Intéressons-nous aujourd’hui à la manifestation la plus blessante de la Crise pour la Société : le chômage.
Historique récent du chômage
On observe sur ce premier graphique la forte hausse du chômage en Europe, comparable à celle des États-Unis.
A contrario, l’évolution du chômage allemand est surprenante : la baisse a à peine été ralentie par la crise. Le grand souci des partenaires sociaux allemands de protéger l’emploi (par un recours massif au chômage partiel, sans licenciement) a montré son efficacité. Toutefois, le point principal reste le fait que l’Allemagne profite de sa politique parasitaire en “pompant” l’économie de ses voisins, qui n’ont plus les moyens de rééquilibrer les échanges (par dévaluation…).
La situation des pays en difficulté est beaucoup plus inquiétante (attention, l’échelle a changé !) :
Le cas de l’Espagne est tragique : le taux officiel dépasse désormais 24 %, l’économie espagnole ne cessant de plonger.
Elle est désormais rejointe par une Grèce qui semble ne pas pouvoir cesser de chuter.
Historique long du chômage
Prenons dès-lors beaucoup plus de recul – sur 30 ans :
On observe que la situation des pays les mieux lotis reste malgré tout encore moins grave qu’au milieu des années 1990 – sauf pour les États-Unis qui s’installent dans le chômage de masse (comme nous l’avons étudié dans ce billet).
En revanche, pour les autres pays :
Espagne, Grèce et Portugal connaissent une situation de chômage dramatique, inédite pour eux.
On observe d’ailleurs un “creux” de chômage général pour ces pays entre 2000 et 2007. Cela a correspondu à l’avènement de l’euro et de ses taux bas, qui ont permis de soutenir artificiellement les économies, à coup d’investissements et de bulles diverses. Le problème est que la facture est en train d’arriver…
Nombre de chômeurs en Europe
On peut également représenter ses données en nombre de chômeurs, plutôt qu’en taux :
La situation de l’Espagne est dramatique… On note en revanche que l’Allemagne exporte également ses chômeurs chez ses voisins…
Ainsi, près de 25 millions d’européens et 18 millions d’habitants de la zone euro sont au chômage…
Impact de la Crise sur l’emploi
Désormais classiquement, si nous représentons l’impact sur le taux d’emploi (l’inverse du taux de chômage), nous obtenons le graphique suivant permettant de situer les pays par rapport à leur situation d’avant-Crise :
On note que :
- l’Allemagne est bien la seule à avoir (provisoirement) surmonté la Crise ;
- l’Irlande semble stabilisée pour l’instant à un niveau bas ;
- Italie et l’Angleterre semblent replonger après un an de stabilisation ;
- le Portugal continue sa descente, à un rythme bien plus lent que celui de la Grèce et de l’Espagne qui sombrent…
Rappelons que nous avons déjà montré que la reprise américaine n’en était pas une, et que si le taux d’emploi remonte, c’est parce qu’il y a de nombreux chomeurs qui se découragent, et sortent des statistiques de la population active…
Reprise ?
Nous verrons dans le billet suivant que la situation est bien plus dramatique pour l’emploi des jeunes…
Tags: Chômage



















Merci pour ces graphs intéressants
Ne faudrait-il pas y ajouter quelques données démographiques, comme le nombre de départ à la retraite et d’entrée sur le “marché du travail” ? J’avais cru comprendre que cela expliquait pas mal le “faible” chomage allemand.
l’Allemagne a une démographie décroissante, cela peut aider (provisoirement) effectivement. Après cela présente une facture (retraite) importante pour la base laborieuse, et qui va s’accroitre.
Pas d’accord.
C’est vrai quand la ‘masse laborieuse’ a du travail, pas quand elle est au chômage ou bénéficie de boulot exonérés de charges en tout genre.
Compter sur la croissance démographique pour ‘régler’ les problèmes, c’est foncer encore plus vite dans le mur.
oui tout à fait d’accord, je ne parlais pas de solution pour le système de retraite, j’expliquais un taux de chômage.
les graphs sont bien comme d’hab, mais le dernier graph est vraiment excellent. Beau travail !
On sait bien que l’on marche sur la tête : même les galériens sont mis à l’envers. Ils ne peuvent faire que de la marche arrière.
Ah, il est 9h et je vais pouvoir écouter l’émission Les Experts à laquelle tu participes Olivier.
Merci pour tout ton travail sur le chômage que je viens de regarder !
Amicalement.
Marc
“Toutefois, le point principal reste le fait que l’Allemagne profite de sa politique parasitaire en “pompant” l’économie de ses voisins, qui n’ont plus les moyens de rééquilibrer les échanges (par dévaluation…).”
Olivier, je trouve se genre de phrase un peut exagéré. Se sont tout de même pas de leur fautes si les europééen préfer acheter allemand et encore pas de leur faute si il ont investi massivement dans des entreprises ultra performente et orienté vers les nouvelles technologie. Je ne voie pas en quoi les allemands sont des parasites, eux il bossent et sont plutot efficace. Ont ne peut malheureusement pas en dire autant des travailleurs des autres pays européens ni de leurs fonctionnaires.
Non, le parasite c’est celui qui s’achete une audi, une mercédes ou de l’electronique a crédit, et qui n’as pas les moyens de renbourser sont crédits ou qui a triché pour l’obtenir. Il ne faut pas tout confondre.
Ont ne peut pas leur reprocher d’avoir préparé leur enttré dans l’europe, eux ont develloper leur industrie, les autres ont develloper leur immobiliers. Hors une fois que tout le monde est loger, l’immobilier ne marche plus, par contre l’industri elle continue a fonctionné. Non les parasites sont plutot dans nos gouvernement que ont voulu engrenger la plus value rapidement et grace aux crédit genéreusement pretté par les pays exédentaires comme l’allemegne entre autres.
Donc pour vous un athléte qui arrive premier et un parasite parce qu’il aurait ponper la force de ses adversaires ?
C’est pas comme cela que l’ont va arranger nos problémes européens …..
Je pense qu’il y a beaucoup de clichés dans ce que vous dites…
Si les gens achètent des biens luxueux (des voitures allemandes, bizarrement…) à crédit, c’est d’une part parce qu’il y a une mode du tapage luxueux, et d’autre part, parce que leurs salaires ne permettent pas de payer les choses au comptant, éventuellement après un temps d’épargne décent.
L’argument sur l’immobilier est absurde : si ce que vous disiez est vrai, il n’y aurait plus personne dans la rue, la Fondation Abbé Pierre et le Droit Au Logement seraient dissous depuis longtemps. Or, ce n’est pas le cas… Beaucoup de ces logements ont malheureusement servi d’excuse d’investissement, et on se retrouve avec, en France, en Espagne, ou en Chine, des complexes immobiliers vides, des propriétaires ruinés qui ne peuvent pas les rembourser (on leur avait promis que les locataires paieraient la mensualité de l’emprunt), et des banques qui menacent de faire faillite parce que leurs débiteurs ne remboursent plus. Les subprimes, ça vous dit quelque chose ?
Enfin, la comparaison avec l’athlète n’est pas géniale… Le parasitisme est meilleure pour une raison simple. Si on se place dans un éconosystème (mot que j’invente, ça existe ptet, mélange d’écosystème et d’économie) avec une quantité de richesse finie, alors forcément, l’enrichissement de l’un se fait au détriment de l’autre. Par exemple, si Albert et Béatrice ont tous les deux 50, et que la richesse totale vaut 100, si un jour Béatrice a 75, c’est forcément qu’Albert a perdu 25.
je ne comprends pas votre argumentations, vous ne répondez pas a mon post vous faites un constat économique des pays n’ayant pas réagi comme les allemends a savoir préparer leur avenir économique au seins d’une monnaie commune. Certains y ont vue l’occasion de vendre leur produits plus cher d’autres l’occasion de devellopper une industrie super conpétivité et moderne.
C’est le problème de l’Europe telle qu’elle a été construite: “ré imagnez” la France avec sa monnaie nationale: Si il n’y avait pas de redistribution entre les régions, que par exemple la région parisienne garde sa richesse et ne participe pas au développement de la Lozère: Que ce serait-il passé ?
Les allemands semble avoir jouer le jeux de la redistribution, mais le probléme et que les bénéficiaires de cette redistributions en veulent toujours plus et ne sont pas capable de controler et de respecter les régles communes, a savoir controle de l’inflation, des dépenses publiques.
En tout cas continué de les traiter de parasite est ont verra bien qui sera le couillon de l’histoire. Même si l’euro éclater, les produits allemands même plus cher serait toujours aussi envier.
en n’oubliont pas que le peuple allemands aimerait bien plutot béneficier d’une ré évaluation pour gagner en pouvoir d’achat. Donc des deux coté il y a des sacrifices qui son fait et non du parasitage d’un coté.
Pour moi, là n’est pas le problème du “parasitisme” allemand. Le problème d’un point de vue macro de l’Allemagne dans l’ensemble européen n’est pas qu’elle s’est bien préparée à faire de bon produits, mais qu’elle l’a fait en déstructurant son tissu social de classe moyenne (pas précarisation et affaiblissement salarial). L’allemand ne consomme rien (ou bien peu au vu de sa “réussite”) ce qui fait que tout échange commercial avec ce pays est sans contrepartie d’enrichissement mutuel (car si on achète leurs produits, ils n’achètent pas les notres (ni les leurs) car ils ne le peuvent pas). Si l’Allemagne veut jouer son rôle en Europe, il va falloir qu’elle recréer en son sein une classe moyenne consommatrice afin de rééquilibrer la balance d’échange avec ses voisins. Il faudra aussi qu’elle accepte de considérer que l’euro doit être une monnaie permettant à des économies moins performantes qu’elle de ne pas se retrouver étranglé par la sur-évalutation comparative. Actuellement ce dispositif est totalement manquant, et l’euro fort équivaut au mark fort. Ce qui n’est soutenable que par l’Allemagne…
L’Allemagne est lié aux autres pays Européen, si ils tombent, elle tombe aussi. Donc des athlètes peut être, mais enchainé les uns aux autres et leurs buts n’est pas forcement d’aller le plus vite….
Ensuite si vous voulez vous lancer dans une compétition intra européenne du plus concurrentiel, je vous souhaite bonne chance car les peuples ne seront pas d’accord.
Enfin n’oubliez pas que l’Europe et les États sont censés servir les peuples et agir pour le bien commun. Ils ne sont pas là pour servir vos obsessions libéral et écraser les plus faibles.
Prenez du recul avec la cupidité par moment, sinon cela vous aliène. Il y a d’autre chose dans la vie, le savoir d’un peuple par exemple et cela n’est pas comptabilisé dans le PIB…
Bonne route et merci Olivier.
à Logique (4) :
L’acuité de votre pensée économique n’a d’égale que votre sens aigu de la correction orthographique. Ou alors c’est fait exprès ? Dans ce cas, c’est un humour trop fin pour moi.
Ces graphiques montrent clairement l’état économique de chaque pays suite à une crise :
- 1°)l’Espagne a bâti son économie que sur la spéculation immobilière
- 2°)La Grèce idem à l’Espagne
- 3°) La France comme les USA ont désindustralisé et délocalisé leur industrie en Chine
- 4°) L’Allemagne seul pays qui a conservé et développé son industrie
Conclusion nos grands dirigeants politiques et industriels ont fait croire que le secteur tertiaire allait nourir tout le monde quele erreur !
Tout à fait,
Les services ne peuvent fonctionnner que si les secteurs primairs et secondaires tournent correctement … les services deviennent parasitaires dans une économie en difficulté !
Dit autrement : si l’économie de base (matières premières + agro-alimentaire + artisanat et industrie ) d’un pays tourne correctement alors ce pays peut se permettre d’avoir un peu plus de services, mais les services ne peuvent pas faire l’économie …
Maintenir un fort taux de services dans une économie amoindrie = vivre en dessus de ses moyens = acroissement des dettes !
@Patrick l’helvète
: Ta remarque sur les services ne vaut que pour les services non exportables, qui, je te l’accorde sont majoritaires. Donc je te rejoins pour dire qu’il est pertinent d’équilibrer les deux, ce que tu exprimes assez maladroitement en disant “les services ne peuvent fonctionner que si les secteurs primaires et secondaires tournent correctement”.
Ensuite, dans un marché totalement ouvert au dumping social ET environnemental, il n’y a pas beaucoup d’autre choix que de “tricher” un peu en faisant du “dumping” dans son propre pays. Ce qui – sans nier leur supériorité en terme de tissus industriels, de qualité, de stratégies industriels, mais aussi de la gestion des entreprises (codétermination), …. – est le cas de l’Allemagne qui a pratiqué depuis quelques années avant la crise ce dumping social (“les jobs à 1 €”) !
MAis je rejoin s”logique” pour trouver le terme “parasitaire” un peu fort. Personne n’oblige d’acheter des bien à l’Allemagne, et chacun peu les produire soit même. Mais comme “la concurrence doit être libre et non faussée” au sein de l’UE et de la zone euro, pas vraiment d’autres solutions que de faire du nivellement vers le bas !!!!! Autrement dit, si l’on ne change pas les règles de fonctionnement de l’Eurozone, soit on le fait (e.g. abrogation du CDI comme le prévoit N. Doisy du groupe Crédit agricole-Cheuvreux dans cette video ?) , soit on change les règles de l’Eurozone. Quel choix fera F. Hollande ? Cela dépendra d’abord du résultat des élections législatives mais aussi de la capacité des peuples de l’eurozone (en particulier les 4 poids lourds France/Allemagne/Espagne/Italie) à établir un rapport de force pour en changer les règles. Comme en Argentine, comme en Grèce, c’est la rue qui sera déterminante pour faire pression sur leurs gouvernements “UMPS”. ce que je crains le plus c’est la tentation du repli nationaliste et du protectionnisme que les partis d’extrême droite suscitent comme solutions prioritaires.
Ouaip, très maladroit… Comment démontrer l’importances des secteurs primaires et secondaires ? Comment démontrer que tout le monde ne peut pas exporter plus que les autres ?
@Patrick : concernant ta 2e question, cet articles me semble pas mal mais bien sûr la démonstration ne tient pas en quelques lignes :
http://frappermonnaie.wordpres.....exterieur/
Sinon, je pense que, comme on en a déjà discuté, la séparation des activités commerçante en trois secteurs n’est pas pertinente pour cette question. Indépendamment de ce qui est classé dans un des trois secteurs (que l’on utilise pour je ne sais trop à quelle fins), l’important est de réaliser un équilibre, sur le long terme, entre ce qui est exportable ce qui doit être importé. Donc c’est plus en terme de “produits” (bien ou services) qu’il faut résonner qu’en terme de secteur. La formation d’étudiants étrangers (en France) est par exemple un service (du tertiaire) “exportable”. Mais cela reste conditionné par une politique économique difficilement compatible avec le libre échange, sauf à faire du dumping social comme la pratique l’Allemagne depuis une dizaine d’année.
Cher Olivier !
Vis à vis de ces statistiques, j’aimerais demander les précisions que demandent habituellement les gauchistes de service, à savoir, qu’est-ce qu’on entend exactement par chômage.
En effet, la qualité de vie n’est pas exactement la même selon qu’on se trouve fonctionnaire/en CDI, ou bien en CDD, en interim, ou d’autres structures particulièrement précaires.
Pour dire les choses tout de go : Jean-Luc Mélenchon accuse les statistiques du chômage allemande d’être outrageusement avantageuses, parce qu’elles ne tiennent pas compte du fait que l’Allemagne a essentiellement créé de l’emploi précaire, avec des salaires terriblement bas, vis à vis d’une obligation des chômeurs d’accepter un emploi dès lors qu’il s’agit de la troisième proposition.
Alors après, je n’ai pas accès aux chiffres exacts, et je ne suis pas d’un naturel à avaler tout ce qu’on me dit sans sourciller, c’est pourquoi je demande : qu’en est-il en réalité ? Quelle est l’évolution de la part stable et de la part précaire dans les chiffres de l’emploi ?
il y a effectivement eu une part croissante en Allemagne de contrats précaires liées aux lois hartz IV (shroeder). La paupérisation de la population a effectivement eu lieu et l’indice de gini de ce pays s’est envolé bien avant le nôtre pour des raisons moins avouable que nous (paupérisation généralisée / paupérisation moins forte + hyperichesse).
Oui c’est vrai pour la 3 eme proposition, il y même un dispositif encore plus humiliant chez eux qui est de devoir accepter des travaux d’intérêt général à 1E de l’heure pour pouvoir conserver leurs très basses allocations chômage.
Si vous voulez des informations sur ce point, je vous recommande l’envoyé spécial de la semaine dernière qui doit bien être en ligne quelque part. La 2eme partie.
Encore merci, Olivier, pour ces excellentes informations,
Pour l’Allemagne, sa fin de règne peut arriver plus vite que l’on ne le croit. 40% de ses exportations sont intracommunautaires et vont diminuer avec la récession qui va s’installer chez ses partenaires. Donc ses positions sur l’austérité, la rigueur budgétaire et les transferts de dettes, pertes privées (banques, assurances,…) vers les dettes des états, ne seront plus tenables.
Ne pas oublier que le principal système de retraite allemand est la retraite par capitalisation donc sensible aux variations des différents supports.
Excellent comme d’habitude.
Je pense que la situation apparaîtrait encore comme plus dramatique si on pouvait comparer le nombre d’emplois à la population en âge de travailler car nous savons que tous les pays trafiquent ces statistiques. La France sait utiliser les pseudo stages de formations, radiations intempestives pour améliorer les siens. Sans compter que bien souvent nos DOM-TOM ne sont pas inclus.
tous les pays trichent. C’est bien pour cela qu’il y a (et qu’olivier cite) le site shadowstats. Il est assez américain, mais “à la très grosse louche” on arrive souvent à doubler le taux officiel dans la plupart des pays.
Au vu du graphe : Impact de la crise sur l’emploi, j’ai tout de suite « tiqué » sur la courbe allemande pour la raison qu’elle me semblait bien avantageuse compte tenu de ce que bon nombre d’articles récents dénonçaient quant aux chiffres de l’emploi, du chômage, du travail précaire, de la pauvreté… en Allemagne, y compris sur votre site. Je m’aperçois que le commentaire de Thomas (6) va dans ce sens. Serions-nous dans l’erreur ? Merci de nous répondre et bonne continuation.
il y a de ça, mais l’Allemagne a aussi largement recouru au chômage partiel plutôt qu’aux licenciements.
Mais franchement, l’enseignement du graphique n’est vraiment pas dans la situation allemande (en suicide démographique par ailleurs)
J’ai toujours du mal avec cette notion de ‘suicide démographique’.
Pour moi c’est tout le contraire : la course à la croissance démographique est un suicide tant économique et social qu’écologique, et même démocratique.
L’espérance de vie augmente, il est normal que l’age moyen de la population augmente, qu’il y ait plus de ‘vieux’ et moins de jeunes qu’avant, etc etc…
Compter sur les jeunes pour payer les retraites des vieux est pour moi de l’enfumage pur et simple. C’est un peu la même chose que vivre à crédit sur le dos des générations futures.
Population qui croit =>
- Plus de besoin dans l’éducation
- Plus de besoins d’infrastructures, transport, santé, logements, etc…
- Plus de besoin en énergie, en nourriture
- et bien sur, plus de besoin d’emplois
Jusqu’où va t-on aller ???? une France à 100M d’habitants ???
- 100M d’habitants dont 99 de pauvres entassés dans des blocs de bétons au service de quelques riches et puissants?
ou
- 40M d’habitants dont l’énorme majorité travaillent, mange bien, cultivés et instruits avec du temps libre, dans un cadre sympa, etc etc… où chacun a sa chance et où la solidarité peut fonctionner.
Alors oui, répondre aux besoin de la croissance démographique crée des emplois, mais avec toujours plus de mécanisation, automatisation, robotisation, délocalisations, productivité, etc etc, comment cela va t-il se passer ??
Actuellement on est dans une situation particulière : il y a eu le baby boom suite à la guerre et on est en plain papy boom. Vouloir compenser ce vieillissement ‘ponctuel’ par une démographie galopante est, je pense, une énorme erreur.
Quoi qu’il en soit, la Nature régulera la population d’une façon ou d’une autre… mais si l’humanité attend que la nature fasse son travail, ca risque de pas très bien se passer…
Bon, ça peu sembler un peu HS, mais sur le long terme, c’est en plein dans le sujet…
Bonjour,
Malgré le fait que je sois en âge d’avoir des enfants et que nous en souhaitons plusieurs, se pose pour nous la question de la démographie.
Je suis également convaincu que la course à la démographie est un suicide collectif. Je suis persuadé que cela changera en cas de conflit mondial majeur entrainant une refonte des institutions internationales. Il n’est pas impossible que la règle de l’enfant unique soit imposée à l’échelle mondiale et que les politiques d’adoption soit assouplies pour permettre aux parents d’élever plusieurs enfants.
Un enfant unique est malheureux et cela provoque une baisse de la population trop rapide, mais un maximum de deux enfants par couple serait déjà correct pour contenir la démographie. Ou alors 1 enfant par adulte pour tenir compte de notre société girouette vis à vis du mariage …
Une démographie stabilisée réduira aussi les excès économiques (trop fortes variations) et par delà le chômage …
La démographie peut être contrôlée dans son propre pays mais surtout il faut une forte information dans les autres pays !!!
Vouloir géré la démographie des autres pays ne me paraît pas correcte …
“Pour moi c’est tout le contraire : la course à la croissance démographique est un suicide tant économique et social qu’écologique, et même démocratique.”
100% d’accord avec vous Alain34.
La politique nataliste de la France se paye et se paiera très cher dans l’avenir, notamment au niveau environnemental.
Bravo à Yves Cochet de faire entendre une musique différente sur la politique nataliste de la France…
Un modèle basé sur une croissance infinie dans un monde fini … comment faire ?
Je ne pense pas que vous soyez hors-sujet, pas du tout. Si mes sources sont justes, la population mondiale s’accroit de 150 000 personnes par jour ! !!!
Au bout d’un an, quasiment une France en plus, en 10 ans, en 2020 donc, pas loin d’un continent européen en plus ! (approximativement)
Avec comme modèle, le modèle de consommation occidentale. En 2020, vous croyez vraiment que vous allez pouvoir rentrer de votre boulot le soir (si vous en avez un), se prélassez dans un fauteuil et commander sur Internet votre billet d’avion pour passer une semaine en Egypte. Permettez d’avoir moi des doutes …
Bonjour,
Votre commentaire est l’expression même du bon sens. D’ailleurs, combien coûte à la société et en moyenne :
une naissance (hors complications médicales) ?
une éducation (hors actes de délinquance) ?
une scolarité (hors échec scolaire) ?
une formation professionnelle (hors périodeS de chômage) ?
Ce cas de figure (optimiste) étant chiffré, combien de temps faudra-t-il au nourrisson devenu adulte pour devenir productif et contribuer au rembourser des dépenses susmentionnées avant même de parler du financement de la retraite des aînés ?
Voilà les bonnes questions. Ne pas y répondre est un déni de bonne gouvernance de la société. Après tout, les Allemands ont peut-être raison.
Bien cordialement,
D’accord avec l’idée de fond.
Mais sur la forme, un gouvernement qui présenterait un programme de contrôle de la démographie, moi perso, ça me ferait flipper…
Vous préférez quoi ? Une euthanasie de vieux, des parasites sociaux ou des handicapés mentaux, et pourquoi pas de la sélection génétique après tout,…
Bienvenue dans le meilleur des monde d’Adam Huxley…
Bref, une belle grosse dictature en puissance est seule à même de contrôler une démographie.
Laissons le temps faire son travail, couplé à l’éducation progressive, la régulation démographique arrivera d’elle même, sans brimer les libertés individuelles…
http://fr.wikipedia.org/wiki/F.....phique.svg
Sans aller jusqu’à imposer l’enfant unique, on pourrait limiter les aides ( allocations et quotient familial ) à 1 enfant par personne ( soit 2 par couple).
Perso je n’aime pas l’idée de tenter de manipuler par le haut la natalité (l’état providence devenant dictature sociale), mais je crains qu’elle finisse par l’emportée, au nom du sacré “intérêt général”..
Après c’est vrai que c’est bien ce qui se passe actuellement, mais dans l’autre sens.
Moi j’aurais préféré parier sur l’éducation et les changements des mentalités, bien qu’un article du monde paru récemment semble me contredire…
Concernant la maitrise de la démographie, on peut essayer de comprendre les causes de la différences de démographie entre deux pays voisins en beaucoup de point (émancipation, éducation, taux activité femmes, …) : l’Allemagne et la France. En Allemagne une femme sur 4 n’a pas d’enfant (une sur 5 en GB) . En France une femme sur 10. En Allemagne il n’y a pas de structure préprimaire. Ce pourrait constituer un première explication au fait que les allemands et surtout les allemandes*, souhaitent moins d’enfants. Sachant aussi que le taux d’activité des femmes est voisin dans les deux pays. Un autre élément comparatif pourrait être au niveau des prestations familiales : allocation, quotient familial, ….
* ce n’esst pas du machisme que de constater que, malgré l’égalité théorique homme/femme, reste que les femmes sont statistiquement plue ne demande d’enfant que les hommes et que ce sont elles qui prennent, de fait, les congés parentaux.
Concretement, vous proposez quoi ? vous allez payer vos retraites comment ?
à vous lire, il faudrait donc soit euthanasier les vieux dont vous serez un jour ou l’autre, soit travailler jusqu’à 75,80,85 ans ….
Une nation avec une bonne natalité permettra d’avoir suffisamment d’actifs. Il faudrait 3 enfants par femme. A défaut il faudra faire appel à des travailleurs immigrés. Certaines études montrent que en 2050, l’Europe aura besoin de 100 millions d’immigrés.
Là ou je vous rejoins, c’est qu’il faudrait absolument changer le système de production et s’engager résolument dans les energies renouvelables, la “déconsommation” de produits
largement inutiles et ephémères, etc …. Et ça, les marchés, les puissants, les riches n’en veulent pas.
On va changer de modèle de société par la force des choses. Ma première interrogation est de savoir si le modèle par répartition du financement des retraites peut résister à la faillite de notre pays car faillitte il y aura (ou défaut si vous préférez…) De façon plus globale, c’est notre système social qui est en péril, il faudra davantage compter sur soi…
@ Tintin
cf. post de michel martin n°17
effectivement, il vaut mieux réfléchir à une meilleure répartition de l’activité et du travail parmi la société plutôt que d’importer une soi-disant main d’œuvre étrangère (ce qui ne fait que repousser le pb, voir même l’amplifier d’après d’autres études…), ou d’euthanasier les vieux… Ça me parait être du bon sens.
@Tintin :
Vous dites :”vous allez payer vos retraites comment ?”
A quoi je répond : certainement pas avec les cotisations retraite que paieront les chômeurs qui seront toujours plus nombreux…
Je ne propose certainement pas d’euthanasier qui que ce soit (a par moi quand je commencerai a plus être étanche… qui a dit au fond que c’est déjà le cas???)
“Certaines études montrent que en 2050, l’Europe aura besoin de 100 millions d’immigrés.” et en 2100, il en faudra combien? et en 2150 ?
Il faut arrêter les délires. La croissance, la croissance, la croissance…
STOP! fini, on est arrivé au bout !
@bizbee : pas besoin de sélection, d’euthanasie ou autre monstruosité.
“Laissons le temps faire son travail, couplé à l’éducation progressive, la régulation démographique arrivera d’elle même, sans brimer les libertés individuelles”
=> pour moi, on va droit dans la direction opposée : quand on regarde la situation actuelle, avec la monté des religions partout dans le monde, l’éducation de plus en plus mise a mal, les inégalités qui se creusent de plus en plus, moi, il me semble qu’on se dirige plus vers une ‘caste’ privilégiée (1%), riche, peu nombreuse, éduquée, cultivée, vivant dans l’opulence, a faible démographie, assez peu nombreuse, qui _exploitera_ une autre caste de véritables esclaves (99%) maintenue volontairement dans l’Ignorance. Ce qui peut tout a fait être considéré comme une forme naturelle de l’évolution de l’Homme…
“une belle grosse dictature en puissance est seule à même de contrôler une démographie” ha ? l’Homme n’est pas assez intelligent pour s’en rendre compte ?? peut être ne l’éduque t-on pas correctement et lui bourre t-on le crane avec la sacro-sainte croissance démographique nécessaire au paiement de nos retraites ? appuyé par des rapports a l’enfant complètement déraisonnables, les enfants ‘rois’ !
Enfants a qui on réserve un avenir TRÈS sombre (sans les y préparer) sur une planète que l’on a sacrément abimé et pillé, en plein réchauffement climatique, polluée, disposant de moins en moins de ressources naturelles, irradiée, où ils devront se battre pour boire et manger !
Je vais dire un truc qui va en faire bondir beaucoup, mais pour avoir des enfants, il faudrait démontrer que l’on a les moyens matériels et les qualités humaines pour les éduquer, s’en occuper, les assumer sans se reposer sur la société ! Oui, une sorte de ‘permis’ de se reproduire. (ce qui ne veut pas dire sélection génétique)
Alors on va me dire, oui, mais de quel droit empêcher les gens d’avoir des enfants !? Et bien c’est simple, certes, on est des animaux, mais on est aussi soit disant évolué et on vit en société civilisée. Donc, de la même façon que je ne vais pas voler la Ferrari de mon voisin parce que je n’ai pas les moyen de m’en acheter une et que c’est mal, ca ne se fait pas, et bien je ne vais pas faire de gosse si j’ai pas les moyens de m’en occuper. Simple question D’EDUCATION !
Et concernant les libertés individuelles, ça fait longtemps que l’éducation (et la religion bien avant) nous en a enlevé un certain nombres, qui avec le temps sont entrées dans les mœurs et ne sont plus considérées aujourd’hui comme telles, et c’est entre autre ce qui nous permet de vivre en société…
Le rétrécissement de la base de la piramide des âges est un faux problème, agité par la droite pour bousiller la retraite par répartition et nous imposer le système par capitalisation.
Il suffit de transposer ce discours mensonger dans un autre domaine : l’agriculture.
Après-Guerre, l’agriculture employait en France près de la moitié de la population active. Aujourd’hui, quelque chose comme 2%. donc, logiquement, il devrait y avoir des famines aujourd’hui, puisqu’il y a 50 fois plus de bouches à nourrir que de producteurs…
Où l’on voit tout de suite le défaut du raisonnement : on a oublié la productivité!
Et c’est là que le bàt blesse : les gigantesques gains de productivité générés par l’informatique et la robotique depuis les années 70, au lieu de se retrouver dans les salaires, ont été INTEGRALEMENT confisqués par les actionnaires et autres ‘investisseurs’ – les rentiers, quoi. Sans cela, non seulement la question du financement des retraites – qui sont, rappelons-le, un “salaire différé” – ne se poserait même pas, mais en plus, on serait passé aux 20 h hebdomadaires. En lieu et place de cela, le chargé d’affaire des rentiers s’est fait élire en 2007 en vous proposant de travailler plus pour gagner un chouïa de plus. Gigantesque escroquerie!
@ amsterdamois
tout a fait d’accord avec vous: Une plus juste répartition et un plus grand respect de la planète sont les solutions.
@ Alain34 et bizbee
C’est sur, avec vous on n’est pas sorti de l’auberge!!
@ Tintin
Mais moi aussi je suis complètement d’accord avec l’amsterdamois!
Ne me mettez pas dans une case après m’avoir lu en diagonale svp…!
@Alain34 : Tu écris “montée des religions partout dans le monde”. Peux-tu me donner des références crédibles qui fondent ton affirmation ? Ce n’est en effet pas ce que je pense “intuitivement”.
@Amsterdamois : oui l’exemple des gigantesques progrès de la productivité de l’agriculture conventionnelle (la fameuse révolution verte) serait une bonne analogie. Sauf que, sauf que, il n’est ni souhaitable (pour des raisons écologiques) , ni possible (en partie dû à ces raisons écologiques appelées limite physique des ressources à partager avec 7 à 9 milliards d’individu dont près de 5 milliards de crève la faim, qui ne connaissent même pas le mot retraite) d’obtenir de tels gains de productivité.
Ma conviction est en partie fondée sur cette excellente analyse approfondie de Jean Gadrey*, chiffres à l’appui, soit dans son livre : “Adieu à la croissance” (payant) , soit dans son article La baisse tendancielle du taux de croissance (gratuit !)
Sur la question des retraites (quelles soient par répartition, ce qui a ma nette préférence, ou par capitalisation n’y change rien), je ne vois hélas pas d’autres choix que de compter sur 1) Une résorption du chômage pour maintenir un taux d’actif maximal ; 2) Une augmentation des taux et/ou de l’assiette des cotisation ;
Deux variables d’ajustement sur lesquelles il n’y a pas eu débat, l’objectif étant de pousser à la complémentaire privée (Malakoff Médérick, dirigé par un certain Guillaume Sarkozy ! Le monde est petit) par capitalisation puisque peu pourront travailler suffisamment longtemps (mise en préretraite, entrée tardive dans le monde du travail, période de chômage, congés parentaux, …) pour avoir un taux de recouvrement suffisant.
Des calculs on été faits, à assiette constante, l’augmentation du taux de cotisation ne serait pas substantiellement supérieure à celle qu’elle a connu ces dernières décennies.
L’avantage étant non seulement de ne pas reculer l’âge légal de départ, mais en outre de libérer des emplois pour les jeunes.
___________
* Professeur émérite d’économie de l’Université de Lille1, membre de la commission Stiglitz (le prix Nobel) sur les nouveaux indicateurs de richesse.
Je ne suis pas sûr que l’article sur Metis nous éclaire parfaitement non plus !
http://www.metiseurope.eu/7-mi.....29296.html
Ce que je trouve surtout bien dans cet article c’est qu’il est annoncé comme devant faire partie d’un tout. Je comprends bien que le taux de chômage soit préoccupant mais je dois dire que les points qui me préoccupent le plus sont ailleurs (le chômage n’est pas la maladie, c’est le symptôme). Ainsi, hors chômage :
1) Une bonne partie des gens qui travaillent n’occupent pas de postes en rapport avec leurs compétences.
2) Le chômage augmente alors qu’il y a du travail, plein de travail. Seulement, les entreprises n’embauchent pas (D’ailleurs, je n’embauche pas et, si je dois le faire demain, mon activité le permettant, je le ferais hors de France). En revanche, je veux bien faire travailler des tas d’indépendants s’ils sont prêt à partager les risques. En France, c’est encore dure à trouver.
3) Une bonne partie de ceux qui travaillent ne vivent plus de leur travail (Ce n’est pas nouveau mais le phénomène prend de l’ampleur) et je connais des patrons qui gagnent moins que leurs employés.
Tout ne serait-il pas à revoir (et je doute que l’Allemagne soit l’exemple à suivre)?
Bonjour,
je suis étonné que vous mettiez la Belgique parmi les pays en difficulté. En effet, même si ce pays vient enfin de terminer une crise gouvernementale sans précédent (les intermèdes sans gouvernement sont toujours plus long que la fois précédente), il reste en Belgique cette capacité de se concentrer sur des efforts de long terme comme peu de pays en sont capables. La dette du pays a culminé vers 1993 à 135% du PIB pour diminuer sans discontinuité jusque 85% à l’aube de la crise financière actuelle.
Malgré les guéguerres entre wallons et flamands, ceux-ci arrivent encore et toujours à s’entendre pour parvenir à faire des efforts importants pour améliorer la situation globale du pays.
A propos de l’Allemagne parasitaire, je crois me rappeler d’un sondage français d’ou il ressortais que 75% des jeunes souhaitaient avoir une BMW plus tard.
Rajoutez à ce chiffre effarant les prestige “classique” de Mercedes, et nouveau d’Audi et vous comprendrez que le problème vient du consommateur. MAIS ce consommateur qui veut s’acheter du rêve est en droit de reprocher à nos fleuron nationaux de ne pas réussir à faire des voitures “bandantes” malgré leurs délocalisations.
Même quand ils se mettent à la mode des SUV, c’est bof bof, chacun de nos 3 fleuron a sorti son 4×4 et faut avouer qu’il n’y a rien de transcendantal dans l’esthétique. Ils n’ont plus les moyens de se payer de vrais designers ou quoi ?
Les précurseurs, Messieurs Renault et Citroën étaient des visionnaires. Il ne fait nul doute pour moi que s’ils étaient encore aux rennes de leurs firmes respectives, ils auraient investit pour acheter des brevets, ou une coopération technique à Tesla motors dont j’adorerai pouvoir m’offrir le modèle “sedan” …
Une voiture Tesla, avec l’économie d’échelle d’un Renault, c’est la voiture électrique démocratisée, avec les performances d’une voiture allemande …
Le fait est que l’allemagne a une comptabilité des chomeurs qui n’est pas comparable avec la notre, Je me pose donc la question est ce que les chiifres du chomage dans les différents pays reflétent quoi ecaxtement . Je soumets cet article à votre sagacité coutumiére.
http://www.actuchomage.org/201.....omage.html
C’est pour cela que le taux d’emploi est présenté ici. Il est à mon avis bcp plus révélateur…
Il n’y a pas que les bénéficiaires de Hartz IV. Les réformes Schröder ont fait de sacrés dégâts. Comme frontalier, ça fait des années que je croise des employés “de base” à 600€ / mois et des retraités à 500€ / mois. Si on ajoute ces gens aux “hartzis”, on obtient une belle armée de traine-misère corvéables à merci.
Aaaacccchhhh ces maudits Allemands et leur parasitage de nos belles économies, qui seraient si bien portantes si les Allemands n’étaient pas là. Remarquez avec leur déclin démographique, rien que du bonheur futur, nos problèmes vont se résoudre tout seul. Un peu de patience … et surtout ne changeons rien chez nous.
Il y a pourtant un réservoir considérable d’activité si on réussit à organiser le travail social autour d’un autre critère que celui de la productivité (du gain de temps). C’est l’objet de ma proposition d’un état providence participatif.
Un peu court d’expliquer la position de l’Allemagne par le coût du travail, ou leur pouvoir d’achat insuffisant, qui est pourtant proche de celui des français.
Il y a bien d’autres facteurs que vous occultez comme la compétitivité hors prix, l’innovation, son réseau d’implantation dans les pays émergents, le dialogue syndical, le mode de management, la maîtrise de la langue anglaise, la taille de ses PME, la façon dont les salariés peuvent accéder aux postes de direction dans l’entreprise où ils sont…et j’en passe.
Le vrai problème c’est l’Euro qui a masqué les différences des modes de production entre pays, l’évolution des taux de change dans la zone Euro ayant disparu, il n’y avait plus d’indicateur des évolutions entre pays, jusqu’à ce que l’ensemble parte dans le mur, le thermomètre ultime.
Si les pays avaient conservé leurs monnaies, certains auraient pu dévaluer, mais la dévaluation a ses limites si un pays( recettes fiscales ) et son économie( production de biens et de services ) vont de travers.
Alors maintenant, pour conserver l’Euro, on repense à regarder en détail les dettes, déficits et croissance d’un pays pour demander à la cour de justice son verdict, vraiment du bricolage.
Le chômage de masse n’en est qu’à ses débuts…
http://www.rue89.com/rue89-eco.....ail-228770
Question posée par l’auteur : que fera-t-on des chômeurs, une fois que tout le travail sera fait par des robots?
Je crains de connaître la réponse…
La crise actuelle nous l’a amplement prouvé, les possédants ne sont pas partageux. Et donc, plutôt à la naissance d’un nouvel eden, une société de loisir égalitaire et émancipée de la malédiction biblique du travail, nous assisterons à une nouvelle Solution Finale, l’élimination physique des bouches inutiles.
Charmante perspective…
C’est exactement ce que je ressens.
C’est pour ça qu’il faut tout miser sur la démocratie et l’accès à l’éducation… Seule voie à même de nous éviter votre “Solution Finale”. Mais je ne pense pas que ça soit trop tard, contrairement à ce que votre prédiction semble insinuer.
Bonsoir à vous.
Jean-Michel Truong dans son livre “Eternity Express” avait bien délocalisé les retraites européennes en Mongolie avec à la clé une élimination des rentiers, physiquement s’entend.
Lundi 7 mai 2012 :
Grèce : les 2 partis pro-austérité sous la majorité absolue.
Les deux partis pro-austérité, la Nouvelle-Démocratie (droite) et le Pasok (socialiste), ne rassemblent que 149 sièges sur les 300 du Parlement, sous la majorité absolue, après le dépouillement de 99% des bulletins, selon les chiffres publiés lundi par le ministère de l’Intérieur.
Selon ces résultats quasi définitifs, les deux partis, la ND avec 18,8% des suffrages (108 sièges) et le Pasok avec 13,2% (41 sièges), ne pourraient former un gouvernement de coalition qu’avec l’appui d’un troisième parti.
http://www.romandie.com/news/n.....120833.asp
même si la “chambre introuvable” sauce grecque risque d’être la source de bien des soucis, il ma parait toujours aussi étrange que 32% des votes fasse 49% des sièges. En fait ces deux partis seraient largement minoritaires si la gauche anti-austérité s’était organisée (prime au vainqueur). Il n’y a pas meilleur perdant que celui qui ne veut pas gagner… La présence des neo-nazis semble se confirmer, et ils semble ne rien avoir oublié, se rendant dans des bureaux de vote peu favorables et menaçant électeurs et assesseurs. Bref tout va bien, et on peut continuer à taper sur la tête des gens, car je ne doute pas que le député manquant sera trouvé, contre monnaie sonnante et trébuchante si il le faut. Tout cela est très inquiétant.
Plusieurs informations, que je ne souhaitais pas donner (car tel n’est pas mon rôle) mais qui ont percé lors de la soirée d’hier, donc autant infirmer/confirmer ces dernières.
Hollande:
personnage secret: vrai, il possède un sur-moi qui évite de l’entendre dire tout ce qui lui passe par la tête, ce qui diffère assez du président sortant. Plus proche d’un Mitterrand sur ce point là. Il sait compartimenter ses amitiés et son rôle politique, hautement improbable de voir un fouquet’s ou des vacances sur le bateau d’un “ami” donc.
personnage jovial : vrai, et à priori ce n’est pas un masque juste pour la campagne, ni hautain ni agressif de nature donc. Il est hautement improbable de voir sortir un “casse-toi pauv’ con” de sa bouche.
personnage souvent indécis : vrai cela va de paire avec sa nature de personne qui écoute. C’est une personne qui réfléchit et consulte énormément avant de prendre une décision. Cela peut améliorer la qualité de la dite décision, car il a un bon esprit de synthèse et de compromis, cela peut aussi confiner à l’indécision. En fait cette qualité/défaut dépend de la durée de la réaction requise à une situation. Si la situation s’emballe trop, il peu donc se retrouver à ne pas pouvoir suivre le rythme.
C’est un calme : plutôt faux, il est assez trackeux, l “impro” c’est pas son truc, il a besoin de se rassurer en tâtant du discours papier quand il prend la parole. La seule impro qu’il se permet si il est en confiance est quelques “vannes”. Le fond politique, il le préfère écrit. Il lui arrive par contre d’écrire une partie de ses discours, et en tout cas il n’en découvre pas le contenu à la lecture.
C’est un mou : vrai… et faux. Il est naturellement partisan d’un compromis plutôt que de créer des “ruptures”, plutôt co-gestionnaire que “bras de fer”, donc. Il faut cependant se méfier, c’est un bon stratège et plusieurs bandes plus tard, il arrive souvent à ses fins. La caricature le présentant en “barbahollande” est donc assez vrai dans la mesure ou il est assez difficile à manœuvrer, bien qu’il ne présente pas d’arêtes saillantes.
Voilà ce que je sais du personnage qui va nous diriger pendant 5 ans. Ce profil devrait éviter de passer du temps à “bouc-émissairifier” une partie x ou y de la population (les immigrés, les assistés, les fonctionnaires, les corps intermédiaires…). Il faut bien voir que comparativement, Sarkozy a “usé” beaucoup de ses collaborateurs, c’était un personnage difficile à gérer. Reste à confirmer ces informations et démontrer sa capacité à prendre rapidement des décisions efficaces, car c’est un des motifs d’inquiétude légitime qu’on peut avoir sur le personnage.
En espérant éclaircir vos questionnements.. A + tard.
Il n’est pas Fouquet’s, il est Laurent. C’est moins bling bling, certes, mais comme cantine, ça n’est pas vraiment cheap. Pour quelqu’un qui n’aime pas les riches…
Reprocher à Sarkozy le Fouquet’s, c’est un deux poids-deux mesure typique de la gauche.
Et le degré de deux-poids, deux mesures où nous sommes arrivés devient malsain. On ne peut plus toucher à certains sujets sans être taxé de “libéral”, de “fasciste”, de “xénophobe”, de “raciste”. En gros, maintenant, seul un noir peut critiquer un noir, seul un immigré peut critiquer un immigré et encore, il risque d’être taxé de “vendu”. Et la liste est longue, aussi je ne détaillerai pas plus. Un société de tabous ne peut plus répondre aux problèmes. Pire, on peut taxer quelqu’un d’être “xénophobe”, “raciste” et j’en passe dès qu’il sort de la doxa de la bien-pensance bisounours gauchiste. C’est devenu invivable. Et se retrouver avec Hollande… désolé mais ça ne m’inspire rien de positif. Sans compter le toujours plus en matière de dépense publique, notamment pour l’éducation alors que problème est celui de la discipline, de la morale, d’un côté, de la répartition des moyens (et non de leur quantité) de l’autre.
PS : Ne le prenez pas pour vous, mon commentaire est plus généraliste que cela (et aussi, je simplifie)
ah… oui je comprend mieux avec le Post Scriptum, car tout le début du post, je me suis demandé ce que j’avais dit pour mériter ça. Je ne dis rien sur le “tant mieux” ou “tant pis”, je donne seulement quelques clés d’analyse sur le personnage qui a des forces/faiblesses différentes du précédent. Le seul avis que je me permettrait de donner est que pour bien “user” de la fonction publique, il ne vaut pas mieux éviter de mal-traiter ses agents. Je pense que n’importe quel “patron d’entreprise” peut comprendre ça. Pour ce qui est de l’immigration, c’est un sujet qui mérite une attention, même si faire tourner les problèmes de la France autour de cela, me parait quelque peu abusif. Je pense d’un point de vue conjoncturel que ce ne sera pas un gros problème dans les années à venir, car je pense que notre attractivité économique risque de ne pas être au beau fixe.
La perte d’emploi a ete beaucoup plus reduite en France par rapport aux autres pays de la zone euros. Sarkosy avait raison la dessus, il semble.
Il ne faut pas oublier que récemment l’Etat français a financé des mesures de chômage partiel pour plusieurs centaine de milliers de postes (= x milliard €?).
Avec l’austérité qui va bien, les choses pourront donc être pire :/.
Il y aurait semble-t’il une explosion du nombre d’ “inaptes au travail” aux Etats-Unis
http://globaleconomicanalysis......e-mid.html
qui sont automatiquement retirés de la population active, ce qui a pour effet de faire baisser la proportion de chomeurs. En Angleterre aussi il y a de très nombreux inaptes au travail, mais depuis longtemps.
Tout ça fausse évidemment les statistiques sur le chomage.
Je rejoins le commentaire d’Hélios, il est clairement difficile de se faire un vrai avis sur la question tant les analyses sont modelées et biaisées. Au final il est facile de manipuler les chiffres et leur faire dire ce que l’on veut…
Il faut accepter le chômage quel qu’il soit, dans une société dictée par la liberté économique et financière, car il n’ y a pas d’alternative (dans une telle société) pour obliger l’industrie à préférer le plein emploi plutôt que le profit par la totale mécanisation-robotisation … Attention au retour de manivelle qui pourra faire le plus mal => la famine …
Olivier, je sais que tu en fais déjà énormément, mais une idée, à l’occasion, d’un petit billet sur la transformation de l’ancienne agriculture familiale à l’industrie agro-alimentaire avec nbre d’emplois par tonne de nourriture produite et énergie idem depuis les années 1850 ?
Il y a un manque de connaissance flagrant de la part des français concernant les lois Hartz-IV.
La principale réforme des lois Hartz a consisté à créer un minimum social universel, l’Arbeitslosengeld II, qui a remplacé un certain nombre de prestations sociales diverses.
En 2012, l’Arbeitslosengeld II s’élève à 374€/mois par adulte seul, 219€ par enfant de moins de 6 ans, 251€ pour moins de 13 ans, 287€ pour moins de 17 ans.
A cela s’ajoute une allocation logement, dont le montant dépend de la commune. A Berlin, ça commence à 378€/mois pour une personne seule, 705€/mois pour une famille de 5 personnes. Rappelons que les allemands, eux, n’ont pas de bulle immobilière.
Là-dessus, le gouvernement fédéral paie également une assurance maladie et une cotisation retraite.
Les fameux “jobs à 1 euro”, ce sont les “Arbeitsgelegenheit mit Mehraufwandsentschädigung” (AGH-MAE), ce qui peut se traduire par “opportunités d’emlois avec compensation des coûts additionnels”. Ce sont des emplois fixés par les services sociaux, soumis à des règles très strictes (30h/semaine maxi, sécurité, santé, etc). Les revenus de ces emplois peuvent être ajoutés à l’Arbeitslosengeld II, avec paiement d’une fraction à l’Etat fédéral.
Le “1€” correspond à la première tranche de revenu des AGH-MAE, à savoir 1 à 1.5€ de l’heure, 1€ de l’heure étant le plancher légal. Dans cette tranche de revenu, l’”impôt” perçu est nul, pour un revenu supplémentaire maximal de 200€/mois (1.5€/h pour 30h/semaine). Pour les revenus de MAE au-delà, une participation fédérale progressive est prélevée (160€ pour un revenu de 400€/mois, par exemple). Donc compte tenu de l’Alg II PERSONNE en Allemagne ne travaille pour 1€ de l’heure.
Le nombre de personnes pratiquant effectivement un MAE est passé d’environ 200 000 à ses débuts en 2005, à près de 600 000 d’après certains analystes courant 2008-2009, avant de décroître à nouveau à partir de 2009, et on en serait à environ 200 000 à nouveau (là dessus j’ai du mal à avoir des chiffres précis).
Ca veut dire quoi tout ça ?
Ca veut dire pour commencer qu’une personne seule à Berlin dispose d’un revenu minimum de 752€/mois, en plus de sa couverture maladie et vieillesse. A parité de pouvoir d’achat avec la France (en utilisant les chiffres de la Banque Mondiale de 2010, soit +12% de PPA pour l’Allemagne par rapport à la France), ça fait un pouvoir d’achat de 842€/mois net comme revenu minimum universel allemand. Et si la personne fait 30h/semaine de “1€ job”, ça fait un revenu net d’environ 980€/mois, en PPA français.
Donc oui, c’est TRES loin d’être l’eldorado. MAIS ça reste significativement meilleur que les minima sociaux français.
Soyons fou, ajoutons au calcul le coût de la sécu et de la retraite fédérales (~350€/mois + 250€/mois). 840+600, ça comme à ressembler pas mal à un revenu minimum universel, comme montant.
Ca veut dire aussi que les MAE de Hartz IV plombent les comptes sociaux publics allemands. Et oui. Parce que ce n’est ni plus ni moins qu’une subvention à l’emploi. Et c’est là que la mesure devient débile. Autant un revenu minimum, mâtiné de plus ou moins d’impôt négatif, pourquoi pas. Autant faire payer par la collectivité plutôt que l’entreprise une partie du salaire (à savoir les charges sociales) c’est débile. C’est comme la TVA “sociale”.
voila qui est plus honnête, c’est un modèle social avec quelque points intéressants et quelques gros défaut. Le principal défaut (et peut être la cause de la baisse de MAE) est leur caractère inacceptable humainement, ce qui fait que désormais l’état allemand évite désormais d’en faire autant que faire ce peut. Il faut pour cela lever un peu son nez de son cahier de note et se rendre compte que l’on envoie le message suivant à une personne : “ton travail ne vaut rien”. C’est encore plus dur à vivre que “on a pas besoin de toi” pour beaucoup de monde.
Enfin il faut bien voir que la paupérisation sociale vient aussi de la “libéralisation” du marché du travail (les protestations sur le salaire minimum en sont témoin), qui fait que des personnes en CDD ou CDI ont pu être licenciés par leurs patrons respectifs et rembauchés en interim (or en Allemagne contrairement à la France l’intérim c’est 30 à 50% de moins). Vous vous retrouvez donc d’un mois à l’autre de 2500 à 1500 euros pour le même travail, auprès du même employeur avec le même nombre d’heures. ça peut choquer quelques âmes simples…
De plus il semblerait – d’ après l’émission “Envoyé Spécial” de jeudi dernier (3 mai 2012) -qu’il N’ existe PAS de salaire minimum en Allemagne.
L’absence de ce filet de sécurité destiné à éviter le cas des “travailleurs pauvres” est une énorme lacune (pour ne pas dire une honte !).
il n’y a pas de salaire minimum d’activité mais il existe des prestations sociales de chômage en allemagne, c’est deux choses différentes.
Mais encore ? Il est écrit quelque part que ça correspond à l’augmentation qui sera faite ? Les 6% d’augmentation que les fonctionnaires ont eu, c’était déjà du vent ?
Toi aussi tu as le droit d’être objectif avec les faits.
@step
Le système allemand ressemble finalement à notre RMI/RSA + aide au logement, mâtiné du “travail obligatoire” que réclamait Wauquiez.
Il y aurait une façon simple de remplacer tout ça, avec les mêmes dépenses au final. Le principe de l’impôt négatif, c’est que tu alloues à tout le monde une allocation universelle “virtuelle” de -par exemple- 1500 à 2000€/mois, tu ajoutes les revenus -n’importe quels revenus, sans exceptions – et après tu appliques une flat-tax, genre 30 ou 40% du revenu total. Si le solde après impôt est supérieur au revenu effectif, les pouvoirs publics comblent le manque à gagner, jusqu’à arriver de la sorte au revenu minimum.
Avantage : simple et efficace, pas de distinction entre revenu “allocation” et revenu du travail, donc pas de stigmatisation inutile des personnes. Et on économise une grosse partie de l’administration de Bercy.
La paupérisation sociale ne vient absolument pas de la libéralisation du marché du travail, puisque en Allemagne ce marché a toujours été “libéralisé”. Il n’y a pas de smic depuis 1945, les contraintes du marché du travail ont peu évolué, ce sont plutôt les minima sociaux qui ont régulièrement progressé.
Se retrouver avec une violente baisse de salaire pour le même travail, ça peut aussi s’expliquer tout simplement parce que l’entreprise se porte assez mal, et que c’est ça ou la faillite, avec le chômage qui suit. Mais ça le journaliste ne s’est peut être pas soucié de le savoir.
D’une manière générale, je l’a déjà expliqué, la compression salariale en Allemagne depuis 15 ans n’a pas grand-chose à voir avec une rapacité exarcerbée des patrons allemands (on a les mêmes en France), mais avec la création de la BCE, qui a imposé des taux d’intérêts bancaires trop élevés pour le pays, l’obligeant à s’orienter lourdement vers l’export et à tailler dans les augmentations.
@Goldinger
Vous irez expliquer cette “honte” aussi aux néerlandais, aux suisses, aux autrichiens, aux danois, aux suédois, aux norvégiens, aux finlandais. Que des gens qui vivent dans des enfers sociaux, c’et bien connu. Mais qui possèdent par contre de vrais syndicats, eux.
alors ça tu me permettra d’en douter, ou de le voir différemment de toi, c’est à dire que l’entreprise va bien sauf que comme toutes les entreprises appliquent la déflation salariale à donf pour rester la plus “compétitive”, elle fait ça comme tout les autres. Et je constate que tu ne propose RIEN contre cette déflation mortifère pour nos sociétés. Et, non, ce n’est pas normal, l’humain n’est pas une marchandise. Pour ceux qui est des syndicats (en allemagne) ils avouent leur impuissance à enrayer la casse sociale en cours… après tu peux toujours vivre dans ton monde de bisounours.
Pour le reste, je suis assez d’accord avec toi y compris pour le système d’impostition, même si je ne suis pas d’accord avec une flat taxe, qui est incohérent vu les problèmes actuels de répartition de richesse. Tu sais tout ça nous on avons déjà parlé. En tout cas il n’y a pas à baver devant le système social allemand, il n’est pas plus généreux, même si il y a des choses à récupérer à la marge (temps de travail…).
ha et comme tu ne regarde pas la télé, en l’occurrence la journaliste s’est renseigné sur l’état de l’entreprise, constructrice de voitures allemandes pour une grande marque qui va très bien et distribue de généreux tours de tables entre actionnaires. Mais bon la compression salariale, c’est contraint et forcée, nos patrons et nos actionnaires sont de grands humanistes, fait tourner, je veux la même que toi…
La flat-tax était pratiquée par tous les pays soviétiques AVANT la chute du mur. Ca n’avait pas l’air de les choquer, ces affreux marxistes. Après la chute, ils ont voulu imiter les occidentaux. Les rentrées de pognon se sont écroulées, ils sont tous repassés à la flat-tax, même la Russie, et le pognon est revenu.
Dans mon “monde de bisounours”, comme tu dis, les syndicats allemands lancent des grèves de grande ampleur pour obtenir des augmentations salariales massives, en compensation des années de vaches maigres.
Et ils les obtiennent.
http://www.lemonde.fr/economie....._3234.html
http://www.lefigaro.fr/flash-e.....laires.php
Bienvenue dans un monde de négociations façon realpolitik. Si ton travail vaut quelque chose, tu as du pouvoir face aux ploutocrates. Charge à l’Etat de droit de faire respecter la liberté d’association.
Préviens moi quand en France nous aurons des augmentations salariales (en termes REELS bien sûr) équivalentes.
“On note en revanche que l’Allemagne exporte également ses chômeurs chez ses voisins…”… Ha bon ? Et comment ?
Ça ne serait pas plutôt la financiarisation et la libéralisation de tout, avec la concurrence des misères qu’elles engendrent, qui seraient la cause commune du chômage européen ?
Ou autrement dit, « La logique économique actuelle sépare le producteur du consommateur. Elle a abouti à cette société absurde où les produits sont fabriqués par des esclaves et vendus à des chômeurs » (Bernard Stiegler ou Jean-Michel Quatrepoint ?)
Bon, voilà un site lu et commenté par des pessimistes !
Vous oubliez une seule hypothèse à la situation actuelle : nous n’avons pas investi pour créer des emplois pour les 200 000 habitants en age et capacité de travailler qui sont arrivés dans l’économie depuis 1962-63. Moralité ya 10-12 millions d’habitants en age et capacité de travailler qui ne sont pas employés dans des jobs modernes capables de payer des salaires et des charges sociales + impôts.
Mais cela dure depuis 1900, où il y avait le même nombre d’emplois productifs, 20,
millions environ alors que la population était de 40 millions, contre 66 millions actuallement.
Dans la même période le Japon est passé de 17 millions d’emplois 37 millions d’habitants à 65 millions pour 127 millions d’habitants.
Dans beaucoup de pays moderne, ya environ la moitié de la population qui travaille
cf l’allemagne avec 42 millions d’emplois pour 82 millions d’habitants.
La crise de 2007 a, comme en 1992-93, accentué ce phénomène, en détruisant des centaines de milliers d’emplois.
Mais le pb est bien plus profond: ya pas assez d’entrepreneurs et d’entreprises qui ont envie d’investir les environ 100k€ de capital par emploi moyen (estimation de TerraNova) (un emploi high tech à la Toyota ou IBM = 3 millions d’euros) dans notre pays, avec sa douceur de vivre et ses insiders-syndicats arc-boutés pour empêcher les mécanismes de régulation de jouer.
En allemagne, un socialiste, Schroeder, les syndicats et les patrons se sont mis d’accord, en 2002 pour ne pas augmenter les salaires tant que la compétitivité allemande n’aurait pas été restaurée. Cela leur a pris 10 ans, et n’a pas été bcp perturbé par la crise 2007-2008. Pendant ce temps, les cigales françaises, italiennes, grecques, espagnoles, irlandaises … ont fait monter les salaires de 20 à 30% .
Obstinée rigueur ! Ostinato Rigore !
Pour ce qui est de la natalité et des retraites, les jeunes ont tjrs nourri leurs parents.
Et les parents fait des enfants pour que l’on s’occupe d’eux étant vieux. Dans toutes les civilisations depuis tjrs, même si le taux de transfert pouvait être plus ou moins important. Actuellement, les baby-boomers, qui ont fait mai 68, et ont été incapables, en 40 ans au pouvoir de résoudre le pb de la création d’emplois supplémentaires ont en plus capté des retraites calculées avec des taux datant des 30 glorieuses où les gens mourraient 15 à 20 ans plus tôt… (+3 mois par an d’espérance de vie ça fait entre 1950 et 2012), donc les actifs étaient 3-4 fois plus nombreux que les retraités survivants.
Donc, en résumé, prenez du recul, et demandez vous comment on crée des emplois supplémentaires ! (la france s’est contenté de les moderniser et d’expulser les moins doués et les moins “souples” au sens des petits chefs.).
Il n’y a aucune fatalité dans la situation actuelle, juste besoin d’un peu de recul et de réflexion sur des faits. La crise actuelle est un aggravateur donc là on ne peut plus éviter de changer de paradigmes.
Changer de paradigme ? essayez de faire 4 triangles avec 6 allumettes ! Dans le plan c’est impossible. Dans le schéma keynesien des 30 glorieuses dans un pays isolé ce qui marchait ne marche plus avec Internet, la mondialisation, les transports par conteneurs et les centaines de millions de pauvres terriens instruits et travailleurs.
Je pense que l’ensemble des causes de la montée du chômage sont extrêment complexes car c’est l’interaction de multiples facteurs sociaux , économiques , politiques etc……nous ne pouvons pas raisonner sur le passé , les données d’aujourd’hui ne sont pas celles d’hier . Avant de tirer des conclusions je pense qu’un immence travaille d’analyse et de synthèse s’imposepour voir clair
@DAN
Prenez votre temps d’analyse… LA CAUSE c’est l’absence d’investissement de création d’emplois supplémentaires. Mais cette cause est la conséquence des conditions qui sont faites en France aux entreprises et aux investisseurs, et qui sont effectivement multiples.
Que ceux qui n’ont pas eu la chance d’être en position d’investisseur créateur d’emplois, essayent de se mettre à leur place (ce que 90% des français ne veulent pas penser, car cela jetterait le doute dans leur esprit sur la pertinence de leurs demandes-attentes en matière d’emplois et de rémunérations et de types de contrats etc…
En Grèce, le chaos politique ravive le spectre de la faillite.
La Bourse d’Athènes a dégringolé de 7,6% lundi 7 mai, au lendemain d’élections législatives qui ont lourdement sanctionné les deux partis pro-austérité et envoyé pour la première fois des néonazis au Parlement.
Que se passera-t-il si la Grèce rejette l’austérité ?
Si aucun accord de gouvernement n’intervient au terme du processus de négociations, de nouvelles élections pourraient être convoquées dès le mois prochain. Un agenda politique qui est difficilement compatible avec l’agenda de consolidation budgétaire fixé par l’UE et le FMI. D’ici à juin, le nouvel exécutif est en effet censé de nouvelles coupes budgétaires, d’un montant d’environ 11,5 milliards d’euros. Une baisse des salaires des fonctionnaires et des retraites est à prévoir. 150 000 postes de fonctionnaires doivent être supprimés d’ici 5 ans. Or si de nouvelles élections ont lieu, les partis extrémistes pourraient encore monter en puissance, estime Elena Panaritis. Et empêcher le vote de nouvelles mesures d’austérité. L’Europe et le FMI pourraient dès lors refuser de verser à la Grèce les prêts qui lui sont nécessaires pour continuer à rembourser sa dette et à payer ses fonctionnaires. En juin, le pays est censé recevoir une tranche d’environ 30 milliards d’euros de nouveaux prêts. S’il ne les reçoit pas, il fera défaut sur sa dette et sera en faillite. Une sortie de la zone euro pourrait s’en suivre.
“C’est le scénario du pire qui risque de se réaliser, tant pour la Grèce que pour la zone euro, explique Patrice Gautry, chef économiste d’Union Bancaire Privée. La Grèce, qui ne peut plus se financer sur les marchés, verrait son déficit commercial se creuser en cas de sorite de la zone euro, son inflation augmenter et le pouvoir d’achat de ses citoyens se dégrader. Quant à l’argent prêté depuis deux ans par le FMI et l’Europe [environ 400 milliards d'euros], il serait définitivement perdu en cas de faillite grecque. Sans compter que cela créerait un précédent en zone euro et que les autres pays fragiles – Portugal, Espagne, Irlande, Italie et voire même la France – seraient alors attaqués par les marchés. Ce serait la fin de la zone euro.”
http://lexpansion.lexpress.fr/.....93623.html
Débat sur le chômage conjoncturel ? ou sur le chômage structurel en France ?
Qui a des idées pour favoriser la création des 6-10 millions d’emplois productifs manquant en France ?
Productifs = pas financé par l’impôt ou les taxes.
Productifs = permettant de payer un salaire d’au moins un smic plus charges et impôts avec des produits ou services achetés volontairement par des clients.
Définition assez particulière de la notion d’emploi productif ! Même les partis les plus libéraux , les plus anti état, ….. ne définisse pas ainsi ce mot.
Mais pourquoi veux-tu maintenir le Smic ? Si l’ouvrier est productif il sera payer à conrruene de sa productivité par son employeur ? Et puis qui dit Smic, dit loi et qui dit loi dit fonctionnaires pour la mettre en oeuvre, la faire respecter, etc, … Supprimons le Smic et toute la législation du travail, ainsi plus besoin d’inspecteur du travail (des fonctionnaires, je pense). Supprimons aussi les enseignants, non productifs, puisque financés (dans tous les pays) majoritairement par l’impôt, Y COMPRIS dans nombre d’établissements scolaire et universitaires privés.
Bon j’arrête là !
Bonne manière de ne pas répondre à la question posée, Comment créer des emplois productifs ? qui n’a pas de réponse en France depuis des lustres, notamment depuis 1962.
C’est quoi un emploi productif ?
S’il est financé par l’impôt, il consomme de la Valeur ajoutée ou il la redistribue mais il ne la crée pas. Les services fournis par les fonctionnaires sont des consommations que les bénéficiaires ne payent pas et ne choisissent pas librement.
Il y a 20 millions de productifs en France qui se payent eux-mêmes et financent les besoins des 46 millions, dont certains, 6 millions environ, travaillent un peu. Voir le célèbre livre écrit à Bordeaux.”Absolument débordée” par Zoé Shepard… alias Aurélie Boullet http://www.elle.fr/Societe/New.....re-1275547
Produire un kilo de blé ou une voiture ou un airbus ou un sac hermès ou un repas au restaurant, ou un séjour en hotel, est productif, . C’est avec des exportations de produits et services plus les services vendus aux touristes-visiteurs que l’on finance le reste, importations, vacances hors de France, et fonctionnaires, retraités et jeunes en formation.
“Produire” un travailleur en bonne santé n’apporte donc aucune valeur ajoutée (fonction publique hospitalière), “produire” un travailleur qualifié n’apporte donc aucune valeur ajoutée (fonction publique d’état), aider un travailleur à retrouver un emploi n’apporte aucune valeur ajoutée (emploi public de pôle emploi), . . .
Mais en effet ce sont des “consommations” non payés individuellement mais collectivement suite à des décisions politiques issus d’un processus démocratique. Et qu’est-ce que cela change ?
Sans service de santé, d’éducation, de formation, de recherche, de justice, de sécurité, de protection sociale, on ne produit RIEN. Ni kilo de blé, ni voiture, ni airbus, ni sac hermès, ni repas au restaurant, ni séjour en hôtel !!!!! Un tel pays est un pays en voie de développement, voire en état de sous-développement. De même qu’un entreprise à besoin de capitaux ET de travailleurs, un pays à besoin de biens ET de services. Certains de ces derniers sont avantageusement réalisés (et c’est vrai dans tous les pays développés à des degrés voisins) par des services publics (santé, éducation ,formation, ….).
Le statut de fonctionnaire (fonction publique d’état, territoriale, hospitalière) n’a rien à voir avec le statut d’employé de secteur public (pôle emploi, établissement de recherches, ….). C’est un autre débat.
Sur la question des emplois publics : voire ICI
Les emplois dont le travail n’est pas lié à une décision personnelle du client, que ce soit un paiement ou une cotisation librement choisis ne peuvent être comparés à ceux qui manquent si cruellement en France : des emplois productifs de biens et services que les clients, français ou non français viennent volontairement acheter et payer après avoir choisi le fournisseur parmi plusieurs.
Encore une fois, au lieu de nous concentrer sur la vraie question : comment créer les emplois productifs manquants pour occuper les 10-12 millions de français (résidents) en age et capacité de travailler qui ne travaillent pas dans l’économie compétitive ?
vous déplacer le débat pour défendre des emplois qui sont financés par l’impôt, les prélèvements obligatoires et … l’emprunt. Leur création de valeur n’est pas nulle, mais
peuvent ils être augmentés en nombre pour accueillir les millions de disponibles ?
Bien que ce Forum attire des internautes de valeur, il n’est pas évident que nous trouvions des réponses à la question que la France, globalement, ne veut pas traiter depuis des lustres:
Comment faciliter la vraie création d’emplois vraiment supplémentaires, productifs de valeur supplémentaire nette (de subventions) suffisante pour payer plus que le SMIC chargé ?
Pourquoi la France, globalement, est elle l’un des rares pays développés où la population occupée est un % aussi faible et décroissant (avec la croissance de la population) de la population totale ? (26/66 < 50% ).
Par quel “miracle” les arrivants supplémentaires en age et capacité de travailler ne déclenchent ils pas la création d’emplois ?
Ne sommes nous pas ici pour analyser le chômage (le vrai) et échanger sur ses causes et ses remèdes ?
@sglsgl : Tu écris “à ceux qui manquent si cruellement en France : des emplois productifs de biens et services que les clients, français ou non français viennent volontairement acheter et payer après avoir choisi le fournisseur parmi plusieurs.” As-tu des exemples ?
Pour les classes moyennes (voir définition du Credoc), qui n’épargnent pas ou peu, que pourrait-il acheter de plus ? Il faut donc viser les classes supérieures. Quels biens et servies leur vendre ? Car apparemment ils préfèrent placer leur argent : revoir article d’Olivier : la perte du triple 1A : origine et conséquences !
Personnellement, appartenant au dernier décile (D9), je ne vois pas ce qu’on pourrait produire comme services et biens privés qui me ferait dépenser mon épargne (de précaution en partie).
A toi.
@sglsgl : en effet cela reste LA question. La réponse peut-être d’accroitre les services publics ou pas. Mais cela est un élément du débat.
Un élément de réponse se trouve dans la RTT.
Un autre dans l’abrogation de tout ce qui fait que certains accumulent des heures de travail (heures supplémentaires défiscalisées) alors qu’ils ont déjà un emploi, parfois correctement rémunéré.
Un 3e dans la formation (par des emplois publics ? Privés ?)
Mais surtout, il ne faut pas pour des raisons écologiques développer les activités insoutenables. Donc plutôt le développement des services (aide au personnes âgées, ….) que des biens, car ayant un impact écologique en général plus importante. L’agriculture biologique, les énergies renouvelables, les économies d’énergie, l’habitation écologique, sont très pourvoyeurs d’emplois. Cela nécessite bien sûr une formation et aussi des incitations politiques pour les promouvoir. Pourquoi la France, est-elle en retard dans tous ces domaines par rapport à nombre de ses voisins européen, l’Allemagne en particulier ?
Voilà quelques pistes.
Bonjour,
Tu ne réponds pas à la question du comment, mais du quoi-quel produit, de préférence piloté par l’état insolvable…
Si les emplois d’avenir ne se développent pas en France, c’est probablement parce que les entrepreneurs manquent ou que les conditions nécessaires à leur activité créatrice ne sont pas là.
Ce ne sont pas les clients qui manquent, mais l’offre… créée en France.
Mais peut être n’as tu jamais travaillé dans le secteur compétitif et/ou dans des petites entreprises ?
@sglsgl : je ne comprends pas la pertinence de la dernière question, hors débat selon moi.
Pour le reste, c’est à toi de proposer ces besoins qui ne seraient pas satisfaits faute d’une offre privée. J’en ai proposé une pelletée : ce qu’il manque c’est une POLITIQUE qui aide à réaliser une adéquation entre l’offre et la demande. Sur la question de l’agriculture biologique, pourquoi la France est-elle en retard ? Les consommateurs français apprécieraient-t-ils plus que leur voisins l’alimentation industrielles et son lot de pesticides ?
______________________
Pourcentage surface cultivable biologique
France (2010) 1,1 %
Espagne (2010) 6,7 %
Italie (2009) 8,7 %
Allemagne (2010) 5,9 %
Royaume Uni 2,2 %
Autriche (2010) 19,4 %
Tchèquie (2010) 10,5 %
Suède (2010) 14,2 %
Pologne (2010) 2,4 %
Grèce (2009) 3,9 %
Danemark (2010) 20,6 %
Angola (2010) 66,6 %
Nous sommes sur le même forum, mais apparemment pas dans la même économie.
Notamment sur les mécanismes de croissance de la production et du niveau de vie.
Quand un entrepreneur crée des emplois, c’est qu’il investit (100k€ en moyenne en France, 3M€ pour du high tech), ce qui est une distribution de pouvoir d’achat, notamment par les salaires directs aux employés de l’entreprise.
Quels Besoins ? c’est aux acheteurs de faire leurs choix. Je ne crois pas que les besoins soient saturés pour la population de base, suffit de distribuer de l’argent pour voir que les français ont des idées de dépenses ( même s’ils épargnent 16% cela laisse 84% à dépenser).
Si tu n’as pas d’idée d’entreprise ne te force pas.
Le pb réside chez les gens qui aimeraient entreprendre puis grandir et qui n’y arrivent pas. Pourquoi plus en France qu’ailleurs ?
///message pas publié ? ///
Auteur: Christophe VierenCommentaire :@sglsgl : Tu écris “ceux qui manquent si cruellement en France : des emplois productifs de biens et services que les clients, français ou non français viennent volontairement acheter et payer après avoir choisi le fournisseur parmi plusieurs.”
As-tu des exemples ?Pour les classes moyennes (voir définition du Credoc), qui n’épargnent pas ou peu, que pourrait-il acheter de plus ? Il faut donc viser les classes supérieures. Quels biens et servies leur vendre ? Car apparemment ils préfèrent placer leur argent : revoir article d’Olivier : la perte du triple 1A : origine et conséquences !Personnellement, appartenant au dernier décile (D9), je ne vois pas ce qu’on pourrait produire comme services et biens privés qui me ferait dépenser mon épargne (de précaution en partie).A toi.
@sglsgl : ben tu vois tu as trouvé un élément de réponse tout seul :
Tu écris : “Je ne crois pas que les besoins soient saturés pour la population de base, suffit de distribuer de l’argent pour voir que les français ont des idées de dépenses (même s’ils épargnent 16% cela laisse 84% à dépenser). “
Ce qu’il faut donc aller chercher, ce sont ces 16% que les riches préfèrent épargner que de dépenser. D’où la nécessité de mieux répartir les richesses produites. c’est in plus ni moins ce que disent nombre d’économistes de plus en plus nombreux : une des principale cause de la crise mondiale, au delà de l’origine financière de 2007-2008, c’est la crise de inégalités : quelques avis dont ceux de Krugman et Stiglitz ICI
Apparemment tu ne sais pas que quand on distribue de l’argent, cet argent file aux quatre coins du monde, sans forcément créer un seul emploi.
Il me semblait que l’on était sur le sujet chômage.
Je note que tu ne sais pas répondre à la question ” comment se créent les emplois productifs (payés, charges et impôt compris par des clients volontaires)” ou inverse “qu’est ce qui empêche la France de créer des emplois productifs supplémentaires ? “
ni à celle ” comment se fait il qu’en France, depuis 1962, les arrivants supplémentaires en age et capacité de travailler n’ont fait que grossir la population des disponibles sans emploi productif ? ” soit +200 000 par an en moyenne et maintenant 10-12 millions
@sglsgl : ne suis-je pas sur le sujet du chômage lorsque je dis que pour pouvoir acheter il faut de l’argent et que le seul argent encore disponible est sous forme de l’épargne des plus riches (j’en suis) ? Sinon on peut continuer comme depuis 30 ans : accroitre le crédit aux ménages. C’est la solution qu’on choisi certains états, tels les USA, particulièrement inégalitaires. C’est ce qu’envisageait la girouette Sarko en 2006 , dont le modèle était alors les USA, avant la crise des subprimes.
Sinon, je t’ai fait plein de propositions que tu rejettes d’emblée pour je ne sais quelles raisons. Des éléments des réponses il y en a d’autres dans cet ouvrage : Adieu à la croissance , J. Gadrey, réédition 2012. Ou gratuitement du même auteur et en 2 pages ICI
Maintenant si ton obsession est de créer massivement des entreprises pour créer massivement des emplois, c’est ton postulat. Je n’y adhère pas.
+++
Ah ben tout le monde aimerait produire plus, c’est pas le problème …
Mais qu’est-ce qu’on peut encore produire qu’on à pas déjà ???
… et produire plus dans l’industrie, avec des machines robotisées ???
—
Il y avait un espoir avec le plan Borloo et le photovoltaïque : bon développement de la filière, plein de petits emplois non délocalisables (même si le matériel est essentiellement Chinois et Allemand). et puis patatrac, 4 mars 2011, volte face : baisse des tarifs de rachat, baisse du taux de crédits d’impôts, et ce sont des centaines voire des milliers d’emplois (j’ai pas trouvé le nombre) qui disparaissent. Photowatt, sauvée pour la durée d’une élection (présidentielle) ou deux (législatives), va fermer !
Aujourd’hui la France est à peu près le seul pays au monde qui licencie dans cette filière.
Nucléaire ou emplois, il faut choisir !
Je craque devant l’obscurantisme malthusien des commentateurs.
Savez vous que depuis 1978-83, la France est intégrée dans l’économie européenne et mondiale.
Tous les mécanismes dont vous rêvez ne marchent pas si les entreprises existantes en France ne peuvent créer des emplois compétitifs avec ceux d’Europe et du Monde.
Si vous croyez que c’est impossible… votre niveau de vie et votre taux d’emploi ne peuvent que baisser et vos jérémiades augmenter.
Je croyais que chez Berruyer les lecteurs et commentateurs avaient un peu de culture économique pratique dans des entreprises performantes et en croissance…
@sglsgl : ben non tu vois. il n’y a que des gens incultes qui fréquente ce site ! Désolé de ne pas avoir ta hauteur de vue !
@ tikilgs
“des entreprises performantes et en croissance” toujours cette incantation avec LE retour à l’impossible croissance ! Là, tu commences déjà sur ce blog avec 40 ans de retard …
“créer des emplois compétitifs avec ceux d’Europe et du Monde.” On ne peut être compétitif qu’avec les mêmes conditions … personne n’aurait l’idée de faire courrir un cheval avec une course de formule 1. Quelques exemples de concurrence déloyale :
A1° Salaire mensuel Européen : 3’000 + vacances + 13e + retraite etc. pour 145H par mois
A2° Salaire de certaines zones d’Asie : 100.- – bacchiches + nada pour 300H par mois.
B1° Entreprise aux normes multicontrôlée et multitaxée …
B2° La limite est d’éviter trop de morts, surtout chez les enfants …
C1° Matières + taxe douane + RPLP + TVA + divers taxes + super impôt
C2° Matières au rabais ou volée ou débrouille.
Ah ben y pas quelqu’un qui peut me donner les clefs pour faire comme les pays sous-développés ?
” Si vous croyez que c’est impossible… votre niveau de vie et votre taux d’emploi ne peuvent que baisser et vos jérémiades augmenter.” Bravo pour les jérémiades, je suis d’accord ! Pour le reste, oui, il y a quelque chose à faire, il faut réguler le trafic international et exiger l’équité (mêmes conditions) dans le travail et dans les normes. En d’autres termes, il faut stopper ce commerce mondial devenu complètement fou …
L’impossible croissance ?
Il n’y a aucune entreprise en croissance en France ou en Europe.
Pour avoir une entreprise en croissance il suffit d’investir dans une spécialisation qui a des clients à l’échelle mondiale. INVESTIR. Cela ne se fait pas en un jour, mais cela peut se démolir en peu d’années.
Pour que la France retrouve une bonne croissance il suffit de réintégrer dans les entreprises en croissance les millions de disponibles.
32/20 = +60% et à plus court terme 26/20 = +30%.
Bien sur, cette réintégration ne peut pas se faire avec les relations sociales existantes, où les syndicats se battent becs et ongles pour “protéger” les insiders contre les outsiders. Y compris en convaincant les outsiders qu’ils doivent attendre leur tour, envoyer des CV, passer des entretiens …
Comment cela se passerait dans une famille ayant une ferme et quelques ha ?
Crois-tu vraiment qu’il suffit d’investir et produire plus pour retrouver la croissance ? Produire plus pour qui et pour quels biens ? Produire plus avec des industries mécanisées et automatisées qui emploient un minimum d’employés pour un maximum de profit ?
Sur notre planète, il y a toujours moins d’énergie de matières premières, de biodiversité, etc. accompagné de pollution, dérèglement climatique etc. Une croissance permanente est impossible à long terme et le monde nous réserve encore d’autres crises bien plus importantes que les petites crises que l’on vit actuellement, déplétion des énergies fossiles, épuisement des ressources etc. Avec une telle optique encore miser sur l’impossible croissance est au mieux débile, mais je dirais criminel pour les générations futures. Comme le montrait Olivier dans un de ses billets, en réalité cela fait 40 ans (je ne sais plus le chiffre exacte) que le monde perd un point de croissance chaque décennies, alors espérer une reprise de la croissance est une pensée obsolète et même si nous y parviendrions, une forte croissance se heurterait immédiatement dans le mur des ressources …
Je ne peux que te conseiller de suivre les billets par la table des matières, en haut de cette page …
Coïncidence ?
page jancovici sur le sujet :
http://www.manicore.com/docume....._rome.html
et ce livre qui sort …
INVITATION
PPA, Paris 14e
Le jeudi 24 mai 2012 à 19 heures
« Quelles sont les limites à la croissance ? »
Grande conférence publique de Dennis Meadows
En présence de Jean-Marc Jancovici
Télécharger le pdf de l’invitation
Merci de bien vouloir vous inscrire auprès de Claire-Marie Bannier (participation aux frais :
5 euros) assistant@ruedelechiquier.net
À propos de l’ouvrage Les Limites à la croissance (dans un monde fini)
En 1972, quatre jeunes scientifiques du MIT rédigent à la demande du Club de Rome un rapport qu’ils intitulent The Limits to Growth. Celui-ci va choquer le monde et devenir un best-seller international. Pour la première fois, leur recherche établit les conséquences dramatiques sur le plan écologique d’une croissance économique et démographique exponentielle dans un monde fini. En 1972, la problématique centrale du livre était « comment éviter le dépassement » ; en 2004, dans l’édition augmentée et enrichie, l’enjeu est désormais : « comment procéder pour que nos activités ralentissent et puissent tenir dans les limites de la planète ».
Disponible dans toutes les bonnes librairies et ici
“Comment cela se passerait dans une famille ayant une ferme et quelques ha ?”
C’est exactement ce à quoi je rêve, petite production écologique avec menu-bétail, sylviculture, petite production de céréale et légumes bio, avec production à petite échelle d’une spécialité régionale. Vivre avec peu mais bien …
La civilisation agricole ne pouvait nourrir plus de 1,5 milliard de terriens et les famines et autres calamités étaient endémiques.
Il n’y a pas assez d’espace pour que tous les terriens vivent une vie calme sur leur petite ferme. Heureusement, je m’y ennuierais à mourir. La grande ville est infiniment plus agréable.
Ma question concernait la manière dont les membres d’une famille s’organisaient pour que tout le monde puisse contribuer à la production-entretien de l’espace-domaine commun. Le contraire de notre “coopération” française actuelle.
Je ne crois pas aux limites d’expansion de l’humanité, par contre depuis toujours, chacun et chaque espèce ou groupe ne sait pas agir avant de constater un problème. Ya plein de solutions aux raretés et aux externalités négatives.
En France, après avoir eu une population quasi constante pendant 100 ans, et donc un nb d’emplois productifs stable (le modèle étant la transmission des places entre génération),
nous n’avons pas encore su ce que la plupart des pays savent faire, créer des emplois supplémentaires en proportion de l’augmentation de population.
et c’est notre problème social principal… nié par ceux qui ont un emploi, productif ou fonctionnaire. Les non-solutions appliquées depuis 1962 ont la vie dure. y compris sur ce blog.
Les famines étaient dues à un manque d’organisation. Dans certains pays, les gens ne faisaient pas assez de réserve, une année difficile et il y avait plus rien … D’autres pays savaient très bien faire des réserves importantes. Evidemment une population en croissance permanente n’est pas tenable … ou à combien de milliards d’individus estimes-tu la vie sur terre tenable à longue durée (plusieurs millénaires) ???
Pour les emplois, il faut savoir reconnaître qu’aujourd’hui, avec les moyens mécanisés et automatisés, seul une infime partie de la population est nécessaire pour produire tous les biens nécessaires à la vie ( se nourrir, s’habiller, avoir un toit pour dormir) … alors que faire de toutes les autres personnes? le service du service du service ? bureau, bureau et bureau ?
Les peuples de l’antiquité avaient parfois un niveau de civilisation bien en dessus de notre monde actuel. Ce qui à tout bouleversé à partir de la fin des années 1800-1900 c’est la découverte du pétrole, énergie fantastique par ses caractéristiques physiques et techniques, jamais notre monde n’aurait pu se développer autant sans cette énergie fossile. Le déclin de cette énergie est à notre porte (déjà passé pour le pétrole conventionnel) l’ignorer encore aujourd’hui est criminel …
Les grandes villes dont tu te complais auront une transition énorme à faire pour rester vivable.
Tu dis “nous n’avons pas encore su ce que la plupart des pays savent faire, créer des emplois supplémentaires” Tu veux parler de l’Asie qui peut inonder le monde grâce à une concurrence déloyale, c’est-à-dire des salaires encore vingt fois inférieurs, aucune contrainte administrative, ou environnementale etc ?
Sinon Stpl sglsgl éclaire-moi, Stpl donne-nous LA solution pour un plein emploi pour tout le monde, sans limite de croissance …
Même sur un blog généraliste, c’est dur de parler à la fois de ce qui se passera dans quelques millénaires et de comment résoudre le pb du chômage en France et le pb de la croissance du niveau de vie mondial et dans les pays riches, pour les prochaines décennies.
Pour les famines du passé, à la base, c’étaient les moyens de communication, de transports et de stockages qui empêchaient le lissage à l’échelle planétaire des variations climatiques, toujours violentes. Mais aussi l’absence d’excédents importants gérables sur plusieurs années.
Combien de terriens peuvent cohabiter sur terre avant de conquérir le système solaire puis en sortir ? La densité des Pays Bas appliquée à la surface totale, océans compris ?
Oui, le bas coût de l’énergie fossile (vs le bois, le vent et l’eau), a déclenché la révolution industrielle et remplacé les esclaves humains (qui existent encore dans certaines régions) par des esclaves mécaniques, bien moins coûteux. 250 ans après cette révolution nous a permis de hausser considérablement notre niveau technologique () et les énergies Carbonées (dont on constate qu’elle ne sont peut être pas toutes fossiles et peut être liées, comme les gisements de minerais, à des concentrations du carbone-co2 des débuts de la terre) vont avoir des alternatives, biologiques, solaires et nucléaires qui maintiendront le coût de l’énergie à des niveaux bas (qq % du travail humain total).
Ya toujours eu des populations et des groupes privilégiés qui en plus de conditions de vie très supérieures à la grande masse des humains, ont créé des civilisations impressionnantes. À notre époque, dans les pays riches, c’est maintenant 70% de la population qui est privilégié par rapport à la population humaine totale. Ce sont eux qui écrivent sur les forums et se posent des questions. Nous ne pourrions le faire dans les économies agraires d’y a pas si longtemps, où 80% du temps était passé à essayer de se nourrir et de survivre.
La base de la croissance de la population c’est la spécialisation et les échanges. Si chacun était en autarcie sur sa petite part de terre, la population globale ne ne pourrait pas augmenter et celles qui augmenteraient plus que les autres envahiraient les territoires moins denses (cf les invasions barbares dans un empire romain dépeuplé, ou des vikings en surnombre dans l’europe du nord).
On n’a pas encore trouvé de limites à la spécialisation et aux bénéfices de l’échange.
Mais la spécialisation suppose une accumulation de travail passé, aussi appelé capital, qu’il soit immatériel, formation, entrainement, ou matériel, tant, commun (routes, écoles, églises…) que privé, personnel ou en société.
En favorisant les échanges à une plus grande échelle, l’énergie-transport bon marché a permis une spécialisation à l’échelle du canton, de la région, du pays, du continent et maintenant du monde.
Spécialisation = aussi concurrence quand plusieurs veulent faire la même chose et que plusieurs ont la capacité d’investir pour faire cette même chose. Mais certaines spécialisations ne sont pas facilement rattrapables, cf l’aéronautique, le vin champagne, le luxe parisien … le tourisme en France. Notamment parce que les acteurs de ces éco-systèmes n’ont pas cessé d’investir et de réussir à vendre leurs productions spécialisées.
Les industries-activités bien spécialisées ont profité de la mondialisation, les autres en ont pâti.
Avec notre insouciance de cigales, nous français, habitués à hériter de la génération précédente, nous avons à peu près maintenu quelques grandes spécialisations et le nombre d’emplois, bien modernisés. Mais nous avons eu la flemme d’investir pour créer des emplois pour la population supplémentaire créée, 20 ans après par le baby boom de 1946 et suivantes. Ce qui a créé notre chômage de masse, qu’aucune relance keynesienne depuis 1969 n’a entamé. La dernière relance réussie, celle de Jospin-StraussKahn, 1997-2000, n’a fait que rétablir les emplois perdus par la crise 1991-1995.
Et tout leur savoir faire n’a pas permis d’empêcher la remontée du chômage en 2001-2002 et la perte des présidentielles par Jospin.
Que pouvons nous faire en 2012, alors que nous sommes, individuellement et collectivement endettés jusqu’au coup ? Et que donc nous n’avons pas le capital manquant (100k€*6 millions mini de disponibles = 600 milliards€ ) pour créer des emplois, mieux répartir l’effort productif, mieux partager l’effort des impôts et charges (plus de producteurs, moins de subventionnés) et détendre la pression sociale ?
Selon Watzlawick (Changements), certainement pas continuer à faire plus de la même chose que nous faisons, collectivement, depuis 1965.
Peut être essayer des actions qui nous paraissent absurdes dans notre plan actuel de réflexions sociales corporatistes et idéologiques ?
La ressource principale dont nous disposons et que nous gaspillons ce sont les 10 à 12 millions de disponibles en age et capacité de travailler.
Le principe allégorique ? comment faire 4 triangles avec 6 allumettes ? Impossible dans le plan de nos habitudes. Impossible sans partager au maximum chaque allumette.
Transposition : autorisons les entreprises en croissance à partager leur capital existant et à valoriser le temps actuellement gaspillé des disponibles, (et ce faisant, nous arrêterons la destruction de leur capital-spécialisation personnelle) pour construire leurs futurs emplois. Selon un contrat nécessaire mais totalement différent des CDI et des CDD auxquels l’entreprise, même en croissance, ne peut s’engager que de façon bcp plus limitée (parce qu’elle n’a pas le capital de financement de bcp d’emplois supplémentaires, et ce d’autant moins qu’elle ne fait pas de grosses marges).
C’est ce qui se passe tous les jours dans les startups et les entreprises border-line, donc dans des contextes où la probabilité que le temps passé par les disponibles se traduise par une production significative de valeur et la co-construction d’un emploi moderne et d’avenir, est très très très faible. (25 ans d’expérience dans ce secteur).
Il s’agirait donc de suppléer au capital manquant pour créer des emplois modernes et d’avenir, en joignant le capital existant dans les entreprises en croissance et le temps des disponibles, par ailleurs indemnisés par la société, pour construire ces emplois.
Vous allez avoir des tas d’objections, merci ! qui définiront les limites du contrat “de co-construction d’emplois” que nous élaborerons
@ patrick luder
qui est tikilgs ?
??? clique sur le logo devant ton nom …