Un débat de haut vol sur France Culture le 29/05 – ça change tout de suite quand on n’a pas les “experts” médiatiques classiques… Aujourd’hui, la partie sur l’Europe…

Marc Voinchet – Après le résultat des élections européennes en France, les commentaires qu’il suscite de par le monde, de la presse internationale, de nos amis étrangers, l’heure est à l’analyse, à l’analyse aussi pour savoir ce qui se passe tout bonnement en Europe aujourd’hui. Une Europe qui serait menacée à l’est par le conflit ukrainien avec toutes ses questions : l’Europe est-elle encore une union ? A-t-elle encore un sens ? La démocratie européenne fonctionne-t-elle encore face à l’épreuve du conflit armé ? Est-elle assez solide ? Pour parler de tout cela aujourd’hui, nous avons décidé en ce jour de l’Ascension de prendre de la hauteur avec Régis Debray.

Bonjour Régis Debray et Bonjour monsieur l’ambassadeur

Régis Debray – Bonjour.

Gabriel Robin – Bonjour.

Marc Voinchet – Ambassadeur de France, ancien directeur des affaires politiques au ministère des affaires étrangères, ancien conseiller de Valéry Giscard d’Estaing quand il était président de la République, à l’Elysée, pendant cinq ans et ancien ambassadeur auprès de l’OTAN. Nous vous écouterons, vous avez beaucoup de choses à nous dire et à livrer quelques-unes de vos analyses sur notamment la situation ukrainienne aujourd’hui. Mais peut-être pour commencer, et disais-je prendre et tenter de prendre de la hauteur, avec vous Régis Debray, comme nous aimons le faire dans les Matins de France Culture quand une actualité est riche, est aussi chargé que celle-ci tout de même : les élections européennes, le score du Front National, dans la foulée l’explosion en plein vol, en tout cas l’actualité compliquée autour de l’UMP, du financement de la campagne de Nicolas Sarkozy, l’affaire Bygmalion et puis de l’autre, après tout, un Parti Socialiste qui semble ne pas se porter très bien non plus. Comment analysez-vous ce moment-là dont certains disent qu’il est le signe, peut-être, d’un déclin ? Certains se souviennent de cette phrase de Paul Valéry, au début des années 1930 : « Le corps social perd tout doucement son lendemain ».

Régis Debray – Oui, d’abord ne dramatisons pas trop, le Front National c’est 10% des inscrits et puis n’en faisons pas trop vite, ce serait de la paresse intellectuelle, un repaire de fascistes ou même d’extrême droite, les choses sont plus compliquées. Non, moi je crois que ce qui se passe aujourd’hui, c’est que la classe dirigeante reçoit la monnaie de sa pièce. C’est-à-dire qu’elle a démissionné de ses missions fondamentales et je trouve ça un peu bête de vitupérer les conséquences sans envisager les causes de cette victoire relative du Front National. Je dirais que la classe dirigeante, et j’entends par là la classe politico-médiatique, je devrais d’ailleurs dire la classe médiatico-politique puisqu’en démocratie de l’opinion, c’est l’opinion qui dirige et la fabrication de l’opinion dirige non seulement la perception des choses mais le gouvernement des hommes. En tout cas, il y une classe…

Marc Voinchet – Enfin vous nous mettez dans le même sac quoi, si j’ai bien compris…

Régis Debray – Non, je ne vous mets pas dans le même sac, la preuve c’est que vous voulez bien m’écouter et que vous voulez bien écouter Gabriel Robin, ce qui est tout à fait exceptionnel. Non, si vous voulez, c’est vrai que le personnel politique n’est pas très enthousiasmant, c’est lui qui disons, c’est lui qui tient le crachoir, à droite des voyous à gauche des médiocres, je ne parle pas des électeurs. Mais au-delà de ces considérations personnelles, voyons les choses en face, et c’est d’ailleurs pour ne pas se regarder dans un miroir que la classe dirigeante commence à, je dirais brandir le spectre du fascisme etc… La droite a bazardé le gaullisme, avocats d’affaires qui font du business, la gauche elle, elle a bazardé et le socialisme et la République. Qu’est-ce que la gauche ? C’est l’union du populaire et du régalien, le régalien c’est la puissance publique, l’Etat. On sait bien qu’avec l’Europe telle qu’elle est, machine à déréguler, machine à privatiser, la puissance publique est à quia comme on dit. Quant au peuple, écoutez le peuple, en 2005 il vote contre un traité intereuropéen, trois mois après la dite classe dirigeante considère que tout cela est nul et non avenu donc c’est plus en bas que ça se passe…

Marc Voinchet – Vous savez que c’est un anniversaire aujourd’hui ? 29 mai 2014, le 29 mai 2005, à la question : ‘’Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l’Europe ?’’, les français avaient répondu majoritairement non, à 55%.

Régis Debray – Oui mais ça n’a pas empêché…

Marc Voinchet – Jour pour jour…

Régis Debray – Oui, c’est intéressant effectivement cet anniversaire. Non, si vous voulez, moi je ne peux pas trop parler de la droite, c’est pas ma boutique. La gauche me navre je dois avouer, elle était mariée avec l’Histoire et avec les idées, elle aujourd’hui est mariée avec Voici et avec la com’, mariée même pacsée au sens conjugal du mot souvent. Alors il faudrait peut-être incriminer le mode de recrutement, le mode de vie, le mode de formation, je ne sais pas mais il est certain qu’elle a perdu ses fondamentaux. Les fondamentaux, tant de la droite que de la gauche, ont été perdus, en sorte qu’on a laissé la Nation, idée de gauche, aux nationalistes et on a laissé le Peuple, idée motrice, aux démagogues. Le Peuple aux deux sens du mot, le peuple comme singularité collective, c’est-à-dire une nation, et le peuple comme classe, en gros exploitée ou déshéritée puisque dès qu’on parle du peuple, on est un populiste. Voilà ! La nature et l’Histoire, les sociétés ont horreur du vide…

Marc Voinchet – Est-ce que ça suffit…

Régis Debray – un certain nombre d’emblèmes, de drapeaux, de symboles étaient laissés par terre, vient une formation née à l’extrême droite, qui se développe avec intelligence et qui ramasse tout ça qui était laissé tomber, voilà. Nous n’avons que ce que nous méritons.

Marc Voinchet – Mais tout de même, c’est comme ça que vous expliquez donc ce vote Front National. Si je puis me permettre Régis Debray, quand vous dites : ‘’à droite des voyous, à gauche des médiocres’’, ça pourrait être un slogan, une formule qu’emploierait Marine Le Pen ?

Régis Debray – Ecoutez, je ne les mets pas tous dans le même sac et il y a des exceptions. Enfin avouez que ce qui se passe tout de même depuis quelques temps est un peu navrant. Je n’ai jamais vu tant d’inconsistance à la tête de l’Etat, je n’ai jamais vu…

Marc Voinchet – Et vous avez bien connu la tête de l’Etat puisqu’à une époque vous aviez vos bureaux, vous avez eu votre badge pour rentrer à l’Elysée.

Régis Debray – Oui mais à l’époque, la gauche était encore la gauche, elle n’était pas francophobe, elle ne craignait pas le peuple, elle avait un mode de vie, elle habitait un peu partout, elle fréquentait les ouvriers, les employés, ce n’était pas encore une fraction de la jetset. Donc effectivement, c’est au nom de ce passé là qu’il m’arrive de regretter cette sorte de trou noir dans laquelle la France se trouve, avec l’Europe d’ailleurs qui est un trou noir dans le monde, et la France est un peu l’homme malade de ce trou noir. Cela ne veut pas dire que l’on ne se reprendra pas ! Mais je voudrais simplement rappeler puisque vous aviez parlé tout à l’heure de (Paul) Valéry, non ? Un autre mot de Valéry : « La pire faute en politique consiste à laisser en l’état ce qui doit disparaître alors même qu’on s’attache à détruire ce dont la permanence est la raison d’être, est la marque d’une civilisation ». Détruire, détruire effectivement le principe d’indépendance d’une politique, détruire l’institution militaire, détruire l’institution scolaire, avoir honte de ce qu’on est, ne plus enseigner l’histoire dans les lycées, les collèges, abandonner la chronologie, se livrer aux sondages d’opinion et obéir aux marchés en tout. Alors voilà, un jour tout ça va reparaître.

Marc Voinchet – Mais quand vous dites : ne dramatisons pas, le Front National c’est 10% des inscrits, n’en faisons pas un repaire de fascistes. Le fait que tout de même, les observateurs, notamment étrangers, s’inquiètent et ça ou là, ici et là on s’inquiète tout de même de ce que pourrait devenir au fond une politique menée par le Front National à plus grande échelle. Regardez une des premières décisions du maire de Béziers est de vouloir réintroduire la blouse grise à l’école.

N.B. Amusant, il y a plein de choses à reprocher aux nouveaux maires FN, mais enfin, je n’aurais pas cité ça en premier quand même… Mais bon, on ne peut pas non plus attendre d’un présentateur de France Culture un début de réflexion sur “il fait comment le fils d’ouvrier quand il n’a pas les sous pour acheter le polo Nike” ? (sans que ceci soit peut-être la meilleure réponse non plus, mais je pense que ça peut mériter débat..)

Régis Debray – Ils ont raison de s’inquiéter bien sûr mais je répète que 10% des inscrits, ce n’est pas le Peuple français, voilà. Le Peuple français mérite mieux.

Marc Voinchet – Je voudrais avoir le sentiment de Gabriel Robin qui après tout n’est pas sur le même échiquier politique que vous, Régis Debray, qui lui ayant fréquenté l’Elysée beaucoup du temps du Valéry Giscard d’Estaing, comment il observe et partagez-vous l’analyse de Régis Debray sur au fond ce qui serait, vient de dire Régis Debray, une déperdition des élites ?…

Régis Debray – Une démission !…

Marc Voinchet – Une démission des élites.

Gabriel Robin – Mon analyse n’est pas tellement éloignée mais moi je constate simplement qu’au cours des dix dernières années, on a eu alternance de gauche, de droite, de gauche et les français constatent que c’est plus ou moins la même chose et qu’en tout cas le résultat est le même. Le résultat étant le même, ils vont chercher une troisième solution qui se trouve être le Front National parce qu’elle est là !

Marc Voinchet – Mais c’est une solution ?

Gabriel Robin – Je n’en sais rien ! Mais elle est là et elle demande ce qui manque. Elle est pour la Nation, et peut-être qu’en effet ils sont mal pour la Nation, mais en tout cas ils disent qu’ils sont pour la Nation et ils commencent à montrer qu’ils sont aussi pour le peuple donc moi je ne sais pas ce qu’ils feraient au gouvernement, on ne les a jamais testés. Mais ce qu’ils disent convient, rempli un manque alors nous verrons bien mais moi je crois à un certain avenir, je ne crois pas que ce soit un feu de paille.

Marc Voinchet – On a le sentiment quand vous parlez de tout cela Régis Debray, que vous parlez peut-être de personnes, de gens, d’un peuple qui serait orphelin de quelque chose ?

Régis Debray – Oui, je crois oui, bien sûr.

Marc Voinchet – Mais de quoi ?

Régis Debray – Il est orphelin…

Gabriel Robin – De lui-même !…

Régis Debray – de lui-même. Il est orphelin de son histoire, il est orphelin de sa géographie, on l’a privé de ses attributs fondamentaux. Un peuple, c’est une singularité collective, il ne ressemble pas à n’importe quel autre. Quand vous supprimez, encore une fois, toute profondeur de temps, quand vous supprimez…quand vous avez honte d’être ce que vous êtes et quand vous vous alignez systématiquement sur, en l’occurrence les Etats-Unis d’Amérique puisqu’on va parler de politique étrangère avec Gabriel Robin, évidemment vous avez un peuple qui est désillusionné auquel on a vendu dans les années 1980 ce qu’on peut appeler un mythe de substitution qui était la construction européenne, qui pour les socialistes a représenté comme une bouée de sauvetage en renonçant au socialisme. Or il se trouve que cette construction européenne est une déconstruction et de la République et…

Gabriel Robin – Et de la Nation oui…

Régis Debray – des Nations et des Etats et donc reparaissent des féodalités, reparaissent des corporations, des égoïsmes, reparaissent tout un puzzle d’intérêts particuliers qui laissent l’Etat en l’air. Et donc oui, effectivement je crois qu’il faudra réfléchir non pas sur ce qu’on appelle une réorientation de l’Europe, ce qui est un peu comique quand on a simplement la vingt-septième partie d’un capital collectif, on est un tout petit actionnaire, on ne va en tapant du poing sur la table modifier un cours qu’on ne maîtrise pas. Donc il va falloir simplement repenser peut-être ce qu’est l’Europe, moi je crois que le problème actuel…

Marc Voinchet – Est-ce qu’il faut repenser les frontières ? Vous avez écrit Eloge des frontières il n’y a pas si longtemps. Est-ce que c’est cette question-là entre autres qu’il faut résoudre ? C’est la question des frontières de l’Europe ?

Régis Debray – Il va falloir sauver l’idée d’Europe de la fin de l’Union Européenne, pour moi c’est ça le problème. Puisque cette Union Européenne qui n’en finit pas de finir, il ne faut pas qu’elle compromette l’idée de l’Europe, je parle de l’idée d’une Europe européenne. Donc ça, c’est le vrai problème. Quant aux frontières, oui on peut leur faire dire tout ce qu’on veut aux frontières. Qu’est-ce que c’est qu’une frontière ? C’est quelque chose qui distingue mais pour relier car quand vous ne distinguez pas ce que vous reliez, vous annexez. Donc vous n’êtes plus dans une logique de réciprocité, de reconnaissance de l’autre, vous êtes dans une logique impériale. Donc la frontière oui, c’est le maintien des singularités et des reconnaissances mutuelles, c’est ainsi que je l’ai appris et la frontière est un fait vital pour pas la considérer seulement au point de vue spatial, frontière territoriale. La frontière c’est ce qui fait qu’un individu collectif peut exister, que ce soit aussi bien une religion, une région, une nation, qu’une classe…

Marc Voinchet – Elle est aussi synonyme de clôture, quand le mot frontière est employé par le Front National, il est question tout de même de dire qu’il faut faire fermer une frontière, c’est la notion de repli et de clôture. Vous écrivez que le mot clôture tire plutôt vers le haut : « Il n’y a pas que les amoureux fervents et les savants austères que la clôture tire vers le haut », mais êtes-vous bien sûr d’avoir la même définition de la clôture et de la frontière que celle de Marine Le Pen, Régis Debray ?

Régis Debray – Non mais celle du cloitre, le cloitre est un lieu fermé qui élève généralement vers le haut, la cellule de prison aussi d’ailleurs mais…ou les cours de lycée, à l’ancienne. Mais ne confondons pas la frontière et le mur, la frontière c’est ce qui empêche le mur, le mur c’est une frontière qui ne reconnaît pas l’autre. La frontière c’est une…c’est l’absence du mur, c’est ce qui permet, je dirais, de vous faire respecter de l’autre et de respecter l’autre, la frontière est le remède au mur. Allez en Palestine et vous comprendrez que la frontière c’est l’antithèse du mur, il y a un mur entre Israël et la Palestine parce qu’il n’y a pas de frontière. Quand il y en aura une, on pourra défaire ce mur, c’est dans ce sens que j’entends l’idée de frontière. Je ne sais pas ce que Gabriel Robin…

Gabriel Robin – Oui, moi je partage tout à fait votre sentiment sur les frontières qui n’est pas simplement une séparation, une liaison, mais qui est aussi une limitation opportune. Mais pour revenir à la France, je crois qu’elle est orpheline d’elle-même en ce sens aussi que les français se rendent bien compte qu’il y a une espèce de déclassement de leur pays en ce moment. Ils sont bien obligés de constater qu’ils comptent de moins en moins en Europe, qu’ils comptent de moins en moins en Occident, qu’ils comptent de moins en moins dans le monde.

Suite la semaine prochaine, avec la partie sur l’Ukraine.

N.B. lire aussi l’excellente intervention de Gabriel Robin sur l’Europe précédemment reprise sur ce blog.

84 réponses à [Régis Debray & Gabriel Robin 1] À droite des voyous, à gauche des médiocres : la classe dirigeante reçoit la monnaie de sa pièce…

  1. casper Le 30 mai 2014 à 03h16
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    “Ils sont bien obligés de constater qu’ils comptent de moins en moins en Europe, qu’ils comptent de moins en moins en Occident, qu’ils comptent de moins en moins dans le monde.”

    Ha ben oui mais ça, c’est la vie. La France a été une des plus grandes puissances mondiales d’abord par sa population, puis par son empire colonial. Aujourd’hui elle fait 1% de la population mondiale, et les colonisés commencent a en avoir marre, sans compter que la colonisation est moralement inacceptable.

    Donc bon, il va bien falloir s’y faire, a l’idée que d’autres caids ont fait leur apparition dans la cour de récré.


    • Laurent Le 30 mai 2014 à 07h39
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      > Ha ben oui mais ça, c’est la vie

      Non, ça c’est le renoncement ! C’est l’abdication de son identité ! C’est le contraire de vivre pleinement en assumant ce que l’on est !

      Les 3 dernières fois que la France a fait parlé d’elle, ce fut par ordre croissant :
      1 – lors de la reprise des essais nucléaires dans la Pacifique
      2 – lors du rejet du traité constitutionnel
      3 – lors du refus de donner son accord à l’Onu pour la guerre en Irak.

      A chaque fois, il était inutile d’être plus que 1% de la population mondiale. Il a suffit de faire preuve de courage et d’oser avoir une opinion qui ne va pas dans le sens des intérêts des Etats Unis. En d’autres termes d’être vraiment vivant et d’être vraiment soi-même.

      Dernièrement, nous aurions pu éviter de crier avec les loups américains et bruxellois au sujet de l’Ukraine. Se montrer critique, rappeler où étaient nos intérêts, voire encore mieux, organiser un référendum pour savoir si l’autodétermination des peuples devaient primer sur le tracé des frontières. Bien sur ça n’a pas été le cas et la solution de facilité, solution de lâcheté devrais-je dire, engendre le dégoût. Ce n’est qu’un exemple parmi beaucoup d’autres possibles.

      Ce 1% n’a pas de sens. Avec un tel raisonnement les USA ne devraient pas avoir beaucoup d’influence parce qu’ils ne représentent que 5% de la population mondiale. Est-ce le cas ? Bien sur que non ! Pour que cette remarque ait un sens il faudrait qu’il existe un système électoral mondial où chaque être humain vaudrait un voix. Est-ce qu’un tel système existe ? Non !

      La classe médiatico-politique française s’est entièrement soumise aux injonctions de l’oligarchie américaine. Voilà la vraie origine de l’amertume du peuple français.


      • casper Le 30 mai 2014 à 09h25
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        Il y a une grande différence entre faire parler de soi et compter, peser dans la politique mondiale.

        Vos exemples le montrent bien, car en effet la France a fait parler d’elle mais au final pour quel effet sur le reste du monde ? L’UE version Lisbonne s’est faite quand même, l’Irak fut envahi quand même.

        Notre gouvernement aurait effectivement pu afficher la méfiance qui convenait contre l’EuroMaidan, je pense que c’était la chose a faire. Mais vous pensez vraiment que ça aurait changé grand chose ?

        Vous avez raison de souligner que l’influence des états est beaucoup plus decorrélée de leur population qu’elle ne l’était avant. Néanmoins les USA bénéficient de nombreux avantages, en particulier le rôle de leur monnaie au niveau mondial, que nous n’auront jamais.

        Il n’y a aucun renoncement a admettre qu’on n’est plus une grande puissance, et a adopter une politique étrangère réaliste. Pas plus que si j’admettais que je ne suis pas de taille a luter contre Mike Tyson.

        Inversement, être réaliste ne signifie pas qu’on doit forcement se soumettre aux US ou a qui que ce soit. Il faut arrêter d’avoir cette vision complètement binaire (et aussi se calmer un peu ne ferait pas de mal). Au contraire, admettre sa petitesse, se fixer des objectifs raisonnables, et chercher des solutions (des vraies, pas comme l’UE actuelle).


        • olivier69 Le 30 mai 2014 à 10h11
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          Bonjour Casper,
          “Néanmoins les USA bénéficient de nombreux avantages, en particulier le rôle de leur monnaie au niveau mondial, que nous n’auront jamais.”
          Au nom des avantages, toutes les barbaries sont légitimées ?
          Le rôle de la monnaie ? Tout dépend de ce que l’on en fait….
          Nous n’avons pas besoin d’avoir le rôle des US et encore moins la manière…
          Bref, merci de nous rappeler que l’essentiel pour vous, est la monnaie ! “Compter, peser,…”
          “admettre qu’on n’est plus une grande puissance, et a adopter une politique étrangère réaliste”, si tout est monnaie, on comprend mieux votre positionnement.
          “quel effet sur le reste du monde ?” et bien, tout dépend si le reste du monde se limite aux US et à l’UE.
          Ccl : si ce n’est pas un renoncement, peut-être le voyez-vous comme une émancipation ? Pour le réalisme, ne vous inquiétez pas, les citoyens le vivent au quotidien….
          Cdlt


          • casper Le 30 mai 2014 à 10h31
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            “Au nom des avantages, toutes les barbaries sont légitimées ?”
            “merci de nous rappeler que l’essentiel pour vous, est la monnaie !”

            Je ne dis pas ça, merci de me lire avant de répondre. Je comprend qu’on soit a cran sur des sujets graves mais dans un soucis de compréhension mutuelle, évitons les procès d’intention.

            Pour le reste, je ne fait que dire que la force est importante dans les rapports de force. Je ne comprend pas bien votre objection.


            • olivier69 Le 30 mai 2014 à 10h58
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              Voyons ? Dans votre post plus bas : “revoir leurs prétentions a la baisse” et “ça commence a nous coûter un bras” ? Merci de vous relire avant de publier. L’argent n’explique pas encore tout. Enfin, donnez-nous alors les avantages US ?
              Peut-être, croyez-vous encore à la possibilité de réduire l’endettement ?
              “La force est importante dans les rapports de force” ? Merci, en effet !
              C’est simplement dommage que vous voyez les choses sous cet angle.
              ps : On est pas sur un ring…A moins que vous nous y obligiez !


        • Vallois Le 30 mai 2014 à 16h04
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          Pour la politique étrangère à l’ONU notamment, espérons la remise à flot du Quai d’Orsay sabordé par Monsieur Fabius depuis lors.


        • jducac Le 01 juin 2014 à 10h35
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          @ casper Le 30 mai 2014 à 09h25

          Il faut arrêter d’avoir cette vision complètement binaire (et aussi se calmer un peu ne ferait pas de mal). Au contraire, admettre sa petitesse, se fixer des objectifs raisonnables, et chercher des solutions (des vraies, pas comme l’UE actuelle).

          L’idéal égalitariste sur lequel s’est bâtit le pays, a conduit en France, à un nivellement par le bas qui lui est funeste. Il a conduit à un abaissement des performances globales de la nation. Il décourage les plus entreprenants et poussent les plus faibles à quémander de l’assistance bien plus qu’à chercher avant tout à faire feu de tout bois à partir de leurs ressources propres, notamment mentales, lesquelles prennent leurs racines dans l’instinct de survie.

          L’égalité en droit c’est bien, à condition de faire admettre que l’égalité en devoir prime. Tout faire pour amener chacun à devoir survivre et s’élever par ses propres moyens au niveau individuel, est la meilleure voie à emprunter pour assurer la survie d’une collectivité.

          L’histoire du siècle dernier a fait apparaître les faiblesses de l’idéal socialo communisme qui a amené à l’effondrement du modèle soviétique basé sur l’égalitarisme tant en ExURSS, en Chine, en Europe de l’Est, et ailleurs.

          Les dirigeants de ces pays là ont finit par le comprendre. Les nôtres, en France, n’ont pas encore été capables de faire le virage à 180° qui s’impose à eux pour assurer la survie du pays. Ils doivent s’employer à sauver son capital au lieu de le « manger » en l’anéantissant par les prélèvements d’impôts ou de le brader en vertu d’un anticapitalisme suicidaire prôné par ceux qui n’ont pas encore compris que le capital c’est l’essentiel, c’est la vie.

          http://www.cnrtl.fr/etymologie/capital

          D’où l’accélération de l’effondrement français.


    • FL Le 30 mai 2014 à 09h16
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      Le problème n’est pas qu’il se fassent à l’idée d’une France minuscule, ça justement c’est ce qu’ils pensent et ont appris de la France depuis qu’ils sont nés (les élites de notre pays).

      Le problème c’est qu’ils n’ont pas conscience que la France n’est pas seulement un territoire, une population, un PIB, et que sais-je encore qui soit chiffrable financièrement parlant en euros, mais que le France c’est une bibliothèque très ancienne d’auteurs qui ont contribué à ce que l’humanité entière progresse dans la connaissance, un laboratoire lui aussi très profondément enraciné dans le temps et dont les recherches et les acquis ont porté le savoir , une histoire, dont on sait le poids dans l’imaginaire des hommes de partout dans le monde, d’autant plus qu’elle témoigne du pire comme du meilleur.

      Tout cela, c’est peut, voir inexistant, vu du haut de la tour d’un siège de société US, ou d’un salon Ovale…
      Mais c’est beaucoup pour pour des centaines de million de gens de par le monde qui ont trouver à cet exemple, des raisons de ce battre pour améliorer leur sort communs.
      Et pour un Français c’est de lui qu’il s’agit et c’est important et même essentiel.


  2. Fabien Le 30 mai 2014 à 04h34
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    Pour avoir ce genre de discussion, il faut attendre l’émission de Caroline Broué normalement !
    Peut être parce que c’était l’ascension, qui sait?
    Merci encore pour votre travail.
    Un INFP;)


  3. Eric Le 30 mai 2014 à 06h00
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    “Regardez une des premières décisions du maire de Béziers est de vouloir réintroduire la blouse grise à l’école.”
    Je suis pas si vieux que ça et pourtant j’ai fréquenté pendant un an un lycée publique où l’uniforme (précisément un haut blanc et un bas bleu) était obligatoire.
    J’ai du mal à voir quel problème ça pose.


    • Alberto42 Le 30 mai 2014 à 08h16
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      Moi aussi j’ai eu droit aux blouses bises une semaine, rose la semaine suivante. Avec le nom et le numéro de la classe brodés. J’ajoute que les pantalons étaient interdits aux filles. En revanche, l’hiver elles pouvaient les porter sous la jupe. Cela me paraissait “normal” . Pourtant, dès mon entrée à la fac, j’ai été franchement soulagée de pouvoir m’habiller par moi-même. Mai 68 était passé par là. Donc à bas l’uniforme, qui de toute façon est une hypocrisie. Vive l’individualisme dans l’égalité sociale.


      • FL Le 30 mai 2014 à 09h37
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        J’ai 64 ans, dans les années cinquante, le port de la blouse grise était obligatoire dans les écoles communales. Au lycée, modernité oblige, elles étaient en nylon rose ou bleu selon le sex évidement. Les pauvres, à cette époque étaient encore pauvrement vêtus. C’était ainsi que la république mettait tous les enfants à égalité vestimentaire, premier symbole visible par tous de l’égalité.

        Aujourd’hui les pauvres aussi, sont bien vêtus, le plus souvent. Il faut dire que les vêtements sont beaucoup moins couteux depuis qu’ils nous viennent du Bangladesh, cousus par des enfants pour qui là-bas le problème de blouse à l’école ne se pose pas vraiment.


    • Vallois Le 30 mai 2014 à 10h53
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      Dans beaucoup de pays on porte l’uniforme de l’école (Habiter la fonction avec ses droits et ses devoirs) d’ailleurs dans les pays du commonwealth c’est répandu, allez savoir pourquoi ? J’ai mon idée mais ce serait digresser et mériterait débat de fond.
      Quoiqu’on porte toujours un uniforme tacite et le conformisme est son nom, le goulag social (société de surveillance et normative importée des US) est bien pire en réalité…


    • Amsterdammer Le 30 mai 2014 à 15h34
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      Ce serait très bien, l’uniforme à l’école.
      – ça limiterait le racket à l’école
      – ça diminuerait la pression de consommation ostentatoire du groupe sur les écoliers individuels
      – ça limiterait leur formatage en tant que consommateur
      – ce serait un bon moyen de stimuler [parmi beaucoup d’autres] la décroissance raisonnée, en vue de sauver… la planète et le futur même de l’humanité.
      – si on exigeait une production française de ces uniformes, ça permettrait de limiter les importations de textiles fabriqués par des esclaves au Bangla Desh
      etc…


      • Andrea Le 30 mai 2014 à 19h07
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        Porter l’uniforme à l’école.

        1) > Gommer les différences sociales et les signes d’appartenance comunautaires (riches, vs. pauvres, Goths, religions, bandes de jeunes, mode, etc.) dans l’espoir de réduire les inégalités, bannir les jugements sociaux, ainsi que les querelles entre groupes.

        Surtout aujourd’hui! > rassurer les parents sur l’interdiction de l’habillement ‘sexy’ ou ‘outré, non-approprié’, etc. > Prévenir risque de ‘comportements sexuels’, de ‘pédophilie’, de mauvaise image vers l’extérieur, de rébellion vide et néfaste, etc.

        Tout cela, en gros, fait partie du privé (Europe.)

        Il y a des écoles privées qui n’acceptent pas des élèves avec des tatouages, piercings, cheveux bizarres, ni meme un ‘mauvais look‘… Les handicapés sont refusés sans pitié mais ca c’est silence radio.

        2) > Essayer de créer une allegiance à l’école qui préfigure un formatage futur. Une adhérence à un groupe qui à des pouvoirs (minimes certes, mais bon), c’est déja ca. Le circuit des relations perso compense. Tribus! De classe, etc.

        Donc c’est drôlement complexe….


  4. Norton Le 30 mai 2014 à 06h31
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    Définir les frontières nationales comme des “limitations opportunes”,c’est redonner tout son sens au nationalisme…
    Les mots “frontières” ou “nationalisme”,comme tant d’autres,sont détournés de leur sens dans une nov. langue réductrice et désormais impropre à énoncer les situations et les problèmes à résoudre.

    Sans limitations géographiques et historiques opportunes,pas de peuple,pas de république,pas de démocratie,…un comble pour la France qui était le pays à abattre pour permettre l’avènement du NOM.
    Supprimer nos frontières,c’est supprimer,chez-nous,notre mémoire et notre particularisme mais aussi le respect que nous témoignaient les autres pays.
    La France aujourd’hui est regardée comme un pays vaincu,comme en 1940…
    Que l’on ai voté ou pas pour le FN,il faut avoir l’honnêteté d’admettre que c’est le seul parti politique qui rassemble suffisamment de détermination tricolore pour inquiéter l’entre soi europeiste,cet ultra-nationalisme de substitution, sans peuple et sans Histoire,qui nous condamne à la régression esclavagiste pour le plus grand bonheur des maîtres du monde.
    L’Union Européenne est la revanche du monde anglo-germanique sur toutes les victoire de notre pays,de la Guerre de Cent Ans à la Libération.
    Non,l’Europe ce n’est pas la paix,…c’est juste la suppression du seul pays qui se soit toujours opposé à la domination des Habsbourg-Windsor-Saxe et à travers eux,à celle de l’impérialisme de la City et aujourd’hui,de Wall-street…


  5. lsoulages Le 30 mai 2014 à 07h53
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    Ce que je crois :

    Ceci est égalerment une réponse à Casper.
    Je suis d’acord avec les propos des invités, sauf la phrase suivante que je trouve mal dit.
    ” Ils sont bien obligés de constater qu’ils comptent de moins en moins en Europe, qu’ils comptent de moins en moins en Occident, qu’ils comptent de moins en moins dans le monde ”

    Mis à part une certaine élite mondialiste, je pense que l’immense majorité des français se fout de compter en Europe, en occident ou dans le monde.
    Le véritable problème est que nous nous apercevons que nous comptons de moins en moins en France.


    • casper Le 30 mai 2014 à 08h29
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      C’est fort possible, et c’est une raison de plus, pour ceux qui y tiennent encore, de revoir leurs prétentions a la baisse. Parce que vouloir se faire plus gros que le bœuf ça commence a nous coûter un bras sans vraiment servir l’intérêt général, comme le souligne VladP.


  6. vanderperren Le 30 mai 2014 à 07h58
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    Jamais avant longtemps la gauche française ne reviendra à une ‘vraie’ gauche, du type Lordon ou Michéa. Jamais avant longtemps la droite française ne reviendra au gaulisme, il n’y a qu’à entendre les propos fanatiques d’Alain lamassoure http://m.la-croix.com/Actualite/France/Alain-Lamassoure-Nous-ne-devons-pas-livrer-les-navires-de-guerre-Mistral-a-la-Russie-2014-05-08-1147532.
    Le front national a dès lors un boulevard devant lui, dû à la trahison des élites françaises.


    • barre-de-rire Le 30 mai 2014 à 12h01
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      soit…. donne leur un mandat…. complet, allez, 5 ans… comme ceux qui ont voté babar…

      au bout de 2ans sur 5 il est à 3% ds union way du 29 mai….

      tu crois que lepen serait encore en place en 2 ans ? sont pas foutu d’aministrer une ville de 10k habitant alors un pays…

      ca vote fn aux européennes car y a zero conséquence et après les mêmes qui ont voté en parle au diner en famille et ensuite le lendemain les lycéens se donnent bonne conscience nationale en faisant des manif… pathétiques d’ailleurs, de 500 personnes à Strasbourg et marseille ?

      c’est même pas suivi par la masse dans les faits, les gens en ont plus rien à foutre.

      2017 après l’essuie-glace droite-gauche, même si la montée est FN et voir qu’elle passe, avant la moitié du mandat on a un pb de taille nationale dans les rue et à dimension mondiale puisque elle déclenchera la fin de l’Europe la marine….

      je le répète, on ne passera jamais 2020.

      les pôles économiques des grands groupe ne tablent plus sur 5 ou 10 ou 15 ans, la visibilité se fait à 4 ans. y a de moins en moins de projets long terme, ca navigue à vue…

      la france n’est plus. faut vous y faire.

      la mode du plan B….. tout le modne veut prévoir une trajectoire de sortie, c’est la nouvelle mode, chaise musicale… à une decennie la remise à niveau est faite le cirque continue.

      y a pas de solution. le pb il est là. y a pas de solution.


      • chatard Le 30 mai 2014 à 15h34
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        Pas convaincu que le fn soit inapte au gouvernement. C’était vrai à l’ époque de jmlp qui ne voulait pas gouverner. Par contre, mlp organise son parti pour gouverner. Il y a des transfuges de l’ ump qui passent au fn comme Philippe Martel. Il y a même un économiste qui travaillait avec Sapir qui vient d’ intégrer le fn. C’est un parti qui se structure pour gouverner, qui dispose des gens qualifiés. Rien a voir avec le fn des années 80 qui se contentait de gueuler derrière un chef charismatique.


    • cording Le 30 mai 2014 à 14h53
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      Si la classe dirigeante ne change rien nous risquons d’avoir un super 21 avril 2002 en 2017 avec l’élimination du candidat socialiste dès le 1èr tour, un duel UMP-FN où Marine Le Pen ferait le double de voix de son père en 2002 soit près de 40%, le pire serait la marginalisation du PS plus forte qu’aux législatives de 1993 en raison d’une forte présence à l’assemblée d’élus frontistes.

      A moins que l’impopularité d’Hollande n’entraine une crise de régime avant 2017, il n’est pas sûr que Valls soit en mesure de la combler: les sondages d’opinion sont toujours trompeurs. La rébellion totale d’une cinquantaine de députés socialistes y suffirait.


    • chatard Le 30 mai 2014 à 15h10
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      Suis vraiment d’accord: il manque une vraie gauche (michea/lordon) et une vraie droite gaulliste. L’ump et le ps engendrent soit une réaction populaire via le fn, soit une fuite en avant autoritaire et non démocratique. On voit déjà cette fuite en avant avec l’ Europe, institution clairement non démocratique, qui se montre de plus en plus autoritaire, dogmatique, voir violente tant le plan extérieur (russophobie, nouvelle guerre froide) que sur le plan intérieur (austérité, faux libéralisme avec le sauvetage des banques).


      • chatard Le 30 mai 2014 à 17h47
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        Le problème c’est qu’il aurait fallu revoir nos institutions depuis la fin des 30 glorieuses. Interdire aux lobbies et à la corruption de pouvoir pénétrer dans le sanctuaire démocratique. Construire une europe, réduite et homogène , démocratiquement selon le modèle suisse par exemple. Avoir une presse libre et indépendante. Lutter contre la professionalisation de la vie politique. Ne pas tourner le dos a la russie pour cirer les pompes des usa. Empêcher les publicitaires de s’emparer de la communication politique. Dire stop au système des réserves fractionnaires et opter pour le cent pour cent monnaie, etc, etc.. Pas facile…
        on n’a pas chercher à mettre en place les conditions nécessaires à une démocratie saine donc c’est pas demain que l’on verra Asselineau/Dupont aignan contre Lordon/Sapir/Michea

        maintenant c trop tard. L’ histoire montre que lorsque l’ état a été pris en otage par une caste d’ incapables et de parasites, un homme fort (qui fédère autour d’un projet et d’une identité) émerge et créer de nouvelles règles après une révolte populaire :

        la noblesse inutile à partir de louis XIV – révolution – Napoléon

        la nomenclature de l’ ex URSS – révolte allemande – Poutine.


        • Patrick-Louis Vincent Le 30 mai 2014 à 19h06
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          La vision d’Attali pour 2015

          http://blogs.lexpress.fr/attali/2014/05/26/la-prochaine-crise-en-2015/

          Une bonne analyse et de mauvaises solutions.


        • chatard Le 31 mai 2014 à 14h21
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          J’ oublie un truc essentiel qui empêche une vraie gauche et une vraie droite de nous sortir du merdier:

          il aurait fallu ne pas injecter au peuple français le virus de la haine de soi au début des années 80. Maintenant, le corps populaire a développé des anticorps…

          idem pour l’ idéalisation de l’ immigration au début des années 80. Avait on besoin d’ une immigration de peuplement dans un contexte de croissance faible et de chômage de masse? Non, mais ce choix inepte a été imposé à un peuple. Non seulement nos élites n’ont pas demandé l’avis du peuple mais l’a désigné comme indigne d’exprimer une opinion vu son passé coloniale, la collaboration, l’ esclavage, etc.
          Lorsqu’on tue la démocratie, il ne faut pas espérer obtenir d’ elle une solution.


  7. VladP Le 30 mai 2014 à 08h23
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    @isoulage, Je crois bien que c’est effectivement là que le bât blesse!
    Vous êtes chômdu? Nous, on n’en a rien à cirer! On continue à vouloir absolument annexer l’Ukraine, puis la Géorgie, puis la Turquie, puis le Maghreb, etc., etc. … Et comme ça, on disposera sans cesse de main-d’œuvre bon marché à vous opposer et on pourra casser tous les acquis sociaux des 30 glorieuses, et on finira par avoir assez d’argent pour se payer des armées privées qui irons écraser cette foutue Russie qui n’accepte pas de se laisser saigner comme les autres…
    Tant que vous payez vos impôts, on peut encore envoyer nos navires espions en mer noire, accompagnés de croiseurs lance-missiles; et des avions en Pologne, et 1500 “soldats de métiers”. Et dans la baltique (on s’en fout: c’est vous qui les payez!) encore des navires; et tant pis si on risque un conflit mondial. Nous, du fric, on en aura toujours assez pour se mettre à l’abri. Et que vous soyez contents ou pas, le TTIP, on le signera!
    Vu comme ça, on peu bien penser qu’on se fout du peuple dans les grandes largeurs!…
    En France, on a raccourci des Rois pour moins que ça! Paske ça, ça peut facilement être qualifié de haute trahison!


    • Karl-Groucho D. Le 30 mai 2014 à 11h17
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      C’est bien pour ça que la 1re chose accessible à tout citoyen est de…

      — Baisser au maximum toute consommation (participation moindre au fonctionnement de ce système car moins de T.V.A. encaissée par ceux qui trahissent tous leurs beaux programmes — et au passage aussi nos votes (2005>2008)).

      — Maintenir strictement ses revenus au-dessous du seuil imposable (participation moindre au fonctionnement de ce système car moins de budget disponible).
      Ça peut être une façon de contenter sa conscience, mais ça peut aussi être une réponse du berger à la bergère, et si chacun s’y met, ce sera sensible. Ce serait aussi un début de « désobéissance » civique. C’est aussi une question de cohérence perso. Combien d’« anticapitalistes » à portefeuille et à SICAV ?

      Il faut CHOISIR.


      • Chris Le 30 mai 2014 à 12h03
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        Oui, excellentes réponses : désobéissance consumériste, revenu minimum à taxer et solidarité de quartier/familiale pour y parvenir.
        On verra bien ce qui se passe.


      • Martine Le 30 mai 2014 à 14h06
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        +1

        Et merci à O Berruyer de nous avoir transmis l’excellente analyse de R. Debray


  8. VladP Le 30 mai 2014 à 08h32
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    Normalement, je ne mets pas de liens de “La voix de la Russie” passke je veux pas valoriser une propagande en critiquant l’autre, mais cet article résume assez bien les choses: http://french.ruvr.ru/2014_05_29/Bruxelles-prefere-se-pencher-sur-la-question-ukrainienne-au-lieu-de-resoudre-le-probleme-de-chomage-en-UE-2039/


  9. jard Le 30 mai 2014 à 08h36
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    La France est un principe, “Liberté, égalité, fraternité”. Le simple fait de prendre des lois intelligentes concernant par exemple les relations hommes femmes, laïcs religieux, la prostitution aurait des répercussions dans le monde entier et maintiendrait votre prestige. En raison de notre natalité, nous devrions peser de plus en plus en Europe.
    Le vote FN n’est qu’une simple conséquence de l’abandon du peuple par l’élite. Ben ouais! Maintenant, soit l’élite se réveille et tire le peuple vers le haut, soit elle se bat contre lui et instaure une dictature. Le problème est que nous ne voyons jamais les enjeux essentiels. Le FN va continuer à monter parallèlement au désespoir et les élites continueront à dire que c’est pas bien jusqu’à l’explication finale, éventuellement violente.


  10. BA Le 30 mai 2014 à 08h38
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    Mais c’était quand, la dernière fois ?

    C’était quand, la dernière fois où les élites politiques françaises et les élites médiatiques françaises ont subi un tel effondrement ?

    La dernière fois, c’était en 1940.

    Nous sommes en train de vivre un effondrement des élites françaises, qui est comparable à l’effondrement des élites en 1940, avec la seule différence qu’aucune armée étrangère n’a envahi la France.

    Contrairement à 1940, aujourd’hui, les élites françaises s’effondrent toutes seules.

    Aujourd’hui, les élites françaises s’effondrent sous le poids de leur gigantesque échec : la construction européenne est un échec total.

    Nous sommes en train de vivre des semaines historiques.


    • LutterPourLaPaix Le 30 mai 2014 à 09h46
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      C’est parce que les vrais mots ne sont pas donnés aux choses que nous sommes dans cette confusion.

      Aujourd’hui nous ne sommes pas envahis mais nous vivons dans une europe dirigée par l’Allemagne à la solde de Washington.
      L’ultralibéralisme européen à l’instar de Washington est belliqueux et fascisant (cf le soutien des néo-nazis de Kiev).
      Alors le nationalisme ne fait plus peur à la France et est peut-être la solution contre cette Europe qui nous appauvrit et nous engloutit.
      D’ailleurs, je rappelle qu’au 19ème siècle existait un nationalisme positif de gauche et post-révolutionnaire (à méditer). Les élites royales ayant trahi et s’étant alliées avec l’étranger.


  11. BA Le 30 mai 2014 à 08h45
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    En gris, ce sont les départements français où le Front National est arrivé en première position dimanche 25 mai :

    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/9e/2014_European_elections_in_France_by_department.svg/550px-2014_European_elections_in_France_by_department.svg.png


  12. Julian Le 30 mai 2014 à 08h46
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    Régis Debray en colère.

    Presque en fureur.

    Qui dit leurs quatre vérités, et leur reproche quasiment leur inculture, à Marc Voinchet et surtout à Brice Couturier.

    Il les traite de “militants” sous-entendu du Bien, des Idées généreuses et fausses.

    Et la leçon d’Histoire et de diplomatie de Gabriel Robin qui enfonce leurs douillettes certitudes…

    Un grand (et trop rare) moment de liberté de l’esprit sur France Culture ! Jubilatoire !


    • Karl-Groucho D. Le 30 mai 2014 à 11h22
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      Vrai qu’on se serait cru de retour à l’époque ou France-Culture n’avait pas encore été si bien vidée de son contenu !


    • LEFEVRE Le 30 mai 2014 à 13h37
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      D’accord avec vous, vraiment jubilatoire cette émission. L’intelligence en action : du bonheur. Terrible pour les “journalistes” (c’est ainsi que l’on doit les nommer ?). Régis DEBRAY et Gabriel ROBIN apparaissent tellement supérieurs sur le plan intellectuel qu’ils font ressortir leur médiocrité, leur vide, leur inculture, leur suffisance et insuffisance…


    • Martine Le 30 mai 2014 à 14h08
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      Personne pour remarquer que acteurs et journalistes n’ont aucun problème à nous présenter maintenant leur progéniture au quotidien. La reproduction des élites a touché les médias, et cela ne fait qu’accroître le populisme.


      • chatard Le 30 mai 2014 à 16h16
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        Voir la progéniture des acteurs et des journalistes à la TV, ça m’ a toujours choqué aussi. En plus quand je les entends dire qu’être “fils de” est un handicap, ça me fait vomir. C’est à ces détails qu’on voit que l’on est bien loin de la méritocratie de l’époque de Gaulle. A quand la démocratie héréditaire?


  13. spqr Le 30 mai 2014 à 08h53
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    Enfin un type qui déplore le fait que la gauche ne soit plus socialiste, non l’inverse qui n’a pas de sens : le clivage gauche/droite est relatif dans l’histoire, c’est le clivage des idées qui est absolu et qui compte !

    Débat très rassérénant, que j’ai d’ailleurs écouté avec délectation hier en direct (même si les saillies grotesques de Bric Couturier me faisaient bondir…). Ma seule petite réserve portait sur ce qui a déjà été relevé ici : “compter dans le monde”, être parmi les premiers de la classe, on se trompe de combat là, il faut précisément en finir avec la compétition mondiale qui nous extermine (ce qui ne revient évidemment pas à renoncer à l’exigence, au contraire !).


  14. nono Le 30 mai 2014 à 08h55
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    Très bonne programmation de l’inénarrable Voinchet. Le matin de l’ascension. Tout le monde dort.
    Merci pour la retranscription, on attend la suite!…


  15. bm607 Le 30 mai 2014 à 09h19
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    “Régis Debray – Oui, d’abord ne dramatisons pas trop, le Front National c’est 10% des inscrits…”

    Je remets un lien que j’avais déjà évoqué sur un autre post :
    http://www.valeursactuelles.com/abstentionnistes-fn-t%C3%AAte

    On voit que la tendance des abstentionnistes, si le vote avait été obligatoire en France, suit celles des votants, dans la répartition des choix envers les partis, aux européennes.

    C’est une information que je cherchais depuis quelques temps (même si on peut mettre en doute la parfaite impartialité de ce sondage vu le journal qui l’a commandité).

    Le 10 % me semble en effet réducteur.
    Il y a une continuité depuis les personnes qui adhèrent à 100% aux idées du FN et ceux qui sont à 100% contre tout ce qu’ils disent, avec un point particulier qui est le nombre de ceux qui ont voté pour eux ; et des différences importantes entre ceux qui ont voté FN par adhésion aux idées, ceux qui ont exprimé un refus de la politique des partis classiques, et d’autres encore.

    Mais il y a également à prendre en compte ceux qui sont malgré tout attirés par leurs idées mais ont hésité entre abstention et vote, ceux qui auraient bien voté pour partie pour leurs idées mais ont été retenus par certains aspects, plus ou moins (le “matraquage” médiatique faisant d’eux des extrémistes xénophobes, quasiment des nazis vs leur campagne de dédiabolisation) et ont finalement refusé de voter pour eux, etc…

    Donc il faut je trouve éviter de prendre ce chiffre de 10% sous prétexte que c’est le pourcentage de population (d’inscrits) s’étant exprimé pour le FN, pas plus qu’il ne faut prendre en compte un chiffre de 25% de la population complète sur la base du sondage cité, il faut fortement graduer selon l’usage qu’on en fait.


    • Charles Michael Le 30 mai 2014 à 11h58
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      Ouais, hum…
      et comment on prend l’abstention en Pologne de 77 % ? c’était pourtant l’enfant chéri de l’UE, gavé de subventions, soit disant tout prêt à en découdre en Ukraine

      Ou les tchéques abstention 80,5 % , les Slovaques 87 %, les Slovènes 79.04 %, les Croates 75 %, z’ont pas trop peur de l’ogre russe on dirait.

      En Europe les partis d’oppostions à l’UE sont en hausse et les duettistes PPE et Soc Dem en baisse; heureusement Christine Lagarde va venir tout changer , pour notre bien, si, si.


      • Martine Le 30 mai 2014 à 14h12
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        Soit les peuples de ces pays en ont marre de ne pas voir de vraie amélioration de leur niveau de vie (en particulier à cause de la pollution, par exemple en Pologne et de la hausse des prix et des loyers).
        Soit il trouve que l’EU a été trop molle en envahissant pas la Russie!


        • Charles Michael Le 30 mai 2014 à 14h47
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          Bienvenu sur terre: malgré votre bizzare logique, il ne vous sera fait aucun mal

          le gouvrnement polonais est extrémement et oficielement belliciste et en pointe de L’UE pour l’interventionisme en Ukraine.
          il colabore d’ailleurs avec les néoc-cons, CIA et Secteur Droit (voir Dadefensa.org)

          idem pour les états Baltes: Lithuanie abstentions 62.73 %, Estonie 63.56 et Latvia 69.96.

          peut-être que ces privilégiés en première ligne ne veulent pas la guerre ?
          peut-ête que ces cobayes des plans d’austérité et de structuration made in EU-BCE-FMI n’ont pas aimé la potion ?

          quelques indices: la Slovénie est au bord de la faillite, Litvia a du restructurer sa dette, la Pologne dépend à 30 % du gaz russe et a ait un flop vec ses gaz de schiste.

          A par donc pour les Martiens qui aiment nous gouverner il semble que le populo arrive tout seul à additionner 2 + 2.


    • Amsterdammer Le 30 mai 2014 à 15h24
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      Il est en tous cas très probable que la grande majorité des abstentionnistes soit hostile à l’UE, dans sa forme néolibérale du moins.
      Donc effectivement, tous ne voteraient pas FN, mais avec un vote obligatoire, ce ne sont pas les partis europhiles qui cartonneraient.


  16. moderato si cantabile Le 30 mai 2014 à 09h39
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    Pendant que toute notre élite médiatico-politique tente de faire des vagues avec le “danger FN” qui est accusé…de quoi, au juste – ben de TOUT, ils ne disent pas mot de ce que des gouvernements européens peuvent déclarer officiellement, des ministres de “chez nous”, de notre belle UE démocratique et humaniste :

    “Alors que les services spéciaux polonais ont aidé à la formation des futurs participants des opérations punitives (en Ukraine), le ministère polonais des Affaires étrangères a fait cette déclaration officielle (02-02-2014): «Nous soutenons la ligne dure adoptée par le Secteur de droit … Les actions radicales du secteur droit et d’autres groupes militants de manifestants et l’utilisation de la force par les manifestants sont justifiées … Le secteur droit a pris l’entière responsabilité de tous les actes de violence au cours des récentes manifestations. C’est une position honnête, et nous respectons cela. Les politiciens ont échoué à leur fonction de maintien de la paix. Cela signifie que la seule option acceptable reste les actions radicales du secteur droit. Il n’y a pas d’autre alternative ”

    http://www.dedefensa.org/article-les_polonais_en_ukraine_avec_la_fili_re_am_ricaniste_30_05_2014.html


    • Hellebora Le 30 mai 2014 à 13h23
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      @ moderato si cantabile

      J’invite tt un chacun à lire l’article vers lequel vous renvoyez. Juste avant l’extrait que vs avez traduit, on lit : “Tandis que les service spéciaux polonais entrainaient les participants à de futures expéditions punitives…” et ailleurs : “Les Polonais participent activement à la formation d’escadrons de la mort en Ukraine depuis septembre 2013″ (“The Poles have been participating actively in the formation of death squads in Ukraine since September 2013”)

      C’est énorme, non ? moi ça me donne la chair de poule…
      Nos médias – et certains journalistes bien identifiés maintenant – évitent soigneusement de relever ce genre d’info qui fait tache, quand même… Non, ceux qui tuent les civils, ce sont les méchants terroristes pro-russes bien sûr. Akademi & cie, euuuuuh


      • Martine Le 30 mai 2014 à 14h16
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        Et PBS nous informe de ce que les “rebelles modérés” syriens viennent de revenir d’une formation à l’étranger encadrée par des Américains, qui leur livrent là où ils sont maintenant rentrés en Syrie des armes russes, et leur on appris à “finir les militaires blessés lors des attaques”.
        http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/foreign-affairs-defense/syria-arming-the-rebels/syrian-rebels-describe-u-s-backed-training-in-qatar/


      • moderato si cantabile Le 30 mai 2014 à 15h12
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        merci Hellebora, d’avoir souligné l’importance de ces “détails” de l’Histoire qu’on vit…enfin, que des gens vivent, les gens dont les enfants et les “petits vieux” se font tuer, dans les écoles, les maternelles…où dans leur petites maisons de campagne…il y en a un tel décalage, je pense, entre la “vision made in Télé” téléchargée de nos “concitoyens” et la vraie vie d’ailleurs…il y en a une telle “habitude” de nos “concitoyens” de ne voir le Monde qu’à travers le cinéma Hollywood, les série télé (les nouvelles, surtout) qu’ils oublient que le sang, ça ne coule pas que dans les films qu’ils regardent, dans leurs “séries” préférées…dans les jeux vidéos de leurs gamins…le sang coule à flot au delà des “stratégies”…il y en a tous les jours des parents qui voient mourir leurs enfants…dans le sang et la violence, des enfants aussi qui ne peuvent plus aller secourir leurs vieux parents.
        Bref…jamais nous n’avons pas connu une telle “barbarie dans le monde civilisé”, depuis que…l’OTAN s’est autoproclamé comme gardien de la Civilisation.
        Comment ne pas être choqué et bouleversé, tant qu’on en garde un peu de mémoire historique, tant qu’on en a encore des êtres chers…qu’on n’aimerait pas voir brulés vifs dans la Maison d’Odessa….comment ne pas penser à tous les autres “êtres humains”, qui ont déjà vécu ça…Vietnam, Chili, Cuba, Palestine, Irak, Afghanistan, Libye, Syrie,…enfin, la liste est tellement longue que mon cœur pleure
        Restons humains ! Les enfants des “autres” ça compte autant que nos enfants.


      • RCN Le 30 mai 2014 à 17h23
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        Le ministre aurait donc le bon profil pour succéder à Catherine Ashton

        http://www.i24news.tv/fr/actu/international/europe/140529


  17. thierryP Le 30 mai 2014 à 11h03
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    Bonjour,
    auriez-vous un lien svp?


  18. Olposoch Le 30 mai 2014 à 11h11
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    J’aime beaucoup Voinchet, le chien de garde fonctionnaire du service public, sans vraie référence, moulé à la louche, essayer d’opposer les arguments faciles et bidons qui marchent très bien d’habitude…
    A des gens qui ont une autre consistance, une distance “cultivée”, et qui, tranquillement, posément, enfoncent ses concepts pré-mâchés…


  19. Hellebora Le 30 mai 2014 à 11h23
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    [VOTE FN] Ariane Mnouchkine : “il n’y a aucune confiance dans la jeunesse”. (France Inter, 30 mai)
    “Parmi ceux qui ont voté FN, il y a parmi eux bp bp de gens qui ont eu l’impression, depuis lgtps maintenant, et le plus important, depuis 2 ans que la gauche pour laquelle nous avons- j’ai voté – était aux affaires, je pense qu’ils ont eu l’impression d’être derrière 1 vitre dans laquelle il n’y a même pas d’ hygiaphone, 1 guichet sur lequel ils tapent, ils tambourinent et ils voient qqn leur répondre en essayant de lire sur les lêvres mais… ils sentent bien qu’ il n’y a à leur égard aucune confiance, aucune attente, aucune écoute.
    Quand on frappe sur 1 vitre et qu’aucun son derrière ne vous parvient, eh bien on prend une pierre et on essaie de casser la vitre… Et arrêtons de faire semblant que c’est une surprise !”

    De 4’40 —> 6’25
    http://www.dailymotion.com/video/x1xkzm3_ariane-mnouchkine-les-profs-sont-les-heros-des-temps-modernes_news?start=22


  20. Louis Robert Le 30 mai 2014 à 11h26
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    Décidément, le déclin du monde occidental et le passage à UN monde pour TOUS via l’émergence, sans précédent dans l’histoire humaine, de l’autre 85% de l’humanité s’avère bien douloureux… et non seulement au cœur de l’Empire, mais en Europe tout autant, sinon davantage, là où l’on conserve bien jalousement aussi, une certaine prétention à la supériorité.

    Il faudra pourtant s’y faire: le monde n’est plus exclusivement occidental. Il ne le redeviendra pas non plus… à supposer qu’il l’ait déjà été dans les faits. La transition vers un nouvel ordre mondial ne fait que commencer. L’Occident ferait bien de s’adapter aux nouvelles réalités sans plus tarder. Cela implique, d’abord et avant tout, une nouvelle vision du monde… qui ne soit plus exclusivement occidentale, encore moins exclusivement européenne.


    • casper Le 30 mai 2014 à 12h32
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      merci d’exprimer, mieux que moi, mon point de vue.


    • samuel Le 30 mai 2014 à 12h34
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      Tout ce qu’ils ne veulent pas voir depuis l’avénement du “nouveau” monde, le blocage civilisationnel ou plus crispatoire de l’Occident, doit certainement remonter bien avant le 11 Septembre, le Vietnam, Pearl harbor, la guerre de Sécession, Géronimo, Sitting bull, Fort Alamo, comme si à chaque fois les informations avaient du mal à remonter jusqu’aux plus grosses huiles, d’abord et avant tout pour les premières dépenses militaires ou technologiques, pour la liberté, la démocratie, les droits de l’homme ou les gros sous.


      • Louis Robert Le 30 mai 2014 à 15h09
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        En ce qui concerne l’Europe, je crois que le tout remonte aux débuts du colonialisme et de l’impérialisme européens. Dans les faits, mais surtout dans l’esprit des Européens, aucun des deux n’a encore pris fin… bien que chaque jour davantage la fin approche, inéluctablement. D’où l’inconfort extrême que l’on perçoit partout en Europe, face à l’avenir, alors qu’ironiquement, des “hordes d’étrangers” venus de partout et de nulle part, continuent d’affluer aux frontières, on ne sait trop pourquoi… (ironie


      • Louis Robert Le 30 mai 2014 à 15h15
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        En ce qui concerne l’Europe, je crois que le tout remonte aux débuts du colonialisme et de l’impérialisme européens. Dans les faits, mais surtout dans l’esprit des Européens, aucun des deux n’a encore pris fin… bien que chaque jour davantage la fin approche, inéluctablement. D’où l’inconfort extrême que l’on perçoit partout en Europe, face à l’avenir, alors qu’ironiquement, des “hordes d’étrangers” venus de partout et de nulle part, continuent d’affluer aux frontières, on ne sait trop pourquoi… (ironie délibérée envers les Européens, mais pas du tout méchante envers les étrangers, vraiment pas, bien au contraire, je tiens à le préciser)


        • olivier69 Le 30 mai 2014 à 16h30
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          Bonjour Louis Robert,
          Mais, vous parlez au nom des peuples ou des multinationales estampillées ?
          Cdlt
          ps : le 1% et ses petits chefs :”une certaine prétention à la supériorité”, vis à vis de la Chine et de la Russie, aussi ?


          • Louis Robert Le 30 mai 2014 à 17h26
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            S’il n’y avait pas nos peuples occidentaux pour les appuyer et pour profiter du système, il y aurait bien peu de “multinationales estampillées” et à peu près pas de complexe militaro-industriel…

            ps… Depuis le début de la crise ukrainienne, je crois que la prétention à la supériorité à l’égard de la Russie et de la Chine s’exprime d’une manière plus (dérisoirement) arrogante que jamais, en effet.


        • samuel Le 30 mai 2014 à 17h00
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          Telle mère possessive, telle mauvaise fille, c’est parfois vérifiable dans l’autre sens c’est ce que j’ai pu m’apercevoir hier soir en écoutant le témoignage d’un vieux monsieur sur une radio. Il est vrai que Bonaparte inclinait plus vers l’horizontalité que la verticalité, comme la plupart des idéologies marchandes et autres illusoires qui recherchent souvent à coloniser les esprits ou les masses.

          Dans le prolongement la fausse sagesse de conduite du “nouveau” monde consiste surtout à retenir ce qu’on possède et à l’augmenter comme l’ancien monde, tout le contraire du lâcher-prise, jusqu’à vouloir prendre toute la place sur les sols, dans les coeurs et les esprits, mais en réalité ils ne sont plus gens de bien, de sobriété, de raison et justice, donc l’Occident tombera grandement un jour. Je crois même que lorsque cela se produira pour leur fichu drapeau, je tâcherais de m’excercer dans les vocalises, non bien toujours pour leurs mêmes idéaux de merde et de corruption des choses sur toute la terre de mes ancêtres.


    • Tots Le 30 mai 2014 à 14h23
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      J’ai beaucoup de mal à croire que ce déclin est bien sûr tout à l’avantage (et à l’instigation) des 85%.
      La mise à mal de l’état providence, les déréglementation et libéralisation à tout va sont avant tout le fait de multinationales qui vendent le concept de mondialisation dans leur intérêt et certainement pas dans celui des 85% : le prix que paie les 85%pour l’entrée dans un monde pour TOUS , ne serait ce qu’en terme de dégradations environnementales/écologiques, restera de toute façon bien trop élevé.
      Pour moi, déclin il y a, mais les 85% sont très loin d’en profiter et en paient plutôt les pots cassés.


      • Louis Robert Le 30 mai 2014 à 15h40
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        Permettez, Tots, je puis vous assurer que les centaines de millions de Chinois, sortis de la misère et de la pauvreté grâce à la compétence remarquable du gouvernement chinois et par le travail acharné du peuple chinois, n’ont aucune nostalgie de l’époque de “l’homme malade et de la p….n d’Asie”, comme se plaisaient à dire les Occidentaux, avec ce sourire de supériorité qu’on leur connaît encore. C’est pourquoi, à l’exemple des Chinois, les populations des pays dits “émergents” sont prêtes à payer le prix de leur entrée et de leur progrès dans la modernité… tout comme NOUS, Occidentaux, l’avons payé quand il le fallut.
        De toute manière, le prix des dégradations environnementales et écologiques, c’est bien NOUS, Occidentaux modernes et post-modernes, qui l’avons imposé à tous les citoyens du monde, et doublement on doit bien l’admettre, en exportant dans les pays les plus pauvres, nos industries les plus polluantes afin d’y exploiter à notre profit (encore une fois) et sans contraintes (comme toujours), une main d’œuvre bon marché parce que nécessiteuse.
        Ces choses doivent être sues et avouées. Que cela nous plaise ou pas, elles engagent notre responsabilité collective. Notre prospérité est née est a progressé à partir de l’exploitation inqualifiable du reste de l’humanité, environ 85% d’entre elle… un détail quoi! Cette période historique de croissance aux dépens d’autrui est révolue, Tots. Désormais, nous devrons toujours davantage montrer ce dont nous, Occidentaux, sommes capables… par nous-mêmes, par delà l’exploitation d’autrui, le pillage, les conflits permanents et la guerre perpétuelle. On verra bien. Je prédis que cela sera autrement ardu que ce que nous avons connu jusqu’ici. Déjà… nous pouvons percevoir les craquements…


        • olivier69 Le 30 mai 2014 à 17h14
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          pour alimenter le débat :
          https://www.youtube.com/watch?v=0ZmQ-YL63fM
          ps : mr Berruyer avait déjà publié cette vidéo pédagogique.
          Cdlt


        • samuel Le 30 mai 2014 à 17h20
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          Je comprends bien votre propos, mais trop de travail acharné ne rend point l’homme ou l’humanité moins malade, et cela quelque soit le pays ah si seulement le monde avant le grand burn out généralisé appartenait moins aux travailleurs ou aux rentiers à la fois.


          • Louis Robert Le 30 mai 2014 à 17h40
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            Je ne cherche pas à avoir le dernier mot mais ceci me semble important à dire: il existe un niveau de pauvreté et de misère, en ce monde, qui fait que des millions d’êtres humains, aujourd’hui encore, préfèrent VIVRE en travaillant à l’excès dans des conditions inhumaines et au risque d’être malades (voire très malades), plutôt que de MOURIR bêtement de faim et de misère, comme des millions de leurs concitoyens l’ont fait avant eux, et jusqu’à tout récemment. — Je sais, ce n’est pas une perspective occidentale dominante… étant celle des “damnés de la terre”.


            • olivier69 Le 30 mai 2014 à 18h14
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              Puisque c’est important de le dire, excusez-moi, mais j’ai du mal à vous suivre ?
              Dans un premier temps, vous dites : “Le tout remonte aux débuts du colonialisme et de l’impérialisme européens”, jusqu’à présent, je peux comprendre (bien que…..sans doute même avant).
              Et ensuite vous dites pour justifier : “il existe un niveau de pauvreté et de misère, en ce monde,” et “aujourd’hui encore, préfèrent VIVRE en travaillant à l’excès dans des conditions inhumaines et au risque d’être malades (voire très malades), plutôt que de MOURIR bêtement de faim et de misère….”. Vous demandez-vous pourquoi ? Par nature ?
              Il faut donc civiliser ? Le colonialisme d’une élite et son ruissellement ? Une mission réellement ? Les entreprises ont remplacé les nations dans le colonialisme ? Une forme nouvelle ?
              Vous remarquerez que la misère passe, là où les multinationales veulent agir ?
              Cdlt


            • samuel Le 30 mai 2014 à 19h01
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              Loin de moi aussi l’intention d’avoir le dernier mot sur vous, vu que j’interviens pas souvent sur le blog d’Olivier, sauf dernièrement afin de mieux répondre à mes premiers devoirs sociaux ou économiques. J’entends bien ce que vous me dites, mais vous savez contrairement à tant d’idées reçues de la plupart des idéologies plus ou moins foireuses au fil du temps et des choses, pour moi la plus grande misère humaine vient souvent de ceux qui préfèrent amasser plus, mieux encore dans des procédés souvent plus malhonnêtes et illusoires, d’ou en conséquence une plus grande misère aggravante en proportion plus visible. C’est justement cet aspect là, qui pourrait s’articuler avec la seconde partie de votre propos, j’avais d’ailleurs poster un commentaire l’autre jour à ce sujet, mais il faudrait que je le retrouve. Ah oui ça y est je m’en souviens, c’était je crois dans une revue de presse, et au sujet des plus grosses fortunes matérielles ou médiatiques de la planète, qui sont pour moi en réalité les premiers misérables de nos sociétés contemporaines. Et puis vous savez c’est pas toujours évident à faire passer dans la tête des gens, comme selon les premiers idéaux de la multitude, le conditionnement global.


    • Amsterdammer Le 30 mai 2014 à 15h51
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      On est plutôt en train de passer à un monde pour le 1%…

      Le niveau de vie occidental est inaccessible pour l’ensemble de la planète, c’est une évidence. Les ressources ne le permettent pas.
      Que notre niveau de consommation, notamment énergétique, devra diminuer, c’est également une évidence.

      Mais un monde plus équitable serait aussi un monde plus durable, sur le plan environnemental.
      Car ce sont les inégalités dans la répartition des richesses, qui causent cette destruction de l’environnement global.
      http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2014/05/25/la-transition-ecologique-sera-sociale-ou-ne-sera-pas…-et-reciproquement/

      Or nous n’en prenons pas la direction; au contraire.


  21. Casquette Le 30 mai 2014 à 11h34
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    R.Debray décrit bien la situation dans laquelle se trouve la gauche (et pas seulement le PS) , abandonner le républicanisme et le socialisme pour se jeter corps et âme dans l’européisme fut une erreur aussi bien politique qu’historique.
    Le socialisme permettait à la gauche de penser le rapport de force opposant salariés et employeurs (et par la suite employeurs/salariés et actionnaires) au sein d’une économie capitaliste , tout en réflichissant sur les dynamiques internes du capitalisme.
    Le républicanisme offrait un modèle de gestion et de régulation de la société que ses institutions étaient chargées de piloter (école , armée , fonction publique)…quand la gauche était encore socialiste et républicaine , l’individu était à la fois un salarié ET un citoyen.
    Depuis que ces 2 idéologies ont laissé la place à d’autres (libéralisme en tête) on voit le résultat : résignation face au capitalisme prédateur , face à la montée des inégalités , à l’effondrement du niveau scolaire ,de la citoyenneté…

    Sans Europe , sans rêve européen , les caciques du PS mais on peut y ajouter le 3/4 des élites médiatiques se sentieraient perdus dans un monde en pleine mutation…la vérité c’est que les eurobéats ont autant la trouille de la mondialisation que les autres , la différence c’est que par rapport aux autres (dont le peuple), ils se sont réfugiés dans une autre forteresse , un supertanker complètement troué nommé UE.

    La discussion sur la blouse n’est pas très éloignée de la réflexion de Debray sur les frontières qui séparent et celles qui rassemblent , pour moi les blouses ne sont rien d’autre que des cache-misères , combien de pays parfaitement inégalitaires les adoptent sans que cela n’améliore quoique ce soit au niveau de l’instruction des élèves ?
    L’Angleterre va voir sa pauvreté infantile exploser dans la décénnie à venir (+ de 5M de gamins vivront sous le seuil de pauvreté) :
    http://www.savethechildren.org.uk/resources/online-library/fair-start-every-child

    L’argument qui peserait le + en la faveur de sa restauration c’est le rapport à l’autorité qu’il pourrait restaurer , et encore j’en suis pas totalement convaincu , tant le problème de l’autotiré semble être un problème d’éducation (les parents qui écoutent plus leurs enfants que les profs).


  22. xelinor Le 30 mai 2014 à 12h10
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    merci olivier pour cette interessant echange. pour moi, au dela de toutes ses nuisances pour notre pays, l’union européenne est avant toute chose une tres belle arnaque semantique…


  23. Hellebora Le 30 mai 2014 à 12h15
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    [VOTE FN]
    De l’intégrité publique (!) dans le financement des partis
    Intervention de Fabrice ARFI ( Médiapart) dans “Service Public”, sur France Inter (30 mai)

    “Nous avons la démonstration factuelle que nous sommes en France dans 1 système où les règles sont dures mais où, comme disait Tocqueville, la pratique est molle. C’est cette incapacité institutionnelle à répondre à cette question-là – du financement, de la corruption, de tous ses corollaires – qui fait naitre chez le citoyen un sentiment dévastateur du “tous pourris” , du “ils se protègent “, “ils ne sont pas soumis aux mêmes règles que nous”, “le bien commun, ils se l’accaparent pour eux et pas pour nous “… et c’est l’incapacité des institutions à y répondre qui fait monter des extrêmes, et notamment un FN qui n’est fort que de la faiblesse des autres et c’est en cela qu’ill y a une escroquerie. Le FN n’est pas vertueux en la matière. Le parti de poche de Mme Le Pen est visé par une information judiciaire pour “escroquerie en bande organisée”. La justice la soupçonne d”avoir rançonné ses propres candidats en mettant 1 système de kit de campagne que ses candidats payaient avec des taux d’intérêt qui sont des taux d’usurier. (..) C’est illégal parce qu’il y a 1 décalage total d’équité entre les différents candidats. Cela a permis au FN de faire de l’argent, en quelque sorte, sur le dos de ses propres candidats ! “


  24. Patrick-Louis Vincent Le 30 mai 2014 à 14h49
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    Régis Debray a bien résumé la situation politique du pays, avec, d’un côté, une droite de crapules et de l’autre, une gauche d’incompétents. Encore que ces deux qualificatifs pourraient être inversés. Il a aussi souligné que la droite et la gauche avaient perdu leurs fondamentaux. La droite s’est débarrassé du gaullisme et la gauche du socialisme et de la république.

    Je remarque que le FN ne dit pas autre chose. Son programme est à la fois gaulliste (droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, souveraineté nationale, notamment monétaire), socialiste (maintien de l’état providence et du service public) et républicain (renforcement des fonctions régaliennes).

    Mais, du moins dans cette émission, Régis Debray n’évoque pas une autre problématique politique, qui est l’immigration de masse (Grand Remplacement défini par Renaud Camus) qui fait la particularité du FN qui fait si peur à certains (élites et nantis), mais pas au petit peuple.


  25. Amy Le 30 mai 2014 à 15h46
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    Notez les deux positions de Debray et Robin sur la nécessité des frontières pour la simple existance d’un peuple ! Olivier, vous auriez dû souligner ces paragraphes aussi 🙂

    Il est également remarquable de constater qu’ils sont d’accord avec la position de l’UPR sur l’impossibilité de changement quand l’unanimité est requise dans un groupe de 28 pays…

    L’Europe finira par se déliter.


  26. ril Le 30 mai 2014 à 15h55
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    Ramener le vote FN à 10% des inscrits c’est un peu léger comme interprétation. Le FN a fait 25% des votes, ce qui correspond à l’équivalent d’un sondage de plusieurs millions de personnes, donc d’un point de vue statistique un énorme échantillon. Par conséquent, il n’y a aucune raison de penser que si il y avait eu moins d’abstentionnistes le résultat aurait été différent.


    • Julie Le 30 mai 2014 à 18h27
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      En nombre de voix il s’agit pourtant bien de 2 millions d’électeurs en moins pour le FN qu’à la dernière présidentielle. Des guerres inutiles, sauvages et coûteuses, en plus d’une communication médiocre des politiques et des institutions européennes ont fait le reste.


  27. Un_passant Le 30 mai 2014 à 19h30
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    La France est l’un des principaux contributeurs à l’idéal démocratique depuis les Lumières.

    Sauf que nos politiciens ont oublié Montesquieu, Voltaire et même Rousseau, se réclament de Schopenhauer, de Nietzsche ou Keynes, selon le registre mais n’en ont compris aucun. Et si De Gaulle ou Marchais disaient maintenant ce qu’ils disaient à l’époque, on les traiterait au choix de fascistes, de xénophobes ou de racistes. Nos politiciens sont tellement nuls que l’on ne pourrait les considérer comme machiavéliques (ont-ils seulement lu et compris Le Prince?) ou si peut-être, en tant qu’affairistes.

    Quant à Platon, Socrate ou Aristote… si l’on se fie à certains philosophes “modernes” (sic), les latins sont ringards.

    Et passons sur les Minc Attali et consorts qui critiquent ceux qui n’ont parfois rien fait d’autre que mettre en pratique leurs idées, suivre leurs “conseils”. Et ils se défendent ensuite : “ah mais non je n’ai pas été compris”.

    Toute un caste économico-médiatico-politique qui serait bien inspirée d’arrêter de s’auto-congratuler ou de s’écouter parler et, tout simplement, de prendre sa retraite et passer le relais, ils ont suffisamment fait de dégâts.


  28. Astro Popote Le 31 mai 2014 à 14h07
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    Bonjour,

    Encore merci pour ce travail Olivier Berruyer.

    Un article fort intéressant sur “La guerre contre la Russie du point de vue idéologique”/
    http://www.4pt.su/fr/content/la-guerre-contre-la-russie-dans-sa-dimension-ideologique

    En gros, le libéralisme ou “société ouverte” a atteint son sommet dans les années 90. Mais sans ennemi extérieur ou “société fermée”, il risque de voir son nihilisme de fond le faire imploser. Donc, pour survivre, il a eu besoin d’Al Qaïda, et, maintenant, de ce nouvel ennemi qu’est la Russie de Poutine, dont le souverainisme en fait un ennemi “société fermée” idéal.

    Cordialement


  29. Hellebora Le 31 mai 2014 à 16h14
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    [L’ ANALYSE DE JEAN-MICHEL NAULOT]
    Les sept raisons européennes d’un cri de colère
    “La campagne qui vient de se dérouler a mis en évidence au moins sept raisons pour lesquelles les dirigeants européens doivent de toute urgence corriger la trajectoire de leur politique…”

    http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-michel-naulot/270514/les-sept-raisons-europeennes-dun-cri-de-colere


  30. thierry bruno Le 01 juin 2014 à 18h58
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    J’ai commencé à lire et puis j’ai lu cette phrase de Debray : “Oui mais à l’époque, la gauche était encore la gauche, elle n’était pas francophobe, elle ne craignait pas le peuple, elle avait un mode de vie, elle habitait un peu partout, elle fréquentait les ouvriers, les employés, ce n’était pas encore une fraction de la jetset.”. Il se moque du monde ? Il a eu ses entrées à l’Elysée de 1981 à 1985 c’est-à-dire sous Mitterrand. Or qu’était Mitterrand sinon le grand fossoyeur de la gauche, un homme sans foi ni loi, que de Gaulle nommait “l’arsouille” et dont le général Billotte disait de lui : “Mitterrand est un ex-collabo qui a un peu trahi. C’est un homme sans conviction.”. Et qui a précipité la France dans cette Europe de l’échec ? qui a fait la gauche “caviar” avide de fric ? qui a favorisé le FN ? qui était atlantiste et aux ordres des États-Unis ? qui sinon Mitterrand. Alors, quand on a été le sherpa de Mitterrand, on est très mal placé pour donner la leçon “de la gauche vertueuse” à qui que ce soit. Si tant est que la gauche fût jamais vertueuse, d’ailleurs. Et en plus, quand on chante les louanges d’un psychopathe assassin comme Che Guevara, ça ne vous qualifie guère plus. Dans le genre “penseur” digne d’être écouté, Debray peut aller se rhabiller, il me semble.


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