Je vous propose aujourd’hui un reportage que je vous recommande tout particulièrement : Cash Investigation du 8 juin.

Chaque vendredi en deuxième partie de soirée, ce nouveau magazine d’information d’Elise Lucet se penche sur un sujet économique et de consommation dans le but d’alerter l’opinion publique.

Cette fois-ci, c’était sur le trading haute fréquence, et le reportage est vraiment excellent, un des meilleurs que j’ai vu sur ce thème. C’est un vrai plaisir de voir enfin des journalistes creuser sérieusement le sujet.

Regardez ici le reportage (pendant 7 jours)

Pourquoi ai-je beaucoup aimé ce reportage ? Pas tant par le présentation très juste du trading haute fréquence. Mais surtout car on y discerne de façon emblématique les principaux problèmes du financiarisme, de façon très claire. En vrac :

  • on a une technique issue de l’informatisation qui s’est subrepticement introduite dans le marché boursier ;
  • avec le temps et le développement de sa puissance, il a finir par déstabiliser les marchés ;
  • une poignée d’individus et de banques s’enrichissent fortement avec cette technique, proche de la manipulation de cours ;
  • n’importe quel individu censé trouve cette technique inacceptable, et à mille lieux du rôle de la Bourse (non, on n’a pas être associé d’une entreprise pour moins de 1 seconde !!!) ;
  • rien ne change, bien que 99 % de la population serait d’accord ;
  • les talents se détournent donc de l’économie réelle (cf. le reportage sur les polytecniciens) ;
  • on nous serine le fameux “oulà, faisons bien attention avant de changer quelque chose, cela pourrait être déstabilisant” – alors qu’on n’a évidemment jamais utilisé cet argument au moment de l’introduction de cette technique (on en a un bel exemple à la fin du reportage) ;

Bref, on voit vite ce qu’il faudrait faire pour simplement fermer le casino :

  1. réaliser un seul fixing par jour à la Bourse (bref, la valeur d’une action ne changera qu’une fois par jour, basta – c’est déjà énorme) – et imposer cette règle dans la comptabilisation pour limiter les contournements ;
  2. interdire toute annulation d’ordre d’achat avant sa passation (c’est quoi ce délire ?) ;
  3. taxer à 90 % tout profit financier réalisé en moins d’une semaine ;
  4. créer un crime de manipulation de cours, avec 10 ans ferme + une amende allant jusqu’à 1000 fois le profit réalisé, suivant l’appréciation du juge.

Bien entendu, on entendra les pleurs des professionnels sur le problème de “diminution de liquidité”, d’atteinte à la “liberté”, de risques non identifiés. Bien entendu, il s’agira simplement pour une poignée de préserver leur rente, quel que soit son degré d’escroquerie.

En effet, toute régulation a forcément quelques effets négatifs, mais c’est évidemment dans le but de diminuer le risque et l’intensité de catastrophes… Cela illustrera de nouveau que ce qu’on nous présente habilement comme du pseudo “libéralisme” n’est rien d’autre qu’un anarchisme.

Bref, au final, rien n’est fait, et il est possible que ceci finisse par faire imploser le système.

Incroyable…

54 réponses à [Vidéo] Cash Investigation : Les robots traders

  1. khodjet el khil Le 10 juin 2012 à 03h58
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    le reportage sur youtube sera disponible au delà de 7 jours.

    la petite histoire de la folie du nano-trading
    link to liesidotorg.wordpress.com

    La guerre mondiale de la nano-finance est lancée. Le nano-trading et ses conséquences sont encore très mal, voir pas évaluées. Quel est son rôle sur la crise bancaire actuelle? est ce que le nano-trading peut jouer avec de la dette “”"souveraine”"”? Il est certain que cette technique oeuvre sur les marchés monétaires et des matières premières; Quelle est son impact sur l’hyperinflation mondiale des denrées alimentaires? Est-il un outil de déstabilisation politique et géostratégique?

    Finalement pourquoi payons-nous des impôts? je me pose de plus en plus la question.


    • Patrick Luder Le 10 juin 2012 à 05h10
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      Alors que cette technologie soit mise au service de l’équilibre entre les pays et plus au profit de quelques personnes …


  2. Patrick Luder Le 10 juin 2012 à 05h06
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    100% d’accord avec les trois porpositions d’Olivier, mais qui pourra prendre ce genre de décisions ? Cette bourse robotisée ne rend plus aucun service à l’économie … elle est juste encore tolérée parce qu’elle rapporte de l’argent et donc un peu d’impôts (quand pas tirectement détournés). On ne peut pas avoir et la poule et les oeufs, il faudra une fois choisir …

    P.S. @Olivier, ton lien ne fonctionne hors France … “droits de diffusion”


  3. Joe Bserve Le 10 juin 2012 à 05h53
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    Par la force des choses il finira par y avoir un retour au fixing, toutes les entreprises ne se font pas coter en bourse pour que l’on puisse jouer au yoyo avec leur cours, il paraîtrait même que certaines y vont pour lever des capitaux et jouir d’un certain crédit-notoriété auprès du public ; qu’il soit fait de professionnels ou de “consommateurs”.
     
    La place financière qui aura la bonne idée de rétablir le fixing verra sans doute beaucoup de candidat fatigués par le lave-linge venir s’y faire coter, pour une fois ou la “concurrence” et le “marché” vont peut-être fonctionner laissons leur une chance … je joue une pièce d’or sur ce scénario -;)
     
    PS: Reportage amusant mais quelque contre vérités, si P&G côte 50 cents cela ne mettra personne au chômage, à ce prix là des opportunistes reviendrait très vite ramasser tout le flottant, HFT ou pas… Finalement éventuellement quelques chômeurs, les nonos qui auront pondu les algorithmes de braderie. 


  4. Jeff Le 10 juin 2012 à 06h22
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    Sans être ni professionnel ni boursicoteur (mais investisseur à très long terme), un seul fixing quotidien est quand même très peu pratique pour passer des ordres d’achat ou de vente. A partir du moment où on taxe de façon totalement dissuasive les gains à court terme, je ne vois pas l’intérêt de bloquer en plus la liquidité avec une mesure aussi brutale. A ce régime là autant fermer la bourse et obliger les actionnaires à passer des petites annonces dans la presse gratuite pour trouver une contrepartie !


  5. DOZIER Le 10 juin 2012 à 07h48
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    Donc le HFT consiste à optimiser le passage d’ordre, le petit porteur servant de contrepartie (c’est le lubrifiant comme Monsieur Jean-Philippe BOUCHAUD le dit).
    Quand on regarde ce genre de reportage on peut s’interroger sur l’utilité d’aller investir ses petites économies en bourse.
    J’ai bien aimé l’interview du “régulateur” hollandais, c’est édifiant (pays de canaux. de canards, de canailles)
    Qu’arriverait il si tout les intervenants (du petit porteur au gros hedge fund) se mettaient au HFT avec des algorithmes tous aussi efficients : assisterait on a une explosion de la volatilité ou au contraire à une volatilité proche de 0 et des cours sans grande évolution.
    Le moyen le plus simple pour contrer ce type de pratique serait d’interdire l’annulation des ordres que ce soit à l’achat ou à la vente, en clair vous passez un ordre et bien vous en assumez les conséquences.
     
     


  6. A-J Holbecq Le 10 juin 2012 à 07h59
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    Tout à fait d’accord avec toi, Olivier, sur tes 2 premières  propositions … mais n’existe t-il pas déjà un délit de manipulation des cours ? (le classer comme  “crime” ne me semble quand même pas justifié : on n’oblige personne à jouer en bourse)


    • marie Le 10 juin 2012 à 08h14
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      J’ai lu ailleurs un commentaire très intéressant d’un internaute qui explique le “si peu de sanction ” par le gendarme de la bourse car il lui faut démontrer  l’”intention frauduleuse” dans la manipulation du cours = “crime”. chose particulièrement ardue ce qui expliquerait ainsi qu’il y a de rares sanctions. Ainsi il se posait la question, à savoir que, si il y avait au contraire une “declassification” de l’infraction de crime par exemple en contravention, là l”‘intention frauduleuse” n’est pas à démontrer, soit, l’amende serait moins élevée mais …..multipliée par le nombre ….un peu comme les algorithmes des robots traders “petit profit sur grand nombre.” Parmi vos propositions Monsieur Berruyer, est ce que cela pourrait être retenu ? Un avocat pourrait il développer ? 
      En tout cas merci beaucoup Monsieur Berruyer d’avoir mis en ligne et de nous permettre de voir ce reportage, je l’avais manqué .
       


      • marie Le 10 juin 2012 à 08h38
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        Pour faire rire …juste une petite histoire ….nous avions il y a quelques temps  à la maison, internet à très bas débit. Mes enfants et moi implorions notre “Ministre des finances” (mari et père) de passer à la vitesse supérieure (on pédalait dur pour consulter) mais que nenni,  cela lui suffisait…..sauf que …. “boursicotant” comme un bon père de famille, il a constaté que lorsqu’il passait certains ordres ,même en appuyant très vite son doigt sur le clavier,  les robots traders allaient bien plus vite que lui, et donc ….grâce à eux nous avons obtenu la vitesse supérieure !. Soit, il n’arrive toujours pas à aller plus vite qu’eux, mais pour nous c’est sacrément agréable !  


        • José Le 11 juin 2012 à 09h35
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          “boursicotant” comme un bon père de famille

          Alors vous pouvez me dénoncer à la DDASS! ;-)


  7. bourdeaux Le 10 juin 2012 à 08h22
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    Keynes comparait le privilège de l’investisseur financier à celui d’un fermier hypothétique, qui, « après avoir tapoté son baromètre au repas du matin, pourrait décider entre dix et onze heure de retirer son capital de l’exploitation agricole, puis envisager plus tard dans la semaine de s’y réinvestir ». Je trouve l’image parfaite (tirée du livre de François CHESNAIS : « les dettes illégitimes », éditions raisons d’agir.


  8. Porcinet Le 10 juin 2012 à 08h29
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    Cher Olivier,

    Cette émission de Lucet est symapthique mais, vous en conviendrez, reste un divertissement.

    Aujourd’hui je m’inquièterai surtout de la montée en puissance des darkpools plus que tu nano-trading voyez-vous. 

    Dans 2 3 ans ça va bientôt représenter 1/4 de l’activité boursière mondiale et personne n’en parle ! :s

    C’est la consécration même du shadow banking… (je préfère en rire)

    C’est extrêmement grave et pourtant… 1% de la population sait ce qu’est le shadow banking et la responsabilité qui la sienne dans tout ce bordel :/   


  9. TOUILEB Mouloud Le 10 juin 2012 à 08h29
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    “Bref, au final, rien n’est fait, et il est possible que ceci finisse par faire imploser le système.”

    C’est bien précisément ce à quoi il faut arriver : faire imploser le système pour que l’explosion, au grand jour, donc ait lieu ! 

    Il y a des destructeurs, il y a les constructeurs. Chacun reconnaît son frère ! Il faut que ces choses se produisent ; les marchands du Temple, connaissez-vous ? L’âme du Satan les habite, a pénétré en eux/elles ! Voyez l’homophonie et l’étymologie : Satan, Etat, States, Establishment, statuts, Seth, …. et tout çà avec le sourire des âmes perfides, hypocrites, aveugles, sourdes sans coeur menant une fausse Eucharistie avec des ostensoirs en or alors que le véritable jésus n’a aimé que la paille de la crèche et le bois de la Croix. “Laissez-les croître ensemble, au moment de la moisson vous saurez ce qu’il vous faudra brûler” ! 

     


  10. Paul B. Le 10 juin 2012 à 09h25
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    Je reste plus circonspect que vous vis à vis de ce reportage. Les nombreuses approximations nuisent à la qualité du propos. Entre autre :
    - les journalistes de France 2 ne connaissent visiblement pas la définition de la micro-seconde…

    - le master avec les Polytechniciens est un master 2 proposé par l’université de Jussieu, et donc pas uniquement avec des polytechniciens. D’ailleurs, il faudrait arrêter de fantasmer sur ces élèves, les meilleurs en mathématiques ne suivent majoritairement pas cette formation. 

    - Comme dit au dessus, un flash crash ne provoquera jamais de licenciements. Une fois le problème identifié, tout le monde rachète en espérant une prise de bénéfice rapide. Je pense même que ce genre d’évènements risque de peu se reproduire dans le futur, les banques ayant tout intérêt à pouvoir les détecter et en profiter pour faire de gros profits (ce qui par définition casse alors la dynamique du crash).

    - Les intermèdes sont la forme de cartoons me sont insupportables. J’ai horreur qu’on me prenne pour un imbécile et qu’on me dise ce que je dois penser. Quand les journalistes français apprendront-ils à faire uniquement du journalisme ? Les différents interviewés sont suffisamment talentueux pour s’enfoncer eux-mêmes.

    Malgré cela, je reste d’accord avec le constat global. Le HFT ne rime strictement à rien pour les entreprises et il est scandaleux qu’un tel secteur de l’économie puisse faire autant d’argent.


  11. Raloul Le 10 juin 2012 à 10h46
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    Bonjour!
     
    Ceci me fait penser à la fabuleuse oeuvre d’anticipation d’Isaac Asimov, “Les robots”, en 1967 déjà, dans laquelle les humains finissent par confier la gestion et l’allocation des ressources à des robots, censés être plus efficaces et meilleurs gestionnaires que les humains. Jusqu’où ira la bêtise des hommes, quand bien même les plus grands penseurs, auteurs, intellectuels ne cessent de nous mettre en garde?
     
    Merci pour votre blog d’une profondeur, d’une intelligence et d’une utilité bien trop rares par les temps qui courent, c’est tout simplement génial et à contre-courant de la propagande mainstream, bravo, je ne peux que vous conseiller auprès de mes amis.


  12. Renaud Le 10 juin 2012 à 11h44
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    Un fixing par jour, c’est peut-être exagéré. Il suffit de coter par intervalle de 5 secondes pour tuer le THF.


  13. Jean-Baptiste B Le 10 juin 2012 à 12h19
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    Cela illustrera de nouveau que ce qu’on nous présente habilement comme du pseudo “libéralisme” n’est rien d’autre qu’un anarchisme.

    Non, en fait, c’est un libéralisme plus conséquent avec ses prémisses, un libéralisme plus mûr et non un pseudo-libéralisme. Face à ce problème profond, Hayek en appelait à la foi (von Hayek Friedrich August, La Constitution de la liberté, Litec, Paris, 1994 (1960), XXVII+530 p., p. 59). Ce n’est pas un hasard si le primat de la liberté défini comme non-coercition (définition de Hayek) dégénère en loi de la jungle : chacun est « libéré » de tout arbitre et doit se défendre tout seul…
     
    Les marxistes et autres qui ont commis les horreurs communistes ne l’ont pas fait entièrement par stupidité tout de même.
     
    Voici une sélection de billets sur mon blog traitant de ces questions, excepté« le néochartalisme s’impose dans le débat (américain). En résumé, l’idéal « libéral » auquel aspire à peu près tout le monde, lorsqu’il passe à la philosophie se constitue en primat de la liberté qui se retourne contre toute tentative de définir ce en quoi consisterait cette liberté, jusqu’à l’idéal lui-même, sous prétexte de respect de la liberté. Voici un autre exemple concret de libéralisme appliqué virant au cauchemar :
     

    Un magistrat et un médecin se livraient avec plusieurs autres personnes à des activités de sadomasochisme sur l’épouse du premier. Elle était consentante, et le mari intéressé car le magistrat touchait des rémunérations en échange de la soumission de son épouse à certaines pratiques qui s’exerçaient avec une telle violence que les clubs spécialisés finirent par leur en interdire l’accès, les obligeant à louer des locaux qu’ils durent aménager pour poursuivre leurs activités. […124]

    La haute Cour aurait pu s’arrêter à cette argumentation juridique et rejeter la requête. C’est oublier que la Cour est composée d’êtres humains et qu’il est particulièrement humain de vouloir protéger son pain et de le voir fructifier. Il y a donc une drive avérée de la Cour européens que de tout qualifier de « droits » et même de « droits de l’homme » élargissant ainsi sa compétence au-delà des seuls droits fondamentaux et empiétant par la même sur des choix qui relèvent de la souveraineté des États. [125] Aussi, la Cour a mis en avant un nouveau droit, récemment forgé par elle en 2002 dans son arrêt Pretty c/ Royaume-Uni, à savoir un droit à l’autonomie personnelle. L’autonomie personnelle, selon la Cour, est un droit de décider par soi-même, un droit de faire ses propres choix. Et la Cour d’affirmer, dans sa décision rendue le 17 février 2005 dans la présente affaire : « Le droit d’entretenir des relations sexuelles découle du droit de disposer de son corps, partie intégrante de la notion d’autonomie personnelle ». La Cour ajoute : « la faculté pour chacun de mener sa vie comme il l’entend peut également inclure la possibilité de s’adonner à des activités comme étant perçues comme étant d’une nature physiquement ou moralement dommageable ou dangereuse pour sa personne. En d’autres termes, la notion d’autonomie personnelle peut s’entendre au sens du droit d’opérer des choix concernant son propre corps ». Et elle en déduit que « le droit pénal ne peut, en principe, intervenir dans le domaine des pratiques sexuelles consenties qui relèvent du libre arbitre des individus ».

    On croit rêver ou plus précisément faire un cauchemar. En effet, au nom du respect de la vue privée, la Cour [européenne des droits de l'homme] n’a-t-elle pas reconnu un droit de frapper et blesser autrui dans un but de jouissance sexuelle, qu’on pourrait qualifier de « droit au sadisme » ? Un droit qui deviendrait même un droit de [126] l’homme puisqu’elle le déduit de l’article 8 de la Convention ! Certes, on ne peut qu’applaudir les progrès de la liberté, mais il est moins réjouissant de voir cette liberté mise en avant pour justifier des atteintes aux droits de l’homme. Le marquis de Sade doit s’extirper de sa rigidité cadavérique pour applaudir des deux mains. Sade, d’ailleurs, apparaît comme un précurseur pour ne pas dire un prophète dans la mesure où ses propos se révèlent ainsi d’une incroyable modernité : en effet, comme l’écrit Jean-Jacques Brochier dans « Le marquis de Sade et la conquête de l’unique. Le terrain vague », ce qu’on a parfois qualifié « de déraison chez lui, on peut aussi m’appeler tentative de libération absolue, à quelque prix que ce soit ». Et l’auteur conclut son ouvrage en résumant ainsi la pensée de Sade : « La compréhension de cette contradiction qu’est l’homme, la lente montée vers une totale libération et l’acceptation de ses résultats, voilà quelques une de ses trouvailles ».

     
    Mechri Farouk, L’humour et le droit : Un hommage rendu au Doyen Jean Carbonnier, Publisud, Paris, 2009, 285 p., p. 123-126
     


  14. Aston Lockheed Le 10 juin 2012 à 15h36
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    Jolie anim’ sur le trading à haute fréquence (trouvée sur le site de la prépa Carnot de Dijon)
    link to nanex.net


  15. DAN Le 10 juin 2012 à 15h38
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    Nous avons attendu en septembre 2008 un joli discours à Toulon…… les années qui ont suivi rien n’a changé ,il y a quelque mois nous avons entendu la finance nous allons la mettre au pas , les G8 , les G20 ont chaque année ont accouché d’une souris  c’est le changement dans la contuinité . IL y a -t’il une volonté des politiques à remettre de l’ordre dans cette chienlit financière ? A vrai dire tant qu’il n’y aura pas un tsunami économique et social , je doute fort que les politiques s’attaqueront à ce cancer de la finance avec les graves conséquences qui en découleront.


  16. Patrick Juignet Le 10 juin 2012 à 16h11
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    On voit aussi le fonctionnement ploutocratique:
    Les banques en France touchent des crédits impôt recherche utilisés pour développer les algorithmes qui servent à manipuler les cours boursiers. Ce dont on est sur c’est que c’est totalement improductif et a des effets déstabilisateur.  En gros ça sert à jouer plus vite que les autres au casino boursier.  Lorsque Gille Babinet, pésident du conseil du numérique, s’en aperçoit et s’en émeut il est convoqué à l’élysée qui lui demande de se taire .
      


    • Aston Lockheed Le 10 juin 2012 à 16h22
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      • jean-luc Le 10 juin 2012 à 16h30
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        Marrante l’étude de Natixis mais c’est moi qui n’y comprend rien où la conclusion dit le contraire de ce qu’on lit dans les tableaux qui la précède ?


        • Aston Lockheed Le 10 juin 2012 à 16h33
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          heu… vous avez regardé la date? je vous rassure ce n’est pas vous…


    • Marcus Le 10 juin 2012 à 22h52
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      Exactement Patrick Juignet !
      Ce qui prouve bien qu’il n’y a pas de solution démocratique.
      Dire que parce que 99% des français sont contre le Trading à Haute Fréquence cela va changer quelque chose c’est ne rien avoir compris au fonctionnement de la société. C’est puéril.
      Ce soir ou dans une semaine les socialistes auront TOUS les pouvoirs, est-ce que cela va changer quelque chose ???
      NADA !


  17. Marcus Le 10 juin 2012 à 16h52
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    La société qui est dirigée par les financiers et leur génie créatif est comme un train qui va toujours plus vite vers le mur.
    On n’arrêtera pas ce train fou.
    Il faut le laisser se scracher et nous avec !
    Ainsi meurent les sociétés …


    • Aston Lockheed Le 10 juin 2012 à 17h08
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      J’ai toujours préféré l’image de vil coyote… restant en suspension dans le vide tant qu’il n’a pas pris conscience qu’il est justement dans le vide. C’est cet instant de prise de conscience que l’on pourrait appeler le “Minsky moment”, où une terrible sensation d’irréalité et de vide prend soudain les marchés d’actifs surévalués pour les faire basculer dans le krach.
      A la différence de l’économie “réelle”, l’économie financière est hyperpsychologique, toute traversée d’opinions, d’anticipations et de crises “autoréalisatrices”…


  18. jean-luc Le 10 juin 2012 à 16h54
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    Ah oui, effectivement, je n’avais pas vu la date.
    Ouf, me voilà rassuré.


  19. TZYACK Le 10 juin 2012 à 17h00
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    Le Monde virtuel est train de supplanter le Monde réel.
    L’Homo virtualis a remplacé l’Homo sapiens


    • Marcus Le 10 juin 2012 à 17h14
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      Absolument !
      Et comme ce monde virtuel est anti-naturel il faut le laisser aller jusqu’au bout de sa logique mortifère.
      Il faut être patient.


  20. Patrick Juignet Le 10 juin 2012 à 17h13
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    “Bref, au final, rien n’est fait, et il est possible que ceci finisse par faire imploser le système.”

    C’est LE problème et c’est le notre maintenant : les régimes politico- économiques ne se réforment pas (alors qu’ils y auraient intérêt). Il faut un effondrement pour que ça change.  


    • Marcus Le 10 juin 2012 à 17h19
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      Oui, on ne pet pas guérir d’un cancer généralisé.
      Il en va de même de la société actuelle.
      Le côté inouï et donc apocalyptique de la chose c’est que c’est mondial.


  21. bourdeaux Le 10 juin 2012 à 17h14
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    Question : puisqu’il est évident qu’aucune limite ne sera jamais mise à ces pratiques par les politiques, pourquoi les dirigeants des sociétés cotées n’envisageraient-ils pas des moyens pour limiter la spéculation sur leurs entreprises ? Après tout, ont-ils un intérêt dans le trading en général, et dans le haute fréquence en particulier ? N’ont-ils pas besoin d’une bonne vision long terme sur leurs sociétés ? S’ils décidaient de réfléchir au moyen d’interdire la spéculation sur la valeur de leurs entreprises, je suis certain qu’ils le trouveraient, mais peut-être suis-je naïf sur ce point.


    • Marcus Le 10 juin 2012 à 17h20
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      La vision long terme parfois c’est 24h …


  22. cos Le 10 juin 2012 à 18h11
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    Dans le domaine de courses de chevaux, il n’est plus possible d’annuler un paris 2 minutes avant le depart pour eviter les mainupulations et effet de foules. Donc il est possible d’interdire ce genre de pratiques. Mais il est vrai qu’il s’agit d’un jeu différent: pile je gagne, face tu perd.


  23. Macha Le 10 juin 2012 à 19h20
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    humm
    passionnant sur le fond, le déséquilibre de moyens introduit face à l’investisseur lambda.
    sur la forme, dégoulinant de moralisme à 2 balles ,
    Dieu nous garde de ce formatage pour les nuls bien appuyé.
    c’est répugnant!
    Elise Lucet en Jeanne d’Arc extasique, sourire convenu au spectateur devant les gros minets coincés de la cavalerie boursière.
    le raccourci sur l’immoralité du crédit impôt recherche de la BNP lancé à la face de l’employée est grotesque, et proprement destiné à disqualifier une politique gouvernementale passée.
    quelle lourdeur déployée alors que les intervenants pourchassés s’enfoncent d’eux même dans le déni et la dissimulation. 
     
     
     
     
     
     


  24. Vincent Le 10 juin 2012 à 19h35
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    Pour Patrick Luder et les autres étrangers qui ne peuvent voir la vidéo, tout est ici
    link to frenchsansfrontieres.blogspot.be


  25. Patrick Luder Le 10 juin 2012 à 19h35
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    Finance folle ou les temps des robots traders

    link to lematin.ch


  26. blackisto Le 11 juin 2012 à 21h04
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    Ce reportage est d’un simplisme assez consternant. A aucun moment il n’y a la moindre tentative d’expliquer ce qu’est vraiment le HFT, et c’est pourtant important de comprendre ce que fait l’ennemi pour lutter contre lui …

    A aucun moment on entend parler de Hedge Funds… tout juste parle on un peu de CFM et ses physiciens…
    Et cette manie de prétendre détenir la vérité (ex: le flash crash…)…

    Cela n’empêche pas que je suis d’accord avec vos propositions… mais franchement le type qui voit ce reportage en saura moins qu’avant sur le HFT.

    Heureusement ce reportage est “sauvé” à la fin grâce à l’histoire du Crédit Impôt Recherche. Car cela, c’est la vérité. Les banques font appel à des prestataires qui leur monte un dossier complet CIR (crédit impôt recherche) en échange d’un pourcentage sur la réduction d’impôt.
    Plusieurs salaires de 2005 à 2008 ont été intégralement financé par ce biais, et c’est l’argent du contribuable.

     


  27. chris06 Le 12 juin 2012 à 08h36
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    Le flash crash a t’il provoqué des licenciements chez Procter and Gamble? Absolument pas, le cours de l’action baissa de 30% en quelques minutes et remonta aussi vite. Certains spéculateurs se sont fait les couilles en or et d’autres ont perdu beaucoup, mais cela n’a eu aucun impact sur “l’économie réelle”. 

    Encore une émission tendancieuse qui vise à manipuler l’opinion publique sur la nécessité d’interdire certaines pratiques financières (ici le HFT) mais sans donner la moindre preuve que ceci est dans l’intérêt général. 


    • mathieu Le 13 juin 2012 à 11h54
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      Je suis d’accord avec vous sur la teneur “manipulatrice” (de buzz) du reportage que je trouve tres léger sur le fond. J’aurais par exemple aimé en savoir plus sur les différents paramètres qui entrent en jeu dans les traitements algorithmiques pour comprendre les liens avec l’économie réelle et le coté subjectif inhérant aux affaires.
      L’indépendance relative des marchés et de la production n’est pas une découverte. Et comme vous dites, certains ont gagné d’autres ont perdu sans que cela n’impacte l’économie réelle à court terme. Ensuite je trouve votre raisonnement ideoligiquement biaisé. Peut être faudrait il examiner qui perd qui gagne. La caractéristique du trading haute fréquence est bien evidemment la vitesse d’exécution des ordes d’achat et de vente. Lors d’un flash crash l’action perd beaucoup de valeur en très peu de temps. Une fois à un niveau suffisamment faible elle redevient intéressante, des achats sont ordonnés tres rapidement le court remonte. L’adage prend alors tout son sens. Ceux qui ont vendu rapidement lors de la chute de l’action on vendu à un prix encore assez haut. Ceux qui ont acheté rapidement lors de sa remontée ont pu profiter d’un essort important de leur mise. Comment ? Avec des algorithmes réactifs et justes, et de grosses puissances de calcul. On peut sans erreur supposer que ce sont les mêmes qui ont vendu et achetés aux bons moments. En résumé, les entreprises d’investissement financier bénéficiant des outils efficaces ont gagné, les autres ont perdu. Les premiers auront la liquidité pour augmenter leur part de marché et investir dans l’amélioration de leurs outils, pas les autres. Jusque la c’est la simple loi de la concurrence appliquable à tous les domaines et secteurs. Imaginons maintenant que certaines entreprises puissent grâce leurs outils et leurs part de marché, déclencher ce type de crash (en d’autres termes créer des bulles financières). Les mêmes gagneront les mêmes perdront. Bien sûr on ne peut pas perdre tout le temps, à un moment il faut mettre la clé sous la porte. Certaines entreprises resteront sur le carreau. Un tel scénario poussé à l’extrême entraîne l’émergence d’oligopoles. La convergences des interets d’entreprises formant un oligopole les poussent à l’entente, ce qui l’Histoire a confirmé mainte fois. L’entente autorise la plannification. La plannification a un impact sur l’économie réelle. Cela sans parler des banques qui auront coulé en emmenant avec elles les entreprises “reelles” qui en dependaient, celle qui n’ont plus assez de liquidités pour preter à une entreprise qui aimerait investir dans un pole de recherche et développement.
      Excusez moi pour cette réponse longue et caricaturale, mais si le reportage est très critiquable il a le mérite de nous faire réfléchir sur le hft qui me semble être un nouvel outil pour asseoir la puissance de certains groupes bancaires nuisibles à l’économie mondiale et surtout au progrès social et technologique. Je n’ai pas parlé de redistribution des richesses qui elle aussi impacte fortement l’économie réelle. Encore moins d’éthique !
      Ps 1 : ca ne me choque pas que des credits impots recherche soient accordés aux banques française dans un tel climat de concurrence mondiale.
      Ps 2 : je repense à ce qui a été dit plus haut et non le liberalisme ne conduit pas à l’anarchie, mais à son contraire exact. Capitalisme et communisme ont la même limite, une prison autour du peuple.


      • Patrick Luder Le 15 juin 2012 à 04h30
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        Eh oui, la bourse n’est plus qu’un grand casino, maintenant dominé par des machines qui ne laissent aucun gain aux autres. Un grand casino donc, ou on ne laise plus de part aux joueurs, un grand casino qui joue avec les entreprises (et leurs emplois) et les matières premières utilisées par tout le monde => Alors on continue de tout accepter, c’est une fatalité ?

          


      • Fabrice Le 15 juin 2012 à 04h59
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        Le problème comme le sous-entend patrick c’est que la bourse ne finance plus les entreprises pour qu’elles conquiert de nouveaux marché, investisse, recherche,… bref ne finance plus l’économie réelle.
         
        A terme le risque est bien une perte de confiance des petits porteurs qui apportaient leurs économies, que les grands investisseurs fuient les marchés. Quel sera les gains potentiels du coup de ces méthodes qui auront tués la poule aux oeufs d’or ? la bourse sera devenu une machine à lavé sans eau, quelle entreprise cherchera à se financer sur une telle zone aride ? il restera un marché ou ces prédateurs se dévoreront jusqu’aux derniers jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus qu’un ?
         
        La bourse c’est la confiance or presque plus personne n’a confiance en elle ce qui signifie la fin de celle-ci, qui voudra verser ses fonds pour les voir disparaître en quelques secondes asséchées par des ordinateurs sans vision réelle de l’économie mais appliquant des logarythmes ?
         
        Olivier Delamarche parlait récemment d’une bourse à – de 3000 et à la dernière intervention même à -2000, certes il y a la crise mais il y a aussi que plus personne ne veux mettre un centime pour se faire “pigeonner” par des systèmes qui ne répondent plus à une politique d’investissement mais d’aspiration systématiques de fonds investis.
         
        Alors certes il n’y a rien d’illégale et il font ce qu’il est accepté de faire mais quelque part, l’investissement dans l’économie réelle est morte, la confiance aussi, reste plus qu’une arène où vont s’entretuer des logiciels. Cela à autant d’intérêt qu’un match de foot avec des robots cela respecte les règles mais quel intérêt pour nous, aucun une fois passé l’intérêt initial.
         


        • Patrick Luder Le 15 juin 2012 à 05h39
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          YES, vive l’actionnariat directe et à bas le casino royal.
          Il faut réguler la vitesse, la durée et la tricherie.
          Les trois propositions d’Olivier visent juste !!! 


        • chris06 Le 15 juin 2012 à 09h58
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          @Fabrice,

          s’ils sont de moins en moins nombreux à vouloir se faire “pigeonner” en mettant de l’argent en bourse, c’est qu’acheter des actions à des niveaux de valuation beaucoup trop élevés qui correspondent à des hypothèses de croissance pour l’économie mondiale complètement irréalistes n’est pas très engageant, pour dire le moins.
          Ceci n’a rien à voir avec les soi-disant robots traders qui engloutissent la fortune des petits porteurs où je ne sais quelle autre supposition dénuée de sens.

          Il y a aussi de moins en moins d’investisseurs et d’épargnants qui mettent de l’argent dans l’immobilier ou les baux commerciaux, vu les niveaux stratosphériques de prix qui sont encore demandé, et pourtant, il n’y a pas de robot traders qui achetent et vendent des logements toutes les micro-secondes.

          C’est vraiment l’art de dénoncer les faux problèmes, on s’en prend aux robots traders ou aux spéculateurs, à ce monde de la finance qui est opaque et incompréhensible pour la plupart, tandis que la simple réalité c’est que nous vivons dans un monde qui touche dorénavant aux limites physiques de la croissance, et ça c’est bien du “réel”.  

          Nous avons des sur-capacités de production dans presque tous les domaines, les entreprises du monde entier tournent à 70%-80% de leurs capacité, c’est vrai dans l’automobile, l’éléctronique, la construction, l’habillement, etc… et vous voulez qu’elles aillent se “financer en bourse”? Pour quoi faire?

          Nous sommes entrés depuis quatre ans dans une période (qui sera certainement longue) de déflation de tous les actifs mobiliers et immobiliers. C’est logique qu’il y ait ce rebalancement, vu qu’on a fait pendant 30 ans de la croissance dopée par la dette et le financement à tout va. Et dans ce contexte vous voulez que la bourse finance quoi exactement, des projets sans queue ni tête qui n’ont aucune chance d’être profitables vu le contexte économique déflationniste actuel?

          Ah mais bien sûr, la croissance dopée par la dette des 30 dernières années, le pic pétrolier et les limites physiques de la croissance, tout ça, c’est de la faute de ces méchants robots traders qui engloutissent l’argent des petits porteurs… 


          • mathieu Le 16 juin 2012 à 11h34
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            Vous avez raison, c’est à cause de la planète qui est trop flémarde pour nous fournir assez de ressources.
             
            La sur-capacité de production ? Rien à voir avec la consommation mal menée par des politiques de basse pression salariale que la matérialité historique révèle nefastes. C’est à cause de la planète.
             
            Vous ne me ferez pas croire que les outils financiers dont le hft servent à l’optimisation de placements dans un but de développement industriel. Ils sont parfaitement taillés pour profiter de l’instabilité des marchés. Est-il utile de rappeler que le développement d’un projet nécessite l’exact contraire ? Après, les robots traders ne sont responsables de tous les maux. Ils sont simplement révélateurs des pratiques délétères d’un secteur qui non content de se bouffer lui même, bouffe tout. Opaque !?! Les conséquences sont limpides.
             
            Sinon, vous prophétisez une période de déflation des actifs et mentionnez (à juste titre) une raréfaction relative des matières premières entrainant une hausse des couts, donc des prix, donc une inflation. Cela me semble contradictoire. Pouvez vous développer ?
             
            Ps1 : une croissance dopée par la dette ? Vous ne vouliez pas plutôt dire des rentes dopées par le controle de l’inflation ?
            Ps2 : les robots traders n’ont pas le droit d’acheter des produits dérivés contenant des actifs immobiliers ?
            Ps3 : le tx de renouvellement/création des modèles auto augmente constamment, la loi de Moore reste observable (nouvelle gen de processeurs 3D par ex), les bureaux d’etudes en conso energetique des batiments poussent comme des champi. Toutes ces innovations financées par des bilans annuels positifs et des économies ?
            Ps5 : Avez vous essayé de faire de l’humour ?


          • Fabrice Le 16 juin 2012 à 15h08
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            Chris06 vous mélangez tout pour contredire mes propos c’est déloyal de votre part.
             
            La bourse doit permettre de financer l’investissement, la recherche, le développement de nouveaux marchés, pas de zone où chaque source de financement est vampirisé pour augmenter des fonds qui comme le dit Olivier jouent au casino.
             
            Après si vous voulez parler de la baisse des ressources, de la pollution basés sur une économie non adapté à un développement durable, je suis totalement d’accord avec vous mais je pense que votre intervention à plus de pertinence sur le post : La croissance mondiale va s’arrêter”, par Dennis Meadows
             
            J’aime bien un débat structuré, alors je veux bien être contredit mais sur le thème abordé.
             
            Personnellement je pense que la Bourse or des griffes de la financiarisation chercherait une construction sur long terme, au lieu de chercher un rendement ahurissant pour répondre aux exigences de résultats à 2 chiffres peu importe les conséquences.
             
            Le trading à haute fréquence est un symptôme non négligeable de la mentalité qui détruit ou pourri tout constructivisme positif pour le développement humain or sans changer la mentalité qui règne sur la bourse casino vous ne pourrez jamais redresser la situation pour une économie en adéquation avec la réalité environnementale, sociologique et basé sur le long terme.


  28. Two Le 14 juin 2012 à 21h19
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    Bonjour !

    Excellent article et excellents commentaires sur cette émission qui m’a légèrement laissé sur ma faim pour la compréhension du mécanisme, d’où trois questions (sur trois posts)

      –  Comment peut on annuler un ordre ? 

    – Quel impact peut avoir un crash boursier sur la vie d’une société ? (Facilité à trouver un crédit ?)

    – nLa bourse peut-elle être considérée comme un vase fermé dans lequel les gains des uns sont financés par les pertes des autres ?

    Merci pour vos lumières !


    • chris06 Le 15 juin 2012 à 10h30
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      @Two,

      je vais tenter de répondre à vos questions:

      1.Comment peut on annuler un ordre ?

      exemple:

      Pardon, mon exemple était mauvais, je donne l’ordre d’acheter à 43,2, le cours est à 43,4, si le cours baisse à 43,2 je trouverais un vendeur, tant que je n’en ai pas trouvé, je peux annuler mon ordre à tout moment…
      ça marche aussi dans l’autre sens, je donne l’ordre de vendre à 43,6, le cours est à 43,4, si le cours monte à 43,6 je trouverais un acheteur, tant que je n’en ai pas trouvé je peux annuler mon ordre à tout moment.

      2. Quel impact peut avoir un crash boursier sur la vie d’une société ? 

      tout dépend du “crash”, si c’est du genre flash crash dont parle le reportage, aucun. Si c’est du genre crash de 2008 ou de 1929, ça peut aller de l’abandon de projets jugés trop risqués, fermeture ou vente d’unités, licenciements et jusqu’à la faillite.

      3. La bourse peut-elle être considérée comme un vase fermé dans lequel les gains des uns sont financés par les pertes des autres ?

      Non, à tout moment, il y a de l’argent qui entre en bourse (en provenance d’autres marchés, monétaire, obligations, etc…) ou qui sort (vers d’autres marchés). C’est tout sauf un vase fermé.
       


    • Patrick Luder Le 15 juin 2012 à 12h59
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      “Quel impact peut avoir un crash boursier sur la vie d’une société ?” Si une société émet 1000 actions à 100.- elle touche 100’000.- qui va dans son capital. Si cette société fait du bénéfice, les actionnaires se partagent une partie des gains. Si cette société à joué ses actions en bourse et que les cours boursiers chutent à 10.- elle pourrait racheter ses propres actions à ce prix, elle aurait donc gagné 90.- par action. En bourse, les actions prennent de la valeur quand elles sont demandées ou que la société fait du bénéfice etc. les jeux sont infinis mais cela reste des jeux. De grandes sociétés responsable refusent de jouer leurs actions en bourse, si on veut des actions de Swatch Group (par exemple) ont peut en acheter au siège de la société. La bourse est inutile pour les actions des sociétés … sauf pour ceux qui aiment jouer (en prenant des risques) !


  29. Two Le 15 juin 2012 à 20h21
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    Merci beaucoup pour vos réponses !
    Je commence à comprendre.

    Cordialement
     


  30. Two Le 15 juin 2012 à 20h23
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    Merci beaucoup pour vos réponses !
    Je comprends un peu mieux les mécanismes !

    Cordialement
     


  31. marie Le 10 juin 2012 à 08h55
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    oui je suis d’accord avec vous, cependant il faut constater après avoir vu le reportage, que Mesdames et Messieurs les gendarmes de la bourse sont un peu pris de court et me semblent bien désemparés. Ils interviennent après coup, après une longue enquête, pour sanctionner,  il leur faut démontrer l’infraction puisque qu’elle est classifiée délit, l’intention frauduleuse doit être démontrée. Sûr après coup si l’infraction est bien démontrée (crime ou délit à voir) la sanction sera lourde(et encore) mais combien d’enquêtes y arriveront ? . Je crois en attendant qu’il y ait plus de moralité, qu’au contraire il faut transformer (je ne sais comment) les gendarmes de la bourse en “gendarmes robots”…. un peu comme des radars routiers ! “action-réaction…. ! IL m’apparaît au vu du  reportage qu’en ce moment les gendarmes de la bourse jouent à notre jeu d’enfant des gendarmes et des voleurs.!


  32. Fabrice Le 12 juin 2012 à 09h40
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    Olivier je reviens sur une idée qui m’était venu pourquoi les sociétés ne créent pas une bourse avec des règles strictes genre :

    - 1 fixing par jour,
    - frais de courtage inversement proportionnel à la durée de placement sur une entreprise,
    - prime à la durée d’investissement financée par les frais de courtages court terme

    ce que les Etats sont trop lâche pour réaliser pourquoi ne pas le faire au sein d’une structure qui limite le financiarisme pour le financement des économies réelles ?

    et comme ça il aurait bourse casino pardon spéculative et bourse d’investissement, libre aux entreprises de choisir leur politique de financement à leur risque et péril.


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