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7.juin.20157.6.2015 // Les Crises

Nous rejetons les parades militaires à la soviétique, par Petro Porochenko

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“Impayable” ce président ukrainien quand même…

“Nous rejetons les parades militaires à la soviétique” (Photo: Dmitriy Fomin)

Par PETRO POROCHENKO

KIEV, le 13 mai,

Le jour du 70ème anniversaire de la victoire sur le nazisme, l’Ukraine s’est jointe à la tradition européenne de commémorer le 8 mai le Jour de Mémoire et de la Réconciliation, se démarquant ainsi de la version soviétique de l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale.

Cette année, nous voulons commencer à révéler au monde la véritable histoire du peuple ukrainien qui s’est retrouvé pris entre Staline et Hitler.

Petro Porochenko (l) aux cotés du président du Conseil européen Donald Tusk (Photo : Conseil européen)

En 1945, l’Ukraine a obtenu une reconnaissance spéciale pour son effort de guerre (en tant que membre fondateur de l’ONU) en respect des millions d’Ukrainiens ayant perdu la vie en combattant les nazis.

Étant une des nations ayant connu le plus de pertes pendant la Seconde Guerre Mondiale, nous honorerons les victimes du nazisme et les héros morts pour que nous puissions vivre libres aujourd’hui.

Cette année, nous rejetons les parades militaires à la soviétique.

Le Jour de la Victoire de l’Europe doit permettre aux vivants de se souvenir des désolations que causent la guerre, et non pas servir à consolider la société contre un ennemi extérieur imaginaire.

L’Ukraine fut au centre du Front Est. Mon pays fut entièrement occupé par les nazis. La guerre a affecté chaque famille en Ukraine.

Il est impossible de trouver une seule personne dans mon pays dont la famille n’ait pas souffert en 1939-1945. Pendant ces terribles années, 8 à 10 millions d’ukrainiens sont morts. Pour replacer cette statistique dans son contexte, un quart des 41.7 millions de personnes vivant en Ukraine avant la Seconde Guerre Mondiale a perdu la vie.

Les Ukrainiens ethniques ne furent pas les seules victimes d’Hitler et de Staline – les Juifs ukrainiens et les Tatars de Crimée ont énormément souffert sous l’oppression totalitaire et nous partageons aussi leur douleur.

L’un des moments les plus sombres de l’histoire de l’Ukraine s’est joué les 29-30 septembre 1941. Des soldats de la Wehrmacht fusillèrent de sang froid 33 771 Juifs ukrainiens à Babyn Yar à Kiev. Globalement, environ 1,5 millions de Juifs ukrainiens furent victimes de l’Holocauste.

Des milliers d’Ukrainiens ont sauvé leurs compatriotes Juifs en dépit du risque très réel de se faire prendre et d’être condamné à mort par l’occupant nazi.

Un exemple est celui d’Andrey Sheptytsky de l’Église Grecque-Catholique ukrainienne qui a sauvé de la mort environ 250 enfants juifs en les cachant dans un réseau de monastères ukrainiens. L’un de ces enfants était le futur Ministre des Affaires Étrangères polonais, Adam Daniel Rotfeld.

Un autre épisode terrible de l’histoire de l’Ukraine, et une autre date honteuse de l’histoire de l’URSS, s’est joué les 18 et 20 mai 1944 lorsque les autorités soviétiques ont organisé la déportation des Tatars de Crimée, les ayant accusés d’avoir “trahi collectivement la patrie soviétique”.

Près de 200 000 Tatars de Crimée furent déportés de force vers l’Asie Centrale. En juin de la même année, 37 000 Bulgares, Arméniens et Grecs furent déportés de Crimée pour les mêmes motifs.

Les Ukrainiens se sont battus contre le nazisme épaule contre épaule avec différentes Forces Alliées en différents points du monde. Près de 6 millions ont servi dans l’Armée Rouge Soviétique, 250 000 se sont battus sous les uniformes polonais, britannique, français, canadien, américain et de beaucoup d’autres nations alliées. De plus, environ un demi million d’Ukrainiens ont rallié les mouvements de libération.

L’anniversaire de la Victoire sur le 3ème Reich a toujours été un jour de fierté et de peine pour les Ukrainiens. Mais cette fois je ressens un sentiment vicieux et alarmant de “déjà vu”.

L’annexion de l’Autriche par l’Allemagne hitlérienne en mars 1938 et l’annexion de la Crimée ukrainienne par la Russie en mars 2014 présentent des similitudes frappantes. L’occupation nazie de la région des Sudètes, sous le prétexte de défendre les Allemands ethniques vivant en Tchécoslovaquie, et l’intervention russe en Ukraine contiennent des analogies aussi inquiétantes.

En dépit de ces catastrophes humanitaires continuelles, l’histoire nous renforce. Nous devons faire une pause pour penser à nos héros.

Nous devons penser à Nicholas Minue, un ukraino-américain qui, à lui tout seul, a détruit plusieurs positions ennemies alors qu’on lui tirait dessus, près de Medjez El Bab en Tunisie, jusqu’à ce qu’il soit blessé mortellement. Il a reçu la médaille de l’Honneur.

Nous devons penser à Ivan Kozhedub, un pilote de combat ukrainien et des Forces Alliées qui remporta 64 batailles aériennes pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Personnellement, je pense aussi à mes grands-pères qui ont défendu ma patrie avec courage jusqu’aux derniers jours de la guerre. L’un d’eux, Ivan Porochenko, s’est battu jusqu’à Prague où il fut blessé grièvement. Quand la paix revint, lui et des millions d’autres soldats ukrainiens ont repris humblement les autres responsabilités de la vie, celle d’être un grand professeur, ingénieur et père.

Parfois, le passé et le présent semblent s’entremêler.

L’année dernière, j’ai remis à Ivan Zaluzhnyi, un vétéran de la Seconde Guerre Mondiale âgé de 97 ans, la médaille militaire de son petit-fils de 23 ans. Ivan Hutnyk-Zaluzhnyi fut tué en protégeant l’Ukraine de l’agression russe dans l’est de notre pays.

Il est impossible d’imaginer ce qu’on ressent en enterrant son propre petit-fils, tué dans une guerre non déclarée et de la main des petits-enfants de ceux aux côtés desquels il a combattu 70 ans auparavant.

La Seconde Guerre Mondiale nous a enseigné de nombreuses leçons amères. Notre commémoration partagée ne devrait pas se limiter à notre victoire commune sur le nazisme.

Cette année, nous devrions réfléchir aux actions à mener pour protéger nos valeurs partagées et restaurer la paix – brisée par la Russie – en Europe, étendre les efforts de maintien de la paix et améliorer les capacités de défense de l’Ukraine.

La tendance à ignorer les leçons du passé doit s’arrêter avant qu’il ne soit trop tard.

Petro Porochenko est le président de l’Ukraine

Source : EU Observer, le 13/05/2015

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Juncker: pas de délai supplémentaire pour le libre-échange avec l’Ukraine

Mémorial de Maïdan : l’accord commercial a une valeur symbolique. (Photo: consilium.europa.eu)

Par Andrew Rettman,

Bruxelles, le 28 avril, 08:57

Le président de la Commission européenne a dit que l’accord de libre-échange UE-Ukraine devrait commencer l’année prochaine, malgré les demandes de nouveaux délais.

Il a déclaré à la presse à Kiev, lundi (27 avril) “il est important” que le pacte commercial soit entièrement en place le 1er janvier, même si “d’autres veulent retarder la mise en application”.

Tusk a déclaré qu’une mission militaire de l’UE n’était pour le moment pas réaliste. (Photo: consilium.europa.eu)

“Nous ne pensons pas que ceci serait raisonnable ou une bonne idée. Si nous continuons à remettre à plus tard encore et encore, nous n’arriverons jamais au bout”.

L’accord appelé DCFTA est conçu pour réorienter les exportations de l’Ukraine de la Russie vers l’UE et pour ouvrir un marché ukrainien, de plus de 40 millions de personnes, aux produits de l’UE.

Il a également une valeur symbolique après que la révolution “Euromaidan” ait renversé le régime précédent, pour partie en raison de sa décision d’abandonner ce pacte.

Les pays de l’UE ont reporté l’an dernier sa pleine application dans un effort pour apaiser la Russie, qui dit qu’elle verra les produits à bas prix de l’UE envahir ses marchés via l’Ukraine.

Elle continue à refuser le traité, pendant que l’Allemagne, plus tôt ce mois-ci, encourage Juncker à montrer “une souplesse maximale” dans la mise en place afin de ménager les “inquiétudes russes”, et que la Commission, le 20 avril, redémarre les discussions commerciales UE-Russie-Ukraine.

Le DCFTA, qui aligne la loi ukrainienne avec le marché unique de l’UE, est aussi perçu comme précurseur de l’élargissement à l’Ukraine.

Parlant aux côtés de Juncker, le dirigeant de l’Ukraine Petro Porochenko a déclaré : “Nous construisons un nouveau pays démocratique aux standards européens, qui deviendra membre de l’UE à court terme.”

Cependant ni Juncker ni le chef du Conseil de l’UE Donald Tusk, un polonais dont le pays favorise l’adhésion de l’Ukraine, n’a soutenu les aspirations de Porochenko.

Un état européen ?

La presse lui ayant demandé si l’Ukraine est un “état européen” – une désignation utilisé dans le traité de l’UE sur l’éligibilité de tout “état européen” à demander l’adhésion – Juncker a simplement déclaré qu’elle fait “partie de la famille européenne”.

L’UE a également rejeté l’appel de l’Ukraine à une mission militaire afin de contrôler le respect du cessez-le-feu, sur le modèle de la mission de l’UE en Géorgie.

Tusk a déclaré qu’il enverra une “équipe de vérification” pour envisager l’extension d’une mission civile de l’UE, qui a commencé ses travaux l’an dernier sur la réforme des forces de sécurité intérieures ukrainiennes.

“Ce qui est sûr, aujourd’hui, c’est que nous ne pouvons que parler d’une mission civile, pas militaire”, a-t-il précisé.

Juncker a ajouté que la commission est en train de payer une nouvelle aide macro-financière de 250 millions d’euros, et de lancer un troisième plan d’aide équivalent à 1,8 milliards d’euros.

Il a également promis 70 millions d’euros pour la centrale à l’arrêt de Tchernobyl.

Le sommet de l’UE, le premier à Kiev depuis Euromaidan, a eu lieu pendant une escalade des combats.

L’OSCE, une organisation internationale de contrôle, a rapporté lundi qu’il y avait de “nombreuses violations du cessez-le-feu”, mettant en cause essentiellement des armes légères et des mortiers, au sud-est de l’Ukraine, ainsi que des tirs de mortier et d’artillerie plus au nord. Elle a décrit la situation comme “instable”.

Instabilité

Elle a également déclaré que des chars, de l’artillerie lourde et des transports de troupes blindés se massaient du côté russe de la ligne de contact.

L’UE a, par le passé, évité de faire référence à des “forces russes” en Ukraine face aux déclarations russes que ses forces n’ont jamais été présentes.

Mais Juncker lundi a parlé d’une “agression russe dans cette partie de l’Europe”.

Tusk a déclaré : “Nous attendons de la Fédération de Russie qu’elle prenne ses responsabilités en remplissant ses obligations, ce qui inclut le retrait des forces armées et des équipements russes.”

“Il est utile de rappeler que nos sanctions et mesures de restrictions sont liées à l’entière mise en application des accords de Minsk.”

L’accord de Minsk est un plan de cessez-le-feu en 13 points signé par la France, l’Allemagne, la Russie et l’Ukraine en février.

Les sanctions économiques de l’UE contre la Russie expirent en juillet.

Les dirigeants de l’UE sont tombés d’accord, en mars, sur leur extension de six mois, mais doivent légalement l’adopter au sommet de l’UE en juin.

L’unité ?

Tusk a noté, au milieu des critiques croissantes des états de l’UE bien disposés envers la Russie comme Chypre, la Grèce et la Hongrie, que “ce n’est pas facile” de maintenir l’unité de l’UE.

Il a ajouté : “J’espère qu’en juin nous demeurons unis dans notre réaction face aux possibles mauvais agissements du voisin de l’Ukraine.”

Le même jour, lors d’une réunion à Varsovie avec le premier ministre polonais Ewa Kopacz, la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré que l’UE avait pris “une décision politique claire” en mars de lier les sanctions au respect de l’accord de Minsk.

Mais elle a également misé sur le sommet de juin, en ajoutant “nous nous consacrerons en juin à cette question et, je pense, déciderons sur l’extension des sanctions”.

Source : EU Observer, le 28/04/2015

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

41 réactions et commentaires

  • purefrancophone // 07.06.2015 à 01h16

    “L’anniversaire de la Victoire sur le 3ème Reich a toujours été un jour de fierté et de peine pour les Ukrainiens. Mais cette fois je ressens un sentiment vicieux et alarmant de “déjà vu”.

    Ah oui? Alors pourquoi laisser les nazis , nostalgiques de Bandera faire leurs exactions en Ukraine ?
    Il a également annoncé il y a quelques jours , à la Rada je crois , qu’il y avait 9 000 soldats Russes dans l’est de l’Ukraine ; mais personne ne les a vu !

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    • FLANDRE // 07.06.2015 à 08h05

      Nouveaux “dommages” causés par la racaille américaine et son partenaire privilégié.

        +12

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      • purefrancophone // 07.06.2015 à 08h57

        Poro. va t-il aimer cet accueil par Junker ?
        https://youtu.be/XPgiI46FCDU

          +4

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        • GLEB // 07.06.2015 à 13h22

          Là aussi un air de déjà vu.
          Junker me fait penser à Elsine. Très jovial avec 4 grammes
          Et ça prétend diriger l’Europe …

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      • V_Parlier // 07.06.2015 à 23h08

        Cet embrouillamini malhonnête de Porochenko, c’est de la prose à la BHL au point que j’en viens à me demander si ce n’est pas lui qui lui prépare ses textes.

          +7

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    • languedoc30 // 07.06.2015 à 10h09

      Mouais.. il faut dire que pour faire défiler, 3 chars et 6 canons rouillés vaut mieux faire autre chose. Porochenko préfère, et de loin, massacrer son peuple et faire du Donbass un champ de ruines.

        +30

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      • Andrea // 08.06.2015 à 19h21

        Avant de lire votre post…

        Une parade avec des Pravy Sektor Encagoulés et hurlant cela ne fait pas l’affaire. Avec des torches, de jour, ca rime à quoi? En plus, bon tout le monde s’en fout, mais les symboles nazis sont interdits, ou chercher autre chose?

        Suivi par des politiciens en blouse folklo fleurie flottante sur ventre empaté, c’est moche, franchement, sur les téloches mondiales, non mais.

        A l’arrière, des jeunes filles avec des décos de Noel ou de printemps artificiels dans les cheveux et habillées de bleu-jaune trottinant pas de danse ou de marche ou entre les deux c’est sympa tout au plus, mais ne montre pas de discipline ou d’armes, car elles ne peuvent pas porter des vieux Kalash, question d’image.

        🙂

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  • DUGUESCLIN // 07.06.2015 à 06h59

    Quand Popo fait dans son pot, il voudrait nous faire croire que c’est du chocolat.

      +33

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  • FLANDRE // 07.06.2015 à 08h02

    Quelques technocrates illégitimes de Bruxelles décident de relations privilégiées entre l’Ukraine et la C.E.
    Qui va payer ? L’ensemble des contribuables européens.
    Ne serait-il pas démocratique et juste de consulter ces contribuables par voie de referendum ?

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    • tig // 07.06.2015 à 08h22

      Voilà une question qui ne sera JAMAIS posée par nos journal-ops ( journaliste opérationnel bien sûr). L’ accord commercial avec L’Ukraine, dont le revenu mensuel moyen était de 292 $ en 2012, une aubaine pour qui exactement Donald?

      Source http://www.journaldunet.com/business/salaire/ukraine/pays-ukr

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    • Dany // 07.06.2015 à 08h36

      A condition que les citoyens soient correctement informés pour voter en toute connaissance de cause or ce n’est manifestement pas le cas, la plupart des gens ont une idée tronquée de la situation.

      Le matraquage médiatique ayant fait son oeuvre et la grande majorité des gens ne cherchant pas d’autres informations que celles véhiculées par les médias dominants, je ne suis pas sûre qu’un référendum ait une quelconque utilité dans ce cas-ci. Mais je me trompe peut-être.

        +14

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    • Oliv // 07.06.2015 à 08h47

      Allons, vous savez bien ce que signifie un referendum, dès qu’il y a un rapport avec l’Europe.
      Si un pays vote mal, c’est parce que les élites n’ont pas suffisamment fait preuve de pédagogie. Alors on réexplique, et on fait revoter jusqu’à ce que le pays fasse le bon choix. On bien, comme en 2005, on adopte sans vote une version “simplifiée” du texte à laquelle personne ne comprend rien.
      Non, croyez moi, demander l’avis de la plèbe, ce n’est que perte de temps. Ce peuple ne comprend pas les enjeux.

        +24

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      • FLANDRE // 07.06.2015 à 09h26

        J’avais déjà lu quelque part que dans ce cas, il fallait changer le Peuple. Nous y sommes !

          +9

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    • chios // 07.06.2015 à 12h23

      une interview de Poutine sur le sujet, avant sa visite en Italie.
      … “Finally, since we are talking about what can or must be done, and by whom, I believe that the European Union could surely provide greater financial assistance to Ukraine….”
      He oui…
      http://en.kremlin.ru/events/president/news/49629

        +3

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  • Homère d’Allore // 07.06.2015 à 08h33
    • Alae // 07.06.2015 à 10h16

      “Mais que fait Caroline Fourest ?”

      Pourvu qu’elle se taise. Si jamais elle parle, elle est capable de faire tous les plateaux de télé pour raconter que la Pride March de Kiev s’est fait attaquer par une invasion russe. 🙂

        +42

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      • Kiwixar // 07.06.2015 à 11h17

        Oui, c’est bien le cas en fait : la Gay Pride de Kiev a été attaquée par les “petits hommes verts” (russes)…. Ironie à part, je reste quand même assez interloqué par les acrobaties mentales (déni, auto-mensonge, persuasion, shizophrénie) que doivent effectuer tous ces journalistes pour dire autant de mensonges tout le temps sans ciller, parfois 3 ou 4 dans la même phrase. Le serial-mensonge de ce niveau, c’est une pathologie lourde, qui mériterait une cellule matelassée.

          +42

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        • Louis JULIA // 07.06.2015 à 15h59

          La meilleure thérapie serait la suppression immédiate de toute subvention. Les journalistes seraient alors bien obligés de faire du vrai travail au lieu d’aller chercher leurs infos au Rungis de l’info… pardon: à l’AFP

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    • chios // 07.06.2015 à 13h56

      et une autre “parade”, le même jour, demandant la démission de Porochenko
      https://www.youtube.com/watch?v=_7VtsUZTink

      références dans notre presse?
      (pour les observateurs bénévoles)

        +18

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  • Carabistouille // 07.06.2015 à 09h14

    A force de pousser le bouchon, TUSK va se retrouver complètement à poil. Ses coups de force permanent, son bellicisme hystérique, son abus permanent de position a définitivement lassé les membres historiques de l’UE. ça va finir par casser.
    Quand aux Ukies, même les plus farouches russophobes ne peuvent plus supporter ces dangereux guignols à chemises noires ou brunes.

      +16

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  • RGT // 07.06.2015 à 11h09

    Je pense qu’il serait nécessaire de rappeler certains faits concernant la période soviétique aux ukrainiens.

    Au lieu de s’acharner sur les russes qui ont été et de loin les premières victimes du régime sovietique (Lénine, Staline et Khrouchtchev ont toujours montré un amour immodéré pour les russes) il ferait mieux de s’interroger sur l’origine du véritable bourreau de l’Ukraine.

    Qui tenait les rennes du pouvoir de l’URSS entre la fin des années 1920 et 1953, au pire moment des “années sombres” ?

    Un certain Joseph Vissarionovitch Djougachvili, plus connu sous le nom de “Staline”…

    Vous reconnaitrez sans difficulté la fin du nom en “chvili” qui trahit son origine.

    Dans ce contexte je ne comprends pas trop pourquoi il fait entrer sans complexes un autre “chvili” en Ukraine en le nommant gouverneur d’Odessa…

    A moins que les preuves des grands actes passés de ce “chvili” ait prouvé aux dirigeants de ce pays sa grande implication dans les valeurs traditionnelles que doit respecter tout dirigeant ukrainien qui se respecte : russophobie extrême, déclaration de guerre perdue d’avance, détournement de fonds publics, exil aux USA…

    Décidément, ces ukrainiens m’étonneront toujours dans leurs choix des pires canards boîteux.
    Le pire, je pense, c’est qu’ils ne le font même pas exprès.

    Un tel niveau carricatural n’est actuellement atteint que par la commission européenne… Qui se ressemble s’assemble.

    Cette copulation nauséabonde se fera sans mon accord. De toutes façons les deux parties se foutent complètement de l’opinion des peuples qu’ils sont censés administrer.

    En fait d’administration, ils nous administrent leur [biiiiip!!!] dans le [biiiiip!!!].

      +22

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    • couci couça // 07.06.2015 à 11h44

      “Qui tenait les rennes” ?
      Peut être le père noël .

        +7

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  • David D // 07.06.2015 à 11h24

    En gros, la guerre risque de bien repartir entre ukrainiens et novorossiens.
    Pour la Transnistrie, dont le nom roumain est anormal vu que c’est une terre russe, les occidentaux et Porochenko peuvent mettre la pression dessus, les russes ne peuvent pas se permettre d’intervenir, et si les ukrainiens et occidentaux s’en emparent ils se discréditeront par une occupation inique et meurtrière du territoire. Les américains qui volent d’humiliation en humiliation dans ce conflit ne peuvent pas croire qu’ils vont mettre l’accent sur la Transnistrie dans la foulée de Porochenko pour amener les russes à entrer en guerre.
    Il faut rappeler que le calcul américain dans le cas de l’insurrection qui a donné la Novorossie, c’était que une résistance armée du peuple novorossien était inimaginable et que si les russes intervenaient la perte de ce territoire aurait donné l’occasion d’une machine implacable en fait de sanctions où même les Brics n’auraient pas pu s’unir comme ils l’ont fait. Or, la surprenante efficacité de l’insurrection est-ukrainienne et la non intervention russe ont mis les américains dans une situation de ridicule complet qui a des conséquences pour l’Europe au plan économique et commercial et pour les Etats-Unis au plan géopolitique.
    La Transnistrie étant tout à l’ouest et n’étant pas un territoire d’une certaine étendue, une intervention russe n’est pas crédible, même s’il y a des troupes sur place. Il s’agit de terres historiquement russes que les roumains veulent récupérer et la population se considère russe comme en Crimée. Les américains et Porochenko envahiraient un territoire à ensuite terroriser, gommer ethniquement, etc. Je sais que les américains sont de plus en plus déphasés, mais quand même ! Après l’échec novorossien, ils doivent comprendre les risques au plan international.
    L’Ukraine va continuer de s’effondrer et partira tôt ou tard en quelques morceaux, les USA et l’Union européenne soutiendront à nouveau la Galicie nazie contre la Russie. Et l’objectif des russes, ça va être de sauver l’Ukraine en considérant qu’une bonne partie a vocation à faire comme la Novorossie et que Kiev formera un Etat-tampon qui après une longue errance redeviendra un Etat ami des russes, dégagé de la Galicie. Les kiéviens réaliseront peut-être petit à petit qu’ils n’ont pas vocation à vivre avec les galiciens.
    Pour l’heure, une guerre entre l’actuelle nouvelle Ukraine et la Novorossie semble devoir reprendre. J’espère me tromper, car ça saoule ce malheur acharné sur les civils des oblasts Donetsk et Lougansk, ça rend fébrile.

      +16

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  • RAS // 07.06.2015 à 12h09

    Étonnant le discours de Porochenko, je trouve énormément de similitude avec certain discours de BHL, notamment sur les références émotionnelles à l’histoire, les références aux “valeurs” commune, et sur la construction très émotive et anti russe en générale… Ça ne m’étonnerais pas que ce soit lui qui l’ai écrit finalement. Ça ne serait pas la première fois.

      +24

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    • Chris // 07.06.2015 à 12h43

      Hitler faisait des discours semblables, Obama, Clinton, MacCain, Nulandissime, Netanyahu, Fabius, etc… La race des néocons ne semble pas prêt de s’éteindre, hélas.

        +20

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  • Léa // 07.06.2015 à 12h30

    L’héritage bolchévique en ukraine et en Russie. de Xavier Moreau.

    Ce sont les bolchéviques qui ont voulu créer l’ ukraine ukrainienne de toute pièces, par la force, contre les russophones.

    http://www.stratpol.com/#!hritage-bolchevique-en-russie-et-ukrain/caer

    Dans un autre document , j’ai lu que les russes étaient assez méprisés par les autres états bolchéviques. Staline était georgien, Trotsky ukrainien, Brejnev ukrainien.

      +10

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    • cording // 07.06.2015 à 17h49

      Sur le principe de diviser pour régner et en négation des sentiments nationaux. La classe sociale au-dessus des races et peuples.

        +2

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  • chios // 07.06.2015 à 14h15

    Krystyna,
    Des renseignements complémentaires seraient les bienvenus….

    l’ambiance en Pologne a suffisamment changé…
    Comme ceci?
    https://www.youtube.com/watch?v=J5OzI7Nw7N8

      +4

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    • Krystyna Hawrot // 07.06.2015 à 16h58

      Nous avons eu tout un article sur les Crises sur les élections en Pologne et le fait qu’une bonne partie des électeurs ont chassé Komorowski pour sa soumission à Kiev. Ils et elles espèrent que Duda va changer de politique. On ne sait pas encore, mais le refus de Duda de recevoir Porochenko à Varsovie juste après son élection semblait encourageant.

        +7

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  • Grégoire // 07.06.2015 à 14h25

    Camp d’extermination de Sobibor
    Le personnel du camp se compose d’une trentaine de SS et d’une centaine de gardes ukrainiens
    Camp d’extermination de Treblinka
    Le personnel du camp est composé d’Allemands et d’Ukrainiens
    Camp d’extermination de Bełżec
    Le reste du personnel du camp, environ 120 gardes, est constitué de prisonniers de guerre ukrainiens libérés etc etc… (source wikipédia )
    Il ferait bien de manger du chocolat Popo c’est bon pour la mémoire…. Espérons que les investissements anglo-saxons connaitront la même fin que leurs investissements en Hitler…

      +14

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  • Nerouiev // 07.06.2015 à 16h40

    Merkel, Obama, Tusk, Poro et les autres, tous des grandes gueules à qui se délectera le plus contre la Russie. Comme des gosses dans la cour de récré contre la tête de Turc qui ne se révoltera pas. Plus minables les uns que les autres.

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  • cording // 07.06.2015 à 17h42

    Malgré ses alliés polonais, baltes et autres laquais des US le gouvernement ukrainien est en train de se retrouver isolé sur la scène diplomatique européenne et mondiale en effet les US et le gouvernement de Madame Merkel ont pris conscience de l’intransigeance et de la large part de responsabilité des dirigeants ukrainiens dans les propres malheurs de leur pays d’où la rencontre Kerry-Poutine à Sotchi où le premier a renoué avec la Russie de Poutine si honnie dans la mesure où les US ont besoin de la Russie sur la scène mondiale et un conflit localisé ( Ukraine).

    Comme l’explique si bien Jacques Sapir dans dernière livraison de “russeurope.hypothèses.org” Kiev va devoir faire preuve de réalisme en négociant avec Moscou pour sauver la pays économiquement et politiquement en négociant avec la rébellion soit la fuite en avant qui mènera à la faillite et à la partition de l’Ukraine.

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  • cording // 07.06.2015 à 17h54

    Je pense que l’intransigeance et le fanatisme de Kiev va l’emporter parce que toute négociation avec l’ennemi russe tant honni va faire resurgir les divisions internes du pouvoir en place. Comme toute négociation est impossible pour eux avec les rebelles séparatistes.

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  • St3ph4n3 L. // 07.06.2015 à 20h55

    C’est moi ou… le discours de Porochenko sent la propagande à des lieues et la véritable ambition de l’UE, avec le DCFTA ( ” Deep and Comprehensive Free Trade Agreement ” : quel joli nom, n’est-ce pas ? 😀 ), est d’abord de ne pas perdre (trop) de billes en cas d’aggravation de la situation (déjà très fragile) ?

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  • Pierre // 07.06.2015 à 23h18

    L’Union européenne n’attend qu’une chose mettre la main sur le marché ukrainien. Certains pensent honnêtement pouvoir faire comme en Pologne, mais ce scénario est trop optimiste : la classe dirigeante ukrainienne est bien plus corrompue. Aussi, on peut craindre que d’autres au sein de l’U.E n’auront aucun scrupule pour s’emparer de tout ce qui les intéresse en Ukraine : peu importe le coût social, des millions de chômeurs en plus et un effondrement des bases vitales “autarciques” de l’économie ukrainienne.

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    • JPS007 // 08.06.2015 à 07h35

      Quel marché ukrainien ? Quand on sait que le salaire moyen y est inférieur à celui de la Chine, ce n’est pas ce marché qui va relancer la croissance européenne (quoi ? comment ? on me dit que c’est la reprise ???).
      A moins que ce ne soit une manœuvre pour délocaliser la fabrication des produits labellisés EU vers une main d’oeuvre à bas prix ?

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  • Citoyen // 08.06.2015 à 00h48

    Vous ne croyez pas si bien dire… ‘naturaliser allemand’

    Il est originaire de Gdansk… anciennement Dantzig…

    Comme le grand-père d’Angela Merkel…qui y fut sénateur…

    Comme Gunter Grass, allemand Prix Nobel de Littérature…

    Donald Tusk appartient à la minorité cachoube de Pologne,minorité poméranienne allemande
    Tusk est parfaitement germanophone

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  • Bobleymar // 13.06.2015 à 10h58

    Ah ce monde merveilleux où les gentils pas très méchants affrontent les méchants pas du tout gentils ! C’est drôle beaucoup de commentaires antiaméricains qu’il y a sur ce site on parfois exactement le même manichéisme enfantin d’un mauvais film hollywoodien.
    Ailleurs on essaye de nous prouver que les Russes de par leur histoire sont le mal incarné, ici on fait cela avec les Ukrainiens et chacun arriverait presque à nous convaincre…
    Et puis le 9 mai de beaux soldats russes ont défilé bien en rangs serrés sur la place rouge devant leur petit chef belliqueux. Ils étaient accompagnés de magnifiques chars et autres blindés mêmes pas en jouet, et surtout de ces majestueux missiles qui, parait-il, pourraient détruire Washington en quelques minutes ! Les Hommes sont décidément les seules créatures infâmes qui paradent et applaudissent devant les instruments de leur propre supplice.

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