Le Web a de la mémoire, et c’est là l’un de ses attraits…

« L’Euro, une chance pour la France, une chance pour l’Europe », texte publié dans le supplément économique du quotidien « Le Monde » daté du 28 octobre 1997.

« L’avènement prochain de la monnaie européenne nous concerne tous : Français et citoyens de l’Union européenne. Et pourtant qu’en savons-nous exactement? L’Europe, trop souvent présentée comme une abstraction et comme une source de contraintes, va enfin se concrétiser dans notre vie de tous les jours d’ici moins de cinq cents jours.

En effet, dès le 4 janvier 1999, les épargnants se familiariseront avec la monnaie unique : les obligations, la cotation des actions, la valorisation des sicavs et des fonds communs de placement, notamment, seront exprimés en euros. Les prix commenceront à être libellés en euros. Les consommateurs, avant même l’introduction des pièces et des billets (janvier 2002), pourront régler leurs achats dans la nouvelle monnaie sous forme de chèques et de paiements par carte. Les entreprises, en particulier, celles qui ont une activité internationale, pourront basculer tout ou partie de leurs activités (facturation, trésorerie, règlements…) en euros.

L’Union européenne, les États membres et de nombreuses entreprises ont d’ores et déjà engagé les préparatifs pour l’introduction de l’euro. Celle-ci ne constitue pas une fin en soi. Elle cimentera le rapprochement des citoyens européens, auxquels elle offrira davantage de bien-être, de cohésion et de capacités d’action.

Sommes-nous pleinement conscient de la portée de cet évènement? Mesurons-nous les enjeux et les opportunités engendrés par la réalisation de l’Union économique et monétaire? Savons-nous que l’euro apportera :

1. Le complément logique du marché unique. L’Europe a assez souffert des fluctuations de change depuis vingt-cinq ans pour ne pas chercher à fixer irrévocablement les taux de conversion des monnaies des États membres. Ne pas le faire, c’est nous condamner à encourir le risque de crises spéculatives, et à en payer indéfiniment le prix, notamment sous la forme de taux d’intérêts plus élevés.

2. Une référence commune des prix dans les pays appartenant à la zone euro, ce qui développera la concurrence et stimulera les échanges. Elle assurera ainsi des prix attractifs et effectivement comparables pour les consommateurs, dont les choix seront facilités par une offre de services d’une qualité croissante.

3. Une gestion saine des finances publiques. Celle-ci est de toute façon indispensable. Mais coordonnée à l’échelle européenne, elle favorisera la croissance au sein d’un grand marché homogène, facilitera la modération des impôts et des taux d’intérêts bas. Elle bénéficiera aux investisseurs, aux consommateurs et aux entreprises qui pourront ainsi développer la recherche, l’activité et l’emploi.

4. L’élargissement des possibilités de financement des entreprises et de placement de notre épargne dans un marché financier européen de taille mondiale.

5. Une source de simplification et d’économie dans les transactions au sein de l’Union (disparition du risque de change, paiements transfrontaliers moins coûteux…).

6. Une monnaie reconnue qui concurrencera le dollar et le yen. L’euro donnera à l’Europe, première puissance commerciale mondiale, l’expression de sa véritable dimension économique. La Banque centrale européenne assurera la stabilité du pouvoir d’achat tant dans notre vie quotidienne que dans nos placements à l’étranger. L’euro sera ainsi le symbole concret de l’identité européenne et assurera à l’Union européenne une position centrale dans le concert international.

7. Dans une Europe unifiée par l’économie et la monnaie, les citoyens et les entreprises, disposant désormais d’une totale liberté de mouvement, pourront tisser des liens approfondis. Des solidarités nouvelles pourront alors naître dans les domaines sociaux, culturels et politiques. Ainsi se forgera une Europe plus harmonieuse et plus démocratique.

Tous ces attraits de l’euro sont encore trop mal connus des populations européennes. Or l’adoption réussie de la nouvelle monnaie exige la confiance de tous, ce qui nécessite l’émergence d’un enthousiasme fort, expression d’une adhésion partagée. Il n’est que temps de susciter cette prise de conscience et cette appropriation de l’euro à tous les niveaux. La publication rapide d’un schéma de passage à l’euro pour l’ensemble de la société française constitue, à cet égard, une urgence.

Depuis des siècles, l’Europe a recherché, par des voies souvent éphémères ou condamnables, une unité durable. Elle n’y est jamais totalement parvenue, car les valeurs d’égalité, de liberté et de fraternité n’ont jamais réussi à s’harmoniser durablement dans un cadre pacifique et démocratique.

Aujourd’hui, le traité de l’Union européenne, ratifié par le peuple français en 1992, offre désormais une base solide pour tous les États membres. A travers l’Union économique et monétaire, c’est la société européenne de demain que nous bâtissons ensemble pour nous mêmes et pour nos enfants. Une société fondée sur des valeurs humanistes et une culture à laquelle ont contribué tous les peuples de l’Union européenne. Ne laissons pas passer cette chance !

Des voix s’élèvent encore de temps à autres pour inciter au doute et au rejet. Serons nous prêts à temps? Une telle union sera-t-elle durable? L’euro n’est-il pas un facteur de chômage? Tous ces efforts ont-ils un sens?

Ces interrogations sont surtout la manifestation d’un manque de confiance en nous-mêmes et dans notre capacité à faire face aux défis du monde d’aujourd’hui. L’Europe ne retrouvera la voie de la prospérité et du plein emploi que par la mobilisation des énergies et le respect commun de règles de bon sens (saine gestion économique, maîtrise des budgets…). Les efforts consentis hier et aujourd’hui en ce sens feront demain la force de l’Union européenne et assureront durablement notre prospérité ainsi que notre rayonnement dans un monde de plus en plus interdépendant.

Au sein de l’Union, les pouvoirs publics français et allemands notamment déploient une détermination continue pour respecter les échéances de l’Union économique et monétaire.

Il est grand temps que les acteurs économiques et sociaux intensifient leurs travaux d’adaptation pour bénéficier des avantages de cette mutation sans précédent. C’est au prix d’un tel engagement que les citoyens, informés de ces enjeux et de ces attraits, participeront alors positivement à l’émergence de la monnaie européenne. L’euro touchera à bien des aspects de la vie sociale, par exemple le fonctionnement des entreprises, des associations, des administrations et le quotidien du particulier. Ses bienfaits seront d’autant plus effectifs que les préparations techniques auront été engagées et achevées le plus tôt possible. C’est en levant au plus vite les contraintes du basculement que les banques et les entreprises pourront saisir les opportunités de croissance nouvelle ainsi offertes. Il s’agit d’une course contre la montre dont tous les acteurs doivent être pleinement conscients. C’est une chance mais aussi un devoir que de se préparer au plus vite.

L’euro sera l’un des piliers d’une cohésion nouvelle. C’est un acte de confiance dans l’avenir, un facteur d’espérance et d’optimisme, qui permettra à l’Europe de mieux affirmer sa destinée et d’entrer de plain-pied dans un XXIe siècle fondé sur la paix et la liberté ».

Signataires : Michel Albert, membre du Conseil de politique monétaire ; Edmond Alphandéry, président d’EDF ; Jacques Attali, conseiller d’État ; Robert Baconnier, président du directoire du Bureau Francis Lefebvre ; René Barberye, président du directoire du Centre national des Caisses d’épargne et de prévoyance ; Claude Bébéar, président d’AXA-UAP ; Jean-Louis Beffa, président de Saint-Gobain ; Christian Blanc, ancien président d’Air France ; Christian de Boissieu, universitaire, économiste ; Jean Boissonnat, journaliste ; Philippe Bourguignon, président du Club méditerranée ; Monique Bourven, président-directeur général State Street Bank SA ; Hervé Carré, directeur des affaires monétaires à la Commission européenne ; Jérôme Clément, président de la Cinquième ; Bertrand Collomb, président de Lafarge ; Paul Coulbois, professeur émérite des universités ; Lucien Douroux, directeur général de la Caisse nationale du crédit agricole ; Jean-René Fourtou, président de Rhône-Poulenc ; Jean-Marie Gorse, président national du centre des jeunes dirigeants (CJD) ; Gilbert Hyvernat, directeur général de la Croix-Rouge française ; Jean Kahn, président de la Commission consultative européenne « racisme-xénophobie » ; Philippe Lagayette, directeur général de la Caisse des dépôts et consignations ; Pascal Lamy, directeur général du Crédit lyonnais ; Jacques de Larosière, président de la BERD ; Daniel Lebègue, vice-président de la BNP ; Robert Léon, gérant de Qualis SCA ; Edmond Malinvaud, professeur honoraire au Collège de France ; Gérard Mestrallet, président du directoire de Suez-Lyonnaise des eaux ; Jean Miot, président de l’AFP ; Thierry de Montbrial, membre de l’Institut ; Etienne Pflimlin, président du Crédit mutuel ; Jean-François Pons, directeur général adjoint à la Commission européenne ; René Ricol, président du Conseil supérieur de l’ordre des experts-comptables (csoec) ; Jacques Rigaud, président de RTL ; Gérard Trémège, président de l’Assemblée des chambres de commerce et d’industrie.

Source


Complément – Voici l’évolution de différentes monnaies face au mark à partir de 1970 :

mark allemand deutsche

Donc en 20 ans, ces monnaies ont juste dévissées de -50 % à – 95 %…

Elles se stabilisent d’abord grâce aux efforts du SME, qui cède en 1992 / 1993, avant de stabiliser ne raison de l’arrivée de l’euro…

Mais qui, qui, qui, aurait bien pu penser qu’en arrimant toutes ces monnaies, cela aurait pu mal finir ???

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

87 réponses à [Reprise] L’Euro, une chance pour la France, une chance pour l’Europe [1997]

  1. yoananda Le 15 décembre 2013 à 07h03
    Afficher/Masquer

    Tiens, c’est un peu comme l’immigration chance alors … avec d’ailleurs les même genre d’arguments frelatés d’ailleurs.


  2. Patrick Luder Le 15 décembre 2013 à 07h08
    Afficher/Masquer

    Feuille blanche, je voulais répertorier
    les arguments avérés et ceux qui se sont révélés faux …
    Même en 2e lecture, je ne trouve aucun argument dans ce texte,
    qui se soit révélé allant dans le bon sens ou étant justifié !!!

    Il n’y a aucun avantage à s’être immergé dans l’€,
    l’€ ne facilite en rien l’économie Européenne dans le monde,
    l’€ ne sert même pas à comparer le niveau de vie ou le pouvoir d’achat interne,
    l’€ n’a même pas facilité les échanges internes,
    l’€ n’a en rien, maintenu une économie de base …
    Aucun argument ne tiens, aucun => j’ai fait feuille blanche.

    Mais ce n’est pas la faute à la monnaie unique …
    La faute est dans le manque de recherche d’égalité et d’équité,
    la faute est dans la négligence à maintenir une économie locale,
    la faute est notre mode de production insensé au service d’un profit maxi à la solde du mini.
    c’est la société qui se meurt et de tous ses liens sociaux,
    et c’est la nature qui trinque, toujours plus acculée dans des réserves lointaines.

    Nous n’avons aucun considération pour nous-même ni pour notre prochain,
    nous ne méritons que cette vie que nous soutenons,
    au travers de notre mode de vie consumériste,
    au travers de notre désintérêt pour la vie publique,
    au travers de notre désengagement politique.

    Nous ne vivons que pour le fric, individuellement et avec aigreur
    et c’est cet individualisme et cette course au fric qui nous perd.

    Réveillez-vous citoyens, vivez et vibrez pour la collectivité.
    Liberté – égalité – fraternité, sont-ils devenus des mots vides de sens ?


    • yoananda Le 15 décembre 2013 à 11h05
      Afficher/Masquer

      L’individualisme est un phénomène émergeant du mode de vie urbain.
      L’Euro est incompatible avec des cultures et des langues différentes.
      L’Euro nous obliges à une confiance mutuelle, mais ça ne se décrète pas, ça se mérite, par une gestion saine de l’argent public. Ce que nous ne faisons pas vraiment, du moins en France, pour ce que j’en sais.
      En effet, l’Euro ni est pour rien, mais l’Euro est quand même une erreur.
      Quand au reste … on ne va pas refaire la nature humaine. Quelle nous plaise ou non, il faut bien faire avec et ne pas oublier qu’on n’est pas né au paradis. On est en mode survie permanente. Non pas parce que nous nous affrontons, mais parce que nous ne sommes pas équipés en tant qu’animal pour vivre sur cette planète. On est obligé de combattre pour notre pitance contre la nature et les éléments.


      • Patrick Luder Le 15 décembre 2013 à 19h51
        Afficher/Masquer

        L’individualisme est né d’un monde modernisé, ou tout est accessible en 1 minute en courant avec son caddy … avant la 1ère révolution industrielle, les gens avaient besoin les uns des autres pour toutes choses, les gros travaux ne pouvaient se faire qu’en commun, et finissaient toujours par une vraie fête !!! Cette époque est lointaine, maintenant hors de vue de notre génération => mais tellement plus proche que vous ne pouvez l’imaginer !!!


  3. Ankou Le 15 décembre 2013 à 07h22
    Afficher/Masquer

    J’ai cru à ce discours, comme beaucoup ………..


    • luci2/29 Le 15 décembre 2013 à 08h59
      Afficher/Masquer

      @Ankou

      sympathisant “bonnet rouge” , je constate ou plutôt suppose un
      sentiment de culpabilité.
      A mon avis,comme beaucoup de français,mais ici dans notre “bout du monde”,
      l’influence ,devenue génétique ,des injonctions (injections ?) des prêches de beaucoup trop de nos Abbés ,jusqu’aux années folles de “68”,nous ont largement inculqué cette notion erronée et malfaisante.


      • perceval22 Le 15 décembre 2013 à 09h31
        Afficher/Masquer

        @luci2/29 vu les resultats du brest FCA l’année dernière on devrait se faire discret , WAR ROCH for ever


      • Emmanuel Le 15 décembre 2013 à 10h16
        Afficher/Masquer

        Ça ne date pas des abbés bretons ! La culpabilité, notion malfaisante effectivement, marque l’ensemble de notre civilisation judéo-allemand-chrétienne, même pour ceux qui ne sont jamais allés à la synagogue ou a l’église.


    • step Le 16 décembre 2013 à 11h58
      Afficher/Masquer

      j’avais senti venir l’embrouille, mais on est pas là pour faire un concours de “qui avait été le plus clairvoyant”, c’est le futur qui nous importe maintenant. Ce qui importe dans ce billet, à mon avis, c’est surtout de mesurer la quantité d’anneries qu’est capable de déverser un homme politique en quelques lignes. C’est cela qui nécessite vaccination pour l’avenir.


  4. Gergaud Le 15 décembre 2013 à 07h43
    Afficher/Masquer

    Bonjour,

    Un bilan n’a pas de fin dans analyse alors s’il fallait ordonner les avantages de l’histoire de l’Europe, j’en retiens deux : minimisation du risque de guerre et liberté de circulation. C’est déjà pas mal et je suis prêt à tout pour cela.
    Cdlt


    • Jmeransaigne Le 15 décembre 2013 à 11h10
      Afficher/Masquer

      Je ne pense pas du tout que le risque de guerre soit à minima pour l’Europe, bien au contraire, et ça commence dans la rue….


      • yvan Le 17 décembre 2013 à 13h40
        Afficher/Masquer

        Confondre guerre et révolution, et ne pas se rendre compte que la première tue énormément plus, là, il faudrait essayer d’avoir un minimum de pertinence…


        • Jmeransaigne Le 17 décembre 2013 à 14h46
          Afficher/Masquer

          Bonjour,
          Il faudrait habiter Saturne pour ignorer que la guerre tue plus, bien-sûr qu’une révolution.Je ne parle pas de révolution, je parle bien de guerre, et en instaurant un climat de méfiance, de haine entre les gens d’un même peuple puis entre les gens d’une même “union”(l’Europe), on construit un terrain propice à l’acceptation de la violence et de la guerre, c’est tout ce que je voulais dire.


    • niethil Le 15 décembre 2013 à 15h57
      Afficher/Masquer

      L’Europe ne minimise pas nécessairement les risques de guerre. Les effets de la construction européenne au niveau géopolitique sont évidement dépendant du contexte global.


    • grub Le 15 décembre 2013 à 17h17
      Afficher/Masquer

      Je ne crois pas à cet argument.
      Les seules guerres que commettent les pays occidentaux sont des guerres sans risque, loin de chez eux. Résurgences de la politique de la canonnière et autres guerres coloniales.
      Je ne pense pas qu’il y ait plus d’1% de la population européenne qui soit capable de se battre comme aux deux dernières guerres mondiales.


    • yoananda Le 15 décembre 2013 à 22h53
      Afficher/Masquer

      Le risque de guerre est minimisé par l’équilibre de la terreur et la bombe A. La guerre est minimisée par l’envie de ne pas remettre le couvert. L’Europe n’a strictement rien y voir, c’est juste une récupération politique. C’est simplement un projet business.


    • Loran Le 16 décembre 2013 à 09h56
      Afficher/Masquer

      “Liberté de circulation”: Vous vous faites partie de ceux qui ont, encore, les moyens de voyager.
      “Minimisation des risques de guerre”: Vous rigolez? Le monde merveilleux des bisounours européens… Il serait interessant de ressortir les discours de Tito à propos de la Yougoslavie là.


    • red2 Le 17 décembre 2013 à 15h22
      Afficher/Masquer

      Arrêtons SVP avec cette légende de l’Europe de la paix… La fin du risque de guerre en Europe occidentale on le doit surtout à la guerre froide et au glacis atomique qui va avec, le tout couplé a l’emprise US sur l’Europe de l’Ouest d’après la deuxième guerre mondiale. Après il y a évidement la bombe française qui règle définitivement nos pbs de sécurité vis a vis de notre envahissant voisin…
      Alors l’EU dans tout ça elle me parait pas peser beaucoup et est au contraire en train de raviver des tensions qu’on avaient pas vu depuis des dizaines d’années sur notre continent…


  5. TZYACK Le 15 décembre 2013 à 07h43
    Afficher/Masquer

    La loi du plus fort est depuis toujours la seule règle naturelle qui vaille tant pour les individus que pour les familles et les clans, les peuples et les nations :
    “Si tu veux la Paix, prépare la Guerre”


  6. Jmeransaigne Le 15 décembre 2013 à 08h20
    Afficher/Masquer

    En fait, on s’est rapidement rendu compte que ce que promettait l’euro était faux:j’ai fait une expérience à l’époque:avant de passer à l’euro, j’ai fais un caddy de courses et j’ai gardé précieusement ma liste, ensuite, quatre mois après être passé à l’euro, j’ai refais le même caddy et……il coutait au final 22, 80 euros de plus que le premier……..seulement quatre mois après sa mise en place……en revanche mon salaire lui n’avait pas bougé.


    • Amsterdammer Le 15 décembre 2013 à 10h23
      Afficher/Masquer

      Intéressant, mais 22,80 de plus, sur un total de combien?
      Sur 100 €, c’est plus significatif que sur 1000 €, sachant qu’il y a 4 mois d’écoulés.


      • Jmeransaigne Le 15 décembre 2013 à 10h49
        Afficher/Masquer

        eh bien le prix total du caddy en francs était de 897 francs et des centimes(je ne me souviens plus exactement, c’est vieux) en euros quatre mois plus tard de 159,…..euros, j’avais fais le calcul à l’époque et je me souviens bien du chiffre de 22 euros et 80 cts.


        • FL Le 15 décembre 2013 à 12h37
          Afficher/Masquer

          Donc; 897,00 FF = 136,75 € ( 1 € égale 6,55957 FF)

          20,80 € sur cette somme représente une augmentation de 15,21 %
          Si vous avez encore le ticket de caisse il serait intéressant de refaire à présent les mêmes courses avec des produits équivalents.


          • Jmeransaigne Le 15 décembre 2013 à 12h52
            Afficher/Masquer

            13 ans plus tard, je ne l’ai plus, j’avais pensé à l’époque que l’expérience valait vraiment le coup etelle est à mon avis parlante.en fait, c’était assez facile de mettre en doute l’euro et un pouvoir d’achat plus important, tout ce qui coûtait au-delà de 9 fr, a été arrondi=1,50 euros, et ainsi de suite.


    • Jack Le 15 décembre 2013 à 18h01
      Afficher/Masquer

      Vous êtes sur que c’est l’euro le responsable de l’augmentation de votre caddie? Dans ma grande naïveté je pensais plus à une bande de margoulins commerçants qui ont profité du changement de monnaie pour augmenter leurs prix en douce.
      Au fait, est-ce qu’il existe beaucoup d’exemples de changement de monnaie sans augmentation des prix?


  7. Christophe Le 15 décembre 2013 à 09h15
    Afficher/Masquer

    La seule chose vraie dans ce document est le fait que l’Euro ext eevenue une monnaie internationale importante, qui peu à peu érode la pré-éminence du dollar dans les échanges internationaux.
    Pour le reste, c’est à pleurer…
    J’avais voté oui à l’Euro.
    Puis j’ai voté non au traité de constitution après l’avoir très attetivement lu
    Je suis maintenant pour une sortie de l’Europe et de l’Euro, qui sont totalement dirigés par les banques et les lobbies, et s’affirment jours après jours comme la fin de la démocratie en Europe


    • Yann Le 15 décembre 2013 à 09h23
      Afficher/Masquer

      De tout facon, la democratie n’a jamais vraiment existe que cela soit avant ou apres l’Euro. Certes, cela ne va pas en s’ameliorant, plutot meme l’inverse. https://www.youtube.com/watch?v=oN5tdMSXWV8


  8. perceval78 Le 15 décembre 2013 à 09h34
    Afficher/Masquer

    ce qui serait interessant ce serait de retrouver un papier identique des NONS de l’epoque , pour savoir qui est credible aujourd’hui .


    • Julian Le 15 décembre 2013 à 10h52
      Afficher/Masquer

      Perceval,
      Vous trouverez nombre d’extraits de discours de Philippe Séguin sur internet.
      Il est frappant, rétrospectivement, de noter ses mises en garde contre la dégradation
      démocratique induite par la création de l’euro.
      Ce grand animal politique avait bien vu le danger de la “dépossession” de sa monnaie par un
      corps politique donné, par des nations telles que France et Italie.

      La situation allemande présente le processus inverse : appropriation de l’euro comme substitut à l’ancienne monnaie.

      C’est bien l’impasse où nous sommes : l’euro est devenu le nouveau mark, presque parfaitement adapté aux fondamentaux de l’Allemagne et de quelques satellites.
      Mais gravement inadapté à ceux des grands états bordant la méditerranée.
      Cordialement


      • Steve.C Le 16 décembre 2013 à 11h30
        Afficher/Masquer

        On peut dire ce que l’on veut, mais une constante reste, il n’y a aucune marge de manœuvre politique (hors sociétale…) qui ne puisse se faire sans contrôle de sa banque centrale.
        La défaite de Mandela (peut relayée d’ailleurs…) sur le terrain économique en est le dernier exemple en date.


    • ploi Le 15 décembre 2013 à 19h21
      Afficher/Masquer

      Parmi les hommes politiques encore actifs, y a au moins Chevènement, Dupont-Aignan, De Villiers, Voynet, Laurent, Besancenot, Guaino, Le Pen et … Fillon!!

      J’ai trouvé ça : http://www.lemonde.fr/politique/visuel/2012/09/18/de-maastricht-au-traite-budgetaire-les-oui-et-les-non-de-39-personnalites-politiques_1760615_823448.html

      En bougeant le curseur, on peut voir les votes de différentes personnalités politiques au fur et à mesure des traités. C’est pas mal fait.

      On voit ceux qui n’ont jamais varié : Dupont-Aignan, Besancenot, Laurent, Le Pen.

      Et ceux qui ont voté oui à Maastricht avant de se raviser : Mélenchon, Lienemann.

      Et ceux qui ont voté non à Maastricht et oui ensuite : Fillon, Bertrand, NKM.


      • Philippe Minvielle Le 15 décembre 2013 à 23h52
        Afficher/Masquer

        Excellente adresse. Je me rend compte que le seul élu ayant eu la même démarche que moi est …Julien Dray. Apres avoir voté oui aux deux référendum, par idéalisme pour le premier, par considération stratégique pour le second, j’ai été profondément choqué par ce déni de démocratie qu’est le traité de Lisbonne. Hors sans démocratie, le rêve européen tourne au cauchemar. Il est plus que temps pour nous citoyens de nous réveiller. S’informer,( notamment sur ce site) est un bon début. Mais au delà il faut agir, se faire entendre, intégrer des structures politiques existantes, en créer de nouvelles, reprendre ce pouvoir qu’on nous a confisqué.


        • Steve.C Le 16 décembre 2013 à 14h29
          Afficher/Masquer

          Je ne vous suis pas vraiment sur “l’intérêt stratégique” que vous évoquez si ce n’est l’argument marketing qui avait été utilisé à l’époque ?
          Si vous cherchez réellement à comprendre le pourquoi du comment, l’union européenne à été faite et par qui, je ne peux que vous conseiller la conférence de Francois Asselineau “Qui gouverne la France et l’Europe” http://www.youtube.com/watch?v=Bb8dB7d3BdE‎ Je vous garanti un choc émotionnel intense, peut etre meme une nuit blanche. Il s’agit d’un petit parti (UPR) créé en 2007 avec des analyses tellement pointues et irréfutables, qu’il est le seul parti interdit de Wikipédia et banni des médias mainstream.


          • master t Le 18 décembre 2013 à 16h33
            Afficher/Masquer

            J’ai eu l’occasion d’écouter certaines de ses conferences (ASSELINEAU) et elles sont tres instructives, particulierement, aussi bien, sur les rouages de cette machine strategique que de la maniere d’ avancer ses pions et de phagocyter des domaines qui appartenaient jusque là a l’Etat Nation et pour lesquelles la collaboration des élites fut indispensable. Cette collaboration effective et efficace l’a ete dans les annees 1940.( j’ai à ma disposition 2 exellents textes tirés de “l’illustration” (1941) qui valent les promesses “bisounesques” de l’article du Monde. Ils sont d’ailleurs à coupler avec les dires d’Hermann RAUSCHNING dans “HITLER M’A DIT” edité le 21.12.1939.)
            NB: les 2 textes sont tres longs mais mériteraient d’etre reproduis sur ce site.


          • master t Le 19 décembre 2013 à 22h37
            Afficher/Masquer

            ok pour vous envoyez par la poste la photocopie A3 (il me faut une adresse), ou en main propre (sur Paris) le numero complet: L’ILLUSTRATION N 5125 du 31 mai 1941 ou figurent 2 articles:
            – “notre role europeen” de Jacques DE LESDAIN
            -” la France dans l’Europe de demain” de Louis REYNAUD
            je pourrais vous fournir pour l’occasion quelques citations complémentaires qui seront tres utiles a l’approfondissement du panorama qu’ils nous promettaient via l’ancien et dissident gouverneur de Dantzig qui écrivit ” Hitler m’a dit” et qui ne put éditer son livre pamphlétaire que le 21.12.1939 (la nuit la plus longue de l’année!) puisque, comme il le précise dans son introduction, personne ne le croit… jusqu’à l’entrée en guerre de la France.
            Hitler vise un reich pan europeen: ” tout cela est cimenté par une ARMEE COMMUNE, par une economie et un SYSTEME MONETAIRE COMMUN, par une POLITIQUE ETRANGERE COMMUNE” avec l’Allemagne COMME LOCOMOTIVE de cette Europe socialement, économiquement et racialement hiérarchisé.


  9. Lumieredusud66 Le 15 décembre 2013 à 10h26
    Afficher/Masquer

    On nous a parlé de plus de démocratie. Ah oui? Et pourquoi le peuple ayant voté (pour la dernière fois en 2005 et plus jamais consulté après nationalement), a voté NON à la constitution européenne, pourquoi le président Sarkozy nous l’impose à peine revisité en 2007? C’est ça la démocratie?

    Une idée à faire mûrir dans les esprits:
    On arrive à faire de grandes pétitions électroniques aujourd’hui, pourquoi ne lancerions nous pas le suffrage électronique par internet? Vu le nombre de foyer équipé, la nouvelle façon de voté devrait être nettement moins coûteuse, facile à mettre en place avec un accès securisé comme pour payer vos impôts en ligne.
    Voulez vous une nouvelle démocratie pour le XXI siècle ou la laisserons nous mourir avec la privation de nos droits humains?


    • Jmeransaigne Le 15 décembre 2013 à 10h52
      Afficher/Masquer

      Le vote est désuet, il faut changer de manière pour choisir nos représentants, et puis, il y a eu dejà des fraudes, je ne pense pas qu’elles seraient évitées en votant électroniquement et même, je pense que le résultat pourrait être très facilement truqué.


      • Lumieredusud66 Le 15 décembre 2013 à 11h56
        Afficher/Masquer

        Je me suis trompé je voulais parlé de référendum et pas de suffrage universel!!!


        • Jmeransaigne Le 15 décembre 2013 à 12h13
          Afficher/Masquer

          Je pense que vous n’imaginez pas le nombre de personnes qui n’ont pas internet.


          • Lumieredusud66 Le 15 décembre 2013 à 23h58
            Afficher/Masquer

            D’après l’INSEE, 2 foyers sur 3 possèdent internet à la maison. Si l’on considère les taux d’abstentions records historique de plus de 46%, ils me semblerait qu’ avoir l’avis de 66% de la population sur un référendum électronique serait largement plus pertinent qu’un sondage à moitié manipulé.
            De plus, rien n’empêcherait les gens ne disposant pas d’Internet à la maison, de voter depuis leur travail, d’un cybercafé ou de chez des amis.
            Je soulève la question dans le but d’une vrai démocratie pour ceux qui y croit encore. Ou simplement, pour la reconstruction après le KO que laissera l’effondrement de l’euro.


          • lateo Le 16 décembre 2013 à 15h29
            Afficher/Masquer

            Et le vote électronique, dans les conditions actuelles, serait parfaitement inacceptable. Ces trucs sont des boîtes noires protégées par « le secret industriel » (sic), alors pour savoir comment le logiciel fonctionne et donc pour pouvoir vérifier/recompter tu feras confiance à la boîte (pas française, sinon c’est un peu moins drôle et surtout une grave atteinte à la concurrence libre et non faussée, hein…).

            Je suis favorable au vote électronique dans l’absolu. Même par internet sous certaines conditions. Concernant l’accès internet, au pire on peut très bien imaginer qu’une ou plusieurs machines (selon la taille et les moyens) soient mises à disposition dans les mairies.

            Mais aujourd’hui? C’est juste une vaste blague. En étant gentil, car objectivement, c’est plutôt une insulte, un crachat dans la face des citoyens. :vomi:


          • lateo Le 16 décembre 2013 à 15h38
            Afficher/Masquer

            Pleins de papys-mamies n’ont pas le net! Mais se déplacent massivement pour voter contrairement aux “jeunes” qui ont grandi et vécu dans un environnement différent et parmi lesquels nombreux sont ceux qui ne croient plus au jeu électoral ou ne se sentent nullement tenus de se déplacer plutôt que de regarder [insérer ici toute émission de TV « hautement intellectuelle », genre ce qui passe sur tf1, m6 & co.].

            Vu le conflit d’intérêt générationnel qu’on connaît, ça arrangerait bien les actifs (et plus tard leurs enfants, et leurs enfants…) que les anciens “subissent une abstention involontaire”. o/
            À défaut d’être franchement démocratique, certes.

            (joke, je précise au cas où…)


          • Steve.C Le 17 décembre 2013 à 14h26
            Afficher/Masquer

            Comme le fait remarquer Lumieredusud66, 2/3 des foyers ont internet. Je ne pense pas vraiment (affirmation gratuite) qu’ils soit utilisé à bon escient par la ménagère qui clique de Facebook à vente privé en passant par le bon coin et qui s’informe à partir du mainstream traditionnel version 2.0. Quand on regarde attentivement les commentaire laissés sur Le monde version numérique, je me dis non, les gens n’ont toujours pas accès à l’information. Est ce de la feignantise, ou une suspension consentie de l’incrédulité ?

            Sur le vote électronique j’ai le meme avis que Lateo. Ca serait bien mais en fait non, trop facilement manipulable (voir Bush, et ses amis constructeur de machine…). Je verrai bien, meme une solution ou l’on pourrait exprimer son opinion avec la télécommande de la box avec une double identification (code reçu par SMS) comme pour se logger sur son compte en banque. Mais on en revient au meme problème qui programme le serveur? Qui l’administre ?
            Pourtant, je suis sûr qu’il y aurait une pléthore de gens qualifiés, bénévoles, indépendants pour s’assurer que le code d’une telle machine serait d’une robustesse à toute ingérence. On a bien des versions de Linux qui n’est que la résultante d’un super boulot collaboratif beaucoup plus fiable et transparent que Windows.


    • Jmeransaigne Le 15 décembre 2013 à 16h31
      Afficher/Masquer

      Il y a plein de sites qui proposent des actions citoyennes sur le Net, tapez “action citoyenne”, vous avez le libre arbitre pour choisir dans laquelle vous investir. vous investir.


  10. Casquette Le 15 décembre 2013 à 10h35
    Afficher/Masquer

    @perceval78
    Pour l’instant j’ai trouvé ça :

    http://www.liberation.fr/france/1997/02/24/pasqua-de-villiers-duo-contre-l-euro-l-ancien-ministre-tente-de-federer-les-opposants-a-la-monnaie-u_196119

    «Si les conceptions de l’Allemagne, pour compréhensibles qu’elles soient au vu de son histoire, de sa psychologie, du poids déterminant du mark dans la future monnaie européenne, devaient prévaloir, c’est-à-dire si la France, à travers l’euro et le pacte de stabilité, devait se départir de sa souveraineté, de toute liberté monétaire, donc budgétaire, donc fiscale, donc in fine économique et sociale, alors il conviendrait de revenir devant le peuple français, seul détenteur de cette souveraineté et, partant, seul habilité à s’en défaire par la voie du référendum», a-t-il déclaré avant d’ajouter: «Le modèle européen qui se dessine sous nos yeux forme un tout, monétariste, fédéral, atlantiste, et il apparaît impossible d’en accepter une partie sans être contraint d’en accepter les autres, ni d’en refuser une sans renoncer à toutes.»


  11. Jacques.cubaynes Le 15 décembre 2013 à 10h58
    Afficher/Masquer

    Autre débat, et commentaires globalement eurosceptiques….L’Euro n’est sans doute pas la panacée, néanmoins si nous avions conservé le Franc, combien couterait aujourd’hui le litre de carburant dont nous usons tous tous les jours??? Combien couterait la moindre escapade à l’étranger que + de 22 millions de Français pratiquent chaque année??…Vu le peu de confiance internationale qu’inspire aujourd’hui notre gouvernance, à quel taux emprunterait le pays sur les marchés, pour faire ses fins de mois….
    Soyons un peu sérieux, ce n’est pas l’Euro qui est en cause, c’est l’extrême réticence de nos gouvernements (notamment Français) à mettre en place les outils supranationaux de contrôle et de pilotage budgétaires , économiques et fiscaux qui nous a conduit là où nous sommes…
    Aujourd’hui, sans l’Euro, le Mark serait tellement fort que l’Allemagne ne vendrait plus rien et s’effondrerait, et les autres monnaies européennes (hors la livre, mais est-elle européenne?) tellement faibles que nous serions probablement tous des “nouveaux pauvres”.
    Bon Dimanche !!


    • crapounet Le 15 décembre 2013 à 12h05
      Afficher/Masquer

      Étant donné qu’un gros pourcentage du prix de l’essence est de la taxation. La différence serait quasiment indolore en jouant dessus.

      Pour le reste, s’il n’y avait pas eut l’euro, notre monnaie aurait continué à être plus forte que la plupart des pays du pourtour méditerranéen.

      Enfin si la simple utilité de l’Euro, c’est la possibilité de voyager; je dois avouer que je ne pense pas que faire de ce continent un gigantesque club med sans travail mais avec des touristes soient la panacée des politiques économique.


    • grub Le 15 décembre 2013 à 17h23
      Afficher/Masquer

      Merci à Mr Baverez et autres déclinologues pour faire croire aux gens qu’en France on est fini, débile et qu’on a besoin de l’euro pour s’en sortir.


    • LA ROQUE Le 15 décembre 2013 à 18h34
      Afficher/Masquer

      ah le prix de l essence , le chiffon rouge que l on agite contre ceux qui propose de sortir de l euro. Après c’est la dette qui suit…


    • albert Le 16 décembre 2013 à 15h10
      Afficher/Masquer

      Désolé Jacques, on n’a plus le droit d’être nuancé sur ce blog. Le dogme est la critique de nos institutions européennes dont l’euro fait partit.

      Je regrette le temps ou ce site etait basé sur des informations objectives, des leçons d’économies. J’y ai appris énormément et je t’en serais éternellement reconnaissant Olivier.

      Olivier ceci est ton blog, bien sur tu as le droit d’en faire un blog politique.

      Tu finis même par rejeter l’idée que le franc aurait pu être dévalué par rapport au dollars (cf prix carburant).

      Finallement, comme toi, je trouve que c’était mieux avant 🙂


    • Steve.C Le 17 décembre 2013 à 16h34
      Afficher/Masquer

      Jacques, vous nous faite le coup du chiffon rouge qu’agite l’UMP en ce moment pour ne pas sortir de l’euro, cad du catastrophisme sans fondement. Voir les arguments de Benoit Apparu face à Todd et Phillipo qui se délecte quand Apparu fait le coup de la panne d’essence et du renchérissent du prix de la dette… le pauvre, il ne connait simplement pas le dossier ni le droit international. Débat France 2 Mots croisé, A quoi nous sert l’euro http://www.youtube.com/watch?v=oW43U_NaJQI


  12. olposoch Le 15 décembre 2013 à 11h23
    Afficher/Masquer

    l’euro a en tout cas été une chance, et une vraie, pour les signataires de cette belle poesie…
    Preuve qu’ils ne sont peut-être pas aussi incompétents ni aveuglés par leurs croyances.


  13. Jmeransaigne Le 15 décembre 2013 à 11h46
    Afficher/Masquer

    eh bien, Le Monde racontait n’importe quoi…..et n’a même pas pris le temps pour analyser la crise de 2008;
    . Bien plus vite qu’en 1929, où la chute de l’activité avait duré près de quatre ans. Bien plus vite aussi que ne le prévoyaient les économistes, aussi mal à l’aise dans les descentes que dans les ascensions.”ben, la chute de l’activité dure depuis 5 ans…..
    “Le seul progrès – si l’on peut dire -, c’est qu’à chaque nouvelle crise, on a tendance à faire un peu moins de bêtises que la fois précédente dans la façon de la gérer. C’est peu, mais c’est, aujourd’hui, ce qui nous sauve.”05/09/2009
    Nous sommes donc sauvés!alléluia!!
    ;O)


  14. BA Le 15 décembre 2013 à 12h42
    Afficher/Masquer

    Chiffres Eurostat d’octobre 2013 :

    Grèce : 27,3 % de chômage
    Chez les jeunes de 15 à 24 ans : 54,8 % de chômage

    Espagne : 26,7 % de chômage
    Chez les jeunes de 15 à 24 ans : 57,4 % de chômage

    Croatie : 17,6 %
    Chez les jeunes : 52,4 %

    Chypre : 17 %
    Chez les jeunes : 43,3 %

    Portugal : 15,7 %
    Chez les jeunes : 36,5 %

    Slovaquie : 13,9 %
    Chez les jeunes : 31,5 %

    Bulgarie : 13,2 %
    Chez les jeunes : 28,8 %

    Irlande : 12,6 %
    Chez les jeunes : 26 %

    Italie : 12,5 %
    Chez les jeunes : 41,2 %

    Près d’un tiers des Grecs sans couverture sociale.

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/12/09/pres-d-un-tiers-des-grecs-sans-couverture-sociale_3528051_3214.html


  15. Incognitototo Le 15 décembre 2013 à 14h19
    Afficher/Masquer

    Rien à enlever, ces “élites” se sont bien foutus de nous avec leur propagande… Cependant, est-ce que dans le cadre monétaire mondial actuel, ça a un sens d’avoir sa propre monnaie ? Pour moi, non… Il n’y a rien que nous pourrions faire de plus avec une monnaie nationale que nous ne pourrions pas faire, si nous avions un minimum de “volonté politique”.
    J’attends que quelqu’un m’explique un jour, pourquoi l’Allemagne (et d’autres) “y arrive” (avec toutes les réserves que chacun connaît et qu’on a déjà explorées sur ce blog) avec cette monnaie et pas nous. D’autant que si on pense que les différentiels de compétitivité sont centraux, alors pourquoi ce ne sont pas les pays à plus faibles coûts salariaux qui en profitent ??? Comme l’Espagne, la Grèce et autres…
    http://www.coe-rexecode.fr/public/Indicateurs-et-Graphiques/Indicateurs-du-cout-de-l-heure-de-travail-en-Europe

    Pour le reste, Patrick Luder a déjà dit en grande partie ce que je pense.


    • Jack Le 15 décembre 2013 à 15h19
      Afficher/Masquer

      Pourquoi? Parce que la France est ce qu’elle est tout simplement…
      Essayez un peu de trouver des (hauts)fonctionnaires qui ont encore le sens de l’état. Tout ce que vous aurez c’est le “modèle” qui a si bien géré le Crédit Lyonnais. Si les souverainistes s’imaginent que c’est avec ça qu’ils arriveront à sauver la France, bon courage!


    • samuel Le 15 décembre 2013 à 22h35
      Afficher/Masquer

      Tu n’as qu’à reprendre la carte industrielle aux XIX ème, où est la Ruhr? et sinon le Connémara, l’Andalousie, la Crète ils étaient comment au niveau industriel?
      Ah la faiblesse de croire que puisque le tertiaire est le développement qui suit l’agriculture, le commerce et l’industrie, il peut ce substituer à tout les autres.
      (sauf que sans les autres, c’est juste du tourisme, de l’optimisation fiscal, ou de la vente de ressource).
      Si l’Allemagne est forte c’est par son industrie, le maintient par ces groupes des entreprises intermédiaire et sa stratégie (pas de dépense belliqueuse, peu de recherche fondamental ou spatial, peu de diplomatie, une fédération s’unit par le mercantilisme, une république par la république).
      Il y a 1 pays sur 17 (ou 18) qui ce satisfait d’un Euro fort, mais le problème c’est les 16 (17) autres.
      Va savoir, si ça ce trouve avec un salaire à 1 euro de l’heure la Grèce aura peut-être une Ruhr qui poussera pendant la nuit.ou alors les Grecs auront inventés les supraconducteurs à température ambiante (quoique peut-être qu’un euro de l’heure c’est trop…. un euro par mois, là il devrait ce bouger).
      La valeur ajouté…. mon ouvrier me rapporte, mais ma femme de ménage me coute …


      • samuel Le 15 décembre 2013 à 22h57
        Afficher/Masquer

        @Incognitototo, le prend pas mal… mais:
        -avec les atlantistes qui ne s’intéresse qu’à New York sous influence californienne, tu risques pas de découvrir les smokeJumper et la gestion d’incendie dans un grand pays (et les personnages qui y correspondent).
        -avec les mondialiste qui résument le monde en quelques villes et 2 ou 3 nations, tu risques pas de découvrir que les océans sont le poumon de la terre.
        -avec les financiers qui ne s’intéressent qu’aux actions Apple, tu risques d’associer la science à de la magie noire.
        -alors avec un résonnement microéconomique (au sens usuel, le mien intègre les échangent extérieurs à l’entreprise) bidouillé à de la macro, avec un universalisme brut (non pas sur le fond, mais sur l’absence de complexité de ces formes) tu risques pas pour l’instant d’accepter l’échec de l’Euro (comme projet politique, sans ambition politique, c’est à dire la même loi et des dons des pays riches vers les pays pauvres par ce qu’ils font partis de la famille)


        • Incognitototo Le 15 décembre 2013 à 23h41
          Afficher/Masquer

          Mais, je suis totalement d’accord, l’euro est bien un échec à cause de l’absence de projet politique… Cela dit, est-ce qu’en sortir va nous en donner un pour autant ??? Et non accessoirement, est-ce qu’en sortir nous donnerait pour autant les moyens de notre politique ??? C’est là, où j’ai plus que de forts doutes… surtout quand je vois comment fonctionnent les pays qui ont encore leur (soi-disant) indépendance monétaire, ou que je me rappelle comment la France fonctionnait sans Euro (à partir de 71, bien sûr)…
          Par ailleurs, vous ne répondez pas à la question de la compétitivité… Toute la logique d’une réappropriation du levier monétaire repose sur la possibilité de faire de la dévaluation compétitive, pour redevenir attractif pour les investissements (et donc, recréer du boulot)… sauf qu’en réalité ça ne fonctionne pas comme ça, parce que sinon l’Espagne ou la Grèce (qui ne sont pas des pays sous-développés industriellement, la part de leur secteur industriel restant même supérieur à celui de la France) auraient dû devenir de nouveaux eldorados pour les industries européennes… Or ça ne s’est pas passé comme ça… et ça ne se passerait pas plus comme ça, s’ils retrouvaient leur indépendance monétaire ; pas plus que les Allemands d’ailleurs ne se remettraient à leur re-acheter ce qu’ils ont à vendre… Je vous laisse chercher pourquoi…


          • samuel Le 16 décembre 2013 à 21h34
            Afficher/Masquer

            Mais justement l’industrie cela ce cultive, il te faut du temps pour les amortir et créer les synergies nécessaire.
            Et même avec cela tu as des positionnements stratégiques, l’Italie par exemple fournit beaucoup d’élément simple d’engrenage (c’était aussi le positionnement de la France, sauf en cas de volontarisme étatique), l’Allemagne fera le moteur, la technicité, donc la marge sera sur ce dernier.
            Et tu as tout un écosystème d’entreprise, c’est-à-dire que si le länder ou la fédération décide une stratégie (sortie du nucléaire par exemple) tu as la moitié du boulot de fait par le simple vivier (bon ça râle aussi, mais c’est le signe qu’on est vivant 🙂 ), tu n’as pas tout ce potentiel est Grêce qui a aussi un positionnement qui est concurrencé par les émergeant (c’est un peu comme les tomates au Maroc, y à aucune valeur ajouté, si encore il souhaitait vendre du ketchup, au moins il garderai l’eau et ce donnerai un peu de marge).
            Et la déflation salarial n’est pas stimulante (c’est rien de le dire).
            J’ai un ami qui a pris des vacance en Grèce, le patron de l’hôtel un Belge, ce plaignait de ces salariés. Au bout d’une semaine cet ami demande au Belge combien d’heure ces salariés faisaient:”60 heures par semaine, pour environ 500 euros par mois”, d’où cet question: “à l’heure place seriez vous motivé?”, réponse du Belge :”non !”.
            Et puis il n’y a pas que la dévaluation, c’est la négociation sur le montant des dettes souveraines qui seraient possible ble en sortant de l’Euro (au choix une monnaie dévalué ou on renégocie), par conséquent la patate chaude retourne à la BCE à nos banques etc…
            Y à pas de solution sympathique, mais un euro sans transfert, qui ne renégociera pas le montant de ces dettes souveraines, c’est une mort lente (à l’opposé c’est vrai que la sortie de l’Euro sera très ou trop vivante).


            • Incognitototo Le 17 décembre 2013 à 03h08
              Afficher/Masquer

              Aucune réponse à mon constat, pas grave…

              Ça c’est sûr que ça sera très “vivant”, quand les taux des marchés exploseront pour nous, avec des taux qui atteindront rapidement deux chiffres pour l’État, mais aussi pour les entreprises et les particuliers… et qu’au lieu de 45 % de notre budget national ; c’est 50 % ou 60 % qui passera dans le remboursement de nos dettes… Y-a-qu’à pas rembourser ? Ça aussi c’est très vivant… Y a-t-il un seul français qui soit prêt à perdre 40 % de pouvoir d’achat, comme l’ont supporté les Islandais… Et comment on amortit ce genre de choc social ?… Moi, je vois pas…

              Vous êtes des apprentis sorciers et vous ne voulez juste pas admettre que “l’indépendance”, c’est fini, qu’on n’a pas les moyens de la rétablir… et qu’il faut trouver des solutions politiques autres.


          • samuel Le 17 décembre 2013 à 20h05
            Afficher/Masquer

            @incognito, dans ma formation (il y a bientôt 15 ans)) il y avait une partie sur les pays en développement et la stratégie FMI, endettement pour stimuler des infrastructure (qui arrangent nos entreprises), développement d’une culture d’exportation à faible VA (café coton, etc…) mais évidement pas de développement des besoins locaux par les acteurs locaux et au final à la moindre baisse de rentré (chute du marché, de la demande, concurrence d’un autre émergent) les intérêts non rembourser s’additionnent au capital, gonflant celle ci, la dette devient impossible à rembourser, nationalisation de ce qui reste, paupérisation du peuple (et le cas à venir était le FMI, alors meilleur élève du FMI, en 1998 je crois).
            Le cercle vicieux est entamé (si on enseignai cela à des BTS paysan, c’est que c’est un savoir assez largement accessible et connue) y à que le défaut comme sortie (ou la guerre, ou le fascisme, ou la révolution, sinon des transitions lentes, types Chine avec les ZEP, ou Brésil avec un maintient du pétrole national et de la baisse des exportations US grâce au biocarburant).
            J’y suis pour rien, le cercle est entamé, et la monnaie (qui n’est qu’un reflet de l’économie, c’est pas un artefact magique) n’est pas une solution suffisante (surtout gonflé de LTRO et d’une BCE aux emprunts d’état pourrie).
            Le capital qui aurait du être détruit en 2009, n’a comme conséquence que la destruction des monnaies, je suis désolé (on sera toujours pas partie au front, à chaque génération ces problèmes.
            On n’est pas post moderne)


            • Incognitototo Le 17 décembre 2013 à 20h25
              Afficher/Masquer

              Et la saisie des avoirs anonymes et de ceux planqués dans des paradis fiscaux opaques (la moitié de nos dettes pour la seule France), ça ne serait pas mieux comme “solution” ? Juste pour commencer…


          • samuel Le 17 décembre 2013 à 21h56
            Afficher/Masquer

            évidement, il faut prendre tout ce qui peut aider, mais j’ai du mal à être optimiste (en général on veut la mayonnaise moderne et battre l’huile sans avoir cassé un œuf et sans moutarde)


            • Incognitototo Le 17 décembre 2013 à 22h15
              Afficher/Masquer

              Ho, mais on en casserait douloureusement des œufs en commençant par cette solution et un paquet même… tout le système financier mondial ne tient qu’à cause de l’anonymat et de l’opacité (celui des bandits financiers, mais également des États) ; s’y attaquer, c’est foutre en l’air toute “l’histoire” d’un coup d’un seul, et redonner les vrais leviers démocratiques aux peuples… Dommage que personne ne porte réellement ce genre de solutions, ou les oublie dès qu’il arrive au pouvoir, et pour cause…


          • samuel Le 17 décembre 2013 à 23h13
            Afficher/Masquer

            “le cas à venir était l’Argentine” en 1998 et non le FMI.
            Pour le reste voilà, Euro ou pas c’est qu’une partie du problème, avec ou sans cela sera compliqué.


          • samuel Le 17 décembre 2013 à 23h31
            Afficher/Masquer

            Histoire de causer, mon ancien mécanicien agricole (donc quelqu’un qui s’occuper de mécanique, d’électricité) avait une vieille forge dans un coin, alors je lui demande pourquoi, en fait son père était maréchal ferrant, elle est là la continuité, de la forge au tracteur les générations suivaient.
            Mais de l’huile d’olivier à des position à nue sur des CDS sur des obligations Grecs, il manque par mal de bon sens ou de cohérence dans les concepts.


  16. grub Le 15 décembre 2013 à 17h28
    Afficher/Masquer

    En tout cas, ce dont j’étais sûr c’est que les prix allaient augmenter. Pure logique.
    Si vous avez une cannette dans un distributeur à 5 francs, vous n’allez pas la mettre à 0.76 euro.
    Après on pouvait toujours rêver à une cannette à 0.50 euro.


    • Patrick Luder Le 15 décembre 2013 à 19h42
      Afficher/Masquer

      Grub fait partie des 90% qui gardent les yeux rivés sur leur petit porte-monnaie, pendant qu’on leur dérobe allègrement, retraite, pouvoir d’achat, et autres épargnes … Comme quoi on garde la main sur ce que l’on voit directement, sur ce que l’on tâte => mais garder un oeuil sur les parties importantes qui ne se voient pas, ça c’est une autre affaire !


  17. pitoun Le 15 décembre 2013 à 17h35
    Afficher/Masquer

    un billet olivier que j’ai écris pour ceux qui ne voient aucun complot.
    http://asgard88.weebly.com/1/post/2013/12/pourquoi-contrairement-a-ce-que-lon-nous-dit-la-crise-nest-pas-finie.html


    • Patrick Luder Le 15 décembre 2013 à 20h12
      Afficher/Masquer

      @ Asgard. Nul complot dans ton billet, juste des symptômes …
      Alors ou sont les causes, quelles sont les raisons et les buts ?


  18. Macarel Le 15 décembre 2013 à 20h08
    Afficher/Masquer

    Lors du tournant de la rigueur en 1983, le PS a substitué au “rêve du grand soir”, le “rêve européen”. Ceci pour faire oublier sa conversion totale “aux lois du marché”, cette manoeuvre a fonctionné, au moins jusqu’à la fin des années 90.
    Puis, il est devenu de plus en plus évident, que l’européisme des élites, n’était que le faux-nez de la mondialisation néo-libérale en Europe, et le “rêve” s’est transformé peu à peu en gueule de bois. Pire, il pourrait devenir un cauchemar, si les partis populistes xénophobes et racistes venaient à accéder au pouvoir…
    Les peuples ont compris, mais un peu tard, qu’ils avaient été abusés, ils ont renâclé lorsqu’ils en ont eu l’occasion – comme en 2005-, mais cela n’a eu aucun effet.
    Depuis, les instigateurs du “projet européen”, ne se risquent plus à demander leur avis aux populations.
    Dernier épisode en date, ils négocient, en douce, avec leurs homologues américains un projet de Grand Marché Transatlantique, qui pourrait faire sauter la plupart des barrières réglementaires qui protègent encore les populations européennes des excès du tout marchandise.
    Avec ce dernier projet, les élites auront atteint leur objectif: en finir avec l’Etat-Providence européen, et donner tous les pouvoirs aux intérêts privés.

    “Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire.”
    David Rockefeller
    Interview dans Newseek en février 1999

    En prenant pour prétexte “la crise”, la crise de la dette plus particulièrement, l’oligarchie est en passe de réaliser le rêve de David Rockefeller: conformément à l’analyse de Naomi Klein, dans “La stratégie du choc”.

    “I have a dream…”, celui de Martin Luther King, lui a coûté la vie, celui de David Rockefeller, va coûter à nos vies.


  19. cricri Le 15 décembre 2013 à 20h19
    Afficher/Masquer

    L’euro a été créé par les élites françaises de l’époque qui pensaient prendre le contrôle monétaire sur leurs concurrents allemands qui “lâchaient” leur monnaie en échange d’un soutien à la réunification des deux Allemagnes.
    Mais 20 ans après, l’économie reprend ses droits.
    L’euro est redevenu un Deutch Mark dévalué mais un DM quand même, adapté à une économie exportatrice tournée vers l’Europe et le reste du monde.
    La politique monétaire de la BCE est adaptée à l’économie allemande et pas vraiment aux autres économies européennes qui sont quasiment toutes en déflation.
    L’Allemagne dicte sa loi aux autres pays européens, sans chars sans sang versé…La vertu allemande appliquée de force à des pays dont le mode de vie économique n’a rien à voir avec l’austérité allemande, fruit d’une longue histoire civile et religieuse.
    Ces pays seront bientôt “nickel”sur le plan budgétaire avec une “merveilleuse” monnaie trop forte pour eux mais les populations seront à l’agonie.
    Et finalement, les hommes politiques (français entre autres), malgré leurs calculs de départ, auront abdiqué devant la puissance allemande parce qu’ils ont, encore une fois, sous estimés la prééminence de l’économie sur le politique.


  20. tafanari Le 15 décembre 2013 à 20h34
    Afficher/Masquer

    Je découvre votre blog et tombe sur le bilan qui est dressé ici de l’euro…. Bon, n’étant pas économiste, je vous confierai mon sentiment d’homme de terrain, qui voit, qui entend, qui écoute ce qui se vit, ce qui se dit – ce que chacun peut faire à son échelle où qu’il se trouve – et qui rejoint ce que j’expérimente, moi, de l’euro, depuis le début jusqu’à ce jour. Ce ressenti, où l’euro-monnaie se confond avec l’Europe, il se décline en creux. Précarisation. Paupérisation. Régression. On vit mal. On se soigne mal. On se chauffe mal. On a des boulots qui n’en sont plus, qui ne permettent plus de gagner sa vie. C’est la course à la débrouille. C’est la guéguerre quotidienne qu’on livre à une bureaucratie aveugle et sourde, qui est là pour nous fliquer, nous infantiliser, brandir au-dessus de nous des épées de Damoclès. C’était mieux avant ? J’sais pas, mais il y a seulement dix ans, dans ma toute petite ville de Haute-Provence, j’avais encore, moyennant 400 de leurs euros de singe, la possibilité de me loger dans un T2 au calme, dans les 50 mètres carrés, que je choisissais, qui correspondait à un besoin et à une envie, que je prenais plaisir à meubler, à décorer. où j’avais envie de m’installer. Là, pour ce prix-là, dans le même bled loin de tout, pour 400 balles j’ai une studette humide et mal chauffée et je passe mon temps à déménager de studette pourrie en studette insalubre à 400 balles, comme d’autres dans ma ville, je gratte sur la bouffe pour payer la facture EDF, j’ai une bagnole de bientôt trente ans, ma copine et moi on a 50 ans, pas de Rolex, des jobs précaires, des “missions”, on vit comme des étudiants, on ne consomme rien de neuf, on s’habille à la fripe, etc…
    On nous a vendu une Europe libérale. Le marxisme c’était derrière nous, d’ailleurs il a échoué. Le social c’est un truc qui coûte cher. Ce serait bien que les chômeurs créent leur propre entreprise. Ensuite ce serait encore mieux qu’on n’ait qu’une population de proprétaires. Ces discours vieux de vingt ans, certains osent encore nous les tenir aujourd’hui ! Et on voit où on en est. Dans quelle panade l’Europe nous a précipités nous et les autres.

    Ce que je ne comprends pas c’est la logique de cette économie de marché qui, par définition, a besoin qu’on aie les moyens d’acheter ce qu’elle a à nous vendre. Or, l’Europe libérale nous a appauvris et elle ne cesse de nous appauvrir. On casse les salaires, on a détruit le code du travail, créé des “emplois” qui ne rapportent rien à ceux qui les décrochent, on a conçu ce système véreux pour que les actionnaires puissent engraisser sans trop se fouler, et ces gens-là sont les premiers à fustiger les chômeurs et ce qu’ils appellent les “assistés” !

    Maintenant on voudrait sortir de ce piège par n’importe quel moyen. Et c’est là l’erreur. La peste libérale aura au moins eu le mérite de nous ouvrir les yeux (du moins à ceux qui ont le courage de les ouvrir) sur la nécessité d’un changement de société en long, en large et en travers. On sait ce qu’on a à attendre de la classe politique : rien. On sait ce qu’on a à attendre des élites : rien. Cependant, le populo continue d’aller voter pour les même voyous. Le populo c’est toujours le voisin. Forts de nos prises de conscience, on ne s’en sent que plus impuissants. Oui, tout virer, mais pour faire quoi à la place, avec qui et comment ? Perso je n’ai plus la moindre confiance aux idéologies du passé, et moins encore en ceux qui voudraient nous les revendre au rabais. Je n’ai pas la fibre nationaliste même si les tchadors m’horripilent, et le problème n’est pas là, ce n’est là qu’une conséquence du problème, car le problème il est global. On fait quoi ?


  21. Denis Monod-Broca Le 15 décembre 2013 à 21h48
    Afficher/Masquer

    Comme déjà dit plus haut, l’euro n’a jamais été autre chose qu’un mark déguisé. Seul l’aveuglement idéologique le fait prendre pour une monnaie européenne, pour La monnaie européenne.

    Les signataires de cet article se feraient hacher menu plutôt que de reconnaître qu’ils aient pu se tromper.

    Tout va mal mais ce n’est pas la faute de l’euro : c’est la faute des Grecs, paresseux et menteurs, la faute des Espagnols, imprudents, la faute des Portugais, trop lents, la faute des Français, incapables de se réformer, etc…

    Il serait encore possible, en douceur, de mettre fin à l’euro monnaie unique, mais cela n’arrivera pas, nos dirigeants n’en auront pas le courage, alors ça va se faire de la pire des façons, dans la panique…
    Qu’il est étrange de vivre ainsi la venue d’une catastrophe annoncée !


  22. Macarel Le 15 décembre 2013 à 22h27
    Afficher/Masquer

    Pour J.Sapir, le prochain printemps sera chaud pour l’euro…

    Que faut-il conclure de cela ? L’économie de la zone Euro voit la situation des pays du « Sud » s’aggraver de jour en jour. Le mouvement des « folconi » en Italie fait écho à celui des « bonnets rouges » en France. Quant à l’Espagne, c’est par le séparatisme économique que se traduit l’ampleur de la crise sociale. Nous arrivons à un tournant, qui se manifestera probablement au printemps prochain. Mais, comme les gouvernements ont les yeux rivés sur les taux nominaux ils ne verront, et ne comprendront, l’ampleur de la crise que trop tard. L’année 2014 pourrait ainsi être le début de la fin pour la zone Euro.

    http://russeurope.hypotheses.org/1829


    • tafanari Le 16 décembre 2013 à 14h44
      Afficher/Masquer

      Mais des propos alarmistes tenus par les “experts”, les “intellectuels”, les “penseurs”… La fin du système, l’implosion, on entend ça depuis des années et rien ou presque ne se produit, ou ailleurs dans les démocraties disons “récentes”, le Portugal, l’Espagne, l’Italie. On sait ici pour qui roulent les “bonnets rouges”, et on peut prévoir ce que donneront les élections municipales et européennes. Rien ne va bouger à part quelques ponctuelles grèves corporatistes, manière pour les syndicats jaunes de rameuter ce qui leur reste de clientèle. Ceux qui subissent la peste libérale à fond la caisse, les abonnés aux doubles peines concoctées par notre bureaucratie vicelarde inféodée à Bruxelles, les naufragés de la facture EDF-GDF, ceux qui jadis pouvaient croire s’en remettre à une gauche de la gauche qui n’est plus aujourd’hui composée que de petites factions de parleurs qui n’existent pas en-dehors des périodes électorales, ils ne bougent pas, ils n’ont plus personne pour les représenter, ils sont incapables de se prendre en main ne serait-ce que pour brûler des drapeaux européens sur la place publique – symbole que les caméras officielles censureraient assurément, ou feraient passer pour des actes isolés de déséquilibrés.

      Ce que je vois autour de moi c’est un mélange singulier de hargne, de désespérance et d’indifférence, ce qui prédomine n’est pas la révolte agissante mais la démerde individualiste. On arrondit son mois au black plutôt qu’aller voler dans les plumes du gugusse qui vient pêcher des voix sur le marché dominical. Bien sûr c’est un peu loin de ce que vous évoquez, Macarel, mais Jacques Sapir il se contente de réfléchir dans son bureau, et il en sort de temps en temps pour aller livrer ses réflexions sur France-Culture. Ce n’est pas de réalité dont il parle, mais de théories sur les théories sur les théories. En tout cas pas des réalités qui se vivent où la peste libéralé a sapé les fondations de la société : logement, travail, solidarité, pouvoir d’achat, et au-delà de ça, capacité pour chacun de décider de sa vie, de vivre dans le projet, d’envisager des perspectives.


  23. FL Le 16 décembre 2013 à 07h47
    Afficher/Masquer

    Le lapin chinois c’est bien débrouillé sur la lune. Si en plus on considère les évolutions capitalistiques en Chine sous la gouverne de l’état, on se dit qu’en effet, nos dirigeant n’ont pas vraiment pris la mesure des bouleversements présents.
    L’Allemagne est tout à fait dans ces fondamentaux industriels, capitalistiques et surtout maintenant politique, elle n’a pas trop à craindre de l’avenir contrairement à ce que voudrait croire beaucoup ici en France pour ce rassurer.

    En conclusion si on attend de l’Allemagne ou des USA ou de Bruxelles ou de Hollande ou de Sarko… de nous en sortir on pourra attendre longtemps.
    Tout cela vous à un petit parfum second empire début troisième république, prêt à tout pour préserver les intérêts de cette bourgeoisie possédante pathologiquement égoïste.
    Puisque l’euro sert leurs intérêts alors l’euro est une bonne chose.


  24. Mais a Le 17 décembre 2013 à 18h18
    Afficher/Masquer

    Je ne saurai que trop recommander,comme quelqu un l a fait précédemment,d aller visionner les conférences de Francois Asselineau sur you tube.elles décortiquent dans le détail(d ou la longueur de l argumentaire qui lui est reprochée)le pourquoi du comment de la situation préoccupante que le France vit tant sur le plan économique que social( et,je pense que l on a encore rien vu) A tous les déçus de la politique,je conseille de prendre connaissance de ses analyses:il se trouve encore des” sentinelles clairvoyantes” pour tenter de nous rendre notre lucidité.le seul fait que Mr Asselineau soit ” interdit ” sur les MERDIAs doit inciter a l écouter.et que l on ne m objecte pas qu il n a pas le droit aux médias car il n est pas représentatif,car il n a pas d élu,etc,etcUn dirigeant d un parti sans élu non plus et do t j aimerai connaitre le nombre d adhèrent a eu droit en quelques jours a un passage chez Patrick Cohen sur France Inter,quelques jours plus tard une tribune da s la Fogaro et on a parle de lui dans valeurs actuelles!curieux non?


  25. cording Le 17 décembre 2013 à 18h59
    Afficher/Masquer

    Merci Oliver de nous rafraichir la mémoire sur tous ces menteurs, politiciens, hommes d’affaire voire affairistes et tous ces économistes stipendiés par la système comme boni-menteurs!
    Ces gens-là tiennent encore le haut du pavé mais savent que leur système est vérolé et s’effondrera tôt ou tard.


  26. Nanker Le 18 décembre 2013 à 14h37
    Afficher/Masquer

    Pour ceux qui doutaient encore du fait que “Le Monde” était devenu un torchon, une sorte de “Pravda” ultra-libérale toujours enclin à vendre la camelote européaniste au mépris des réalités les plus évidentes, voila une preuve supplémentaire à leur servir!

    Il y a quand même un motif de réjouissance : Attali! Il a depuis 1997 retourné sa veste et se prononce désormais contre l’Europe libérale.
    C’est quand le système se meurt que ses thuriféraires tournent casaque.
    Encore 20 ans et il nous expliquera qu’en 1992 il était contre Maastricht…


    • Jeanba Ba Le 23 décembre 2013 à 16h20
      Afficher/Masquer

      2 ans lui suffiront


  27. Denis Monod-Broca Le 22 décembre 2013 à 17h51
    Afficher/Masquer

    L’euro sauvé ?

    Quand les dirigeants européens ne parviennent pas à se mettre d’accord, ils sont toujours d’accord pour émettre un communiqué affirmant qu’ils sont d’accord, même si le texte scellant ce soi-disant accord est un compromis boiteux, à la rédaction inachevée, bien sûr non encore signé, et dont l’application est remise à plus tard… Et pour faire bonne mesure ils sont aussi toujours d’accord pour affirmer, non : pour proclamer fièrement !, que cet accord, ou dénommé tel, permet de sauver l’Europe, ou l’euro, ou les deux à la fois… C’est encore ce qui s’est passé à l’issue de la récente réunion sur l’union bancaire. Croient-ils que nous croyons encore à leurs boniments ? Cet euro qu’il faut sauver tous les trois ou six mois n’est pas sauvé. Il n’a jamais été aussi malade. Et ces “sauvetages” à répétition tournent à l’acharnement thérapeutique. L’euro à une réalité : un deutschemark sous pseudo. Et il a une apparence : une monnaie unique européenne. La réalité est solide, le deutschemark n’est pas près de s’effondrer. L’apparence, elle, est un voile tout déchiré qui ne trompe plus que ceux qui ne veulent pas voir. L’échec avait été annoncé, une monnaie unique pour des économies aussi disparates est condamnée d’avance, il est aujourd‘hui patent. Les jours de la monnaie unique européenne sont comptés. Mieux vaudrai l’admettre et faire retraite en bon ordre plutôt que d’attendre que l’édifice s’effondre sur ses occupants.


Charte de modérations des commentaires