Source : Politique Internationale

Entretien avec Grégoire III Laham, Patriarche de l’Église grecque catholique depuis 2000.

Cet entretien a été conduit par Frédéric Pichon, chercheur associé à l’équipe « Monde arabe Méditerranée » de l’université François Rabelais (Tours). Auteur, entre autres publications, de : Syrie. Pourquoi l’Occident s’est trompé, Éditions du Rocher, 2014.

Sa Béatitude Grégoire III Laham est le patriarche de l’Église grecque catholique. Les Grecs catholiques (ou melkites) représentent la deuxième communauté catholique en Orient après les maronites avec près de 700 000 fidèles répartis entre la Syrie, la Palestine, le Liban et la Jordanie. Le siège patriarcal se trouve à Damas. Né Loufti Laham le 15 décembre 1932 à Daraya, près de la capitale syrienne, le futur patriarche fait ses études religieuses à Rome à partir de 1956. En 1961, il obtient le titre de docteur ès sciences ecclésiastiques orientales de l’Institut pontifical oriental. En 1974, après l’arrestation par les autorités israéliennes de l’archevêque de Jérusalem Hilarion Capucci (accusé d’utiliser son statut diplomatique pour transporter des armes pour le compte de l’OLP), le patriarche Maximos V Hakim le nomme administrateur patriarcal, puis vicaire patriarcal à Jérusalem. Il passera près de 26 ans dans la Ville Sainte. Connu pour son franc-parler, son énergie et ses nombreuses initiatives tant spirituelles que temporelles, il est élu à la dignité épiscopale comme archevêque titulaire de Tarse et consacré à Damas le 27 novembre 1981.

En novembre 2000, il devient patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, d’Alexandrie et de Jérusalem et prend le nom de Gregorios III. Depuis, il s’emploie sans relâche à rappeler que les chrétiens, quelle que soit leur obédience, ont toute leur place dans la société arabe et s’efforce d’endiguer leur émigration – un phénomène en nette augmentation depuis la déstabilisation de l’Irak en 2003 et le début de la guerre civile en Syrie en 2011.

Ce dirigeant spirituel très dynamique malgré son âge vénérable a beaucoup oeuvré en faveur du dialogue avec l’islam et de l’oecuménisme avec les autres confessions chrétiennes. Au moment où ses coreligionnaires sont systématiquement pris pour cible par les djihadistes de l’État islamique et du Front al-Nosra – et souvent suspectés de collusion avec le régime de Damas par les adversaires de Bachar el-Assad -, il lance, dans cet entretien exceptionnel tenu au Patriarcat, à Bab Sharqi, dans un quartier de la vieille ville de Damas qui conserve des vestiges du christianisme des premiers temps, un vibrant appel pour une solution négociée à la terrible crise qui met la Syrie à feu et à sang.

F. P.

Frédéric Pichon – Votre Béatitude, vous vivez aujourd’hui dans un pays en guerre et vous avez la lourde tâche de pourvoir aux besoins spirituels mais, aussi, matériels de vos fidèles dispersés dans toute la région. Car, s’il y a bien une spécificité qu’il faut rappeler, c’est que vous, les chrétiens, n’avez pas de réduit, de territoire propre, et que vous n’avez pas pris les armes…

Sa Béatitude Grégoire III Laham – Les chrétiens sont l’un des volets de la tragédie que vit la Syrie. Ils ont été visés à Maaloula, à Sadad, dans le vieux Homs (1). Ils ont servi de boucliers humains et ont été accusés de collaborer avec le gouvernement. Or nous ne représentons aucun danger pour quiconque. Nous n’avons pas de milices, pas d’armes et, vous l’avez dit, pas de territoire à défendre. Au contraire, les musulmans ont besoin de nous. Nous sommes des personnes de confiance. Tout le monde le sait ! Aujourd’hui, même si la situation est difficile, les chrétiens ne doivent pas penser à la peur, mais plutôt à la façon dont ils peuvent servir le pays…

F. P. – Estimez-vous que la crise actuelle a des motivations religieuses ?

G. L. – Certains prétendent que nous assistons à une guerre entre sunnites et chiites, à une guerre pour la foi ou, à tout le moins, à un conflit communautaire. Je ne le pense pas. En Syrie, contrairement à ce que l’on croit, les sunnites ont bien plus d’influence que les chiites. Ils forment la majorité de la population qui vit encore dans les zones contrôlées par le gouvernement. Et l’économie syrienne dépend largement d’eux. Ces découpages communautaires n’ont pas de sens politiquement.

F. P. –En ce cas, comment expliquez-vous le conflit ?

G. L. – Très honnêtement, je ne vois vraiment pas quelles sont les raisons de la guerre qui déchire la Syrie au moment où nous parlons.
Est-ce une guerre pour la démocratie ? Mais quelle démocratie s’agit-il d’instaurer à la place du système existant ? Celle des Frères musulmans ou du Qatar ? Est-ce une guerre visant à mettre en place un État laïque ? Mais la Syrie, dois-je seulement le rappeler, est un État laïque… Elle est même l’État le plus laïque de la région ! Le Liban n’est pas un État laïque, Israël non plus, nos autres voisins guère davantage…

Parmi les rebelles, nombreux sont ceux qui ne sont pas des Syriens, qui n’ont pas une vision syrienne de la société ; c’est la vraie raison pour laquelle ont eu lieu tous ces massacres de personnes sur la seule base de leur appartenance religieuse. C’est quelque chose de profondément étranger à la tradition syrienne. Ici, en Syrie, on ne parle jamais de sa confession : le régime, malgré tous ses défauts, est parvenu à faire émerger un véritable sentiment national. C’est cela, l’exception syrienne !

On peut vouloir changer les choses, je le reconnais, mais pas par la guerre ! La corruption, raison souvent invoquée pour combattre le régime ? Le Liban ou l’Égypte sont pires que nous. La Syrie ne méritait pas cette guerre. Elle n’a pas besoin de cette guerre. Il faut arrêter la guerre car il n’y aura pas de vainqueur. On a armé une opposition dite « modérée », mais la modération n’existe que sur le papier. Pour quoi faire ? Pour tuer des gens. Le président restera ; nous, nous serons morts !

F. P. – On vous reproche parfois une certaine complaisance envers le régime…

G. L. – Je vous le dis en toute franchise : je ne suis pas redevable au président Assad. Nous, les chrétiens, ce n’est pas le Baas qui nous a créés. Nous avons en quelque sorte créé le Baas (2) ! On dit souvent : « Les chrétiens défendent le régime parce qu’il les protège. » Nous serions les suppôts du régime en place.

Tout au long de cette crise, nous avons conservé notre liberté dans nos prises de position comme dans l’affirmation de nos principes. Personne, depuis le début du conflit, n’a essayé de me forcer à faire telle ou telle déclaration. Ni le président ni l’armée. Personne ne m’a soufflé ce que je devais dire. Aucune consigne ne m’a été donnée. Soit dit en passant, en France la nomination d’un évêque doit être approuvée par le ministère de l’Intérieur. Ici en Syrie, jamais l’État ne s’est avisé de vouloir contrôler les nominations de curés ou d’évêques ! Lorsqu’on nous accuse de collusion avec le régime, on nous fait un faux procès.

Un mot, enfin, sur le régime lui-même : il est vrai que ce régime est fort et qu’il ne correspond pas à vos standards occidentaux ; mais il fallait lui laisser le temps ! Les réformes engagées depuis 2000 sont colossales : ces dernières années, entre 2005 et 2010, ce ne sont pas moins de cinq universités étrangères qui se sont installées dans le pays. Voilà qui montre bien que le gouvernement était prêt à entendre un autre son de cloche. Cette ouverture s’est également manifestée en matière économique : toutes les banques du Liban avaient commencé à ouvrir des succursales ici.

Lire la suite sur : Politique Internationale

(1) En septembre 2013, le Front al-Nosra investit Maaloula, tuant plusieurs villageois et profanant églises et monastères. En novembre 2013, les djihadistes prennent la ville chrétienne de Sadad, 15 000 habitants : ceux qui n’ont pu fuir, pour la plupart des personnes âgées et des enfants, sont massacrés. 1 500 familles servent de boucliers humains pour dissuader l’armée loyaliste de reprendre la ville. On comptera 45 morts. À Homs, les chrétiens de la vieille ville se sont retrouvés entre deux feux.

(2) Michel Aflaq, chrétien grec othodoxe, fut le penseur et l’un des fondateurs du Parti de la Résurrection (Baas) arabe fondé en 1947 à Damas. À ses débuts, ce parti laïque attira de nombreux chrétiens de la classe moyenne.

(3) En février 2012, en pleine guerre civile, le gouvernement fait approuver par référendum une nouvelle Constitution qui reconnaît le multipartisme et abolit le monopole du parti Baas.

16 réponses à Syrie : Les chrétiens dans la tourmente

Commentaires recommandés

Astatruc Le 30 décembre 2015 à 09h45

Bonjour David,

Je n’ai pas l’impression qu’on fait appel à l’Eglise….” , c’est juste un témoignage d’une pesonne vivant sur place qui affirme qu’il n’y avait pas de fracture religieuse comme propagandé par les merdias.
Franchement David, j’aurai perso plus de facilité à croire l’Eglise plus que les merdias aux ordres du financiarisme.
Bashar a été élu et est donc LEGITIME;Bashar est LE PRESIDENT LEGITIME de la Syrie, élu par son peuple.
Les assassinats qui lui ont été attribué(sauf ceux des extrémistes, qui le valaient bien) sont des mensonges, ils ont été prémédités par les extrémistes religieux déguisés avec l’uniforme de l’armée syrienne pour faire croire que c’est Bashar qui les a commandité, alors faut arrêter avec Bashar le dictateur, arrêter de relayer les mensonges et manipulations merdiatiques.
Et vvous David; pourquoi destestez-vous Bashar par ce qu’on vous a dit dele faire ou parce que vous avez au moins une vraie raison?
Perso, la Syrie ne m’a rien fait et je ne suis pas d’accord pour que mes compatriotes participent à la curée.
Mais keske la France est allée foutre en Syrie?

http://gaideclin.blogspot.fr/2015/12/frederic-pichon-quel-avenir-pour-bachar.html

  1. luci2 Le 30 décembre 2015 à 07h12
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    Relier d’Urgence Tous les Humains.
    La théologie de l’Eglise orthodoxe (autoproclamées même multiples) est une merveille de Clarté raisonnée.
    L’Histoire de “Pâques” et surtout de ‘ :Ruâh = Esprit-Saint des Catholiques) est une vieille querelle byzantine.
    Et ne jamais oublier
    La Russie,et la Serbie orthodoxes ,parmi beaucoup d’autres. sont sorties de leurs ghettos et sont présentes,avec l’Europe,face au Géant US


    • david Le 30 décembre 2015 à 09h10
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      Au secours.
      Maintenant on fait appel a l Eglise pour legitimer Bashar.
      On descend vraiment bien bas … Comme caution morale, on repassera !!


      • Astatruc Le 30 décembre 2015 à 09h45
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        Bonjour David,

        Je n’ai pas l’impression qu’on fait appel à l’Eglise….” , c’est juste un témoignage d’une pesonne vivant sur place qui affirme qu’il n’y avait pas de fracture religieuse comme propagandé par les merdias.
        Franchement David, j’aurai perso plus de facilité à croire l’Eglise plus que les merdias aux ordres du financiarisme.
        Bashar a été élu et est donc LEGITIME;Bashar est LE PRESIDENT LEGITIME de la Syrie, élu par son peuple.
        Les assassinats qui lui ont été attribué(sauf ceux des extrémistes, qui le valaient bien) sont des mensonges, ils ont été prémédités par les extrémistes religieux déguisés avec l’uniforme de l’armée syrienne pour faire croire que c’est Bashar qui les a commandité, alors faut arrêter avec Bashar le dictateur, arrêter de relayer les mensonges et manipulations merdiatiques.
        Et vvous David; pourquoi destestez-vous Bashar par ce qu’on vous a dit dele faire ou parce que vous avez au moins une vraie raison?
        Perso, la Syrie ne m’a rien fait et je ne suis pas d’accord pour que mes compatriotes participent à la curée.
        Mais keske la France est allée foutre en Syrie?

        http://gaideclin.blogspot.fr/2015/12/frederic-pichon-quel-avenir-pour-bachar.html


      • Nerouev Le 30 décembre 2015 à 09h56
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        ça veut dire quoi “on descend bien bas” ?


      • Alae Le 30 décembre 2015 à 10h25
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        A david
        Il faudrait sortir de votre bulle ethnocentrique. La Syrie est certes un état laïque, mais ce n’est pas la France post-moderne. C’est un pays plurimillénaire composé d’une mosaïque de religions où l’athéisme est archi-minoritaire, voire quasiment inexistant. Il est donc totalement légitime d’écouter les analyses des représentants des religions qui forment le tissu social du pays ; à défaut, on s’exposerait à ne rien comprendre.


      • DUGUESCLIN Le 30 décembre 2015 à 10h46
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        Il n’y a pas besoin de légitimer Bachar, puisqu’il est légitime. De plus, bien qu’il soit musulman, il est laïc et à ce titre respecte les chrétiens et les autres religions. Ce qui ne ressemble pas beaucoup à la laïcité française.


  2. Nerouev Le 30 décembre 2015 à 09h19
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    Le pape François s’est aussi exprimé avec force contre la guerre en Syrie. Les chefs ne l’ont pas écouté peut-être à cause de quelques intentions plus nobles. Je regrette qu’il ne s’y soit pas déplacé, ça aurait été plus fort.


  3. DUGUESCLIN Le 30 décembre 2015 à 10h00
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    Il est peut-être utile de préciser que les grecque-catholiques bien que rattachés au patriarcat de Rome (le Vatican) ont conservé tous les rites orthodoxes, notamment la Liturgie de Saint Jean Chrysostome, celle des patriarcats d’origine dit orthodoxes. Ces chrétiens ne dépendent plus du patriarcat d’Antioche mais de l’Evêque de Rome (le Pape des catholiques latins). Les raisons de toutes sortes, notamment politiques sont trop longues à développer. Mais ce rattachement à Rome, qui a fait cavalier seul en se séparant des autres patriarcats, n’a pas beaucoup aidé les chrétiens arabes.
    Le Vatican (patriarcat de Rome) se contente de quelques protestations mais n’a pas beaucoup d’efficacité. Le patriarcat de Moscou, ainsi que les autres patriarcats restés orthodoxes, sont plus sensibles à la situation des chrétiens arabes.
    Chez les chrétiens orthodoxes russes, l’action l’emporte sur le discours. Parmi les multiples raisons de l’intervention russe en Syrie, il y a peut-être aussi celle du soutien aux chrétiens syriaques.
    Il est à noter que les sept premiers conciles qui ont fondé la religion chrétienne, à l’unanimité des cinq patriarcats, Constantinople, Antioche, Jerusalem, Alexandrie, et Rome ont défini les canons du christianisme. Au début du onzième siècle le Patriarcat de Rome a prétendu diriger tout le christianisme (c’était les occidentalistes de l’époque), se séparant ainsi des autres patriarcats qui, eux, sont restés fidèles aux 7 conciles fondateurs.
    Cette séparation occidentale du fait de la création d’un sous-empire à Rome a divisé l’empire romain dont Constantin était l’Empereur et qui avait fait du christianisme la religion de l’empire.
    La partie occidentale, sous-division de l’empire romain, a fini par entraîner la séparation du Patriarcat de Rome des autres Patriarcats.
    Depuis, le Vatican de Rome a toujours cherché a ramené sous son autorité l’ensemble des patriarcats. Créant notamment les grecque-catholiques dans le monde arabe et les uniates en Europe qui tout en restant fidèles aux rites d’origine (orthodoxes) sont rattachés et soumis à Rome qui continue à vouloir dominer le monde chrétien sous son autorité.
    Cette division arbitraire, voulue par l’Occident de l’époque, a provoqué la naissance de l’Eglise réformée (protestants) principale religion des Etats-Unis.
    Cette séparation malheureuse du Patriarcat de Rome continue à produire des effets désastreux anti grec anti russe, anti serbe, anti arménien, anti éthiopien et tout ce qui est resté fidèle au christianisme dit orthodoxe.
    Ce qui explique peut-être la sensibilité des russes et des grecs et des orthodoxes arabes auxquels on veut faire payer cher leur non alignement.
    Attention ceci n’est qu’un point de vue personnel qui mérite discussion..


    • Guadet Le 31 décembre 2015 à 13h22
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      Quelques remarques pour rectifier ce résumé historique un peu trop anti-catholique :

      – Les patriarcats existaient avant Constantin. Celui de Rome recouvre toute l’Europe sauf la Grèce et les Balkans. C’était le plus vaste parce que le moins christianisé à l’origine. L’assemblée des patriarches était la plus haute autorité de l’Église ; elle était présidée par le patriarche de Rome, “primus inter pares”. Le pape n’est pas le patriarche des gréco-catholiques d’orient mais à la fois l’égal et le supérieur de leurs patriarches.

      – Après le schisme, des contacts en vue d’une réconciliation ont eu lieu en vue d’une réconciliation entre Rome et Constantinople. Mais l’importance des peuples occidentaux et nordiques dans le patriarcat de Rome avait déjà créé un fossé culturel. L’usage de la fourchette par les byzantins était considéré par exemple comme le comble de la dépravation orientale. Puis vint la concurrence politique des deux empires issus de l’héritage de la Rome antique, le germain et le byzantin, puis la concurrence économique des ports italiens avec Constantinople. C’est en prenant l’exact contrepied de la volonté pontificale que les première et quatrième croisades ont tourné à l’hostilité contre l’empire byzantin.

      – Parler de la volonté de Rome de “dominer le monde chrétien” est caricatural, surtout depuis quelques décennies. Les Églises orientales rattachées à Rome sont très libres. Les derniers papes ont rappelé la doctrine du “primus inter pares” et la vocation de l’Église catholique qui est l’unité et non la domination.


      • Guadet Le 31 décembre 2015 à 13h59
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        “Les patriarcats existaient avant Constantin.”
        Plus exactement : le patriarcat de Rome a été créé avant celui de Constantinople et n’a donc pas créé de division ni de “sous-empire”. La division vient des langues officielles de l’empire romain tardif : latine pour la moitié occidentale, grecque pour la moitié orientale.


      • Greco Le 31 décembre 2015 à 19h03
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        Je pense que la vraie cause du schisme entre orthodoxes et catholiques le 11eme siècle était la primauté de Rome ou Constantinople (au début elle avait le nom de Nouvelle Rome aussi, maintenant Istanbul), grosso modo la lutte de pouvoir entre l’Ancienne Empire Romaine (Rome) et la nouvelle de cette epoque, l’Empire Byzantine.


  4. Quintus Le 30 décembre 2015 à 10h50
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    Merci de donner la parole aux chrétiens syriens, qui subissent le conflit sans même vouloir y prendre part, et sont des cibles pour les exactions des islamistes de tout poil.

    Bien sûr que l’attitude des rebelles islamistes à leur égard les incite à soutenir davantage le régime, mais peut-on le leur reprocher ?


  5. Betty Le 30 décembre 2015 à 13h10
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    Les medias “mainstream” brouillent effectivement les propos et entretiennent la confusion lorsqu’ils relatent la position et l’action des chrétiens en Syrie:

    “En Syrie, des chrétiens prennent les armes face à l’Etat islamique et aux forces d’Assad”
    http://www.slate.fr/story/98125/syrie-combattants-chretiens

    “Face à cette milice de femmes chrétiennes, l’État Islamique a préféré fuir (Vidéo)”
    Read more at http://www.non-stop-zapping.com/actu/tv/face-cette-milice-de-femmes-chretiennes-letat-islamique-prefere-fuir-video-19954#QCCml5WzfRW8RJXK.99

    Certes ce n’est pas la crème de l’information.mais ils sont lus et vus…


  6. ced Le 30 décembre 2015 à 14h01
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    Bonjour

    Encore un qui dit que la religion n’est pas responsable de la situation en Syrie.
    C’est bien, le masque commence à tomber.

    Les religions n’ont servi que de caution morale à tous les abus des pouvoirs en place. Un permis de tout faire. Un instrument de contrôle et de manipulation des masses. Efficace depuis des millenaires.
    Ça ne serait pas ça la véritable Arche d’alliance ? Pas un objet mais un symbole de domination ?

    Actuellement, au moyen orient, c’est exactement ce prétexte qui est utilisé pour instaurer un chaos perpetuel qui, à défaut de permettre un contrôle total, au moins favorisera sa non attribuation à d’autres. Raison pour laquelle les russes sont attaqués, ils commencent à s’imposer et l’occident ne partage pas, il vend.

    Il fallait bien une belle histoire à raconter pour masquer la triste réalité qui est une tentative de dominer les richesses par n’importe quel moyen, même au prix de dommages collatéraux (attentats).

    Je pense surtout que la recrudescence des tensions internationales est bien utile au fait de masquer la faillite économique de l’occident et que le mot dette est souvent associé au mot guerre. Il semble que l’histoire fasse ce parallèle. La dette pour détruire et la dette pour reconstruire. Bis répétita, c’est cyclique.

    Aura t’on besoin d’une WW3 pour relancer la machine ou l’occident acceptera t’il de partager pour le bien de l’humanité ?
    That is the question…


  7. arkantz Le 30 décembre 2015 à 20h28
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    Quand on n’a pas de proche ou de famille en Syrie, certains feraient mieux de se taire plutôt que de se faire les perroquets des médias. Parmi mes proches, certains ont perdu des membres de leurs familles en Syrie. D’autres ont préféré rester à Alep plutôt que de migrer en France, car la France ne semblait pas correspondre à leur façon de vivre bien que chrétiens. Bachar n’est peut-être pas un saint mais ceux qui le diabolisent ne valent guère mieux. Ne vous fier pas au faux visage de la démocratie. Voter est un droit et un devoir, mais notre droit est-il respecté ? Posez-vous les bonnes questions et abstenez vous de juger sans savoir.


  8. Andrae Le 30 décembre 2015 à 21h18
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    Il n’est plus possible, pour les pays de l’OECD, de nos jours, de circonscire, définir, des groupes des personnes par le sexe, l’âge, le statut social – position, fortune, emploi etc. – l’implantation géographique – les penchants politiques – l’ethnicité, la couleur – noir, blanc, asiatique, etc., leur orientation sexuelle, régime alimentaire, taille de crane, etc.

    Pour cliver et alarmer il faut donc trouver autre chose supposément lié à des ‘schémas mentaux’, ‘des aspects essentiels quoique insondables’, ‘des prédispositions’, des ‘croyances religieuses’, ‘la mentalité’, en lien avec la culture, l’origine perdue dans les temps, etc.

    Des impondérables non définis et vagues qui saucisonnent les gens dans des groupes sur des critères bidons pour essayer de créer de la haine, de couper les gens de leur communautés locales, habitudes, citoyenneté, la tolérance et ‘vivre ensemble’ – la vie.

    Il ne reste plus que la réligion, une espèce de vague construction non pertinente (en gros.) Ceci est lié à une ordination des réligions, avec des nobles, inattaquables, et d’autres qui sont vus comme de bas étage, l’appanage du pauvre, du sale, du retrograde, du violent, à vilipender.

    Bien sur ceci n’est pas contre les chrétiens Syriens, je déplore ce qu’ils leur arrive. Ils sont victimes de ce découpage.


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