vaincu.
    Et on voyait une forte dérive dans le temps avec un % pour l’URSS en forte décroissance au profit des USA qui dominent maintenant largement. Signe évident que la désinformation et la propagande ont fonctionné à plein.
    Plus que jamais il faut rétablir les vérités bafouées.

    Deux précisions qui ne seraient pas inutiles : % des causes de décès des Français pendant la guerre (notamment % de morts sous les bombardements alliés) ?
    Et puis a-t-on une idée du nombre de Françaises violées par nos libérateurs d’outre-atlantique ?


  30. L. A. Le 07 juin 2017 à 19h43
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    Merci M. Berruyer pour cet excellent article, qui sera souvent très utile pour remettre certaines pendules… à leur place (comme disent ceux qui confondent les dictons). Les graphiques sont particulièrement remarquables, immédiatement lisibles et très efficaces.


  31. Nanker Le 09 juin 2017 à 09h57
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    En tous cas le devoir de mémoire à sens unique (du côté des Américains et PAS des Soviétiques) continue à marcher à plein chez les caniches français.

    Hier soir sur “France 4” on a diffusé pour la 179ème fois le “Soldat Ryan”, pour bien-que-les-gens-se-souviennent-qui-les-a-libérés-en-1944, hein?

    Spielberg a la réputation d’être un “Démocrate” mais en voyant ce film on se dit qu’il a (lourdement) mis en image l’agenda Républicain/néo-con à destination de l’Europe : “oui c’est l’Oncle Sam qui a libéré l’Europe d’Hitler. Vous avez donc une dette énorme envers nous. Alors vous allez accepter le droit de cuissage qu’exerce Washington sur l’UE pour encore 50 ou 100 ans, n’est-ce pas?”



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