Trois paires de claques : la Grèce en route vers la sécession

Plus personne ne doute que le conflit ouvert entre la Grèce et la Troïka (BCE, Commission européenne, FMI) arrive à son point de non-retour. Trois signes fortsen guise de paires de claques pas volées pour un sou montrent que la Grèce se prépare désormais à l’éventualité d’une sécession pure et simple :

  • Selon le webmedia grec Kontranews (traduction Angélique Karagianis), Alexis Tsipras rencontrera Vladimir Poutine et les autres dirigeants des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du sud) le jeudi 18 juin à Saint-Petersbourg. Objectif : intégrer la Grèce comme sixième membre de ce groupement de pays émergents, finaliser le projet de gazoduc russe Greek/Turkish Stream, étudier les possibilités d’aide financière pour suppléer la défaillance de plus en plus probable de l’Eurogroupe qui, ô ironie, se réunira le même jour au Luxembourg.
  • Les travaux d’audit de la “Commission pour la vérité sur la dette grecque” avancent à grand pas et ce qu’on est en train d’y découvrir pourrait faire très très mal, comme le note Coralie Delaume sur son blog “L’Arène nue”. Philippe Legrain, ex-conseiller économique de José Manuel Barroso, vient de confirmer devant les membres de la commission présidée par Éric Toussaint ce qu’on soupçonnait déjà : le “sauvetage” de la Grèce ne visait à rien d’autres qu’à tirer les grandes banques privées françaises et allemandes du guêpier dans lequel elles s’étaient engagées. Philippe Legrain :

« En 2010, les grands dirigeants européens et le directeur du FMI de l’époque, Dominique Strauss-Kahn, ont délibérément refusé de considérer la Grèce comme insolvable dans le but de protéger les intérêts des grandes banques européennes. »

  • Enfin, troisième signe fort et non des moindres, Alexis Tsipras vient de clairement hausser le ton face à ses interlocuteurs financiaro-rigides, avec une déclaration qui vaut avis de non-recevoir, sinon de lettre de rupture :

« Si certains perçoivent comme une faiblesse notre volonté sincère pour trouver une solution et les pas que nous avons fait pour couvrir les différends, qu’ils méditent ceci :

Nous ne sommes pas seulement chargés d’une longue histoire de luttes. Nous portons aussi sur nos épaules la dignité d’un peuple et l’espoir des peuples d’Europe. La charge est trop lourde pour être ignorée. Il ne s’agit pas d’une obsession idéologique. C’est une question de démocratie. Nous n’avons pas le droit d’enterrer la démocratie européenne sur le lieu de sa naissance ».

En face, eh bien en face, les signes de décomposition et de débandade commencent à sentir sérieusement mauvais : mise sur la touche du FMI, dissensions entre créanciers, différence d’appréciation très nette entre Angela Merkel et son ministre des finances Wolfgang Schaüble… Philippe Legrain, ancien membre “repenti” de ce sérail européen à relents crapuleux, a beau jeu de conclure :

« Le gouvernement grec a tout intérêt à ne pas céder aux créanciers. »

Source : Le Blog du Yéti/Politis, le 16 juin 2015.


Dette grecque : préparez vos oreilles, les révélations vont faire mal !

Individu lambda qui en apprend de bien bonnes sur la dette grecque

Alors que l’hypothèse d’un défaut grec se précise et que la plus grande confusion règne dans le camp des créanciers (le FMI et les « Européens » sont divisés, ce qui n’est pas nouveau) des langues commencent à se délier. Quand tout cela sera fini, on peut s’attendre à quelques aveux croquignolets qui risquent de décoiffer jusqu’aux mieux permanentés de nos européistes. Pour les plus impatients, voici déjà un avant-goût :

  1. En mars dernier, un membre du FMI, le Brésilien Paolo Batista, déclarait sur une chaîne de télé grecque que la majeure partie de l’argent qui avait été prêté à Athènes l’avait été pour secourir des créanciers privés, en aucun cas pour aider le pays. « La Grèce a reçu des sommes énormes, mais cet argent a été principalement utilisé pour permettre le désengagement, par exemple, des banques françaises ou allemandes » affirme-t-il dans la vidéo ci-dessous :
  2. Plus récemment c’est Philippe Legrain qui confirme la chose. L’ancien conseiller économique de José Manuel Barroso était auditionné jeudi dernier par la « Commission pour la vérité sur la dette grecque », mise sur pieds par la présidente du Parlement hellène Zoé Konstantopoulou. Il y a affirmé ceci : « en 2010, les grands dirigeants européens et le directeur du FMI de l’époque, Dominique Strauss-Kahn, ont délibérément refusé de considérer la Grèce comme insolvable dans le but de protéger les intérêts des grandes banques européennes. En effet, selon les statuts du FMI, cette institution ne pouvait pas prêter à un État dont la dette était déjà insoutenable »Pourtant, il était indispensable de prêter à la Grèce. Pour quelle raison ? Pour l’aider à sortir du marasme ? Pour le bien de son peuple ? Pour sauvegarder l’idéal européen ? Pas du tout ! Pour aider les banques françaises et allemandes, principales créancières d’Athènes et respectivement engagées à hauteur de 20 et 17,2 milliards d’euros, à retirer leurs billes sans une égratignure. Ce qui fut d’ailleurs grandement facilité par la Banque centrale européenne. En effet, Legrain révèle ceci : lorsque la BCE se décide, en 2010, à intervenir sur le marché secondaire et à y racheter de la dette souveraine dans le cadre du programme SMP (Securities Market Program), c’est pour partie aux banques françaises et allemandes détentrices d’obligations grecques qu’elle rachète des titres. A un bon prix d’ailleurs, toujours selon l’économiste. Ce qui non seulement permet à ces grandes banques de ne rien perdre mais qui leur permet aussi…. de gagner !
  3. Enfin, peut-être finira-t-on par se souvenir, comme on avait déjà tenté de l’expliquer ici, que l’argent ne se prête pas gratuitement. Ainsi, certains des créanciers de la Grèce ont réalisé des profits en lui faisant crédit. Et oui : ils ont empoché le montant des intérêts correspondant aux prêts consentis.

Mais tout cela n’est rien pour l’heure. Pas de quoi s’affoler. En tout cas, il y en a qui restent sereins. Terminons donc sur une note d’optimisme printanier et de candeur sucrée :

Source : L’Arène Nue, le 15 juin 2015.


Audition de Philippe Legrain, ex-conseiller de Barroso, au Parlement grec : « le gouvernement grec a tout intérêt à ne pas céder aux créanciers »

Ce jeudi 11 juin s’est tenue au sein du Parlement grec la première audition de témoins organisée dans le cadre de la Commission pour la Vérité sur la dette grecque. Celle-ci s’est tenue dans la foulée d’une réunion de travail entre les membres de la Commission, la présidente du Parlement et l’eurodéputée Eva Joly, qui s’est ponctuée d’une conférence de presse.

Ces auditions, qui ont pour but de recueillir les déclarations de plusieurs acteurs clés ayant assumé des postes à responsabilité sur la scène grecque et européenne, représentent pour la Commission, mais aussi pour le peuple grec qui a pu suivre cette audition en direct à la télévision, un outil supplémentaire pour comprendre comment la Grèce est devenue une « quasi colonie » des Institutions européennes et du FMI, selon les propres termes de Philippe Legrain, la première personne a être auditionnée. Monsieur Legrain a assumé de février 2011 à février 2014 la fonction de conseiller économique de José Manuel Durão Barroso, président de la Commission européenne à cette époque.

Cette audition, menée par la Présidente du Parlement grec, Zoe Konstantopoulou, et Éric Toussaint, coordinateur scientifique de la Commission, a tout d’abord été l’occasion pour M. Legrain de confirmer ce qu’il avait dit avec force dans l’excellent documentaire « Puissante et incontrôlée la Troïka » |1| : En 2010, les grands dirigeants européens (dont la Commission européenne) et le directeur du FMI de l’époque, Dominique Strauss-Kahn, ont délibérément refusé de considérer la Grèce comme insolvable dans le but de protéger les intérêts des grandes banques européennes. En effet, selon les statuts du FMI, cette Institution ne pouvait pas prêter à un État dont la dette est déjà insoutenable.

Selon ses statuts, le FMI ne pouvait pas prêter à un État dont la dette est déjà insoutenable.L’objectif du prêt de 2010 était de prêter au gouvernement grec pour qu’il rembourse immédiatement les banques françaises et allemandes qui étaient les principales créancières de la Grèce. Ce prêt n’a donc pas bénéficié au peuple grec mais aux banques privées. S’en est suivie une augmentation importante de la dette publique grecque et l’imposition de mesures d’austérité d’une violence inouïe.

M. Legrain a rappelé les chiffres de l’exposition des banques européennes à la dette grecque en se basant sur les chiffres officiels de la Banque centrale européenne (BCE). Ainsi, en 2010 les banques françaises et allemandes étaient fortement exposées à la dette grecque puisqu’elles détenaient respectivement 20 et 17,2 milliards d’euros de titres. Une restructuration de la dette grecque à cette époque aurait donc entraîné des pertes que les grands dirigeants européens (français et allemands en tête) refusaient de faire subir à leurs « champions nationaux ». M. Legrain l’affirme clairement : les dirigeants d’Institutions tels que Jean-Claude Trichet, alors directeur de la BCE, ont clairement choisi de protéger les intérêts des banques de leur pays d’origine en s’opposant à toute restructuration de la dette grecque pourtant insoutenable. « Trichet a agi pour défendre les intérêts des banques françaises ».

M. Legrain va même plus loin. Non seulement le choix de ne pas restructurer en 2010 a laissé le temps aux grandes banques européennes de se dégager du « risque grec », mais la BCE les y a même aidés ! Il affirme en effet qu’en achetant à l’époque des titres grecs sur le marché secondaire, la BCE a permis aux grandes banques européennes de revendre leurs titres à bon prix |2|. Selon lui non seulement les grandes banques n’ont essuyé que peu de pertes mais certaines même ont réussi à dégager de beaux profits de cette opération.

Le choix de ne pas restructurer en 2010 a laissé le temps aux grandes banques de se dégager du « risque grec », et la BCE les y a aidés !L’audition a également été l’occasion d’inviter M. Legrain à commenter la restructuration de la dette grecque qui a finalement été réalisée en 2012. Éric Toussaint a ainsi exposé une série de faits reconstitués grâce au travail d’audit en cours. M. Toussaint a souligné qu’il s’agissait d’une restructuration discriminatoire qui a sacrifié d’un côté les petits porteurs grecs et, d’un autre, profité aux grandes banques européennes. Ainsi les fonds de pensiongrecs y ont perdu jusqu’à 60 % de leurs actifs entraînant des pertes pour plus de 15 000 petits porteurs !

S’appuyant sur un document secret du FMI, la Présidente du Parlement a ensuite abordé la question des responsabilités. Cette note, datant de 2010, annonçait déjà que la situation de la Grèce devrait s’empirer, prévoyant pour l’année 2013 un ratio dette/PIB de 150 %. Après avoir rappelé que le ratio actuel est de 180%, la Présidente posa la question suivante : « Tenant compte de cette estimation de 2010 pensez-vous que l’erreur est acceptable ? Pensez-vous qu’il y ait responsabilité des prêteurs ? » En guise de réponse, l’ancien conseiller de monsieur Barroso a exposé trois facteurs qui expliquent selon lui le comportement des grands dirigeants européens et du FMI :

  1. Toutes les projections relatives aux memoranda et à ses conséquences sur l’économie étaient erronées, car la base même de ces projections était erronée. Ils sont partis du principe d’une Grèce solvable alors que ce n’était pas le cas.
  2. Les dirigeants européens sont sujets à un aveuglement idéologique qui les invite à poursuivre une politique d’austérité dont l’inefficacité est pourtant prouvée par les faits chaque jour.
  3. Les responsables politiques n’ont pas de compte à rendre dans le système actuel, leurs choix et leurs actes ne prêtent donc pas à conséquence pour eux.

J’encourage le gouvernement grec à ne pas accepter les conditions des créanciersFort de cette analyse, M. Legrain n’a pas hésité à exposer les conclusions qu’il en tire : « J’encourage le gouvernement à ne pas accepter les conditions des créanciers en raison des souffrances économiques et de la colonisation politique déjà imposées au peuple grec ».

Après s’être engagé, à l’égard de la Présidente du Parlement grec et des membres de la Commission pour la Vérité sur la dette grecque, à rester à la disposition de leur travail d’audit, M. Legrain a été remercié et a repris son avion pour Londres.

Les membres de la Commission pour la Vérité sur la dette grecque ont quitté le Parlement pour poursuivre leur travail. Leur rapport préliminaire sera présenté les 17 et 18 juin prochain au Parlement grec en présence du Président de la République hellénique, de plusieurs ministres dont le chef du gouvernement Alexis Tsipras, de députés nationaux et étrangers, d’universitaires, d’économistes, de juristes et de membres de mouvements sociaux européens.

D’ici là, la Commission pour la Vérité sur la dette grecque aura encore l’occasion d’entendre monsieur Roumeliotis, ex-représentant de la Grèce au FMI, le 15 juin prochain.

Pour soutenir cette Commission : http://greekdebttruthcommission.org/

Source : Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde, le 12 juin 2015.

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36 réponses à La Grèce en quête de vérité et de sécession

Commentaires recommandés

Dizalch Le 18 juin 2015 à 06h34

Tous ces gens devraient être pénalement responsable… et assumer leurs trahisons envers les démocraties et les citoyens Européens….
Et j’entends par “tous ces gens”, aussi bien ces technocrates du Parlement, que ces dirigeants Européens non élus, que ces politiques “Nationaux” des 27 (28-1 car pas la Grèce actuelle), qui cautionnent/ont cautionné tous ces dénis de Démocratie en Grèce, Portugal, Espagne, Italie, France (le non au référendum…), etc… et sur bien d’autres sujets d’ailleurs… (tafta, etc.)

  1. boduos Le 18 juin 2015 à 03h24
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    en sortant de l’euro et des fourches caudines de la troïka,Tsipras l’aura enfin son moratoire!

    après son défaut,l’Argentine avait tout de suite retrouvée des fonds et auprès des mêmes.Ben oui,sa situation était assainie !et les financiers n’ont pas d’état d’âme,donc même pas rancuniers,le business est plus urgent.

    Angela a mon avis sera contente de ce premier acte vers les retrouvailles du mark et les euro- sceptiques auront leur preuve de la possibilité de s’affranchir de cette prison et peut être l’exemple du redémarrage d’un pays.

    nous avions la démonstration de “pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?”


  2. Pascalcs Le 18 juin 2015 à 05h14
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    Gageons que l’audition de M. Legrain ne passera pas sur TF1…


    • Dizalch Le 18 juin 2015 à 06h34
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      Tous ces gens devraient être pénalement responsable… et assumer leurs trahisons envers les démocraties et les citoyens Européens….
      Et j’entends par “tous ces gens”, aussi bien ces technocrates du Parlement, que ces dirigeants Européens non élus, que ces politiques “Nationaux” des 27 (28-1 car pas la Grèce actuelle), qui cautionnent/ont cautionné tous ces dénis de Démocratie en Grèce, Portugal, Espagne, Italie, France (le non au référendum…), etc… et sur bien d’autres sujets d’ailleurs… (tafta, etc.)


  3. arthur78 Le 18 juin 2015 à 06h25
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    Evidemment il faut regarder tout ceci avec recul, à quel jeu joue P.Legrain ,ces temps ci il se répand pour dire que la dette grecque sert uniquement à renflouer les banques Allemandes, ce qui au final risque de faire tomber Merkel.

    Sur Poutine sa réaction était inquiétante

    Philippe Legrain ‏@plegrain Jul 18
    .@carlbildt Yes, let’s apprehend Putin and bring him to justice 🙂


    • Pascalcs Le 18 juin 2015 à 09h02
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      N’oubliez pas que pour être conseiller de Barroso, il faut plutôt être “très” Atlantiste….Donc la remarque sur Poutine n’est pas très surprenante. Sur la Grèce, les pratiques de la finance Allemande (et Française d’ailleurs) n’ont jamais été en odeur de sainteté à Washington. Sur la Grèce comme sur d’autres dossiers d’ailleurs. N’oubliez pas que M. Legrain est un produit de la London School of Economics, un avocat de la mondialisation et autres thèmes pas forcement alignés avec les vues du capitalismes Rhénan que Mme Merkel et M. Schaeuble personnalisent. Voir l’Allemagne trébucher sur le dossier Grec serait une victoire de la finance anglo-saxonne sur le capitalisme Rhénan et ses pratiques trop orthodoxes. Rappelez-vous qu’en 2010, c’était le tridem Sarkozy/Strauss-Kahn/Trichet à la manœuvre en proue de navire.


      • cording Le 18 juin 2015 à 21h40
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        Le capitalisme rhénan, cette fiction !


    • achriline Le 18 juin 2015 à 09h48
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      Quelques réflexions :
      On peut lire “M. Legrain a été remercié et a repris son avion pour Londres” . Quelqu’un sait-il quelles sont les fonctions de PH. Legrain actuellement ?
      Les attaques contre Merkel ou son parti se multiplient en ce moment, serait-elle jugée plus assez fiable par rapport aux positions anti-Russes ?
      Serait-ce simplement une réponse du berger à la bergère (si on peut dire) après qu’elle ait imposé Junker contre l’avis des Anglais ?
      D’autres idées ?
      Quand je pense que certains regardent les feuilletons policiers américains à la télé, la (géo)politique est bien plus intéressante et en plus ça fait marcher les neurones, ce qui serait bon contre la maladie d’Alzheimer dit-on.

      Quant au message @carlbildt, ne peut-on le prendre au 2ème degré vu le smiley qui suit. Une façon de dire ironiquement : tu peux toujours essayer mais ce ne sera pas aussi facile que pour Gbagbo par exemple.


  4. Kiwixar Le 18 juin 2015 à 08h48
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    Sécession….. >> guerre de Sécession?
    Faire la guerre (économique) à la Grèce qui ose quitter l’Union? Tsipras et Varoufakis ont dû recevoir pas mal d’offres de backchich de la part des créanciers : “Ecoute coco, on va s’arranger, on te verse 100 millions sur un compte à Singapour, et tu t’allonges comme tes prédécesseurs, en clamant que tu as fait de ton mieux, mais que c’était trop dur, tu as jugé qu’il valait mieux accepter les conditions pour que la Grèce puisse continuer à faire partie du Club”.

    Ah, la Grèce dans les BRICS et l’Union Eurasienne, la nouvelle route de la Soie, les pays souverains, l’avenir. Qu’est-ce que les dirigeants français ont dans le crâne (ou sur un compte à Singapour) pour s’allier avec la puissance d’hier, arrogante, destructrice, ignorante, suicidaire, à la langue fourchue… au lieu de s’allier aux puissances de demain, Russie, Chine, Inde, Brésil. Est-ce que c’est un choix racial, le Club des Occidentaux Blancs Colonialistes et Suffisants, habitués à piller, puis quand ça ne suffit plus, à s’endetter, puis quand ça ne suffit plus, à faire la guerre?


    • Balthazar Le 18 juin 2015 à 10h07
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      Oui, c’est sûr qu’un non-professionnel de la politique est moins docile, moins facilement achetable.
      Il pense encore à ses administrés, pas à se servir en servant les Puissants.
      Comme les gens, même timidement, commencent à se re approprier leur démocratie (malgré tout ce qui est fait pour cretiniser les jeunes générations, les rendant dépendants de FB ou autre Candy Cruche), on voit mieux l’urgence de signer les traités Tafta et consorts.
      Empêcher, malgré un changement de politique publique, que les grandes entreprises perdent leur main mise sur nos richesses.
      Oh, il y aura bien une commission ad hoc pour nous dire que c’est vrai, c’est pas terrible, mais sur le moment “tout le monde” était d’accord pour dire que c’était la bonne chose à faire. Maintenant, c’est fait. Tant pis. Le contrat est signé. Comme pour nos autoroutes, hein ?
      Allez les amis, on fait circuler ce genre d’infos, on secoue, en espérant que cela fonctionne.


    • médiacrate Le 18 juin 2015 à 11h58
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      Croyez vous que notre ami qui nous veut du bien laisserait faire cela,nos politiques au plus haut niveau sont tellement persuadés qu’ils n’auraient personnellement rien à gagner dans ce changement de politique de non inféodation à notre ami qui nous veut du bien, situation très confortable pour eux et qu’il faudra qu’ils soient vraiment acculés pour que leur vision sur le monde à venir change.


    • lvzor Le 19 juin 2015 à 07h28
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      “Qu’est-ce que les dirigeants français ont dans le crâne (ou sur un compte à Singapour) pour s’allier avec la puissance d’hier, arrogante, destructrice, ignorante, suicidaire, à la langue fourchue… au lieu de s’allier aux puissances de demain…”

      Tu le dis comme s’ils avaient le pouvoir de prendre une décision en cette matière, alors qu’en tant que laquais de la ploutocratie apatride ils ne font qu’appliquer ce pourquoi ils ont été mis en place.


  5. Georges Clounaud Le 18 juin 2015 à 08h48
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    Je garde les oreilles grandes ouvertes. Pourtant je n’ai pas encore entendu grand chose de la part de nos chers et compétents médias sur ces révélations concernant la dette grecque. Peut-être suis-je sourd ? Pour m’en assurer, je me décide donc à « googler » (beurk quel mot infâme…) le nom de Philippe Legrain dans la rubrique « actualités » de mon moteur de recherche imposé. Et là rebelote ! Ce nom n’apparait aucunement dans les principaux medias ou généralement pour des faits remontant avant cette date du 11 juin. Seules exceptions, un blog associé à Médiapart, un article sur le site de Marianne intitulé « FMI : ses économistes se plantent tout le temps ! » et sur… Libération. Oui j’ai bien dit Libération ! Cependant en cliquant sur le lien on peut rapidement s’apercevoir que le sujet ne traite aucunement de cette « commission pour la vérité sur la dette grecque ». Avouons-le cela aurait été étonnant … Aussi comme j’ai la quasi-certitude de ne pas être aveugle, je ne peux que m’interroger. Comme l’a dit un jour la fière et digne rejetonne d’un inénarrable bâtisseur de notre formidable union européenne : « quand c’est flou, il y a un loup ! » Je pense que les citoyens européens devront vraiment tendre l’oreille pour entendre parler de ces révélations. Par contre ils n’échapperont pas à la visite de Tsipras aujourd’hui à Saint-Pétersbourg chez « l’infâme Poutine ». Elle nous sera présentée comme la preuve ultime de l’irrespectabilité définitive du premier ministre grec…


    • catherine Balogh Le 18 juin 2015 à 09h59
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      Georges Clounaud, bonjour,

      Ils ont fait la même chose avec L’Islande, presque pas un mot dans la presse.


    • Louise Le 18 juin 2015 à 10h42
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      Effectivement rien dans la presse, même pas dans Médiapart. il est vrai que Tsipras que pour ce média, Tsipras qui va voir “le méchant Poutine”, devient à son tour très très “méchant”.
      Cependant, on peut constater un discours un tout petit peu plus nuancé de nos médiocrates à part l’inénarrable Leparmantier du Monde. BFM et itélé ont rendu compte des manifestations en Grèce d’hier.


  6. Charlie Bermude Le 18 juin 2015 à 09h34
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    Je ne comprends ce tapage autour de ce rapport , sauf à considérer que les gens sont extrémements naifs ou distraits et n’avaient pas compris çà déjà .
    Ce qui m’interroge c’est qu’on passe là , à coté de l’essentiel , pourquoi y a t il une telle dette là comme ailleurs . Comment celà c’est il produit ?
    Je vais l’expliquer , là , ici , par un mécanisme trés simple auquel personne ne voit rien à redire et qui donc est toujours à l’oeuvre .
    Supposons que quelques aventuriers en mal d’affaires , mettent sur point un projet de salubrité publique , rentable mais trés couteux . Exemple : faire une statue du Cheval de Troie marchant sur la tété , peinte en blanc avec des points rouges , qui accueillerait en son sein , un centre commercial dédié au Folklore . Si vous avez suffisemment d’argent au départ , null doute que vous trouverez une batterie d’experts pour prouver suite aux études de marché qu’un tel projet dépasserait en visiteurs l’Acropole , et ferait renaitre la ville de Xopolis , délaissée à son triste sort , en outre créerait tant d’emplois , offrirait un marché de tant à n entreprises . Que du bonheur ! Outre le centre de sport qui occuperait utilement les jeunes . Le pb : le financement !
    Casse là ne tienne , quelques élus locaux , clés , avec perspective de commissions , apportent la garantie de l’état , le consortium de banques nécessaire est alors vite trouvé .
    Peu importe aux banques que le projet soit rentable ou non , elles sont sures de recouvrer leur argent . Tout va bien , le projet se réalise , les entreprises sont réglées le chomage a diminué , la ville à accru ces recettes . Beaucoup de monde s’est enrichit . Sauf que comme le bon sens le suggérait dans ce cas caricatural , les clients ne sont pas du tout au rendez vous , c’est un fiasco , mais au final une dette supplémentaire pour l’état .
    Qu’est ce qui à l’heure actuelle en Gréce comme ailleurs , empéche ce genre de perversité ?
    Cet aspect est il évoqué dans ce rapport d’experts ? C’est pourtant l’essentiel , non ?
    Je n’ai pas lu le rapport mais je suis sur que non .


  7. Charlie Bermude Le 18 juin 2015 à 09h50
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    Je vous prie de m’excuser c’est au billet précédent que je voulais ce commentaire , j’ai un windows qui saute inopportunémment , je ne réalise pas toujours .


  8. step Le 18 juin 2015 à 10h59
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    c’est surtout un magnifique canif planté dans le dos de la théologie du “nos banques universelles sont magnifiquement résistantes, regardez, elles ont même pas couté un rond lors de la crise”. Ben là via la BCE : 17 Milliards. Or la BCE, c’est nous qui la renflouons:)

    Les masque tombent, on peut désormais rigoler document à l’appui sur cette ânerie là, dans une 20aine de jours de la thématique “europe qui protège/ europe c’est la paix, l’euro irréversible”….


    • step Le 18 juin 2015 à 11h06
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      je vous dis pas par contre les comportements limites psychotiques qui vont se développer chez les européistes désormais, vu que le monde de leur représentations intellectuelles s’effondre. Ah zut, on est dirigés par eux ?


  9. Jacqueline 63 Le 18 juin 2015 à 12h36
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    Il y a quelques mois ,certains d’entre nous pensaient que Tsipras gagnait du temps pour faire évoluer les mentalités grecques vers une inévitable sortie de l’UE et de l’Euro ainsi que vers un rapprochement avec la Russie !! On pouvait penser aussi à ce moment-là qu’il capitulait devant Bruxelles! En réalité la première hypothèse semble se vérifier et Tsipras ,en refusant de renier ses promesses électorales, voit le peuple rester derrière lui !! Et l’article ci-dessus est un gros pavé dans la marre de L’UE
    Si tout cela arrive bien à son terme , c’est un formidable souffle d’air pour les autres pays englués dans cette UE dévastatrice !


    • Georges Clounaud Le 18 juin 2015 à 13h25
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      Bonjour Jacqueline,
      Votre point de vue omet à mon avis un seul petit détail. Mais j’avoue, j’espère me tromper et être atteint d’une « complotite aigüe » passagère. Les États-Unis n’autoriseront jamais un rapprochement entre Athènes et Moscou, tout comme l’UE n’acceptera jamais le succès de Siriza. Si le discrédit de Tsipras ne peut pas être organisé par des voies « classiques » c’est-à-dire par le biais de manipulations médiatiques destinées à le couper de son électorat, d’autres méthodes qu’on pourra qualifier de plus expéditives pourraient être employées, ambiance Gladio 2.0 . Dans la confusion qui suivra obligatoirement le Grexit, il sera aisé d’organiser certaines contestations. Et dans un pays où l’extrême droite est très forte, un attentat que la thèse officielle attribuera à un “militant perdu” d’Aube Dorée peut très bien arriver…


      • Krystyna Hawrot Le 18 juin 2015 à 13h59
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        Oui je pense aussi qu’il faut être très vigilant – la Macédoine par exemple, secouée par des troubles bien troubles est le voisin de la Grèce…


      • Arnould Le 18 juin 2015 à 20h37
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        Vrai: en octobre 2008 les Islandais devaient recevoir 4 milliards de dollars du méchant Poutine puisqu’ils avaient été blacklistés par nous, contre une base navale en Islande. Ca ne s’est -bien évidemment- jamais produit. Ce sera la même chose ici. Il faudra que le dollar s’effondre et les US soient dissoutes (ce qui n’est que mon pronostic, bien entendu!) pour que ce genre de scenario se produise.


    • boduos Le 18 juin 2015 à 13h37
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      qui pourra désormais prétendre ,comme les européistes béats que tout le monde il est beau tout le monde il est gentil? Tsypras a volontairement scénarisé ses pérégrinations et négocié à livre ouvert pour faire tomber les masques !


    • Louis Robert Le 18 juin 2015 à 16h16
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      Quoiqu’il arrive après, le monde entier se souviendra à jamais qu’une fois encore, pour paraphraser Mao Zedong, “le peuple Grec s’est levé… Notre nation ne sera plus jamais soumise à l’insulte et à l’humiliation. Nous nous sommes levés.”

      “Opening address at the First Plenary Session of the Chinese People’s Political Consultative Conference, September 21, 1949”

      https://www.marxists.org/reference/archive/mao/selected-works/volume-5/mswv5_01.htm

      Ce sont là leçons et exemples qui ne s’oublient jamais, surtout vivant sous un régime universel impérial et totalitaire.


  10. Chris Le 18 juin 2015 à 13h38
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    Je me demande jusqu’à quel point Monsieur Legrain, jeune économiste évoluant dans un club de rayeurs de parquet aux dents de lapin (renouvelables !), a rapporté toute la vérité ? Il y va de sa carrière.
    Il roule pour quelques uns, mais qui ? Ce serait intéressant d’avoir confirmation de “à qui profite son son témoignage”. Taper sur un DSK ne coute plus rien, Trichet à la quasi retraite, non plus.
    Cameron qui veut “tailler” l’Europe aux besoins du RU ? Washington qui veut garder la main et rabattre le caquet des Français et Allemands au profit des hystériques polonais et pays baltes qui sont en train de perdre la main dans le caca ukrainien ? Une dernière cartouche pour faire rester la Grèce dans l’UE et l’OTAN ? Liste non exhaustive. Un peu de tout à la fois, certains intérêts se recoupant.
    Une chose est sûre : la mise va très loin, des sacrés joueurs de poker ! La Grèce va t-elle se coucher face aux offres ?
    Perso, je sens que la Grèce est mûre pour passer à un autre chapitre de son Histoire.
    Mais quel branlebas dans les chaumières européennes, alors ! Pour beaucoup, endormis par les contes de fées européistes, quel coup de tonnerre !
    Je me demande si, à la fin des “joutes internationales”, arrivant cahin-caha aux élections de 2017, la France ne va pas se retirer sur la pointe des pieds… à moins que l’Allemagne plus pragmatique ne lui brûle la politesse. Allez les euro-dissidents, au boulot !


  11. michael Le 18 juin 2015 à 13h57
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    Si l objectif de la Grèce est l’ intégration dans les BRICS , comme mentionné au début de l’article , je me demande pourquoi la Grèce a accepté de reconduire les sanctions envers la Russie jusqu’ à fin Janvier 2016 cette semaine . Quelqu’ un a t’il une explication ?


    • Louis Robert Le 18 juin 2015 à 15h51
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      Oui, le N.Y Times… et un Polonais. 🙂 — Comme toujours, l’explication vaut ce qu’elle vaut…

      Échec de Moscou par “mesquinerie” ou par manque de fonds suffisants pour soudoyer avec succès ces autorités grecques “de gauche”…

      “Jacek Saryusz-Wolski, a Polish member of the European Parliament and vice chairman for foreign affairs of the assembly’s largest political grouping, said he had worried that Greece’s left-wing prime minister, Alexis Tsipras, might use his country’s veto power to try to secure bailout money from Russia if deadlocked talks with Western creditors yielded no new funds.

      “My fear was that he intended to auction his veto in both Brussels and Moscow,” Mr. Saryusz-Wolski said. In the end, he added, “Moscow was not able to put a sufficiently big envelope on the table…””

      Or comme rien n’est parfait, n’oublions pas la nécessité d’une ratification par les ministres des affaires étrangères:

      “Mr. Saryusz-Wolski cautioned that the decision to extend sanctions was preliminary and could still be reversed or delayed when European Union foreign ministers meet next week. Diplomats in Brussels, however, said they were confident the agreement struck by ambassadors on Wednesday would hold.”

      AAAAAAAAaaaah! Toujours, l’insupportable incertitude…

      ___________

      “E.U. Agrees to Extend Economic Sanctions Against Russia” (by ANDREW HIGGINS, JUNE 17 2015)

      http://www.nytimes.com/2015/06/18/world/europe/eu-agrees-to-extend-economic-sanctions-against-russia.html?_r=0


  12. Louis Robert Le 18 juin 2015 à 15h24
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    Voilà donc ce qu’est devenue l’Europe… pour le bénéfice de ceux qui en douteraient encore et qui insisteraient pour voter pour ÇA! — Démocratie oblige…

    Insistons: l’Europe n’a plus rien à envier à l’Empire en matière d’impunité, et ce jusqu’au sommet de la pyramide, monunent impérissable à la corruption.

    Pendant ce temps, “Je suis l’Europe!”, non?

    Pareil renouveau de surréalisme inspirerait Orwell.


  13. Andrea Le 18 juin 2015 à 19h13
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    l’ UE met la pression sur la Grèce mais finance l’Ukraine.

    (Un temps Obama était supporter de la Grèce et poussait Merkel à des concessions, question de ne pas endommager, casser, l’UE., sous la botte des USA. Mais c’est fini, il a jeté l’éponge.)

    Russia insider, 13 Juin, Alexander Mercouris (tjs bon sur les sujets financiers et d’autres.)

    Open letter from IMF chief Christine Lagarde makes clear the IMF will continue to provide funding to Ukraine regardless of whether or not Ukraine’s Western creditors agree to restructuring

    http://tinyurl.com/nuzwx3k

    Le FMI a déjà rompu avec ses règles internes:

    — Ne pas financer un pays en guerre. C’est pour cela que la guerre dans le Donbass est libéllée ‘operation anti-terroristes’ – ATO en anglais. (Statut spécial à l’ONU, etc. Ban Ki Moon il est super d’accord.)

    — Ne pas financer un pays qui selon toute vraisemblance ne pourra pas rembourser (selon les calculs faintaisistes du FMI, mais bon même les leurs montrent qu’il ne faut pas s’attendre à un remboursement, selon ce que j’ai lu. Ce qui est évident. Ukraine ne remboursera jamais.)

    Alors. l’Union Européene, c’est quoi?

    Un membre plein de longue date, Euro i tout i tout, la Grèce, se trouve dans la m****, et pressée comme un citron juqu’à la mort des pauvres, malades, etc. et risques extrèmes de décomposition, d’explosion.

    Le Gvmt de Kiev, neo-nazi pour une partie, fantasque, oligarchique, et soumis à d’autres maîtres, trouve support de tous les organismes internationaux liés avec l’UE / les USA, pour continuer la guerre et la provocation de la Russie.

    l’Ukraine, signataire d’un Assocation Agreement, n’a pas respecté ou avancé sur un seul point. Bon on savait d’avance que c’était complètement factice, mais l’UE seul pour des raisons politiques de soumission aux USA, persévère…


  14. Chris Le 19 juin 2015 à 00h12
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    Puisqu’on parle d’argent et de rasage gratis, un lien en faveur d’un lanceur d’alerte “Luxleaks” :
    https://support-antoine.org/#support


  15. Laurent K Le 19 juin 2015 à 00h44
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    Il y moins de monde qui veut y rentrer ces derniers temps. L’Islande a officiellement retiré sa candidature le 12 mars dernier.


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