Suite de l’interview d’Emmanuel Todd…

Cette carte montre le nouvel empire allemand tel qu’il est, selon vous. On voit la place centrale de l’Allemagne face à ses différents satellites, ou à ceux, comme vous le dites très bien, en état de servitude volontaire. Qu’évoque cette carte pour vous ? 

Je voudrais qu’elle aide à prendre conscience du fait que l’Europe a changé de nature et qu’elle évoque non seulement le présent mais aussi un futur possible très proche. Les cartes que fournit généralement la Communauté européenne sont des cartes à prétention égalitaire et qui ne parlent plus de la réalité. Ici, c’est une sorte de première tentative d’organisation visuelle de la réalité nouvelle de l’Europe. Elle aide à prendre conscience du caractère central de l’Allemagne et de la façon dont elle tient le continent européen. La première chose que tente de dire cette carte, c’est qu’il existe un espace informel plus grand que l’Allemagne elle-même, « l’espace allemand direct », et qui contient des pays dont les économies ont un niveau de dépendance à l’Allemagne quasi absolu.

Certains y verront peut-être des « erreurs », comme, par exemple, l’intégration de la Suisse, qui n’est même pas dans les institutions européennes. Mais quels que soient les sentiments des Suisses, la réalité objective est que, dès qu’on a affaire à des entreprises suisses importantes, on sent la présence allemande. Le niveau d’interpénétration est tel qu’au niveau économique on ne peut pas parler d’indépendance de la Suisse.

Les Pays-Bas, quant à eux, comme l’avait prédit Friedrich List, ne sont plus que le débouché de l’Allemagne sur le Rhin. La Tchécoslovaquie, le jour où elle a décidé de vendre Skoda à Volkswagen, a scellé son destin. Grâce à cet espace central très peuplé, l’Allemagne a une influence très supérieure à celle de ses seuls 82 millions d’habitants.

Celle d’une zone de 130 millions d’habitants environ…

En effet. Mais cet espace n’est pas la seule raison de l’influence allemande. Je pense que jamais l’Allemagne n’aurait été capable de prendre le contrôle du continent sans la coopération de la France. C’est un autre élément représenté par cette carte : la servitude volontaire de la France et de son système économique et, à l’intérieur de ce cadre, l’acceptation par les élites françaises de ce qui est peut-être pour elles – mais non pour le peuple français – la prison dorée de l’euro. Les banques françaises survivent tant bien que mal dans cette prison dorée. La France ajoute ses 65 millions d’habitants à l’espace allemand direct et lui confère ainsi une sorte de masse critique d’échelle continentale.

Près de 200 millions…

Ce qui signifie que nous sommes déjà au-dessus de l’échelle russe ou japonaise. Ce bloc noir et gris représente le cœur de la puissance allemande ; il maintient dans la soumission l’Europe du Sud, devenue une zone dominée à l’intérieur même du système européen. L’Allemagne est détestée en Italie, en Grèce, et sans doute dans toute l’Europe du Sud, pour sa main de fer budgétaire. Mais ces pays n’y peuvent rien, parce que l’Allemagne, avec son espace proche plus la France, a la capacité de tout dominer. Ces pays sont représentés en orange sur la carte.

Je propose une autre catégorie spécifique de pays, en rouge, ceux que j’ai appelés les « satellites russophobes ». Paradoxalement, ces pays ont un certain degré de liberté. Ils sont dans l’espace de souveraineté allemand, mais je ne qualifierais pas leur statut de servitude, parce qu’ils ont de réelles aspirations autonomes et notamment une passion antirusse. Regardez : la France n’a plus de rêve ; sous la direction du PS, de l’UMP et de ses inspecteurs des finances, elle n’aspire plus qu’à obéir, imiter et toucher ses jetons de présence. La Pologne, la Suède, les pays baltes, eux, ont un rêve : avoir la peau de la Russie. Leur participation volontaire à l’espace de domination allemand leur permet d’y croire. Mais je me demande si, plus en profondeur, la Suède, repassée à droite, n’est pas en train de redevenir complètement ce qu’elle était avant 1914, c’est-à-dire germanophile.

Les satellites russophobes méritent une catégorie spéciale, car ils font partie des forces qui peuvent aider l’Allemagne à mal tourner. Les élites françaises ont, quant à elles, déjà aidé l’Allemagne à mal tourner en la déifiant et en se refusant à la critiquer. La soumission française apparaîtra aux historiens du futur comme une contribution fondamentale au déséquilibre psychique à venir de l’Allemagne. Pour la Suède ou la Pologne ou les Baltes, c’est encore autre chose. Là, il s’agit franchement et directement de ramener l’Allemagne à la violence des rapports internationaux.

Je n’ai pas placé la Finlande et le Danemark dans cette catégorie. Au contraire de la Suède, le Danemark est authentiquement libéral de tempérament. Son lien avec l’Angleterre va au-delà du simple bilinguisme typiquement scandinave d’une bonne partie de la population. Il regarde vers l’Ouest et n’est pas obsédé par la Russie. La Finlande avait, quant à elle, appris à vivre avec les Soviétiques, et elle n’a pas de vraie raison de douter de la possibilité de s’entendre avec les Russes. Certes, elle a été en guerre avec eux. Elle a appartenu à l’Empire des Tsars entre 1809 et 1917, mais sous la forme d’un grand-duché, situation qui lui a, de fait, permis d’échapper à l’emprise suédoise. La vraie puissance coloniale, pour les Finlandais, c’est la Suède, et je doute qu’ils aient vraiment envie de revenir sous leadership suédois. Sur la carte, Finlande et Danemark se retrouvent donc dominés, comme les pays du sud. Absurde ? L’économie finlandaise paye déjà le prix de l’agression européenne contre la Russie. Et le Danemark va être mis en difficulté par l’évasion anglaise.

Le Royaume-Uni, je l’ai décrit comme « en cours d’évasion », Parce que les Anglais ne peuvent adhérer à un système continental qui leur fait horreur. Parce qu’ils n’ont pas, comme certains Français, l’habitude d’obéir aux Allemands. Mais aussi parce qu’ils appartiennent à un autre monde, beaucoup plus excitant, moins vieux et autoritaire que l’Europe allemande, « l’anglosphère » : l’Amérique, le Canada, les anciennes colonies… J’ai eu l’occasion de dire que je sympathisais avec leur dilemme, à quel point il doit être horrible d’être britannique face à une Europe si importante dans les échanges commerciaux mais mentalement arthritique.

Pensez-vous qu’un jour ils quitteront l’Union européenne ?

Bien sûr ! Les Anglais ne sont pas plus forts ou meilleurs, mais ils ont derrière eux les États-Unis. Déjà, en ce qui me concerne, petit Français confronté à la disparition de l’autonomie de ma nation, si j’ai le choix entre l’hégémonie allemande et l’hégémonie américaine, je choisis l’hégémonie américaine sans hésiter. Alors, les Anglais, qu’est-ce que vous vous pensez qu’ils vont choisir ?

J’ai associé la Hongrie aux Britanniques dans leur tentative d’évasion. Viktor Orban s’est fait une mauvaise réputation en Europe. Soi-disant parce qu’autoritaire et de droite dure. Peut-être. Mais surtout parce qu’il résiste à la pression allemande. On peut se demander pourquoi la Hongrie n’est pas antirusse, alors qu’elle a subi une répression soviétique violente en 1956. Comme souvent le “malgré que” doit sans doute être remplacé ici par un “parce que”. En 1956, seule la Hongrie a fait face. Plus que les Polonais ou les Tchèques – qui n’ont alors que peu ou pas bougé –, la Hongrie peut être fière de son histoire sous domination russe. Elle peut pardonner. Une belle blague hongroise des années 1970 peut aider à comprendre les différences est-européennes : « En 1956, les Hongrois se sont conduits comme des Polonais, les Polonais comme des Tchèques et les Tchèques comme des cochons. »

J’ai représenté l’Ukraine comme « en cours d’annexion ». L’Ukraine n’apparaît pas immédiatement comme l’annexion européiste rêvée. Il s’agit de l’annexion d’une zone en décomposition étatique et industrielle, désintégration qui va être accélérée par les accords de libre-échange avec l’Union européenne. Mais c’est aussi l’annexion d’une population active à très bas coût.

Or, fondamentalement, le nouveau système allemand repose sur l’annexion de populations actives. Dans un premier temps ont été utilisées celles de la Pologne, de la Tchéquie, de la Hongrie, etc. Les Allemands ont réorganisé leur système industriel en utilisant leur travail à bas coût. La population active d’une Ukraine de 45 millions d’habitants, avec son bon niveau de formation hérité de l’époque soviétique, serait une prise exceptionnelle pour l’Allemagne, la possibilité d’une Allemagne dominante pour très longtemps, et surtout, avec son empire, passant immédiatement en puissance économique effective au-dessus des États-Unis. Pauvre Brzezinski !

Et au niveau des enjeux énergétiques ?

Ici, les principaux gazoducs sont indiqués pour bousculer un mythe. Le mythe que les Russes, par la construction du gazoduc South Stream, voudraient seulement échapper au contrôle de leurs relations énergétiques par l’Ukraine. Si on regarde tous les trajets des gazoducs existants, leur seul point commun n’est pas le passage par l’Ukraine, c’est aussi qu’ils arrivent tous en Allemagne. En fait, le véritable problème des Russes, ce n’est pas seulement l’Ukraine, c’est aussi le contrôle de l’arrivée des gazoducs par l’Allemagne. Et c’est également le problème des Européens du Sud.

Si on arrête de penser l’Europe de façon naïve comme un système égalitaire qui aurait des problèmes avec l’ours russe, on voit que l’Allemagne peut aussi avoir intérêt à ce que le gazoduc South Stream ne soit pas construit, parce qu’il ferait échapper à son contrôle les approvisionnements énergétiques de toute la partie de l’Europe qu’elle domine. L’enjeu stratégique du South Stream n’est donc pas juste un enjeu entre l’Est et l’Ouest, entre l’Ukraine et la Russie, mais c’est aussi un enjeu entre l’Allemagne et l’Europe dominée du Sud.

Mais, encore une fois, cette carte n’est pas une carte définitive ; c’est une carte dont l’objet est de créer un début d’image de la réalité de l’Europe et de nous sortir de l’idéologie des cartes neutres qui cachent ce que l’Europe est en train de devenir : un système de nations inégales, prises dans une hiérarchie qui comprend des pays sévèrement dominés, des pays agressifs, un pays dominant, ainsi qu’un pays qui est la honte du continent, le nôtre, la France.

Vous n’évoquez pas la question turque…

Si je n’en ai pas parlé, c’est que ce n’est plus le sujet. Les Européens ne veulent pas de la Turquie. Mais ce qui est beaucoup plus important, c’est que les Turcs ne veulent plus de l’Europe. Qui voudrait désormais rentrer dans cette prison des peuples ?

[À suivre ici]

Interview réalisée pour le site www.les-crises.fr, librement reproductible dans un cadre non commercial (comme le reste des articles du site, cf. Licence Creative Commons).

133 réponses à L’Allemagne tient le continent européen, par Emmanuel Todd (3)

Commentaires recommandés

jmb Le 03 septembre 2014 à 09h01

SAUF QUE C’EST SARKOZY QUI A FAIT REINTEGRER A LA FRANCE LE COMMANDEMENT MILITAIRE DE L’OTAN EN 2009. PERSONNE NE L’Y OBLIGEAIT.

  1. PA.Québec Le 03 septembre 2014 à 01h50
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    « Mais ce qui est beaucoup plus important, c’est que les Turcs ne veulent plus de l’Europe. »

    Peut-être…

    D’hier : « Turquie : le premier ministre promet une entrée dans l’UE d’ici 2023 »

    link to lemonde.fr


    • Renaud Le 03 septembre 2014 à 03h37
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      Ne -jamais- oublier que, Allemagne en tête, cette -fausse- “Europe” dite “union européenne”, comme l’Europe de l’Est et Orientale, est littéralement truffée de bases et d’installations militaires américaines, jusque autour de la Russie… D’autre part, avec ou sans jeu de mot tant ça cadre bien, l’Allemagne est le berger allemand des États-Unis chargé de garder cette “Europe” bidon, invertébrée et, dirait-on, pleine de chuintements mélangés de mèches de pétards (souhaitons que beaucoup de ces pétards soient mouillés) et de bombes à retardement, sans que nous sachions faire la différence entre les pétards et les vraies bombes… bien sûr,entre autres éléments décisifs, il y a ce déferlement tragique de vagues d’immigrés en direction du Sud de l’Europe.

      La vassalisation de l’ “Europe” par les États-Unis ne semble gêner personne en “Europe”. Alors que cette vassalisation étatsunienne de l “Europe” est politiquement déterminante.
      L’Allemagne est devenue un contremaître de cette fausse “Europe”. Un contremaître au service de la Maison-Blanche, cette dernière étant le bureau exécutif de La City de Londres et de Wall-Street. Que va faire le prix Nobel de la Paix? Ce prix Nobel de la Paix peut-il dominer le complexe militaro-industriel étatsunien?? Et dominer les milliardaires qui l’ont fait élire? Avec 42% du budget des États-Unis consacré à leur “défense”, oú sont donc les “ennemis”?? Paul Craig Roberts nous l’a dit ici en long et en large: les ennemis ont été inventés et provoqué à dessein par les stratèges américains au service du complexe militaro-industriel. Dans son délire, selon toute apparence, cette bande de fous à lier serait donc prête à en découdre…

      À côté de ça, la si bien nommée servitude volontaire de la France est un reniement inqualifiable de ce pays. C’est la débandade vers le déversoir final de la trahison, du déshonneur et de l’abandon définitif…

      À l’époque de Sarkozy (une des rares choses positives qu’il a voulu faire) il eut des velléités de resserement de la France avec le bassin méditerranén, cela aurait fait un contrepoids intéressant et créatif au centre de gravité allemand fatal à la France. La soumission du gouvernement français au diktat allemand de Madame Merkel aura fait perdre tout le crédit que la France pouvait avoir auprès des pays du pourtour du bassin méditerranéen et au delà. La france a trahit sa souche méditerranéenne. Elle le paiera trè cher.

      On dirait que la France va se déchirer entre le Nord et le Sud. Ce pays risque de ne pas y survivre.


      • Pic et Puce Le 03 septembre 2014 à 06h09
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        Dites vous bien que pour les Anglos-Saxons l’ennemi à abattre en Europe c’est la France à l’Ouest et la Russie à l’Est. On ne fera pas l’économie d’une révolution si l’on veut s’en sortir. Hollande est le fossoyeur de la France.


      • jmb Le 03 septembre 2014 à 09h01
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        SAUF QUE C’EST SARKOZY QUI A FAIT REINTEGRER A LA FRANCE LE COMMANDEMENT MILITAIRE DE L’OTAN EN 2009. PERSONNE NE L’Y OBLIGEAIT.


        • Renaud Le 03 septembre 2014 à 17h37
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          à jmb

          Oui absolument, j’y avais pensé en écrivant ça. C’est pour ça qu’une des rares choses positives qu’a fait Sarkozy était la tentative de rapprochement avec les pays du Sud. Le retour de la France à l’OTAN est une erreur majeure de plus. Quand on se renie soi-même, il n’y a plus rien à l’horizon…


    • Moi Le 03 septembre 2014 à 09h05
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      @PA.Québec: C’est là qu’on comprend qu’il raconte beaucoup de carabistouilles (à dessein?).
      La Turquie rêve évidemment d’être dans l’UE. Et les USA aimeraient bien aussi qu’elle y soit, comme ça ils auraient un meilleur contrôle sur elle. Pour eux, OTAN = UE = vassaux, tout comme pour l’URSS c’était pacte de Varsovie = Comecon = vassaux.


    • zak Le 03 septembre 2014 à 09h58
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      « Les Européens ne veulent pas de la Turquie »

      peut-être, mais l’Europe lui donne de plus en plus d’argent via l’Instrument de pré-adhésion (IPA)
      500 millions en 2007, presque 1 milliard en 2013.

      link to tresor.economie.gouv.fr


  2. pikpuss Le 03 septembre 2014 à 02h58
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    Première observation : la Belgique comme la Suisse et le Luxembourg font tout autant partie de l’environnement direct de la France et cela contribue à un certain équilibre… Les vrais espaces sont ceux de la langue.. Or si je peux communiquer aisément en Français en Belgique, au Luxembourg et en Suisse romande, je ne peux pour autant pas communiquer facilement en Allemand en Tchéquie en Pologne, en Slovénie, en Croatie ou en Italie ( dominée de fait ) ( sauf dans le Tyrol du Sud ). Lorsque l’on voyage dans tous ces pays on se rend compte que nos élites ont imposé de fait l’Anglais. Quand je viens de Vienne et que je me rends à Bratislava distante de 50 KM, je ne trouve presque personne qui parle l’Allemand. Comment font les dizaines de milliers de Slovaques qui se rendent à Vienne le weekend, et bien ils communiquent en Anglais… Donc qui est le maître encore une fois ? Les Ricains, qui mettent l’Allemagne en avant pour encore mieux tirer les ficelles. L’espace francophone est à même de s’imposer face à l’espace germanophone. Le cauchemar des Anglo-saxons : que les Français se mettent à l’Allemand et que les Allemands se mettent au Français… voire que les Allemands se mettent au Russe et les Italiens, Espagnols, Portugais, Roumains au Français…


    • perceval78 Le 03 septembre 2014 à 05h51
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      si les anglais quittent l’europe, j’espère qu’on ne parlera plus Anglais à Bruxelles, les Allemands ne poseront pas de problèmes pour qu’on parle Francais.


      • Kiwixar Le 03 septembre 2014 à 09h08
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        Il serait temps de ressortir l’esperanto, très très simple, logique, neutre, et sur lequel les BRICS se rueront avec gourmandise et satisfaction. La langue anti-coloniale par excellence.


      • O FJ Le 03 septembre 2014 à 11h01
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        Si les anglais quittent l’UE (et non pas l’Europe), la durée de vie de cette création technocratique américaine, avec effectivement l’Allemagne pour contremaître, sera limitée.


  3. Thomas Le 03 septembre 2014 à 03h21
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    Toujours aussi intéressant mais évacuant la volonté étasunienne de séparer l’U.E. de la Russie. L’Union européenne est sans aucun doute dominé économiquement par l’Allemagne mais complètement vassalisé par l’Otan qui est un instrument de domination de l’Oncle Sam… La Serbie c’est plus compliqué aussi. J’aurais ajouté l’Albanie au Kosovo comme zone de non-droit. Enfin concernant l’Ukraine si cela continue sur la même lancée, la moitié orientale et méridionale pourrait bien revenir à la Russie à moyen-terme.

    Bref, trop de germanophobie et surtout on tait la tutelle de Washington D.C. sur l’U.E. et on évacue le retour de la Russie.

    Merci pour cet entretien qui permet de voir clairement la pensée d’E. Todd.


    • XPT Le 03 septembre 2014 à 06h52
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      Cet aspect est développé dans la première partie de l’entretien, publiée lundi.


      • Thomas Le 03 septembre 2014 à 07h07
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        J’ai lu les deux premiers extraits et je suis désolé de vous rétorquer qu’il fait l’impasse sur l’Oncle Sam, c’est dommage ça décrédibilise le reste de son propos…


        • O FJ Le 03 septembre 2014 à 11h29
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          Ce que j’ai aimé dans cet article, c’est qu’il démonte la propagande sur le soi-disant couple franco-allemand et qu’il remet en cause le sacro saint modèle allemand (on n’a qu’à copier l’Allemagne) dont nous ont gavés nos politiques et nos medias depuis tant d’années. Merkosy et Merkhollande cela n’a jamais existé : les décisions de Merkel pour l’UE sont uniquement dictées par les intérêts de l’Allemagne.
          De plus, lorsque Todd dit qu’il préfère vivre aux USA plutôt qu’en Allemagne, indirectement il dit que la “civilisation” allemande ne lui convient pas.
          Oser émettre la moindre critique vis à vis de l’Allemagne est devenu politiquement incorrect : c’est être germanophobe !
          Que nous soyons des vassaux des USA, oui, les lecteurs de ce site le savent bien. Mais que la France soit aussi dominée par l’Allemagne, cela est moins connu et bien caché par nos medias. Et cette domination de l’UE par l’Allemagne a été voulue par les USA. Les analyses de François Asselineau sur la construction de l’UE sont très explicites sur ce point.


          • Renaud 2 Le 03 septembre 2014 à 14h44
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            Comme rappelé par beaucoup, l’Allemagne étant vassale de Washington (Washington c’est plus rapide que empire financiaro-militaro-industrialo-pharmaco-agro-politico-médiatique international apatride), il est contre-productif d’opposer les deux. Tout comme l’opposition gauche-droite, ou républicain-démocrate. A partir du moment où les intérêts servis sont toujours ceux de Washington, il serait plus pertinent de s’unir entre peuples américains, français et allemands, en particulier contre cette finance, ces multinationales et ces thinks tanks (qu’ils soient américains ou allemands, voire français avec Le Siècle).


        • Bigtof Le 03 septembre 2014 à 15h48
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          Pourtant, je suis d’accord avec lui quand il affirme que l’Allemagne s’est libéré de la puissance US.
          En réalité, quasiment tous les pays qui étaient les alliés indéfectibles et soumis de sUSA sont aujourd’hui libérés d’eux et agissent comme bon leur semble. Ce sont les Étasuniens qui courent derrière leurs soi-disant alliés.
          Pour exemple : Israël qui fait ce qu’il veut, y compris contre les intérêts US, l’Egypte qui bombarde la Lybie sans même avertir les USA, l’Arabie Saoudite qui commence à vendre du pétrole dans d’autres monnaies que le dollar, et bien sûr l’Allemagne qui a “averti” les USA en montrant le tort qu’ils pouvait lui faire avec cette campagne sur l’espionnage de l’Allemagne par les USA (comme s’ils l’ignoraient…)

          En final, nous sommes nombreux à penser que les USA sont en train de s’effondrer. Todd part du principe qu’ils se sont déjà effondrés, raison pour laquelle tous ces pays en reviennent à leur propres ambitions…


        • gracques Le 03 septembre 2014 à 17h27
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          Lisez : du meme Todd
          Après l’empire : Essai sur la décomposition du système américain, Paris, Gallimard, 2002 (ISBN 2-07-031300-X)

          Pour lui cet empire vacille et pour cela est dangereux…..Ceci étant la double analyse de celle de Todd sur la naissance d’un “IV REICH en somme et l’encerclement de la Russie par l’OTAN dans une dernière crispation des USA n’est pas antagoniste , les choses ne sont jamais univoques et linéaires.
          Qui a vécu les années 1970 avec une URSS présente en Afghanistan , en Afrique (colonies portugaises de l’Angola et Mozambique) et meme en Asie par l’appui de l’intervention du Vietnam contre le Cambodge de pol pot ( allié des Chinois) , grand allié de l’Inde non aligné et ayant un point d’appui en Amérique avec Cuba mais aussi le Nicaragua …. n’aurai pu prévoir que cette puissance mondiale s’écroulerait 15 ans plus tard.
          Personne …… sauf Todd.
          Il a une pensée tres complexe et dialectique ….. et parfois lance des blagues (” le hollandais révolutionaire” ) qui lui retombe sur le nez. Ceci étant , ce n’est pas un gourou qui décrit le monde , juste un intellectuel qui réfléchit a haute voix.


  4. perceval78 Le 03 septembre 2014 à 03h40
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    Tiens revoici Manfred Weber, vous savez celui qui s’etait fait prendre en photo avec Andriy Parubiy le neo nazi ukrainien , Parubiy a gardé la photo et a mis Weber dans sa liste de contacts twitter
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    link to twitter.com
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    Manfred weber n’a gardé dans son compte que la photo avec Klitshko
    =
    link to twitter.com
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    Bref Manfred Weber vient de prendre position dans un article du monde contre la vente du Mistral
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    link to lemonde.fr
    =
    c’est pas très gentil, les Allemands jouent un jeu bizarre ces temps , ainsi Airbus veut se desengager de Dassault , pourquoi ? on pense bien que si la France ne vend pas ses mistrals aux Russes, la vente de Rafale aux Indiens tomberaient à l’eau, ce qui ferait l’affaire de Airbus et autres concurrents Suédois et Américains. Dassault se dit pret a tout racheter , mais avec quels capitaux, inquietants tout ca …
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    link to lesechos.fr
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    link to lesechos.fr
    =
    Et ce qui est trés étonnant dans le même temps c’est que l’Allemagne vient de signifier aux ricains qu’il était hors de question d’augmenter son budget militaire.
    =
    link to canada.com
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    Ce qui va pas faire plaisir et aux ricains et aux suédois et aux va-ten-guerristes fous.
    L’allemagne serait elle en train de jouer un double :

    1) casser Dassault via Mistral
    2) casser la guerre en Ukraine en s’arrangeant avec les Russes pour couper l’ukraine

    Effectivemment l’Allemagne n’existe plus militairement, elle ne peut donc plus exprimer son “Soft” Power qu’économiquement, c’est le cas de le dire.

    Quoique Francois Asselineau président de l’UPR s’inquiètes du rapatriement des activités défense de Airbus en Allemagne
    =
    link to upr.fr
    =

    On a déja vu que l’UPR Francois Asselineau s’inquiétait du transfert des activités défense de Airbus en Allemagne
    =
    link to upr.fr
    =


    • perceval78 Le 03 septembre 2014 à 04h02
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      Asselineau qu’on ne voit jamais dans les médias,contrairement aux membres de l’ECFR
      =
      link to ecfr.eu
      =
      Qui finance l’ECFR ?
      =
      link to ecfr.eu
      =
      Open Society, Soros, Batorejo (batory) c’est Soros

      il y également plusieurs fondations Allemandes
      Friedrich Erbert Stiftung, RObert Bosch Stitftung, Stiftung Mercator

      C’est bizarre, aucune société française , Pourquoi, pourquoi ????

      Je trouve quand même très bizarre que le financement des partis politiques soit extrèmement réglementé en France et que celui des Think Tank soit extrèmement libre à Bruxelles, ne serait il pas temps de réglementer tous ces Think Tank qui défendent des intérêts Financiers, des idéaux Va-ten-guerristes, mais certainement pas l’intérêt des Français et de la France …

      Imaginez vous un seul instant le General De Gaulle financé par Rockfeller ou la foundation Messerschmidt ? non ? moi non plus.


      • perceval78 Le 03 septembre 2014 à 04h06
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        je reviens sur Francois Asselineau qui nous a préparé son analyse géopolitique des évènements de l’année, classés par thème
        =
        link to news360x.fr
        =
        1) Budgets militaires
        2) dollar
        3) les dessous des cartes
        4) Merkel et Cameron
        5) Kirghistan
        6) Ouigjoure
        7) Takfiristes
        8) Inde
        9) un partenariat obligé


  5. Louis Le 03 septembre 2014 à 04h38
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    Ça a le mérite d’être une vision des choses originale, cependant j’ai du mal à tout avaler.

    Je regardais une vidéo datant de mai 2012 ou une personne parlait de Todd et faisait déjà remarquer que celui ci avait tendance à charger beaucoup l’Allemagne et à refuser d’aller au bout de ses conclusions, notamment à refuser d’identifier clairement les véritables penseurs et responsables de la crise mondiale actuelle, que ce soit au niveau économique ou social.

    Ceci dit cette interview donne malgré tout du grain à moudre, rien que les informations brutes qui y sont délivrées sont intéressantes.


  6. vladimir tchernine Le 03 septembre 2014 à 04h40
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    “… si j’ai le choix entre l’hégémonie allemande et l’hégémonie américaine, je choisis l’hégémonie américaine sans hésiter”. Ça se comprend. J’ai déjà remarqué que Todd pour être original et se faire entendre doit en permanence se trouver des nouveaux “dadas”. Le dernier c’est l’Allemagne. Il y a beaucoup de vrai dans ce qu’il dit, mais sans US, ni Allemagne, ni OTAN n’aurait jamais nous emmener à la situation actuelle. Si nous avons bientôt les nuages radioactives au dessus de Notre Dame, on saura à qui dire “merci”. Sur la vassalisation de la France il a totalement raison, mais ici pareil, l’hégémonie américaine, à mon humble avis, est beaucoup plus importante.


    • pikpuss Le 03 septembre 2014 à 04h46
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      Et pourquoi pas tout simplement n’être le vassal de personne ; redevenir la France tout simplement ? Dans le cadre d’états souverains comme c’est le cas sur la planète entière sauf en Europe !


      • perceval78 Le 03 septembre 2014 à 05h47
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        tout à fait d’accord avec toi @pikpuss , ce qui apparait surtout dans tout ca, c’est la disparation de la France des compteurs , et le combat passe d’abord par la langue.


        • Patrick Luder Le 03 septembre 2014 à 06h00
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          La langue est tout et rien … la langue est censée rassembler les personnes sous une même identité, mais dans notre monde moderne la langue n’est qu’un vecteur de communication, tous les aspects sociaux ont disparus depuis longtemps.


    • TARTAR Le 03 septembre 2014 à 10h43
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      Je ne comprends pas l’évacuation du facteur Défense.
      L’Europe est un “nain militaire”.Pas de vrais muscles.
      Aucun poids stratégique sans l’OTAN.
      Pas le droit de sortir un petit blindé sans demander l’autorisation du “saceur” à BXL…
      Dans les tractations entre “grands” les petits cris de l’Europe c’est pouic pouic, je suis avec Sam.
      Ce qui est très bien pour la diplomatie aventureuse américaine car si la guerre a lieu dans notre basse-cour les US ne risqueront rien.
      Enfin à condition de ne pas trop fâcher Poutine par des actes plus forts que des mensonges avec la bouche.


    • red2 Le 03 septembre 2014 à 12h29
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      Nous avons vécu 50 ans sous hégémonie américaine nous en sortons 5eme ou 6eme puissance mondiale dans tout les domaines: économiques, militaires, technologiques, commerciaux… Cela fait 10 ans que nous sommes en mode Euro-mark et que nous disons oui à tout à l’Allemagne combien de temps croyez vous que nous y survivrons ? Certes comme l’explique bien Todd c’est aussi de la faute de nos élites au 3/4 dingues (“servitude volontaire”) mais bon, il y a un moment il faut être réaliste, si on ne sort pas de l’euro et qu’on envoi pas un gros fuck à l’Allemagne dans de très nombreux domaines on court à la catastrophe!


  7. BA Le 03 septembre 2014 à 05h32
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    Au sujet de l’Allemagne :

    Charles de Gaulle rêvait de construire une Europe des Etats indépendants, une Europe des Etats souverains. En revanche, l’Allemagne rêvait de construire une Europe allemande !

    Entre 1965 et 1969, Charles de Gaulle est de plus en plus violent lorsqu’il parle de l’Allemagne.

    Je recopie un passage de l’historien Eric Roussel, dans son livre « De Gaulle », édition Tempus, tome 2, page 575 :

    A mesure que le temps passe, de Gaulle semble de plus en plus enclin à faire cavalier seul sur le plan international, à aller jusqu’au bout de la logique exposée dans Le Fil de l’épée. Henry Kissinger en a eu la preuve lors d’un dîner à l’Elysée. Ayant demandé au général comment il pensait éviter que l’Allemagne ne domine l’Europe dont il rêvait, il s’est entendu répondre, très calmement : « Par la guerre. » « Il faudra leur rentrer dans la gueule », dira le général peu après à l’amiral Flohic, soucieux d’avoir son avis sur le même sujet.


    • Norton Le 03 septembre 2014 à 08h59
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      @BA,
      Vous nous remettez votre même commentaire qu’hier et il est aussi faux qu’hier…

      “Le pari du président français était que, s’il parvenait à opérer ce découplage autant psychologique que politique et militaire, les cinq États rechercheraient un autre mentor pour les protéger de l’URSS, et celui-ci ne pourrait être que la France. Ils se tourneraient d’ailleurs d’autant plus nécessairement vers Paris que nous disposerions de notre propre force de frappe nucléaire. C’est ce calcul de joueur d’échecs que de Gaulle confia sans fioritures à Peyrefitte : « Dans cette Europe, en réalité, nous tiendrons les rênes parce que nous aurons la bombe » (9).”

      link to upr.fr


  8. VladimirK Le 03 septembre 2014 à 05h52
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    Pour l’Allemagne, l’Ukraine, la Moldavie et la Géorgie c’est de la main d’oeuvre bon marché, une épine dans le pied de la Russie et son gaz/pétrole, de l’électricité pas chère (l’Allemagne a fermé ses centrales nucléaires, et les éoliennes, ça ne suffit pas) mais c’est aussi un terrain d’essai fantastique pour l’industrie chimique et génétique allemande. Des terres fertiles, quasi intouchées où ils pourront tester engrais et OGM interdits en UE.

    Quand j’étais plus jeunes, nous allions tous les ans en Yougoslavie – je n’oublierai jamais les grosses berlines allemandes – surtout des Audis – avec des hommes d’affaires allemands, des valises pleines de DM qu’ils distribuaient aux nationalistes de tous bords (ça m’avait marqué un jour de voir à Rijeka une audi blanche avec un drapeau Oustachi qui sortait de la vitre, et une mallette sur le capot)

    Maintenant, imaginez qu’un seul pays au monde utilise le Deutsche Mark comme monnaie officielle, et c’est une ancienne république yougoslave. Bien joué les allemands ! Vous vous réunifiez, mais vous séparez les autres.

    À quand la même chose en France avec la Bretagne, la Corse, le Juras, l’Alsace… ?


    • Pic et Puce Le 03 septembre 2014 à 06h00
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      Rijeka se trouve à la frontière slovène, côté Croatie. L’Autriche est à moins de 100 KM. La Croatie a fait partie de l’empire austro-hongrois. Il y a de très nombreux Croates installés en Allemagne et qui circulent donc avec une plaque allemande… Les Allemands ne séparent personne. Ce sont les Anglo-Saxons qui fragmentent notre continent. Avant en Croatie tout le monde parlait allemand, maintenant c’est en Anglais… Qui sont les vrais maîtres de l’Europe ? !…


  9. Patrick Luder Le 03 septembre 2014 à 05h56
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    Généralement, et en temps qu’idées reçues, les produits allemands sont considérés comme fiable mais fades, tout le contraire des produits français qui sont considérés comme de bon goûts mais très peu fiables.

    Le thème de ce billet “le nouvel empire allemand” est certes provocateur mais je ne perçois ce sujet que comme attisement de méfiance et de haine.
    Si l’on veut parler économie, parlons des disparités du pouvoir d’achat avec des pays exploités et des pays consommateurs.
    Si on veut parler politique, parlons de démocratie directe, d’oligarchie ou de corruption.
    Si on veut parler de social, parlons simplement de la qualité de nos relations à autrui.
    Si on veut parler d’écologie, parlons de respect de notre patrimoine terrestre.

    La mondialisation permet aux consommateurs de ne pas de soucier de la production et à la production de rejeter la responsabilité sur les consommateurs. Mais qui est fais le lien entre les deux ?

    L’Allemagne n’est pas différente de nos autres pays “développés”, elle n’est que dans la course sans fin à la productivité, la course à la consommation => la course à l’argent dans toute ses dimensions …


  10. perceval78 Le 03 septembre 2014 à 05h57
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    Au parlant du South stream,une video
    =
    link to youtube.com
    =
    des images
    =
    link to twitter.com
    =
    des nouvelles
    =
    CSIS Russia&Eurasia ?@CSISRussia 8h
    #Russia, #Bulgaria Want to Remove South Stream from 3d Energy Package- link to bit.ly
    =
    Natural Gas Europe ?@NatGasEurope 10h
    Gazprom says the EC blocking South Stream for political reasons link to buff.ly
    =
    Georgi Gotev ?@GeorgiGotev 18h
    #Mogeherini on South Stream: “The problems are not only technical, but political”


    • perceval78 Le 03 septembre 2014 à 06h00
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      les articles de Stratfor (Think Tank Faucon US G.Friedmann sur le south stream)
      =
      link to stratfor.com
      =


  11. perceval78 Le 03 septembre 2014 à 06h41
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    Des chiffres qui m’ont interpellés, en 2008 il y a eu plus de mariage entre Russes et Français (1054) qu’entre Allemands et Français (1026), si on tient compte de la taille des pays la ratio est plus important pour l’ Allemagne (128) que la Russie (75) mais quand même.

    Si on regarde pour les différents groupes représentés (cf carte ci dessus) on voit que la langue est effectivement un élément déterminant A noter 2 fois plus de britanniques que d’allemands mariés à des Français.

    ratio Total
    Russe 75 1054
    Suédois 112 112
    Allemand 128 1026
    Britannique 245 1597
    Belge 1227 1227


    • pikpuss Le 03 septembre 2014 à 07h03
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      Maintenant il serait bon de savoir si ces unions tiennent la durée…


  12. ioniosis Le 03 septembre 2014 à 06h42
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    La domination de l’europe par l’Allemagne à, été conçue par les anglo-saxons , qui ont pris ce pays pour base afin d’asseoir leur modèle économique, financier, politique,et militaire,
    Dans toute l’europe , et l’épisode du général DE GAULLE , à été
    Très révélateur de l’esprit de colonisés des allemands .
    Mais l’Allemagne semble peu à peu que son empire européen
    S’affermit sur ses bases , son regard se tourne de plus en plus vers l’asie
    En effet , le président chinois Xi , à en visite en Allemagne , en mai ,
    À entamer des négociations au sujet du projet de la route de la soie
    Passant par la russie et Dont l’Allemagne serait le terminal ,
    D’où une indispensable coopération russo-allemande .
    Un axe pékin-Moscou-berlin , intolérable pour les états-uniond’avoir
    Un corridor commercial s ‘étalant de l’océan pacifique à la mer baltique
    Et de l’a centrale à l’océan indien , mettant en danger le dollar ,
    Qui ne serait plus alors monnaie de référence .
    Ainsi l’Allemagne serait acteur économique de la route de la soie en lui
    Ouvrant le marché européen.
    C’est probablement un des facteurs clé de la poussée de diabolisation
    Anti-poutine , anti-russe , et l’acharnement à déclencher en Ukraine
    Une guerre civile ,et internationale dans un second temps .
    Car si la route de la soie est concrétisée , les USA perdent définitivement
    Leur leader-chips mondial , aussi bien par la chine , que par l’Allemagne
    Puissance dominatrice de l’europe, et la russie , établissant ainsi
    La multipolarité mondiale dont ne veulent pas les USA.


    • Judabrutus Le 03 septembre 2014 à 08h14
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      Il y a beaucoup de bon sens dans votre propos . Vous avez raison d’insister sur ce point crucial : la hantise des USA est de se retrouver confinés dans leur insularité continentale. La réalisation d’une Eurasie commerciale sur la base d’une ré- activation de l’antique Route de la soie retablirait l’Europe dans ses circuits naturels et historiques de communications et d’approvisionnement, et marginaliserait mécaniquement les USA sur les marges de leur propre empire.


      • perceval78 Le 03 septembre 2014 à 08h38
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        je verrais bien une fin qui ressemble à celle de la guerre de cent ans. L’angleterre perd toutes ses possessions sur le continent et bascule dans la guerre des 2 roses.
        =
        link to fr.wikipedia.org
        =
        Il y a deux amériques , celle de l’est , wall street qui repose sur du vent et celle de l’ouest, la high tech qui représente l’avenir et qui va bientot en avoir marre des conneries de celle de l’est qui lui casse tous ces marchés.


    • Crapaud Rouge Le 03 septembre 2014 à 09h07
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      Pas besoin d’aller sur le réseau Voltaire. Hollande a déclaré officiellement qu’il fallait aider les islamistes en Syrie, (qualifiés de “modérés”), et ne pas aider Bachar el Assad, (toujours l’affreux dictateur), dans sa lutte contre l’extrémisme islamiste.


  13. Thomas13 Le 03 septembre 2014 à 06h48
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    “si j’ai le choix entre l’hégémonie allemande et l’hégémonie américaine, je choisis l’hégémonie américaine sans hésiter.”

    Moi, je choisis de ne pas tomber dans le diktat du faux choix imposé : je choisis la Russie !


    • TARTAR Le 03 septembre 2014 à 10h50
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      Todd fait juste son outing en 2014.
      Mais il est binational non?


  14. esope Le 03 septembre 2014 à 06h50
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    Que la France se soit mise en position de vassal pour L’Allemagne, soit. Mais a-t-elle le choix ?
    A partie du moment où elle a abandonné une recherche de l’équilibre de sa balance commerciale pour se réfugier dans une position de quémandeur « Il faut attirer les capitaux étrangers » selon le slogan de nos ministres des finances depuis quarante ans, elle a perdu son indépendance de fait.
    A qui se raccrocher, à la finance anglo-saxonne où à un rêve européen assez utopique ? Existe-il une autre solution ?
    Pour rétablir un équilibre de la balance commerciale, il ne faut pas craindre de mouiller sa chemise. Il n’est pas possible d’avoir à la fois le beurre et l’argent du beurre, et encore il faut se contenter du sourire de la crémière, même s’il est de plus en plus crispé.


    • VladP Le 03 septembre 2014 à 07h27
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      Avait-elle le choix?
      On a TOUJOURS le choix!
      Et le choix, pour la planète va se jouer dans les tous prochains jours si l’otan confirme l’adhesion de l’ukraine en méprisant ses propres règles de base; et maintien ses “grandes manoeuvres” démocratiques à odessa le 8, soit DANS 5 JOURS!
      Dans 5 jours, ou bien l’ue décide de se donner le temps de réfléchir encore, ou bien…
      Je ne crois pas que la Russie…


    • red2 Le 03 septembre 2014 à 12h35
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      “A partie du moment où elle a abandonné une recherche de l’équilibre de sa balance commerciale”

      C’est uniquement l’euro qui nous mets dans cette situation… Laissez donc flotter le Franc et le MArk , le Franc baissera le mark montera et les balances commerciales s’équilibreront d’elle même!

      Pour tout ce qui est compétitivité prix ne jamais oublier que le rôle de la monnaie et donc de l’euro est fondamental, si on sort de l’euro nos produit seront globalement 15-20% moins cher sur les marchés internationaux et ceux de l’Allemagne 20-30% plus cher (cf jacques Sapir).


      • jacqueline Le 03 septembre 2014 à 12h50
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        Chaque fois les pro euros, nous sortent l’argument : “vous paierez votre plein d’essence 20 ou 30 % plus cher.”

        Pour leur clouer le bec ! et dénoncer cette manipulation n’hésitez pas à répondre.

        C ‘est FAUX ! la part du prix de pétrole importé, dans le prix à la pompe est tout juste de 10 %, le reste c’est le coût du raffinage ( chez nous ) des taxes !

        L’impact d’une dévaluation de 20 ou 30 % de notre monnaie sur le prix d’un plein serait donc limité à 2 ou 3 %, et là ça vaut le coup de se débarrasser de ce poison toxique qu’est l’ Euro.


      • Pascalcs Le 03 septembre 2014 à 14h07
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        Non Red2 votre conclusion ne tient pas à la lumière des réalités. Plus de 50% des échanges commerciaux de la France se font avec la zone Euro et près de 70% avec l’UE. Dans les deux cas, et surtout en zone Euro, nous perdons continuellement des parts de marché et sommes en déficit. Ce qui ne peut pas être attribué à la valeur de la monnaie, puisque c’est la même monnaie. Alors ?
        La vérité est que nous ne sommes pas compétitifs, ni en couts ni en offre.
        Pour les couts, nous en connaissons les raisons : un Etat obèse et sous-productif dont le fonctionnement doit être supporté par l’activité productive saignée à blanc.
        Pour l’offre, c’est en grande partie la mentalité Française qui consiste à croire que parce qu’on marque Made in France dessus, tout se vendra tout seul. Pensez donc, nos produits sont tellement supérieurs à toute la camelote déversée par ailleurs. On ne se bat pas correctement pour développer nos ventes. Résultat, même dans les domaines dits de « prédilection » comme l’agriculture, on se fait tailler en pièces ! Notre attitude et impréparation sont souvent grotesques tellement elles sont stéréotypées. Au final, notre offre est invisible lorsqu’elle n’est pas insipide.
        Dois je par ailleurs vous rappeler que même à l’époque du Franc, la France était loin de battre des records commerciaux. La balance commerciale en déficit était plutôt la norme et heureusement que nous avions les chasses gardées de nos ex-colonies pour se refaire un peu.
        Alors ouvrez les yeux et ne blâmez pas l’Euro. L’ennemi c’est nous-mêmes et notre archaïsme engrainé dans nos postures transmises de génération en génération par une éducation nationale complètement décalée par rapport aux besoins et toujours en retard sur son temps.


        • red2 Le 03 septembre 2014 à 14h55
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          “Red2 votre conclusion ne tient pas à la lumière des réalités. Plus de 50% des échanges commerciaux de la France se font avec la zone Euro et près de 70% avec l’UE. Dans les deux cas, et surtout en zone Euro, nous perdons continuellement des parts de marché et sommes en déficit. Ce qui ne peut pas être attribué à la valeur de la monnaie, puisque c’est la même monnaie. Alors ?”

          Mais justement, c’est entre le Franc et le mark que le plus grand re-equilibrage se ferait en cas de sortie de l’euro et notre pays retrouverait ! votre haine de la France vous aveugle et je n’ai pas le temps et l’énergie de vous faire un cours sur l’euro… En tout cas vous devriez définitivement lire du Jacques Sapir sur le sujet, vous raconteriez moins de bêtise!

          voila l’adresse de son blog par exemple : link to russeurope.hypotheses.org

          Sinon sur la balance commerciale de la France, encore une fois votre haine vous aveugle:

          link to leblog.gerpisa.org


          • red2 Le 03 septembre 2014 à 16h42
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            Sur l’euro par Jacques Sapir cette vidéo n’est pas mal du tout:

            link to youtube.com


          • Pascalcs Le 03 septembre 2014 à 17h48
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            Non Red2, je n’ai aucune haine de la France dont je détiens avec fierté la nationalité et défends, au travers de mon action professionnelle dans une grande société du CAC, ses interets et ceux de ses bases arrières depuis 25 ans dans 5 pays étrangers…
            Je suis donc plutôt au fait des pratiques de nos concurrents, dont les allemands, à l’étranger. Je fréquente très régulièrement les organismes publiques ou semi publiques, chambres de commerce, sections commerciales consulaires, et j’en oublie, où les sujets de compétitivité et de diffusions des produits français à l’étranger sont très régulièrement abordés. J’ai l’honneur (si on peut le décrire comme tel) de régulièrement croiser nos ministres en balade et d’échanger un mot ou deux sur ces sujets avec eux. C’est d’ailleurs fou leur réalisme et à quel point il se transmutent dès qu’ils sont hors de nos frontières.
            Enfin tout cela pour vous dire que je suis preneur de tout cours sur l’€, le franc, l’ECU ou autre monnaie et je vous saurai gré de bien vouloir aborder, à la leçon 1, le mécanisme expliquant comment, en utilisant la même monnaie dans un espace commercial important d’échanges qu’est la zone Euro, la France s’y prend elle pour perdre continuellement des parts de marché. J’avoue avoir une carence sur ce sujet.
            Merci pour la recommandation à propos de J. Sapir. Il est très bien mais ne convainc pas, tout du moins ceux d’entre nous sur le front.


            • Wilmotte Karim Le 03 septembre 2014 à 19h04
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              L’inflation structurelle française est supérieure à celle de l’Allemagne.
              Or, l’euro est JUSTEMENT, le même pour tous.
              Il n’y a donc pas de dévaluation qui “rétablisse” l’effet de l’inflation différente.


  15. STEPHANE Le 03 septembre 2014 à 07h22
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    Faut arreter le delire avec Ukraine=main d oeuvre bon marche au service du capitalisme allemand ! Il y a la Bulgarie, la Roumanie, les pays baltes,….En plus avec la loi europeenne sur le detachement de la main d oeuvre les grands groupes n ont pas besoin d une annexion economique de pays ou la main d oeuvre est bon marche. C est une mauvaise approche. En Belgique on a constate que des Portugais travaillent sur des chantiers, en toute legalite, pour 3 euros de l heure ! A vouloir tout expliquer avec des cartes on passe a cote de faits qui se produisent deja chez nous. Les maisons de retraite Orpea engagent des Tunisiens, des Marocains, des Roumains dans nos pays. Et inversement les call center ou service d aide a la clientele demenagent dans ces pays. Alors oui le capitalisme a gagne la partie mais il n a pas besoin de l Ukraine.


  16. VladP Le 03 septembre 2014 à 07h30
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    Curieusement, plus personne ne parle de la guerre en ukraine…
    Les gens meurent dans le silence le plus total!


  17. C Balogh Le 03 septembre 2014 à 08h09
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    Bonjour,
    Oui, la Hongrie peut-être fière.Je suis d’origine hongroise.
    En revanche, je ne comprends pas la blague et je pense que Todd a dù se tromper en traduisant, parce qu’au final, je ne vois pas un Hongrois fier dire que les Hongrois=les cochons?Où est l’humour?Perso, cette blague ne me parle pas du tout des différences est-européennes.
    Peut-être que Todd a mieux expliqué ailleurs cette différence parce que là c’est plus que léger.Il existe une vraie différence entre les Hongrois, les Tchèques et les Polonais, Elle est déjà dans la langue, les Hongrois parlent un langage fino-Ougriene, ils ne sont pas slaves.BCP de gens font l’erreur de mettre la Hongrie dans les peuples slaves.


    • perceval78 Le 03 septembre 2014 à 09h02
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      Est ce que les tcheques n’auraient pas aidé les Russes a maté les Hongrois @Balogh ? en tout cas les américains ont donné carte blanche aux russes

      29 octobre: l’ambassadeur américain, Bohlem, fait savoir à Moscou qu’il considère la Hongrie comme hors du champ d’intérêt des USA.

      En tout cas je te confirme que la langue Hongroise est bien a part
      =
      link to nouvelle-europe.eu
      =
      link to fr.wikipedia.org
      =
      Mais que cette différence ne se retrouve pas aux niveaux des gènes, à la différence des basques dont la langue est également particulière
      =
      link to ipubli-inserm.inist.fr
      =


    • chios Le 03 septembre 2014 à 09h10
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      Pour comprendre ce genre de blagues, il faut comprendre le contexte, comme image, stéreotype de chacune de ces nations telle que véhiculé localement.
      Quelques “explications”?
      Hongrie Pologne amis?
      Tchèques “mis au ban”?
      Tout le monde connaît les stereotypes des italiens espagnols, suisses, anglais et les blagues drôles…
      Mais on connaît beaucoup moins ce qui touche à l’Europe centrale…


      • C Balogh Le 03 septembre 2014 à 10h04
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        Bonjour,
        Je ne l’ai pas comprise comme cela et je ne vois pas en quoi cela nous renseigne sur les différences entre gens de l’Est.
        ..


  18. C Balogh Le 03 septembre 2014 à 08h56
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    Il serait peut-être intéressant de superposer à cette carte les dominés du FMI et de la troika, en l’omettant, Todd fait-il l’amalgame avec Allemagne et troika rassemblés,? ce qui revient à dire que ce sont les usa qui dominent…..


  19. Crapaud Rouge Le 03 septembre 2014 à 08h57
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    Très déçu. D’abord, pas un mot sur l’euro ni les traités européens qui sont les armes de l’Allemagne. Ensuite, comme le remarque Thomas13, une inclination personnelle, (entre deux hégémonies), ne constitue en rien un argument. La Hongrie ensuite qui semble vouloir “résister” : sans doute, mais avec une capitainerie fasciste à son bord. A ce prix-là, la France pourrait fort bien ne pas être “lâche”, et tous les autres pays européens aussi. Moralité : il y a un truc qui cloche dans cette interview. Cet exercice qui consiste à “décrypter” l’actualité, – qui appartient par définition au temps court -, en fonction de “tendances de fond lourdes” qui relèvent du temps long, conduit à un résultat bancal. Je préfère de loin l’explication par l’incompétence des politiques.


    • C Balogh Le 03 septembre 2014 à 09h06
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      Orban n’est fasciste que parce qu’il résiste au marché, les médias, bien sûr manipulent dans ce sens.
      Si tu t’agenouilles devant le dieu marché, tu es un gentil, si tu ne le fais pas, tu es un fasciste, un terroriste, etc, on connait la chanson.Je ne nie pas qu’il fait preuve d’autoritarisme mais de là à le caser dans le camp des fascites…..


      • Crapaud Rouge Le 03 septembre 2014 à 13h39
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        de là à le caser dans le camp des fascites….” : vrai qu’il faudrait voir de plus près ce qu’il (a) fait avant de lui coller une étiquette, mais rien ne dit qu’il sortirait grandi de l’examen.


      • bizbee Le 03 septembre 2014 à 17h45
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        @C Balogh
        Sur le non-faschisme d’Orban, comme je reviens de Budapest: que penses tu des tentatives non-dissimulées du gvt hongrois actuel de nier la collaboration de la majorité des politiques de l’époque à l’épuration éthnique demandés par les nazi?
        link to blogavocat.fr

        Encore un complot de la sociale-démocratie?


        • C Balogh Le 03 septembre 2014 à 18h55
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          Bonjour,
          Je pense qu’au moment où les nazis D’Ukraine refont surface, ils ont honte que certains des leurs aient participé au mouvement nazi tout comme nous avons honte nous aussi de nos collabos.
          Le gouvernement Hongrois actuel tout comme le gouvernement Français n’ont aucune responsabilité dans ce moment de l’Histoire.
          “Soixante-dix ans plus tard, va-t-on éclairer la responsabilité des Hongrois dans le massacre de leurs compatriotes ?” celle des Français?
          Je ne connais pas la presse hongroise mais si elle est du même tonneau que la notre….
          Orban fâche le marché c’est certain.
          Fasciste, pas fasciste, il faudrait se pencher conséquemment sur la question mais bénéficier de bonnes sources.
          J’ai tout de même un doute sur ce document, ça sent, je sais pas…

          “Cette place est au centre d’une polémique sur les intentions du gouvernement de Viktor Orban, qui mobilise de gros moyens pour commémorer les déportations du printemps 1944. Un demi-million de juifs et de Tziganes ont été envoyés à Auschwitz, en quelques semaines, grâce à l’aide apportée par la gendarmerie hongroise à la poignée de cadres dépêchés à Budapest par Adolf Eichmann.”
          Que veut commémorer Orban?le flou est-il “artistique”?


    • perceval78 Le 03 septembre 2014 à 09h22
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      je ne sais pas si il y a d’autres articles à venir sur Todd, mais il me semble qu’on lui reproche 2 choses à ce jour:

      1) un anti germanisme
      2) un pro anglo saxonnisme
      3) l’absence d’une solution Francaise

      Affaire à suivre


    • Alae Le 03 septembre 2014 à 11h28
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      Crapaud rouge,
      On peut décrypter l’actu en l’inscrivant dans le temps long. Personnellement, j’aime bien cette approche, parce qu’elle permet de se faire une idée d’ensemble de situations qui, vues de trop près, semblent totalement incohérentes. L’incompétence des politiques actuels a des causes historiques (partout, d’Obama à Merkel en passant par Cameron et Hollande ou Rajoy, etc, on constate la même inaptitude à gouverner, la même communication substituée à l’efficacité, les mêmes non-réponses aux problèmes sociaux, à la virgule près. A se demander s’ils ne se sont pas donné le mot).

      Mais pour que le décodage du présent par le temps long soit éclairant, encore faut-il une honnêteté intellectuelle qui manque à Todd. On peut difficilement être à la fois juge et partie, et comme il soutient l’atlantisme…
      Cela étant, sa théorie sur les structures familiales est probablement juste, mais comme avec les statistiques, on fait dire ce qu’on veut à une étude sociologique. Dans son cas, il s’agit de charger la mule Allemagne et d’exonérer les States.
      Périlleux…


      • georges dubuis Le 03 septembre 2014 à 11h38
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        NOOOOOOOOOOOOOOOOON et non.
        il faut arrêter de parler d’incompétence de nos gouvernements quand il y a clairement une volonté de de destructuration/ destruction des nations où, là, ils sont très compétents.Remplacer une vague démocratie/émocratie par des experts en complexe qui comme par hasard proviennent de la banque GS entre autres.


        • Crapaud Rouge Le 03 septembre 2014 à 11h52
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          georges dubuis, vous avez partiellement raison, car il est sûr que les structures, (celles du néolibéralisme), sont autrement plus fortes que les individus. Mais je ne digère pas Sarko en Lybie ni la position de Hollande sur la Syrie. Le premier espérait faire taire les témoins du financement de sa campagne, le second veut se donner une stature internationale pour combler son déficit de popularité. Ce sont bien les individus qui sont en cause, là, non un phénomène historique qui les dépasserait.


    • Isidore Le 03 septembre 2014 à 16h11
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      En lisant vos commentaires sur la Hongrie , il me revient à l’esprit que Poutine la voit s’associer rapidement à son projet d’Eurasie . Pour la Biélorussie et le Kazakhstan je comprends , les liens m’apparaissent solides avec la Russie . La Hongrie çà m’a interpellé . Peut étre en rapport avec le South Stream , mais il doit y avoir autre chose .


  20. georges dubuis Le 03 septembre 2014 à 09h00
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    Je suggère a Mr Todd que, au lieu de s’intéresser à la démographie, propagation de l’espèce, qu’il s’intéresse à la monnaiegraphie, développement des espèces monétaires, ce serait bien plus parlant sur la réalité de ce monde…..
    C’est kiki qui fabrique de la fausse monnaie first et par quoi est elle assurée ?


    • Kiwixar Le 03 septembre 2014 à 09h23
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      100% d’accord… le pognon (en particulier le pognon illimité quand on a l’imprimante privatisée) est ce qui contrôle TOUT :
      – la croissance par le choix des taux d’intérêt
      – les médias pour laver le cerveau, faire monter des poulains politiques, en descendre d’autres, éliminer les gêneurs, promouvoir les idées et tendances (dernière en date qu’on devrait voir de plus en plus : la promotion de l’eugénisme)
      – les politiciens par la corruption, l’établissement de “dossiers”, voire dans les cas extrêmes l’élimination physique évidente (10% des présidents zuniens) ou discrète (épidémie de cancers très rares parmi les dirigeants sud-américains)
      – la justice de classe


  21. MINORITY-REPORT Le 03 septembre 2014 à 09h01
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    L’ UE :

    1) le Royaume-Uni n’a rien à faire politiquement. dans l’UE,
    un simple accord économique, sans participation au budget suffirait.
    les anglo-saxons sont plus proches des USA.
    2) l’Allemagne :
    sa domination économique est aussi construite sur l’asservissement économique de pays satellites
    européens et non européens.
    exple : un ouvrier qualifié Balte , payé moins de 500 euros mensuel , produit des VTT hauts de gamme qui seront estampillés “ALLEMANDS” , jusqu’à ce qu’un ouvrier Ukrainien, le fasse pour moins de 300 euros mensuel.
    L’UE ne peut peut être une réussite d’un seul pays au détriment des autres,
    une refondation économique serait nécessaire, il faudrait que quelques courageux se lèvent,
    ce dont je doute.
    c’est plus facile de faire de la comm, que d’agir.


    • Kiwixar Le 03 septembre 2014 à 09h28
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      Le RU a sous les yeux le bon exemple de l’Australie et de la NZ, qui ne font partie d’aucun “bidule à la con” et vont très très bien économiquement, avec leurs richesses (minières et agricoles respectivement) et leurs accords bilatéraux soigneusement choisis. Mais je ne vois pas trop, c’est quoi la richesse du RU, à part la City?


      • Michel Roissy Le 03 septembre 2014 à 09h38
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        “Mais je ne vois pas trop, c’est quoi la richesse du RU, à part la City”

        le whisky… mais si l’Écosse devient indépendante, aïe aïe aïe 😉


  22. C Balogh Le 03 septembre 2014 à 09h02
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    Enfin, l’OTAN sous gouvernance américaine cherche vraiment la merde en s’installant si près des frontières russes.
    Il faudrait que Poutine réinstalle ses missiles à CUBA….pour faire bonne mesure, mais lui, il a pas droit, seuls les usa qui enfreignent constamment le droit international à le droit sans que l’ue, l’ONU, réagissent…..
    Poutine parle souvent du droit international mais comme il est russe, on dirait que l’Onu ne sait pas qu’il existe un grand pays qui s’appelle la Russie, l’Onu comme le reste étant passé sous domination us!
    Le silence assourdissant de l’onu sur le dossier Ukrainien en dit long sur sa réelle mission.


  23. georges Le 03 septembre 2014 à 09h05
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    sans vouloir le voir nous sommes passés d’une Allemagne modèle rhénan démocrate chrétien à une Allemagne prussienne teutonnique :
    ecrasement des pays du sud :Serbie et Grèce en 1( pays qui ont le plus résisté aux nazis)
    exploitation éhontée des pays de l’ést(vielle habitude qui date de 10 siècles) puis volonté de mettre la main sur la population ukrainienne et son salaire mensuel à 200 euros(merci pour l’industrie et l ‘agro alimentaire français)
    confrontation avec la Russie
    Aptès 14 et 39_ 45 nous sommes à la 3eme tentative allemande de mettre la main sur l’Europe
    Merkel ancienne responsable de jeunesses communistes et une dissimulatrice absolue


  24. C Balogh Le 03 septembre 2014 à 09h11
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    Au final, en omettant le rôle de la troika, Todd omet une partie essentielle de la géopolitique actuelle et de ce fait, manque de crédibilté.


  25. Stephanie Le 03 septembre 2014 à 09h15
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    L’agence de presse publique russe Ria Novosti a annoncé mercredi la mort en Ukraine de son photographe Andreï Stenine, porté disparu depuis le 5 août, dénoncée par Moscou comme un meurtre barbare perpétré par les forces ukrainiennes.

    link to romandie.com


    • C Balogh Le 03 septembre 2014 à 12h07
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      Merci Stéphanie;
      Une victime de plus de cette mascarade funèbre, mes pensées vont à ses proches.


  26. Michel LONCIN Le 03 septembre 2014 à 09h35
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    TRES BON article !!! La position ULTRA dominante de l’Allemagne, c’est ce que je définis dans une autre intervention en tant que nouveau “Drang nach Osten” … géopolitique et économique s’entend, hérité du militarisme prussien … Mesurons le fait qu’Angela Merkel, pour native de Hambourg qu’elle soit, a du sang prussien dans les veines en tant que fille de Horst Kasner, pasteur né à Berlin Pankow (Berlin, la “Brandebourgeoise”, ancienne capitale de la Prusse est redevenue capitale de l’Allemagne réunifiée … grâce à l’assentiment de la Russie de Gorbatchev … qui ont été roulé dans l’affaire) …


  27. jo Le 03 septembre 2014 à 09h47
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    Les anciens ne voulaient pas de la réunification allemande ; ils redoutaient ce qui se construit !!

    Vers la fin du FAMAS grâce à une loi de l’UMPS !

    “…un appel d’offre européen portant sur l’achat des futurs fusils d’assaut de l’armée française – est la simple conséquence d’un vote de la majorité 2007-2012 (gouvernement Fillon). De quoi parle-t-on exactement ? A travers le décret du 14 septembre 2011, la France a transposé la directive européenne de 2009 qui modifiait certains articles du code des marchés publics, notamment des marchés de défense.

    Un vote d’ailleurs sans aucune contrepartie…

    …le ministre a rappelé que “les entreprises françaises capables de produire directement ce type d’armement il y a une quinzaine d’années ne le font plus ou ont été fermées (manufacture d’armes de Saint-Étienne et à l’atelier munitionnaire du Mans de GIAT-Industries). Il n’y a plus en France ce type d’activités”…”

    link to latribune.fr


    • Bruno Le 03 septembre 2014 à 10h25
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      On vivrait dans un pays qui ne peut meme plus produire un fusils d’assault ?!

      On est vraiment plus royaliste que le roi: les derniers idiots a croire encore au libre echange.

      Peut-on imaginer une seule seconde, l’armee americaine equipee de tanks italiens, d’avions russes ou de bateaux chinois ?

      On reve. On cauchemarde.


    • red2 Le 03 septembre 2014 à 15h05
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      C’est très grave en effet… De même que quand les imbéciles heureux qui nous gouvernent décideront de ne pas livrer nos Mistral aux russes nous perdrons toute crédibilité sur le marché de l’armement et donc probablement le contrat de rafale en Inde… Nous n’aurons alors pas les moyens de préparer le remplacement de cet avion et de mettre en place le programme préparant sa succession. Du coup dans 25-30 ans notre armée de l’air sera obsolète, tout comme nos chars Leclerc et notre armée de terre. Le Giat étant fermé on nous sortira même argument que pour le Famas et ils ne pourront pas être remplacé … bref, pauvre France ton armée et ta puissance foutent le camp!


  28. jo Le 03 septembre 2014 à 09h51
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    Va t-on vers la fin du Rafale pour le F-35 américain ?
    “Le F-35 imposé à la Belgique”
    ” La Belgique a-t-elle le choix de son futur avion de combat ? Vraisemblablement pas !”
    sur psk.blog

    le lien ne passe pas.

    “Le F-35, grandeur et décadence du programme militaire vedette américain”
    link to latribune.fr


    • Pascalcs Le 03 septembre 2014 à 13h42
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      Ce n’est pas certain. Meme les Canadiens n’en veulent pas du F 35.


  29. Judabrutus Le 03 septembre 2014 à 09h51
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    Dans le cadre strict d’un scénario européo- européen, on ne peut que souscrire au modèle interprétatif proposé par E.Todd, et surtout à sa valeur prédictive : je veux dire qu’il me semble qu’à mesure que l’on avancera dans le temps, nous verrons ses intuitions prendre de la consistance. Non pas qu’il faille diaboliser l’Allemagne, et perdre de vue les USA qui, moitié par calcul moitié par inadvertance, ont préparé le terrain à un tel déroulement historique, mais il convient de comprendre que dans une civilisation occidentale où l’économie est traditionnellement conçue comme “une continuation de la guerre sous une autre forme”, c’est l’occasion qui fait le larron !. L’Allemagne saisit les opportunités qui lui sont proposées par la marche de l’histoire et la médiocrité de ses acteurs, qui l’en blâmerait ? N’est-elle pas en phase avec le credo de l’économie libérale ? Nous baignons dans un environnement culturel où n’existe qu’un seul lexique pour narrer les faits guerriers et les faits économiques, Todd ne fait que pousser la logique à son terme, et superposer les deux domaines lexicaux déjà homogènes et donc compatibles. Il en résulte cette représentation régressive feodalisante de notre univers économico-politique : c’est celle que nous méritons !


  30. yoananda Le 03 septembre 2014 à 09h55
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    Très intéressant, mais il y a un point que me gène :
    la France est en état de servitude volontaire sur a peu près tout ce qui passe à sa portée :
    USA, Allemagne, Israël, et même Qatar !

    Pourquoi l’Allemagne serait-elle plus importante dans le lot ? notamment plus importante que les USA ou Israël ? Je n’ai jamais vu Valls faire allégeance éternelle à l’Allemagne !


    • Casquette Le 03 septembre 2014 à 10h34
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      Complètement , comme le répètent régulièrement les vieux de la vieille (anciens diplomates , militaires et parfois politiciens) la France n’a plus de voix qui lui est propre , alors qu’elle a tellement d’atouts à sa disposition…
      J’en peux plus d’entendre les éditorialistes dire que le pays ne peut plus faire cavalier seul (comme s’il en était question) quand il s’agit en réalité d’exploiter les reserves humaines et naturelles dont nous disposons et en quantité : langue , avance technologique , réseau diplomatique , agriculture et j’en passe…la servitude volontaire commence avec ces gens qui nous expliquent que nôtre salut viendra d’ailleurs…
      Raisonnement typique des rentiers au passage.

      Le sentiment que l’Elysée est soumise à l’infulence de pays étrangers sur les questions internationales et qu’elle n’est plus qu’une simple exécutrice des demandes des grosses boites pour les affaires interne donne un arrière goût de “colonisation volontaire” à ce qu’il se passe , depuis on va dire une dizaine d’année.


    • Kiwixar Le 03 septembre 2014 à 10h41
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      J’imagine que c’est à nouveau le même plan que 14-18 et 39-45 : les pays hors-continent attisent les haines et les conflits sur le continent (France x Russie, Allemagne) pour que les gueux continentaux se mettent à nouveau sur la gueule, au grand bénéfice des élites incontinentes.

      C’est un peu le problème d’Hollywood : toujours des sequels, reboot, reload et autres suites, alors qu’on n’a déjà pas aimé le premier film, ni le deuxième… Pourraient pas changer de scénariste?


  31. BA Le 03 septembre 2014 à 10h31
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    La France est devenue le 17ème Land de l’Allemagne.

    Wolfgang Schäuble en a marre que les salaires français soient aussi élevés.

    Wolfgang Schäuble est donc venu dans le 17ème Land pour donner ses instructions.

    Jeudi 28 août 2014, Wolfgang Schäuble est venu dans le Land de Frankreich pour demander la baisse des salaires français.

    Pour le moment, les dirigeants du Land de Frankreich ne lui ont pas répondu.

    Lisez cet article :

    Schäuble appelle le gouvernement français à appliquer ses promesses.

    Le ministre allemand des Finances, invité à l’université d’été du Medef, a plaidé pour “des réformes ambitieuses qui ne soient pas seulement des annonces”.

    “Il faut impérativement produire des réformes structurelles visant le marché du travail”, a-t-il ajouté. Il a plaidé pour “plus de souplesse dans la formation des salaires qui prennent en compte aussi la productivité”, alors que depuis la crise de 2008, un écart se creuse en France entre la productivité du travail, qui tend à stagner, et les salaires, qui continuent de progresser pendant que le chômage augmente.

    link to lepoint.fr


    • Pascalcs Le 03 septembre 2014 à 18h12
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      Wolfgang Schäuble ne dit rien d’autre qu’il est grand temps de s’apercevoir que nous vivons en France au dessus de nos moyens depuis trop longtemps maintenant.
      C’est sans doute compréhensible d’être désireux de vivre comme des pachas en travaillant le moins longtemps parmi les grandes économies, mais le train de vie à crédit, ça a des limites non allemandes mais arithmétiques.
      Hors en France, l’exponentialité au programme de seconde est immédiatement oubliée passées les portes du lycée.


      • C Balogh Le 03 septembre 2014 à 19h12
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        à
        Pascalcs

        Et bien parlez pour vous, la majorité des gens que je connais vivent avec leurs moyens qui sont pourtants relativement faibles.
        Ils ne volent pas l’état, ne se soustraient pas aux impôts divers et variés et paient leur contravention au prix fort si on regarde l’échelle ajustée pour les plus nantis.

        Les gens sont honnêtes bien plus que leur représentants et ils jouent les règles ;
        Si les citoyens enfreignaient les régles comme leurs gouvernants, nous vivrions dans un sacré bordel où ces messieurs bien ajustés n’auraient pas de place.Une barbarie.
        Pour quelques personnes qui pour x raisons -qui peuvent aller de la désocialisation à la paresse- ne s’insèrent pas dans un cadre professionnel, vous généralisez à tous les français.Mais que voulez vous nous dire?, “allez vous faire voir chez les Grecs”???


  32. zebulon Le 03 septembre 2014 à 10h41
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    A force de vanter le rôle inestimable de la france en europe et dans le monde
    la clique politique française a perdu de vue sa propre déchéance
    Perdant petit à petit toute influence dans les exécutifs de l’ue, perdant toute crédibilité dans sa capacité de gestion économique,se contentant de transcrire les “réformes” européennes et important sans cesse des modèles inadaptés (quoi de commun entre la france, la belgique et le luxembourg !)
    Par manque de travail et de connaissance, cette “élite” s’est mise à suivre les leurres agités sous son nez et perdu le sens commun.
    Le pays se réveille sans monnaie, sans place financière et sans industrie.
    Heureusement , il reste encore quelques actrices désoeuvrées et quelques débats au dessous de la ceinture pour occuper ce beau monde.


  33. observateur engagé Le 03 septembre 2014 à 11h02
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    Parmi les “dominés de fait”, citons Majorque (capitale : bar “Ballermann 6”), considérés par beaucoup d’Allemands (dont Claudia Schiffer, Jürgen Dreews et toute la Jet Set de Sylt) comme le “siebzenten Bundesland”, autrement dit le 17éme Land! et je ne blague qu’à moitié…c’est y pas beau le “soft power”? (j’hésite quant au statut d’Ibiza, il faudrait savoir quels sont les propriétaires de la discothéque “Pacha”)…


    • jacqueline Le 03 septembre 2014 à 12h14
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      Pour Ibiza , c’est le groupe Pacha, qui appartient depuis 40 ans à son fondateur Ricardo Urgell

      Fils d’un ingénieur Barcelonais, il a travaillé comme mécanicien en Allemagne, donc un manuel, il a fait des études d’architecture. Puis il a monté sa première boite à Sitges fin des années 60, avec son frère..

      Cité comme exemple de succès international d’affaire familiale, parti de rien ou presque..

      Il mène apparemment une vie saine, un peu à l’écart du monde des affaires d’Ibiza qui est assez particulier.

      link to ibizaluxurydestination.com


  34. Kiwixar Le 03 septembre 2014 à 11h03
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    Poutine/Porochenko se mettent d’accord sur un cessez-le-feu (selon Porochenko).
    La Russie dément : elle n’est pas partie dans le conflit.

    – Porochenko qui essaie de faire croire que c’est l’armée russe qui combat et Poutine qui décide?
    – Accusera la Russie de la poursuite des combats?


    • C Balogh Le 03 septembre 2014 à 11h33
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      link to marianne.net

      Davoosmile vous répond et donne un lien vers une très bonne nouvelle dans le billet’l’Occident devrait cesser de diaboliser Poutine” à 11h12 le 3 Septembre.
      Un papier important de Jacques Sapir


    • Alae Le 03 septembre 2014 à 11h55
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      Oui, Kiwixar. Porochenko s’est valu d’une conversation téléphonique avec Poutine sur les conditions d’un cessez-le-feu. La première condition du Kremlin : la Russie n’étant pas impliquée dans ce conflit, que Porochenko s’adresse directement aux leaders du Donbass.
      Voilà ce qui a été transformé en “Accord entre Poutin et Porochenko sur une trêve dans l’Est” dans les gros titres.
      Quitte a obliger le Kremlin à se fendre d’un énième démenti…
      Qui vient de tomber.


  35. Jacques Le 03 septembre 2014 à 11h38
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    Une interview magnifique! Bravo à E.Todd, merci à OB! Rien que la carte des zones plus ou moins dominées, c’est lumineux. Un éclairage nouveau et cru sur la crise ukrainienne que nous vivons au jour le jour. Un exposé de faits pénibles pour notre amour-propre national, mais qui doivent être assumés: “un pays qui est la honte du continent, le nôtre, la France”, ce n’est que trop vrai. Bien sûr, on peut penser que le rôle des néo-conservateurs américains dans la crise ukrainienne est trop sous-estimé, mais il y a une idée très forte, c’est que l’affaiblissement de l’hégémonie américaine libère des puissances qui étaient sous son contrôle: Allemagne en Europe et Arabie Séoudite au Moyen Orient. A l’ombre du Grand Satan, des bébés satans ont grossi, et maintenant ils peuvent croire leur heure venue.


  36. gilles Le 03 septembre 2014 à 11h40
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    Il me semble que la situation décrite par E. Todd est très proche de ce qu’Annie Lacroix-Riz, inspirée par le Lénine d’Impérialisme stade suprême du capitalisme, décrit dans ses différents ouvrages (notamment le choix de la défaite) : c’est à dire le choix des grands capitalistes français de s’arrimer au capitalisme allemand. La lecture d’E. Todd en terme de puissance nationale pourrait être éclairée par une approche en terme de puissance du capital internationalisé. On ne serait alors plus dans une simple lâcheté des élites mais bien dans un choix parfaitement assumé, une ligne d’action. Si on ajoute à cela, ce que le projet européen doit au projet économique et politique de la France de Vichy (voir à ce sujet l’ouvrage d’antonin cohen, de Vichy à la communauté européenne), il y a là des lignes de force qui peuvent expliquer bien des choses.


    • Crapaud Rouge Le 03 septembre 2014 à 13h24
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      On ne serait alors plus dans une simple lâcheté des élites mais bien dans un choix parfaitement assumé, une ligne d’action” : certes, mais n’est-ce pas ce que Todd dit aussi : “jamais l’Allemagne n’aurait été capable de prendre le contrôle du continent sans la coopération de la France” ? Mais il va plus loin, il dit que c’est une grosse erreur. D’où ces accusations croisées d’anti-germanisme et de pro-américanisme dans de nombreux commentaires.


  37. master t Le 03 septembre 2014 à 12h05
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    “Déjà, en ce qui me concerne, petit Français confronté à la disparition de l’autonomie de ma nation, si j’ai le choix entre l’hégémonie allemande et l’hégémonie américaine, je choisis l’hégémonie américaine sans hésiter.” Le seul choix qui doit s’imposer, c’est celui de la reconquete de notre souveraineté, tout autre choix est délétere pour le peuple puisque reposant sur une servitude volontaire. Je n’ai point envie de me choisir de maitre!.

    “L’Europe ce machin!” comme le qualifiait De Gaulle est un avorton créé par nos pseudos alliés U.S, la Grande Bretagne jouant le role d’ombilic entre les USA et l’Europe. L’ambition américaine a toulours été d’etre un empire avec ce que cela implique comme type de domination et de philosophie sous-jacente, philosophie d’ailleurs largement travestie d’une conception messianique du role et du sens qu’ils s’arrogent et dont la racine mère remonte aux premiers colons fuyant une Europe oppressante et inquisitrice. Le Nouveau Monde avait ce quelque chose de Terre Promise qui vous octroie, de fait, l’étiquete revendiquée et incorporée de “peuple élu”!. Ceci ouvre le champs des possibles au delà meme de ce qui nous semble acceptable comme compromis avec notre propre culure latine de “vieille Europe”. Leur langage s’en ressent, ils ne sont pas simplement des “gendarmes” du monde -un temps revendiqué- mais une abstraction singulière et synthétique de l’Homme Nouveau qui se doit, par manicheisme ontologique, d’etre le modèle “néotypique”, necessairement inclusif car homogeneisé dans la masse ineptique de leur idéologie et collectivisé à outrance.: “vous etes avec nous ou contre nous!”, le monde doit etre suivis et dirigé par le “guide” américain, celui qui sait ce qui est juste, vrai et divinement incontestable.

    Pour rappel, le systeme américaniste est un vide qui agrège et desagrège le monde tel un trou noir, le vide n’existe que par l’existence de ce qui l’entoure (Lao tseu).


  38. charlus Le 03 septembre 2014 à 12h22
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    Là ou il n’y a que développement du capitalisme, Emmanuel Todd se contente de donner libre cours à ses fantasmes anti-allemands. Mais non, le système européen ne fonctionne pas comme il le décrit, certainement pas. Demandez au chômeur allemand qui travaille pour 1 euro de l’heure si il profite de l’Union européenne. Le résultat des politiques européennes d’austérité aggrave les inégalités partout, et surtout en Allemagne. Pourquoi donc mettre tous les allemands dans le même sac en leur attribuant une volonté de dominer l’Europe. Le système profite certainement aux capitalistes allemands, si on tient à mettre une qualification nationale là où on devrait plutôt parler de lutte de classe. Mais, rassurons nous, il profite également aux banquiers et aux rentiers français (augmentation des dividendes du Cac 40), et à tout le 1% le plus riche européen.
    Les peuples européens sont face à une oligarchie européenne qui les pille au nom de l’Europe. Mais Todd préfère désigner comme responsable l’Allemagne qui ne changera jamais.
    Finalement, Emmanuel Todd n’est pas si loin que ça de Marine Le Pen par les catégories qu’il utilise : l’allemand sera toujours l’allemand, discipliné, efficace et dominateur, le Français frivole et égalitaire. Mais ça ne veut rien dire : les mêmes politiques sont menées partout par tous les gouvernements au service des banquiers, voilà la vérité dont il essaie de nous détourner en nous faisant peur avec son croquemitaine allemand.
    Dresser les peuples les uns contre les autres n’est pas la solution pour l’Europe.


  39. yoananda Le 03 septembre 2014 à 13h00
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    Plus j’y pense et plus que je me dis que Todd est totalement à coté de la plaque.
    Les prémices de son raisonnement c’est que les USA seraient à la remorque des machiavéliques Allemands qui instrumentalisent la commission européenne sur l’affaire Ukrainienne …

    Mais la situation Ukrainienne, c’est l’état profond américain qui en est à l’origine après avoir préparé sa révolution colorée de la place Maïdan depuis des mois !!! (avec d’ailleurs une campagne anti-poutine via les pussy riot de longue date aussi !!!)
    Que Washington soit à la traîne, soit, mais que ce soit l’Allemagne qui est derrière ??? …
    Tout le reste de sa théorie s’effondre contre coup.
    Pas de volonté hégémonique non plus, simplement une puissance industrielle qui n’a pas envie de payer pour l’argent jeté par les fenêtres des autres pays. Les Allemands ne sont pour rien dans nos gaspillages et nous soumissions …

    Je crois que Todd fait un contre-sens absolu et grave de conséquences qui plus es.


    • red2 Le 03 septembre 2014 à 14h22
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      Il faut aussi voir les chose en mode inversé.

      Vous croyez vraiment que si l’Allemagne que décrit Todd avec toute sa puissance et ses affiliés disait “nein” aux USA sur l’Ukraine, les néoconservateurs US pourrait continuer dans leur délire antirusse? C’est cette alliance de fait entre les intérêts impérialistes allemands et néoconservateurs antirusses américains qui permet l’escalade en Ukraine, il n’y a pas l’un sans l’autre!


      • Charles Michael Le 03 septembre 2014 à 14h47
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        Bravo, c’est le premier commentaire qui comprend l’ensemble de la situation.

        A ce stade les fluctuations de Merkel ne sont surement pas dues au rapport de force de l’Allemagne dans l’EU, ça c’est fait, confirmé et je dirais accepté, mais à son rapport de force avec les USA.
        Et ce particulièrement vis à vis des “furieux” Baltes, Suédes, Polonais et de la position De l’Angleterre.

        Attendons la suite car l’interview-feuilleton n’est pas finie.


      • yoananda Le 03 septembre 2014 à 14h50
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        Soit ! Mais quel intérêt au juste ?
        Les Allemands ont les usines, et les Russes les ressources …
        Quel intérêt de se fâcher avec eux ??? Pour un territoire miséreux comme l’Ukraine ?
        Ca n’a pas de sens …


        • Charles Michael Le 03 septembre 2014 à 15h25
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          Les Allemands ne sont justement en train de sa fâcher avec personne, ni à l’Est y compris extrème (Chine), ni en Europe, ni à l’Ouest bien sur.
          en même temps Angela Markel, comme Obama, a exclut toute solution militaire du type intervention armée US-UE-OTAN depuis le début.


          • yoananda Le 03 septembre 2014 à 15h54
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            J’ai mal posé ma question alors …
            Quel intérêt d’aller “foutre la merde” dans le coin pour les Allemands (ce qui est la pierre angulaire thèse de Todd – soit disant pour aller récupérer un peu de main d’oeuvre)… au risque de fâcher l’Ours Russe … qui, soit dit en passant a quand même passé un méga accord hors euro-dollar avec la Chine …
            Il y ont perdu des sacrés plumes les EUSA !

            Que les Allemands ne se fâchent avec personne, ça plaide en faveur de la thèse que Todd se plante et que c’est pas une volonté Allemande tout cette triste histoire et qu’ils ne font que limiter les dégâts ! (et que du coup c’est l’état profond américain et non pas une résurgence du reich qui tire les ficelles)


          • Charles Michael Le 03 septembre 2014 à 17h32
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            @yoananda

            Je ferais un paralléle entre les USA- UK pour lesquels un continent européen unis de la France à la Russie est une horreur absolue (sans même penser eurasia).
            Bon là, clairement c’est réussi.

            L’Allemagne bien forcée de suivre (en trainant un peu les pieds) a je pense deux objectifs:
            – Un, affirmer encore plus son emprise sur les différentes associations d’états européens comme décrits très justement par E.T.
            – Deux, profiter de l’après crise pour justement être encore plus l’interface entre l’UE et la Russie, principalement dans les investissements secteurs énergies et infrastructures.

            A la fin de cette interview, je pense encore 2 épisodes, la question se posera ou pas de s’opposer à cette Pax Germanica. Après tout le France c’est aussi créer avec et dans le modéle gallo-romain.


  40. chios Le 03 septembre 2014 à 13h23
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    Je vois ce qu’il raconte comme une hypothèse, une parmi beaucoup d’autres, pour interpréter les actions pour le moins surprenantes de nos “dirigeants”.

    A un discours de “libre échange” “open economy” et “paix par le commerce” , on assiste, de façon inexplicable, à un retournement idéologique complet, retour à embargo, “‘lignes rouges” et autres frontières, et menaces de guerre.

    Pourquoi, et surtout pourquoi maintenant?

    Dans la cacophonie ambiante, de chaque côté de la ligne de partage, on ne peut qu’écouter, chacun avec ses propres capacités d’écoute…Todd a un moment enlevé ses écouteurs…et il en faut, des “poissons pilote”, comme lui qui daigne nous expliquer…

    D’autres supputent, sans rien dire, et prennent des décisions en conséquence, mais le gage de leur réussite, c’est que nous n’en sachions rien…

    Mais cette interview est une pure “Défense de la France”, une sorte d’ Appel du 18 juin.

    L’Allemagne n’est qu’un bouc émissaire, il espère réveiller les français.
    Et plus le bouc aura l’air redoutable…

    Attention, je ne pense pas à René Girard!!!

    Disons plutôt, qu’il est le torero et qu’il organise une corrida.
    En tout bien tout honneur.
    Et je ne fais qu’utiliser une image.

    Personnellement, je pense que certaines forces, représentées par Merkel, soutenue par son image de muti, sont dangereuses, je pense que les gens d’Allemagne, comme les gens de France, ou d’Espagne, ne participent en rien à ces manigances sinistres, instigatrices de haine et de guerre.


  41. Nihil Le 03 septembre 2014 à 13h25
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    Les idées-clés que je retiens, en plus de la carte elle-même qui est TRES parlante:

    – la servitude volontaire de la France et de son système économique et, à l’intérieur de ce cadre, l’acceptation par les élites françaises de ce qui est peut-être pour elles – mais non pour le peuple français – la prison dorée de l’euro.

    – le nouveau système allemand repose sur l’annexion de populations actives

    – Si on regarde tous les trajets des gazoducs existants, leur seul point commun n’est pas le passage par l’Ukraine, c’est aussi qu’ils arrivent tous en Allemagne.

    – Les Européens ne veulent pas de la Turquie. Mais ce qui est beaucoup plus important, c’est que les Turcs ne veulent plus de l’Europe

    Avec ça comme unique bagage géopolitique on comprend beaucoup de choses.


    • Crapaud Rouge Le 03 septembre 2014 à 13h53
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      Avec ça comme unique bagage géopolitique on comprend beaucoup de choses.” : on comprend surtout que c’est mal barré, la carte rappelant l’hétérogénéité de l’Europe. Tant que le carcan de l’euro tient le coup, ça va, mais dès qu’il sautera les rancunes accumulées se déchaîneront. (Tout a une fin, y compris les mauvaises monnaies.)


      • red2 Le 03 septembre 2014 à 14h25
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        Dès que l’euro sautera ça ira mieux pour tout les dominés (en jaune orangé sur la carte) France compris qui retrouveront leur compétitivité du simple fait de la baisse du cours de leur monnaie!


  42. Yvano Le 03 septembre 2014 à 13h37
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    Oui, mais…
    L’Allemagne est un protectorat de l’empire US, qui monte en puissance et en autonomie. OK. Elle pourrait à terme devenir elle-même un empire économique indépendant, agressif et belliqueux, menaçant l’équilibre social et démocratique des nations européennes voisines. Jusque là d’accord avec Todd. Comme de nombreux lecteurs, je pense néanmoins que dans son analyse Todd ne tient pas suffisamment compte de la stratégie impériale US en cours. Elle me semble largement sous-estimée. Il serait intéressant que Todd nous explique par exemple comment les USA comptent exploiter à temps leur position actuelle ultra-dominante en termes de capacité militaire, sachant qu’elle est menacée à court ou moyen terme par l’explosion des budgets militaires de puissances émergentes et/ou concurrentes (link to news360x.fr).


  43. samuel Le 03 septembre 2014 à 13h47
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    En résonnant à l’envers “est-ce que les Allemands ne méritent pas plus que l’Allemagne?”, prenons un pays au hasard, qui aurait été un tapis de bombe, après une débâcle militaire et une occupation, une instruction minimale et une puissance industrielle faible.
    Si on lui avait laissé les néo-libéraux actuelles aux affaires, ce pays auraient été une nouvelle Somalie.
    Mais avec un plan Marshall, une illusion nationale et un général, il est (encore) une grande nation (avec ces couacs, ces ratonnades, le besoin d’un empire fantôme, enfin il faut tout prendre dans l’histoire). Les Français ne “méritaient” pas plus que d’autres (ni moins d’ailleurs), ce prolongement de leurs passés, est-ce que les Allemands méritent une hégémonie qui manquent de style.


  44. Nerouiev Le 03 septembre 2014 à 15h44
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    C’est peut-être vrai Monsieur Todd, il y a un peu une dominante berlinoise dans tout ça. Iatseniouk a l’intention de construire un mur :
    link to french.ruvr.ru


    • yoananda Le 03 septembre 2014 à 15h56
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      Ce gus est un fou ! il proposes aussi de rentrer dans l’OTAN !!


    • sadsam Le 03 septembre 2014 à 18h17
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      @Nerouiev
      Avez vous suivi déjà les perspectives pour les élections d’octobre ?
      Je ne sais pas si j’ai rêvé ou si j’ai vu qlq part qu’un ticket Porochenko-Klitchko serait en train d’être mis en place. Situation difficile pour Yats and co ?


  45. bellini Le 03 septembre 2014 à 16h06
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    1914 2014 toujours le meme choix pour la France : Delcassé ou Caillaud? l’Angleterre ou l’Allemagne? Général Electric ou Siemens? Quand à l’Allemagne sa géopolitique n’a pas changé: le (pas très) Saint Empire romain germanique. L’Allemagne ne peut se concevoir que comme empire et pas Etat nation: “Il faut créer une union économique de la Mitteleuropa par des accords douaniers communs avec la France, la Belgique, la Hollande, le Danemark, l’Autriche-Hongrie, la Pologne et, éventuellement, l’Italie, la Suède et la Norvège. Ce groupement, probablement sans couronnement institutionnel commun, avec égalité extérieure de droits pour ses membres mais effectivement sous direction allemande, doit stabiliser la prépondérance économique allemande dans la Mitteleuropa.” programme de Bethman Holweg de septembre 1914 . “Le sot préjugé démocratique par lequel le temps marche.”
    Fuyons l’Europe…comme l’Angleterre! Mais evidemment il faudrait d’abord se débarrasser des Hollande et sarko, notre cinquième colonne!


    • Chasteller Le 03 septembre 2014 à 16h25
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      J’ai peur qu’il faille en revenir à Delcassé, et à une nouvelle Entente si il se confirme que les élites allemandes n’aient rien compris aux leçons de l’Histoire comme cela est d’ailleurs naturel selon un grand allemand, Hegel. Il faudrait pour cela trouver quelqu’un d’assez malin pour persuader les Britanniques et Cameron d’abandonner sa rhétorique de plus en plus folle et grotesque contre Moscou. Je doute que Fabius soit un homme de cette force-là. Il faudrait s’allier à la Russie et s’appuyer sur les Tchèques, les Slovaques, les Hongrois, et les Serbes, voire les Bulgares qui semblent tous fatigués des diktats de Berlin.


  46. bizbee Le 03 septembre 2014 à 16h29
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    Une fois n’est pas coutume, le figaro pond un bol d’air dans l’atmosphère irrespirable de propagande actuelle:
    link to lefigaro.fr

    A lire les commentaires des différents big média mainstream, le vent semble en train de tourner en faveur d’une reprise de la diplomatie Russie / Allemagne, et ce contre l’avis des fous du parlement américain… La fin de l’Empire?

    Par contre méfiance des fous nationalistes russes; c’est ceux là qu’il faut craindre quand ils renverseront Poutine…


  47. Isidore Le 03 septembre 2014 à 16h44
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    Il y a un fait qui me semble crucial pour dissiper cette angoisse d’une domination Allemande .
    Le gaz Russe consommé par les Allemands peut étre considéré comme un début d’une complémentarité entre Russes et Allemands , d’un coté des matiéres premiéres qui se négocient de gré à gré , au contraire de celles venant d’ailleurs dont le prix est fixé par les Anglo-Saxons à leur convenance , de l’autre de la technique et des capitaux .
    Pour ces deux peuples c’est une émancipation du monde Anglo-Saxon et de son ambiance fin de régne pour ne pas dire fin de race .

    Les Russes , qui ne sont pas particuliérement germanophiles , on sait pourquoi , de toute évidence ne craignent pas spécialement cette domination Allemande . Poutine reste trés diplomatique avec Merkel , trés conciliant méme . J’en conclus que Poutine , bon stratége il me semble , ne partage pas les craintes de Todd , il doit avoir ses raisons . Et nous du coup nous avons là un allié de poids pour contre balancer d’éventuels égarements Germaniques .


    • red2 Le 03 septembre 2014 à 17h37
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      “Les Russes , qui ne sont pas particuliérement germanophiles , on sait pourquoi , de toute évidence ne craignent pas spécialement cette domination Allemande . Poutine reste trés diplomatique avec Merkel , trés conciliant méme . J’en conclus que Poutine , bon stratége il me semble , ne partage pas les craintes de Todd , il doit avoir ses raisons .”

      Ses raisons sont simples, si la France se voit trop faible pour maitriser l’Allemagne, la Russie pense pouvoir être assez puissante pour le faire!


  48. Crapaud Rouge Le 03 septembre 2014 à 16h53
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    Ceux qui accusent Todd de germanophobie devraient quand même se rappeler que l’Allemagne représente “the modèle”. Et quel modèle ! Lire ici : link to cip-idf.org

    Le modèle allemand

    Depuis 10 ans, l’Allemagne poursuit des politiques de flexibilisation et de précarisation du marché de l’emploi et de coupes sombres dans le Welfare State. Au parlement européen Daniel Cohn-Bendit a interpellé Angela Merkel : « Comment est-il possible qu’un pays riche comme l’Allemagne ait 20% de pauvres » [9]. L’ex–soixante-huitard est-il naïf ou amnésique ? Plutôt hypocrite et cynique puisque c’est le gouvernement « rouge–vert » de Schröder qui, entre 2000 et 2005, a introduit l’essentiel des lois à l’origine de la situation actuelle : celle d’un « plein emploi précaire » qui a opéré la transformation des chômeurs et des « inactifs » en une masse impressionnante de « travailleurs pauvres ».
    Un peu d’histoire et quelques données sont nécessaires pour mettre en lumière les misères d’un modèle allemand que la Troïka ( Europe, FMI et BCE) est en train d’imposer à tous les pays européens.

    Allez donc lire la suite de l’article : ma citation se continue par un édifiant résumé de ces charmantes lois Hartz !

    Et pour finir, l’indicateur toddien irréfutable : l’évolution du taux de mortalité. “L’espérance de vie des plus pauvres – ceux qui ne disposent que des trois-quarts du revenu moyen – recule en Allemagne ; pour les personnes à bas revenus, elle est tombée de 77,5 ans en 2001 à 75,5 ans en 2011 selon les chiffres officiels ; dans les Lander de l’Est du pays, c’est pire, l’espérance de vie est passée de 77,9 ans à 74,1 ans.” Moi aussi je suis germanophobe quand je lis des chiffres pareils !


    • charlus Le 03 septembre 2014 à 17h55
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      Vous avez tort de devenir germanophobe en lisant ces chiffres. Ce ne sont pas les allemands qui sont responsables de cela. Si l’espérance de vie recule en Russie, allez vous devenir Russophobe ? Et en Grèce ? doit on tenir la culture grecque responsable de son taux de mortalité. Ce sont les politiques d’austérité partout qu’il faut combattre sans en attribuer la paternité à un peuple particulier.


      • Crapaud Rouge Le 03 septembre 2014 à 19h13
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        sans en attribuer la paternité à un peuple particulier” : justement non, scrogneugneu ! L’austérité européenne est typiquement européenne. Elle se fonde sur cette fameuse politique dite “de l’offre” : rendre les entreprises plus compétitives à grands renforts d’allègements d’impôts et de cotisations sociales, de baisses des salaires, des protections contractuelles, des prestations sociales, etc. Le tout sans dévaluer la sacro-sainte monnaie. C’est l’Allemagne qui, la première, a adopté ce modèle, et les autres doivent suivre, faute de souveraineté monétaire et de liberté budgétaire.

        Si l’espérance de vie recule en Russie, allez vous devenir Russophobe ?” : non, parce que la Russie n’est pas “the modèle” qu’on nous impose.

        doit on tenir la culture grecque responsable de son taux de mortalité” : non, c’est la politique que la Troïka lui impose qui en est la seule cause.


  49. Serge Le 03 septembre 2014 à 17h22
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    La montée en puissance de l’Allemagne ,son hégémonie sur l’UE et son double jeu vis à vis de la Russie sont une évidence .Mais il est dommage que celle-ci serve d’argument à Todd pour occulter le rôle de l’impérialisme US ,même si celui-ci est en crise ou navigue à court terme et donc à courte vue .
    Il est encore plus regrettable d’y faire allégeance,je le répète,ce n’est pas fromage OU dessert
    On a peu parlé du rôle de l’Allemagne dans l’éclatement de la Yougoslavie ,pays qui gênait la construction de l’Europe allemande .Mitterrand s’est couché devant Köhl .
    La servitude volontaire de la France n’est que celle de nos dirigeants ;depuis le départ du général de Gaulle.

    C’est bien beau de produire à flux tendu des milliards de tonnes de produits grâce aux salaires misérables des autres et l’automatisation des moyens de production .Comme une gigantesque “chiasse” .Il faut les vendre ,il faut des consommateurs .
    C’est l’équation la plus dure à résoudre pour le capitalisme mondialisé .

    Depuis au moins une trentaine d’années le système économique français s’est structuré en choisissant de maintenir la croissance par la consommation en faisant venir 200 à 200 000 nouveaux clients consommateurs par an ,via l’immigration .
    Nouveaux clients qu’il faut administrer,loger,nourrir éduquer,soigner etc …
    Dans le privé,ceci profite à la grande distribution,au bâtiment ,le transport ,la santé .
    Dans le public cela a créé des emplois de travailleurs sociaux,enseignants ,agents hospitaliers ,police .
    Ce modèle de croissance en trompe l’oeil est largement financé par l’aide d’état ,les finances publiques .Ceci se fait par de lourds prélèvements sur la part active et productive de la population et l’endettement de l’état .C’est un transfert de l’épargne vers la consommation .
    Alors que les bons investissements dans des infra-structures pour l’avenir ,comme celles qu’avaient faites le Général ,sont stérilisées .
    Un exemple : le budget de l’éducation nationale est le plus important du monde ,alors que son système et ses résultats sont de plus en plus défectueux (ce n’est pas l’école des loisirs de la réforme dite “des rythmes scolaires” qui va améliorer “l’école des crétins” décrite par Brighelli !).

    Depuis les années Mitterrand,on a vu se multiplier les petits boulots ,les emplois temporaires ou à temps partiels “libérés par les 35 heures ,les festivals en tous genres durant l’été permettant de faire vivoter une armarda de nouveaux artistes un peu marginaux ,des emplois clientélistes administratifs et d’animation culturelle et sportive dans les collectivités locales (mairies ,départements,régions) etc etc…
    Ce système qui fonctionne comme une bulle est arrivé à bout de souffle .C’est fini ,y’a plus de tunes ,et ceux qui l’ont mis en place le savent ,voir la nouvelle politique de Hollande-Valls .

    Le pire ,c’est qu’il a empêché la France de maintenir son rang dans l’économie productive ,de pouvoir continuer à exporter des produits compétitifs grâce à un haut niveau culturel et scientifique se concentrant dans les secteurs de pointe .
    Il a aussi appauvri à terme les classes populaires de souche qui commencent à s’en apercevoir douloureusement …


  50. charlus Le 03 septembre 2014 à 17h39
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    “ce que l’Europe est en train de devenir : un système de nations inégales, prises dans une hiérarchie qui comprend des pays sévèrement dominés, des pays agressifs, un pays dominant, ainsi qu’un pays qui est la honte du continent, le nôtre, la France.” nous dit Todd.

    Mais l’Europe n’a jamais été un système de nations égales. L’Union Européenne est dominée depuis le départ par le couple Franco-allemand. La France n’a pas plus voulu que l’Allemagne sauver la Grèce de ses créanciers. Les banquiers français et allemands étaient à Nicosie le lendemain de la faillite des banques chypriotes, faillite décidée par le Conseil européen sans que Pierre Moscovici ne lève le petit doigt pour s’opposer à cette décision.
    La “servitude volontaire” de la France est une notion bidon, visant à rendre l’Allemagne responsable de tout. Les “élites” françaises pensent comme les “élites” allemandes ou comme les élites américaines. A part quelques journalistes débiles, la classe dominante française n’est pas fascinée par l’Allemagne, mais par la possibilité de s’enrichir encore plus.
    Pour comprendre la situation de l’Europe, il est inutile d’attribuer à l’Allemagne une volonté de domination. E. Todd se contente de l’affirmer, et nous donne pour preuve de ses affirmations une carte sur laquelle il se contente de projeter ses fantasmes. Ca ne suffit pas. C’est juste du chauvinisme devant la peur que son pays passe derrière un autre en terme de puissance. On n’a pas besoin de ça pour pour penser que l’Europe libérale il faut en sortir. Le problème n’est pas l’Allemagne, le problème c’est la finance mondialisée dans laquelle France et Allemagne sont toutes deux engagées jusqu’au cou.



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