Source : EurActiv, Cécile Barbière, 2O-01-2016

Le Fonds monétaire international suggère de ne pas accorder le salaire minimum aux réfugiés. L’organisation souligne également l’effet positif des dépenses pour les réfugiés sur le PIB européen.

Le FMI se penche dans un rapport publié le 20 janvier sur le défi économique posé par l’afflux de réfugiés en Europe. Un pensum au sein duquel il recommande un traitement différencié des réfugiés et des ressortissants des pays de l’UE.

Cette vaste migration, alimentée à la fois par la crise syrienne, mais aussi par les conflits en Afghanistan en Iraq et en Érythrée, inquiète en Europe, où la question de l’intégration économique, mais surtout sociale et culturelle a pris un tournant inquiétant depuis les événements de Cologne.

Entre janvier et octobre 2015, 995 000 réfugiés qui ont déposé une demande d’asile en Europe. Pour faire face à ce défi, le ministre allemand des Finance, Wolfgang Schauble, a récemment mentionné l’idée de la mise en œuvre d’une taxe sur l’essence en Europe, destinée à financer ce vaste chantier social.

Emploi fondamental

Mais selon le FMI, l’intégration économique des réfugiés dans leurs pays d’accueil passe avant tout pour l’emploi. Pour accélérer leur intégration, le FMI recommande la mise en œuvre « des dérogations temporaires et limitées au salaire minimum pour les réfugiés ». La proposition du FMI tend à corriger le déséquilibre initial qui existe entre les immigrants et les ressortissants du pays d’accueil sur le marché du travail.

Les immigrants ont généralement des taux d’emploi et des salaires inférieurs à la population du pays d’accueil. Une vérité qui est variable en fonction du niveau d’éducation et du niveau de langue, mais qui se vérifie globalement.

En Allemagne, où le FMI a mené une étude sur l’intégration des étrangers sur le marché du travail, les migrants gagnent en général 20 % de moins qu’un allemand à travail et compétence égale. Cette différence grimpe à 30 % sans maitrise de la langue allemande. Et en 2013, le taux de chômage des immigrants était deux fois plus élevé que celui des Allemands.

Flexibilité

La flexibilité sur le salaire minimum existe déjà dans certains pays, comme en Allemagne. En effet, les réfugiés peuvent y être assimilés aux chômeurs de longue durée, qui peuvent être temporairement exclus du salaire minimum pour les six premiers mois d’emploi.

Autre avantage d’une telle mesure, « diminuer le ressentiment possible » des citoyens du pays qui risquerait de percevoir les réfugiés comme des concurrents directs sur le marché du travail plutôt tendu en Europe.

Une crainte plutôt illégitime selon l’organisation, qui souligne qu’une très large majorité d’études a régulièrement pointé du doigt l’impact très faible des vagues migratoires sur les marchés de l’emploi.

Impact positif évident des dépenses pour les réfugiés

Les projections du FMI, si elles restent incertaines, pointent de manière plus générale un impact économique positif même à court terme. L’augmentation de dépenses publiques en faveur des réfugiés devrait « augmenter la demande intérieur et le PIB » souligne le rapport.

En effet, l’argent donné aux réfugiés est immédiatement dépensé, ce qui a un impact positif sur la demande. Selon le FMI, les dépenses en faveur des réfugiés dans les pays européens devraient augmenter de 0,05 point de PIB en 2015, et de 0,1 point en 2016 par rapport aux dépenses enregistrées en 2014.

Mais les disparités sont nombreuses entre les différents pays. La France, où le nombre de demandeurs d’asile en 2015 a augmenté de 22% selon l’Office française de protection des réfugiés et apatrides, le coût de prise en charge des réfugiés resterait plutôt stable. Il ne progresse que de 0,01 point de PIB entre 2014 et 2016.

À l’inverse, certains pays voient ces coûts exploser. Sans surprise, la part du PIB allemand consacré à la prise en charge des réfugiés pourrait passer de 0,08 à 0,35% entre 2014 et 2016. En Suède, le coût bondirait de 0,3% du PIB en 2014 à 1% en 2016.

Pour étayer ses projections, le FMI a tablé sur une arrivée de réfugiés égale à 800 000 personnes par an entre 2015 et 2017. Cette population devrait pouvoir travailler dans le pays d’accueil au bout de deux ans en moyenne.

Pourtant, l’effet à court terme de l’arrivée des réfugiés sur le PIB européen devrait être positif, souligne le FMI. La croissance du PIB pourrait ainsi gagner 0,05% en 2015, et 0,13% en 2017.

Là encore, les effets les plus visibles sont à relever dans les pays où la concentration du nombre de réfugiés est la plus importante. L’Autriche pourrait gagner 0,5% de PIB, la Suède 0,4% et l’Allemagne 0,3%.

À moyen terme, les effets de la vague de réfugiés sur la croissance européenne sont plus marqués. Le FMI estime 0,25% de PIB en plus au niveau de l’Union européenne, tandis qu’Allemagne, Autriche et Suède bénéficieraient d’un impact allant variant de 0,5% et 1,1%.

Ce article est également disponible en en_GB.

CONTEXTE

Des dizaine de milliers de réfugiés en provenance du Moyen-orient et d’Afrique empruntent la routes des Balkans pour rejoindre l’Europe, tandis que d’autre traversent la Méditerranée pour rejoindre les côtes italiennes.

Face à la plus importante crise migratoire depuis la seconde guerre mondiale, l’Union européenne peine à présenter un front uni.

En mai 2015, une proposition de la Commission européenne, qui souhaitait appliquer le principe de solidarité, pour que les demandeurs d’asile des pays les plus touchés par l’arrivée de migrants soient redirigés vers d’autres États membres, a été rejetée par les États membres.

Source : EurActiv, Cécile Barbière, 2O-01-2016

67 réponses à Le FMI suggère de ne pas trop payer les réfugiés en Europe

Commentaires recommandés

BA Le 22 février 2016 à 08h15

Le patron du MEDEF déclare : « Les migrants sont un atout pour la France. »

link to leparisien.fr

Pourquoi le MEDEF veut-il que l’Union Européenne continue à accueillir des migrants ?

Pourquoi les grands patrons européens veulent-ils que l’Union Européenne continue à accueillir des migrants ?

Pourquoi les politiciens de la droite ultralibérale veulent-ils que l’Union Européenne continue à accueillir des migrants ?

Pourquoi les économistes ultralibéraux veulent-ils que l’Union Européenne continue à accueillir des migrants ?

Pourquoi le FMI veut-il que l’Union Européenne continue à accueillir des migrants ?

Réponse :

Parce que ça tire tous les salaires vers le bas.

  1. free Le 22 février 2016 à 05h56
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    “les migrants gagnent en général 20 % de moins qu’un allemand à travail et compétence égale.”

    “Autre avantage d’une telle mesure [réduire le salaire minimum], « diminuer le ressentiment possible » des citoyens du pays qui risquerait de percevoir les réfugiés comme des concurrents directs sur le marché du travail plutôt tendu en Europe.”

    À première vue, ça parait totalement incohérent de dire ces deux choses à la suite car payé moins cher, le migrant a un atout concurrentiel non négligeable pour un employeur qui veut se faire de l’argent en masse (la même logique que les travailleurs détachés en Union Européenne, système organisant un dumping social par rapport aux charges sociales).
    Mais c’est sans compter sur la possibilité que, pour l’auteur, le vrai risque serait qu’un migrant gagne plus qu’un autochtone. Triste cohérence xénophobe si tel est le cas.


    • Alain Trépide Le 22 février 2016 à 09h56
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      Seconde contradiction qui saute aux yeux:
      “Pour accélérer leur intégration, le FMI recommande la mise en œuvre « des dérogations temporaires et limitées au salaire minimum pour les réfugiés ». La proposition du FMI tend à corriger le déséquilibre initial qui existe entre les immigrants et les ressortissants du pays d’accueil sur le marché du travail.”

      Ajouter du déséquilibre pour corriger le déséquilibre?
      C’est le même type de contradictions que “plus d’austérité pour relancer la croissance” a mes yeux.

      Petit jeu rigolo:
      Replacez dans l’extrait suivant “réfugiés” par “pauvres” et vous verrez le FMI préconiser un programme de gauche à l’échelle européenne.

      “En effet, l’argent donné aux réfugiés est immédiatement dépensé, ce qui a un impact positif sur la demande. Selon le FMI, les dépenses en faveur des réfugiés dans les pays européens devraient augmenter de 0,05 point de PIB en 2015, et de 0,1 point en 2016 par rapport aux dépenses enregistrées en 2014.”

      On est plus à une contradiction près.


    • Ananass Romanoff Le 22 février 2016 à 10h33
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      Le plan (extrêmement cohérent), c’est le retour au 19ème siècle.


  2. Guillaume Besset Le 22 février 2016 à 06h44
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    Je suis d’accord avec le FMI cette fois-ci.
    En Suisse par ex, il n’y a pas de salaire minimum (et c’est plus efficace au niveau macro)
    La liberté est préférable (de démissionner si le salaire est trop bas bien sûr aussi)
    Voir l’Angleterre où le chômage est deux fois plus bas qu’en France.

    Pour l’évasion fiscale, l’Etat devrait commencer par ne pas trop taxer.
    Ensuite effectivement quand de grandes institutions financières ne payent de 0.3% d’impôt à Bruxelles, c’est sûr que ce n’est pas normal..
    Mais en même temps les pays avec faible imposition sont plus riches (Luxembourg par ex)

    => Les acteurs publics et privés doivent se mettre d’accord pour simplifier et définir un niveau d’imposition acceptable par les 2 parties. (20% linéaires par ex)

    PS : Ce site permettrait aux réfugiés d’apprendre une langue au choix gratuitement ! : https://ayni.in


    • tim Le 22 février 2016 à 07h50
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      @Guillaume Besset.
      “Voir l’Angleterre où le chômage est deux fois plus bas qu’en France”
      Il faut aussi savoir que la majorite des emplois sont des “petits emplois” des emplois a temps partiel, des contratd a “zero heure” c’est a dire que l’employeur vous telephone a n’importe quel moment du jour ou de la nuit pour venir faire 1heure, 2heures de travail, ceci non regulier, donc en effectuant 1 heure de travail dans le mois, vous n;etez plus declare chomeur.
      Et l’elephant dans tout ca, c’est la dette que notre cher Osborne a multiplie par 2 en 5 ans,
      de 870 milliars de livres sterling a 1,6 trilliars de livres sterling.
      C’est quand meme pas la joie.


    • douarn Le 22 février 2016 à 08h50
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      Bonjour Guillaume Besset
      Selon l’article : link to les-crises.fr
      on lit que :

      …le taux anglais, qui chute encore au tout début des années 2000, alors que la conjoncture s’est retournée est dû au fait que ce pays a largement assoupli les conditions pour bénéficier d’une rente d’invalidité, ce qui a gonflé le nombre d’invalides et dégonflé celui des chômeurs

      …la reprise américaine n’en était pas une, et que si le taux d’emploi remonte, c’est parce qu’il y a de nombreux chômeurs qui se découragent, et sortent des statistiques de la population active… De même, le Royaume-Uni a pour habitude de “reclasser” de nombreux chômeurs âgés en invalides, les sortant des statistiques

      Il y aurait aussi beaucoup à dire sur le taux d’emploi des femmes (inférieur à la Fr), du mode de calcul du chômage des jeunes, de la productivité qui stagne depuis 2007.
      Il vaut mieux être prudent quand on fait des comparaisons internationales.


      • Chris Le 22 février 2016 à 09h41
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        Guillaume oublie de dire que les rentes invalidité suisses sont servies de manière extrêmement parcimonieuse et ajustées selon la conjoncture. Une procédure d’invalidité peut prendre jusqu’à 10 ans !
        Pour les deux premières années, en fait 360 jours, c’est l’ass. perte de gain (assurance privée en Suisse) qui prend en charge les indemnités. Ensuite, si le cas n’est pas bouclé, c’est le RSA cantonal à condition d’avoir moins de 4’000 fr. de fortune. Si la procédure invalidité aboutit à l’octroi d’une rente, l’assuré devra rembourser l’assureur perte de gain ET le service social du Canton/RSA en proportion de sa rente. Tout est fait pour que “l’invalide” soit reclassé professionnellement.
        C’est difficile de comparer le système social suisse et français car ils fonctionnent totalement différemment, du fait de la privatisation de la plupart des assurances sociales. Il est plus comparable au système allemand.


    • raloul Le 22 février 2016 à 10h02
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      Bonjour !

      Etes-vous bien certain de connaitre le marché du travail en Suisse, où des CCT règlent souvent la question des salaires minimaux par secteur? Bien sûr, il existe en Suisse un très fort dumping, et les moyens de lutter contre celui-ci sont ridicules, mais c’est un autre débat…
      Et enfin il y a une différence légale entre demandeur d’asile (qui n’a pas le droit de travailler pour justement éviter le dumping) et migrant économique, qui est soumis au droit du travail et de sejour en Suisse -CCT comprises -. Le reste est au noir, clandestin et illégal et doit être puni conformément au droit.
      La liberté de circuler pour les personnes est relativement limitée en Suisse (contrairement aux biens et capitaux), comme dans de nombreux pays, et cela semble assez bien marcher en effet (d’un point de vue strictement économique…)


      • douarn Le 22 février 2016 à 10h57
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        Pardon, j’ai été obligé de limiter le nombre de caractères pour ne pas dépasser mon quota
        Je répondais à M Besset sur

        Voir l’Angleterre où le chômage est deux fois plus bas qu’en France

        , pas sur la Suisse (que je ne connais pas).
        Les parties de l’article que j’ai utilisé ne mentionnaient que le RU. Cela me semblait explicite, c’est ma faute, je me rend compte que cela ne l’était pas forcément.


    • condamy Le 22 février 2016 à 13h53
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      Et d’augmenter le chômage des citoyens des pays concernés,les employeurs préférant bien sur des employés de même compétence et payé moins cher … bonjour au développement du racisme et à l’avenir du front national …


  3. Alain Le 22 février 2016 à 06h51
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    “Autre avantage d’une telle mesure, « diminuer le ressentiment possible » des citoyens du pays qui risquerait de percevoir les réfugiés comme des concurrents directs sur le marché du travail plutôt tendu en Europe”, parce qu’un salaire inférieur ne serait plus de la concurrence? Aux fous, ce serait en plus de la concurrence déloyale !

    “Les projections du FMI, si elles restent incertaines, pointent de manière plus générale un impact économique positif même à court terme. L’augmentation de dépenses publiques en faveur des réfugiés devrait « augmenter la demande intérieur et le PIB »”, évidemment des dépenses sans aucune création de richesse sont une augmentation du PIB, ce qui démontre que le PIB n’est en rien un indicateur de production de richesse mais uniquement de niveau d’activité économique quelque soit l’effet de cette activité !

    Et dire que ces fonctionnaires sont surpayés pour sortir autant de bêtises !


    • Chris Le 22 février 2016 à 09h50
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      Bêtises ? Non.
      Les nouveaux arrivants consomment, produisent, augmentent le PIB et contribuent à l’accélération de la circulation de l’argent… Qui plus est, sont majoritairement des populations jeunes, donc peu de dépenses médicales, susceptibles de se reproduire : le cercle vertueux du bétail est garanti.
      La traite négrière du XXI siècle !


      • yann Le 22 février 2016 à 11h08
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        C’est un raisonnement absurde. Augmenter la population n’augmente la croissance et le PIB que si les nouveaux venus trouvent à s’employer dans de nouveaux emplois non existant ce qui nécessite de l’investissement. S’ils replacent simplement les locaux avec des salaires moindres, la demande globale va diminuer par un jeu de vase communicant avec un vase plus petit que l’autre. Le problème des économies occidentales n’est pas l’offre, mais la demande. Les entreprises n’investissent pas parce que la consommation stagne voir même baisse. Les remèdes de ces clowns libéraux ne font qu’aggraver le mal qu’ils prétendent combattre. Et si l’augmentation de la population était le seul moteur de la croissance économique, l’Afrique devrait être la région la plus riche du monde, or c’est loin d’être le cas. Sans investissement supplémentaire avoir deux bras supplémentaires pour travailler ne sert à rien, il coute même cher à la société d’accueil qui doit les entretenir.

        Sinon vous avez parfaitement raison sur la traite négrière, nous sommes effectivement revenues au commerce triangulaire sous une autre forme. À l’époque aussi on justifiait l’esclavage au nom du libre commerce. Quand le général De Gaulle disait du libéralisme qu’il ne libérait personne, il ne croyait pas si bien dire.


        • Chris Le 22 février 2016 à 11h58
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          Je ne comprends pas votre raisonnement.
          Les migrants mangent, se logent, se vêtent, se déplacent, s’éduquent, s’informent comme vous et moi. Qui produit la nourriture ? Qui construit ? Qui instruit ? Qui véhicule ? Qui habillent ? Qui fabriquent et revend tous ces supports ?
          Il y a nettement gonflement de la demande, donc de la production et du commerce.
          Pousser la natalité n’est pas seulement une politique pour assurer les retraites des aînés, mais aussi participe à la croissance. Cette merveilleuse croissance que tout le monde réclame à cors et à grands cris !


          • yann Le 22 février 2016 à 18h17
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            Avec quel argent consomment-ils vos réfugiés? Si cela vient d’aide de l’état sous la forme de ponction fiscale vous n’augmentez pas la demande globale, vous transvasez simplement le revenu d’un groupe de personne à un autre. Par quelle magie ces réfugiés sans argent deviennent-ils des consommateurs dans nos pays? Vous êtes illogique. Il vont trouver un emploi spontanément dans des pays frappés par le chômage de masse depuis trente ans. Comment voulez-vous donc que ces gens trouvent un emploi dans des pays qui n’en produisent déjà pas assez pour les autochtones? Et encore je ne parle même pas des difficultés linguistiques et du niveau scolaire impropre à l’intégration sociale dans les pays avancés. Contrairement aux fantasmes mondialistes, les populations ne sont pas interchangeables.

            Vous raisonnez comme si l’offre créait sa propre demande. C’est typiquement libéral et erroné comme raisonnement. Dans le meilleur des cas, ils prendront des emplois aux locaux à moindre rémunération ce qui in fine réduira la demande globale et augmentera encore le taux de chômage. Encore une fois il ne suffit pas d’augmenter le nombre de crève-la-faim dans un pays pour créer de la croissance économique. À la rigueur ce raisonnement tiendrait s’il y avait plein emploi, et un besoin en main-d’œuvre ce n’est absolument pas le cas en Europe. On a délocalisé les emplois en Asie et ailleurs. Si vous voulez vraiment employer ces gens, faites donc revenir les usines au préalable. Sans investissement supplémentaire il n’y aura pas de création d’emploi. Cette immigration irresponsable ne va faire qu’augmenter les tensions internes jusqu’à la rupture. Il ne faudra pas venir pleurer ensuite quand vous aurez des gouvernements réellement fascistes au pouvoir.


            • patrick Le 22 février 2016 à 19h47
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              tout à fait , si les migrants n’amènent pas quelque chose de particulier ( capital , projets , investissements ..) ils vont consommer en utilisant de l’argent pris à quelqu’un d’autre sans qu’il y ait création de richesse.
              donc les migrants vont consommer des produits de base pas chers et celui à qui on a pris l’argent étant lui-même moins riche ( ou plus pauvre ) va aussi réduire sa consommation. Donc tout le monde va consommer des produits bas de gamme , pas chers qu’il va falloir importer de Chine ou de l’Est.


            • Agent Smith Le 22 février 2016 à 20h08
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              Bonsoir Yann, désolé mais vous semblez manipuler des concepts que vous ne saisissez pas. Pour prendre votre exemple : le réfugié dans un 1er n’a pas de travail, il vit de la solidarité (allocations, aides) financée en partie par l’impôt mais aussi par la dette. Aujourd’hui l’argent est quasiment gratuit, donc une partie de la solidarité ne coute rien sur le moment, alors qu’elle va rapporter de la consommation immédiate (effet de levier). Pour ce qui relève de l’impôt (taxes, cotises…), l’argent collecté et transféré n’aurait pas été consommé ou alors différemment. En gros les “cotiseurs” ne changent pas leur propension à consommer ou à épargner en fonction de la destination de l’impôts.


            • reneegate Le 23 février 2016 à 09h58
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              Pouvez vous nous préciser? une façon de faire passer cet argent dans l’économie réelle en quelque sorte? (une alternative à l’ augmentation des salaires qui produirait la même chose mais en mettant à contribution les entreprises et in fine les banques qui ne veulent pas prendre ce risque?).


            • Agent Smith Le 22 février 2016 à 20h09
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              (suite) Si vous payez 1% d’impôts (sous forme de taxes, cotisations etc…) de plus par an et que 5% de votre imposition totale, donc 4% d’économie à chercher ailleurs ou à emprunter pour l’Etat (chiffres pris au hasard) sont transférés vers une population qui n’a rien : vous n’allez probablement pas changer vos habitudes (au mieux épargner moins – ce qui est “bénéfique”) tandis que la “population aidée” va consommer l’intégralité de ce qu’elle perçoit (donc du revenu) en bien de base (du logement, de l’alimentaire, par exemple, qui sont particulièrement important économiquement en France). Ainsi l’Etat gonfle la consommation par l”inflation démographique, et un petit transfert de revenu et de collecte – ce qui, sur le papier, correspond assez à “la structure et aux besoins nationaux”. La dette, la circulation de l’argent, les transferts de revenu etc… ne sont pas stériles. Les migrants sont considérés comme un investissement. (PS: ca devient très dur de raisonner avec les nouvelles limitations du site)


          • vinel Le 22 février 2016 à 21h56
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            A cors et à cris,la croissance,elle ne reviendra que très faiblement …et encore pas partout et selon le mode de calcul du PIB.
            Compte tenu de la dernière application d’essai au niveau industriel de la FUSION FROIDE, je suis convaincu que la prochaine décade sera celle de la révolution copernicienne de l’énergie.
            Les résultats de l’ application industrielle de cette réaction va ,si le procédé n’est pas bloqué par les empires pétroliers,transformer toute cette économie.
            La fusion à froid permet de produire avec qqs grammes de 2 matières des quantité d’énergie électrique inimaginables et sans déchets ni radioactivité.
            Le procédé est applicable pour les automobiles qui sous peu devraient être électriques,pour elle consommation domestique comprise avec le chauffage…
            Les empires basés sur les les matières fossiles,l’énergie nucléaire,les éoliennes …seront rangées dans des outils mineurs sinon supprimés.
            Les enjeux sont majeurs pour le système financier mondial et l’humanité(contradictoires).
            L’absence totale de déchet ou s’il y en a de qqs kg pour un pays,absence de gaz et de radioactivité durable en feront une démocratisation réelle de l’énergie sur la planète.
            Mais,à nous de vous veiller que l’on ne nous prive pas de ce “miracle”
            Le moteur à eau a été inventé à Toulouse il y qqs années mais s’est “égaré “au ministère de l’industrie.


            • yann Le 23 février 2016 à 12h14
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              @Agent Smith

              J’adore les donneurs de leçon dans votre genre. Ce que vous proposez c’est simplement une relance keynésienne en régime de libre-échange. C’est drôle de voir un type avec un pseudo au nom libéral prôner une relance keynésienne. Je suis moi même keynésien et je comprends totalement ce type de raisonnement. Le problème c’est que votre augmentation de la consommation va se faire sur des produits importés. Votre relance par l’immigration-endettement va donc surtout accroître l’endettement (surtout extérieur) et très peu la croissance qui partira vers les pays exportateurs comme l’Allemagne ou la Chine. Faire une relance en régime de libre-échange avec en plus une monnaie absurde comme l’euro c’est la porte ouverte à la faillite.


            • TZYACK Le 24 février 2016 à 16h32
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              Les pétroliers possèdent tous les brevets des énergie nouvelles et ne les utiliseront qu’après avoir réalisé leurs derniers profits avec les énergies fossiles !


      • Alain Le 23 février 2016 à 06h43
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        Et avec quel argent? Ce n’est vrai que si ils sont éduqués et ont un emploi et ce n’est pas le cas. Donnez de l’argent aux sans-abris et autres miséreux déjà dans notre pays et le résultat sera le même mais personne ne veut de cette générosité, alors pourquoi la vouloir pour ceux qui viennent de bien loin et la refuser à ceux déjà là?


        • yann Le 23 février 2016 à 12h15
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          @Agent Smith (suite)

          Votre raisonnement serait cohérent si la France produisait elle même ce qu’elle consomme, ce n’est malheureusement pas le cas. Ensuite je trouve moralement étrange de prôner une relance par l’endettement pour intégrer des immigrés tout en ne le faisant pas pour les pauvres autochtones. N’est-ce pas curieux de voir tant de générosité pour les lointains et si peu pour les pauvres d’ici. Si notre gouvernement voulait faire une relance comme vous la souhaitez, il l’aurait déjà fait. En fait le but de l’immigration de masse n’est pas et n’a jamais été la relance. C’est bien la baisse des salaires que les dirigeants veulent. Cela colle d’ailleurs avec la stratégie de démantèlement du droit du travail. Si le gouvernement voulait réellement relancer la croissance et l’emploi, il n’empilerait pas les politiques de contritions du revenu des plus pauvre comme il le fait.


          • reneegate Le 23 février 2016 à 14h13
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            puis je indiquer que vos 2 avis m’intéressent et peuvent être complémentaires pour indiquer pourquoi des libéraux envisagent l’intégration de migrants (en ce sens l’argument d’Agent Smith me parait probant) et leur finalité (vous qui me conforte dans mon opinion). Il me semble que les libéraux saisissent toutes les opportunités pour faire de la relance sans augmenter les salaires et cerise sur le gâteau celle ci permettrait d’accroitre la tension sur les salaires.


  4. LA ROQUE Le 22 février 2016 à 07h01
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    Est ce qu’il y a encore quelqu’un qui prend au sérieux les rapports du FMI franchement.
    Lorsque l’on voit comment ils se trompent régulièrement sur les anticipations de croissance ou sur les coefficients multiplicateurs par exemple; il y a de quoi rigoler.
    C’est du même niveau que les agences de notations or mit peut être l ‘agence chinoise Dagong.
    ‘hormis” serait mieux, non?


    • LA ROQUE Le 22 février 2016 à 18h50
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      Oups, désolé je suis en “avance” sur la reforme d’orthographe 😉


  5. tocquelin Le 22 février 2016 à 07h05
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    à noter que Schauble propose une taxe sur l’essence donc une taxe payée essentiellement par les périphéries les zones rurales, les banlieues éloignées,les gens qui bossent qui roulent pour leur travail et qui font marcher l’économie populaire donc souvent les classes populaires et moyennes ;alors que les centre villes les bobos les classes privilégiées la nomenklature politique ne seront que peu touchés par cette initiative
    Ce sera encore une fois de plus le peuple qui paiera pour l’insondable bètise de certains


    • patrick Le 22 février 2016 à 19h49
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      les pauvres on s’en fout, on va même aller installer les camps de migrants chez eux
      et ensuite on va s’indigner parce qu’ils ne sont pas contents 🙂


  6. Martina Le 22 février 2016 à 07h18
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    On a vu les multiples conséquences négatives de cette immigration massive. Et ce n n’ est que le début. Les prospectives du FMI sont plus qu’ aléatoires, ceux qui les ont rédigé y croient ils eux mêmes? De nombreuses erreurs d’ analyse sont à relever tant pour ce qui touche aux aspects financiers que sociaux et culturels. La nature fondamentale de cette immigration n’ est en rien comparable aux precedentes, ceci est la premiere des erreurs du FMI . Sur un mauvais énoncé, on pose un faux problème, on a donc un résultat erroné. Leur hypothétique minuscule gain de PIB , dont rien ne prouve qu’il sera effectif ni ici ni là en UE, sera balayé par le coût social et sécuritaire engendré par l’ évidente incompatibilité des cultures qui se révèlera ingerable si le pourcentage de ces populations est trop grand, le rythme des regroupements familiaux et de la natalite nous y amènera. Au bout du compte ce phénomène migratoire risque fort d’ être destructeur pour l_’ Europe bien plus qu’ il ne lui sera bénéfique


  7. St3ph4n3 L. Le 22 février 2016 à 08h08
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    Poursuivons cette logique jusqu’au bout : si la totalité de la planète fuyait son pays d’origine (quelle qu’en soit la cause) pour venir se réfugier dans l’UE, outre le fait qu’on serait très serré, faudrait-il alors faire une dérogation “temporaire” (au plus, à l’échelle d’une vie individuelle) pour l’ensemble de la population au nom de l’intégration économique (le reste venant naturellement ensuite, comme chacun le sait bien), et échanger salaire contre ticket-restau… heu… bon de rationnement, ou (mais vraiment dans le pire des cas) soleil vert ?

    En bref, ne serait-ce pas le meilleur des mondes économiques ?


  8. BA Le 22 février 2016 à 08h15
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    Le patron du MEDEF déclare : « Les migrants sont un atout pour la France. »

    link to leparisien.fr

    Pourquoi le MEDEF veut-il que l’Union Européenne continue à accueillir des migrants ?

    Pourquoi les grands patrons européens veulent-ils que l’Union Européenne continue à accueillir des migrants ?

    Pourquoi les politiciens de la droite ultralibérale veulent-ils que l’Union Européenne continue à accueillir des migrants ?

    Pourquoi les économistes ultralibéraux veulent-ils que l’Union Européenne continue à accueillir des migrants ?

    Pourquoi le FMI veut-il que l’Union Européenne continue à accueillir des migrants ?

    Réponse :

    Parce que ça tire tous les salaires vers le bas.


    • pipo Le 22 février 2016 à 12h14
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      “Parce que ça tire tous les salaires vers le bas.”
      Avant tout parce qu’ils n’en n’ont rien à foutre de vous, pas au sens péjoratif du terme mais au sens premier. Vous n’êtes qu’un objet qu’ils utilisent pour satisfaire leur “toute puissance”. Une toute puissance que vous leur accordée bien naïvement.
      En réalité c’est un vide émotionnel qui vient d’un manque d’amour, ils se sont inconsciemment construit comme ça pour supporter ce manque et pour eux, c’est leur force. Un manque de sensibilité émotionnelle et d’empathie qui leur permet de transgresser les lois morales ou changer les lois qui les dérangent. Ils pensent être exceptionnel et que tous ce qu’ils font est bon. (leurs émotions sont faussent, ils ne savent plus ce que c’est. Ouvrez les yeux).
      En acceptant ou en laissant faire, vous validez leur toute puissance (et le plaisir qui va avec, comme une drogue dont ils ne pourront plus se passer) jusqu’à leur propre destruction (généralement après la votre).
      Combien faudra t il de guerre?


    • Macarel Le 22 février 2016 à 13h25
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      Un petit syllogisme…

      Les migrants sont un atout pour le capital.

      La France est un pays capitaliste.

      Donc les migrants sont atout pour la France.

      L’étranger pauvre est un atout, car il accepte des conditions d’exploitation dont ne veulent pas les nationaux. C’est bon pour les profits, et ça calme les revendications des nationaux.
      L’étranger riche est un atout, car il peut nous acheter des armes et d’autres babioles de l’industrie du luxe. C’est bon pour la balance commerciale.

      Pour le capital, l’étranger est toujours un atout. Et en période électorale, c’est toujours commode pour les politiciens de détourner l’ire de leurs électeurs sur un bouc émissaire : l’étranger.

      L’étranger Fernand Raynaud

      link to dailymotion.com

      Morale

      “Les gens pensent que la démocratie n’est qu’une somme d’individus qui tous vont pouvoir voter et s’exprimer ; mais ce n’est pas vrai. D’abord parce qu’on oublie que la démocratie sans un peuple éduqué, c’est la tyrannie des imbéciles

      Natacha Polony


      • DvD Le 23 février 2016 à 23h22
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        Il est bien vrai que l’étranger pauvre acceptant des conditions salariales fort différentes des travailleurs des pays développés est un atout pour le capital. L’arbitrage salarial est bon pour les profits, naturellement.

        Mais nul n’est besoin de recourir à l’immigration pour cela. Il est nettement plus simple de faire entrer un pays pauvre ruiné par le communisme dans l’Organisation Mondiale du Commerce sans s’assurer que les taux de change s’établiraient à des niveaux équilibrant les balances commerciales, limitant ainsi les opportunités d’arbitrage salarial.

        Ce qui fut fait avec la Chine à la conférence de Doha au Qatar en Novembre 2001. La France, alors présidée par Jacques Chirac et gouvernée par Lionel Jospin, y était représentée par son ministre de l’économie, Laurent Fabius.

        Au cours des 15 années suivantes, 100 millions de Chinois misérables après 52 ans de communisme entrèrent sur le marché mondial du travail et sortirent ainsi de la pauvreté, soulageant grandement la conscience des tiers-mondistes occidentaux. La Chine devint le centre manufacturier du monde, engrangea des excédents commerciaux faramineux, et accumula plus de $4000 milliards de créances sur l’Occident qui vit son chômage, ses déficits et sa dette exploser jusqu’à la catastrophe de 2008.


      • DvD Le 24 février 2016 à 00h15
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        Il n’est sans doute pas totalement inutile de rappeler que les gouvernements français – qu’ils se prétendent socialistes ou libéraux – sont mandatés par le peuple français pour servir ses intérêts. Ils ne sont pas mandatés ni par la dictature chinoise pour payer les réparations des désastres du communisme ni par le “partenaire” allemand pour co-financer la réunification avec l’Allemagne de l’Est ruinée par la même idéologie.

        C’est une vertu admirable que de vouloir “faire barrage au Front National”. Encore faudrait-il le faire autrement qu’en lui déroulant le tapis rouge…


    • balthazar Le 22 février 2016 à 13h53
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      @BA :
      je corrige votre propos.
      Parce que cela tire les classes moyennes vers le bas.
      Le 1%, lui, il en profite, des esclaves.
      Comme disait l’autre : C’est la lutte finale…


    • Marcus Le 22 février 2016 à 14h30
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      “Parce que ça tire tous les salaires vers le bas.”

      Sauf les salaires des journalistes, des permanents politiques et syndicaux, des cadres dirigeants du CAC40, des “stars” du show bizness, of course !


    • Marcus Le 22 février 2016 à 14h39
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      Comme toujours, tout devient logique dès que l’on se met à la place de l’oligarchie multinationale (je ne parle pas de leurs larbins et autres idiots utiles, qui ne font que défendre leur position sociale) : l’immigration même la plus misérable représente un chiffre d’affaires (pardon : “accroît le PIB”, mais global, pas par habitant, notez), donc, mécaniquement, du profit supplémentaire en valeur absolue. Que le migron finance sa consommation par son travail ou par la charité publique est sans importance, au besoin l’épargne autochtone sera mobilisée. Mais dans tous les cas, Nike (la Fronce) vend plus de pompes fluo quand la population de Bamako se déplace à Montreuil.
      D’où un autre effet magique : pour les migrons, fuck la réduction des dépenses publiques ! De toute façon la dette de l’Etat c’est du crédit revolving, le but du jeu n’est pas de rembourser mais d’assurer un revenu aux créanciers. 100%, 200% du PIB, tout va bien tant qu’on peut payer les intérêts.


    • RGT Le 23 février 2016 à 18h39
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      J’ai une proposition qui devrait plaire au MEDEF et au FMI :

      – Chaque salarié français s’enregistre comme auto-entrepreneur.

      – Il “embauche” un (ou plusieurs) réfugié(s) pour quelques euros par mois.

      – Il le(s) loge (dans sa cave – moyennant un loyer “modique”).

      – Il l(es) envoie bosser à sa place en touchant la rémunération normale d’un français.

      – Il se met les bénéfices dans la poche.

      – Il monte une holding à Jersey dans laquelle il fait remonter tous les bénéfices.

      ====> Il devient donc un “type bien” selon les critères MEDEF/FMI, à savoir un esclavagiste qui se fait du fric sur le dos des autres en fraudant légalement le fisc.

      Elle n’est pas belle la vie ?

      Seul problème : Il faudrait que les “gueux” actuels s’assoient sur leur conscience, ce qui n’est pas gagné.


  9. valles Le 22 février 2016 à 08h18
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    Montebourg nous l’avais bien dit :” l’immigration rapporte plus qu’elle ne coûte” ce qu’il ne nous avait pas dit, c’est que les politiciens sacrifieraient les sédentaires historiques pour équilibrer les comptes d’un monde globalisé par leurs maîtres


    • Kiwixar Le 22 février 2016 à 09h24
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      “l’immigration rapporte plus qu’elle ne coûte”

      C’est vrai, il a juste omis d’indiquer pour qui : c’est vrai pour ceux qui sont du côté du manche de fouet (les “1%”), en particulier dans les pays à démographie problématique (l’Allemagne) : pas besoin de payer pour l’éducation, les migrants arrivent adultes, éduqués, prêts à tapiner (dans le bâtiment, le crépis). Evidemment les différents patronats européens se foutent complètement des pays d’origine appauvris par ces départs (coût d’éducation de gens qui ne travaillleront pas localement). Pillage des ressources, pillage des cerveaux, pillage des bras, pillage des cuisses.

      Y a bon la BHLisation de pays comme la Libye, la Syrie, l’Irak, l’Ukraine.


      • SanKuKai Le 22 février 2016 à 17h23
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        Et pour illustrer, voici une petite Vidéo de Mr Bouygues s’exprimant sur le sujet en 1969.
        link to youtube.com

        Vu l’inflation sur le prix de la chemise de PDG, je ne suis pas sur qu’un PDG s’exprimerait sur le sujet aujourd’hui.


  10. Macarel Le 22 février 2016 à 09h02
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    Economiquement, l’immigration a toujours été pain béni pour les entreprises. L’immigré acceptant des conditions de travail plus mauvaises que celles des nationaux, encore plus s’il est sans papiers.
    Politiquement, c’est pain béni pour les partis politiques qui soutiennent le patronat, puisque cela permet de désigner l’immigré, l’étranger comme la cause de l’insécurité dans le pays, et donc par la peur, de gagner les suffrages des nationaux les plus mal lotis dans la société.
    Au final, pour la classe dominante, l’immigration c’est le jackpot. C’est importer les conditions d’exploitation des autochtones qui existaient dans les anciennes colonies, en métropole. Et en plus, cela permet de détourner la grogne des nationaux sur les “gueux” venus d’ailleurs, et en plus de saper leurs “acquis sociaux”.
    Et cela sans avoir à recourir à une quelconque “déchéance de nationalité”, puisque le nouveau venu n’a aucune garantie de pourvoir accéder un jour à la nationalité du pays d’accueil.
    C’est ce que l’on peut appeler sans hésitation : “La grande hypocrisie.”


    • DUGUESCLIN Le 22 février 2016 à 16h18
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      C’est bien cela. Au lieu de délocaliser les entreprises on re-localise sur place la main d’oeuvre bon marché. C’est double benef. On a tout sur place, pas besoin de reconstruire ou d’investir ailleurs.
      Admettons que cela relance l’exportation et permette aux grosses entreprises multinationales de gagner plus. Mais le problème est de savoir à qui profite les benefs et où vont les capitaux. Ces capitaux profitent à la haute finance internationale apatride, celle des maîtres du monde, qui fait de l’argent qui rapporte de l’argent et qui encore une fois s’enrichit en appauvrissant le peuple à tel point que son pouvoir financier est plus fort que le pouvoir politique et dicte sa loi..


  11. asheloup Le 22 février 2016 à 11h01
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    Il y a toujours cette confusion réfugiés / migrants qui montre à quel point notre société est entrée dans une phase de décadence intellectuelle avancée.

    La France amnésique ferait bien de se rappeler qu’en 1940, un quart de la population française s’exile devant l’avancée des armées nazies.

    Comme si cet exode était consécutif à une volonté d’expatriation…

    Quand on se prend des bombes [Modéré] ou que des fous furieux menacent d’arracher toutes nos libertés et d’embrigader nos gamins, l’exode est de loin la solution la plus raisonnable.

    Les syriens retourneront chez eux à la fin de la guerre, et celle ci approche devant le fort recule des salafistes ces derniers mois.


  12. social21eme Le 22 février 2016 à 12h06
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    toi tu n’as pas compris une des premieres règles du capitalisme… la concurrence exacerbé, soit a la fin il ne reste que les “GROS”…
    Alors tes travaux….


  13. Leterrible Le 22 février 2016 à 12h48
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    @asheloup.
    …”Les syriens retourneront chez eux à la fin de la guerre, et celle ci approche devant le fort recule des salafistes ces derniers mois“… ??

    Puis-je me permettre de vous conseiller une lecture attentive… l’auteur est généralement sérieux , même si nous avons tous nos orientations de base. Moi , je n’ose avoir un avis tranché. :
    link to pauljorion.com


    • Scytales Le 22 février 2016 à 14h21
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      Ce qui m’a intéressé dans cet article de Paul Jorion, c’est la source qu’il cite pour appuyer ses allégations sur le bombardement de 17 hôpitaux par les Russes : The Syrian Network for Human Rights (Le Réseau syrien pour les droits de l’homme), une autre organisation que le fameux Observatoire syrien des droits de l’homme. Le principe est le même, apparemment : le réseau aurait en Syrie des informateurs qui renseignent l’organisation. Ce réseau a un site Internet : link to sn4hr.org sur lequel on apprend que c’est l’une des meilleures sources d’informations pour les études statistiques et analytiques des Nations-Unies, rien que ça. Pourtant, à la lecture d’un de leurs rapports les plus récents : link to sn4hr.org)
      je suis frappé par le défaut presque total d’éléments factuels. Le rapport ne comporte pratiquement que des affirmations mais il cite tout de meme quelques témoignages. L’un des récits m’a frappé : « Nous avons confirmé que les avions de guerre qui ont lancé les attaques aériennes sont russes grâce à des observations satellites » dit Abo Baraa Al Homsi, un activiste syrien du nord de Homs (Page 6, numérotée 3 du pdf, encadré). Diable ! Un activiste syrien en Syrie dispose de satellites d’observation !

      Qui finance cette organisation mystérieuse, sur laquelle on ne sait rien, et qui produit d’aussi beaux rapports et a des moyens aussi importants ?


      • anne jordan Le 23 février 2016 à 14h53
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        bonne question , @scytales !
        je me la suis posée aussi ; pourquoi Jorion est il à ce point affirmatif en ce qui concerne les ” frappes ruses sur des civils ” ?
        Un élément de réponse – léger , je l’avoue –
        Jorion est un homme profondément pessimiste ( je l’ai rencontré à un colloque et j’ai discuté avec lui , de tout autre chose que de la Syrie ! ) et aussi un personnage sûr de lui , sûr d’avoir raison avant tous les autres .
        Donc , ne pas croire au cessez le feu , et nécessairement , donner le sale rôle aux Russes qui pourraient – en cas de succès diplomatique – se faire passer pour des sauveurs , est assez logique .
        cela dit , je ne doute pas des bombardements sur des civils , par TOUS LES BELLIGERANTS , hélas !


  14. Frédérique Le 22 février 2016 à 13h37
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    “L’augmentation de dépenses publiques en faveur des réfugiés devrait « augmenter la demande intérieur et le PIB”

    Bien moins que l’augmentation de dépenses publiques en faveur des autochtones, car ces derniers dépensent 100% de leur revenus dans leur pays, alors que les immigrés envoient environ 30% des leurs dans leurs pays d’origine.
    “En 2012, au sein des 27 Etats membres, 38,8 milliards d’euros ont été envoyés à l’étranger par les travailleurs expatriés, dont 28,4 dans des pays extérieurs à l’Union Européenne.”
    link to challenges.fr

    Alors pourquoi vouloir faire exploser les dettes, les déficits et le chômage des pays européens au profit des étrangers plutôt que des citoyens pauvres européens, puisque dans cette option aussi, ces derniers seraient plus rentables pour l’économie de l’U.E?


  15. Spectre Le 22 février 2016 à 14h44
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    Après avoir largement contribué à la destruction de ces pays à grands coups de PAS ou de guerres importées, l’oligarchie aurait tort de ne pas vouloir profiter du “““capital humain””” ainsi dégagé ; il se trouvera toujours des cohortes d’imbéciles pour blâmer les réfugiés/migrants plutôt que les véritables responsables. Le débat étant systématiquement détourné vers des considérations ethnico-religieuses secondaires, les politiciens corrompus, marchands d’armes, compagnies énergétiques et autres banksters peuvent donc continuer à piller tranquillement les gens, là-bas comme ici, pour maintenir sous perfusion leur système-dette moribond.


  16. pinaute Le 22 février 2016 à 15h08
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    De la main d’oeuvre bon marché 20 à 30% de plus de profits pour l’employeur. Les citoyens d’origine
    se font avoir encore. Cette fois c’est de la délocalisation de main d’oeuvre étrangère chez soi qui cause l’appauvrissement. Les gouvernements occidentaux adaptent donc leurs lois du travail pour favoriser cette abominable situation. Et le bon peuple dort sur la switch.


  17. Alae Le 22 février 2016 à 15h40
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    Comment le capital est voué à constituer une armée de réserve à son service en multipliant les travailleurs surnuméraires inemployés, par Karl Marx (Le Capital, 1867).
    link to marxists.org


  18. Horzabky Le 22 février 2016 à 15h43
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    Il y a quelques mois, j’avais dit à mon entourage que l’objectif principal, pour Angela Merkel et le patronat allemand, était de remplacer des Allemands payés deux mille euros par mois par des immigrants payés 500€ par mois. J’ai l’impression que je ne m’étais pas trompé.

    Un ami à moi, qui est enseignant, m’avait répondu : “mais tout le monde le sait”. Sans doute, mais encore faut-il le dire.

    Je ne pense pas qu’un société où les classes moyennes (revenus autour de 2000€ par mois) seront devenues minoritaires soit viable sur le long terme, surtout si l’on ajoute les inévitables conflits interethniques.

    L’UMPS a perdu mon vote l’année dernière. Définitivement.


    • patrick Le 22 février 2016 à 19h59
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      oui ,ça c”était au début.
      ensuite le patronat allemand s’est aperçu que la plupart des migrants étaient “inutilisables” , pas assez qualifiés. Alors même à 500€ ce n’est pas rentable.


  19. Charlie Bermude Le 22 février 2016 à 17h53
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    Il a raison le Fmi . Pour une bonne part les “réfugiés” sont des terroristes appointés par les Seoud Quataris , et les Fréres Turcs , qui poussent leurs otages pour faire bonne figure , plus quelques égarés . Pas besoin d’en rajouter dans l’angélisme , çà un cout certain tout çà .


  20. Andrae Le 22 février 2016 à 18h10
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    L’allemagne a ‘exporté’ ses industries pour trouver des couts plus bas, surtout mais pas uniquement, l’emploi (Pologne, etc.) avec succès.

    Donc, la marche de ‘vers plus d’UE’ continue encore (mais voir liens en 2.) Avec l’Ukraine il y eu des obstacles, des problèmes ahurrisants, les alliances et les buts: USA anti-Russe, (mais ce n’est qu’un exemple) à conduit à une impasse pour l’expansion industrielle allemande.

    La seule réaction possible c’est l’importation de travailleurs a très bas couts. (Malgré toutes les règles, les Allemands demandent ‘une vie décente’, même si bas du rouleau.)

    La situation démographique de l’Allemagne (la plus catastrophique dans l’UE) l’exige, il n’y a plus d’autre solution. Cette question de ‘salaires plus bas’ ou non respect des lois en vigueur a été mentionné depuis longtemps. Les ‘camp de travail’ qui d’une certaine facon existent déjà en Europe deviennent petit à petit une solution assumée. Les USA ont leur prisons, c’est un autre système.


  21. titus Le 22 février 2016 à 18h40
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    Et dans un an la loi Macron/El khomri version 6 ou 7, passée au 49-3, transposera en droit français les “judicieux” conseils du FMI, histoire de bien rester compétitifs. Il me reste donc douze mois pour apprendre les langues exotiques et ouvrir une boîte d’interim spéciale afghans, libyens, syriens… Et même, il n’est pas interdit de penser que l’État français m’accordera moultes subventions pour récompenser mes efforts en faveur de l’intégration et de la diminution du ressentiment possible.


  22. Arcange Le 22 février 2016 à 19h32
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    Le FMI suggère de ne “pas trop payer” les immigrés…

    Et il ose tourner l’affaire en prétendant les aider, le FMI est trop bon…
    Aider ces pauvres gens à s’intégrer en les payant moins, je cherche toujours où est la logique de cette énoncée.
    Je ne parle même pas des contradictions qui ont été soulevé dans les précédant commentaires. Créer une disparité entre les immigrés et les ressortissants pour faire disparaître la disparité ?
    Je vois surtout une tentative de tirer le salaire vers le bas, mais je dois être un peu complotiste sur les bords.


  23. jpt Le 22 février 2016 à 19h58
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    @BA
    Je suis completement d’accord avec votre analyse (tres juste)

    Qui a commencée il y a déja un bon moment, je l’ai constaté à l’époque la preuve ici:
    link to lefigaro.fr

    je cite:
    “….Il propose notamment de faire des aménagements dans le salaire minimum, ”

    Les migrants sont le bras armé de plusieurs choses:
    La destruction pure et simple du contrat de travail (et de sa protection)
    D’une sécurité sociale pour tous (Eux ont l’ame et sonts couverts a 100%, vous rien du tout :()
    Vous payez plein pot les transpôrts en commun, eux 25%
    Etcet…..

    Je ne voit qu’un 2eme but (apres la destruction des droits sociaux etc…), c’est de créer une immense guerre civile (*) et un changement radical de population et de culture.

    (*) Il suffit de voir ce qu’il s’est passé en ex yougoslavie, dans certains pays d’afrique, etc…
    ou le phénomène à pu etre largement etre analysé et abordé sur les conséquences de tels chocs frontaux entre différentes cultures.
    Cf: les deux rapports cad ceux renvoyé par les USA a ce propos, ainsi que celui des russes, tous les deux exellents, quo ont au moins deux ou 3 ans.
    Ce n’est pas pour rien que ces deux grandes nations portent un soin particulier à l’harmonie et l’équilibre de leurs différentes clutures, en refusant bien sur chez eux ce qui nous est imposé…ici !


  24. Dom Le 22 février 2016 à 20h56
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    “En effet, l’argent donné aux réfugiés est immédiatement dépensé”

    J’en ai parlé à ma femme et à mes enfants, nous ne sommes pas réfugiés mais si vous nous donnez de l’argent, on s’engage à le dépenser.

    Si quelqu’un peut avertir le fmi, merci .


  25. Ben Le 23 février 2016 à 02h27
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    La France s’est engagée à accueillir 30 000 réfugiés sur deux ans.
    L’impact économique de ces 30 000 réfugiés est, si ce n’est inexistant, pour le moins anecdotique… La situation est, il est vrai, différente pour d’autres pays européens.
    Mais, une fois de plus, le FMI, plus que de se préoccuper de questions économiques, fait de la politique.
    “La question de l’intégration économique, mais surtout sociale et culturelle” des réfugiés.
    N’oubliant pas la petite touche de populisme:
    “Autre avantage d’une telle mesure, « diminuer le ressentiment possible » des citoyens du pays qui risquerait de percevoir les réfugiés comme des concurrents directs sur le marché du travail plutôt tendu en Europe.”
    Le risque n’est-il pas plutôt de renforcer les ressentiments avec une concurrence pour le coup déloyale ?
    A moins que ce ne soit l’objectif in fine…
    Montrer aux salariés que s’ils souhaitent rester concurrentiels, il leur faudra accepter de travailler aux mêmes salaires que les réfugiés…


  26. MASTER T Le 23 février 2016 à 07h48
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    Bien évidemment, il y aura un impact sensible au sein meme des pays concernés par cette immigration puisque le décalage culturel manifeste se produit massivement et dans une période économique extremement délétère… ce qui, au regard de l’Histoire, est la meilleure recette des révolutions/guerres civiles.


  27. Macarel Le 23 février 2016 à 09h44
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    Justice sociale, Droit du travail, où est passé l”esprit de Philadelphie ?

    Par Alain Supiot

    link to dailymotion.com

    link to dailymotion.com

    Déclaration de Philadelphie

    link to aequitaz.org


  28. Lepage Gérard Le 25 février 2016 à 16h54
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    CDI, Le bal des menteurs.
    link to facebook.com


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